Eklablog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Blasons des communes de la Somme.

Noyelles-en-Chaussée

Publié le 1 Décembre 2018 par remus80

Noyelles-en-Chaussée

 

http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

 D'azur à la pie au naturel accompagnée de trois fleurs de lis d'or; au chef d'azur chargé de trois bandes d'or et à la bordure de gueules.

***

Le blason de Noyelles-en-Chaussée a été approuvé par le Conseil Municipal lors de sa réunion du lundi 22 février 2016. Il a été proposé à l'assemblée par Vincent Warlouzet, conseiller municipal, avec une étude et un projet de Jacques Dulphy.
Le champ d'azur évoque, avec les fleurs de lys d'or, les armes de l'abbaye de Saint-Riquier, le chef est de Ponthieu, et la pie des Lagache.
Sus l'Ancien Régime, le domaine de Noyelles-en-Chaussée comprenait deux parties; une partie appartenait à l'abbaye royale de Saint-Riquier toute proche (qui portait: d'azur semé de fleurs de lis d'or; un blason qui semble montrer trois fleurs de lis est sculpté sur le clocher de l'église.)

L'autre partie de la seigneurie était érigée en fief relevant du roi, par les comtes de Ponthieu. Les comtes de Ponthieu portaient: d'azur à trois bandes d'or, à la bordure de gueules. Cette deuxième partie était tenue de seigneurs locaux, vassaux des comtes puis du roi, notamment par les De Lagache, seigneurs de 1589 à 1670, bâtisseurs du clocher, et qui portaient en leur blason une pie (en picard: éne agache).
(Jacques Dulphy)

***

Noyelles-en-Chaussée

Blason sur la mairie

 

Eglise Saint-Pierre

Noyelles-en-Chaussée

église en 1858

 

Noyelles-en-Chaussée

 

Noyelles-en-Chaussée

commentaires
Publicité

Coullemelle

Publié le 28 Novembre 2018 par remus80

Coullemelle

 

http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

D'or à la crosse contournée d'azur à dextre sommée d'un corbeau contourné de sable et au pin de sinople à senestre, fruité du champ et sommé d'une grive chantante de sable; le tout accompagné en pointe d'un écusson de gueules chargé d'une croix engrelée d'argent.

 

Création Jacques Dulphy 2012.
Ce blason intègre des éléments empruntés aux armes de l'abbaye de Corbie (la crosse d'azur et le corbeau "parlant") et à la famille Pingré (un pin d'azur fruité d'or, parfois surmonté d'une grive de sable: allusions parlantes pin-gré), ainsi qu'un écu aux armes des D'Estourmel.

 

Coullemelle

 

Coullemelle a appartenu, du 10e siècle à la Révolution de 1789, à la mense conventuelle de l'abbaye de Corbie. Cependant, en 1174, l'abbaye inféode une partie de la terre, ce qui constitue dès lors le début d'une seigneurie laïque qui existe en même temps que celle de l'abbaye.

Cette seigneurie est tenue au XIIIe siècle par la famille De Coullemelle, dont on a oublié le blason.

En 1603, Charles D'Estourmel achète le fief de Foucqueville, à Coullemelle, qui était auparavant tenu des De Lanvin, éteints la fin du 16e siècle.

Les derniers seigneurs de Coullemelle sont les Pingré de Sourdon. Ils en font l'acquisition en 1781.

Coullemelle

Pingré : d'argent à un pin arraché de sinople fruité d'or

En 1789, Catherine Elisabeth Pingré de Sourdon, dame de Sourdon et de Coullemelle, fille de Louis Pingré, seigneur de Sourdon (80), veuve de Pantaléon-Jean Pingré de Fricamps son cousin, donne la seigneurie de Coullemelle à son cousin-germain Paul-François Le Boucher du Mesnil de Frémontiers, dernier seigneur de Coullemelle.
(Jacques Dulphy)

 

Village détruit pendant la Première guerre mondiale

Coullemelle

 

Coullemelle

Eglise Saint Nicolas

Détruite en 1918 par l'artillerie allemande, réédifiée de 1924 à 1927.

 

Coullemelle

Coullemelle

 

Coullemelle

photo : Georges DuRoy

commentaires

Lamotte-Buleux

Publié le 23 Novembre 2018 par remus80

Lamotte-Buleux

http://armorialdefrance.fr/  

 

Divisé en chevron d'azur et de gueules, au chevron d'or brochant sur la partition accompagné de trois glands feuillés de deux pièces du même.

