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Blasons des communes de la Somme.

Saisseval

Publié le 8 Septembre 2017 par remus80

Saisseval

  http://armorialdefrance.fr/

 

D'azur à deux bars adossés d'argent en chef à dextre et à trois trèfles du même rangés en barre en pointe à senestre.

 

Les bars viennent des armes de la famille de Saisseval auxquels la commune a ajouté les trois trèfles.

La commune a relevé le blason de la famille de Saisseval, et l'a accommodé d'une brisure qui s'inspire des trèfles que portait en brisure une branche latérale.

Les De Saisseval directs portaient seulement: d'azur à deux bars adossés d'argent.

Saisseval

 

Les De Saisseval de Blérancourt et d'Anville y ajoutaient quatre trèfles d'or, posés un en chef, deux en flancs et un en pointe.

Saisseval

 

La famille De Saisseval apparaît pour la première fois au 11e siècle avec Enguerrand de Saisseval, seigneur de Saisseval, et la généalogie suivie remonte avec certitude à Gilles de Saisseval, seigneur de Pissy (80) en 1362.

En 1499, Marie, dame de Saisseval, épouse Raoul de Senicourt et fait passer la seigneurie de Saisseval dans cette famille qui la conservera jusqu'au XVIIIe siècle. Deux sceaux anciens, entre autres, sont connus pour la famille De Saisseval et référencés par Demay (Sceaux de la Picardie, 1875). Il s'agit du sceau du chevalier Jacques de Saisseval (sceau de 1381, semé de croisettes à deux bars adossés, Archives de la somme) et de celui d'Augustin de Saisseval, homme d'armes de la châtellenie de Boves (sceau de 1522, à deux bars adossés accompagnés de trois quintefeuilles, sur une lettre de relief pour un fief à Sains, conservé aux Archives de la Somme). Cette famille s'est éteinte au 19e siècle, sans doute en la personne du comte Joseph-César de Saisseval, né à Bonneleau (60) en 1804, président du Tribunal civil de Reims et mort en 1874 sans postérité.
(Jacques Dulphy)

Saisseval

 En 1692, Jean de Senicourt, maréchal de camps des armées du Roi, a été inhumé dans le choeur de l'église. 

Au début du règne de Louis XVI, Jean-Baptiste Nicolas Durieux, négociant et manufacturier en drap à Amiens, achète la terre aux Lameth, héritiers de la dernière des Senicourt.

Avec son épouse Marie-Anne Galand, il se partage entre son hôtel et son peti-château de Creuse.

A sa mort en 1783 il est inhumé dans le choeur de l'église.

Son fils J-B-Fidèle se marie en 1816 avec Alexandrine de Bray , il meurt sans postérité. 

Le château était situé près de l'église, il n'en reste aucun vestige.

Saisseval

église et porte du château vers 1870.

Saisseval

Porte du château à la fin du 19ème siècle.

Saisseval

 

Ce qui reste actuellement.

 

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Francières

Publié le 21 Août 2017 par remus80

Francières

http://armorialdefrance.fr/ 

 

(2011) D'azur au sapin arraché d'argent, au chef du même chargé d'un lambel à six pendants d'azur.

 

Le blason de Francières reprend les armes des sires de Francières (seigneurs de Francières du XIIe au XVe siècle, éteinte au XVIIe siècle), représentées sur le sceau de Jean de Francières, écuyer vivant en 1422 (un chef au lambel à six pendants) mais dont on ignore les couleurs.
Ces armes ont été utilisées vers 1990, Georges Petit étant maire, sur un document d'informations communales, mais n'ont jamais été réutilisées depuis, et n'ont fait l'objet d'aucune délibération municipale.
La commune de Francières restait donc libre d'un choix de blason officiel. Le conseil municipal, dans sa séance du 14 octobre 2011, sous la présidence du maire Jean-Claude Dulys, et sur proposition de Jacques Dulphy, a décidé à l'unanimité de doter la commune d'un blason officiel. Ce blason reprend celui qui figure sur le sceau du XVe siècle, coloré d'argent et d'azur.
Modification par rapport au blason officieux de 1990: le champ d'azur a été chargé d'un sapin arraché d'argent qui évoque le grand bois qui jouxte la commune, ancien bois du domaine du château qui possède la particularité, rare en Picardie, d'être en grande partie un bois de sapins. Les couleurs argent et azur, si elles devaient être justifiées, le seraient par l'existence ancienne et jusqu'au XIXe siècle, à Francières, d'un pèlerinage à la Vierge qu'y faisaient les matelots d'Abbeville le jour de la Nativité.
(Jacques Dulphy)

Francières

Entrée de la mairie.
(Photo Jacques Dulphy, 2016)

 

Francières

Eglise en 1850

 

En 1372 Henri de Franssières, écuyer, tenait un manoir.

En 1518, Pierre d'Aoust rendait aveu du chef de sa femme Jeanne Damiette dame de Francières, pour son manoir.

En 1542, Jacques d'Aoust, écuyer, est seigneur du village. Il fut mayeur d'Abbeville.

Il laissa la terre à son fils ainé Louis, qui en fut dépossédé en 1602

Francières

D'Aoust : de sable à trois gerbes de blé d'or, liées de même.

