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Blasons des communes de la Somme.

Molliens-au-Bois

Publié le 8 Janvier 2017 par remus80

Molliens-Au-Bois

http://armorialdefrance.fr/ 

 

D'or à l'arbre de sinople; chapé d'azur chargé de deux bouquets de trois roseaux à massette tigés et feuillés d'or, chacun soutenu d'un croissant d'argent (adopté le 29/4/2016).

 Ces armes ont été relevées en partie, avec l'autorisation de M. Gilles de Poujol, de Molliens-au-Bois et après consultation de sa famille. Sous le chapé, l'arbre est une allusion directe au nom de la commune, ainsi désignée pour la différencier de Molliens-Vidame (aujourd'hui, commune de Molliens-Dreuil), dans le même département.

(Jacques Dulphy)

 

Les premiers seigneurs en portaient le nom, on trouve Jehan de Molliens en 1153.

En 1334, Jean de Haveskerque

Sa fille Jeanne épousa en 1366 Jean III de Créquy.

La famille de Créquy se succéda dans la seigneurie qui échut ensuite par successions à la famille de Blanchefort-Créquy, Antoine de Blanchefort petit-fils de Jean VIII de Créquy hérita de tous les biens des Créquy à condition pour lui et ses successeurs d'en garder le nom et les armes.

Le château mentionné en 1539 a totalement disparu.

Marguerite de Créquy, épouse de Charles-Belgique de La Trémouille, duc de Thouars, vendit Molliens en 1695 à François du Fresne, écuyer, maire d'Amiens en 1726.

Son petit-fils, Joseph du Fresne épousa Adélaïde de Buissy dite Mademoiselle de Long, et fit construire en 1760 un château précédé d'une longue perspective plantée d'arbres.

Molliens-Au-Bois

Du Fresne : d'or à un frêne arraché de sinople

Il fit baptiser en 1764 à Molliens sa fille Adélaïde-Geneviève mais, pour une raison inconnue il se défit l'année suivante du domaine au profit de Philippe-Jacques Poujol, écuyer, conseiller-secrétaire du Roi en la Grande Chancellerie.

 

 

Molliens-Au-Boismerci à Bernard Caillet

Armes des De Poujol : d'azur, au pal d'argent accosté de deux croissants du même supportant chacun un bouquet de trois roseaux à massette tigés et feuillés d'or.

Molliens-au-Bois 

 

Il fit reconstruire à ses frais et en gresserie le pont du chemin conduisant à Amiens et mourut sans alliance en 1803.

Molliens-Au-Bois

Les clefs de voûte du pont sont armoriées et gravées du nom de Poujol avec la date de 1786.

Molliens-Au-Boisdessin d'après nature(merci à Bernard Caillet)

Molliens-au-Bois

en 1909.

Le château revint à son neveu Poujol d'Acqueville, le fils de son frère Lupien.

Lorsqu'Adrien de Poujol mourut en 1816, seulement âgé de 38 ans, le conseil de famille fit abattre le château dont il jugeait l'entretien trop onéreux.

Ernest-Marie de Poujol  qui n'avait que 6 ans à la mort de son père, décida vers 1840 de faire bâtir le château actuel à quelques dizaines de mètres en avant du précédent.

Molliens-Au-Bois

 

Gabriel de Poujol né en 1844, maire de Molliens a épousé en 1874 Marie-Louise-Honorine Boistel de Belloy, a demandé et obtenu par un décret de 1870, que la famille soit autorisée a ajouter le nom de " De Molliens " au sien.

Le château fut le siège d'un état-major anglais à partir de 1914 puis en 1917 affecté au commandement des troupes américaines.

La dernière guerre fut moins glorieuse, en 1941 les troupes allemandes qui occupaient les trois-quarts du château furent à l'origine du feu de cheminée qui ne laissa subsister que les murs.

La restauration entreprise une dizaine d'années plus tard dut s'accompagner de la reconstruction de l'avant-corps central qui s'était effondré dans l'intervalle, emportant le fronton qui ne fut pas restitué.

Molliens-Au-Bois

Seul vestige de la demeure de Joseph du Fresne, la chapelle est un édifice classique en pierre dont l'autel est encore clairement de style Louis XV.

La famille Poujol de Molliens est toujours propriétaire du château.

 

Molliens-Au-Bois

Molliens-au-Bois

Plaque dans l'église

 

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Beaufort en Santerre

Publié le 4 Janvier 2017 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy , reprenant les armes des de Cavoye en changeant la couleur de la bande et y ajoutant une tour d'or et une feuille d'érable, en hommage aux soldats canadiens.

Beaufort en Santerre

 

 

Beaufort en Santerrecliquer pour agrandir

A l'origine, de 1221 à 1249, il existait un château-fort appartenant à un chevalier, vassal de Bernard de Moreuil.

En 1369 Gilles VI de Mailly se fit attribuer la terre de Beaufort en Santers.

En 1407, son fils Colart rendit aveu pour le castel fortifié de Beaufort.

