Eklablog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Blasons des communes de la Somme.

Blangy-Tronville

Publié le 5 Octobre 2016 par remus80

Blangy-Tronville

 http://armorialdefrance.fr/

 

D'azur à la fasce d'or chargée de trois merlettes de sable, accompagnée de trois croissants d'or

 

Adopté le 23 avril 1971.

La commune a relevé, avec l'autorisation de la famille toujours représentée, les armes de Charles de Louvencourt, seigneur de Blangy. Ces Louvencourt-là, Louvencourt de Blangy comme Louvencourt du Chaussoy ou de Gournay, portaient "d'azur à une fasce d'or chargée de trois merlettes de sable, accompagnée de 3 croissants d'argent (alias d'or) 2 et 1". Ce blason figure sur une dalle funéraire, dans l'église du village.

(Jacques Dulphy)

Blangy-Tronville

 

La seigneurie de Blangy

Alix de Blangy est dite dame du lieu en 1223 puis la seigneurie appartient en 1371 à Guillaume de Créquy, chevalier, seigneur du Tronquoy.

En 1408, elle était à Jean de Mailly dit Maillet, chevalier, seigneur de Buire, Saint-Ouen, dont les descendants l'ont conservée directement ou par héritage collatéral jusqu'à Isabeau de Mailly qui épousa en 1506 Georges de Claire, chevalier et baron.

Leur fils Jean, vendit la seigneurie avant 1577 à Robert de Hamel, conseiller du roi et secrétaire de ses finances, qui s'en défit en 1579 au profit de François de Moreuil, chevalier, seigneur de Fresnoy en Chaussée.

Son fils Louis de Moreuil, seigneur de Tencques et de Caumesnil, céda en 1618 à Charles de Louvencourt.

Blangy-Tronville

 

Dalle funéraire de Charles de Louvencourt

Blangy-Tronville

Eustache de Louvencourt, vicomte de Sorny, chevalier des Ordres militaires du roi, mestre de camp de cavalerie,fit donation de Blangy en 1735 à Adrien-Eustache Le Meignier, écuyer, seigneur de La Londe qui le possédait encore en 1760.

Le dernier seigneur fut M. de La Chevardière en 1789.

Les derniers propriétaires furent les Du Liège de Beaumont et les De Banastre.

 

L'ancienne demeure des seigneurs de Blangy, semblait se situer près de la place du village, la grande propriété conservant de beaux murs en brique et pierre, qui appartenait à M. de Banastre au début du 19ème siècle, en constitue probablement les derniers vestiges.

 

L'église Saint-Médard est bâtie en pierres tendres du pays, elle devait être à l'origine (1229) la chapelle du château.

Blangy-Tronville

dessin de Louis Duthoit.

Blangy-Tronville

 

Hameau de TRONVILLE

Il semble que le hameau ait abrité une maladrerie, mentionnée en 1105

Guillaume de Glisy, dit Le Brun, en était seigneur en 1413.

En 1416 elle passe aux Le Normand de Tronville jusqu'au 17ème siècle où elle est vendue à Jacques Becel, écuyer et commissaire ordinaire des guerres, qui fit élever en 1677 le château encore en place de nos jours, puis la chapelle  St Honoré dans la cour.

Blangy-Tronville

Le Normand de Tronville : de sinople au lion d'argent, armé et lampassé de gueules.

Blangy-Tronville

Becel : d'Azur au chevron d'or accompagné de trois cygnes d'argent

Blangy-Tronville

 

Le 7 décembre 1719, Marie-Honorée Belet, femme de Jean Bony, chevalier, seigneur de Lavergne, l'a de nouveau vendu à Augustin de Bonnardi, banquier à Paris et Geneviève Quignon son épouse.

En 1783, elle passe à Jean-François-Alexandre Gorin, écuyer, conseiller du roi et président-trésorier de France à Amiens.

A la fin du 18ème siècle, la terre appartient à Jules Langlois de Septenville, dont les descendants en sont encore propriétaires.

Blangy-Tronville

D'or à l'aigle naissant de sable coupé d'argent à quatre pointes de gueules.

 

Blangy-Tronville

Grille avec les initiales LS

 

commentaires
Publicité

Querrieu

Publié le 15 Septembre 2016 par remus80

Querrieu

 

http://armorialdefrance.fr/

 

De gueules au lion d'argent; à la bordure d'argent chargée de neuf merlettes de gueules.

 

Création Jacques Dulphy et Daniel Juric.
Adopté en juillet 2012.
Ce blason associe les armes des premiers et des derniers seigneurs de l'endroit. Ce furent d'abord les De Querrieu. Premier seigneur connu du nom, Févin de Querrieu est mentionné en 1106. Bernard de Querrieu, seigneur portait sur son sceau, de type équestre, un écu au lion (1238, appendu à une cession de rente sur le moulin de Querrieu, conservée aux Archives de la Somme).

Querrieu

Le chevalier Girard de Querrieu, sur un sceau appendu en 1268 sur une acquisition de terre à Noyelle, porte un écu au chef au lion brochant (Demay, Sceaux de Picardie), de même qu'Isaac de Querrieu, dernier du nom (sceau rond à l'écu chargé d'un lion, v 1369). On ignore les émaux du blason, que pourtant l'héraldiste belge Marcel Stiennon, vers 1960, blasonne et peint d'azur au chef d'or, au lion de gueules brochant.

