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Blasons des communes de la Somme.

Huchenneville

Publié le 11 Avril 2018 par remus80

Huchenneville

http://armorialdefrance.fr/  

 

 D'azur au chevron d'or chargé de trois roses de gueules, accompagné de trois molettes d'argent et en coeur d'un trou de serrure d'or.

*

Huchenneville

Huchenneville relève, suivant une proposition faite par Jacques Dulphy, sollicité à ce sujet, les armes de la famille Le Bel d'Huchenneville, à la nuance près que les éperons y sont d'argent, au lieu d'or. Mais le conseil municipal a imposé une autre modification: un "trou de serrure" a été ajouté, censé évoquer le Vimeu industriel (et serrurier) voisin.

Huchenneville


La famille Le Bel, puis Le Bel d'Huchenneville, a possédé la seigneurie du lieu du XVIe au XVIIIe siècle. Jean Le Bel, seigneur d'Huchenneville, fut plusieurs fois maïeur d'Abbeville de 1560 à 1586, ainsi que son petit-fils, Philippe, écuyer, conseiller du roi, plusieurs fois maïeur de 1623 à 1635, et que le suivant, Nicolas Le Bel, seigneur d'Huchenneville et conseiller du roi, maïeur d'Abbeville en 1670. La seigneurie d'Huchenneville passa au XVIIIe siècle, peu avant la Révolution, dans la famille de Buissy d'Yvrench, par le mariage de la dernière du nom Marie-Marguerite avec François-Joseph de Buissy.

Huchenneville

de Buissy : d'argent à la fasce de gueules chargée de trois fermaux d'or.

Les Le Bel furent aussi seigneurs du hameau d'Inval de 1669 à 1775.

Les Le Bel portaient "d'azur au chevron d'or chargé de trois roses de gueules, accompagné de trois molettes d'éperons d'or".
Le conseil municipal a approuvé ce blason sans délibération officielle, lors de sa réunion du 10 décembre 2015.

Huchenneville

 

*

Huchenneville

 

Le château dut être restauré et agrandi à la fin du Second Empire vers 1863 par le comte Alfred de Hautecloque et son épouse Fanny de Douville-Maillefeu qui avaient acquis la propriété.

Huchenneville

Leur fille Gabrielle Boguais de la Boissière leur succèda puis leur petite-fille Marie-Thérèse de Hertelendi.

Le 29 mai 1940, lors de leur contre-offensive sur Abbeville, les Français attaquèrent les positions allemandes retranchées derrière les murs du parc et dans le château, celui-ci reçut de plein fouet un obus de 75 tiré par un char.

On retrouve les armes des Hauteclocque-Douville au-dessus d'une croisée.

Huchenneville

 

Huchenneville

 

Armes des Douville-Maillefeu sur la grille du parc

écartelé : aux 1 et 4 : d'azur à trois étoiles d'argent

aux 2 et 3 : de gueules à la tour d'argent, ajourée de sable, surmontée de deux guidons d'or.

Huchenneville

Huchenneville

armes des de Hauteclocque sur la grille du parc

Huchenneville

d'argent à la croix de gueules chargée de cinq coqs d'or.

Huchenneville

Chapelle funéraire des de Hauteclocque près de l'église

Huchenneville

Huchenneville

Vitrail de l'église avec les armoiries des de Hauteclocque, des Douville et de Buissy

 

 

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Pernois

Publié le 10 Avril 2018 par remus80

Pernois

 http://armorialdefrance.fr/

 

 D'azur semé de trèfles d'or, à deux plumes adossées du même.

Lors de sa réunion du jeudi 10 décembre, le conseil municipal de la commune de Pernois, sur la proposition de Sylvain Marmin, conseiller municipal, et sur un projet de Jacques Dulphy, a adopté à l'unanimité le blason de la commune de Pernois (...).
La commune a choisi de relever, telles, les armes de la famille De Pernois.

Le premier connu de cette famille fut Auguste de Pernois au XIe siècle, époux de Marie de Bernaville.

Le dernier connu avec certitude de la filiation, Roland II de Pernois, seigneur de Pernois, vécut de 1154 à 1219 sans frère ni descendance.