Son fils Jean II, baron de Mailly dit l'étendart de Mailly, eut l'honneur de signer en 1420 au contrat de mariage de Catherine de France avec Henry V roi d'Angleterre.

Antoinette de Brunetel, qui possédait vers 1540 la moitié de la seigneurie de Beaufort, épouse Antoine d'Auxy capitaine de Péronne.

Leur fils Jacques, seigneur de La Chavatte, réussit en 1563 à acquérir l'autre moitié, de René de Choiseul et Mahaut de Francières pour 6500 livres.

Claude d'Auxy épousa Florimond Frérot, seigneur de Guyencourt, Estrées et Coisy, et lui apporta la terre.

Claude Frérot, son fils, dut entreprendre vers 1610 la construction du corps de logis mais engagé par une dette, il dut en 1617 céder château, terre et seigneurie à Jacques de Cavoye, pour 42000 livres, le procès verbal de vente témoigne de l'état lamentable du château.

Beaufort en Santerre

de Cavoye : de sable, à la bande d'argent chargée de trois lionceaux de sable.

 

Beaufort en Santerre

 

Beaufort en Santerre

Le nouveau seigneur remet les bâtiments en état et de l'ordre dans la gestion du domaine.

Son fils Gilbert, dit le marquis de Cavoye, épouse en 1632 Madeleine Aubery, la fille d'un maître en la Chambre des Comptes, dont il n'a pas moins de 19 enfants .

Gentilhomme de la Chambre du Roi, capitaine de gens d'armes sous le maréchal d'Hocquincourt, puis maréchal de camp, il meurt en 1683 au service de sa majesté dans le Milanais.

En dépit de la pension de 3000 livres accordée par le Roi, il a accumulé tant de dettes qu'il laisse à ses héritiers une situation financière quasi désespérée.

Principale créancière, la marquise de Rosières exige en 1687 le remboursement de 24000 livres, et engage une procédure qui aboutit à la saisie et à la vente judiciaire de ses biens.

Moyennant 60500 livres, René Boutin, receveur général des finances de la généralité d'Amiens, se fait adjuger en 1703 un domaine très éprouvé par ces années d'abandon.

Beaufort en Santerre

Il fait affermer la terre et réparer sommairement le château, mais doit se déssaisir du tout en 1717, au terme de la procédure en retrait lignager exercée par Gilbert du Maisniel.

Beaufort en Santerre

 

du Maisniel : d'argent à deux fasces de gueules, chargée chacune de trois besants d'or.

Fils de Geneviève de Cavoye et d'Henri du Maisniel-Longuemort, capitaine de cavalerie au régiment de Chaulnes, qui habitaient le château voisin de Vrely, Gilbert du Maisniel (1668-1740), capitaine au régiment du Dauphin, s'installe à Beaufort dont il finance les réparations par la vente de sa terre de Longuemort.

En 1756, sa petite-fille Jeanne-Geneviève du Maisniel épouse Jean-Charles, marquis de Navier, officier d'artillerie originaire de Lorraine.

Beaufort en Santerre

de Navier

Beaufort en Santerre

Huit ans Plus tard tous deux s'installent au château auquel ils font ajouter une longue aile.

Alexandrine de Navier épouse en 1819 Joseph de Roquard et en 1838, sa fille Jeanne- Marie épouse Léonce de Garsignies qui fait à son tour remanier les corps de logis, moderniser les appartements et ajouter une galerie sur la cour.

Beaufort en Santerre

Ruiné le 30 juin 1916 par l'artillerie allemande, le château n'a pas été restauré.

Après 1918 la famille de Garsignies a confié à l'architecte Pierre Parent le soin d'en convertir une partie à usage résidentiel.

                                                         *

                              Eglise Notre-Dame de l'Assomption

Beaufort en Santerre

 

La construction de l'église remonte au XIIème siècle. Elle a été modifiée par la suite notamment à la Renaissance.

Située au-delà du fossé, l'église conserve un clocher et une corniche à modillons, vestiges d'époque romane exceptionnels dans cette région si souvent dévastée.

Beaufort en Santerre

en 1906

En 1918, à la fin de la Grande Guerre, l'église souffrit des combats, un tir d'artillerie avait provoqué un trou dans la chapelle seigneuriale, presque tous les bancs avaient disparu, ainsi que le chemin de croix, mais la chaire, le confessionnal et les fonts baptismaux étaient préservés

Beaufort en Santerre

 

Beaufort en Santerre

Armoiries sur un contrefort de la façade

 

Beaufort en SanterreBeaufort en Santerre

 

Celles des de Cavoye : De sable, à la bande d'or chargée de trois lionceaux d'argent. 

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Moyencourt-en-Santerre

Publié le 1 Janvier 2017 par remus80

La commune ne possède pas de blason.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy reprenant les armes de la famille Binet de Moyencourt avec une divise ondée sur la fasce, évoquant le cours d'eau local "La rivière bleue".

Moyencourt-en-Santerre

 

On retrouve trace du château de Moyencourt dès 1223  Raoul de Moyencourt.