Querrieu

L'orle de merlettes est empruntée aux De Gaudechart, famille originaire de Gaudechart (actuellement, Oise). Les De Gaudechart furent seigneurs de Querrieu depuis Robert de Gaudechart, seigneur du Fayel, de l'Epine, de Bachivillers et du Fresnoy; il devint seigneur de Querrieu par son mariage en secondes noces en 1596 avec Gabrielle de Saveuse, dame de Querrieu.

Les De Gaudechart, marquis de Querrieu en 1652, portaient d'argent à neuf merlettes de gueules posées en orle. Ils furent seigneurs de Querrieu jusqu'à la Révolution.

 

Querrieu

La commune de Gaudechart (60) porte ces armes pleines.
(Jacques Dulphy)

Querrieu

 

Querrieu

 

L'ouvrage fortifié des premiers seigneurs commandait l'une des principales route d'accès à Amiens en venant d'Albert et Arras, ancienne voie romaine avec un pont sur la rivière Hallue.

Mentionnée depuis le début du 12ème siècle, la famille de chevaliers bannerets de Querrieu s'eteignit à la fin du 14ème siècle avec Marie, dame de Querrieu et d'Hérissart qui épousa Jacques de Longroy, conseiller et chambellan du duc de Bourgogne.

Querrieu

De Longroy : de gueules au chef d'azur

Vinrent ensuite les De Brimeu, autres grands seigneurs bourguignons avec Jehan II qui épousa Marie de Mailly, leur fils Guy de Brimeu épousa Anthoine de Rambures.

Querrieu 

Blason des De Brimeu dans l'église de Querrieu : d'argent, à trois aiglettes de gueules, membrées et becquées d'azur.

Querrieu

 

Puis Richard de Saint-Fuscien, maieur d'Amiens, dont la fille épousa vers 1530 Imbert de Saveuse.

En 1596 le mariage de Gabrielle de Saveuse avec Robert de Gaudechart, seigneur du Fayel en Beauvaisis, fit entrer la terre de Querrieu dans cette famille qui allait la conserver près de trois siècles.

En août 1636, les Espagnols incendient le château.

Né en 1608, François de Gaudechart est capitaine de chevau-légers en 1641 lors de son mariage avec Françoise de Conty.

En 1652, il obtient le marquisat et une foire annuelle pour aider le village à se relever.

Nul doute qu'il ne faille lui attribuer la construction du château actuel à partir des vestiges de l'ancien.

François-Paul de Gaudechart sera capitaine de cavalerie et son fils capitaine au régiment de La Trémoille.

Son petit-fils Pierre-François épousera en 1728 Anne-Françoise Perrin de Flancourt, fille d'un commissaire des guerres en Picardie, il meurt prématurément en 1735 à Querrieu.

Vient alors Jean-Baptiste de Gaudechart qui fait moderniser les appartements et aménager le parc, il épouse en1756 Alexandrine Le Fournier de Wargemont, sa voisine de Ribeaucourt.

Louis-François de Gaudechart contracte une brillante alliance avec la princesse Clémentine de Rohan-Rochefort, il doit faire remettre en état après la Révolution.

Mais c'est après sa mort survenue en 1832 que son fils Raoul, dernier marquis de Querrieu, fait entreprendre les grands travaux qui vont donner au domaine son aspect définitif.

A sa mort en 1878, le domaine est racheté par sa cousine la comtesse Alvar d'Alcantara, née Gaudechart, aïeule de l'actuel propriétaire.

Querrieu

d'Alcantara : coupé : d'argent à un chêne de sinople devant lequel passe un lion léopardé d'azur; et d'azur à une étoile à dix rais d'or; à la bordure d'or chargée de dix têtes de dragons d'azur, lampassées de gueules.

Querrieu

Querrieu

Querrieu

 

Sépulture Gaudechart-d'Alcantara au cimetière

Querrieu

 

 

***

Eglise St Gervais et Saint Protais

Querrieu

En 1870

Querrieu

 

Querrieu

 

pierre tombale de Gille Le Testu 1507.

" Cy devant l'autel Sainct Nicolas gist le corps de Gille Le Testu, laboureur en son vivant, natif de ceste ville de Querrieu, qui fut filz de Guérard Le Testu et de Jehanne Cordelois, et eut espouse Colaye Dupont qui est enterrée au cimmetière de céans, auprès de ses amys, et ont laissé aprez le trespas deux enfans, Marguerite et Jehan, et ont faict des biens à ceste esglise, comme appert par le testament dudit Gille à la charge de deux obys que l'on doibt dire tous les ans au tamps des advens,

et trespassa ledit Gille l'an mil Vc et VII, le XVII jour de novembre.

Priez pour les trespassez, Pater Noster, Ave Maria ".

commentaires

Pont-Remy

Publié le 11 Septembre 2016 par remus80

Pont-Remy

http://armorialdefrance.fr/ 

 

D'argent au chef de gueules.