C'est à une date qui lui était contemporaine que les évêques d'Amiens devinrent possesseurs du domaine. Cependant, on trouve des “De Pernois” jusqu'au XVIIe siècle, notamment à Fieffes et Montrelet, peut-être issus de branches cadettes.
Au-delà de ces considérations historiques, le trèfle inspire à la nature, et les plumes à la connaissance, à l'écriture, à la culture, à la sagesse.
(Jacques Dulphy)

Depuis le 13ème siècle, les évêques d'Amiens disposaient d'une résidence où ils venaient se reposer à la campagne, le premier fut Thibaut d'Heilly .

Située à l'est du village, cette demeure n'a malheureusement pas laissé de vestiges significatifs.

On en attribuait la restauration complète, sinon la reconstruction, à Antoine de Créquy (mort en 1574), cardinal et évêque d'Amiens, qui possédait la terre voisine de Canaples.

Pernois

 

gouache de Marcel Stiennon 1975

de Créquy : d'or au créquier de gueules

D'après un plan du 18ème siècle, les bâtiments dessinaient une sorte de T et leur façade principale encadrée de tourelles.

Pernois

Voyages pittoresques du baron Taylor

 

Les évêques du Siècle des Lumières ne durent pas privilégier les séjours de Pernois.

En 1790, le domaine fut saisi et déclaré bien national.

La maison d'habitation fermée dans un enclos de murs, tombant en ruines, est finalement adjugée en 1796 à Louis-François Dottin, grand amateur de biens nationaux, pour la très modique somme de 23213 francs.

En 1850, Henri Dusevel signale à nouveau l'état d'abandon du vieux manoir flanqué de deux petites tours.

Pernois

O.Macqueron en 1866

Pernois

Pernois

 

 

Eglise Saint-Martin

C'est vers 1380 que l'église paroissiale et le presbytère furent transférées hors de l'enceinte du Château suivant la convention de Mgneur Jean de Cherchemont.

L'Église de Pernois, entièrement construite en pierre, serait pourtant malgré les chapelles formant transept dont elle est pourvue, un monument bien modeste, si sa nef qui paraît dater du XIième ne la rendait digne d'intérêt. 

Pernois

église Saint-Martin en 1876

Pernois

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Harponville

Publié le 8 Avril 2018 par remus80

Harponville

http://armorialdefrance.fr/

De gueules au fer de harpon à deux crochets d'or

                                                             

Adopté en mars 2021.
Le blason de la commune d'Harponville, en usage non-officiel depuis quelques années, a été adopté par le conseil municipal lors de sa séance de mars 2021. 


Quand, vers 1879, le village d'Harponville a dû reconstruire son église à la suite d'un incendie, la commune s'est dotée un blason, marquant sa participation au financement de la nouvelle construction. La commune avait choisi des armes parlantes, montrant un blason "au fer de harpon à double crochet".
D'après David Lefèvre, d'Harponville, conteur picard et passionné d'histoire locale, "ce blason est peint à environ 10 mètres de haut sur un disque de bois fixé à une barre de métal qui traverse le choeur de l'église".


Ce blason n'a pourtant jamais été adopté officiellement. C'est chose faite désormais. Les émaux sont ceux qui colorent les armes de deux familles ayant possédé la seigneurie d'Harponville: les De Domqueur (XVIe, XVIIe siècles: d'or au chevron de gueules) et les De Raincheval (XVIIe, XVIIIe siècles: de gueules semé de billettes d'or, au lion d'or brochant sur le tout).
Le projet définitif a été établi par Jacques Dulphy, et dessiné par Daniel Juric.
(Jacques Dulphy)

                                                           *

Depuis le très Haut Moyen-Âge, le village était dans l'aire d'influence de l'abbaye de Saint-Riquier, à quelques centaines de mètres se trouvait celui d'Herville (aujourd'hui disparu) qui lui dépendait très tôt de l'abbaye de Corbie. Le "grès Bénotte" semble avoir été la borne de limite.

Aux 16 et 17ème siècles, la famille de Domqueur possédait la seigneurie, en 1627 Charles de Domqueur en était le seigneur.

Harponville

de Domqueur : d'or au chevron de gueules.

En 1683 la famille de Rincheval (Raincheval) acheta le domaine.

Harponville

de Raincheval : de gueules semé de billettes d'or, au lion d'or brochant sur le tout.

En 1746 fut célébré le mariage de Jacques de Raincheval avec Marie-Charlotte de Macquerel, fille du seigneur de Parpeville-en-Laonnois.

