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Blasons des communes de la Somme.

Lihons

Publié le 25 Novembre 2017 par remus80

Lihons

 

http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

 Parti de gueules et d'azur à la croix partie d'argent et d'or cantonnée de quatre têtes de lion affrontées d'or à dextre et d'argent à senestre.

 

Adopté le 12 juin 1970.
Armes parlantes de la communauté des religieux du prieuré bénédictin de Saint Pierre et Paul de Lihons relevées par la commune de Lihons, en inversant les émaux de lions de dextre et de senestre.

Lihons

Le village de Lihons a constitué une commune par une charte de 1123 obtenue de l'abbé de Cluny, mais les sceaux de cette commune ont disparu et les armes qui y étaient sans doute inscrites ne sont plus connues. Ce sont donc des armes de son ancien et illustre prieuré que s'est inspirée la commune actuelle, quand elle y fut invitée par le Conseil général de la Somme qui préparait la publication de son Armorial des communes, paru en 1972. Ces armes du prieuré, qui sont aussi des armes parlantes, ne sont peut-être pas différentes de celles de la commune médiévale.
La commune actuelle les a adoptées par délibération du 12 juin 1970.

Lihonscliquer pour agrandir


Le prieuré de Lihons, de l'ordre de Saint-Benoît de Cluny, sous le vocable de Saints-Pierre-et-Paul, était considéré comme l'un des plus anciens de France. Plusieurs fois incendié, il relevait directement de l'abbaye de Cluny. Il eut en 1781 pour dernier prieur commendataire un personnage peu ordinaire, en la personne de l’abbé Maury , membre de l'Académie française en 1785, député ultraconservateur aux États généraux de 1789 (pour la circonscription de Péronne où était son prieuré) comte d'Empire et archevêque de Paris en 1810.
(Jacques Dulphy)

***

Possession de la famille de Mailly au XIIIème siècle, la terre échut au début su XVème à Marguerite de Mailly qui apporte en mariage à Gilles III de Soyecourt "La terre du Grand Manoir de Lihons".

Il s'agissait d'un domaine de plus de 350 journaux avec un puissant château, dit-on cantonné de tours carrées et protégé par de larges fossés en eau.

Lihonscliquer pour agrandir

 

En 1439, les Anglais prirent le village et mirent le feu à l'église, les habitants (plus de 300) qui y s'étaient réfugiés périrent.

La garnison du château voyant cela négocia et acheta sa reddition.

A l'époque des guerres de religion en 1589, M.d'Estourmel, gouverneur de Péronne, fit garder le château.

Lihons

Belleforière-Soyecourt : écartelé

aux 1 et 4 : d'argent, fretté de gueules (Soyecourt)

aux 2 et 3 : de sable, semé de fleurs de lis d'or (Belleforière) 

Eléonore de Belleforière-Soyecourt, la fille du marquis de Soyecourt, épousa le 16 février 1779 le comte Emmanuel-Dieudonné de La Tour-en-Voivre (Woëvre ), chambellan de l'Empereur d'Autriche et colonel de ses armées, il meurt en 1824.

Lihons

 

 

De La Tour En Voivre : écartelé : aux 1 et 4 : de gueules aux trois lions d'argent

aux 2 et 3 : de sable à la fasce d'argent accompagnée de trois pattes de lion du même, deux en chef contre-onglées, une en pointe contre-onglée et mouvante de la pointe.

 

Son fils, collectionneur solitaire, vécut au Grand Manoir jusqu'à sa mort en 1862.

Lihons

 

Lihons

La vente qui s'en suivit porta sur un vieux bâtiment et un domaine réduit à une vingtaine d'hectares.

Tout disparu lors des bombardements de la Première Guerre Mondiale.

Lihons

Le Grand Manoir après les bombardements

 

***

Eglise Saint Médard

édifice de belles proportions du XIIIème et XVème siècle

Lihons

En 1867

Lihons

Lihons

Lithographie de Engelmann et Cie

Lihons

Lihons

Lihons

 

Lihons

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Pissy

Publié le 22 Novembre 2017 par remus80

Pissy

 http://armorialdefrance.fr/ 

 

 D'azur à deux truelles d'or passées en sautoir la poignée vers la pointe, accompagnées en chef d'une rose, en flancs de deux pommes feuillées d'une pièce et en pointe d'un poisson, le tout du même.

 

Le blason de Pissy a été adopté par délibération du conseil municipale le 29 septembre 2017. Il a été conçu par Jacques Dulphy, avec l'aide de Daniel Juric et Arcady Voronzov, et les conseils de Philippe Poiret, maire.
Le poisson évoque le nom de Pissy. Si ce nom vient plus sûrement d'un nom d'homme latin (Piccium?), le poisson appartient à l'étymologie populaire du lieu, Pisciacum en 751, Picciumen 1146.
Les truelles symbolisent, comme sur le blason du village voisin de Ferrières, la présence nombreuse, jusqu'au début du XXe siècle, de maçons dans le village.
Les pommes mettent à l'honneur une variété ancienne, la «Belle de Pissy», qui porte le nom du village dont elle est originaire.
La rose appartient aux armes de la famille De Chassepot de Pissy, et elle a été relevée avec l'autorisation des descendants de la famille. Les De Chassepot de Pissy portaient: d'azur à la fasce ondée d'or accompagnée de trois roses du même.