 

Pont-Rémy utilise, depuis la fin des années soixante, les armes de la famille du même nom, et notamment celles d'Enguerran de Pont-Rémy, vicomte de Pont-Rémy et d'Abbeville, connues par un sceau de 1274.
Sur ce sceau, appendu à une ratification des dîmes à Wavans, conservée aux Archives de la Somme, le vicomte est représenté à cheval; son bouclier porte un chef.

Pont-Remy


Les mêmes armes, brisées d'un lambel, sont visibles sur le sceau de Fauvel de Pont-Rémy, écuyer, appendu à une quittance de gages de 1379.
Ce blason était également décrit, et peint en couleurs, dans l'Armorial de l'Ost des Flandres (rôle d'armes de 1297 aujourd'hui perdu mais recopié au XVIIe siècle et publié en 1920): le blason de Thibaud, vicomte d'Abbeville et seigneur de Pont-Rémy y était blasonné "d'argent au chief de gheules".
La famille De Pont-Rémy, dont le premier connu était Girard de Pont-Rémy, chevalier vivant en 1160, posséda la seigneurie du même nom jusque vers 1350 avec Eustache, vicomte de Pont-Rémy, qui n'avait pas de fils et transmit à sa fille.
(Jacques Dulphy)

Les ornements extérieurs, conçus par Jacques Dulphy et Arcady Voronzov, ont été présentés et adoptés lors de la séance du conseil municipal du 10 mars 2014. Ils intègrent une gaffe et des cordages (qui évoquent l'écluse, le passage des péniches et l'activité des satcheux, ou haleurs d'autrefois, sur le canal de la Somme), une rame qui évoque l'étymologie du lieu, "le pont des rameurs", car à cet endroit, dit-on, avant la canalisation du fleuve, le courant était si fort qu'il fallait sans cesse redresser le cours des embarcations), les roseaux du marais et la croix de guerre 1939-1945 avec étoile d'argent décernée à Pont-Rémy en 1948.
(Jacques Dulphy)

Pont-Remy

Forteresse médiévale réaménagée dans le style néo-flamboyant au 19ème siècle.

Pont-Remy

 

Après la famille de Pont-Remy, le château passe par alliance à Jean de Baiz au 14ème siècle, puis à Robert de Waucourt qui défendit le château en 1415 contre le roi d'Angleterre Henri V.

Dès 1420, Louis de Waucourt s'oppose à l'alliance Anglo-Bourguignonne, en 1421 le château est pris par le duc Philippe Le Bon qui y met le feu.

Définitivement démoli en 1433 par Jean de Luxembourg.

En 1457 Jean de Créquy achète les ruines à l'héritière des Waucourt.

Son fils Jacques fait reconstruire le château et assure le développement du bourg.

Pont-RemyPont-Remy

 

en 1836 et 1851

Sous François 1er, Antoine de Créquy bailli d'Amiens et Lieutenant-général de Picardie, entreprend en 1524 de moderniser les fortifications.

Le domaine passe ensuite aux Blanchefort de Créquy puis aux De La Trémoille.

Le château n'est plus que le siège d'un domaine de rapport lorsqu'en 1780 le duc de La  Trémoille  cède la seigneurie à Michel Le Pelletier des Forts, comte de Saint-Fargeau, assassiné en 1793 pour avoir voté la mort de Louis XVI.

Pierre-François du Maisniel, seigneur de Liercourt, l'acquiert en 1817  et fait entièrement transformer entre 1836 et 1845 dans un goût troubadour précoce et fort original.

Pont-Remy

En 1863, Marthe du Maisniel de Liercourt épouse son cousin Fernand-Pierre du Maisniel de Saveuse qui possède le domaine voisin de Cocquerel, elle meurt très âgée en 1934.

Mis en vente après la mort de sa petite fille la comtesse de Coux en 1955, le château connait une rapide décadence, passé de mains en mains et finalement laissé à l'abandon.

Il brûle en août 2012, racheté par la commune en 2015 à Michel de Monicault, son dernier propriétaire.

 

Pont-Remy

Pont-Remy 

Etat actuel après l'incendie.

Pont-Remy

 

Pont-Remy

Vitrail armorié dans l'église Saint-Pierre

Blason de gauche: Douville de Maillefeu, écartelé : aux 1 et 4 d'azur à trois étoiles d'argent

                 aux 2 et 3 de gueules à la tour d'argent, ajourée de sable, surmontée de deux guidons d'or.

Blason de droite est celui de sa seconde épouse Michelle de Belleval, le maître-verrier s'est trompé dans l'émail du champ car les de Belleval portaient : de gueules, semé de croix recroisetées au pied fiché d'or, à la bande de même brochante.

La devise : Fac Bene Semper, Mori Spes Etiam est celle des Douville de Maillefeu.

 

Panneau d'entrée de ville.

Pont-Remy

 

***

Eglise Saint-Pierre

La précédente église de Pont-Rémy avait été construite au xve siècle près du château féodal et du cimetière actuel.

Pont-Remy

 

en 1850

Pont-Remy

Sa vétusté entraîna l'effondrement du clocher en 1837, on cessa d'utiliser l'église en 1860.

Rafistolée, pillée de ses matériaux et de son mobilier, Les clés de voûte pendantes ornées des armoiries des seigneurs du lieu disparurent.

