D'or à trois quintefeuilles mal ordonnées
La commune de Gézaincourt s'est inspirée, pour ses armoiries, de celles de la famille De Fouquesolles, qui fut seigneur du lieu au 18e siècle. Cette famille était originaire de Fouquesolles, aujourd'hui hameau de Audrehem (62). En 1698, Joseph de Fouquesolles achetait le domaine et le château de Gézaincourt à la duchesse de Caderousse, héritière de Charles de Rambures.
Pierre-Louis Blin de Bourdon, dernier seigneur du lieu, avait épousé en 1748 Marie-Louise de Fouquesolles, fille de Louis de Fouquesolles(1701-1784), chevalier puis vicomte de Doullens et baron de Fouquesolles, seigneur de Gézaincourt et d'Hulleux, ancien mousquetaire du roi, époux de Marie-Louise d'Amerval.
Au 17e siècle, Les Fouquesolles n'étaient pas fixés sur leurs armoiries. Dans l'armorial d''Hozier, en 1697, selon les déclarants porteurs du nom on trouve : "d'argent à trois quintefeuilles de sable posés 2 et 1" pour Jacques de Fouquesolles,
écuyer, seigneur de Monstrelet, et : "d'argent à trois quintefeuilles de sinople posés 2 et 1" pour Charles de Fouquesolles, écuyer, seigneur des Barres. Rietstap (Armorial général, tome I , 1934)

et Jougla de Morenas (Grand armorial de France, tome IV, 1939) donnent pour leur part : "d'or à trois quintefeuilles de gueules posés 2 et 1".
En conséquence de ce manque de rigueur dans l'héraldique familiale, la commune de Gézaincourt ne pouvait pas se priver d'en modifier encore les couleurs, et même la disposition des quintefeuilles. Elle porte donc : d'or à trois quintefeuilles mal ordonnés de gueules. (Jacques Dulphy)
Historique
Vers 1225, Robert Frestel" feit fortereche à Gisencourt, dedans la banlieue de Dorlens", il fut un turbulent personnage qui encourut l'excommunication.
En 1372 lui avait succédé Jean de Clair qui rendit aveu pour son manoir de Gesainecourt.
Acquise en 1463 par Guy de Brimeu, l'un des proches conseillers de Charles le Téméraire, la seigneurie échut à la fin du 16ème siècle à Marie de Brimeu, épouse de Charles de Croÿ, duc d'Arschot, qui demanda en 1605 à son cousin Charles de Rambures, gouverneur de Doullens, de lui bâtir une maison pour sa retraite.
Quelques temps plus tard elle lui en fit don sous réserve de l'usufruit.
La duchesse de Caderousse en hérita à la fin du 17ème siècle.
En 1698, Jacques, baron de Fouquesolles l'acquit moyennant 35500 livres.
En 1748, sa petite-fille Marie-Louise l'apporta en mariage à Pierre-Louis Blin de Bourdon.
Le ménage s'installa à Gezaincourt où naquirent leurs enfants dans les années 1750, avant de pouvoir habiter le château qu'il faisait construire à Bourdon.
Alexandre, vicomte Blin de Bourdon et député de la Somme, laissa Gezaincourt à sa fille Charlotte qui épousa en 1828 le baron Lallart de Lebucquière.
En 1846, il fit remplacer le vieux château par la demeure actuelle.

Les frères Duthoit se chargèrent de la sculpture des frontons et des consoles de balcons.

Lallart de Lebucquière : d'or au chevron de gueules, accompagné de trois étoiles de sable en chef et en pointe d'un croissant montant de même
Blin de Bourdon : d'argent à trois trèfles de sable, les queues en haut et posés 2 et 1, surmontés de trois merlettes aussi de sable, rangées en chef.
Berthe Lallart de Lebucquière épousa en 1855 le comte Adalbert de Franqueville.
A la génération suivante en 1897, leurs héritiers vendirent le domaine à René de Vésian.
Au lendemain de la dernière guerre, le château devient la propriété des mines de Beaumont, il fut converti en colonie de vacances de la CAF de Valenciennes.
Fronton arrière avec les initiales Lallart de Lebucquière.