Pissy


Les couleurs, or et azur, du blason communal sont aussi celles de cette famille dont étaient issus les derniers seigneurs et châtelains du lieu avant la Révolution, qui a marqué l'histoire du village et qui en a porté le nom.
(Jacques Dulphy)

Pissy

Dessin d'Arcady Voronzov (Russie)

(Avec son aimable autorisation)

****

La seigneurie de Pissy resta divisée en deux parties jusqu'à la fin du XVIIème siècle.

La première relevait de la baronnie dePicquigny, dans l'inventaire de 1357, elle appartenait déja aux Saisseval, avec un manoir amassé de bâtiments.

En 1564 Charles de Louvencourt acquit l'autre partie de la seigneurie, mise en vente par l'abbaye Saint Lucien de Beauvais, gentilhomme de la Chambre du Roi, il habitait ordinairement Amiens avec son épouse Marguerite Picquet de Dourier.

Son petit-fils Jacques-Eustache épousa en 1638 Marie-Marguerite de Conty, dame de Saulchoy et de Cléry.

L'année suivante, il vendit à Etienne Guérin qui rétrocéda aussitôt à Charles de Saisseval, issu d'une famille fort anciennement implantée à Pissy, ce qui permit de réunir les deux fiefs.

Pissy

De Saisseval : d'azur à deux bars d'argent adossés

Son fils ainé François épousa en 1675 Geneviève Fraguier et prit la succession après la mort  en 1676 de son père et de sa mère en 1680, il fait bâtir le colombier octogonal.

Pissy

On retrouve les armoiries des de Saisseval sur un des contreforts de l'église.

Pissy

Les De Saisseval de Blérencourt et d'Anville y ajoutaient quatre trèfles d'or

En 1682, il passe marché pour la construction du château à la place de l'ancienne demeure seigneuriale, il est terminé en août 1686, il n'en jouit pas longtemps car il meurt trois ans plus tard en 1689.

Pissy

François-Denis son fils ainé, épouse en 1710 Marie-Françoise de Cacheleu qu'il a la douleur de perdre l'année suivante à la naissance de sa fille Marie-Françoise.

Devenue dame de Pissy, cette dernière épouse en 1735, dans la chapelle du château, Jean-François de Chassepot de Beaumont, capitaine pour le Vol du héron de la Grande Fauconnerie de France, originaire de Bourgogne.

Leur fils ainé Jean-François, officier de cavalerie, né à Pissy , épouse en 1769 Anne-Claire de Bourdin, dame de Monsures.

Pissy

de Bourdin : d'azur à trois têtes de daims arrachées et couronnées d'or

 

 

Devenu le citoyen Chassepot, il ne peut s'opposer en messidor An II, à la pose des scellés et à l'inventaire du château, décidés par les autorités en raison de l'absence de ses quatre fils partis pour l'émigration.

L'ainé, Aimé, baron de Chassepot de Chapelaine et de l'Empire, sera préfet à deux reprises et mourra sans alliance.

Gustave , le second, se fixera à Avelesges, Gabriel le troisième, colonel d'infanterie mourra à Pissy en 1845, laissant un fils Léon qui sera en 1860 maire d'Amiens pendant quelques mois.

C'est le dernier François-Timoléon qui succédera à son père, baron de l'Empire avec majorat en 1813 et colonel sous la Restauration, il obtient en 1820 l'érection de la terre en marquisat, il meurt en 1837.

Pissy

François-Timoléon :Institution de majorat au titre de baron d'Empire, franc-quartier des barons, brochant au neuvième de l'écu.

Son fils Adalbert-Charles, officier aux dragons de la Garde Royale, accompagne Charles X à Cherbourg, en 1830 et partage son exil, il ne revient à Pissy qu'en 1860.

Viennent ensuite  Alexandre, mort en 1902 et Adalbert, mort en 1957.

Mis en vente en 1985 après la mort du colonel de Pissy, ses héritiers cédèrent le château à M. et Mme Péria qui le restaure et le mette en valeur, il appartient ensuite à M. et Mme Loïc Bernard-Sterlin.

 

Pissy

église Saint Fuscien en 1874

Construite au XVIème siècle et consolidée au XVIIIème. 

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Framerville-Rainecourt

Publié le 20 Novembre 2017 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

                    

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy à partir des armes de la famille de Collemont, les besants de sable étant remplacés par un coquelicot et deux bleuets, symbolisant la Grande Guerre.

Framerville-Rainecourt

 

 

Le premier seigneur parait avoir été Beaudoin de Longueval qui accompagna Saint-Louis dans son expédition d'Afrique.

En 1396 on trouve Louis d'Argies, au XVème siècle la famille de Boussi, en 1549 Jean de Rivery puis Antoine de Rivery, Antoine de Festard la possédait à la fin du XVI°.

Elle fut acquise en 1610, à la suite de la saisie opérée sur ses enfants, par François de Collemont, a eu confirmation de noblesse par Henri IV en 1592.

Il épouse en 1596 Renée Scourion.

Framerville-Rainecourt

De Collemont : d'azur à la fasce d'argent, chargée de trois tourteaux de sable, accompagnée de trois coquilles d'or.

Support et cimier : trois licornes

 

Son fils Claude, marié en 1651 à Jeanne de Parisis lui succède, puis le fils de celui-ci, Charles de Collemont , marié en 1681 à Françoise Martin

C'est lui qui fit construire le château, le fronton portait dit-on les armes des de Collemont

Son fils Jean-Charles, né en 1682, chevalier et Lieutenant des maréchaux de Péronne, épousa en 1715 Charlotte de Vendeuil.