En 1769, leur succèdent Charles-Michel de Vaujours de Châtillon, colonel d'infanterie, lieutenant du Roi à Doullens et adjoint du commandant de la citadelle, et son épouse Marie-Françoise Picquet de Dourier.

Ils ne durent pas résider sur leur terre car le 16/12/1786, les Affiches de Picardie proposaient à la location le château d'Harponville.

L'offre n'eut pas le résultat escompté, le domaine fut finalement mis en vente et acquis en 1787 par Ferdinand-François d'Hespel.

Harponville

D'Hespel d'Harponville : écartelé, aux 1 et 4 d'or à trois lhoirs ou lys renversés, componés de gueules et d'azur, tigés de sinople; aux 2 et 3 , d'argent au chevron d'azur chargé d'un autre d'or.

 

Le château dut ensuite souffrir de la Révolution et sa démolition en 1816 procura les matériaux nécessaires à la reconstruction de l'église paroissiale.

 

*

Eglise de la Sainte Trinité

 Datant du xixe siècle, ses pierres proviennent de l’ancien château d’Harponville et de l’ancienne église de l’abbaye de Clairfaye. La base des murs est constituée d'une ceinture de grès, haute d'environ un mètre.

Harponville



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Beauchamps

Publié le 3 Avril 2018 par remus80

Beauchamps

http://armorialdefrance.fr/ 

 

                                           Fascé d'hermine et de sinople.   

 

La commune a repris le blason des De Beauchamps, seigneurs du lieu du XIIe au XVe siècles, et notamment de Rogon de Beauchamps, chevalier, seigneur en 1195, mort vers 1215, dont la plate tombe armoriée en carreaux vernissés colorés fut redécouverte en 1977 dans les vestiges de l'ancienne abbaye du lieu-Dieu, avant d'être une nouvelle fois perdue.
(Jacques Dulphy)

La seigneurie passa ensuite aux Rouault de Gamaches.

Beauchamps

Rouault : de sable, à deux léopards couronnés d'or, l'un sur l'autre.

On attribue généralement la construction du château à Nicolas Rouault, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, seigneur de Gamaches.

C'est en tout cas à Beauchamps que mourut en 1689 son fils Nicolas-Joachim, lieutenant-général des Armées du Roi.

La construction d'un bâtiment neuf  fut entreprise en 1773 et achevé deux ans plus tard pour Nicolas-Aloph, comte de Rouault et son épouse Justine-Josèphe Boucot.

Abattu dès la Révolution, l'édifice ne subsistait que par les vestiges d'une tour qui disparut dans les années 1860.

Beauchamps

Eglise en 1853

                                                                ***

                                                    Abbaye du Lieu-Dieu

Beauchamps

Ancienne abbaye cistercienne fondée en 1189 à la demande du seigneur local Bernard IV de Saint-Valery qui octroie une charte de fondation en 1191, il y fut inhumé ainsi que de nombreux bienfaiteurs, notamment Guillaume du Caisnoy et Rogon de Beauchamps. 

Beauchamps

Bernard IV de Saint-Valery : d'azur fretté d'or entresemé de fleurs de lis du même.

Certaines de ces sépultures ont été mises à jour lors des fouilles de 1977.

Beauchamps

Gisant de Rogon de Beauchamps dit de Bouvaincourt, mort vers 1215-1216. 

Détruite partiellement ou totalement à trois reprises, la première en 1415 pendant la guerre de Cent-Ans par les Anglais, la seconde en 1472, une reconstruction est organisée au cours du XVIème siècle, mais les troupes calvinistes détruisent à nouveau l'abbaye durant la guerre de Trente Ans, en 1638.

A la Révolution, elle est fermée et les moines chassés, les archives sont transportées à Abbeville, où un incendie les détruit quelques années plus tard.

Une partie fut rasée, en particulier l'église abbatiale et le cloître.

En 1832, le domaine fut racheté par la famille de Thézy.

Beauchamps

En 1866

En 1986, les Maillards de Thézy, Jérôme et Marie-Annick s'y installent et font du site un centre équestre en réhabilitant les bâtiments viables.

Beauchamps

Beauchamps

Beauchamps

Beauchamps

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Beaucamps-le-Jeune

Publié le 1 Avril 2018 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

                                                                ***

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy associant les armes des de Rune et celles des Pisseleu.