Dès le début du xvii ème siècle, Charles Paschal achète la vicomté de la Quinte, il fit construire la maison seigneuriale vers 1620, qui devait devenir le château de Francières, il y meurt  25 octobre 1625, il fut inhumé dans le choeur de l'église Saint-Wulfran d'Abbeville..

Ses biens échurent à Philippe Lavernot-Paschal, son fils adoptif, président au Présidial d'Abbeville.

Francières

de Lavernot : d'azur à deux fasces d'argent accompagnées de deux croissants du même.

François de Lavernot-Paschal fut inhumé en 1664 dans l'église de Francières, son fils Louis dut en 1678 se défaire de ses biens à la requête de ses créanciers.

Charles Destailleurs de Chanteraine réunit les seigneuries de Francières et de la Quinte en 1678.

Francières

Destailleurs de Chanteraine : d'azur à un lion d'or, armé et lampassé de gueules, accompagné d'une molette d'or posée au côté dextre du chef.

Jeanne Destailleurs contracta en 1695 une fort belle alliance avec André, marquis de Monchy et baron de Vismes, capitaine au régiment de Chartres, pourvu l'année suivante de la charge de sénéchal de Ponthieu.

Francières

De Monchy : de gueules à trois maillets d'or

Il mena une vie brillante à Francières où il mourut fort âgé en 1761.

Benoit Alexandre de Monchy, son fils, est sénéchal du Ponthieu en 1747, il mourut en 1768 sans postérité, son frère cadet André-Honoré continua d'habiter son château de Sailly et chercha à vendre celui de Francières, il mourut en 1782, sans postérité lui aussi. 

L'ensemble de la succession revint à sa soeur Henriette, comtesse des Essars, qui se retira à Montreuil à la veille de la Révolution et de céder à son fils ainé André des Essars, capitaine de cavalerie au régiment Royal-Navarre, il passa la Révolution à Francières avec son épouse Clémentine des Lyons.

Francières

Des Essars : de gueules à trois croissants d'or.

 

Un moment incarcéré en 1793, il mourut dans son château en 1812, de même que son fils André-Edouard.

Francièrescliquer pour agrandir

Château en 1850

Francières

Le mariage de Charlotte des Essars fit entrer le domaine dans la famille de Saint-Pol jusqu'en 1963.

Depuis  M. et Mme Albert Aubert s'attachent à restaurer les bâtiments et à valoriser les

bois voisins.

Francières

Francières

 

Francières

Blason dans l'église

Dans l'église de Francières, sous le chœur, ont été inhumés : François-Paschal Lavernot,écuyer, le 20 janvier 1664: Charles des Tailleurs, chevalier, seigneur de Francières, le 20 novembre 1699 : François de Monchy, baron de Visme, le 27 novembre 1713 : Louise-Jeanne de Monchy, âgée de 11 mois, le 27 décembre 1723 : Marie-Louise-Alexandrinc de Monchy, âgée de 21 ans, le 27 septembre 1761, et le 29 décembre suivant, Marie-Thérèse de Monchy, âgée de 53 ans.
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Biencourt

Publié le 18 Août 2017 par remus80

Biencourt

http://armorialdefrance.fr/ 

 

De sable au lion d'argent, armé et lampassé de gueules, couronné d'or.

 

La commune a repris les armes de la famille de Biencourt, seigneurs du lieu dans le Vimeu depuis Ancel de Biencourt, chevalier, vivant en 1150.

De 1390 à 1413, Collart de Biencourt est seigneur du lieu ; il est aussi écuyer, bailli de Waben et conseiller du roi. Dernière du nom à posséder la terre éponyme, Antoinette de Biencourt, épouse de Louis d'Abbeville d'Yvergny, fut seigneur de 1510 à 1531.

A cette famille appartenait Jehan de Biencourt de Poutrincourt, né en 1557, explorateur, créateur de la concession de Port-Royal en Nouvelle-France (Québec) vice-roi du Canada, dont les ruines du château famillial sont encore visibles à Poutrincourt (commune de Lanchères, voir ce nom). Son fils, Charles de Biencourt, fut gouverneur de l'Acadie de 1615 à sa mort en 1623.
La commune de Lanchères a repris aussi le blason des De Biencourt en 1989, mais le lion n'y est ni couronné, ni armé et lampassé de gueules, et s'ajoute à la composition un chef à deux boutons de rose pour distinguer les armes des deux communes de la Somme.
Le blason de la famille de Biencourt est sculpté à l'entrée de la "salle des cartes" du château de Mesnières-en-Bray, qui fut possédé par le dernier du nom, Charles-Nicolas de Biencourt de Poutrincourt, mort sans descendance en 1833.
(Jacques Dulphy)

Biencourt

Les armes de la famille De Biencourt de Poutrincourt, château de Mesnières-en-Bray (76).
(Photo Jacques Dulphy, 2011)

****

Seigneurie

Au milieu du 12ème siècle, le nom d'Ancel, seigneur de Biencourt apparait dans les chartes.

A la fin de la guerre de Cent-Ans lui a succédé Girard de Biencourt, époux de Jeanne de Lanchères, il voit sa terre ravagée en 1472 par les Bourguignons.

Six ans plus tard, son fils ainé, maïeur d'Abbeville, s'engage à faire relever l'église, il doit aussi faire restaurer la maison seigneuriale.

A la fin du 15ème siècle Antoinette de Biencourt épouse Louis d'Abbeville dit d'Ivregny.