 

La commune a repris, vers 1985, sur proposition de Marc-Richard Brebion, une composition établie à partir du blason de la famille Duchesne de Lamotte (armes parlantes, trois glands), seigneurs du lieu. Jean-Claude Duchesne de Lamotte, écuyer, maïeur d’Abbeville, acquiert la seigneurie en 1738. Il portait: d’azur au chevron d’or accompagné de trois glands du même. Ce blason est sculpté sur la sépulture familiale au cimetière d’Hautvillers-Ouville (80).

Lamotte-Buleux

(Jacques Dulphy)

Les pièces sont d'or et non d'argent (couleur passée sur les plaques de rue, confirmation donnée par la mairie à J. Dulphy).

Lamotte-Buleux

 

***

 

Les parties les plus anciennes de la maison seigneuriale devaient remonter à Jean Le Bel ou à ses descendants.

Seigneur de Canchy et de Lamotte-Buleux sous François 1er et homme d'armes des Ordonnances du Roi .

Lamotte-Buleux

Le Bel : d'azur au chevron d'or, chargé de trois roses de gueules et accompagné de trois molettes d'or

A son fils Nicolas, mort en 1585, avaient succédé François, maître particulier des Eaux et Forêts en Ponthieu, et Antoinette Le Bel qui avait épousé vers 1620 François de Baynast de Sept-Fontaines, cornette de chevau-légers.

Claude-Charles de Baynast épousa en 1680 Anne-Charlotte de Béthizy de Mézières, il fut le dernier à posséder la terre.

Jean-Claude Duchesne, maïeur d'Abbeville en 1751, acheta la terre en 1738.

A la veille de la Révolution, Jean-François Duchesne, chevau-léger de la Garde du Roi, possédait la terre, il habitait ordinairement Abbeville.

Lamotte-Buleux

Château avant 1789

O.Macqueron, bibliothèque municipale d'Abbeville

 

 

commentaires

Fransart

Publié le 17 Novembre 2018 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel

                                   

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy à partir des armes des du Plessier et une tour symbolisant l'ancien château détruit.

Fransart

 

C'était primitivement un fief important de la châtellenie de Roye.

En 1195 Baudoin de Fransart le possède.

La seigneurie passe aux 13ème et 14ème siècle dans la famille de Hangest, seigneurs de Davenescourt, puis à la branche puinée des seigneurs de Genlis.

En 1367, le fief est tenu par Aubert de Hangest.

Fransart

d'argent à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'or, à une merlette de gueules au franc quartier.

En 1499, Hélène de Hangest apporte la terre à Arthus Gouffier, comte de Caravas.

Elle sera achetée en 1561 par Louis d'Ongnies, comte de Chaulnes.

En 1770, elle est la propriété de Charles des Fossés dit le comte de Fransart, décédé à Paris en 1825.

Un second fief, dit le fief de Bacouel, est resté du 15ème à la Révolution dans la famille du Plessier.

Fransart

Du Plessier : écartelé, aux 1 et 4 , d'argent à la fasce de gueules chargée de deux chevrons et demi tenant l'un à l'autre d'argent ; aux 2 et 3, d'or à cinq chaussetrapes de sable.

La proximité de Roye entraina souvent la ruine du village et du château, en 1591 il est pillé par l'armée d'Henri IV qui assiège Roye, en 1592 ce sont les soldats du Prince de Parme, puis ceux de la garnison de Corbie qui le pillent.

Incendié en 1653 par les Espagnols de Condé, ce qui reste est détruit quelques semaines plus tard par les français de Turenne.

Enfin un siècle après, en 1780, le village est détruit par un incendie.

Reconstruit le village et le château sont rasés lors de l'avancée allemande de 1918.

Fransart

Fransart

 

Fransart

Fransart

 

***

Eglise Notre-Dame

Détruite lors de la Première guerre mondiale, reconstruite et inaugurée en 1924

Fransart

Ancienne église en 1877

Fransart

 

Fransart

commentaires

Villers-sous-Ailly

Publié le 9 Novembre 2018 par remus80

Villers-sous-Ailly

 http://armorialdefrance.fr/

 

D'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules.

*

La commune a repris les armes des Vaillant de Villers (XVIIe s.)

