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Blasons des communes de la Somme.

Mouflers

Publié le 27 Février 2022 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy.

Mouflers

D'or à trois chevrons de sable et à deux coupeaux de sinople mouvant des flancs et brochant en pointe ; sur le tout : d'azur au chevron d'or accompagné de trois roses d'argent boutonnées d'or.
Les chevrons de sable et le champ d'or pour les De Blottefière, l'écu pour les De Chéry et les coupeaux pour la vallée de Mouflers, que domine désormais le pont autoroutier.

 

La seigneurie était aux mains de Hue de Famechon, dit d'Eraines, chevalier, en 1408.

Passa ensuite à Colart de Nointel en 1480.

Puis Adrien de Nointel en 1560.

Mouflers

de Nointel : D'azur au chevron d'or accompagné de trois palmes du même.

On trouve ensuite en 1650 Jean de Chéry, chevalier.

Mouflers

de Chéry : d'azur, au chevron d'or accompagné de trois roses d'argent boutonnérs d'or.

En 1669, Charlotte de Chéry épouse de Nicolas de Cacheleu.

Ils vendent la seigneurie en 1670 à François de Blottefière.

Mouflers

Blottefière : d'or à trois chevrons de sable.

En 1690 César de Blottefière, marquis de Vauchelles.

En 1719 Nicolas de Blottefière, lieutenant du Roi en Picardie.

En 1760 et jusqu'en 1789, Marguerite de Blottefière qui a épousé le marquis de Sauzay, lieutenant général des armées du Roi.

*

Moulin seigneurial : vestiges de la tour en pierre calcaire (2e moitié du XVIIe s.)

Mouflers

Mouflers

*

Eglise Saint Vast

reconstruite en brique en 1868 dans le style néo-gothique, en vogue à l'époque. Elle est composée d'une tour-clocher en avant corps, d'une nef à quatre travées, de deux chapelles formant transept et d'un chœur à trois pans. Seules les trois fenêtres du chœur sont habillées de meneaux et de vitraux.

 

Mouflers

Mouflers

L'ancien édifice, de taille plus modeste, était situé dans le cimetière actuel. Bâti en craie locale et couvert en tuiles, il était composé d'un chœur gothique (XVIe s.), d'une nef romane à une seule travée ainsi que d'un clocher en charpente avec flèche recouverte d'ardoises.

Mouflers

 

aquarelle d'O.Macqueron, bibliothèque municipale d'Abbeville.

L'église primitive cohabita un temps avec la nouvelle avant d'être démolie. La tour actuelle a perdu ses quatre clochetons d'origine. Elle est aujourd'hui menacée de destruction.

Mouflers

 

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Ville-sur-Ancre

Publié le 18 Février 2022 par remus80

Ville-sur-Ancre

D'or à la champagne ondée d'azur chargée de deux fasces ondées d'argent ; au chevron versé de gueules brochant et accompagné en chef d'une tête coupée de cheval de sable bridée de gueules et en flancs de deux coquelicots de gueules tigés et feuillés de sinople chargeant l'or.

*

Autrefois Villers-sous-Corbie et Ville-sur-Corbie.

La maison d'Humières possédait la seigneurie, lorsque l'évêque de Bayeux, membre de cette famille, en donna une partie aux moines de Corbie.

L'autre partie fut vendue à M.Cassart, de qui elle passa à M.Witasse de Vermandovillers.

Ville-sur-Ancre

de Witasse : d'azur à trois bandes d'or.

Puis au marquis d'Espées.

La maison d'Esserteaux y avait également un fief assez important, mais la plus grande partie du domaine relevait de l'abbaye de Corbie, le maire était homme-lige de cette abbaye.

Ville-sur-Ancre

Abbaye de Corbie : D'or à la crosse épiscopale d'azur, accostée de deux clefs adossées de gueules, au corbeau de sable brochant en pointe.

*

Le village fut pratiquement détruit pendant la Première Guerre mondiale.

Ville-sur-Ancre

 

Eglise Saint-Martin

Ville-sur-Ancre

ancienne église en 1877 (aquarelle d'O.Macqueron, bibliothèque municipale d'Abbeville).

