Eklablog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Blasons des communes de la Somme.

Mailly-Raineval

Publié le 21 Novembre 2016 par remus80

Mailly-Raineval

 

http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

 

écartelé : aux 1 et 4 , d'or à la croix de sable chargée de cinq coquilles d'argent

aux 2 et 3, d'or à trois maillets de sinople

 

Le blason était déjà en usage en 1924. Au fronton de la mairie, construite en 1924 après sa destruction lors des combats de 1918, est sculpté un blason monumental en pierre calcaire du pays, très abîmé par le temps.

Mailly-Raineval

 

Mailly-Raineval


Ce blason est timbré d'une couronne murale à trois tours. Autres ornements extérieurs: une branche de chêne et une branche de laurier, la devise "Hongne qui vonra" (ou Hongne qui voro: grogne qui voudra), qui est directement inspirée de celle de la famille De Mailly, ainsi que la Croix de guerre 1914-1918.
Sur ce blason communal sont associés les blasons des familles De Mailly et De Raineval, qu'on distingue difficilement tant la pierre est rongée. Cependant, il semble que ces armes soient associées en parti, et non en écartelé telles qu'elles sont montrées aujourd'hui.

Mailly-RainevalMailly-Raineval

De Raineval                                De Mailly


Le blason communal porte, en écartelé, les armes des De Rayneval et celles des De Mailly.
Les sires de Rayneval, d'extraction chevaleresque, se sont éteints au 15e siècle. Ils s'appelaient originellement Des Préaux, mais portaient déjà une croix et cinq coquilles, ainsi qu'en atteste le sceau de Raoul des préaux, seigneur de Raineval,conservé aux Archives de la Somme, appendu à un document de 1276.

Mailly-Raineval

Sceau de Jehan de Rayneval


En 1744, la seigneurie de Raineval, alors passée aux De Mailly, fut érigée en comté par lettre du roi, pour Augustin-Joseph de Mailly (né en 1708 à Villaines-sous-Lucé, Sarthe, guillotiné en 1794 à Arras), marquis d'Haucourt et baron de Saint-Amand, maréchal de France en 1783 et du fait de son âge gouverneur d'Abbeville et grand bailli du Ponthieu.
Après son érection en comté, le village de Raineval prit le nom de Mailly-Raineval. Augustin-Joseph de Mailly était issu des illustres De Mailly, originaires de Mailly-Maillet(80). Adrien de Mailly, fils du maréchal, né au château de Mailly-Raineval en 1792, fut fait pair de France en 1815.
Les blasons des De Rayneval et des De Mailly, écartelés sur le blason communal de Mailly-Raineval, ont été repris sans changement d'émaux ni brisure.

(Jacques Dulphy) 

 

Mailly-Raineval

 

Le château fut vraisemblablement bâti au début du 14ème siècle par Jean de Raineval dont plusieurs gratifications royales avaient récompensé la bravoure.

Il fut saccagé en 1358 par les Jacques, puis relevé par ses successeurs qui en 1386 y reçurent Charles VI.

Deux sires de Raineval furent tués à Azincourt en 1415, au début des années 1430, le château servit de point d'appui aux partisans du Dauphin, futur Charles VII, dans leur lutte contre les Anglo-Bourguignons.

Restauré sous François 1er par Charles d'Ailly, l'ouvrage comptait encore, au moment de la Ligue, parmi les places importantes de l'Amiénois.

Héritier de la famille d'Ailly, le troisième duc de Chaulnes s'en défit en 1684 au profit du marquis de Ruvigny, qui dut s'exiler par fidélités à ses convictions protestantes, et dont les héritiers le cédèrent en 1701 à Joseph de Court de Bouville, trésorier de France à Amiens.

En 1709, Marie-Michelle de Court l'apporta en mariage à Charles-Timoléon de Séricourt, marquis d'Esclainvilliers et seigneur de Folleville.

Joseph-Augustin, comte de Mailly-Haucourt, épouse en second mariage, Marie-Michelle de Séricourt en 1737, il obtint en 1744 l'érection des seigneuries de Raineval, Louvrechy, Folleville, Esclainvilliers...en comté de Mailly.

Mailly-Raineval

Habitant ordinairement Folleville, il décide de quitter ce château et en 1777, confie à l'architecte Isnard le soin de restaurer et agrandir la demeure de Raineval, pour cela il fait démolir les deux tiers de Folleville, au grand dam de son épouse qui meurt l'année suivante.

Maréchal de France en 1783 et commandant de la Garde Royale en 1792, désigné par la vindicte révolutionnaire, il meurt sur l'échafaud en 1794 à Arras, malgré ses 87 ans.

Mailly-Raineval

Son fils aîné Louis-Marie, duc de Mailly (1744-1792), né au château, meurt sans postérité deux ans avant lui.

C'est à Jacques-Timoléon de Conty, le vieux marquis d'Hargicourt, que reviennent ses vastes domaines aussitôt démembrés.

Acquis en 1794 par Henri Lefebvre et revendu en 1821 à Auguste Gravet.

Le château est encore debout en 1876, une nouvelle vente entraîne alors la disparition de tout ce qui subsiste de son décor, puis sa démolition.

Mailly-Raineval

Mailly-Raineval

La grille néoclassique encadrée de hallebardes fut rachetée en 1879 et remontée devant le château de Maison-Laffitte, elle était attribuée à Candellier, un élève de J-B Veyren dit le Vivarais.

Mailly-Raineval

Mailly-Raineval

Seules sont épargnées la chapelle du 14ème siècle, qui ne survit que quelques années et l'aile S-O qui disparait au cours des combats de 1918.

