Eklablog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Blasons des communes de la Somme.

Baizieux

Publié le 6 Juillet 2018 par remus80

Baizieux

http://armorialdefrance.fr/ 

Création de Jean-François Binon (2015)

 Tiercé en pairle renversé: au 1er d'azur à la tête de cheval coupée d'argent, au 2e d'argent à l'aigle au vol abaissé de gueules, au 3e de sinople à la gerbe de blé d'or.

Avec son aiglette rappelant les "de Rune" anciens seigneurs du village, la tête de cheval rappelant celui de St Martin et la gerbe de blé sur fond vert, couleur du bois Robert, le blason résume l'histoire du village.

*** 

Au 15ème siècle, Jean de Becquigny était seigneur du lieu.

En 1450, sa fille Anne de Becquigny épousa Jennequin de Rune.

La terre de Baizieux demeura plus de trois siècles dans leur descendance.

Baizieux

de Rune : d'argent, au sautoir d'azur cantonné de quatre aiglettes de gueules au vol abaissé.

 

En 1567, Antoine de Rune fut nommé capitaine d'Amiens par le parti catholique et le resta jusqu'en 1597.

Léonor de Rune, comte de Bucquoy, fut au milieu du 17ème siècle maître d'hôtel de Sa Majesté,il se maria en 1644 avec Gabrielle de Clermont de Thoury.

Son fils François-Léonor, seigneur du Grand-Bézieu, épousa en 1691 Marguerite-Léonore de Tramecourt et demeurait audit Baizieu.

Louis-Georges de Rune, lieutenant au régiment du Roi, obtint l'érection de sa terre en marquisat, il épousa en 1714 Renée-Charlotte de Coppequesne.

Son fils François-Honoré , épousa en 1748 Marie-Anne-Elisabeth de Gomiécourt, ils habitaient le château en 1757, il fut capitaine au régiment de Laval et mourut sans postérité.

Vraisemblablement mis en vente par ses héritiers, le domaine appartenait dans les dernières années de l'Ancien Régime à Félix-Nicolas Blondin de Bréville, seigneur du grand et petit Baizieux, mentionné dans un acte de 1788 comme président à la Cour des Monnaies de France, demeurant en son château., pourtant en 1778, Marie-Anne Dragon de Gomiécourt, dernière marquise de Rune mourut en son château de Baizieux ! 

Baizieux

Blondin : d'azur à la bande d'or, chargée de trois trèfles de sable.

Gouache de Marcel Stiennon, 1974.
(Aimablement transmis par Jacques Dulphy)

De l'ancienne demeure de la famille de Rune, subsistent un corps de dépendances et deux pavillons au bord de la route.

Baizieux

Le château actuel a été élevé vers 1885 sur les plans de l'architecte Delforterie, pour la marquise de Lameth, née en 1818 Félicie Obert de Thieusies.

Elle avait épousé Baudoin Marie-Ambroise de Lameth (1812-1867) en 1839 et mourut en son château en 1891.

Baizieux

Précédée d'une grille, d'un fossé et d'une cour d'honneur, sa haute façade en briques s'inspire librement de l'architecture des 16ème et 17ème siècles, traitée dans le goût riche et pittoresque de l'époque avec les armoiries et une licorne qui clôture le haut de la façade.

Baizieux

 

 

Baizieux

Le domaine est passé ensuite à M. Castrique.

Baizieux

 

Armoiries des de Lameth et Obert de Thieusies 

Baizieux

de Lameth de Bussy : écartelé : aux 1 et 4 : de gueules, à la bande d'argent, accompagnée de six croisettes recroisettées et fichées du même en orle (de Lameth Picardie).

Au 2 : d'argent à trois maillets de sable (de Bussy)

Au 3 : d'or, fretté de gueules, brisé d'un franc canton d'or chargé d'une étoile à six rais d'azur (de Lameth en Artois)

Baizieux

Obert de Thieusies : d'azur au chevron d'or, accompagné de trois chandeliers du même.