En 1500 le mariage de sa fille Marguerite avec Jean de Monchy fait entrer la terre dans cette famille.

En 1654 Charlotte de Monchy, veuve d'Adrien de Créquy,seigneur de Frohen, la cède à Charles de Belleval, seigneur d'Aigneville, qui connait semble-t-il de graves difficultés financières.

Décrétées par les créanciers, terre et seigneurie sont adjugées en 1678 à Pierre Le Boucher du Castelet et Jeanne Gaillard d'Embreville.

C'est à leur fils Charles-Pierre Le Boucher (1661-1735) que l'on doit la construction du château, probablement après 1702, date de son mariage avec Catherine de Ponthieu.

Biencourt

A la génération suivante,  Pierre-François Le Boucher de Biencourt, gentilhomme de la duchesse d'Orléans, jouit fort agréablement de sa belle fortune avant de mourir célibataire en 1782.

Héritier de son oncle, Pierre-Jean Tillette de Buigny, officier ce cavalerie au régiment de Bourgogne, devenu vicomte de Biencourt, il continue de résider à Buigny où il meurt en 1790.

Déclaré bien national, confisqué et mis en adjudication, le domaine appartient sous la Restauration à Pierre-Charles Lefèvre du Hodent puis à sa fille Marie-Sidonie qui en 1825 l'apporte en mariage à Alphonse de Hauteclocque.

Tous deux font restaurer les appartements et ajouter une puis deux ailes de service latérales.

Mais c'est leur fils Edmond qui donne à la façade d'arrivée son allure définitive comme le rappelle la présence de ses armes sur la lucarne centrale, accolées à celles de Valentine Le Josne-Contay qu'il a épousé en 1856.

Biencourt

 

Biencourt

De Hauteclocque : d'argent à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'or

Biencourt

Le Josne-Contay : écartelé, aux 1 et 4, de gueules fretté d'argent entre-semé de fleurs de lis d'or

aux 2 et 3, fascé d'argent et de gueules

De gueules au créquier d'argent sur le tout.

Le mariage de Yolande de Hauteclocque avec le baron de Terline fait entrer le domaine dans cette famille qui en est toujours propriétaire.

Biencourt

Très beau calvaire devant l'église

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Martainneville

Publié le 12 Août 2017 par remus80

 

Martainneville

 http://armorialdefrance.fr/

 

D'azur au chevron d'argent, chargé de trois trèfles de sable, accompagné de trois molettes d'or.

 

La commune relève les armes de la famille Du Bus, qui tirait son nom d'un ancien hameau constitué autour de deux manoirs aujourd'hui disparus.

Martainneville

Armes de la famille du Bus.
Gouache de Marcel Stiennon, 1985.
(Aimablement transmis par Jacques Dulphy


Jusqu'au XIXe siècle en effet, Martainneville portait encore le nom de Martainneville-lès-Butz, pour se différencier de Martaigneville, hameau de Bourseville (80). Le hameau des Butz (qui comprenait le Grand et le Petit-Butz) n'existe plus. Mais il a donné, au Moyen Age, son nom à une famille notable, dont le premier connu est Guillaume du Bus, chevalier, seigneur du Grand-Butz et du Petit-Butz vivant en 1270. En 1293, Robert du Bus, fils de Raoul du Bus, demeurant à Martainneville-les-Butz, vend trois journaux de terre à un nommé Enguerrand Sorel (d'après Belleval, Trésor généalogique de la Picardie, 1860). En 1350 Alix du Bus, épouse du chevalier Firmin d'Aigneville, fait passer le Grand-Butz dans la famille d'Agneville. En 1590, Geneviève du Bus, fille de Jean du Bus, écuyer, seigneur du Petit-Bus, épouse de François de Créquy, vicomte de Langre, devient à son tour seigneur du Petit-Bus. C'est la dernière du nom.
(Jacques Dulphy)

 

****

Martainneville

Seigneurie de Martainneville

Martainneville

Le fronton est privé de ses armoiries

Possession de Jean de Martainneville à ja fin du 13ème siècle, de Hugues de Monsures au 14ème, de la famille de Crésecques au 15ème.

De Jean Journe, maïeur d'Abbeville vers 1500, qui à sa mort légua à sa soeur Jeanne, épouse de Jean de Bristel.

Acquis par Adrien de Gaude en 1606, écuyer, licencié es-loi et conseiller au Présidial.

Jean de Gaude, son fils, capitaine au régiment de Soyecourt, disposait d'une belle fortune puisqu'en 1656, il acquit la seigneurie de Franqueville, près d'Houdencourt dont venait d'hériter sa femme Marguerite de Croze.

C'est à son fils Jean-François de Gaude, dont le mariage avec Marguerite de Malvande fut célébré en 1685, que l'on attribue la reconstruction des bâtiments, comme en témoigne la date de 1696 sur les briques.

Martainneville

De Gaude : d'or à un dragon de sable langué et armé de gueules.

De Malvande :de sinople à cinq fers de lance d'argent

François-Léonor, comte de Martainneville et mestre de camp de cavalerie, fit vers 1730 un brillant mariage en la personne de Marie-Anne de Malortie, nul doute qu'il ne faille lui attribuer une nouvelle campagne de travaux de modernisation et d'agrandissement du château dans les années 1740.

Martainneville

de Malortie de Boudeville : d'azur au chevron d'or accompagné de trois fers de lance du même.