Il ne subsiste plus que des ruines, près de l'église.

Mailly-Raineval

 

commentaires
Publicité

Dromesnil

Publié le 15 Novembre 2016 par remus80

La commune ne possède pas de blason.

Projet de blasonnement proposé par Jacques Dulphy en associant les armes des familles d'Hallencourt-Dromesnil et celles des de Boulainvillers

Dromesnil

 

Les premiers seigneurs portèrent le nom de cette terre qui appartenait au 12ème siècle à Baudoin de Liomer.

Leur château, dont il ne reste rien, se trouvait alors à côté de l'église actuelle sur un monticule où fut construit plus tard le presbytère.

Sainte de Dromesnil, dernière du nom, épousa vers 1200 Wautier II de Hallencourt et lui apporta la terre de Dromesnil qui resta dans cette famille jusqu'au 18ème siècle.

A gauche de l'entrée du château actuel, face au colombier polygonal en briques orangées qui s'élève au milieu de la cour de dépendances, on reconnait l'ancienne maison seigneuriale bâtie à la fin du Moyen-Age par la famille d'Hallencourt et délaissée par la suite pour le château actuel.

Dromesnil

Jean II d'Hallencourt dont les armes figurent au côté de celles d'Isabelle de Boulainvilliers qu'il épousa en 1451

Ce logis conserve des poutres armoriées.

Dromesnil

D'Hallencourt-Dromesnil : d'argent à la bande de sable, accostée de deux cotices du même.

 

Dromesnil

De Boulainvillers : fascé d'argent et de gueules de huit pièces.

Jean III d'Hallencourt, époux de Marguerite d'Humières, fut un des braves qui contribuèrent à la victoire de Marignan en 1515.

Louis-François d'Hallencourt obtint l'érection de ses terres en marquisat en 1676, son épouse Nicole-Françoise de Proissy : de sable à trois lionceaux d'argent, armés et lampassés de gueules..

Dromesnil

C'est à Charles-François d'Hallencourt et Jeanne-Edmée de Boullogne, sa seconde épouse, que l'on doit attribuer la construction du château actuel, entrepris au lendemain de leur mariage, célébré en 1743, les travaux ne sont pas menés à leur terme, car l'un et l'autre meurent prématurément : Jeanne-Edmée en 1747, laissant deux filles en bas-âge, Charles-François en 1749, peu après sa nomination au grade de mestre de camp.

Dromesnil

 

Dromesnil

Née en 1745, Charles-Françoise d'Hallencourt de Dromesnil, l'ainée des deux orphelines a épousé en 1762 le marquis de Noailles.

Attributaire de la terre de Dromesnil, elle s'en défait presqu'aussitôt, le 11 mars 1773, au profit de Pierre-Roussel de Belloy, lieutenant-colonel de cavalerie et futur maréchal de camp, il est le second fils de Jacques de Belloy qui possède la terre voisine de Belloy-Saint-Léonard.

Il se marie l'année suivante avec Anne-Thérèse de Béry.

Nul doute qu'il ne faille lui attribuer la complète remise en état du château, inachevé, oublié depuis plus de vingt ans.

Parti pour l'émigration, il revient mourir dans sa terre picarde en 1807.

La disparition de Jean-Gaétan, vicomte de Belloy en 1855 et celle de Louis-Pierre, comte de Belloy-Dromesnil en 1861, entraînent une nouvelle éclipse du domaine; le château est fermé jusqu'à sa vente en 1884.

Félix Cauvel de Beauvillé, son nouveau propriétaire vient d'épouser Thérèse Danzel d'Aumont.

Disposant d'une fort belle fortune, il fait restaurer et moderniser le château avec le concours de l'architecte Pinsard, et fait placer au fronton les armes  des Cauvel de Beauvillé-Danzel d'Aumont.

 

Dromesnil

DromesnilDromesnil

 

Cauvel de Beauvillé : d'azur à trois gourdes d'argent, posées 2 et 1.

Danzel d'Aumont : de gueules, au lion d'or.

 

Eglise

Dromesnil

En1872, aquarelle d'O.Macqueron, bibliothèque  municipale d'Abbeville

Dromesnil

 

Vitrail dans l'église 

Dromesnil

Dromesnil

 

Dromesnil

Joseph-Gaëtan Roussel de Belloy : d'azur au chevron d'or, accompagné de trois demi-vol de même.

Avait épousé Flavie-Hortense de Locher en 1831 : d'azur à une bande d'argent chargée de trois tourteaux de gueules.

commentaires

Flixecourt-château Saint

Publié le 13 Novembre 2016 par remus80

C'est au rapide développement de l'industrie textile, dans la seconde moitié du 19ème siècle, que Flixecourt doit son grand château.

Jean-Baptiste Saint demanda à l'architecte amiénois Paul Deleforterie de lui construire une demeure à la mesure de sa réussite.

Commencé en 1880, l'année de la mort de JB Saint, il fut achevé en 1884 pour le gros-oeuvre et en 1886 pour la décoration intérieure.

Il appartient toujours à la famille Saint.

 

Flixecourt-château Saint

 

cliquer pour agrandir

Flixecourt-château Saint

Flixecourt-château Saint

 

grille monumentale avec la date de 1886.

 

Flixecourt-château Saint

 

 

Le château d'eau imite une tour crénelée médiévale avec 3 superbes blasons

Flixecourt-château Saint

Flixecourt-château Saint

Flixecourt-château Saint

Flixecourt-château Saint

Flixecourt-château Saint

commentaires

Liancourt-Fosse

Publié le 10 Novembre 2016 par remus80

Liancourt-Fosse

 

http://armorialdefrance.fr/

 

D'argent à trois tourteaux de gueules

 

 La commune relève les armes pleines de la famille D'Amerval, originaire du hameau d'Amerval, près de Solesmes, dans le Hainaut (59), connue dès le XIVe siècle.