On fit construire une nouvelle église dans le centre du bourg de 1867 à 1871

Pont-Remy

en 1875

On a replacé dans les verrières, les vitraux du xve siècle qui étaient dans l'ancienne église. Ils sont classés monuments historiques 

commentaires

Chaussoy-Epagny

Publié le 9 Septembre 2016 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason de Jacques Dulphy reprenant les armes de la famille Gouffier avec une fasce ondée représentant la rivière Noye qui traverse le territoire.

Chaussoy-Epagny

 

Chaussoy-Epagny

cliquer pour agrandir 

Chaussoy-Epagny

 

Possession de la famille Gouffier depuis la fin du XVI° siècle, la seigneurie échut au XVIII° siècle à César-Alexandre comte de Gouffier et marquis d'Epagny.

Chaussoy-Epagny 

D'or à trois jumelles de sable posées en fasce.

 

Puis à la mort de ce dernier à Joseph-René de Gouffier, chanoine de Notre-Dame de Paris, qui en fit don à son neveu Charles-François de Cambray quelques mois après son mariage avec Charlotte de Calonne de Courtebourne, célébré en 1768 en la chapelle du château d'Heilly.

Ce dernier fit construire en 1777 la demeure actuelle en remplacement du vieux château détruit quelques années plus tôt par un incendie.

Il décède en 1784 chez son frère à Villers-aux-Erables.

Le domaine fut mis en vente à la veille de la Révolution, il fut acquis par Jean-Baptiste Morgan, industriel amiénois et maire de la ville.

Son fils Adrien fut lui aussi maire d'Amiens, à sa mort en 1834, le domaine échut à son second fils Edouard qui venait d'épouser à Abbeville Marie-Estève Foucques d'Emonville, il fut longtemps maire de la commune et entretint un équipage de chasse à courre.

Il fit exécuter d'importants travaux au château.

Demeuré dans la descendance, il appartient aujourd'hui au comte Christian de Caffarelli  qui s'attache à le remettre en valeur avec son épouse Christine de Colnet.

Chaussoy-Epagny

 

 

Chaussoy-Epagnycliquer pour agrandir

 

Armoiries des Morgan et Foucques d'Emonville avec la devise Patientia Victrix (La patience vaincra)

Chaussoy-EpagnyChaussoy-Epagny

 

Morgan : d'argent à trois rencontres de boeuf de sable.

Foucques d'Emonville : d'or à trois foulques (oiseaux de marais) de sable, huppés du même.

Armoiries des propriétaires actuels au pied de l'escalier 

Chaussoy-Epagnycliquer pour agrandir 

 

 

Chaussoy-Epagny

Chaussoy-Epagny

De Caffarelli : parti : au 1, d'argent au lion de sable

au 2, coupé au a : taillé d'argent et de gueules

au b : tranché d'argent et de gueules

Chaussoy-Epagny

De Colnet : d'argent au sénestrochère de gueules, paré d'argent, mouvant du flanc vers la pointe, la main gantée d'or portant un faucon au naturel chaperonné de gueules, et accosté de deux branches de fougères de sinople.

Eglise Saint-Denis XIIème siècle

Chaussoy-Epagny

 

vitrail aux armes des de Morgan

Chaussoy-Epagny

 

Blason écartelé sur la clé de voûte du clocher, à 8 m au-dessus du pavage.

Chaussoy-Epagny

D'après le livret écrit par B.Tabuteau sur l'église Saint-Denis.

Fabien Lehouelleur de Berny-sur-Noye a étudié ce blason et ses origines.

Il pense que les commanditaires probables pourraient être Charles-Maximilien de Gouffier , seigneur d'Epagny (1561-1588) ou René, son fils, seigneur d'Epagny et de Courteville (1586-1670).

Il ne serait pas impossible que la sculpture du blason ait été éffectuée après la contruction du clocher.

Chaussoy-Epagny

De Montmorency: d'or, à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d'azur ordonnés 2 et 2 

Chaussoy-Epagny

De Courteville : d'or, à la croix ancrée de gueules.

 

Chaussoy-Epagny

De Crèvecoeur : de gueules à trois chevrons d'or.

commentaires

Bouillancourt-en-Séry

Publié le 4 Septembre 2016 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel

 

Projet de blason de Jacques Dulphy  à partir des armes de de Caïeu et de celles des de Saint-Souplis qui furent seigneurs aux 14 et 15ème siècle de l'actuel hameau de Watteblérie.  

 

Bouillancourt-en-Séry

Bouillancourt-en-Séry

La seigneurie appartint au XII° siècle à la famille de Cayeu (Caïeu) qui fit construire le château médiéval, Ancel ou Anceau fut en 1127 le fondateur de l'Abbaye de Séry.

                                                

Bouillancourt-en-Séry

de Cayeu (Caïeu)Parti d'or et d'azur, à la croix ancrée de gueules brochante.

Bouillancourt-en-Séry

Au début du XIII° siècle son successeur Guillaume fonda à son tour une chapelle dédiée à St Eustache à l'intérieur du château.

Vers 1420, Hughes de Cayeu procède à une remise en état générale de l'ouvrage dont il dégagea les abords, ce qui le conduit à démolir l'église paroissiale située à 5 ou 6 pieds de la forteresse.