Ville-sur-Ancre

détruite en 1917

Ville-sur-Ancre

 

mai 1917

 

Ville-sur-Ancre

 

mai 1918 

 

Ville-sur-Ancre

reconstruite en 1926 (photo APictche)

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Bouquemaison

Publié le 14 Février 2022 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy.

 Un hêtre au naturel pour évoquer l'hypothèse étymologique la plus probable, selon laquelle  Bouquemaison vient du germanique ancien bok, ou boek (le hêtre) et du latin mansio (la demeure, la maison).

Le champ, la fasce et la gerbe, sont empruntés à la famille de Canteleu, seigneur de Bouquemaison aux 14e et 15e siècles. La crosse brochante sur le hêtre est empruntée aux armes de l'abbaye de Cercamps.

 

Bouquemaison

Au XIVème et XVème siècle la seigneurie appartenait à la famille de Canteleu.

Bouquemaison

 

gouache de Marcel Stiennon 1974

d'argent, à la fasce de gueules chargée d'une gerbe d'or.

Mathieu de Canteleu (1331-1382).

Jean dit Anseau, dit aussi Agnieux de Canteleu (1376-1415), tué à la bataille d'Azincourt.

Puis Jacques Porrus de Canteleu, dit Douvrin, son frère.

Au XVIème siècle l'abbaye de Cercamps, à Frévent, prit possession des lieux et rédigea en 1507 les coutumes du village.

Bouquemaison

Le village fut ravagé à plusieurs reprises par les Anglais notamment en 1415 lors de leur marche vers Azincourt et, en 1708 durant la campagne menée par Marlborough.

                                                                       *

                                                      Eglise Saint Pierre

Bouquemaison

 

aquarelle d'O.Macqueron, bibliothèque municipale d'Abbeville.

Bouquemaison

L‘église Saint-Pierre, entourée de son cimetière, est construite en pierres blanches sur un soubassement de grès et de silex. On distingue deux périodes de construction : la nef, du début du XVIIe siècle et le chœur, plus ancien, du XVIe siècle. Ce dernier est couvert d’une belle voûte de style gothique flamboyant.

Bouquemaison

 

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Inval-Boiron

Publié le 11 Février 2022 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy associant en partie les armes de la famille de Louvencourt, le champ de sinople (vert) et le mouton évoquant les larris.

Inval-Boiron

 

Les communes d'Inval et de Boiron fusionnent entre 1790 et 1794.

Il y avait deux seigneuries séparées par le Liger.

La première relevait du Mazis et consistait au XVIIème siècle en un chef-lieu seigneurial, au XVIIIèmez elle comprenait un manoir seigneurial.

Le plus ancien seigneur connu est Evrard d'Inval au XIIème siècle.

Ses successeurs se succèdèrent jusqu'au XVème, Hue d'Inval épousa en 1390 Jeanne de Sorel et Guillaume lui succéda.

La seigneurie passa ensuite à la Famille d'Humières

Inval-Boiron

d'Humières : d'argent fretté de six pièces de sable. 

Puis à N.de Montorgueil.

Ses petit-fils transmirent l'héritage à Antoine de Brossard.

Inval-Boiron

Celui-ci vendit le domaine en 1653 à Jacques de Louvencourt, cette famille  conserva cette terre jusqu'à la Révolution.

Inval-Boiron

de Louvencourt : d'azur, à la fasce d'or chargée de trois merlettes de sable et accompagnée de trois croissants d'or.

* La 2ème seigneurie mouvait du duché d'Aumale, membre de la commanderie de Saint-Maulvis en 1507, consistait en prés et terres labourables.

* Le fief Jean Dumesnil appartenait en 1500 à Jean Bourbet qui le vendit à Guillaume de Pisseleu.

Le hameau de Boiron, ch'Boron en picard.

Autrefois c'était un fief important relevant d'Inval, consistait au XVIIIème siècle en censives sur cinq maisons et 40 journaux de terre, avait les mêmes propriétaires qu'Inval à partir du XIVéme, avant cette époque  , petite seigneurie qui donna son nom à ses possesseurs comme Jean de Boiron au XIIIème.

 

Château Sanglier ou manoir de l'horloge.

Inval-Boiron

Inval-Boiron

 

Inval-Boiron

Le Temple, construit en 1848, vendu en 1897 et utilisé comme conciergerie du château.