Liancourt-Fosse

Le premier du nom à être seigneur de Liancourt fut Philippe, seigneur d'Amerval, de Liancourt et de Cerfontaine (02), fils de Jean d'Amerval, écuyer, seigneur de Cerfontaine et de Mézières-sur-Oise (02), vivant en 1512.
Le plus célèbre de cette branche fut, bien malgré lui, Nicolas d'Amerval dit "le Bossu", petit-fils de Philippe d'Amerval et de Gabrielle de Mousquet, seigneur châtelain résidant d'Happlaincourt et de de Liancourt, baron de Benay (02) et d'Amerval, chevalier des ordres du roi puis capitaine de ses ordonnances et gentilhomme de sa chambre, gouverneur et bailli de Chauny, l'un des promoteur de la Ligue, à qui Henri IV maria (pour la soustraire à sa famille) sa maîtresse Gabrielle d'Estrées en 1592, avant de l'inviter à faire annuler ce mariage en 1594. On montrait encore le lit de la belle, dans le château de Liancourt, avant 1914. D'un mariage précédent, Nicolas d'Amerval avait eu deux filles.
La seigneurie de Liancourt passa à sa première fille Charlotte, épouse en seconde noces d'Olivier de Longueval. La seigneurie et le château passèrent ensuite aux De Gouffier, aux Collin puis aux L'Escaloppier.
Le dernier du nom de D'Amerval fut le baron Anne-Joseph-Louis d'Amerval, né au château d'Happlaincourt (commune de Villers-Carbonnel, 02), mort à Saint-Quentin (02) en 1859 à l'âge de 83 ans, sans enfants.
(Jacques Dulphy)

Liancourt-Fosse

Liancourt-Fosse

 

Philippe d'Amerval, seigneur de Liancourt et Cerfontaines sous Louis XII et François 1er, fit vraisemblablement construire le château et la tour dite "de la belle Gabrielle". 

Liancourt-Fosse

 

Antoine d'Amerval mort en 1566 dont la pierre tombale a été fixée à l'extérieur de l'église lors de sa reconstruction , se dégrade fortement et devient presque illisible ! On y remarque sur le pourpoint du défunt les trois tourteaux répétés plusieurs fois...

Liancourt-Fosse

 

Nicolas d'Amerval son fils, veuf d'Anne Gouffier, épousa en 1592 à Noyon Gabrielle d'Estrées, avec la bénédiction d'Henri IV qui venait d'en faire sa maîtresse.

Liancourt-Fosse

L'annulation du mariage eut lieu le 24/12/1594.

Charlotte d'Amerval, l'une des soeurs de Nicolas, épousa en 1617 Olivier de Longueval, elle laissa Liancourt à son neveu Charles-François de Gouffier, marquis de Crèvecoeur, dont hérita en 1651, son frère Nicolas-Alexandre.

Ce dernier couvert de dettes dut se défaire de tous ses biens.

César Collier l'acquéreur de Liancourt était d'origine bourbonnaise, entré au service de Mazarin puis de Colbert, il fait une brillante carrière dans la finance.

Fermier de l'abbaye de Corbie de 1655 à 1661, puis receveur général des finances à Amiens en 1663.

A ses fils Charles-André, grand-maître des Eaux et Forêts de Picardie, mort en 1725, et César-Emmanuel lieutenant-général des armées du roi, succéda son petit-fils César-Charles L'Escalopier issu d'une famille parisienne anoblie au 16ème siècle.

Il meurt en 1753 et laisse ses biens à son fils Gaspard-Charles, veuf d'Anne Leclerc de Lesseville, il jugea prudent de quitter Paris au début de la Révolution et de retirer sur ses terres picardes où il mourut en 1792.

Son fils Armand, marquis de L'Escalopier, l'y rejoignit avec son épouse Caroline de Bailly et y mourut à son tour en 1833.

Liancourt-Fossecliquer pour agrandir

 

Sépulture d'Armand de L'Escalopier et de son épouse Caroline de Bailly

ainsi que Marie-Joseph-Charles, comte de L'Escalopier

Liancourt-FosseO.Macqueron

Né à Liancourt son petit-fils Charles se fit connaitre par ses voyages en Terre Sainte, par ses publications sur le Moyen-Age et surtout pour sa passion pour les livres rares et les Incunables.

Après sa mort en 1861 à Liancourt, Louise de Bailly son épouse fit don de sa collection à la Bibliothèque d'Amiens et continua à habiter le château jusqu'à sa mort en 1905.

Elle laissa le domaine à sa nièce, la comtesse Le Gonidec de Traissan, née Vaujuas.

Son fils le comte Olivier Le Gonidec de Traissan en était propriétaire en 1914, il se défit en 1920 du château très gravement endommagé par la guerre, au profit d'un marchand de bestiaux breton qui fit aussitôt abattre la plupart des bâtiments encore debout. 

Liancourt-Fosse

 

Tombeau des Familles L'Escalopier et de Bailly située derrière le chevet de l'église

Liancourt-Fosse

 

Liancourt-Fosse

De Gueules, à la croix d'or cantonnée de quatre croissants du même.