Il a été fortifié dès 1382 par Renaud de La Chapelle puis doté de douves et d'un pont-levis, chacune des 7 tours avaient entre 15 et 25 m de circonférence, ce qui en faisait un édifice gigantesque.

Seul vestige encore debout aujourd'hui, la porte du château-fort qui se composait d'un passage voûté précédé d'un pont-levis, on en reconnait encore les deux longues rainures.

 

Moyencourt-en-Santerre

Moyencourt-en-Santerre

Moyencourt-en-Santerrede nos jours

Un bas-relief sculpté en pierre dure occupait la partie supérieure de la maçonnerie, il représentait une sirène sur un rivage accompagné d'une bergère et de ses brebis, des inscriptions en lettres gothiques du 15ème siècle : Avé Maria.

Moyencourt-en-Santerre

 

Moyencourt-en-Santerre

 

Ce bas-relief est aujourd'hui conservé au musée Walters Art Gallery de Baltimore aux Etats-Unis, il fut acquis en 1913 par Henry Walters auprès d'un marchand d'objets d'art (R.Heilbronner) 

Moyencourt-en-Santerre

On attribue traditionnellement la construction du pavillon d'entrée du 15ème à Gérard d'Athies, panetier du Roi.

Moyencourt-en-Santerre

Gérard d'Athies : d'argent à trois fasces de sable, à la bande de gueules brochant sur le tout.

Ce pourrait être également l'oeuvre de son neveu également prénommé Gérard, qui lui succéda en 1439, il n'eut pas de postérité de son mariage avec Jeanne de Soissons-Moreuil ( appelée Aliénor à tort).

Sa soeur Jeanne d'Athies ayant épousé en 1402 Jean du Faÿ, chambellan du Roi, la seigneurie échut donc à leur petit-fils Gérard du Faÿ d'Athies.

Moyencourt-en-Santerre

De Faÿ d'Athies : d'argent semé de fleurs de lys de sable sans nombre.

 

Le 7 mars 1471, Louis XI data une de ses lettres de Moyencourt.

Fils d'Adrien Binet, acquéreur de la seigneurie en 1714, Joseph-Adrien Binet choisit l'emplacement de l'ancien manoir d'Harivaux, dont on trouvait mention au 13ème siècle et dont subsistaient les fondations sur une colline voisine, près de la route de Nesle.

Moyencourt-en-Santerre

Binet de Moyencourt : d'azur, à la fasce d'or accompagnée en chef d'une étoile d'argent et en pointe de deux épis de blé.

Il y fit élever un grand château dès 1766, précédé d'une large avenue, d'une grille et de douves sèches.

Moyencourt-en-Santerre

Moyencourt-en-Santerre

 

Moyencourt-en-SanterreMoyencourt-en-Santerre

 

Sous la Révolution en 1793, il fut incarcéré quelque temps à Amiens puis libéré étant considéré comme non-noble.

Sous la monarchie de juillet il se livra à d'importantes spéculations immobilières.

Après sa mort le domaine échut aux familles Amyot et de Launay qui procédèrent à une importante campagne de réparations du château.

De nouveau modernisé après son acquisition par M.Dollot en 1909.

Pendant la Première Guerre Mondiale, il fut longtemps occupé par des états-majors allemands qui le détruiront à l'explosif en mars 1917, lors du repli des troupes.

 

 * Un primitif français du milieu du XVème siècle se trouve aux Etats-Unis : La crucifixion de Moyencourt, autrefois dans l'église primitive du village.

 

Moyencourt-en-Santerre

Moyencourt-en-Santerre

Il fut acquis par John G. Johnson peu avant la Première Guerre Mondiale d'un certain Emile de Launay, propriétaire du château de Moyencourt.

 

Moyencourt-en-SanterreMoyencourt-en-Santerre

Gérard d'Athies avec son blason et Jeanne de Soissons-Moreuil , le sien est : parti au 1, des armes d'Athies et au 2, des Soissons-Moreuil, d'azur semé de lis d'or au lion naissant.

 

 

Moyencourt-en-Santerre

*

Eglise Saint Nicolas

L'ancienne église en pierre datait de 1413, édifiée par Gérard d'Athies.

Détruite pendant la 1ère Guerre mondiale. 

Moyencourt-en-Santerre

ancienne église détruite pendant la Première Guerre

Moyencourt-en-Santerre

Moyencourt-en-Santerre

Reconstruite après la guerre

 

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Billancourt

Publié le 30 Décembre 2016 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel

 

 Projet de blason associant les armes des de Mazancourt et celles des du Maitz de Goimpy, la croix pattée sur le chevron évoque à la fois la présence ancienne d'un établissement des templiers à Froidmont et une croix de chemin pattée présente dans le village

Billancourt

 

A la fin du XVème siècle, la terre et seigneurie appartenait à Jean II de Merlin dit de Mazancourt, prévot royal de Noyon et bailli de Nesle, marié en 1482 avec Jacqueline d'Estrées.

Le château-fort de Froidmont était situé sensiblement au même endroit que le château actuel, il en reste quelques vestiges.