Sa nièce Marie-Geneviève du Fossé de Watteville (1718-1764) en hérita, elle se maria en  1750 avec François-Firmin Desfriches-Doria, marquis de Payens, capitaine de cavalerie et seigneur de Cayeux-en-Santerre

Framerville-Rainecourt 

 

couronne de marquis

Biaudos de Castèja : écartelé : aux 1 et 4, d'or au lion de gueules

aux 2 et 3, d'argent, à trois merlettes de sable

écartelé: aux 1 et 4, d'azur à la bande d'argent, chargée de trois défenses de sanglier de sable et de deux roues d'argent ( Desfriches)

aux 2 et 3, coupé d'or et d'argent, à une aigle de sable, languée, becquée et couronnée d'or, brochant sur le tout (Doria)

 

Ils firent moderniser et agrandir le château.

 

Framerville-Rainecourt

De cette union est issue une fille : Marie-Elisabeth-Françoise Desfriches-Doria qui se maria en 1779 avec Stanislas de Biaudos, comte de Castèja, colonel commandant le rgt Royal Comtois.

* Le 10 janvier 1779 à Versailles, le roi et la famille royale donnent leur agrément pour le mariage de Stanislas Catherine de Biaudos avec Marie-Elisabeth-Françoise Desfriches-Doria, riche héritière de nobles picards, petite fille par son père du marquis Doria et par sa mère du comte de Watteville, gouverneur de Ham, marié à une demoiselle de Collemont. C'est le 16 janvier, chez l'époux, rue du Cherche Midi, que le contrat est signé en présence des témoins et de la famille. La mariée apporte à son mari plusieurs seigneuries parmi lesquelles Framerville, Rainecourt, Herleville et Belleuse. 

Le domaine échut ensuite à l'ainé de ses deux fils, André de Biaudos de Castèja, chef d'escadrons de cuirassiers, né en 1780, il épousa en 1802 Alexandrine-Françoise de Pons-Rennepont, il meurt subitement en 1828.

Leur fils Rémi-Léon de Biaudos, marquis de Castèja, né en 1805, épousa en 1835 Eliza Margaret Hunloke, il vend le château en 1866.

Il décède en 1899 laissant un fils Emmanuel-Alvar de Biaudos de Castèja,né en 1849, qui racheta le château en 1908, il meurt en 1911 le laissant à l'un de ses enfants.

Le château fut gravement endommagé pendant la Première Guerre Mondiale, une fois la paix revenue, la marquise de Castèja renonça à faire relever cette grande demeure dont elle n'avait pas l'usage, mais fit restaurer les bâtiments de la ferme voisine ainsi que le long corps de communs qui bordait la cour d'honneur.

Le château appartient ensuite à Madame Courtier.

Framerville-Rainecourt

 

Le cartouche du fronton est très abimé, les sculptures semblent représenter une allégorie de la vie champêtre.

Framerville-Rainecourt

Entrée monumentale de l'ancien château (photo : APictche)

*

Eglise Sainte Geneviève 

Framerville-Rainecourt

 

L'église dont la construction datait du XVII° siècle, était intégrée au château, fortement endommagée lors des combats de la Grande Guerre, elle fut reconstruite sur ses fondations à l'identique dans le style néo-gothique en 1920.

Framerville-Rainecourt

août 1916.

 

Framerville-Rainecourt

 

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Béhen

Publié le 11 Novembre 2017 par remus80

Behen

http://armorialdefrance.fr/  

 

 

D'argent au sautoir de gueules, cantonné de quatre hures de sanglier de sable.

***

Il s'agit des armes de la famille Carue, dont la généalogie suivie commence en 1363 à Martainneville, et s'achève aux premières années du XVIe siècle.
Jean Carue, écuyer de cuisine du roi, est seigneur de Béhen de 1442 à 1448. Il est le premier du nom parmi les seigneurs du lieu. Après lui, la seigneurie passa à son fils Jean (seigneur de 1480 à 1519) puis à Jeanne, fille du précédent, seigneur de 1519 à 1540, dernière du nom, épouse de Charles Cornu, seigneur de Beaucamps.
Ce blason est sculpté dans le bois, timbré d'un heaume, et orne la salle du conseil et des mariages à la mairie de Béhen.
(Jacques Dulphy)

Behen

 

Blason de la famille Carue, qui a inspiré le blason de Béhen.
"Chronologie des maïeurs d'Abbeville" par le père Ignace, 1657.
Bibliothèque municipale d'Abbeville.

(Aimablement transmis par Jacques Dulphy) 

****

Château des Alleux

Béhen

 

Hutin de Friaucourt en était le seigneur en 1456.

Melchior de Bellengreville de 1525 à 1550.

Vers 1550 Isabeau Gaillard, dame des Alleus (sic), épousa Jean du Bus, seigneur de Saucourt.

En 1573 le mariage de leur fille Geneviève avec François de Créquy, vicomte de Langle, mort en 1630.

Son fils Charles lui succéda, à sa mort en 1653, succédèrent ses fils Adrien et Antoine-Léonor(mort en 1721) qui moururent sans postérité.

Le domaine revint à un de leurs cousins Créqui dont l'épouse Marie-Jeanne Liault de Séronville y habita jusqu'à sa mort en 1761, au contraire de son fils Charles-Augustin qui mena une carrière militaire comme maréchal de camp.

En 1790, il légua ses biens à son cousin Charles-Antoine Le Blond, seigneur du Plouy, qui partit pour l'émigration.

Déclaré bien national, le domaine fut adjugé en 1793 à Pierre Sagnier puis revendu en 1826 à Bonaventure Eloy de Vicq, bon musicien qui avait trouvé refuge à Abbeville pendant la Révolution.