Le château de Bouillancourt-en-Séry est un château moderne, bâti sur les ruines d’une forteresse du Moyen Âge. L'enceinte intérieure était flanquée de six tours, dont les créneaux étroits étaient à l’usage de la flèche et antérieurs à l’usage des armes à feu. L'enceinte extérieure était aussi défendue par plusieurs tours et protégée par un fossé sec, assez profond, garni d’un parapet.
Le château se compose principalement d'un corps de logis élevé en brique et pierre sur trois niveaux, selon un plan rectangulaire, auquel sont adossés les restes de deux tours médiévales.

Bouillancourt-en-Séry

En 1435, le château passe au comte d'Etampes.

En 1483 à Jean IV de Mailly puis en 1566 à Henriette de Clèves, duchesse de Nevers.

En 1628 le duc Charles de Gonzague vend le château à Charles de Rambures.

Six ans plus tard le duc de Longueville le revendique au droit de sa mère Catherine de Gonzague qui s'en défait aussitôt au profit de Jean L'Yver seigneur de Boëncourt jusqu'à sa mort en 1672.

En 1753,  Jacques-Nicolas Le Boucher d'Ailly acquiert le domaine, vers 1765, il fait abattre quatre des tours, combler les fossés et élever le corps de logis actuel adossé aux deux tours restantes.

Bouillancourt-en-Séry

Son fils Jacques-Joseph devint maire d'Abbeville en 1790, il meurt en 1829.

Camille son fils, sous-préfet d'Issoudun sous la Restauration, laisse le domaine à sa fille Mme d'Ailly qui fait restaurer le château et le lègue en 1886 à son cousin Paul de Ternisien de Boiville.

Mis en vente en 1926, il est acquis par Jacques Bougleux, aïeul des propriétaires actuels.

Bouillancourt-en-Séry

 

Bretèche dotée des armes Le Boucher d'Ailly et Ternisien de Boiville

Bouillancourt-en-Séry

 

Bouillancourt-en-Séry

Le Boucher d'Ailly : d'or, au sautoir engrêlé de sable, accompagné de quatre aiglettes de même, bécquées et armées de gueules.

Bouillancourt-en-Séry

Ternisien de Boiville : d'argent aux trois fleurs de lys au pied nourri de gueules, accompagnées de trois étoiles du même mal ordonnées.

Bouillancourt-en-Sérycliquer pour agrandir

Menu avec armoiries pour le mariage de Mlle Ternisien de Boiville avec Mr Joseph de Morel en 1897.

***

Eglise Saint Jacques

 Elle fut bâtie à la fin du xve siècle, en remplacement de celle qui trop voisine du château, avait été détruite. Le chœur est moins large que la nef, qui est voûtée en planches et ornée de corniches en bois à figures grimaçantes. Les fenêtres sont bipartites, en ogive trilobée, à nervures flamboyantes. L'une d'elles est garnie de vitraux coloriés, où l’on voit saint Martin divisant son manteau à la porte d’Amiens, et aussi l'Annonciation, avec les mots de salutation angélique en écriture anguleuse dite gothique.

Bouillancourt-en-Séry

en 1859

commentaires
Publicité

Saint-Riquier

Publié le 30 Août 2016 par remus80

Saint-Riquier

 

http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

D'azur semé de fleurs de lis d'or.

 

Armes de l'abbaye reprises par la commune.

"Saint-Riquier porte deux blasons!
Le premier, celui qui figure sur l'armorial de la Somme (1972) est: d'azur, semé de fleur des lys d'or.
Le second, déjà utilisé au XIXe siècle, ajoute un chef d'argent au semé de fleurs de lys.

Saint-Riquier


Il semble que le premier soit d'un usage récent, et ne soit pas antérieur à l'Armorial. C'est celui-là qu'utlise abondamment la ville aujourd'hui (panneaux d'entrées du bourg, rideau de fond de la salle des fêtes, etc.) Mais la mairie utilise toujours sur son tampon un blason avec un chef ,qui pourrait paraître plus authentique.

Déja utilisé en 1487.

Saint-Riquier


Le blason de Saint-Riquier est une reprise, par le conseil municipal, du blason de l'ancienne abbaye royale du lieu.

La version la plus utilisée aujourd'hui, par la commune, est aujourd'hui celle: d'azur semé de fleurs de lis. Celle au chef d'argent était plus connue au XIXe siècle."
(J. Dulphy)

 

Saint-Riquier

 

 

Saint-Riquiercliquer pour remettre à l'endroit

plafond du porche d'entrée de la mairie

 

Armorial de La Planche 1669 

Saint-Riquier

 

 

Saint-Riquier

 

Armoiries de l'abbaye : une crosse d'abbé accompagnée de trois fleurs de lis.

Saint-Riquier

 

 

Armoiries sur une statue, variante avec un destrochère tenant une crosse d'abbé accompagné de trois fleurs de lis. 

Saint-Riquier

Saint-Riquier

 

 

Saint-Riquier

 

Armoiries de Monseigneur Mioland, évêque d'Amiens, à qui on doit l'extension du petit séminaire.