Beaucamps-le-Jeune

Vraisemblablement détachée de celle de Beaucamps-le-Vieux en faveur d'un cadet, la seigneurie relevait du comté d'Aumale, elle possédait dès le 13ème siècle un manoir.

Beaucamps-le-Jeune

 

D'argent à la bande de sable frettée d'or.

Armes de la famille De Beaucamps (ou De Beaucamp).
Gouache de Marcel Stiennon,1975.
(Aimablement transmis par Jacques Dulphy)

Beaucamps-le-Jeune

A la fin du 14ème, Marie, fille d'Adam de Beaucamps l'apporta en mariage à Jean de Brétizel dont les héritiers furent s'en défaire au profit de Nicolas d'Ellecourt.

Après sa mort, Colay de Villepoix, sa veuve, épousa Guillaume de Pisseleu, seigneur de Fontaine-Lavaganne, qui racheta la seigneurie, il mourut fort âgé et laissa de nombreux enfants dont Anne de Pisseleu, duchesse d'Etampes et favorite de François 1er.

Beaucamps-le-Jeune

de Pisseleu : d'argent à trois lions de gueules.

Beaucamps-le-Jeune

On attribue traditionnellement au principal corps de logis la date de 1537 et celle de 1560 pour le bâtiment en retour d'équerre, brique gravée.

Beaucamps-le-Jeune

photo : Marc Roussel(Markus3).

Charles de Rune, chevalier de l'Ordre du Roi et enseigne de 50 hommes d'armes, acheta la seigneurie en 1553.

Beaucamps-le-Jeune

De Rune : d'argent au sautoir d'azur accompagné de quatre aiglettes de gueules.

Fille d'un autre Charles de Rune, marquis de Fouquesolles, Thérèse de Rune épousa Louis, marquis d'Estrades, gouverneur de Dunkerque, ils choisirent de résider au château qu'ils firent moderniser et agrandir comme le confirme le millésime de 1667 gravé sur le corps de logis situé à droite des tours d'entrée.

Beaucamps-le-Jeune

Leur fils Godefroy-Louis, colonel de dragons et lieutenant-général des Armées du Roi, mourut en 1717 de ses blessures au combat.

Beaucamps-le-Jeune

D'estrades : de gueules au lion d'argent au pied d'un palmier d'or, le tout soutenu d'une terrasse de sinople.

A la mort de son fils en 1769, ses biens et ses dettes considérables échurent à ses petites nièces qui durent en 1778 de défaire de l'ensemble.

Louis Sanson de Frières et son épouse Nicole Le Scellier acquièrent la seigneurie, il meurt à Beaucamps en 1786 laissant ses biens à son fils Jean-Louis, baron de Frières, premier échevIn d'Abbeville.

Beaucamps-le-Jeune

Sanson de Frières : d'or à trois sansonnets de sable, membrés de gueules.

Vient ensuite Louis-Hercule Sanson de Frières dont la fille Louise-Marie épouse en 1844 Gabriel des Mazis et se réinstalle à Beaucamps à la fin de sa vie.

Beaucamps-le-Jeune

de Mazis : de gueules à la fasce d'or chargée de trois molettes d'éperon de sable.

Lorsque Jeanne des Mazis meurt sans alliance en 1924, elle lègue le domaine aux Lazaristes qui, en 1935 font considérablement agrandir le château pour y installer le séminaire Saint-Joseph.

Occupés pendant la dernière guerre puis affectés à des colonies de vacances, vendus en 1971 et pratiquement abandonnés par leur nouveau propriétaire, les bâtiments se dégradent rapidement.

Beaucamps-le-Jeune

Acquis en 1990 par une société anglaise qui renonce finalement à son ambitieux projet de création de complexe hôtelier.

En 2000, les bâtiments sont dans un état quasi désespérés lors de leur acquisition par M. et Mme Olivier Sylla qui se proposent de les restaurer progressivement.

Finalement revendus en 2005 à Eric et Olga Testelin qui continuent la restauration.

Beaucamps-le-Jeune

Eglise ND de l'Assomption du 18ème, elle a remplacé celle du 15ème détruite en 1704.

 

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Hocquincourt

Publié le 30 Mars 2018 par remus80

Ancienne commune rattachée à Hallencourt depuis le 1 octobre 1972.