Veuve dès 1749, Marie-Anne de Gaude dut faire poursuivre les travaux jusqu'en 1757, date à laquelle elle eut la douleur de perdre à 26 ans son fils Jean-Charles, capitaine au régiment de la Reine.

La comtesse continua à habiter le château où elle mourut fort âgée (81 ans) à la fin de l'année 1774.

Trois mois plus tard la mise en vente était annoncée...en 1790 le départ pour l'émigration de son petit-fils, le comte d'Hunolstein amena la saisie des biens.

Mis en adjudication en l'an VI, le domaine fut acquis par l'un des voisins, le marquis Vincent d'Hantecourt, ancien capitaine de cavalerie.

Aloph Vincent, marquis d'Hantecourt, mourra en 1838 à Martainneville et sera inhumé dans l'église de Fontaine-le-Sec.

Le domaine fut amputé sous le Second Empire d'une partie de ses bâtiments.

Le château demeura dans sa descendance jusqu'en 1931, le grand-père de Monsieur Etienne Andrieu, actuel propriétaire, se rendit alors adjudicataire d'une demeure bien déchue de sa grandeur passée.

 

Martainneville

 

Chapelle funéraire de la famille d'Hantecourt

Martainneville

 

Armoiries avec une couronne de marquis, deux licornes en support et la devise : Laurea Palma Cedrus Gloria Fama Decus 

Martainneville

D'Hantecourt : d'azur au chevron d'or accompagné de trois licornes d'argent saillantes, les deux du chef sont affrontées (ce qui n'est pas le cas sur ce dessin !)

 

Eglise

Armoiries peintes sur l'arrière de l'église, une restauration serait la bienvenue.

 

 

Martainneville

 

Pierres tombales dans l'église

Martainneville

Martainneville

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Quevauvillers

Publié le 27 Juillet 2017 par remus80

 

La commune ne possède pas de blason.

 

la commune ne reconnaît, ni n'a reconnu, ni ne porte de blason. Celui-ci est celui d'une famille de Quevauvillers, qui n'a par ailleurs jamais été seigneur du lieu. (Jacques Dulphy)

Quevauvillers

 

armes fausses 

 

Projet de Jacques Dulphy sur un dessin de Daniel Juric

Armes en partie parlantes (quevau : cheval en picard), ce qui associe aussi l'idée d'un ancien relais de poste à diligences, avec trois besants extraits des armes figurant sur le sceau du chevalier Jehan de Kevauviller en 1329, les couleurs sont empruntées aux armes de la maison Tyrel de Poix qui tint la seigneurie.

Quevauvillers

 

 

 

Quevauvillerscliquer pour agrandir

Entrée du château et Halle 1877. 

 

Quevauvillers

 

Quevauvillers

de nos jours

 

Il existait à Quevauvillers 2 seigneuries qui possédaient chacune un château.

Celui qui appartenait au 16ème siècle à la famille d'Estrées et qui passa ensuite successivement par mariages aux de La Rue (16ème et 17ème), aux Crény (18ème), situé vers Courcelles, a totalement disparu.

Le second, mentionné en 1220 appartenait aux Tyrel de Poix jusqu'en 1417 où Philippe Tyrel vendit la seigneurie aux de Cayeu, d'où elle entra par alliance dans la famille de La Tramerie.

En 1543 Jeanne de La Tramerie l'apporta en mariage à Charles de Gomer, seigneur de Cuignières en Beauvaisis.

Le château est daté de 1647, il est l'oeuvre de François de Gomer (1603-1671), il épousa en 1629 Marie de Maulde.

Quevauvillers

 

A.Froidure

De Gomer : d'or, au lambel d'azur en fasce, accompagné de sept merlettes de gueules.

 

Quevauvillers

Blason sans le lambel sur un vitrail de l'église

Louis de Gomer (1669-1746) le modifia et l'agrandit en 1720 puis en 1732, il participa également à la construction de l'église voisine, il meurt en 1746 et inhumé dans la chapelle.

 

Son fils François-Charles (1704-1751) contracta une brillante alliance en 1717 avec Gabrielle de Mornay-Montchevreuil.

Son second-fils Louis-Gabriel de Gomer, né en 1718 à Quevauvillers,fera une brillante carrière dans l'armée, inspecteur général de l'artillerie, maréchal de camp (général), nommé en 1774 commandant de l'école d'artillerie de Douai où il rédige sa théorie sur les mortiers qu'il fait dûment expérimenter, il meurt en 1798.

Charles-Gabriel (1735-1800), fils de François-Charles, officier aux Gardes françaises, épousa en 1761 Marie-Josèphe Pingré sa voisine de Fricamps.

Quevauvillers

Pierre tombale de Marie-Josèphe Pingré dans la chapelle de l'église

Né en 1762 Alexandre de Gomer, officier de cavalerie, épouse Reine Jolly de la Vieuville, en 1817, 2 ans après Waterloo, il héberge quelque temps les services de la préfecture.

Quevauvillers

Pierre tombale de la famille de Gomer

A sa mort en 1842, le château perd sa vocation résidentielle et ne la retrouva seulement en 1876 lorsque Paul de Gomer en hérite.

Occupé par les armées  alliées en 1914-1918 puis par les aviateurs allemands de la base de Croixrault en 1940-44.