Liancourt-Fosse

De Bailly

D'or à une fasce d'azur chargée d'une croix ancrée, la fasce accompagnée en chef de deux glands de sinople appointée et d'un arbre de sinople planté sur une terrasse du même, mouvante de la pointe de l'écu. (Furmeyer)

commentaires

Contay

Publié le 8 Novembre 2016 par remus80

Contay

 

http://armorialdefrance.fr/

 

Fascé d'argent et de gueules, à la bordure d'azur

 

Ces armes sont reprises (en les brisant) de la famille Le Josne de Contay, seigneurs de Contay au 15e siècle. Le chroniqueur picard Monstrelet (v 1400-1453) fait mention de Robert Le Josne, vivant en Artois, licencié es lois, avocat au Parlement l'an 1418, puis du conseil d’Henry V, roi d'Angleterre, qui le fit chevalier pour l'anoblir en 1418, et qui devint enfin bailli d'Amiens et gouverneur d'Arras par le choix de Philippe Le Bon duc de Bourgogne. Robert Le Josne eut deux fils, Guillaume Le Josne qui acheta la terre de Contay, dont il prit le nom et Jean, cardinal du Saint-Siège, évêque d'Amiens.

La branche aînée portait : de gueules au créquier d’argent (Jougla-Warren). La branche picarde de Contay : de gueules à deux fasces d’or, à la bordure d’azur (Rietstap). Ce sont ces dernières armes que la commune a relevées, en passant l’or en argent et les fasces en fascé.

La branche aînée des le Josne de Contay s’est éteinte en 1786 ; la branche cadette en 1883. (Jacques Dulphy) 

 

Possession d'un certain Raoul de Contay en 1138, la seigneurie appartenait au début du 15ème siècle à Robert Le Josne, châtelain de Beauquesne, dont les successeurs prirent le nom de Contay.

Contay

Le Josne de Contay : écartelé, aux 1 et 4, de gueules fretté d'argent, les claire-voies semées de fleurs de lis d'or(Le Josne moderne)

Aux 2 et 3, fascé d'argent et de gueules à la bordure d'azur (Contay), sur le tout, de gueules à un créquier d'argent (Le Josne ancien).

 

Louis Le Josne (mort en 1492), gouverneur d'Arras en 1467, épouse Jacqueline de Clermont-Nesle, dame d'Acheux.

Contay

Fragment de la dalle funéraire de Louis Le Josne, datée de 1510, provient de son monument sépulcral qui se trouvait à l'intérieur de l'église, détruit à la Révolution, il est posé contre un des murs extérieur .

Contay

 

Contay

Contay

 Cliquer pour agrandir

Contay

Contay

 

En 1507, Françoise de Contay épousa Jean II d'Humières, gouverneur de Péronne, Montdidier et Roye, l'un des proches de François 1er.

A la mort de son mari en 1550, Françoise de Contay le remplaça dans sa fonction de gouverneur des Enfants de France.

Lorsqu'en 1579 mourut Jacques d'Humières, ses biens revinrent à sa fille Jacqueline, épouse de Louis de Crevant, maréchal de France, grand-maître de l'artillerie, gouverneur de Ham et Compiègne.

Contay

Armoiries de Louis de Crevant, duc d'Humières

Ecartelé : au 1 et 4, contre-écartelé d'argent et d'Azur ( qui est de Crevant)

au 2 et 3, d'argent fretté de sable (qui est d'Humières)

Le château conservait une certaine importance puisque le 14 février 1589, l'échevinage d'Amiens ordonna de démanteler les forts et châteaux de Rubempré et Contay.

S'il ne disparut pas à cette occasion, il ne dut pas échapper en 1636 au saccage commis par les Impériaux, on en situe l'emplacement près de l'église et au bord de L'Hallue.

Anne-Louis de Crevant-Humières, la fille du maréchal, épousa en 1686 Louis-Charles d'Hautefort, marquis de Surville, elle vendit en 1702 la seigneurie à Barthélémy Damiens, marchand drapier à Amiens.

Secrétaire du Roi en 1723, il mourut très âgé et ce n'est pas son fils qui fit construire l'actuel château, mais sa petite-fille Marie-Anne après 1740, date de son mariage avec Gilbert Morel de Bécordel, conseiller au bailliage et futur maire d'Amiens .

Des ancres de fer sur les communs portent la date de 1753.

Contay

Contay

 

fronton avec feuillages

Contay 

 

Marie-Anne Morel de Bécordel, veuve de Jean-Baptiste Ducrocquet de Saveuse, possédait la terre en 1789.

Devenu propriété de la famille de Rancher en 1830, plusieurs fois vendu par la suite, le domaine fut acquis en 1907 par Georges-Casimir Delfosse, aïeul de l'actuelle propriétaire.

commentaires
Publicité

Ribeaucourt

Publié le 30 Octobre 2016 par remus80

Ribeaucourt

http://armorialdefrance.fr/ 

De sable à la fleur de lys d'argent florencée d'or

 