                                                        *

                                            Eglise Saint Martin

Inval-Boiron

aquarelle d'O.Macqueron 1872, bibliothèque municipale d'Abbeville.

L'ancienne église était en pierres, très raccomodée en briques, la partie du choeur était du XIVème siècle, un clocher carré en charpente s'élevait en façade.

Inval-Boiron

Contenait un bas-relief en pierre du XVIème figurant une mise au tombeau, gravement mutilé lors des guerres de religion.

Inval-Boiron

 

Archives départementales de la Somme 1912.

Incription : Cy gist messire Adrien Mutel prêtre demourant à Inval, leq païa deubt naturel, par le dard de mort anormal, il laissa le terrestre val l'an mil V XXIII (1528) dernier de may au ciel imperial, le veuille Jhs Crist Logier.

L'église fut détruite pendant la Seconde Guerre.

Reconstruite de facture moderne.

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Lanches-Saint-Hilaire

Publié le 8 Février 2022 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy , associant les armes de la maison De Créquy, encore visibles sur le mur extérieur de l'église de Lanches, et deux navettes en sautoir, qui évoquent l'étymologie légendaire et populaire de Lanches, qui  viendrait du picard "lanches", navettes de tisserands. En effet, en picard des lancheux sont des tisserands (qui lançaient la navette), et les activités de tissage à domicile ont été prospères à Lanches jusqu'à la fin du XIXe siècle.

 

Lanches-Saint-Hilaire

 

 

Composé de deux villages distincts formant une commune depuis la Révolution.

La tradition locale veut que l'origine du nom du village vienne du patois picard. « Lancher » signifie en effet tisser et cette activité a toujours été très représentée dans la localité. En 1897, 19 métiers à tisser sont encore en service dont 8 toute l'année.

 

Au XVème siècle,  on trouve Blandine de Ribeaucourt (1432-1488) dame de Fransu et de Lanches, mariée à Gauthier III de Prouville.

Lanches dépendait de la baronnie de Bernaville, apanage de la famille de Créquy depuis le milieu du XVIème jusqu'au milieu du XVIIIème.

Charles 1er de Créquy (1573-1638) est qualifié dans certains actes de seigneur de Lanches.

Une pierre sculptée incrustée à l'envers, représentant un créquier, une couronne ducale et le collier des Ordres du Roi se trouve sur un contrefort de l'église St Christophe.

Lanches-Saint-Hilaire

Ces armes ne semblent pas attribuables à Charles III de Créquy, quoi qu'en disent de nombreuses études qui se répètent  ; mais plus à Charles 1er, chevalier des Ordres du Roi, seigneur de Canaples, Lanches etc... 

Lanches-Saint-Hilaire

 

Lanches-Saint-Hilaire

D'or au créquier de gueules.

 

* Il est dit également que Lanches serait le fief d'une des dernières branches bâtardes de l'illustre maison de Sainte-Aldegonde, nous n'en trouvons aucune trace !

*

Eglise Saint-Cristophe de Lanches

18ème siècle en pierre de taille et tour-clocher en façade.

Lanches-Saint-Hilaire

aquarelle d'O.Macqueron 1872, bibliothèque municipale d'Abbeville.

Lanches-Saint-Hilaire

Lanches-Saint-Hilaire

 

 

*

Eglise Saint Médard de St Hilaire

datée de 1780

Lanches-Saint-Hilaire

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Assainvillers

Publié le 5 Février 2022 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy associant les armes des familles de Brouilly et de Villequier d'Aumont.

Assainvillers

 

 

Les premiers seigneurs portaient le nom de la commune, tel Obert d'Assainvillers en 1206.

Au début du XVème siècle Antoine de Brouilly en prend possession.

Assainvillers

de Brouilly : d'argent, au lion de sinople, armé, lampassé et couronné de gueules. 

Son fils Antoine II qui meurt en 1415 à Azincourt.

Son fils Nicolas épouse en 1422 Marie Fourmentin, dame du fief Defoy (sis à Assainvillers).

François de Brouilly, chevalier des Ordres du Roi, épousa Louise d'Halluin, il est tué près de Senlis en 1589.

Son fils aîné Antoine III épousa Gilette d'Harcourt.