 

***

Eglise Saint Martin

reconstruite à partir de 1854 avec les matériaux de l'ancienne, consacrée en 1860.

Baizieux

 

commentaires
Publicité

Cappy

Publié le 3 Juillet 2018 par remus80

Cappy

http://armorialdefrance.fr/ 

 

 De gueules au pont crénelé d'argent, maçonné de sable, surmonté de deux tourelles couvertes d'argent, girouettées et maçonnées de sable, défendu par un homme d'armes d'or, la hache ensanglantée de gueules sur l'épaule, et soutenu d'une rivière ondée d'azur.

*** 

La commune de Cappy a repris officiellement, pour son blason communal, le motif qui figure sur un sceau rond de 1228 (et non de 1288 comme on le lit parfois, notamment dans l'Armorial de la Somme de 1972), répertorié par Demay (Sceaux de l'Empire, n° 5.574). Il s'agit d'un sceau communal, Cappy, comme Bray sa voisine, ayant bénéficié dès le début du 13e siècle d'une charte de liberté communale.

Le sceau de Cappy est appendu à un acte de novembre 1228, qui enregistre le serment de fidélité du maieur, des jurés et des échevins de Cappy au roi Louis IX (Saint-Louis) ; il est aujourd'hui conservé aux Archives nationales.

Sur ce sceau, le maieur, revêtu d'une cotte de mailles, la hache d'arme sur l'épaule, se tient sur un pont crênelé, surmonté à ses extrémités de deux tourelles. Ce sceau montre l'importance du bourg pour la défense du passage de la Somme. On retrouve le symbole de "l'homme armé aux murailles" sur les sceaux et les blasons des villes de bien plus grande importance, notamment en Tchéquie, en Allemagne et en Pologne. Le blason de Cappy a été dessiné en 1972 par Mireille Louis pour l'Armorial de la Somme. Les deux tourelles d'argent y sont blasonnées "couvertes (...) de sable", mais sont peintes "couvertes du même". (Jacques Dulphy)

Cappy

Sceau communal de Cappy en 1228 (Archives Nationales).

***

L'importance de ce village tenait à la présence à cet endroit, d'un gué sur la Somme.

Dès le 10ème siècle Robert 1er de Péronne est seigneur de Cappy.

Fondé au 11ème siècle par Eudes de Péronne, le prieuré fut, comme le village, détruit en 1373 par le duc de Bretagne.

En 1347, les écorcheurs passèrent la Somme à Cappy avant de donner l'assaut au château de Lihons.

En 1468, l'armée de Charles le Téméraire établit son camp près du village qui, en 1553 fut à nouveau incendié, cette fois par les Impériaux.

Cappy

de Boffles : de sinople à deux bandes d'or

Jossine de Boffles, héritière d'une partie de la seigneurie, épouse en 1594 Jean IV d'Estourmel, fils d'Antoine seigneur de Fouilloy.

Cappy

d'Estourmel : de gueules à la croix dentelée d'argent

Cité en 1630 comme demeurant à Cappy, à sa mort il est inhumé dans le choeur de l'église.

Son fils Louis, épouse Louise de Valpergue et s'installe à Suzanne.

Devenue veuve Louise de Valpergue acquiert en 1660, de Madeleine de Laval dame de Nesle, la baronnie de Cappy qui restera longtemps dans sa descendance.

Cappy

Le château se trouvait en face de l'église, il n'a pas laissé de vestiges.

Sur la hauteur, en sortie du village vers Péronne, une gentilhommière brique et pierre, vraisemblablement élevée vers 1840 par la famille d'Estourmel qui l'utilisait comme pavillon de chasse.

Cappy

Elle eut à souffrir des deux dernières guerres, et était en fort mauvais état en 1946 lors de son acquisition par le Dr Raymond Hérode, aïeul des propriétaires actuels.

Cappy

 

****

Eglise Saint Nicolas

a remplacé une première église du 12ème siècle, celle-ci date de la fin du 16ème siècle, la tour-clocher est de 1654.