François-Jacques-Philippe Vaillant de Villers, chevalier, dit "le chevalier de Villers", maréchal des logis des chevau-légers de la garde, chevalier de Saint-Louis, mort sans postérité en 1801, fils de François Vaillant de Villers, chevalier, seigneur de Villers et ancien capitaine de cavalerie au régiment de Brancas décédé en 1780, fut le dernier seigneur et châtelain de Villers.
En 1788, le dernier seigneur du lieu offrit à l'église, dont il avait fait reconstruire le choeur sur ses deniers, le grand tableau placé au-dessus de l'autel, illustré d'un miracle de Saint Aubin. Ce tableau, daté de 1788, porte en bas à droite le blason du donateur: d'or au lion de sable armé et lampassé de gueules.

Villers-sous-Ailly


La seigneurie de Villers-sous-Ailly appartenait aux Vaillant depuis le milieu du XVIIe siècle, acquise alors par Jean Vaillant, maïeur d'Abbeville et conseiller au présidial.
Dans les années 1980, la commune a relevé les armes des Vaillant de Villers, choisissant le même champ d'or que sur le tableau de Saint Aubin, bien que les Vaillant portassent plus souvent un champ d'argent.

Villers-sous-Ailly

Le blason de Jean (sic: Pierre) de Villers,maïeur d’Abbeville en 1658,
seigneur de Villers-sous-Ailly.
D’après une planche peinte par Oswald Macqueron vers 1860,
d’après les manuscrits du RP Ignace,
Bibliothèque municipale d’Abbeville.
(Photo Jacques Dulphy, 2012)

Un petit tableau, avec les armes "D'or au lion de sable armé et lampassé de gueules" se trouve à la mairie depuis 1987, placé au-dessus du bureau (Jacques Dulphy)

***

Possession de l'Abbevillois Jean Vaillant au milieu du XVIème siècle, la seigneurie demeura dans sa descendance jusqu'à la fin du XVIIIème, représentée par la branche cadette issue de son petit-fils François, avocat au Parlement sous Louis XIII.

Jean Vaillant de Villers épousa en 1670 Marguerite du Gardin, et son fils François, capitaine de cavalerie contracta deux alliances, le première avec Françoise d'Herly et la seconde avec sa cousine Marie-Elisabeth, héritière de la branche aînée.

Inhumé en 1749 à Villers, il laissa deux fils François-Jacques,écuyer de main du Roi, qui mourut jeune, et François-Charles dit " le chevalier de Villers", maréchal des logis des chevau-légers de la Garde et chevalier de Saint-Louis qui épousa en 1775 la marquise de Wargemont, née Taboureau d'Orval, il mourut sans postérité en 1801.

Villers-sous-Ailly

Pierre tombale dans l'église

En grande partie démoli, le château se réduisait vers 1860 à un pavillon sans étage.

Villers-sous-Ailly

 

Villers-sous-Ailly

Sépulture armoriée au cimetière communal de François-Joseph de Selve (1788-1869) et de son épouse Aloyse-Elisabeth Vincent d'Hantecourt (1790-1884).

Villers-sous-AillyVillers-sous-Ailly

 

de Selve : d'azur, à deux fasces ondées d'argent.

Vincent d'Hantecourt : d'azur, au chevron d'or, accompagné de trois licornes d'argent

*

Eglise Saint Aubin du XVIIIème

Décidée en 1708, la construction de l’église Saint-Aubin fut laborieuse, elle ne fut terminée qu'en 1740. En 1775, de nombreuses malfaçons étant constatées, le conseil de fabrique décida la reconstruction totale de la nef qui fut achevée en 1779. Le seigneur du village, François Vaillant de Villers, fit reconstruire le chœur, en 1787, les travaux de l'église étaient enfin terminés

Villers-sous-Ailly

En 1858

Villers-sous-Ailly

commentaires
Publicité

Fontaine-sur-Somme

Publié le 5 Novembre 2018 par remus80

Fontaine-sur-Somme

 

http://armorialdefrance.fr/

 

D'azur à la fontaine héraldique d'argent à trois fasces ondées d'azur, cerclée d'or, rayonnant de huit têtes d'échevins du même, alternativement posées de face et de profil.

Variante: Vairé d'or et d'azur.