La fille aînée d'Antoine IV, Olympe de Brouilly appelée Mlle de Piennes, épousa en 1690 Louis de Villequier, duc d'Aumont.

La famille gardera la seigneurie jusqu'à la Révolution.

Assainvillers

Villequier d'AumontD'argent au chevron de gueules accompagné de 7 merlettes du même, 4 en chef et 3 en pointe

Le fief Defoy appartenait aux Fourmentin au XIVème siècle, en 1422 Marie Formentin, dernière héritière, le fit entrer dans la famille de Brouilly par son mariage avec Nicolas.

 

Tout au long du XIXe siècle, la famille Triboulet travailla au développement d'une importante exploitation agricole qui, à la fin des années 1880, comptait 545 hectares de terres, 500 brebis, 250 agnelles, 120 bœufs et 40 chevaux d'attelage. Pierre Adrien Triboulet (Assainvillers, 1829-1890) se vit attribuer le grade de chevalier de la Légion d'honneur en 1869 après avoir été lauréat de la prime d'honneur au concours régional agricole d'Amiens en 1867.

 Trois boulets en pierre au dessus de la porte d'entrée servaient d'armes parlantes.

La ferme, totalement détruite en 1918, ne se releva jamais de ses ruines. 

 

Pendant la guerre de 1914-1918, le village fut occupé par les Allemands du 1er au 15 septembre 1914 et du 27 mars (jour du bombardement de Montdidier, à proximité immédiate d'Assainvillers) au 18 août 1918. Les habitants furent évacués par l'autorité militaire le 26 mars 1918, en conséquence de l'opération Michael lancée le 21 mars par l'Empire allemand. Le village fut complètement détruit.

 

                                                        Eglise Saint Denis

L'ancienne église datait du XVIème siècle, remaniée avec un clocher en pierre.

Assainvillers

aquarelle d'O.Macqueron 1875, bibliothèque municipale d'Abbeville.

Les armes de la famille de Brouilly étaient présentes en haut des fenêtres.

Assainvillers

 

Assainvillers

La mairie-école et l'église furent reconstruites sur les plans d'Henri Robert, architecte à Paris. Les façades de la nouvelle église sont en pierre de Saint-Maximin (Oise). L'édifice s'étend sur une surface de 361 m². La sculpture a été confiée à Camille Garnier, sculpteur à Paris .

Assainvillers

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Erches

Publié le 3 Février 2022 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy associant les armes de l'abbaye Saint Corneille de Compiègne et celles de la famille du Hamel-Bellenglise.

Erches

 

 

La terre et seigneurie appartenait aux religieux de l'abbaye Saint Corneille de Compiègne.

Vers 875 le roi Charles le Chauve leur avait donné ce village avec toutes les dîmes.

Erches

abbaye st Corneille D'azur à la croix processionnaire d'or accostée de deux crosses d'abbé du même, les volutes adossées.

 

En 1244, un accord intervient entre les religieux et le seigneur de Roye, relatif à la justice.

En 1566 Jacques Amyot, abbé-commanditaire de St Corneille comparut en tant que seigneur à la rédaction des coutumes du gouvernement de Péronne, Montdidier et Roye.

Erches

Jacques Amyot : d'azur au chevron d'or chargé d'un croissant de gueules et accompagné de deux trèfles en chef et d'une étoile en pointe, le tout d'or.

 

Cependant cette même qualification fut prise par les possesseurs du fief Versielle en 1530, ce domaine appartenait à Jacques du Hamel-Bellenglise qui se disait seigneur d'Erches-en-Santerre.

Erches

du Hamel-Bellenglise : de gueules au chef d'or chargé de trois molettes d'éperon à cinq pointes de sable.

En 1653, le village et le château furent incendiés par les Espagnols au moment de leur retraite.

Le fief de Longchamp appartenait à Charles de Parvillers qui le donna en 1742 à Nicolas de Parvillers, chanoine de St Fursy. 

                                                                   *

                                                 Eglise Saint Médard

Erches

aquarelle O.Macqueron 1876; bibliothèque municipale d'Abbeville.

L'ancienne datait du XVème siècle avec une tour-clocher massive, détruite avec le village pendant la Première Guerre .

Erches

 

Erches

Erches

 

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