Billancourt

Billancourt

Après lui vinrent Adrien de Mazancourt (mort en 1540) puis Charles, vicomte de Courval, homme d'armes de la compagnie du dauphin à Péronne en 1532, et Christophe, chevalier de l'ordre du Roi en 1565, gentilhomme de la Chambre en 1607, il rédigea son testament en 1617 et mourut en son château âgé de 80 ans.

 

Son fils David de Mazancourt, né en 1607 de son troisième mariage avec Suzanne de Poix, fut plus brillant encore, conseiller du Roi, capitaine de 100 hommes d'armes au régiment de Chanceaux en 1628 puis capitaine d'une compagnielégère allemande en 1635 et enfin capitaine de cavalerie en 1638, il combattit sur la plupart des champs de bataille de son temps et mourut en 1670 à Moyenvic.

Billancourt

De Mazancourt

D'azur au chevron d'or, accompagné de trois coquilles du même.

Nul doute qu'il ne faille lui attribuer la construction du château, vraisemblablement au milieu du XVIIème siècle, après le passage des troupes en campagne de 1636 et 1653.

Son fils Jean-Baptiste de Poix, colonel du régiment de Courval fut tué en campagne, sans laisser de postérité.

Ses biens revinrent à sa soeur Diane, épouse de Louis de Pas, comte de Feuquières.

Louise de Pas de Feuquières épousa en 1686 Paul Berbier, baron de Ville et seigneur de Goimpy, aïeul de François-Louis du Maitz de Goimpy qui était en 1772 seigneur de Billancourt, capitaine de vaisseaux puis chef d'escadre en 1784.

Après la Révolution, il vit ses titres brûlés en l'an II, il passa quelque temps dans les géôles révolutionnaires et mourut à Billancourt en 1807.

Billancourt

Du Maitz de Goimpy

D'azur au chevron d'or, accompagné de trois molettes du même.

 

Son neveu Louis-Pierre du Maitz, marquis de Goimpy, vendit le domaine en 1828 à Charles Quenescourt, notaire honoraire, à sa mort en 1839, il laissa le domaine à sa nièce Madame Louis-René Le Noir de Becquincourt, née Alexandrine Fouant de La Tombelle.

Leur fils Louis-Adrien de Becquincourt, marié à Zénaïde Fouant de La Tombelle, fit quelques modifications au château en 1840.

Billancourt

Saccagé et incendié dès septembre 1914 par les troupes allemandes.

Billancourt

Les descendants habitent la demeure bâtie en 1924 sur le même emplacement.

Depuis la fin du 20ème siècle elle appartient à la famille Reguieg.

Billancourt

 

Billancourt

 

Armoiries sur le château des Le Noir de Becquincourt

Billancourt

D'or à la fasce écartelée de sinople et d'argent.

 

Billancourt

Sépulture de la famille de Becquincourt

Billancourt

 

*

Eglise Saint Martin

Billancourt

aquarelle d'O.Macqueron 1875, bibliothèque municipale d'Abbeville.

Reconstruite après les destructions de 1914-18.

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Herly

Publié le 28 Décembre 2016 par remus80

La commune ne possède pas de blason.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy s'inspirant des armes des Le Carlier.

Herly

Herly

 

Fronton armorié aux armes des de Bouteville : de sinople à une bande d'argent chargée d'un croissant de sable.

Herly

 

Herly

 

La terre d'Herly est le siège d'une fort ancienne seigneurie, puisqu'en 1153, un certain Jean d''Herly consentait des donations à l'abbaye Saint-Augustin de Thérouanne.

En 1215, Oudart de Rellye (Herly) est vassal de Jean de Nesle.

Un château-fort se dressait sur les rives de l'Ingon et en défendait le passage.

A la fin du XIV° siècle Catherine de Luxembourg, fille de Jean de Herly comte de St Pol, est dame de Herly.

Louis Le Carlier qui l'acquit en 1613 de Jean d'Ancienville, était seigneur de Masnières en Cambraisis, gentilhomme de la Chambre du Roi et gouverneur d'Etaples.

Herly

gouache de Marcel Stiennon

Le Carlier d'Herlyes : d'argent, à un lion de sable, langue et griffes de gueules, parti de sable à une roue d'or.

 

Mort sans postérité 5 ans plus tard, il laissa le domaine à son frère Philippe, auquel succéda son neveu Louis.

Au 17ème siècle, on édifia sur un côteau proche du village, un nouveau château en brique et pierre.

Herly

Ce dernier lieutenant de chevau-légers, épousa en 1648 Madeleine Brunier, il mourut en 1671 laissant 4 fils, lieutenants-colonels des armées royales.

Les deux premiers furent tués en opérations, le troisième mourut en 1735 au château d'Herlyes, quant au dernier, Salomon vicomte de Trosly, il épousa en 1709 Marguerite Trinquant et en eut 6 enfants, dont Jacques-Nicolas, seigneur d'Herly et mousquetaire du Roi, il épousa en 1738 Louise-Olympe de Béry d'Esserteaux.