Béhen

Eloy de Vicq : de sable à six besants d'or

Léon Eloy de Vicq, son fils, acquit un certain renom dans le domaine de la botanique.

Vraissemblablement élevé avant la Révolution mais rehaussé d'un étage au début du XIX éme siècle, le corps d'habitation a malheureusement été ravagé par un incendie en 2001.

Béhen

Béhen

Au-dessus de la porte de la tourelle, un encadrement de briques saillantes entoure un tableau de pierre crayeuse assez dégradé où l'on reconnait, entre deux sauvages appuyés sur des massues, un écu accompagné du collier de l'ordre de Saint-Michel, d'une couronne de marquis et de la date de 1673.

Béhen

 

Béhen

De Créquy : d'or au créquier de gueules

Béhen

Héritière de son père en 1886, Léontine de Vicq, mourut en 1899 laissant le domaine à sa cousine Agnès de Fontanges, née Vincent d'Hantecourt, aïeule de l'actuel Propriétaire le marquis de Fontanges.

Béhen

De Fontanges : de gueules au chef d'or chargé de trois fleurs de lys d'azur.

 

****

Château de Béhen

Béhen

 

Béhen

de Bellengreville : d'azur à la croix d'or cantonnée de quatre molettes d'éperon de même.

Longtemps possession de la famille de Bellengreville, l'imposante demeure brique et pierre du XIXème siècle a remplacé la modeste gentilhommière dessinée en 1866 par Gillard.

 

Behen

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Maizicourt

Publié le 7 Novembre 2017 par remus80

La commune ne possède pas de blason.

 

Projet de blasonnement soumis par Jacques Dulphy, resté sans suite...reprenant le lion de gueules des de La Houssoye (en version léopardé) associé à une moucheture d'Hermine.

Maizicourt

                                   

* Il existait deux fiefs principaux, le premier relevait d'Auxy, par conséquent du Ponthieu, et avait pour titulaire au XIIIème siècle un certain Adrien de Mencicort.

Passé vers 1380 à Henri Quiéret.

Il comportait au XVIIIème siècle une maison seigneuriale accostée d'une haute tour de pierre.

* Quant au second, il relevait de Gézaincourt, c'est en ce fief qu'en 1420, Jeanne d'Occoches épouse de Florimond de Brimeu, sénéchal de Ponthieu, déclarait posséder un manoir à Mésicourt. 

MaizicourtMaizicourt

 

De Brimeu : d'argent à trois aiglettes de gueules

d'Occoches : d'argent à la fasce de gueules surmontée de trois coqs de sable, membrés, becqués et couronnés de gueules. 

 

En 1450, il échut par héritage à Jean de La Houssoye, neveu de Jeanne d'Occoches, dont la famille allait le conserver pendant plusieurs siècles.

Maizicourt

De La Houssoye : d'argent coupé d'azur au lion de gueules, brochant sur le tout, couronné et lampassé d'or.

 

Cité en 1484, Adrien de La Houssoye, écuyer, gentilhomme ordinaire servant à la bouche du Roi, épousa Marguerite de Rubempré et dut faire relever le manoir ruiné par la guerre de Cent-Ans.

Son petit-fils François figura en 1557 parmi les gentilhommes de la Prévôté du Vimeu, et son arrière petit-fils Jean épousa sa voisine Marie de Boubers-Bernâtre.

A Louis de La Houssoye, qui reçut de Barbe de Boffles la seigneurie de Neuvillette, succédèrent Jean qui épousa Marie de Saint-Blimont, puis son fils Jean (mort en 1687) vicomte de Maizicourt.

Nicolas de La Houssoye, capitaine de carabiniers mourut en 1709 tué à Neerwinden, laissant ses biens à son cousin Louis-François, seigneur de Neuvillette et Gouy, capitaine de cavalerie, qui mourut précipitamment 5 ans plus tard.

Le château fut construit par Nicolas-François de La Houssoye sur les fondations de l'ancien château-fort.

Maizicourt

Maizicourt

Egalement prénommé Louis-François, son fils ainé, fut reçu en 1720 page du Roi en sa Grande Ecurie, il eut 7 enfants de son mariage avec Charlotte d'Urve.

Des revers de fortune assez graves contraignent ces derniers à se défaire de la seigneurie, acquise par Pierre Langlois de Beaufresne puis revendue en 1781 à Jean-Baptiste-Gabriel Lesenne, conseiller du Roi et procureur à Doullens, qui ne la garda que deux ans.

Revendue à Louis-Henri Brunel d'Horna, retiré à Maizicourt en 1791 puis incarcéré à Bicêtre trois ans plus tard, il cherche à louer le domaine qu'il donne finalement en 1811 à sa fille adoptive à l'occasion de son mariage avec Charles de La Chouquais, magistrat caennais.

Joanna Mellier achète le château en 1845, peu avant d'épouser Pierre Acquet de Férolles, qui meurt prématurement en 1862.

Ils ont fait ajouter leurs armoiries sur le fronton.

Maizicourtcliquer pour agrandir

Maizicourt

 

Maizicourt

Acquet de Férolles : de sable, à trois paniers ou seaux d'or posés deux et un.

 

A nouveau mis en vente, il est acquis en 1873 par Jules Trogneux dont la famille le gardera jusqu'en 1963.

Au terme de douze ans d'abandon, il est adjugé en 1989 à M. et Mme Guévenoux qui le restaurent et créent tout autour l'un des plus beaux jardins de la région.

 

Eglise Notre-Dame

XVIème siècle

Maizicourt

aquarelle d'O.Macqueron 1865-bibliothèque d'Abbeville.