Saint-Riquiercliquer pour agrandir

Saint-Riquier

 

 

Saint-Riquier

 

Saint-Riquier

Burelé d'or et d'azur de dix pièces, au chef d'azur chargé de trois soleils d'or

Armoiries de Charles d'Aligre sur les grilles du choeur , abbé commendataire pendant 52 ans, il dota l'abbatiale d'un riche mobilier (autels, stalles, lutrin...), de grilles séparant le choeur de la nef.

Saint-Riquier

Autre blason sur la grille du choeur

Gallien de Chabons, évêque d'Amiens de 1822 à 1837 (merci à Tef)

Saint-Riquier

d'azur au lion d'argent, à la fasce de sinople chargée de trois besans d'argent brochant sur le tout.

 

commentaires

Vecquemont

Publié le 27 Août 2016 par remus80

Vecquemont

http://armorialdefrance.fr/ 

 

D'azur au chevron d'or accompagné en chef de deux gerbes de blé du même liées de gueules et en pointe d'une vache d'or.

 

Vecquemont (Vasquemont en 1778) est accolé à Daours, avec lequel il ne constitue d'une seule agglomération. A partir du XIVe siècle, Vecquemont eut les même seigneurs que Daours: La Trémoïlle, De Crévecoeur, D'Ailly, De Longueval, De Gomer, Vaïsse d'Allonville... Adrien Vacquette de Fréchencourt acheta la seigneurie en 1752 aux D'Allonville.

Les Vacquette portaient des armes parlantes: "d'argent à une fasce d'azur, chargée de trois vaches d'or, et accompagnée de trois molettes de gueules, deux en chef et une en pointe".

Vecquemont


Le domaine passa en 1770 à son beau-fils, Jacques-François-Joseph Le Quieu de Moyenneville, commandant le corps royal du Génie à Cambrai, issu d'une famille d'Artois anoblie en 1371 et qui portait: "d'azur au chevron d'or accompagné de trois gerbes de blé du même liées de gueules".

Vecquemont

Vecquemont

Armoiries des Du Bos et des Le Quieu de Moyenneville


Ce dernier mourut en 1780, passant la seigneurie à sa fille unique, Marie-Thérèse-Victoire, née en 1753 à Cambrai, épouse de Louis-François du Bos et dernier seigneur du lieu.

Vecquemont

Du Bos : d'argent à un lion de sable, armé et lampassé d'azur.

Le blason communal de Vecquemont, adopté en juillet 2013, associe les armes des Vacquette de Fréchencourt et des Le Quieu de Moyenneville: une vache des premiers, deux gerbes et un chevron des seconds.
(Jacques Dulphy)

 

Vecquemont

église en 1870

 

L'église Saint-Martin porte la date de 1633 et une sculpture de St Martin

Vecquemont

Vecquemont

 

commentaires

Daours

Publié le 26 Août 2016 par remus80

Daours

 

http://armorialdefrance.fr/

 

D'azur au chef d'or, au lion de gueules brochant.

 

Ces armes relèvent celles qui sont attribuées à la famille De Daours, famille de chevaliers illustres, connue dès le XIe siècle sous le nom de Dour, Dours, Durs.

En 1214, Robert de Daours prend part à la bataille de Bouvines. Un sceau de Buridan (ou Baudouin) de Daours, conservé aux Archives de la Somme, daté de 1295 , montre un lion et un lambel à cinq pans, sans doute posé en brisure. (J.Dulphy)

Daours

 

 

Siège d'une châtellenie, leur château-fort commandait la vallée de la Somme, près du confluent avec l'Hallue qui en alimentait les fossés.

Le mariage d'Eléonore de Roye, dame de Daours, le fit entrer dans la maison de Châtillon, qui s'en défait en 1388 au profit de Pierre de La Trémoille, chambellan de Charles VI.

A sa mort en 1439, tué devant Folleville, la seigneurie passa à Jean de La Trémoille-Daours qui en 1453 y reçut Philippe Le Bon.

 

Daours

De La Trémoille : d'or, au chevron de gueules accompagné de trois aiglettes d'azur becquées et membrées de gueules, le tout bordé d'une flilière de gueules.

Le château (et non l'église comme le dit Hector Quignon dans son livre sur la commune) abritait un ex-voto en pierre sculpté représentant Jean de La Trémoille et sa famille, cette sculpture fut recueillie au siècle dernier par le duc de La Trémoille et transporté au château de Serrant (Maine et Loire).

Il y est représenté avec Jeanne de Créquy-Canaples sa  seconde épouse et ses 3 enfants, Jean II, Jeanne et Marguerite

Daours

La terre de Daours passa par alliance à Antoine de Crévecoeur puis à sa fille Philippote, épouse de Charles d'Ailly, baron de Picquigny en 1485.

Sous François 1er, Marguerite d'Ailly épousa Louis Bournel, baron de Thiembronne et bailli d'Amiens qui mourut sans postérité en 1549.

A la fin du XVI° siècle, le château avait encore assez d'importance pour que M.de Belleforière, gouverneur de Corbie, en fasse assurer la garde.

Le château fut rasé vers 1615, on en distingue encore la motte.

Daours

 

Passé aux Luynes, puis à Madeleine de Longueval, il appartient ensuite à Jean Vaysse qui en 1716 le céda à Adrien Vaquette de Frechencourt, lieutenant-général de police puis conseiller au bailliage d'Amiens et plusieurs fois maire de la ville.