La famille De Ribeaucourt, dont la commune de Ribeaucourt porte les armes, est anciennement connue en Picardie, et notamment en Ponthieu où on en a trace au début du XIIIe siècle. Elle semble s'éteindre au XIVe siècle.
Mais déjà, vers 1232, la seigneurie de Ribeaucourt est transmise par mariage au chevalier Jean de La Rosière, qui épouse la fille de Rainier de Ribeaucourt, qui n'a pas de fils.
La seigneurie passe alors aux de La Rosière, puis aux De Boubers, puis au XVIe siècle aux Le Fournier de Wargemont, originaires de Dieppe, qui seront seigneurs du lieu jusqu'à la Révolution.
Si les De Ribeaucourt portaient "De sable à la fleur de lis d'argent boutonnée d'or", il est curieux de constater (même si ce genre de chose n'est pas rare en héraldique) qu'une famille presque du même nom portait les mêmes armes à l'autre bout de l'Artois: ce sont les membres de la famille D'Aubermont De Raimbeaucourt.
Comme Ribeaucourt (80) a relevé les armes des De Ribeaucourt, Raimbeaucourt (59) a relevé celles des D'Aubermont De Raimbeaucourt, mais en boutonnant leur fleur de lys d'argent, et non d'or: il y a donc une différence entre les blasons des deux communes!
Certes, une tradition locale prétend, peut-être pour justifier cette ressemblance, que les seigneurs de Raimbeaucourt étaient issus des seigneurs du Ribeaucourt picards, mais aucun écrit ne l'atteste. De plus, les deux localités sont distantes de 95 kilomètres, et les D'Aubermont de Raimbeaucourt ont acquis Raimbeaucourt par achat en 1527 (ils conservèrent la seigneurie jusqu'à la Révolution), alors que les De Ribeaucourt étaient déjà éteints depuis plus de deux siècles!
(Jacques Dulphy)

 

Ribeaucourt

Après les de Ribeaucourt, les De La Rosière et les de Boubers, la seigneurie passa par le mariage de Marie de Boubers en 1594 à Antoine Le Fournier, seigneur de Wargemont (près de Dieppe).

Ribeaucourt

Le Fournier de Wargemont : d'argent à trois roses de gueules.

Marie de Boubers fit don sous reserve d'usufruit, du domaine à son fils Aymar dit M. de Wargemont  qui se maria en 1628 avec Madeleine du Gard qui lui apporte une confortable dot de 24.000 livres et la seigneurie de Méricourt sur Somme.

En raison des guerres qui ravagent la régions, ils s'établissent à Méricourt en 1640.

Leur fils François Le Fournier hérite du domaine de Ribeaucourt, il épouse Anne Favier en 1663 et s'y installe en 1678 et fait transformer le corps de logis du château pour lui donner l'essentiel de son aspect actuel.

La seigneurie passe ensuite à son fils François-Bernard qui se marie en 1698 avec Marie-Gabrielle Truffier, vicomtesse de l'Heure (Caours), tous deux riches héritiers, ils mènent grand train de vie, embellissant le château et employant un nombre important de domestiques.

A sa mort , son fils Joseph-François achète l'importante baronnie voisine de Domart et la seigneurie de Bernaville, il se marie en 1733 avec Bonne de Saint-Chamand, Capitaine des gendarmes de la Garde et brigadier des armées du Roi, il est tué à la bataille de Dettingen en 1743.

Son fils François-Louis-Gabriel, maréchal de camp et chevalier de Saint-Louis, se marie en 1753 avec Elisabeth Taboureau d'Orval, il dilapide sa fortune, déshérite ses enfants et sa femme qui obtient la séparation de biens.

Ribeaucourt

Taboureau : d'azur au chevron d'or, accompagné de trois étoiles mal ordonnées et en pointe d'un croissant, le tout d'or.

RibeaucourtRibeaucourt

 

dalles funéraires de Louis-François Le Fournier de Wargemont et d'Elisabeth Taboureau d'Orval dans l'église.

Sa soeur la marquise de Querrieu lui intente un procès estimant qu'il lèse ses neveux.

Il meurt en juillet 1773, ses enfants découvrent une situation financière catastrophique.

Déclaré bien national sous la Révolution, le domaine est adjugé à un négociant abbevillois, puis à Bonne-Charlotte Le Fournier, marquise de Persan à son retour d'émigration.

Elle vend en 1821 ses terres et son châteaux à Pierre-Louis Degove et Jean-Charles deberny (époux de Zoé Degove).

Dans les années 1840, Charles De berny (il fit modifier son nom par le tribunal civil d'Amiens en 1856) et Emma Duvette, son épouse, firent éxécuter d'importants travaux.

Ribeaucourt

De Berny : d'argent à trois bandes de gueules, chargées de sept roses d'or.

Ribeaucourt 

Duvette:  D'or à trois chevrons de gueules.

Ce sont eux qui en 1866, acquirent à Amiens, l'ancien hôtel des Trésoriers de France que leur fils Gérard De Berny (1880-1957) devait léguer à la ville pour en faire un musée d'histoire régionale.

Ce dernier fit réparer le château dévasté en 1944 par le souffle des bombardements visant les rampes de V1 installées dans les bois voisins et par les pillages qui suivirent suite à l'occupation allemande..

Sans descendant direct Gérard de Berny a laissé le domaine à son filleul Alain de Mieulle d'Estornez, marquis d'Angosse, marié à Jacqueline Gaudin de Saint-Remy.

Le château et le parc ont été acquis en 2009 par le propriétaire actuel.

Ribeaucourt

Grille d'entrée avec les armoiries  d'Alain de Mieulle d'Estornez et de son épouse J.Gaudin de Saint-Rémy (info de J.dULPHY)

Ribeaucourt

A gauche le blason des De Mieulle d'Estornez : écartelé, aux 1 et 4 : coupé au I d'azur aux trois étoiles d'argent rangées en fasce et au II, d'or au chat de sable passant sur une terrasse de sinople.

aux 2 et 3 : d'azur aux trois épées rangées en fasce, au chef d'or chargé d'un coeur de gueules accosté de deux merlettes affrontées de sable, couronnées aussi d'argent. 

Ribeaucourt

A droite celui des Gaudin de Saint-Remy : Coupé d'azur à deux trèfles d'or et d'or à un trèfle d'azur.

 

Ribeaucourt

Enclos funéraire des De Berny, sur lequel on retrouve leur blason.