Le domaine est remis en état par le dernier comte de Gomer et sa fille Marie-Gabrielle, comtesse de Percy.

 

Quevauvillers

 

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Mareuil-Caubert

Publié le 23 Juillet 2017 par remus80

Mareuil-Caubert

http://armorialdefrance.fr/  

 

D'or à la croix d'azur.

 

"Il semble que la commune ait repris le blason du prieuré Saint-Christophe de Mareuil, fondé au début du 12e siècle par un certain Henry Boutery.

Ce prieuré dépendait de l'abbaye de Breteuil, il existait encore au 18e siècle et appartenait alors au séminaire d'Amiens." (J. Dulphy)

Mareuil-Caubert

 

Blason du prieuré de Mareuil.
Armorial Général de France, Charles D'Hozier (édit de 1696)
26e volume, Picardie, Généralité d'Amiens.

La variante ci-dessous est probablement le blason de l'ancien village de Mareuil avant son absorption dans la commune de Mareuil-Caubert.

Mareuil-Caubert

D'argent à deux chevrons de gueules, le premier renversé, le second brochant sur le premier, leurs angles touchant les bords de l'écu.

Mareuil-Caubert

Blason de Pierre de Mareuil, plusieurs fois maïeur d'Abbeville entre 1284 et 1305.
Blason tiré de l'Armorial des maïeurs d'Abbeville, manuscrit de la fin du XVIe siècle ou du début du XVIIe siècle dessiné et illustré par Pierre Waignart,dont il existe trois exemplaires, dont l'un est conservé à la Bibliothèque municipale d'Abbeville (80).
(Aimablement transmis par Jacques Dulphy)

 

***

Mareuil-Caubert

 

Mareuil-Caubert

Château de Mareuil en 1796

Mareuil-Caubert

Le château de Mareuil fut détruit en 1361 mais rapidement relevé.

En 1420 il fut l'une des premières places dont s'assurèrent Jacques d'Harcourt et ses partisans dauphinois.

Le duc de Bourgogne Philippe Le Bon les en délogent en 1421 et fit désoler le château.

Jean de Caumont et dix dauphinois parvinrent à le reprendre mais durent partir à l'arrivée du roi d'Angleterre qui restitua la place aux Soissons-Moreuil, héritier des Tyrel de Poix.

Passé par alliance aux Créquy, il devient l'une des résidences favorites d'Antoine de Créquy, évêque d'Amiens en 1561.

Après l'avoir fait partiellement rebâtir, il le laissa à son neveu Antoine de Blanchefort-Créquy dont hérita Marie de Blanchefort épouse de Gilles, baron de Mailly et gouverneur de Montreuil sur Mer.

En 1694 Claude-Jean-Baptiste Rouault, marquis de Gamaches, vendit la seigneurie à J-B de Villepaux, maréchal de camp gouverneur d'Hesdin.

Dévasté par un incendie le 18 avril 1784, puis mis en vente à démolir, il a disparu au cours de la première moitié du 19ème siècle, au profit d'une habitation sans caractère particulier.

*

Seigneurie de Caubert

Caubert fut rattaché à Mareuil par une ordonnance royale de Charles X en 1826

Mareuil-Caubert

Au XIIIème siècle, en 1274 on trouve Bernard de Caubert, puis en 1321 Firmin de Caubert et en 1354 Pierre de Caubert.

Au XVème siècle le domaine passa dans la branche cadette de la maison d'Abbeville, on trouve en 1420 Pérotin d'Abbeville dit d'Yvergny puis en 1440 son fils Philippe d'Abbeville dit d'Yvergny, à sa mort en 1484 la seigneurie échut à Jeanne, l'ainée de ses petites filles, dame de Moismont, Caubert, Ercourt, Yvergny, Mons et Biencourt.

Mareuil-Caubert

Famille d'Abbeville, branche d'Yvergny : d'argent à trois écussons de sable

 

En 1500 elle l'apporta en mariage à Jean de Monchy, seigneur de Sénarpont.

Mareuil-Caubert

De Monchy : de gueules à trois maillets d'or

 

Passé par alliance à Alexandre de Morogues, gentilhomme de la Chambre du duc d'Anjou, dont les descendants le conservèrent jusqu'en 1750.

Le marquis de Venterol la vendit alors à Pierre Le Febvre, seigneur de Wadicourt, conseiller du Roi auprès du Conseil provincial d'Artois, auquel succèda son petit-fils.

Mareuil-Caubert

Le Febvre de Wadicourt : d'azur, à la fasce d'argent accompagnée de trois étoiles du même.

 

Demeuré dans leur postérité, le domaine échut à Charles Le Fèvre de Wadicourt, qui mourut sans postérité en 1871, le laissant à son neveu Blin de Bourdon.

Le domaine appartenait dans les années 1970 à la baronne de Vassart, née Blin de Bourdon.

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Toeufles

Publié le 20 Juillet 2017 par remus80

Toeufles

http://armorialdefrance.fr/  

 

D'argent à deux lions affrontés de sable, armés et lampassés de gueules, chargés chacun sur l'épaule d'une fleur de lis du même, soutenant un cœur de gueules.