Il se maria en 1709 avec Elisabeth Romanet dont il eut entre-autres enfants, le futur général Vaquette de Gribeauval.

Il mourut en 1749.

C'est à son fils Adrien-Pierre que l'on attribue la construction du château actuel, destiné à remplacer l'ancien château-fort rasé en 1615.

Daours

Vaquette de Frechencourt : D'argent à la fasce d'azur, chargée de trois vaches d'or, et accompagnée de trois molettes de gueules, deux en chef et une en pointe.

En 1772, Adrien-Pierre Vacquette de Fréchencourt fit don de la châtellenie à sa soeur Marie-Madeleine à l'occasion de son mariage avec Jacques-François Lequieu de Moyenneville, qui fit accoler une aile basse au château.

Daours

Le Quieu : d'azur au chevron d'or accompagné de trois gerbes de blé du même liées de gueules.

Vendu en 1907 par la famille Du Bos, devenu quelques années la propriété de Prosper Derode, industriel Lillois, il fut finalement acquis en 1911 par M.Raquet, directeur du Progrès agricole.

Longtemps inhabité après la dernière guerre, il fut acquis en 1977 et restauré par M. et Mme Gérard Holleville.

 Source : Gentilhommières de Picardie (Philippe Seydoux)

commentaires

Cayeux-Sur-Mer

Publié le 22 Août 2016 par remus80

Cayeux-Sur-Mer

http://armorialdefrance.fr/ 

 

 

De sinople à trois bandes d'argent; à la croix ancrée d'or brochant sur le tout.

 

La commune a relevé les armes des anciens seigneurs de Caieu en modifiant les émaux et le champ.

Le blason de Cayeux-sur-Mer intègre la croix ancrée de la famille De Caïeu, seigneurs du lieu au Moyen âge, dont Guillaume de Caïeu (Wilelmus de Kehou, cité dans une charte de 1197, et plusieurs chevaliers croisés: parti d'or et d'azur à la croix ancrée de gueules brochant sur le tout et les trois bandes du Ponthieu ancien (d'azur à trois bandes d'or), car le Vimeu où se situe Cayeux était aux temps féodaux intégré au comté de Ponthieu.
A une date inconnue, sans doute dans les années 1960, la commune a mêlé ces deux blasons et leur a appliqué des émaux de fantaisie qui ont fait règle. Ornements extérieurs: deux branches de laurier et croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze.
(Jacques Dulphy)

Cayeux-Sur-Mer

Blason famille de Caïeu

Cayeux-Sur-Mer

La construction de l’église, en hommage à saint Pierre, le « prince des apôtres » date du xiie siècle. Elle se situait au sud de Cayeux, à côté du cimetière dans le quartier de La Vieille Église.

Cayeux-Sur-Mer

L'actuelle église, du même nom, a été construite plus au nord, et consacrée le 3 août 1902.

En 1426, le comte de Guise Jean de Luxembourg, épouse Catherine de Mammetz qui devient la dame de Cayeux, En 1475Louis XI, qui n’a pas souhaité donner la ville au roi Charles le Téméraire, met le feu à la commune qui en sort détruite. En janvier 1547, la ville et sa paroisse bénéficient grâce aux manuscrits de Henri II de France de privilèges, franchises et libertés.

Plusieurs incendies réduisent en cendre la ville en 1653 et en 1727.

Le phare (tour métallique en place depuis 1835) fut détruit en août 1944 par les Allemands.

La ville fut desservie de 1887 à 1972 par les Chemins de fer départementaux de la Somme, une compagnie de chemin de fer d'intérêt local à voie métrique. La ligne est désormais exploitée comme une ligne de chemin de fer touristique par le Chemin de fer de la baie de Somme.

Cayeux-Sur-Mer

 

Cayeux-Sur-Mer

commentaires
Publicité

Rambures

Publié le 19 Août 2016 par remus80

Rambures

 

http://armorialdefrance.fr/ 

 

D'or à trois fasces de gueules.

Devise : Deo duce ferro comite : Dieu pour guide, l'épée pour compagne.

 

Tout comme Dompierre-sur-Authie (dans le même département) la commune a relevé les armes de la famille De Rambures. Le premier connu du nom, Anseau de Rambures, seigneur de Rambures, est cité en 1058. Les De Rambures furent seigneurs de Rambures jusqu'au dernier du nom de la branche aînée en 1676; les mêmes furent aussi seigneurs et châtelains de Dompierre de 1415 à 1676. David de Rambures, grand maître des arbalétriers de France, tué à Azincourt (1415) avec trois de ses fils, est ce seigneur que Shakespeare mit en scène en 1599 dans sa pièce "Henry V" sous le nom de "Lord Rambures". Le blason des De Rambures a été reproduit des centaines de fois, sur les tableaux de famille, sur les tapisseries du château féodal de Rambures, sur une quinzaine de sceaux dont le premier est celui d'André de Rambures (1302). Une branche cadette était connue connue dès le 15e siècle. Cette branche avait embrassé la religion réformée, ce qui lui valut le rejet de la branche aînée, qui lui contesta la parenté. Elle obtint par jugement de conserver le nom et la noblesse, et elle inversa les couleurs du blason.
(Jacques Dulphy)

 

Rambures

C'est au milieu du XI° siècle que le nom de Rambures se présente pour la première fois dans l'histoire, depuis cette époque la terre familiale a vu s'élever plusieurs constructions à l'écart de la vieille motte féodale.