Né en 1740, Louis-Nicolas Le Carlier d'Herly, page du Roi en sa grande écurie à 17 ans, maréchal de camp en 1791, il fut incarcéré à Roye pendant la Terreur et libéré sur l'intervention des habitants du village.

Le dernier comte d'Herly, qui semblait avoir préservé l'essentiel de sa fortune, devint maire sous l'Empire, et du connaître sous la Restauration de graves difficultés financières, le domaine fut mis en vente.

L'acquéreur fut Robert de Bouteville, représentant d'une famille notable du Santerre  anoblie par Louis XVIII, et ancêtre de l'actuel propriétaire.

Endommagé par l'artillerie puis dévasté par le feu au cours de la guerre de 1914-1918, le château fut jugé irréparable et ses ruines furent abattues.

Georges de Boutteville, marié avec Françoise Boudoux d'Hautefeuille, le fit remplacer par la demeure actuelle, élevée entre 1923 et 1925 sur les plans des architectes Paul et André Schroeder.

Il décédera en 1972 au château de Fransart.

                                                                   *

                                                      Eglise Saint Eloi

Herly

ancienne église 1875

Herly

HerlyHerly

 

 

Nouvelle église reconstruite en briques après sa destruction pendant la Première Guerre.

Herly

Eglise Saint-Eloi avec les armoiries des de Bouteville.

Herly

Herly

 

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Bus-Les-Artois

Publié le 24 Décembre 2016 par remus80

 

Bus-Les-Artois

http://armorialdefrance.fr/

   

 

Tiercé en pairle renversé: au 1er de gueules à deux clés d'or passées en sautoir, au 2e d'argent au chêne au naturel, au 3e d'azur à la fleur de lis d'or.

 

Création Jean-François Binon. (2018)

Le chêne symbolise un ancien bois, qui aurait donné le nom de "Bus".
La fleur de lis est extraite du blason de la famille "Pelet" et peut également faire référence aux blasons de la Somme et de la Picardie
Les deux clés sont celles de saint Pierre, patron de la paroisse.

 

* Note personnelle : je trouve ce blason peu représentatif de l'histoire de la commune et ne tenant pas compte des armoiries représentées sur le clocher de l'église, c'est bien dommage.

 

Bus-Les-Artois 

château actuel

 Les premiers seigneurs portaient le nom de la commune comme Charles de Bus, né vers 975 qui avait épousé Louise d'Heilly vers 998. 

La terre de Bus appartenait sous Louis XIII au chanoine Guillain Lucas (mort en 1628), aumonier du Roi et fondateur de l'orphelinat "des enfants bleus", c'est sur son monument funéraire dans la cathédrale d'Amiens que veille le célèbre "ange pleureur" de Nicolas Blasset.

Situé en zone frontalière, le village et le château fortifié sont ravagés par les Espagnols.

Mis en vente en 1676, après la mort de son neveu Honoré-Gabriel Brunel, lui aussi chanoine d'Amiens, la terre de Bus ne quitta pas la famille car elle fut acquise par Elisabeth Lucas, épouse de François Brunel, avocat du Roi au bailliage, qui la laissa à Joseph-François le second de ses fils, trésorier de France de 1695 à 1717.

Vinrent ensuite Joseph-François-Bernard et son fils Jean-Baptiste Joseph Brunel dont les armes timbrent le portail de l'église, accolées à celles de sa femme Honoré Durieux (Du Rieux), avec une erreur sur la couleur du fond (rayures horizontales : azur).

Bus-Les-Artoisclic pour agrandir

 

Bus-Les-Artois

Brunel de Bus : d'argent à trois merlettes de sable

Bus-Les-Artois

Durieux : d'azur au chevron d'or, accompagné en chef de deux flanchis d'argent et en pointe d'un épi du second.

 

 

En 1743 Marie-Madeleine Brunel, dame de Bus, épousa Jean-Guislain du Val, seigneur de Nampty et de Courcelles sous Thoix, qui fut trésorier de France de 1744 à 1770.

Bus-Les-Artois

Duval de Nampty : de gueules à un chevron d'or accompagné en chef de deux fers de piques d'or posés en pal, les pointes en bas, et en pointe d'une molette d'éperon de même.

Guislain du Val de Nampty leur fils ainé, mousquetaire noir, épousa Marie-Victoire de Lestocq, sa voisine de Louvencourt, il fit rebâtir presque entièrement l'église Saint Pierre en 1804 à la suite d'un incendie survenu en 1797.

Bus-Les-Artois

René du Val de Nampty épousa Marie-Léonore Poujol d'Acqueville, fit élever le château actuel entre 1838, date de la mort de son père Honoré et 1848, date de sa mort à l'âge de 41 ans.

Bus-Les-Artois

Armes des De Poujol : d'azur, au pal d'argent accosté de deux croissants du même supportant chacun un bouquet de trois roseaux à massette tigés et feuillés d'or.

