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Blasons des communes de la Somme.

Bus-Les-Artois

Publié le 24 Décembre 2016 par remus80

 

Bus-Les-Artois

http://armorialdefrance.fr/

   

 

Tiercé en pairle renversé: au 1er de gueules à deux clés d'or passées en sautoir, au 2e d'argent au chêne au naturel, au 3e d'azur à la fleur de lis d'or.

 

Création Jean-François Binon. (2018)

Le chêne symbolise un ancien bois, qui aurait donné le nom de "Bus".
La fleur de lis est extraite du blason de la famille "Pelet" et peut également faire référence aux blasons de la Somme et de la Picardie
Les deux clés sont celles de saint Pierre, patron de la paroisse.

 

* Note personnelle : je trouve ce blason peu représentatif de l'histoire de la commune et ne tenant pas compte des armoiries représentées sur le clocher de l'église, c'est bien dommage.

 

Bus-Les-Artois 

château actuel

 Les premiers seigneurs portaient le nom de la commune comme Charles de Bus, né vers 975 qui avait épousé Louise d'Heilly vers 998. 

La terre de Bus appartenait sous Louis XIII au chanoine Guillain Lucas (mort en 1628), aumonier du Roi et fondateur de l'orphelinat "des enfants bleus", c'est sur son monument funéraire dans la cathédrale d'Amiens que veille le célèbre "ange pleureur" de Nicolas Blasset.

Situé en zone frontalière, le village et le château fortifié sont ravagés par les Espagnols.

Mis en vente en 1676, après la mort de son neveu Honoré-Gabriel Brunel, lui aussi chanoine d'Amiens, la terre de Bus ne quitta pas la famille car elle fut acquise par Elisabeth Lucas, épouse de François Brunel, avocat du Roi au bailliage, qui la laissa à Joseph-François le second de ses fils, trésorier de France de 1695 à 1717.

Vinrent ensuite Joseph-François-Bernard et son fils Jean-Baptiste Joseph Brunel dont les armes timbrent le portail de l'église, accolées à celles de sa femme Honoré Durieux (Du Rieux), avec une erreur sur la couleur du fond (rayures horizontales : azur).

Bus-Les-Artoisclic pour agrandir

 

Bus-Les-Artois

Brunel de Bus : d'argent à trois merlettes de sable

Bus-Les-Artois

Durieux : d'azur au chevron d'or, accompagné en chef de deux flanchis d'argent et en pointe d'un épi du second.

 

 

En 1743 Marie-Madeleine Brunel, dame de Bus, épousa Jean-Guislain du Val, seigneur de Nampty et de Courcelles sous Thoix, qui fut trésorier de France de 1744 à 1770.

Bus-Les-Artois

Duval de Nampty : de gueules à un chevron d'or accompagné en chef de deux fers de piques d'or posés en pal, les pointes en bas, et en pointe d'une molette d'éperon de même.

Guislain du Val de Nampty leur fils ainé, mousquetaire noir, épousa Marie-Victoire de Lestocq, sa voisine de Louvencourt, il fit rebâtir presque entièrement l'église Saint Pierre en 1804 à la suite d'un incendie survenu en 1797.

Bus-Les-Artois

René du Val de Nampty épousa Marie-Léonore Poujol d'Acqueville, fit élever le château actuel entre 1838, date de la mort de son père Honoré et 1848, date de sa mort à l'âge de 41 ans.

Bus-Les-Artois

Armes des De Poujol : d'azur, au pal d'argent accosté de deux croissants du même supportant chacun un bouquet de trois roseaux à massette tigés et feuillés d'or.

Bus-Les-Artois

Bus-Les-Artois

 

sépulture au cimetière avec les armoiries des Duval de Nampty et celles des de Poujol

Bus-Les-ArtoisBus-Les-Artois

 

Son fils Gustave mourut sans postérité en 1886 en son château, qui revint à sa mère.

Acheté par Jean-Louis Bouthors dans les dernières années du 19ème siècle.

Le domaine fut ensuite cédé à une collectivité après la dernière guerre puis morcelé, délaissé et partiellement vandalisé.

Le château a été récemment acquis par M. et Mme Gabriel Lannoy qui en ont réparé le gros-oeuvre et s'attachent à le mettre en valeur.

A gauche du château en contre-bas, s'élève une ancienne chapelle funéraire en pierre.

Bus-Les-Artois

 

*

Eglise Saint-Pierre

Bus-Les-Artois

aquarelle d'O.Macqueron 1876, bibliothèque municipale d'Abbeville.

restaurée en 1804 (éléments en brique, ensemble des charpentes et de la décoration) à la suite d'un incendie survenu en 1797, l'église paroissiale a connu auparavant diverses époques de reconstruction et d'agrandissement (probablement xviie siècle pour le clocher et la nef, xviiie siècle pour le chœur).

 

Bus-Les-Artois

Placée en avant-corps de la nef, la tour massive bâtie en pierre calcaire révèle les armes des familles Brunel et Durieux, portées au dessus du portail entre 1691 et 1723.

Elle incorpore dans sa structure une fenêtre de nature ogivale antérieure ( ca. xve siècle), vraisemblablement baie occidentale de l'ancienne façade, occultée par un placard donnant sur une tribune du xixe siècle. L'arche surbaissée qui communique avec la nef, constitue probablement la partie la plus ancienne de l'édifice (origine médiévale).

  • Selon la tradition, depuis le xiiie siècle, l'église a été le lieu d'un pèlerinage très suivi en l'honneur de saint Jean-Baptiste, à la suite du don d'une relique du saint (os du pouce) fait par Wallon de Sarton, chanoine de Picquigny en 1206, probablement frère d'armes d'Alexandre (ca. 1145-1215), sire de Bus et chevalier croisé en 1187.

Bus-Les-Artois

Vitrail avec les armes des Duval de Nampty et celles des Poujol d'Acqueville.

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