Ribeaucourt

Ribeaucourt

 

également sur le portail

Ribeaucourt

 

Vitrail dans l'église, blasons des De Berny et Duvette

 

Ribeaucourt

 

Vitrail avec les armes De Berny-Duvette et celles des de Morgan (d'argent à trois rencontres de buffles de sable)

Les initiales PA sont celles de Pierre de Berny et Adrienne de Morgan

 Ribeaucourt

 

*

eglise Saint-Sulpice

Ribeaucourt

aquarelle d'O.Macqueron 1872 (bibliothèque municipale d'Abbeville)

Largement restaurée au milieu du 19e siècle, puis après les deux guerres mondiales, l'église de Ribeaucourt est difficile à dater. La façade occidentale porte en graffiti la date de 1595 : de fait, la petite porte couverte d'un arc déprimé et mouluré de simples ressauts, porte l'empreinte du 16e siècle. Elle était surmontée à l'origine d'une baie à remplage, aujourd'hui murée et enduite, mais dont la présence se décèle dans l'élévation intérieure. L'édifice a probablement été repris, voire reconstruit en partie au 18e siècle, comme peuvent le laisser penser la forme et le style du clocher-porche (proche de celui de l'église de Fransu reconstruit à la même époque), et surtout du chœur avec ses étroits contreforts ainsi que les pilastres et l'arc triomphal qui en ponctuent l'espace intérieur. Les graffitis de chronogrammes sur le mur sud du chœur (1741 et 1766) et de l'abside (1776) indiquent à tout le moins que ces élévations étaient réalisées à ces dates.

Ribeaucourt

en 1930

 

commentaires

Riencourt

Publié le 28 Octobre 2016 par remus80

Riencourt

 

 http://armorialdefrance.fr/

 

D'argent à trois fasces de gueules frettées d'or

 

La famille De Riencourt, dont la commune du même nom relève les armes, possédait le domaine et le château féodal du lieu. Elle remonterait à Guy de Riencourt, qui accompagna Guillaume de Normandie à la conquête de l'Angleterre en 1066. Robert, ou Rabeau de Riencourt, seigneur de Riencourt, est chevalier croisé en 1191.
L'écu à trois fasces frettées est connu, notamment, par le sceau d'Huon (ou Hugues) de Riencourt, chevalier, seigneur de Riencourt, appendu à une confirmation d'achat du fief de Fontenelles à Dury (80) daté de 1268 (Damay, 583).

Riencourt


Les De Riencourt conservèrent la seigneurie de Riencourt jusqu'au début du XVIIe siècle; elle passa alors à Jean d'Audenfort, seigneur de Grandvillers, par le mariage de Marguerite de Riencourt. Suivirent, par successions ou achats, des seigneurs aux noms divers.
Le nom de De Riencourt perdura par d'autres branches qui s'éteignirent les unes au XVIIIe siècle, les autres au début du XXe.
Une branche perpétue aujourd'hui ce nom; elle est issue du comte Jean de Riencourt, page de la reine en 1761, et de Madeleine Tillette de Mautort. A cette branche appartenait l'historien, sinologue et indianiste Amaury de Riencourt († 2005).
(Jacques Dulphy)

Riencourt

Armorial C.D'Hozier.

Le château  aurait été démoli en 1703 et ses matériaux réutilisés pour construire le château d'Oissy.

 

Riencourt

église en 1868

Riencourtphotos: P.Lenne

 Blason des de Riencourt dans l'église

Riencourt

Blason de Jean d'Audenfort dans l'église

écartelé : au 1 et 4, d'argent à trois molettes de sable

au 2 et 3, d'hermine à trois tours de gueules

 

Riencourt

Blason de la famille Tiercelin de Brosses

d'argent à deux tierces d'azur posées en sautoir, cantonnées de quatre merlettes de sable.

Riencourt

Pierres tombales dans l'église de Marguerite de Riencourt, jean D'Audenfort, Charles Tiercelin de Brosses

Riencourt

commentaires

Argoeuves

Publié le 25 Octobre 2016 par remus80

Argoeuves

 

 

 http://armorialdefrance.fr/  

  

D'argent à la hure de sanglier arrachée de sable, allumée et défendue du champ, accompagnée de trois croissants de gueules.

 

Sans que ce choix ait jamais fait l'objet d'une délibération, il est convenu que la commune d'Argoeuves porte: "d'argent, à une hure de sanglier arrachée de sable, allumée et défendue du champ, accompagnée de trois croissants de gueules".

Argoeuves


Ce blason est copié de la famille Gorguette, dont l'histoire se confond avec celle du village qu'elle habita du XVIIe siècle au Second Empire, au point qu'elle en changea son nom en De Gorguette d'Argoeuves, toujours existante. En 1687, Jean Gorguette devient le premier seigneur du lieu de ce nom, par son mariage avec la fille de François Eudel, seigneur en 1652.
Sous le Premier Empire, Jean-Baptiste de Gorguette d'Argoeuves, ancien capitaine de dragons au régiment de Chartres, fait reconstruire le château, détruit par un incendie. Ruiné, en 1809, il est contraint de vendre son domaine à son cousin Adrien Cornet d'Hunval. Le blason "à la hure" décore le fronton du château, où il est soutenu par deux licornes; on le voit aussi sur les vitraux (XIXe) de l'église d'Yzeux et sur la sépulture de Françoise-Armandine de Gorguette d'Argoeuves, décédée en 1895, au cimetière d'Yzeux, à droite de celui de son époux Charles Cornet d'Hunval, dit Charles Cornet d'Yzeux (1813-1864).