                                                              ***

Les premiers seigneurs au XIVème siècle sont issus de la famille d'Aumale, puis en 1480 on trouve Pierre de Vaux.

Hocquincourt

De Vaux : d'argent à trois têtes de Maures de sable, tortillées du champ.

Ce blason est celui de la commune de Vaux-Marquenneville 

 

La seigneurie passe aux de Monchy par le mariage de Jeanne de Vaux avec François de Monchy en 1535.

Hocquincourt

de Monchy : de gueules à trois maillets d'or

Ce nom évoque une branche aînée de la famille de Monchy, et surtout plusieurs générations de brillants hommes de guerre dont Charles de Monchy, marquis d'Hocquincourt, maréchal de France en 1651, tué en 1658 devant Dunkerque.

Georges de Monchy fut lieutenant-général des Armées du Roi et gouverneur de Péronne.

Hocquincourt

Armoiries dans l'église

Après la mort de ses frères, tués au combat, et celle de Louis-Léonor, prêtre, Marie-Madeleine de Monchy, marquise de Pas de Feuquières, hérita d'Hocquincourt qu'elle vendit en 1720 à Jean-Baptiste de Villers, président-trésorier de France à Amiens.

En 1747, Marie-Louise de Villers l'apporta en mariage à Jacques-Nicolas Le Boucher d'Ailly, seigneur de Richemont et de Bouillancourt-en-Séry, maïeur d'Abbeville.

Hocquincourt

Le Boucher d'Ailly : D'or, au sautoir engrêlé de sable, accompagné de quatre aiglettes du même, bécquées et armées de gueules.

Vers 1870 René de Belleval ne signalait plus comme vestige du château qu'un pan de mur percé d'une porte ogivale.

                                                                 ***

                                                     Château de Beauvoir 

Demeure de la famille Hecquet de Beaufort depuis la fin du 18ème siècle, située sur les collines d'Hocquincourt.

Hocquincourt

Hocquincourt

 

 

                           Eglise Saint Firmin du XV et XVIème siècle  

 

Hocquincourt

Hocquincourt

Hocquincourt

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Lahoussoye

Publié le 29 Mars 2018 par remus80

Lahoussoye

 

http://armorialdefrance.fr/

 

 

D'azur à la gerbe d'escourgeon d'or

L'escourgeon est une variété d'orge.

 

L'Armorial de la Somme, publié en 1972, prétend que la commune de Lahoussoye a pris (à date récente) les "armes de la famille Scourion, seigneur du lieu aux 16e et 17e siècles".
En fait, le blason communal ne relève pas les armes des Scourion (ou Scourjon), il s'en inspire.

La présence des Scourjon est attestée, comme seigneurs du lieu, depuis François Scourjon, écuyer, seigneur de Friaucourt-en-Ponthieu (fief à Saint-Riquier) et de Lahoussoye époux d'Hélène Le Quieu (décédée en 1567), jusqu'à son petit-fils Charles Scourjon de Lahoussoye, échevin d'Amiens en 1642.
Les Scourjon portaient bien des épis sur leur blason, mais en trois gerbes d'or sur azur, non de blé mais d'escourgeon, par allusion parlante.

Lahoussoye

Scourion : d'azur à trois gerbes d'escourgeon d'or 


Mais la commune de Lahoussoye a choisi de ne "relever" qu'une gerbe sur les trois, brisant ainsi les armes familiales et évitant la confusion avec les blasons de deux autres communes du département: Beauval, qui porte aussi trois gerbes (mais d'avoine) sur champ d'azur, et Bresle, qui porte trois gerbes de blé d'or, aussi sur champ d’azur.
(Jacques Dulphy)

Lahoussoye

 

Blason sur la mairie

Lahoussoye

 

 

 

église Saint-Pierre-es-liens

XVIII ° siècle

Lahoussoye

En 1870

Lahoussoye

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Bienfay

Publié le 28 Mars 2018 par remus80

Hameau rattaché à Moyenneville.

Il s'appelait Goubinfai en 1191

 

La famille d'Acheux en était les seigneurs.

On trouve Louis d'Acheux qui épousa Antoinette de Gaudechart en 1560

Son fils Claude d'Acheux qui épousa Barbe Le Fèvre de Caumartin

Louis d'Acheux qui se maria trois fois, la première avec Anne de Villers en 1594, puis Marie de Monthomer et enfin Anne de Bernard avec qui il eut un fils Antoine d'Acheux qui épousa en 1662 Suzanne de Bruxelles.