Maizicourt

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Louvrechy

Publié le 5 Novembre 2017 par remus80

La commune ne possède pas de blason.

 

Projet de blason soumis par Jacques Dulphy, reprenant  les trois maillets de sinople des de Mailly avec une louve de gueules (allusion parlante).

                                     

Louvrechy

Les origines de Louvrechy sont encore mal connues, cependant les sires de Rayneval, d'extraction chevaleresque et s'appelant originellement Des Préaux, en étaient les seigneurs au Moyen-Âge.

Le sceau de Jehan de Rayneval dont l'écu est une croix chargée de cinq coquilles, est dit seigneur de Raineval, Louvrechy et Rouvrel.

Louvrechy

Louvrechy

de Raineval : d'or à la croix chargée de cinq coquilles d'argent.

La seigneurie est entrée au XVIème siècle dans la famille d'Ailly, elle échut au début du XVII ème à Claire-Charlotte d'Ailly, première duchesse de Chaulnes, qui mourut en 1681 à Guiscard.

Louvrechy

Ducs de Chaulnes : de gueules, à deux branches d'alisier d'argent passées en double sautoir, au chef échiqueté d'azur et d'argent (d'Ailly); sur le tout, d'or au lion de gueules (d'Albert).

 

Trois ans plus tard en 1684, son petit-fils Charles, troisième duc de Chaulnes, vendit ses terres de Raineval, Thory, Louvrechy, Sauvillers et Mongival, moyennant la somme considérable de 280.000 livres, cette somme permit de couvrir une partie de ses dettes.

L'acquéreur fut Henri Massue, marquis de Ruvigny , lieutenant-général des Armées du Roi et député général des églises protestantes, qui se retira en Angleterre après la Révocation de l'Edit de Nantes et dut se défaire de la plupart de ses domaines.

Adrien Quiéret était déclaré habitant Louvrechy à la fin du XVIIème siècle.

Louvrechy

Louvrechy

Acquise en 1701 par Joseph de Court , trésorier de France à Amiens, comme celle de Raineval.

En 1709, Marie-Michelle de Court l'apporta en mariage à Charles-Timoléon de Séricourt, marquis d'Esclainvillers.

Louvrechy

La seigneurie passe ensuite dans la maison de Mailly en 1737, par le mariage de Marie-Michèle de Séricourt avec Joseph-Augustin, comte de Mailly-Haucourt.

Louvrechy

de Mailly : d'or à trois maillets de sinople.

En 1779, le comte de Mailly installa dans l'ancien château le chirurgien Baudelocque dont il s'était attaché les services pour soigner gratuitement les habitants de ses sept paroisses et de faire un cours d'accouchement..

Vendu après sa mort sur l'échafaud, et définitivement converti en exploitation agricole, le château connut plusieurs propriétaires au XIXème siècle.

Au cours de l'offensive allemande de mars 1918, le corps de logis et le pigeonnier furent sévèrement touchés, le pressoir et plusieurs dépendances détruits.

Au lendemain de la guerre, M.Reusse vendit le domaine à Joseph  van Wymeersch, aïeul de l'actuel propriétaire, qui fit restaurer les bâtiments.

Louvrechy

 

Louvrechy

Accompagnée d'un pigeonnier octogonal en pierre blanche, cette modeste gentilhommière brique et pierre développe une façade de cinq travées sous un toit à forte pente.

Louvrechy

La date de 1660 figure sur le portail dans un cartouche ornée de palmettes stylisées.

Louvrechy

Mentionné en 1561, l'édifice précédent devait avoir plus d'importance, on en reconnait les vestiges dans le terre-plein qui sert d'assise à l'édifice actuel, et dans les levées de terre qui le séparent de l'église. L'ensemble constituait un intéressant exemple de noyau castral.

Louvrechy

Monogramme G D sur la façade, au-dessus de la porte d'entrée

 

Eglise Saint Martin du XV et XVIème siècle

Louvrechy

église en 1874

Louvrechy

 

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Miannay

Publié le 31 Octobre 2017 par remus80

Miannay

http://armorialdefrance.fr/ 

D'azur à trois molettes d'argent.

 

Quand en 2011 Xavier Normand, journaliste à l'Action Agricole Picarde, qui publie dans son hebdomadaire des photographies aériennes et des notices historiques consacrées aux communes de la Somme, sollicite Mme Gallet, maire de Miannay, pour connaître le blason de cette commune, c'est un blason "d'azur à trois molettes d'argent" qui lui est indiqué, quoique la commune n'en fasse pas usage.
[Il restait] quelques doutes au sujet de ce blason que donnaient quelques sites en ligne. Sans doute, fallait-il chercher du côté de la famille De Miannay, mais même Belleval, grand spécialiste des vieilles familles du Ponthieu et du Vimeu, avoue son incompétence en matière d'armoiries, pour cette famille qui a tenu la seigneurie de Miannay de la fin du XIIe siècle (au moins) jusqu'à 1380. "[La famille...] disparut entièrement après la première moitié du XIVe siècle" écrit Belleval (Nobiliaire, tome 2, 1864, p 207), précisant que "Martin de Miannay est au nombre des nobles et fieffés du baillage d'Amiens convoqués pour la guerre le 25 août 1337", et avouant: "Les armes de cette famille nous sont inconnues".
Un élément vient confirmer la justesse du choix de la commune de Miannay: dans la collection provenant du peintre héraldiste belge Marcel Stiennon (†2000), réalisée vers 1958 et consacrant un bon nombre de ses gouaches (rendues récemment publiques) aux familles picardes, la famille De Miannay est représentée par un "d'azur à trois molettes d'argent". La rigueur de l'héraldiste louviérois est connue; il n'y a pas lieu de douter davantage du bon choix de la commune de Miannay.
(Jacques Dulphy)

Miannay

Armes de la famille de Miannay (XIIIe-XVIe siècles).
Gouache de Marcel Stiennon, 1958.
(Aimablement transmis par Jacques Dulphy)

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Ancienne seigneurie, fief de la famille de Miannay, mouvance des seigneurs de Ponches en Ponthieu.