Fontaine-sur-Somme

 

"La commune de Fontaine-sur-Somme n'a pas relevé le blason des sires de Fontaines  (d'or à trois écussons de vair, ou vairé d'or et d'azur, ou vairé d'argent et d'azur : les variantes sont nombreuses et il y en a d'autres), mais s'est fait un blason en s'inspirant du sceau des échevins de Fontaines, dont un exemplaire du 13e siècle est conservé à la Bibliothèque municipale d'Abbeville. Sur le blason de Fontaine, les échevins sont représentés en buste autour d'une fontaine héraldique (armes parlantes) "alternativement posés de face et de profil".

Fontaine-sur-Somme

Sur le sceau original du 13e siècle, comme sur le monument aux morts de 1922 où le sceau est également reproduit sur un médaillon de marbre blanc, les échevins sont représentés plein corps, tirant chacun une corde depuis le creux d'un bassin où coule une fontaine commune, comme s'ils y puisaient l'eau. Cette représentation, connue pour d'autres sceaux, est dite "à marmousets".

Fontaine-sur-Somme

Une erreur échappe souvent aux observateurs : le sceau original compte sept échevins. Le médaillon du monument aux morts en compte huit, et le blason communal aussi, sans doute pour des raisons de simple symétrie.

L'ouvrage collectif "l'histoire de Fontaine", publié en 1972, ne dit rien de l'adoption d'un blason par la commune de Fontaine-sur-Somme. Sans doute, le sceau fut-il intégré à un écu lors de l'enquête réalisée en 1970-1971 pour l'élaboration de l'Armorial de la Somme, édité en 1972 par le Conseil général.

Il faut noter aussi que, sur le rapport de la "Commission communale d'examen du projet d'érection du monument aux morts établi en 1920 (Archives de la Somme), il est stipulé à l'intention de l'artiste : "Sur la face postérieure figureront sculptées en bas-relief les armes de Fontaines". Sceau et blason semblent alors pleinement confondus. 

La charte d'émancipation communale de Fontaine fut accordée en 1282 par Edouard 1er (et non Edouard III comme il est écrit dans l'Armorial de la Somme), roi d'Angleterre et Comte de Ponthieu, et par Jeanne de Fontaine, dame du lieu. L'échevinage comptait alors sept échevins, et non huit.

***

Issus des comtes d'Abbeville, les seigneurs furent l'une des familles les plus importantes du Ponthieu et du Vimeu.

Guillaume est cité en 1119, Aléaume seigneur de Long et Longpré, maïeur d'Abbeville en 1185 fut l'un des capitaines de Philippe-Auguste, il mourut en Palestine en 1205.

Dans les premières années du 14ème siècle, Jeanne de Fontaines épousa Jean de Crésecques, conseiller et chambellan du roi.

En 1312, Robert d'Ailly en était le seigneur et rendit aveu au roi d'Angleterre pour son manoir, cette modeste demeure, sans défenses, dut disparaîre au début de la guerre de Cent-Ans lorsque les Anglais brûlèrent le village quelques jours avant la bataille de Crécy.

Catherine d'Ailly épousa Jean de Fosseux, capitaine général de l'Artois.

Par legs successifs, la terre échut au comte d'Egmont qui la vendit en 1588 à Antoine d'Hallwyn, bailli d'Amiens, il s'agissait essentiellement d'une terre de rapport car lorsqu'en 1698, la duchesse de Croÿ, née d'Hallwyn, la céda au marquis de Mailly, il n'existait qu'une modeste maison seigneuriale en briques et pierre.

Fontaine-sur-Somme

d'Argent à trois lions de sable, lampassés de gueules, armés et couronnés d'or

A la mort de Louis, dernier marquis de Mailly en 1770, la terre échut à son neveu Ghislain de France, comte d'Hézecques qui se montra prodigue au point de s'en défaire six ans plus tard au profit du marquis de Monsures, ancien page de la Grande Ecurie et capitaine au régiment d'Escars.

Fontaine-sur-Somme

de sable à la croix d'argent, chargée de cinq fermaux de gueules

Léonor-Chrétien de Monsures (1724-1809) avait épousé Marie-Renée Chauvelin, fille de l'intendant de Picardie qu'il avait la douleur de perdre à 20 ans,retiré du service, il avait épousé en secondes noces, en 1773, Marie-Jeanne Le Normand de Victot, il avait acquis la terre en 1776.

Il fit entreprendre la construction d'un château mais revendit le tout dès la fin 1777 pour se fixer à Paris.