Fortement restaurée à la fin du 19è siècle et après les destructions de la Première guerre mondiale, tour exceptée.

Cappy

Cappy

 

 

commentaires

Grand-Laviers

Publié le 1 Juillet 2018 par remus80

Grand-Laviers

 

http://armorialdefrance.fr/ 

 D'or à trois bandes d'azur, à la proue de drakkar d'argent, habillée de gueules brochant sur le tout; au chef d'argent chargé d'une fleur de lis d'or adextrée d'une croisette ancrée de gueules et senestrée d'une rose du même.

*

Adopté en 1991 par le conseil municipal, le blason de Grand-Laviers (Laviers jusqu'en 1840) est très utilisé par la commune.

Le champ est aux couleurs des comtes de Ponthieu, suivant la manière ancienne: d'or à trois bandes d'azur, sans la bordure.

Grand-Laviers est en Ponthieu; les seigneurs de Laviers étaient vassaux des comtes de Ponthieu.

Le drakkar, quant à lui, vient rappeler les passages fréquents, au 9e siècle, à Laviers, des troupes normandes qui allaient ravager le pays de Ponthieu.

Le chef est plus problématique; on en a oublié l'explication. La croix ancrée de gueules symboliserait la léproserie du Val, qui exista du 12e au 17e siècle, et qui fut confiée en 1663 aux hospitaliers de Saint Lazare: il eut fallu alors placer plutôt une croix de Malte de sinople.

Pour la fleur de lis et la rose, il existe deux explications possibles: la première est que le lis est un rappel de l'achat en 1480 du domaine de Laviers par le roi Louis XI qui en fit l'apanage à la chapelle du Saint-Esprit de Rue, et que la rose est une allusion au privilège qu'avait le doyen des chanoines d'Abbeville de recevoir chaque année un bouquet de ces fleurs des mains du fermier du seigneur de Laviers. Plus prosaïquement, la présence de ces deux meubles, dont une fleur de lis à l'enquerre, pourrait évoquer le passage d'un éphémère "circuit touristique du Lys de France et de la Rose de Picardie", promu en 1987 de Boulogne à Saint-Denis à l’occasion du millénaire capétien. (Jacques Dulphy)

*

Le château-fort de Tofflet était le siège d'une seigneurie tenue du roi, en 1378, il ne s'agissait plus que d'un manoir appartenant à Emmeline de Tofflet et Baudoin de Hélengues.

La famille de Tofflet en Ponthieu, portait un blason fretté à une fasce brochante.

En 1402, Jean de Hélengues vendit le domaine à Pierre Lenganeur, huissier d'armes du roi et du capitaine d'Abbeville.

Grand-Laviers

Lenganeur: d'argent à la croix ancrée de gueules accompagnée de quatre étoiles du même.

Sa fille Agnès épousa Thomas Le Ver, futur maïeur de la ville.

Grand-Laviers

Le Ver : d'argent à trois sangliers passants de sable, accompagné de neuf trèfles du même.

En 1455, Marie Le Ver l'apporta en mariage à Thierry de Lisques, maïeur lui aussi, la seigneurie demeura dans leur descendance jusqu'au 18ème siècle.

Un aveu de 1375 fait état d'une maison avec grand-place et motte plantée de grands arbres, entourée de fossés, nommée l'ancien château de Tofflet.

Le château avait été reconstruit à la suite de l'incendie causé en 1553 par les troupes du duc de Savoie.

Le 13 décembre 1703, le fief est adjugé à Joseph-François de Lisques qui fut assassiné 6 ans plus tard, il fut inhumé dans l'église de Laviers, comme le fut en 1759, le marquis de Lisques. 

Grand-Laviers

Quelques années plus tôt était mort au château Philippe Vaillant de Favières, beau-père du marquis de Lisques.

Le château n'a pas laissé de vestiges.