                                                                  *

                                                 église Saint-Nicolas

Bienfay

 

en 1851

 

Bienfay

en 1866

Bienfay

début 20ème siècle

Bienfay

de nos jours

Bienfay

 

porte d'entrée surmontée de blasons

 

Bienfay

 

Le blason central est celui des Le Vasseur de Sailly : d'argent à la bande d'azur accompagnée de six billettes de gueules.

Bienfay

 

Nicolas Le Vasseur était maïeur d'Abbeville en 1499 et seigneur de Bienfay, marié à Marie de May.

Bienfay

de May (Ponthieu) : d'or au chevron d'azur

 

Bienfay

 

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Bouillancourt-sous-Miannay

Publié le 26 Mars 2018 par remus80

Ancienne commune rattachée à Moyenneville.

                                                   ***

 

Les Maillefeu en était seigneurs depuis le début du XVIème siècle;

La famille de Cacheleu possédait la seigneurie depuis 1625, date à laquelle Jacques de Cacheleu avait épousé Françoise de Maillefeu.

Bouillancourt-sous-Miannay

de Cacheleu : d'azur à trois pattes de loup d'or, posées en pal 2 et 1.

Le château fut construit en 1755 sur l'initiative de Charles-François de Cacheleu, chevalier, page du roi Louis XV.

Bouillancourt-sous-Miannay

Château en 1866

Avant sa mort en 1768, comme il n'avait pas d'enfant, il légua à son cousin Maximilien de Cacheleu de Méricourt en Vimeu, capitaine au régiment de Brie puis Colonel de cavalerie, il épousa en 1755 Marie-Anne Desforges de Caulières.

Puis Armand de Cacheleu, lieutenant au régiment de Cambrésis, qui se maria en pleine Révolution et mourut en 1842.

Suivirent Charles-Armand-Gustave (1843-1876) et Adhémar de Cacheleu (1839-1899) qui fit exécuter d'importants travaux après son mariage avec Coralie Godde de Monthières.

Par legs successifs le domaine est revenu à la baronne du Plouy, née Vincent d'Hantecourt, apparenté aux de Cacheleu.

Bouillancourt-sous-Miannay

Le Blond du Plouy : d'azur, au chevron d'argent accompagné de trois roses de même.

Bouillancourt-sous-Miannay

Tombeau de la famille de Cacheleu au cimetière

 

église Saint Samson construite au XVIème siècle.

Bouillancourt-sous-Miannay

 

Aquarelle d'O.Macqueron 1852-bibliothèque d'Abbeville

 

Bouillancourt-sous-Miannay

Bouillancourt-sous-Miannay

Bouillancourt-sous-Miannay

Ch'foaiseux d'grignées, une tête de paysan qui fait des grimaces en tirant la langue en direction de l'autel.

 

Bouillancourt-sous-Miannay

Pierre tombale médiévale incorporée dans le mur du cimetière.

Bouillancourt-sous-Miannay

Croix en tuf incorporée dans le mur du vieux cimetière

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Vaudricourt

Publié le 22 Mars 2018 par remus80

Vaudricourt

http://armorialdefrance.fr/ 

 

De gueules à l'orle d'argent.

 

Certains armoriaux présentent, pour la commune de Vaudricourt, les armes de la famille De Vaudricourt (de gueules à un orle d'argent) brisées d'un lambel d'argent.

Vaudricourt


Cette brisure n'est pas nécessaire au blason de Vaudricourt; ce lambel (d'ailleurs à trois pendants, et non à quatre) n'appartient qu'à une branche cadette, qui a été possessionnée notamment à Brutelles (80), puis à Laleu (auj. commune de Lanchères, 80) et Yvry.
Ce blason brisé d'un lambel appartient à la branche connue plus tard sous le nom de De Vaudricourt d'Ivry ou De Vaudricourt de Laleu; branche subsistante en 1789 avec Jérôme-Eugène de Vaudricourt de Laleu, chevalier, seigneur de Laleu (auj. 80) et éteinte au début du 19e siècle.
Les armes familiales pleines, avec trois griffons pour supports et issant, mais sans lambel, sont sculptées au-dessus de l'entrée du clocher fortifié d'Allenay (16e siècle), où les De Vaudricourt furent seigneurs du fief de l'Eglise de 1523 à 1789 (voir à l'article: Allenay, 80).
Belleval (Fiefs et seigneuries du Ponthieu et du Vimeu, 1870, p 323) donne pour premier seigneur du nom, à Vaudricourt, Raoul de Vaudricourt chevalier en 1250. Onze seigneurs du même nom s'y sont succédé jusqu'à Anne de Vaudricourt, dernière du nom dans la branche aînée, qui épousa Louis de Monchy, chevalier, gouverneur de Laon, mort en 1598. Mathieu de Vaudricourt, seigneur de Vaudricourt, était prévôt de Saint-Riquier et bailli d'Abbeville en 1328.