 

Le blason de la commune de Toeufles (en picard: Teufe) est identique à celui de la famille De Toeufles, famille noble et ancienne du Vimeu, dont les premiers connus, seigneurs du lieu, furent les chevaliers Godart et André de Toeufles, vivant en 1190 (d'après René de Belleval, Fiefs et seigneuries du Ponthieu et du Vimeu, 1870).
On retrouve Jean de Toeufles, chevalier, en 1339, puis Miles [Emile] de Toeufles, écuyer, en 1377, toujours seigneurs de Toeufles.
Trois générations plus tard, la seigneurie de Toeufles passe aux De Fontaines, et les De Toeufles s'éteignent au XVIe siècle hors de leur village d'origine avec Nicolas et Louis de Toeufles, écuyers, seigneurs de Nolette et d'Huppy (80).
C'est à Huppy, d'ailleurs (à deux lieues de Toeufles), qu'apparaît, sur les vitraux armoriés de l'église , le blason de cette famille.

Toeuflesphoto J.Dulphy


Si Belleval (Nobiliaire du Ponthieu, tome I, 1861) le décrit "D'argent à deux lions affrontés de sable, armés et lampassés de gueules, chargés sur l'épaule d'une fleur de lys de gueules et soutenant un cœur de même", c'est un écu de gueules que soutiennent, en deux vitraux distincts, les lions figurés sur les vitraux d'Huppy.
La commune, à juste raison -car l'écu pour le cœur est dû à une confusion du maître verrier de 1545- a choisi de conserver un cœur entre les griffes des lions, telles que doivent être les armes des De Toeufles.
(Jacques Dulphy)

 

***

Possession de la famille de Toeufles depuis la fin du XIIème siècle, la seigneurie échut à la fin du XVème siècle à Baugeois de Toeufles qui la légua à son neveu Nicolas de Fontaines, seigneur d'Etrejust.

Sous Louis XIV elle appartenait à Antoine de Belleval (mort en 1677), puis à son fils Pierre-Antoine (mort en 1738) et à son petit-fils Louis-Antoine (mort en 1743) qui furent tous inhumés dans le coeur de l'église.

Toeufles

Par Spedona — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4542311

De Belleval : De gueules à la bande d'or sur un semé de croix recroisettées au pied fiché de même

On attribue souvent la construction du château à Louis-Antoine de Belleval vers 1740, capitaine de cavalerie au régiment de Toulouse, il épousa en 1730 sa cousine Geneviève, dame d'Emonville-Chepy.

Toeufles

 

dessin de L.Gillard 1864, bibliothèque municipale d'Abbeville.

Il mourut sans postérité en décembre 1743 après avoir vendu sa terre, sous réserve d'usufruit, à Pierre Foucques de Bonval issu d'une famille notable du Ponthieu.

Né en 1694, il fut reçu en 1716 conseiller au Présidial, anobli en 1731 par l'acquisition d'une charge de conseiller secrétaire du Roi, il devint maïeur d'Abbeville en 1740 et meurt en 1755.

Toeufles

Foucques : d'or à trois foulques de sable, becquées de gueules.

Armes parlantes puisque les foulques sont des bléries en picard.

Toeufles

Armoiries de Pierre Foucques sur sa sépulture dans la collégiale St Vulfran d'Abbeville.

Marié avec Marie-Anne Remy de Fermont, il eut six enfants qui se partagèrent ses biens; l'ainé prénommé Pierre comme ses ascendants épousa Marie-Charlotte Gaillard d'Embreville, mousquetaire du Roi, il fut seigneur de Toeufles en 1789.

A la mort d'Arthur Foucques d'Emonville en 1880, le domaine revint à sa cousine Estève de Morgan qui en 1905 l'apporta en mariage à Alfred de Mieulle, aïeul de Madame de Labriffe, née Hermine de Mieulle, qui d'est attachée à redonner vie à cette charmante demeure éprouvée par l'occupation, les colonies de vacances et un long oubli.

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église St Valery du 13ème, remaniée au 15ème

Toeufles

 

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Hameau de Rogeant

Toeufles

De Belloy : d'argent à trois fasces de gueules

Le hameau de Rogeant eut comme seigneurs la famille de Belloy aux 16ème et 17ème siècles puis en 1784 aux Le Blond du Plouy avec le mariage d''Augustine de Belloy avec Charles Le Blond du Plouy.

Le manoir fut remplacé à partir de 1902 par Hector Le Bond du Plouy.

Toeufles

Le Blond du Plouy : d'azur au chevron d'argent accompagné de trois roses du même.

Le domaine appartient à la comtesse Guy de Francqueville d'Abancourt, née Le Blond du Plouy.

Toeufles

 

dessin de L.Gillard 1864, bibliothèque d'Abbeville 

l'ancien château en 1864 

 

Toeufles

celui de 1902

Toeufles

en 1912.

 

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Saint-Sauveur

Publié le 13 Juillet 2017 par remus80

Saint-Sauveur

  http://armorialdefrance.fr/

D'argent au louchet de tourbier de sable en pal, accosté de deux briquettes du même enflammées de gueules; au chef d'or chargé de trois canards de sinople en vol.

***

Le blason, de conception moderne, porte en chef trois canards en vol, qui évoquent le marais de la Somme. Le louchet de tourbier et les deux briques de tourbe en flamme rappellent que jusqu'au XIXe siècle, l'extraction de la tourbe, pour le chauffage, procurait un emploi important dans le village.
(Jacques Dulphy)

Saint-Sauveur

 

Fronton de la mairie
(Photo de J. Dulphy)

 

Saint-Sauveur

Autocollant sur un véhicule communal.
Photo Jacques Dulphy, 2017)

Saint-Sauveur

Plaque de rue (photo Remus80)

Saint-Sauveur

Base de loisirs (photo Remus80)

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En 1463 Antoine Clabault possédait la terre et seigneurie d'Hédicourt que l'on dit Saint-Sauveur, acquise par son père Pierre.