L'acquéreur fut Adrien Gaillard de Boëncourt qui fit vendre aux enchères les matériaux du château inachevé.

En 1789, la terre appartenait à François Gaillard de Framicourt et Louise-Gabrielle Gaillard de Franval.

Fontaine-sur-Somme

 

Fontaine-sur-Somme

 

pierre tumulaire contre le portail de l'église avec les armoiries des Gaillard (dessin de L.Gillard)

d'azur au chevron d'argent accompagné de trois croix pattées du même.

***

Eglise Saint-Ricquier

Fontaine-sur-Somme

aquarelle d'O.Macqueron en 1851

Fontaine-sur-Somme

esquisse de L.Gillard en 1864

Edifiée à la fin du XVème et début XVIème

Gravement touchée par les combats de 1940, il ne restait que les murs.

La restauration débuta après la Seconde Guerre et fut très longue, ne s'acheva que dans années 1970.

Fontaine-sur-Somme

 

Fontaine-sur-Somme

Fontaine-sur-Somme

Portail latéral

Fontaine-sur-Somme

On y trouve le Porc-épic de Louis XII et la salamandre de François 1er dans des médaillons.

commentaires

Varennes-en-Croix

Publié le 28 Octobre 2018 par remus80

Varennes

 

 http://armorialdefrance.fr/ 

De gueules à la croix d'or

*

Le village de Varennes-en-Croix (De Warennas en 1064) n'a pas attendu «Philippe de Moulin, seigneur de Mailly qui possédait la terre de Varennes vers le milieu du 16e siècle» pour présenter, comme on le lit parfois, son aspect très précisément cruciforme. Depuis fort longtemps, en effet, les deux rues principales, bordées de maisons, se croisent à angle droit, ce qui a donné la seconde partie de son nom au lieu, et a sans aucun doute inspiré les armes de la famille De Varennes, devenues celles de la commune.
Cette famille est citée en 1396 pour «le sire de Varennes», chevalier banneret, qui portait déjà de gueules à la croix d'or (cité par Belleval, Nobiliaire de Ponthieu, 1864, tome 2 p. 311, d'après un armorial français alors conservé sous le N° 254 du Supplément français à la Bibliothèque impériale).
Le même armorial de 1396, publié par Drouet-d’Arcq sous le second empire, fait état de Florent et Mahieu de Varennes, chevaliers bacheliers; le premier portait de gueules à une croix d'or, à un lioncheau d'argent en premier quartier à la queue fourchiée, le second portait semblablement, à une merlette d'argent en premier quartier. Le lion et la merlette sont sans doute des brisures aux armes des deux chevaliers bacheliers, probablement frères, et fils du seigneur de Varennes, qui portait les armes pleines. Jougla de Morenas (Grand armorial de France, tome 6 p 404) donne cette famille comme subsistante au 18e siècle avec les mêmes armes, et cite comme «appartenant probablement à cette famille» (portant en tout cas les mêmes armes), au XIIIe siècle, Florent de Varennes, amiral de France, et Jean de Varennes, maréchal de France.

Varennes-en-Croix


La seigneurie de Varennes s’est transmise dans la maison de Varennes puis dans celle de Raineval avant de passer, à la suite du mariage en 1387 de Jehanne de Raineval avec Baudouin d’Ailly, vidame d’Amiens, dans la maison d’Ailly, qui la conserva jusqu'au milieu du XVIe siècle. Les armes de la famille de Varennes sont relevées, pleines, par la commune dont elle était originaire.
(Jacques Dulphy)

Jean de Varennes épousa Agnès de La Broye, fille de Dreux d'Amiens, seigneur de Vignacourt.

Antoine d'Ailly épousa en première noces Jeanne de Bours et en seconde noces Louise de Hallewyn.

Son fils hérita de la seigneurie et épousa Charlotte de Bournonville.

Leur fille Jeanne apporta la terre en mariage en 1516 à Nicolas de Monchy.

Jean de Monchy épousa Marguerite de Bourbon, dame de Rubempré, il en eut 9 enfants dont une fille donnée en mariage en 1630 à René de Mailly, la terre passa donc dans la famille de Mailly jusqu'à la Révolution.

 

              Eglise Notre-Dame de l'Assomption

Reconstruite en 1771 avec les matériaux du château d'Hyerville.