Premier château "brique et pierre" de France présentant des innovations défensives, le château actuel est achevé au XV° siècle, le tout sur fond de guerre de Cent-ans.

Rambures

 

A partir du XIVème siècle, les Seigneurs de Rambures voient leur rôle déborder les limites du Ponthieu et occuper des places de premier plan, particulièrement pendant la Guerre de Cent ans.

En 1412, David de Rambures, grand Maître des Arbalétriers de France, la plus haute distinction militaire de l’époque, décide de construire un nouveau château à Rambures. Mais il est tué ainsi que 3 de ses 4 fils lors de la Bataille d’Azincourt en 1415 où l’armée française est écrasée par les Anglais d’Henri V. C’est le Lord Rambures du Henri V de Shakespeare.

André de Rambures, seul survivant, continue la lutte contre les Anglo-Bourguignons, il était présent au côté de Jeanne d'Arc à Orléans comme capitaine, ce qui vaut au château d’être confisqué par le Roi Henri VI d’Angleterre et à son propriétaire d’être retenu en captivité en Angleterre.

Rambures

Armes d'André II de Rambures

Le petit écusson brochant à dextre sur la première fasce :

a: échiqueté d'or et de gueules qui est d'Auxy (par sa mère Catherine d'Auxy)

b : d'azur à deux fasces d'argent qui est de Marigny (par sa bisaïeule maternelle)

 

Pendant son absence, un des hommes de son ancienne troupe et partisan du Roi de France, Charles Desmarets, réussit à reprendre le "Fort chastel de Rambures par échelle et d’emblée", c’est à dire par escalade et par surprise. De Rambures, il lance des expéditions contre les Anglais à Rue, Saint-Valery-sur-Somme et Dieppe.

Revenu d’Angleterre en 1436, André de Rambures prend part avec son fils Jacques à la reconquête du pays contre les Anglais.

Nous sommes en 1450. C’est à cette époque de paix relative que se situe le début de la construction du château actuel, premier château briques et pierres de France. La forteresse sera achevée vers 1470.

Rambures

Au XVIème siècle, les Rambures continuent à se consacrer à la carrière des armes et sont les seigneurs les plus puissants du Ponthieu. Le plus illustre d’entre eux est Charles de Rambures dit "le Brave Rambures". Il reçoit Henri IV traversant la Picardie pour remporter la victoire d’Arques et lui sauve la vie à la Bataille d’Ivry en 1590. Louis XIII s’en souviendra et évitera au château de subir le démantèlement total des forteresses féodales ordonné par Richelieu.

Charles de Rambures devient Maréchal de camp, Colonel du régiment de Rambures-Infanterie qui s’illustrera dans les grandes guerres du XVIIème siècle. Il prend part au siège de la Rochelle (1627-1628).

En 1676, La duchesse de Caderousse a hérité du domaine à la mort de son frère Louis- Alexandre de Rambures, tué accidentellement par une décharge de mousquet à 18 ans, elle laisse tout à son cousin germain, le Marquis de la Roche Fontenilles dont descend l’actuel propriétaire du château. Celui-ci fait re-disposer l’entrée du château et construire des dépendances.

Rambures

De La Roche-Fontenilles : d'azur à trois rocs d'échiquier d'or posés 2 et 1

 

Rambures

En 1798, sur pétition des Ramburois, le château qui avait été confisqué est rendu à la famille ainsi que les biens non encore vendus en biens nationaux. Le château est transformé en demeure de plaisance.

Rambures

En 1840, le Château Fort de Rambures est classé Monument Historique.

Le général de La Roche-Fontenilles fait restaurer le château où il meurt en 1867.

Dans les années 1885, Charles De La Roche-Fontenilles confie de nouveaux travaux de restauration au célèbre architecte Sanson, à sa mort en 1930 il lègue le domaine à son cousin le comte Blanchard, père de l'actuel propriétaire.

De 1940 à 1971, le château n’est plus habité.

En 1971, les descendants de Charles de la Roche Fontenilles décident d’ouvrir à la visite publique le château et le parc et entreprennent des travaux de restauration. En 1992, ces travaux sont pratiquement achevés et le Château Fort de Rambures peut être visité toute l’année dans son intégralité.

En six siècles, le château n'est ainsi jamais mis en vente

Rambures

Rambures

Ramburescliquer pour agrandir.

 

Grille du château avec les armoiries de la famille De La Roche-Fontenilles

Rambures

Pierre armoriée dans la cour intérieure du château

Rambures

Rambures

Chapelle funéraire aux armes des de La Roche-Fontenilles

Rambures

 

Rambures

Blasons des de Rambures(avec curieuses couleurs) et des de La Roche-Fontenilles au-dessus du porche de la ferme 

 

Rambures

Vitrail dans le choeur de l'église (Photo de J.Dulphy)

 

 

commentaires
Publicité
<< < 10 20 30 40 50 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 > >>