On trouve en 1200 Godefroy de Miannay puis vers 1243 Geoffroy de Miannay qui conclut un accord avec l'abbaye de Sélincourt.

Vers 1300, Jean de Miannay, chevalier.

Son fils Martin est convoqué pour la guerre en 1337.

De 1373 à 1380 Remy de Miannay.

Vers 1390, la seigneurie fut vendue ou cédée à la famille de Pierre Roussel, écuyer, seigneur de Mons, anoblie en 1391, bailli de Bailleul comme le furent ses successeurs pendant 5 générations, il fut maïeur d'Abbeville à 6 reprises entre 1390 et 1450.

Miannay

Roussel : de sable à trois aigles éployées d'or.

 

Daniel Roussel, maréchal de camp, fut député général des protestants au début du règne de Louis XIV.

Suzanne Roussel de Miannay, sa fille et seule héritière, épousa en 1659 Daniel de Boubers, vicomte de Bernâtre, capitaine de cavalerie, qui acheta en 1693 la terre de Boismont, y fit construire un château et y fut inhumé en 1702.

Miannay

de Boubers : d'or, à une croix de sable chargée de cinq coquilles d'argent.

 

Pressé par ses créanciers, son fils Henri-Louis dut vendre Boismont en 1727 et revenir habiter sa maison de Miannay où lui succédèrent Clause-Charles, comte de Boubers-Abbeville et son épouse.

Ils furent inhumés dans l'église paroissiale en 1769 et 1770. 

Miannay

 

A la veille de la Révolution, Amédée de Boubers-Abbeville, capitaine au corps-royal des carabiniers de Monsieur, en était le seigneur.

René de Belleval voyait dans l'aile perpendiculaire au manoir, un vestige du château d'Hector de Créqui, écuyer du duc d'Alençon au début du XVIIème siècle, détruit un siècle plus tard et partiellement rebâti par les Buissy.

Toujours est-il que l'édifice était encore habité sous la Restauration par Armand le Blond du Plouy qui mourut en 1838, sa veuve Hélène de Buissy-Fontaine fit ramener le mobilier à Rogeant.

Miannay

Le Blond du Plouy : d'azur au chevron d'argent accompagné de trois roses du même.

 

Miannay

Converti à usage de ferme et mis en vente après la mort de son fils Arnould, il fut acquis par M.Dumont-Fréville.

Miannay

Miannay

 

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Fief de Lambercourt

Vers 1435, Marie de Gouy épouse de Jean du Quesnoy, acquit des héritiers de sa tante Marguerite de Bacquemont, la seigneurie de Lambercourt, près de Miannay.

En 1580, Claude de Bourbon-Vendôme, seigneur de Ligny, y fonda une chapelle où 5 ans plus tard fut inhumée son épouse Antoinette de Bours, dame de Lambercourt.

Le sanctuaire devint le lieu de sépulture habituel de ses successeurs : Bourbon-Vendôme,Rambures et La Roche-Fontenilles.

François de La Roche, marquis de Fontenilles, y fut inhumé en 1728 et Jean-Baptiste Colbert de Croissy, marquis de Sablé en 1791.

Saccagé pendant la Terreur puis démoli, le château n'a pas laissé de traces, quant au bâtiment à usage de chapelle, il fut adjugé en 1794 pour 2300 livres et aussitôt abattu par son acquéreur, le citoyen J-B Jumel-Riquier, architecte-entrepreneur.

Ecoeurée par ce vandalisme, la marquise de Sablé, née La Roche-Fontenilles-Rambures, abandonna définitivement le site et vendit même les bois.

Miannay

Dalle funéraire de Guillaume de Bours mort en 1551.

On retrouve les armes de la famille D'Occoches sur la plate-tombe gravée du seigneur de Lambercourt Guillaume de Bours (16e) dans l'église de Miannay, où elles a été remisée dans la cave de la nouvelle église après avoir échappé vers 1980, brisée de toutes parts, au remblaiement d'un chemin. Les trois coqs y sont nettement apparents, allusion parlante à la forme ancienne et picarde du lieu, qui se prononçait originellement: Ococ.

MiannayMiannay

 

de Bours : d'or, à la croix ancrée de gueules.

d'Occoches : d'argent à la fasce de gueules, surmontée de trois coqs de sable, membrés, crêtés, becqués et couronnés de gueules.