Saint-Sauveur

Antoine Clabault, 17 fois maïeur d'Amiens de 1471 à 1503, statue sur la façade de l'hôtel de ville d'Amiens

Saint-Sauveur

Clabault : de sinople à l'escarmouche pommetée d'or

 

A la fin du XVIème siècle, Jean de Mons, seigneur de La Broye, avait épousé Antoinette Le Mattre, fille de Jeanne Le Berquier, dame d'Hédicourt.

Au XVIIème siècle lui avaient succédé Jacques de Mons, conseiller au Présidial d'Amiens et son fils Claude (1591-1677), seigneur d'Hédicourt-St Sauveur, trésorier de France et poète.

Puis un autre Jacques de Mons, chevalier, et son épouse Catherine-Thérèse Guillard de Lannoy.

Leur fille Agathe de Mons épousa en 1786 en la chapelle du château, Jean-Baptiste Fouache d'Halloy.

La famille de Mons d'Hédicourt dut conserver le domaine jusqu'au milieu du XIX ème siècle comme en témoignent les nombreuses stèles d'époque Louis-Philippe recueillies lors de la démolition de l'ancienne chapelle funéraire accolée à l'église.

Saint-Sauveur

Ecartelé : en 1: famille de Morvillers

en 2 : famille Clabault

en 3 : Famille Le Mattre

en 4 : famille de Mons 

Saint-Sauveur

Armoiries sur la chapelle funéraire au cimetière

Le château fut vraissemblablement élevé dans la première moitié du XVIII ème siècle et fut encadré vers 1840 d'ailes de deux travées en briques.

 

 

Saint-Sauveur

Au XIX ème siècle il appartenait à la famille de Tourtier.

Occupé pendant la dernière guerre et longtemps délaissé par la suite, il était en fort mauvais état lorsque la famille Créton de Limerville en entreprit la remise en état.

Saint-Sauveur

(dessiné par O.de Chavaignac pour l'Armorial des As)

Creton de Limerville : d'azur à la croix engrelée d'argent

*

Eglise Notre-Dame de la Trinité

Construite à la fin du XVème siècle

La toiture de la nef a été incendiée au XVIIIème

De nombreuses réparations

 

Saint-Sauveur 

église en 1864. 

Saint-Sauveur

Saint-Sauveur

Mairie-école

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Franqueville

Publié le 10 Juillet 2017 par remus80

Franqueville

http://armorialdefrance.fr/  

 

D'argent à trois forets de gueules, surmonté d'un lambel d'azur.

 

Ce sont les armes de la famille de Franqueville, le premier connu du nom est Bernard de Franqueville, homme-lige de Saint-Valery-sur-Somme, vivant en 1351. En 1390, Millet de Franqueville est chevalier de Malte, commandeur de Saint-Maulvis.

En 1415, Hue et Jean de Franqueville, chevaliers picards, prennent part à la bataille d'Azincourt, et reviennent saufs.

Bien que cette famille soit de toute évidence originaire du village du même nom, près de Domart-en-Ponthieu, on ne connaît pas avec certitude les noms des premiers seigneurs du lieu, dont ceux-là font certainement partie. Dernier connu du nom, Artus de Franqueville (qui n’était pas seigneur de Franqueville) était auditeur du roi en la sénéchaussée de Ponthieu en 1509.

Il ne faut pas confondre ces De Franqueville du Ponthieu, éteints au 16e siècle, avec d'autres familles du même nom toujours existantes. (Jacques Dulphy)

Franqueville

Blason de la famille de Franqueville, qui a inspiré le blason communal de Franqueville.
"Chronologie des maïeurs d'Abbeville" par le père Ignace, 1657.
Bibliothèque municipale d'Abbeville.
(Aimablement transmis par Jacques Dulphy)

Possession des de Riencourt de 1428 à 1600

Franqueville

de Riencourt : d'argent, à trois fasces de gueules frettées d'or.

La seigneurie avec la maison forte fut vendue en 1656 par Geoffroy Tiercelin, marquis de Brosse, gentilhomme de la chambre du Roi.

Franqueville

Tiercelin de Brosse : d'argent à deux tierces d'azur posées en sautoir, cantonnées de quatre merlettes de sable.

L'acquéreur fut Jean de Gaude, seigneur de Martainneville, capitaine au régiment de Soyecourt, il est l'ancêtre de Jean-François-Léonor Vogt, baron d'Hunolstein qui en fut dépossédé à la Révolution.

 

Eglise Saint-Pierre 

Franqueville

Franqueville

Franqueville

La nef date du XIIème siècle, le choeur et la tour-clocher furent reconstruits au XVIème siècle à l'iniative de Jacqueline de Riencourt, dame de Franqueville.

Deux grès du soubassement portent la date de 1576

Franqueville

Dont l'un est scellé à l'envers !

Franqueville

 

Le pignon de la tour-clocher portait les armes de Jean-François-Antoine de Gaude et celles de son épouse Marie-Anne de Malortie de Boudeville, deux écus ovales sous une couronne.