Varennes

 

Varennes

En 1876

Abbaye de Clairfay

Varennes

Fondée au 12ème siècle par Hugues III de Campdavène, comte de Saint-Pol, en réparation de ses crimes.

Détruite en 1472 par le duc de Bourgogne Charles le Téméraire, puis une nouvelle fois en 1637 par les Espagnols.

Reconstruite à partir de 1708, l'église portait la date de 1720 sur son fronton.

Varennes

Elle cessa d'exister en 1742, il ne restait plus qu'un seul religieux.

Déclarée bien national à la Révolution, elle fut vendue.

L'église existait encore en 1850, aujourd'hui détruite.

Varennes

commentaires

Miraumont

Publié le 20 Octobre 2018 par remus80

Miraumont

 

http://armorialdefrance.fr/

 

 

D'argent à trois tourteaux de gueules.

*

La commune a repris, pleines, les armes de la famille De Miraumont.

Les De Miraumont sont connus du XIIe au XVIe siècle. L'histoire a retenu, notamment, le nom de Regnauld de Miraumont (Reginald de Mirabili Monte), chevalier et bienfaiteur d'Arrouaise; et celui de son fils, aussi Regnauld de Miraumont qui donna en l'an 1160 à l'abbaye de Saint-Aubert une terre située à Barastre (62.

De 1277 à 1292, Michel, Jean et Simon de Miraumont, seigneurs de Miraumont, furent successivement maieurs de la ville d'Amiens.

Fille de Robert de Miraumont, Marie de Miraumont ( 1458-1539), née au château-fort de Miraumont occupé par ses ancêtres depuis le XIIe siècle, épousa Jean de Longueval en 1476.

Le blason à trois tourteaux de Marie de Miraumont, parti dans un même écu avec celui de Jean de Longueval, est toujours visible dans l'église de Vaulx-Vraucourt (62); il figurait à l'origine au-dessus des gisants du couple, dans la crypte de l'église.

Miraumont

Marie de Miraumont est sans doute la dernière du nom en ligne directe.

Le blason de la famille De Miraumont figure également, en écartelé, sur les armes de la commune de Simencourt (62).

Miraumont

***

Miraumont

 

Le château fut détruit lors de la Première Guerre mondiale

Miraumont

 

Miraumont

 

Miraumont

Miraumont

 

***

Eglise Saint-Léger

Miraumont

En 1877

Miraumont

En 1907

Miraumont

 

Miraumont

Miraumont

en 1917

commentaires

Soyecourt

Publié le 14 Octobre 2018 par remus80

Soyecourt

http://armorialdefrance.fr/

 

 

D'argent fretté de gueules.

***

La commune relève les armes de la famille De Soyecourt, dont étaient issus les seigneurs du lieu.
Le premier connu de cette famille serait "Jean, seigneur de Soyecourt dans le Santerre en Picardie", qui épousa en 1162 Geneviève de Querriez (ou Querrieu?).

 

Huet, son arrière petit-fils fonda en 1297, dans l'église Saint-Pierre de Corbie, la chapelle de Soyecourt où lui et ses successeurs se firent enterrer jusqu'à la construction de l'église de Tillolloy.

Son fils Gilles de Soyecourt, chevalier banneret, grand échanson de France en 1327, membre du Conseil du Roi en 1338, trouva la mort à la bataille de Crécy en 1346.

Gilles III, son arrière petit-fils, épousa Margueritte de Mailly, dame du Grand-Manoir de Lihons.

Six générations plus tard, François de Soyecourt épousa Péronne de Pisseleu et son fils Jean II épousa Péronne de Soissons, dame de Régnières-Ecluse.

Son petit-fils,  Jean III de Soyecourt épousa Antoinette de Rasse, dame de Tilloloy, village dont il fit reconstruire le château et l'église sous François 1er.
Les possessions de la famille de Soyécourt passèrent à la famille de Belleforière par mariage en 1581. Cette branche prit le nom de De Belleforière-Soyécourt et recomposa son blason en associant le fretté des Soyecourt au semé de fleur de lis des Belleforière.

Soyecourt

 

Charles-Maximilien de Belleforière-Soyecourt (+1679), grand veneur de France, fut le modèle de Dorante dans "Les Fâcheux" de Molière. Joachim-Charles de Belleforière-Soyecourt, marquis de Soyecourt, habitait le château de Tilloloy à la veille de la Révolution. Mais il demeurait seigneur de Soyécourt, où il possédait "une maison seigneuriale" à usage de son fermier, dont une tour a subsisté jusqu'aux combats de 1914-1918.