Grand-Laviers

ferme de Tofflet en 1859

Grand-Laviers

***

Eglise Saint-Fuscien du 15ème siècle

Le clocher-mur fut reconstruit en 1844

Grand-Laviers

En 1850

Grand-Laviers

Château actuel

commentaires

Famechon

Publié le 25 Juin 2018 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel

 

Projet de blason par Jacques Dulphy associant les armes de la famille d'Auxy à celles de la famille d'Hallencourt, une tour symbolisant l'ancien château et une champagne ondée pour la rivière de Poix.

Famechon

 

Fondé en 1040, dit-on, par Gautier Tyrel de Poix, le château occupait un promontoir crayeux au sud-est du village, marié en secondes noces à Alix de Frémontiers.

Siège d'une importante seigneurie qui relevait de Picquigny, il entra au début du 13ème siècle dans la famille d'Hallencourt puis échut par alliance au début du 14ème  à Jean II d'Auxy.

Famechon

d'Auxy : échiqueté d'or et de gueules de cinq tires

En 1346, quelques jours avant la bataille de Crécy, les Anglais s'emparèrent de Poix et pillèrent la ville, mais ils échouèrent devant la forteresse de Famechon.

A la fin du 15ème, Isabeau d'Auxy veuve de Philippe de Crévecoeur, laissa Famechon à Jean de La Gruthuse qu'elle avait épousé en secondes noces.

Famechon

de La Gruthuse : d'or à une croix se sable

A la fin du 16ème, pendant les guerres de religion, en 1589, l'échevinage d'Amiens fit armer les paysans pour en assurer la garde.

Trois ans plus tard, il en ordonna la démolition, les pionniers amiénois y travaillèrent plusieurs mois, fournissant la poudre nécessaire pour faire sauter le donjon et dépêcha 2 maîtres-maçons pour diriger les 150 ouvriers et paysans.

L'ingénieur Claude de Chastillon qui vint au début du 17ème siècle, dessina un grand édifice aux logis ruinés mais conservant l'essentiel de ses murailles, de ses tours et fossés.

Famechon

 

François du Chastelet, second fils de Claude, seigneur de Moyencourt,  acquit en 1665 la seigneurie.

Famechon

Du Chastelet : de gueules, à la fasce d'argent, accompagnée de trois tours d'or, posées deux en chef et une en pointe.

En 1699, Nicolas du Chastelet la revendit à Nicolas de Villers, seigneur de Rousseville, marié à Marguerite de Fresne du Cange.

De 1727 à 1761 la famille de Joyeuse par le mariage en 1712 d'Antoinette de Villers avec Jean-Gédéon-André de Joyeuse

Famechon

Blason de Joyeuse 

Le 8 mai 1765, une sentence des requêtes du Palais à Paris, adjugea le domaine à Augustin-Louis Hennequin, marquis d'Ecquevilly.

Il n'en subsiste aujourd'hui que des ruines informes sur un terre-plein dominant le confluent des Evoissons et de la rivière de Poix, seule une salle souterraine témoigne encore du glorieux passé de cette forteresse.

Famechon

 

Famechon

Famechon

 

Famechon

 

***

Eglise Notre-Dame de l'Assomption du XVIème siècle

Les portails semblent plus anciens.

Famechon

En 1867

Famechon

 

Famechon

Famechon

Portail latéral avec blason effacé

Famechon

Portail principal avec blason

Famechon

commentaires

Drucat

Publié le 19 Juin 2018 par remus80

Drucat

http://armorialdefrance.fr/  

 

D'azur fretté d'argent.

 

La commune de Drucat, près d'Abbeville, a relevé les armes de la famille De Drucat, qui a donné les premiers seigneurs connus du lieu, qui ont toujours porté "d'azur fretté d'argent", ainsi que le note René de Belleval (Nobiliaire du Ponthieu, tome 2, 1864).