J.Dulphy

Argoeuves



Argoeuves

Château du XIXème siècle

Argoeuves

 

Le blason à la hure décore le fronton, soutenu par deux licornes

***

Jean Pilars, écuyer, était sire d'Argoeuves en 1296, son sceau se trouve aux archives départementales d'Amiens.

écu portant trois pilons en pal.

Argoeuves

Deux familles se partagèrent le titre de seigneur d'Argoeuves à la fin du règne de Louis XIV, celle de Jean de Gorguette, citée en 1687 et celle de Louis-René Roussel, conseiller au bailliage et lieutenant de robe longue en la maréchaussée de Picardie, citée en 1675. 

Donc en 1687, Jean de Gorguette , seigneur de Bus-Les-Marles,devient seigneur du lieu par son mariage avec Françoise Eudel.

Jean-Baptiste de Gorguette fit reconstruire le château, ruiné il est contraint de vendre le château à son cousin Adrien Cornet d'Hunval qui décide de partir pour l'Amérique du Sud, le domaine est remis en vente au milieu du XIXème siècle, il est acquis en 1867 par Albert Dauphin, magistrat républicain modéré et maire d'Amiens pendant la guerre de 1870.

Après sa mort, sa veuve mit en vente le domaine qui fut acquis en 1901 par l'aïeul de l'actuel propriétaire M.Michel de Limerville

commentaires

Epagne-Epagnette

Publié le 22 Octobre 2016 par remus80

Epagne-Epagnette

http://armorialdefrance.fr/ 

 

Ecartelé : au 1 et 4 , d'or chapé ployé d'azur chargé de deux étoiles d'or en chef.

Au 2 et 3, bandé de gueules et de vair de six pièces.

*** 

La commune d'Epagne-Epagnette (80) a relevé les armes de l'abbaye des dames d'Epagne, de l'ordre de Citeaux, fondée en 1178 par Enguerrand de Fontaines et transférée en 1672 à Abbeville (toujours sous le nom d'abbaye d'Epagne) rue Saint-Gilles avant d'être réunie en 1747 à celle de Berteaucourt (80).
Les armes de l'abbaye ont été enregistrées, notamment, à l'Armorial général de France de d'Hozier, édit de 1696 (sous l'entrée trompeuse de: l'abbaye d'Espagne!).

Epagne-Epagnette

Dans l'Armorial d'Hozier, les 2e et 3e quartiers présentent un "bandé de vair et de gueules de six pièces". Le blason communal d'Epagne-Epagnette, enregistré à l'Armorial de la Somme en 1972, présente, lui, aux 2e et 3e quartiers, un "bandé de gueules et de vair de six pièces".
On retrouve ce bandé de gueules et de vair dans les armes très anciennes des De Longueval, et en chevron chez les sires D'Amiens et De Vignacourt-Flixecourt, non loin d'Epagne; on retrouve aussi le vair dans les armes des De Fontaines, seigneurs de Fontaine-sur-Somme. A Epagne, l'abbaye était placée sous le vocable du Saint-Esprit, ce qui vaut encore aux habitants du lieu le blason populaire, en picard, de "chés vindeus d'esprit" (les vendeurs d'esprit).
(Jacques Dulphy)

Château d'Epagne du XVIIème siècle 

Epagne-EpagnettePhoto: APictche

 

 Epagne-EpagnettePhoto:RG

Distinct de la châtellenie, qui appartenait à la Couronne, le fief d'Epagne connut au XVII° et au XVIII° siècles plusieurs propriétaires issus des familles notables d'Abbeville.

Mis en vente par Oudart de Monthomer et acquis en 1583 par Claude Rohault, maïeur d'Abbeville, il échut à Charles Rohault, conseiller au présidial de la ville, qui le céda en 1607 à Philippe de Lavernot-Paschal, seigneur de Feuquières, président au même présidial et futur seigneur de Francières.

En 1679, Louis de Lavernot-Paschal, couvert de dettes, vit ses biens saisis à la requête de ses créanciers, son domaine fut adjugé à Jean Duval et Marguerite de La Croix-Beaufort qui ne le conservèrent que quelques années.

En 1683, Jean de Lamiré, seigneur de Caumont, acquit à son tour le fief, représentant de la branche cadette d'une importante famille issue du négoce abbevillois, c'est lui qui dut faire élever le château actuel.

Epagne-Epagnette

en 1885

Prénommé Jean comme lui, son fils fut mousquetaire de la Garde du Roi et maïeur d'Abbeville de 1733 à 1736, il mourut en 1750.

En 1757, moyennant la somme de 10500 livres, ses trois filles vendirent le domaine à Pierre-Alexandre d'Orlet de Lavaulte dont la fille, Jeanne-Françoise, l'apporta en mariage en 1764 à Jean-Pierre Le Febvre de Wadicourt, premier assesseur en l'hôtel de ville d'Abbeville.

Par legs successifs, le château échut à Mathilde Wignier de Beaupré qui, en 1858, épousa Alfred Le Sergeant de Monnecove.

C'est ce dernier qui vers 1880 fit transformer et agrandir l'édifice auquel il donna son aspect définitif.

Passé à son gendre Gaston de l'Etoile, puis à sa petite-fille Suzanne Roberts, le domaine appartient à la comtesse Jean de Chantérac, née Régine de Bernes de Longvilliers, arrière petite fille  d'Albert Le Sergeant de Monnecove.

Texte issu de "Gentilhommières en Picardie" de Ph.Seydoux 

 

Epagne-Epagnette

Armoiries sur le fronton avec une couronne de baron encadrées de deux lions.