Bus-Les-Artois

Bus-Les-Artois

 

sépulture au cimetière avec les armoiries des Duval de Nampty et celles des de Poujol

Bus-Les-ArtoisBus-Les-Artois

 

Son fils Gustave mourut sans postérité en 1886 en son château, qui revint à sa mère.

Acheté par Jean-Louis Bouthors dans les dernières années du 19ème siècle.

Le domaine fut ensuite cédé à une collectivité après la dernière guerre puis morcelé, délaissé et partiellement vandalisé.

Le château a été récemment acquis par M. et Mme Gabriel Lannoy qui en ont réparé le gros-oeuvre et s'attachent à le mettre en valeur.

A gauche du château en contre-bas, s'élève une ancienne chapelle funéraire en pierre.

Bus-Les-Artois

 

*

Eglise Saint-Pierre

Bus-Les-Artois

aquarelle d'O.Macqueron 1876, bibliothèque municipale d'Abbeville.

restaurée en 1804 (éléments en brique, ensemble des charpentes et de la décoration) à la suite d'un incendie survenu en 1797, l'église paroissiale a connu auparavant diverses époques de reconstruction et d'agrandissement (probablement xviie siècle pour le clocher et la nef, xviiie siècle pour le chœur).

 

Bus-Les-Artois

Placée en avant-corps de la nef, la tour massive bâtie en pierre calcaire révèle les armes des familles Brunel et Durieux, portées au dessus du portail entre 1691 et 1723.

Elle incorpore dans sa structure une fenêtre de nature ogivale antérieure ( ca. xve siècle), vraisemblablement baie occidentale de l'ancienne façade, occultée par un placard donnant sur une tribune du xixe siècle. L'arche surbaissée qui communique avec la nef, constitue probablement la partie la plus ancienne de l'édifice (origine médiévale).

  • Selon la tradition, depuis le xiiie siècle, l'église a été le lieu d'un pèlerinage très suivi en l'honneur de saint Jean-Baptiste, à la suite du don d'une relique du saint (os du pouce) fait par Wallon de Sarton, chanoine de Picquigny en 1206, probablement frère d'armes d'Alexandre (ca. 1145-1215), sire de Bus et chevalier croisé en 1187.

Bus-Les-Artois

Vitrail avec les armes des Duval de Nampty et celles des Poujol d'Acqueville.

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Humbercourt

Publié le 22 Décembre 2016 par remus80

Humbercourt

 http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

  

D'argent aux trois aigles de gueules.

 

 

La commune a relevé les armes de la puissante famille De Brimeu, originaire de Brimeux (avec un x), en pays d'Artois, aujourd'hui commune du Pas-de-Calais (62). Jeanne Fretel de Vismes, fille de Robert Fretel de Vismes, seigneur d'Humbercourt, fit passer la seigneurie d'Humbercourt aux De Brimeu par son mariage avec Jean I de Brimeu en 1371.

 

Humbercourt 

Blason des Fretel de Vismes : d'azur fretté d'or.

Le seigneur de ce nom le plus connu fut Guy de Brimeu, seigneur d'Humbercourt et de Querrieu (80), comte de Mergen, chevalier de la Toison d'or, qui prit part à de nombreuses actions militaires et diplomatiques au service de Charles le Téméraire. Son fils Adrien de Brimeu fut tué à la bataille de Marignan en 1515.

 

Humbercourt

Les armes de la famille De Brimeu sont sculptées au-dessus du portail de l'église d'Humbercourt  à côté de la Toison d'or.

Humbercourt

 

Humbercourt

à gauche blason des De Brimeu avec la Toison d'or 

 

 

à droite blason des De Brimeu 

Querrieu

 

Dernier seigneur lieu et du nom, Georges de Brimeu, mort en 1571, chevalier, comte de Mergen, seigneur d'Humbercourt, de Querrieu, Montigny et autres lieux, laissa la seigneurie à sa fille Marie, qui épousa en secondes noces Charles II duc de Croÿ, sans postérité.

 (Jacques Dulphy)

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Gezaincourt

Publié le 11 Décembre 2016 par remus80

Gezaincourt

 

 

http://armorialdefrance.fr/

 

D'or à trois quintefeuilles mal ordonnées

 

La commune de Gézaincourt s'est inspirée, pour ses armoiries, de celles de la famille De Fouquesolles, qui fut seigneur du lieu au 18e siècle. Cette famille était originaire de Fouquesolles, aujourd'hui hameau de Audrehem (62). En 1698, Joseph de Fouquesolles achetait le domaine et le château de Gézaincourt à la duchesse de Caderousse, héritière de Charles de Rambures.

Pierre-Louis Blin de Bourdon, dernier seigneur du lieu, avait épousé en 1748 Marie-Louise de Fouquesolles, fille de Louis de Fouquesolles(1701-1784), chevalier puis vicomte de Doullens et baron de Fouquesolles, seigneur de Gézaincourt et d'Hulleux, ancien mousquetaire du roi, époux de Marie-Louise d'Amerval.