Drucat


Le premier connu du nom, le chevalier Renier de Drucat, vivait en 1118. Six générations plus tard, Guillaume de Drucat, chevalier, meurt sans postérité en 1400 et la seigneurie passe à sa soeur Jeanne, qui vend la même année à David de Rambures, grand maître des arbalétriers de France, seigneur de Rambures, de Dompierre-sur-Authie et autres lieux, tué à Azincourt en 1415.

Aux XIVe et XVe siècles, on trouve encore des De Drucat collatéraux seigneurs ou possesseurs de fiefs, notamment à Ellecourt (76) La famille de Drucat s'est éteinte au début du 16e siècle.
(Jacques Dulphy)

***

 

Siège d'une châtellenie du Ponthieu, le château fut détruit en 1361 à la demande des bourgeois d'Abbeville inquiets de voir s'y retrancher les partisans du roi de Navarre.

Il dut être rétabli peu après car l'aveu rendu en 1378 au roi par Guillaume de Drucat fait mention du château.

En 1400, Jeanne de Drucat, épouse de Hugues de Rambures, héritière de son frère vendit à David de Rambures, sous réserve d'usufruit.

Lorsque son fils André rejoignit le parti Dauphinois, Henri VI d'Angleterre fit confisquer la seigneurie en 1423 et la remit à David de Brimeu, André dut attendre 1440 pour la recouvrer.

Pris en 1589 par les Ligueurs qui en chassèrent les partisans d'Henri IV, le château fut démantelé sur ordre de l'échevinage d'Abbeville.

C'était dit-on un rectangle flanqué de six tours, entouré de fossés en eau.

Drucat

restes d'une tour servant de colombier en 1864

 

Le 9 juin 1693, Marie-Renée de Rambures, veuve du duc de Caderousse, vendit terre et seigneurie à Adrien Descaules qui vint habiter la maison seigneuriale édifiée près de l'ancien château, citée en 1703.

Drucat

Fils d'un conseiller au Présidial d'Abbeville, Adrien Descaules fut lieutenant de cavalerie et mourut en 1706.

Drucat

Descaules : d'argent à la fasce de gueules chargée de trois besants d'or.

La terre échut à Charles-Wulfran, le 5ème de ses fils, capitaine au régiment de Fontaines.

Drucat

Deux générations plus tard, Louis Descaules, officier au régiment des chasseurs de Normandie qui mourut sans alliance en son château, l'héritière fut sa soeur Henriette, épouse de Charles Blondin de Brutelette.

Drucat

Blondin de Brutelette : d'or, au daim de sable à trois trèfles de même en pointe.

Drucat

Demeurée dans la descendance d'Adrien Descaules, le domaine appartient aujourd'hui au comte Hubert de Mython d'Harcelines, petit-fils de Mme Rocquigny du Fayel qui a fait remplacer le château détruit en  septembre 1944, par une demeure traditionnelle picarde brique et pierre.

Drucat

 

Drucat

 

Drucat

Drucat

 

Eglise Saint Martin

L'ancienne datait du 14ème siècle 

L'actuelle du 17ème et 19ème siècle.

Drucat

Reste d'une litre funéraire sur le mur extérieur de l'église, blason effacé encadré de deux palmes.

(Photo de J.Dulphy)

***

Le Plessiel

On doit la construction du manoir à Henri Descaules, après 1719 date de son mariage avec Anne-Charlotte de Calonne.

Gravement endommagé en 1944 lors des bombardements destinés à l'aérodrome d'Abbeville, il a été relevé dans son gros-oeuvre par la famille Van Robais, avant d'être cédé au vicomte Pierre de Robien qui en a fait une charmante habitation.

commentaires
Publicité

Hocquélus

Publié le 16 Juin 2018 par remus80

Hameau rattaché à la commune d'Aigneville.

Hocquélus

Château en 1855

 

En 1290, Honoré d'Hocquélus était clerc du Conseil aux Assises du Ponthieu.

Ses descendants allèrent s'établir au XVIème siècle au-delà de la Bresle, à Famechon, tandis que de nouvelles familles prenaient leur place.