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Armoiries au-dessus de la porte latérale de l'église

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Bazentin

Publié le 29 Octobre 2017 par remus80

Bazentin

http://armorialdefrance.fr/ 

D'azur semé de fleurs de lis d'argent

 

La petite commune de Bazentin, patrie de Lamarck, relève les armes de la famille du même nom, et notamment celles de Huart de Bazentin, seigneur de Bazentin à la fin du XIIIe siècle.
Huart de Bazentin était au nombre des 500 chevaliers appelés au tournoi de Chauvency (1285). La première joute de ce tournoi, racontée par le trouvère Jacques Bretel, opposa Huart de Bazentin et Ferri de Chardogne. Les deux protagonistes, dont les blasons sont décrits dans l'armorial du «Tournoy de Chauvency» (Lorraine) furent blessés. Le seigneur de Bazentin portait: d’azur semé de fleurs de lis d’argent. La famille ajoutait en cimier: un cygne issant d’argent, vol levé.
(Jacques Dulphy)

 

Bazentin

Bazentin

Ainsi, le lundi matin, lendemain de la Saint-Rémi, les préparatifs furent achevés ! Les premiers jouteurs qui ouvrirent la compétition furent Ferry de Chardogne et Huart de Bazentin. Le héraut du premier chevalier se mit alors à crier "Chardogne !", ne manquant pas d’interpeller Héface, le héraut adverse qui rétorqua fortement "Tais-toi, ladre ! Dieu te maudisse ! C’est Bazentin ! Vous vous trompez !". La joute s’engagea vivement ; Bazentin emportant la décision en désarçonnant le chevalier barrois qui fut malencontreusement piétiné par son cheval. Ferry de Chardogne s’en tira avec le bras cassé. Après le combat, le ménestrel Henriot de Laon fit l’éloge des deux vaillants combattants qui venaient de proposer un beau spectacle.

 *

A Bazentin le Grand s'élevait un château considérable dont les seigneurs eurent beaucoup de célébrité au Moyen-Âge dont Huart de Bazentin.

Les seigneurs, leur habitation et le village, ayant disparu au milieu des désastres des guerres, il s'éleva alors à Bazentin le Petit une nouvelle maison seigneuriale auprès de laquelle les habitants vinrent se fixer.

Cette seigneurie appartenait au seigneur de Guillebon dont le nom primitif était Le Thoillier, sous le règne de Charles VII, Guy le Thoillier fut surnommé 'Le bon', donc Guy-le-bon....telle est l'origine du nom que portèrent ses descendants comme Jean Le Thoillier dit Guilbon.

Bazentin

de Guillebon : d'azur à la bande d'or accompagnée de trois besants de même, deux en chef et un en pointe.

Support : deux lévriers, une couronne de comte et cimier avec un lévrier issant.

Bazentin

Chapelle du cimetière en l'honneur de la famille de Guillebon, bienfaitrice de la commune, céramique de Maurice Dhomme.

Bien plus tard en 1656, Philippe de Monet de La Marque épousa Catherine de Fescamps qui lui apporta la terre de Bazentin, il fit orthographier son nom " De Monet de Lamarck

A un second Philippe de Monet, maintenu dans sa noblesse en 1697, succéda Philippe-Jacques de Monet, capitaine au régiment de Conty, qui eut dix enfants de son mariage avec Françoise de Fontaines de Chuignolles.

Louis-Philippe, le second de ses fils, page du roi puis capitaine d'infanterie, lui succéda et épousa Catherine de Wasservas.

Tandis que le dernier Jean-Baptiste de Monet, dit de Lamarck, né en 1744, rejoindra l'armée à 17 ans muni d'une recommandation de la marquise de Lameth.

Officier au rgt de Beaujolais, le chevalier de Lamarck quitta l'armée sept ans plus tard et se consacra avec passion aux sciences naturelles, il mourut en 1829.

Bazentin

Monet de Lamarck : écartelé, aux 1 et 4 : d'azur au lion d'or

aux 2et 3 : d'or à trois colonnes de sable, au chef chargé de trois roses de gueules.

Bazentin

Les combats de 1914-1918 n'ont rien laissé subsister du château.

Bazentin

 

Bazentin

 

*

Eglise de la Nativité de la Sainte-Vierge

L' église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge, et son lutrin du xviie siècle L'édifice précédent datait de 1774. Il a été complètement détruit lors des combats du 14 juillet 1916, lors de la bataille de la crête de Bazentin

Bazentin

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Quesnoy-le-Montant

Publié le 27 Octobre 2017 par remus80

La commune ne possède pas de blason.

 

Projet de blasonnement proposé par Jacques Dulphy reprenant les trois fasces et la bande sur le tout des Du Quesnoy en Vimeu (qui sont connues par un sceau dont on ignore les couleurs), les molettes sont reprises des de Bellengreville avec changement d'émail et la tour évoquant l'ancien château-fort détruit en 1589.

Quesnoy-le-Montant

 

Possession d'André du Quesnoy au XIIIème siècle, de Jean du Quesnoy à la fin du XIVème.

Le dernier seigneur du nom fut Guillaume du Quesnoy, chevalier, il rédige son testament en 1354.

Pierre du Quesnoy scelle de son sceau chargé de trois faces et d'une bande (les couleurs sont inconnues), la requête des maïeurs et échevins d'Abbeville dont il était homme-lige en 1321.

La seigneurie passa à Lancelot de Haucourt en 1450, puis à Jacques de Bailleul en 1495, à Edme de Mailly, gouverneur de Neufchâtel en 1560.

En 1589 les ligueurs qui tenaient Abbeville décidèrent de s'emparer du château qui appartenait à Robert Aux Epaules et Jeanne de Bours, ils le firent démolir.

Il fut reconstruit en 1613 par eux.

Jean L'Hyver, vicomte de Bouillancourt-en-Séry, le posséda de 1639 à 1663.

En 1770, la terre passa à l'hôpital général d'Amiens qui en fut le dernier titulaire.

                                                       *

La terre du Montant appartenait au début du XVIIème siècle à Joachim de Bellengreville qui la légua en 1619 à son neveu Nicolas.

Quesnoy-le-Montant

De Bellengreville : d'azur à la croix d'or cantonnée de quatre molettes du même.