Au 17e siècle, Les Fouquesolles n'étaient pas fixés sur leurs armoiries. Dans l'armorial d''Hozier, en 1697, selon les déclarants porteurs du nom on trouve : "d'argent à trois quintefeuilles de sable posés 2 et 1" pour Jacques de Fouquesolles,

Gezaincourt

 

écuyer, seigneur de Monstrelet, et : "d'argent à trois quintefeuilles de sinople posés 2 et 1" pour Charles de Fouquesolles, écuyer, seigneur des Barres. Rietstap (Armorial général, tome I , 1934)

Gezaincourt

et Jougla de Morenas (Grand armorial de France, tome IV, 1939) donnent pour leur part : "d'or à trois quintefeuilles de gueules posés 2 et 1".

En conséquence de ce manque de rigueur dans l'héraldique familiale, la commune de Gézaincourt ne pouvait pas se priver d'en modifier encore les couleurs, et même la disposition des quintefeuilles. Elle porte donc : d'or à trois quintefeuilles mal ordonnés de gueules. (Jacques Dulphy)

 

Historique

Vers 1225, Robert Frestel" feit fortereche à Gisencourt, dedans la banlieue de Dorlens", il fut un turbulent personnage qui encourut l'excommunication.

En 1372 lui avait succédé Jean de Clair qui rendit aveu pour son manoir de Gesainecourt.

Acquise en 1463 par Guy de Brimeu, l'un des proches conseillers de Charles le Téméraire, la seigneurie échut à la fin du 16ème siècle à Marie de Brimeu, épouse de Charles de Croÿ, duc d'Arschot, qui demanda en 1605 à son cousin Charles de Rambures, gouverneur de Doullens, de lui bâtir une maison pour sa retraite.

Gezaincourt

Quelques temps plus tard elle lui en fit don sous réserve de l'usufruit.

La duchesse de Caderousse en hérita à la fin du 17ème siècle.

En 1698, Jacques, baron de Fouquesolles l'acquit moyennant 35500 livres.

En 1748, sa petite-fille Marie-Louise l'apporta en mariage à Pierre-Louis Blin de Bourdon.

Le ménage s'installa à Gezaincourt où naquirent leurs enfants dans les années 1750, avant de pouvoir habiter le château qu'il faisait construire à Bourdon.

Alexandre, vicomte Blin de Bourdon et député de la Somme, laissa Gezaincourt à sa fille Charlotte qui épousa en 1828 le baron Lallart de Lebucquière.

En 1846, il fit remplacer le vieux château par la demeure actuelle.

Gezaincourt

Les frères Duthoit se chargèrent de la sculpture des frontons et des consoles de balcons.

Gezaincourt

Gezaincourt

Lallart de Lebucquière : d'or au chevron de gueules, accompagné de trois étoiles de sable en chef et en pointe d'un croissant montant de même

Gezaincourt

 

Blin de Bourdon : d'argent à trois trèfles de sable, les queues en haut et posés 2 et 1, surmontés de trois merlettes aussi de sable, rangées en chef. 

 

Berthe Lallart de Lebucquière épousa en 1855 le comte Adalbert de Franqueville.

A la génération suivante en 1897, leurs héritiers vendirent le domaine à René de Vésian.

Au lendemain de la dernière guerre, le château devient la propriété des mines de Beaumont, il fut converti en colonie de vacances de la CAF de Valenciennes.

Gezaincourt

Fronton arrière avec les initiales Lallart de Lebucquière.

 

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Villers-Tournelle

Publié le 29 Novembre 2016 par remus80

Villers-Tournelle

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D'azur à la croix d'argent chargée d'une tour de gueules ouverte et ajourée de sable et cantonnée de quatre tours d'or ouvertes et ajourées de sable; au chef de gueules chargé d'un besant d'or surchargé d'une croix pattée [à huit pointes] de gueules et accosté de deux autres besants d'or, pus petits, chacun chargé d'une coquille d'argent.

 

.
Le blason de Villers-Tournelle, créé et adopté en 2007, reprend les cinq tours de la maison De la Tournelle, dont les chefs de famille furent seigneur du village de 1214 à 1470, et du village de Rollot (80, voir ce nom).
Les De La Tournelle portaient cinq tours (ou tournelles, crénelages de trois merlons) 2, 2 et 1, ainsi qu'il apparaît sur un sceau de type équestre du XIIIe siècle conservé aux Archives de la Somme.

Villers-Tournelle


La croix blanche symbolise "les croisades faites par ces seigneurs" (site internet de la commune, 2012).
Sur le chef de gueules, les trois besants d'or rappellent la famille De Fransures, qui donna les seigneurs et châtelains du lieu au XVIIIe siècle, et les maires de la commune durant tout le XIXe siècle; les De Fransures portaient d'argent à la fasce de gueules chargée de trois besants d'or.