Vaudricourt


Le blason des De Vaudricourt apparaît aussi sur le sceau de Firmin de Vaudricourt, auditeur du roi vivant en 1445, appendu à un vidimus. Ce sceau, qui appartenait à la collection du marquis de Belleval, portait un écu à un orle. Le blason y est brisé, cette fois, d'une cotice en bande brochante (cité par Belleval, Sceaux du Ponthieu, 1896, p 278).
(Jacques Dulphy)

***

Vaudricourt

de Rambures: d'or à trois fasces de gueules

 

C'est en 1431 que Jehan de Rambures, qui résidait ordinairement à St Valery, acquit de Firmin Damerval un fief noble à Vaudricourt.

L'un de ses successeurs y réunit en 1463 des terres voisines et en 1480, Jeanne de Saint-Bimond apporta en mariage à Jean de Rambures, la seigneurie de Poireauville dont le siège était situé dans un hameau près de Vaudricourt.

A Adrien et son fils Simon, succéda Jean de Rambures, page du duc de Longueville, qui épousa en 1570 Michelle de Carpentin, il adopta la religion réformée et la famille connut alors une éclipse au XVIIème siècle.

Il faut attendre la fin du règne de Louis XIV pour retrouver une certaine aisance.

Claude de Rambures, qui a épousé Charlotte-Françoise de Calonne de Cocquerel, achète en 1713 la seigneurie de Vaudricourt, mise en vente par Marie-Madeleine de Monchy.

Puis son fils Joseph, vicomte de Vaudricourt, de 1765 à 1789, capitaine de cavalerie et porte-étendard de la Compagnie écossaise des Gardes du Roi.

Après la Révolution, Claude-Honoré de Rambures qui meurt en 1835.

Son fils Adalbert lui succède, son décès en 1892, sans postérité, fait hériter son neveu Louis-Marie de Rambures, c'est à lui que l'on attribue l'importante campagne de travaux, qui donna à l'édifice son aspect définitif, il meurt en 1918.

Plusieurs fois remanié et agrandi le château s'est constitué à partir d'un manoir dont on situe la construction au lendemain de la guerre de Cent-Ans, exceptionnel témoin de l'architecture du XVème siècle en Picardie.

Vaudricourt

Vaudricourt

 

Vaudricourt

 

Sa fille aînée Marie-Thérèse de Rambures hérite, elle est mariée à Pierre Borel de Brétizel qui fut tué sur le front de l'Aisne en 1918.

Leur fils Bernard de Brétizel en hérite et disparait en 1993.

Vaudricourt

Borel de Brétizel : d'azur à Cinq fasces d'or

Aucun des descendants ne reprendra au décès de son épouse Lucile Calogera, le domaine sera mis en vente après son décès en 2008.

Il est acquis en 2009 par Jean-Pierre Thiebault.

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Le hameau de Poireauville sera rattaché en 1820 à Vaudricourt.

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Eglise Saint Martin

Vaudricourt

en 1853

Construite au 19ème siècle, cette église fait partie de la paroisse de St Eloi en Vimeu et du diocèse d'Amiens. La statuette de Notre-Dame de Foy, petite statuette en terre, dure comme pierre de 22 cm de haut, est découverte en 1609 dans un chêne abattu par le charpentier Gilles de Wanlin. Très vite, on crie au miracle : une dévotion extraordinaire voit le jour et des faits miraculeux sont rapportés. L'église abrite aussi l’un des derniers orgues de campagne de la région. Ce type d'orgue ne nécessite pas de matériaux nobles comme l'ébène pour leur fabrication mais possède néanmoins une qualité sonore remarquable.

 

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