Soyecourt

 

En 1877

Soyecourt

 

Sa fille cadette, Camille de Belleforière-Soyecourt, dite De Soyecourt, née en 1757, entrée au Carmel en 1784, en fut chassée en 1792. En 1797, héritière de ses parents exécutés en l'An II, elle racheta et fit restaurer le Carmel de Paris, rue de Vaugirard, dont elle devint supérieure après avoir rompu toute relation avec la terre picarde.

Elle mourut en 1849, dernière à porter le nom de Soyecourt qu'elle avait relevé. Après elle, le nom de Soyecourt ne fut plus porté.

(Jacques Dulphy)

*

Le village fut totalement détruit au cours de la 1ère Guerre mondiale.

Il ne devait pas être reconstruit parce que situé dans une région trop dévastée, il sera cependant reconstruit dans les années 1920  sous pression des habitants.

*

Eglise Saint Martial

l'ancienne église était un édifice peu remarquable dont le portail présentait des signes d'une assez haute antiquité.

Le choeur datait de 1636, il a été presque entièrement reconstruit, la nef et le choeur furent restaurés en 1842.

Elle fut complètement détruite lors de la Première Guerre.

Reconstruite dans les années 1920, elle conserve les fonts baptismaux du XIIème siècle.

Le clocher détruit en 1940 a été reconstruit.

Soyecourt

En 1877 ("Archives et Bibliothèque patrimoniale d'Abbeville, coll. Macqueron".)

 

Soyecourt

Soyecourt

Détruite en 1916

Soyecourt

Soyecourt

Nouvelle église 

 

commentaires
Publicité

Bray-les-Mareuil

Publié le 8 Octobre 2018 par remus80

Bray-les-Mareuil

http://armorialdefrance.fr/  

 

 De sinople au héron d'argent, becqué en membré d'or, accosté de deux coquilles d'or ; au chef d'argent chargé de trois fleurs de lis au pied nourri de gueules.

Création Jacques Dulphy.
Adopté le 2 juin 2006.

 

Les fleurs de lis au pied nourri sont tirées du blason des Carpentin (seigneurs de Bray de 1480 à 1660) ; les coquilles sont tirées du blason des de Marcillac (voir explications ci-dessous).

Fondus en relief sur la cloche, les "marcs à anse" des de Marcillac, pièces héraldiques rares, ont pu être confondu avec des coquilles.

de Marcillac : d'azur à trois marcs à anse d'or.

Bray-les-Mareuil

Le héron symbolise les marais du val de Somme, dont le nom du village, par son étymologie, évoque par deux fois la présence." (J. Dulphy)

***

Possession des de Carpentin jusqu'en 1660, puis de Louis de Caullières.

Bray-les-Mareuil

De Carpentin : d'argent à trois fleurs de lis au pied coupé de gueules

La seigneurie passa par alliance en 1690 à Guillaume de Marcillac qui, en 1725, en obtint l'érection en comté, il épousa Louise-Marie de Caullière.

En 1773, Marie-Françoise de Marcillac l'apporta en mariage à Louis-Michel Le Canu, vicomte de La Jonquière.

Bray-les-Mareuil

Le Canu de la Jonquière de Bray : d'argent au chevron d'azur accompagné de trois roses de gueules

Dix ans plus tard, dit-on, Vincent Le Canu fit abattre les derniers vestiges du château-fort qui s'élevait dans la vallée de la Somme, on peut encore en identifier le site dans un herbage.

Il fait alors bâtir une nouvelle demeure sur l'emplacement actuel, sur la hauteur.

Bray-les-Mareuil

En 1862, ses successeurs vendirent le domaine à Ferdinand Mallet, avoué à Abbeville et adjoint au maire de la ville en 1870.

Il fit entièrement rénover la demeure où il mourut en 1914.

Son fils Georges, avocat à Paris et président de la Société d'émulation d'Abbeville, lui succède.

Puis son petit-fils Robert Mallet, homme de lettres et recteur de l'académie d'Amiens puis de Paris.

***

Eglise N-D de la Nativité

Bray-les-Mareuil

En 1850

Bray-les-Mareuil

1864

Bray-les-Mareuil

de nos jours.

commentaires
Publicité
<< < 10 20 30 40 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 70 > >>