Ce sont ces armes qu'a relevé la commune de Fransures (80), dont on lira la note au sujet de la famille.
Dans les besants ont été posées des coquilles et une croix pattée; les premières (à enquerre)rappellent le vocable de l'église Saint-Jacques-Le-Majeur reconstruite en 1928, la croix pattée évoque l'existence autrefois, entre Villers-Tournelle et Rocquencourt, d'une "ferme de l'Hospital". Cette ferme dépendait de la commanderie templière puis hospitalière de Fontaine-sous-Montdidier (XIIIe-XVIIIe siècles).
(Jacques Dulphy)

Villers-Tournelle

Villers-Tournelle

 

Villers-Tournelle

Villers-Tournelle

 

De Fransures

Villers-Tournelle

Mentionnée à Beauvais au 12ème et 13ème siècle, la famille de Fransures semble s'être fixée à la fin du Moyen-Age dans la région de Montdidier.

Jean de Fransures est le premier à être qualifié de seigneur de Villers-Tournelle, il avait épousé en 1490, Marguerite Le Borgne.

On attribue la construction du château à Antoine de Fransures, lieutenant de vaisseau du roi et premier écuyer de la duchesse de Bourbon, généralement daté de 1746, la construction pourrait n'être intervenu qu'une douzaine d'années plus tard, après le mariage d'Antoine avec Angélique Véramy de Varennes, célébré en 1758.

Louis-Antoine, leur fils, comte de Fransures, capitaine de dragons, épousa en 1785 Geneviève Pingré à Cavillon.

La terre demeura dans sa descendance jusqu'à Louis-Oswald, dernier comte de Fransures, conseiller général, qui mourut en 1899.

Sa fille Marie-Stéphanie épouse du général Cavé d'Haudicourt, habitait le château en 1914.

Villers-Tournelle

Ruiné par les bombardements en mars 1918, il ne fut pas relevé, seul subsiste le colombier octogonal bâti en pierre.

Villers-Tournelle

 

Détail de la scène du vitrail central du choeur représentant l'adoubement du premier comte de Fransures par Saint-Louis.

Villers-Tournelle

 

Villers-Tournelle

Villers-Tournelle

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Jumel

Publié le 26 Novembre 2016 par remus80

Jumel

 

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De sable à trois gerbes de blé d'or liées de gueules.

 

Ce sont les armes de la famille d'Aoust de Jumelles (sic).

La ville de Sin-le-Noble porte les mêmes armes: en effet, la seigneurie de Sin-le-Noble (auj. 59) et celle de Jumel (auj. 80) appartenaient l'une et l'autre, en 1626 à messire Michel d'Aoust de Jumelles, chevalier, prévôt de Cambrai.
(Jacques Dulphy)

Jumel

 

C'était une châtellenie importante, ayant sa coutume particulière, rédigée en 1671.

Le domaine seigneurial comprenait un château.

On trouve quelques seigneurs portant le nom de cette localité, tels Wilbert de Jumel en 1183, Pierre de Jumel en 1242 et Philippe de Jumel en 1327, en 1371 Jehan de Jumel.

En 1404, Jean de Digneurre devient le seigneur par son mariage avec Isabelle de Jumel.

En 1521, Jacques d'Aoust, bailli d'Abbeville, épouse Marie Le Normant.

Puis la famille de Sacquespée.

Dans la seconde moitié du XVIème siècle, Isabeau de Sacquespée épousa Anne de Gourlay.

Jumel

D'argent à la croix ancrée de sable.

En 1591, Isabeau de Gourlay épousa Noël de Monceaux.

Convertis à la Réforme, les seigneurs de Jumel durent abandonner leurs biens car nous trouvons au tout début du XVIIème la seigneurie entre les mais de Nicolas d'Amerval, seigneur de Liancourt.

En 1605, la terre fut adjugée ,au bailliage d'Amiens, à Vincent Le Roy, sur la poursuite de folle enchère dirigée contre Nicolas d'Amerval.

A sa mort en 1609, son fils  Nicolas Le Roy, sieur de Jumel, lieutenant-général au bailliage d'Amiens, qui mourut en 1664.

 

Jumel

d'azur, à l'aigle bicéphale d'or, le vol étendu, accompagné de trois roses du même.

En 1671, Henri Le Roy, seigneur et baron de Jumel fit procéder à la rédaction de la coutume de Jumel, c'est en sa faveur que cette terre fut érigée en marquisat.

Joseph de Court se rendit acquéreur de la seigneurie, qui revint à sa seconde fille, Claude-Thérèse, mariée en 1732 à Jacques-Germain de Conty, seigneur d'Hargicourt.

Jumel

d'hermine, à trois roses de gueules.

Devenue veuve, elle donna en 1744 à Jacques-Timoléon de Conty, son fils, qui la vendit à Henry-Gabriel de Béry, marquis d'Essertaux.

Son fils Claude-Louis-Gabriel fut le dernier marquis de Jumel et d'Essertaux. 

Jumel

De Béry : d'argent à la fasce de sable dentée par le haut, accompagnée de trois têtes de lévriers de même, accolés d'or.

*

Eglise Saint Quentin

16ème et 17ème siècle.

Jumel

 

On retrouve ce blason sur la façade de l'église

Jumel

Jumel

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Jumel

 

Jumel

 

Jumel

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