à dextre : Le Sergeant de Monnecove : d'azur à trois gerbes d'or, liées de même.

Leur devise " Sans estre, je suis sergeant"

à senestre : Wignier de Beaupré : d'azur au chevron d'or, accompagné de trois étoiles d'argent (dessin de Marcel Stiennon, aimablement fourni par J.Dulphy)

Epagne-Epagnette

Epagne-Epagnette

Chapelle funéraire de 1873 au cimetière

 

Epagne-Epagnette

On retrouve le blason de la famille Wignier de Beaupré 

Epagne-Epagnette

 

Pierres tombales à l'intérieur de la chapelle

Epagne-Epagnettecliquer pour agrandir

Epagne-Epagnette

 

Sépulture de la famille Le Febvre de Wadicourt à proximité de l'église d'Epagne,complètement vandalisée.

Epagne-Epagnette

Epagne-EpagnetteEpagne-Epagnette

Le Febvre de Wadicourt : d'azur, à la fasce d'argent accompagnée de trois étoiles du même. 

Epagne-Epagnette

Epagne-Epagnette

Intérieur de la sépulture avec la plaque gravée (à droite) de Aimée-Reine de Welleat épouse de Jean-Antoine de Ribeaucourt, qui devait se trouver dans l'église d'après le dessin aquarellé d'O.Macqueron en 1862.

Epagne-Epagnette

 

La plate-tombe sur la gauche est celle d'un bourgeois-marchand du XVIème siècle, elle est malheureusement complètement illisible de nos jours.

Ci-dessous, article de J.Dulphy en 1989 dans le Courrier Picard .

Epagne-Epagnette

commentaires
Publicité

Bussy-Les-Poix

Publié le 18 Octobre 2016 par remus80

Bussy-Les-Poix

http://armorialdefrance.fr/ 

 

D'argent à la croix de gueules dentelée d'azur, chargée de cinq coquilles d'or

 

Ce sont aussi les armes de la famille de Bussy, seigneurs du lieu jusqu'à la fin du 13e siècle. En 1280, Roger de Bussy, chevalier, était seigneur de Bussy et capitaine-gouverneur des château, ville et pays de Poix.
Vers 1288, sa fille Marguerite de Bussy épousa Raoul de Moyencourt et lui porta la seigneurie de Bussy.

En 1424 apparaît une nouvelle famille de seigneurs du lieu : ce sont les Le Clerc, qui ne tardèrent pas à devenir les Le Clerc de Bussy, et qui restèrent maîtres du domaine jusqu'à la Révolution. (Jacques Dulphy)

Bussy-Les-Poix

D'argent à la bande de sable accompagnée d'une aigle éployée de sable et d'un soleil ajouré de même.

Bussy-Les-Poixcliquer pour agrandir

 

Grille armoriée avec blason des Le Clercq de Bussy

 

Bussy-Les-Poix

 Armoiries sur la façade, encadrées de licornes et de trophées militaires.

Bussy-Les-Poix

En 1557 Adrien Le Clerc, chevalier, est chargé de recouvrer la taxe levée auprès de la noblesse du bailliage d'Amiens, pour financer la résistance devant l'avancée des armées espagnoles.

Au 17ème siècle Charles Le Clerc est gentilhomme de la Maison du Roi et capitaine d'une compagnie de chevau-légers, il épouse Marie-Josèphe de Sacquespée, la fille du seigneur de Sélincourt et entreprend en 1693 de remplacer l'ancien château.

Il meurt l'année suivante, sa veuve fait poursuivre les travaux qui ne sont pas terminés lorsqu'elle meurt en 1706..

Son fils François-Joseph (1681-1754) quitte alors l'armée pour s'occuper de ses frères et du domaine,il fait terminer le château et tient un "journal" où il consigne les diverses occupations d'une vie campagnarde.

Il se marie avec Marie-Madeleine de Saint-Blimond en 1711 à Equennes.

Bussy-Les-Poix

Lorsqu'en 1754, il est inhumé dans le choeur de l'église, il a déja perdu son fils ainé François-Alexandre, tué à la bataille de Dettingen.

Son cadet François-Joseph, militaire lui aussi, reçoit le Croix de Saint-Louis pour s'être illustré lors de la prise de Minorque.

Il prend la succession et se marie avec Françoise-Josèphe de Cacheleu, il meurt à Bussy en 1778, sa veuve quitte le château qu'elle cherche à louer et s'installe en ville.

En l'an II après le départ du chevalier de Bussy et de ses deux frères pour l'émigration, la "citoyenne  Leclercq" et sa mère sont un moment assignées à demeure dans le château démeublé.

Bussy-Les-Poix

A leur retour, les émigrés trouvent le domaine amputé des 4/5 ème (400 ha), quant au château lui-même, adjugé au sieur Jérosme et loué à un cultivateur voisin, puis racheté par leur mère en 1805, il se ressent de 10 ans d'abandon et de vandalisme.

Le plus jeune des trois frères s'installe à Bussy en 1809 après son mariage avec Flore-Flavie des Essars qui y meurt tragiquement en 1827, empoisonnée par des champignons.

Pendant l'hiver 1870, son fils Charles doit loger un détachement de hussards prussiens.

Vers 1900, son petit-fils Adhémar confie à l'architecte Deleforterie la restauration des parties hautes.

Bussy-Les-Poix

 

***

Eglise Notre-Dame

début XVIIème.

Bussy-Les-Poix

aquarelle d'O.Macqueron 1877-bibliothèque municipale d'Abbeville.

Bussy-Les-Poix

 

commentaires
Publicité
<< < 10 20 30 40 50 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 > >>