 

Vendue en 1690 par Jean, marquis de Bellengreville à Pierre Godart, juge-consul et échevin d'Abbeville.

Au milieu du XVIIIème siècle, on retrouve Philippe Le Sergeant puis Jean-François et Jean-Jacques auquel on attribue la construction du corps de logis.

Elle appartint ensuite à Louis de Colnet.

Quesnoy-le-Montant

De Colnet :"D'argent à un senestrochère de gueules paré d'argent mouv du flanc vers la pointe la main gantelée d'or portant sur le poing un faucon au naturel chaperonné de gueules et accosté de deux branches de fougère de sinople" (Rietstap)

 

Quesnoy-le-Montant

                                                       *

Hymneville

Christophe de La Motte, écuyer, fut déclaré noble en 1487, son petit-fils Pierre de La Motte, marié à Isabeau de Fontaine, ont offert les vitraux renaissance de l'église voisine(1556).

Il y est représenté avec ses deux fils, Nicolas l'ainé, épousa Jossine de Bernes et vers 1570 fut soupçonné d'assassinat sur la personne de Charles Lourdel, autre seigneur d'Hymneville.

Son fils Gédéon de La Motte épousa Hélène de Friaucourt et en 1637 se déclara Héritier de son père.

Marie de La Motte épousa Daniel de Cornilles, sieur de Gannes.

Leur fille Hélène épousa en 1668 François Le Fèvre, seigneur de Milly, lieutenant de chevau-légers au régiment de Prouville.

Ce qui explique la présence au-dessus de la porte de la ferme d'une pierre rapportée aux armes Cornilles-Le Fèvre de Milly avec la date de 1673.

Quesnoy-le-Montant

Quesnoy-le-Montant

cliquer pour agrandir 

Quesnoy-le-Montant

 

Le blason de droite ne semble pas être celui des de Cornilles !

Quesnoy-le-MontantQuesnoy-le-Montant

 

Le Fèvre de Milly : de sable au chevron d'argent chargé de trois roses de gueules

De Cornilles : d'argent à trois corneilles de sable

 

La terre échut à leur fils cadet François Le Febvre d'Ansennes, prêtre et chanoine de Saint-Fursy de Péronne.

Il appartenait vers 1890 à Stanislas Paillart qui fit restaurer l'église à cette époque.

Quesnoy-le-Montant

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Piennes-Onvillers

Publié le 23 Octobre 2017 par remus80

La commune ne possède pas de blason

 

Projet de blason soumis par Jacques Dulphy reprenant les armes de la famille de Brouilly (lion de sinople) et celles de la famille d'Aumont (merlettes de gueules). 

                

Piennes-Onvillers

 

Piennes s'appelait Mesvillers jusqu'en 1764

Les communes de Piennes et Onvillers ont fusionné en 1972

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Le château avait dû être bâti au XVIème siècle par la famille d'Hallwyn ou d'Halluin, dont l'église voisine portait les marques de munificence.

Piennes-Onvillers

D'Halluin (d'Hallwyn) : d'argent à trois lions de sable, lampassés de gueules, armés et couronnés d'or.

Fils de Louise d'Halluin, dame de Piennes, et de François de Brouilly, tué en 1589 à la bataille de Senlis, Charles de Brouilly, siègea aux Conseils du Roi et fut capitaine d'armes de ses Ordonnances, il obtient l'érection en marquisat de sa terre de Mesvillers sous le nom de Piennes.

Piennes-Onvillers

de Brouilly de Piennes : d'argent au lion de sinople, armé et lampassé de gueules.

 

Louis, son fils ainé, mourut prématurément, tué au siège d'Arras en 1640.

Antoine, le second, fut lieutenant-général des armées du Roi et gouverneur de la forteresse de Pignerol, avec son épouse Françoise Godet des Marais, il s'interessa particulièrement à sa terre avec des séjours répétés.

Jean Varin fut capitaine du château en 1659 et Eugène Lesueur en 1683.

En 1690, le mariage de sa fille ainée Olympe de Brouilly avec Louis II de Villequier d'Aumont, fit entrer le marquisat dans cette famille.

Piennes-Onvillers

d'Aumont : d'argent au chevron de gueules, accompagné de sept merlettes du même, 4 et 3.

 

Son fils Louis III Marie d'Aumont, brigadier et maître de camp de cavalerie, se maria avec Catherine de Guiscard, il meurt en 1723.

Son fils Louis IV d'Aumont, gentilhomme de la Chambre du Roi et chevalier de ses camps et armées, épousa en 1727 Victoire de Durfort de Duras.

Son fils Louis V Marie-Guy d'Aumont, épousa en 1748 Louise-Jeanne de Duras.

Ils obtinrent l'érection de la terre en duché en 1781

Le domaine fut confié aux régisseurs et aux fermiers du grand domaine agricole, mis en vente en 1786.

La Révolution survint et les d'Aumont partirent pour l'émigration, leur terre fut vendue comme biens nationaux, le caveau de la famille fut vandalisé et l'église transformée en fabrique de salpêtre.

En mai 1793, le 10ème régiment de hussards y fut cantonné.

Ce qui pouvait subsister du domaine a disparu au cours de la quasi-destruction du village pendant la Première Guerre mondiale.

Piennes-Onvillers

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L'église de Piennes en 1875

Piennes-Onvillers

 

Piennes-Onvillers

Piennes-Onvillers

Piennes-Onvillers

en 1875

Piennes-Onvillers 

église de Piennes en ruines en août1918

Piennes-Onvillers

 

Entièrement restaurée de 1920 à 1933

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