FranquevilleFranqueville

 

cliquer pour agrandir 

 

Franqueville 

De Gaude : d'or à une amphitère (dragon) de sable languée et armée de gueules.

 

Franqueville

 

 

De Malortie de Boudeville : d'azur au chevron d'or accompagnés de trois fers de lance du même, deux en chef et un en pointe, les pointes en bas. 

Franqueville

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Bourseville

Publié le 26 Juin 2017 par remus80

Bourseville

http://armorialdefrance.fr/ 

 

(1976) Parti: au 1er d'azur à la branche de chêne d'argent feuillée de deux pièces et englantée d'une, au 2e de gueules à la clé contournée et renversée et à la navette, toutes deux d'or et passées en sautoir.

Création Jacques DULPHY.
La branche de chêne est copiée du blason de Claude Ledoux, dit Ledoux de Bourseville, dernier seigneur et chatelain du lieu, dont la fille épousa M. Bisson de La Roque. Claude Ledoux de Bourseville, fermier de la ferme de Châteauneuf en Marquenterre , avait acquis la seigneurie de Bourseville en 1779 et agrandi le château. Il mourut en 1793.
Ce blason est gravé sur sa tombe, au cimetière de Bourseville, à l'extérieur du croisillon nord de l'église voisine. La clef et la navette rappellent deux activités très répandues dans le Vimeu, et notamment à Bourseville du  XVIIe au XIXe siècles: la fabrique de serrures et le tissage à domicile.
(Jacques Dulphy)

 

Devise: « fort conme [sic] Borséville ».

 

 

Bourseville

Jacques Dulphy 1976.

 ©2014 – Site Internet de la mairie de BOURSEVILLE (80130), tous droits réservés.

Avant 1377, existence du château de Martaigneville (en haut du village) et d'une motte féodale (vers le bas du village), le château n'existe plus mais la motte  est toujours là, située sur un terrain privé. 

L'ancienne maison seigneuriale était bâtie jusqu'au début du XVIème siècle sur l'emplacement actuel de l'église et du presbytère.

Au XVIème siècle, jusqu'en 1595, la famille du Hamel possède la seigneurie.

Puis de 1595 à 1638 François de Louvencourt, trésorier de France à Amiens, marié à Marie de Maupin.

De 1680 à1711 Louis, marquis d'Estrades, mestre de cavalerie, gouverneur de Gravelines et Dunkerque.

Puis Louis-Godefroid, comte d'Estrades, lieutenant-général des armées du Roi, jusqu'en 1717? suivi de son fils, prénommé également Louis-Godefroid, marquis d'Estrades, mestre de camp de cavalerie jusqu'en 1778. 

Philippe Pauchet racheta la seigneurie en 1778 mais ne la possèda que peu de temps puisqu'il meurt en 1779, elle fut acquise par le sieur Claude Ledoux dit Ledoux de Bourseville, trésorier de France, il fait agrandir le château. Mort en 1793, il repose au cimetière, à l'extrémité du croisillon nord de l'église.

Bourseville

Bourseville

 

Sur ce dessin ,la représentation héraldique du blason de la famille Bisson est erronée, le fond ne doit pas avoir de lignes horizontales représentant l'azur mais complètement lisse (argent), contrairement au chevron, les losanges devraient avoir des lignes verticales (gueules).

Celle des Ledoux est également erronée puisqu'il ne doit comporter qu'un seul gland.

 

BoursevilleBourseville

Bisson de La Roque : d'argent au chevron abaissé d'azur accompagné de trois losanges de gueules, au chef à trois traits de sept pièces d'argent et de sable.

Ledoux de Bourseville : d'azur chargé d'une branche de chêne à deux feuilles et un gland d'argent.

 

Sa fille Marie-Anne-Françoise épousa en 1804 Claude-François-Joseph Bisson de La Roque, né en 1755, qui s'installe à Bourseville au début du 19ème siècle et y mourut en 1835..

Leur fils Jules-Gabriel, né en 1803, épouse en 1830 Blanche-Marie Hulot, de cette union naissent 4 enfants dont Louis qui épouse Mathilde Desmoutiers.

Un de leur fils Jules-Alphonse-Joseph Bisson de La Roque, né en 1870 à Bourseville, se marie avec Marie-Joséphine Van Den Hacke puis en second mariage avec Marguerite-Marie Borel de Brétizel, dont la fille Geneviève-Marie-Mathilde épousera Jean Tirard, dont descend Jean-Claude Tirard, l'actuel propriétaire du château.

Le nom des anciens seigneurs de Bourseville s'éteint avec le décès en 1946 de Jules-Alphonse-Joseph Bisson de La Roque.

 * Charles-François Bisson de La Roque né en 1798, fils de Claude-François-Joseph, fit une belle carrière dans l'armée, élève de l'école Polytechnique, capitaine d'artillerie de marine, adjudant du parc d'artillerie de Rochefort, il meurt de maladie en 1831 à l'ïle Bourbon (île de la Réunion) .

Bourseville

Bourseville

sépulture Bisson de La Roque près de l'église.

Bourseville

 

*

 

                                                 Eglise Notre Dame des Anges 

                                                    Début du XVI ème siècle

Bourseville

L'église en 1884

Bourseville

en 1916

Bourseville

 

blasons dans l'église 

Bourseville

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