Jean Danzel, représentant d'une branche cadette des Danzel de Boismont, acquit la terre en 1539 qui allait demeurer près de quatre siècles dans sa descendance.

En 1634 Charles de Belleval, seigneur de Rouvroy, fit édifier une chapelle, d'abord dans l'enceinte du château puis déplacée en 1659 là où elle se trouve aujourd'hui, il y fut inhumé en 1657 avec son épouse Claude du Maisniel de Longuemort décédée en 1652.

Hocquélus 

clic pour agrandir 

 

Hocquélus

 

 

Hocquélus

Hocquélus

De Belleval : de gueules à une bande d'or accompagnée de sept croix potencées.

Hocquélus

Du Maisniel : d'argent à deux fasces, chargée chacune de trois besants d'or.

Hocquélus

 

La seigneurie échut à leur fille Bonne de Belleval, qui épousa en 1644 son voisin Jean Danzel de Beaulieu.

Né de ce mariage Antoine Danzel, lieutenant-colonel de cavalerie, dut faire construire la gentilhommière actuelle dont la date de 1675 correspond à celle de son mariage avec Marie-Honorée Boullet, remarié à Marie de Huitmille, il meurt sans postérité en 1727 et sera inhumé dans la chapelle.

Hocquélus

Danzel d'Aumont et de Boffle : de gueules au lion d'or.

Le domaine revint à son cousin Antoine Danzel de Boffle, époux de Marie-Françoise de Coppequesne , il meurt en 1766.

Hocquélus

Hocquélus

Pierre tombale de Antoine Danzel de Boffle et de Marie-Françoise de Coppequesne

César-Antoine Danzel de Boffle, capitaine de Saint-Valery, prend la succession, il épousera sa cousine Marie-Catherine Danzel de Lignières, il meurt en 1798.

Puis leur fils Charles-Jérôme, officier de la marine royale, qui épousera Jacqueline-Charlotte Descombes, il meurt en 1847 sans postérité.

Hocquélus

 

commentaires

Aigneville

Publié le 13 Juin 2018 par remus80

Aigneville

http://armorialdefrance.fr/ 

 

D'argent à l'orle d'azur.

 

Ce sont les armes de la famille du même nom, seigneurs du lieu avant le XVe siècle. Gauthier d'Aigneville est croisé en 1249 (René de Belleval, Sceaux du Ponthieu, 1896). La famille apparaît pour la première fois avec Guillaume, son père, chevalier et maïeur de Maisnières-en-Vimeu en 1218 (et sans doute seigneur d'Aigneville). La famille, qui était encore représentée à la fin du XVIIIe siècle, est aujourd'hui éteinte.
Ces armes (un orle) sont attestées, notamment, par le sceau d'un autre Guillaume d'Aigneville (1349) où elles sont écartelées avec celles de sa mère (une croix ancrée).

Cet orle est peint d'azur dans l'Armorial de d'Hozier, concernant Charles d'Aigneville, seigneur de Millencourt-en-Ponthieu, lieutenant du roi à Cambrai).
(Jacques Dulphy)

*

Vers 1540 Nicolas Danzel, seigneur de Brunville, receveur des droits seigneuriaux de la châtellenie de Maisnières, il fit bâtir le choeur de l'église paroissiale.

En 1604 y fut inhumé son fils Nicolas, auquel Henri III avait confié des lettres de noblesse.

Aigneville

Danzel de Boismont : d'azur à un daim ailé d'or

Egalement prénommé Nicolas, l'ainé de ses petit-fils, seigneur de Boismont, avait épousé en 1575 Jeanne Auxcousteaux.

Son fils Nicolas lui aussi, vicomte de Boismont, homme d'armes des Ordonnances du Roi, était dit demeurant à Aigneville en 1613, un an avant son mariage avec Marie Huiart.

De même que Louis Danzel de Boismont qui sera inhumé en 1681 dans le choeur de l'église, Nicolas Danzel ne réside pas dans le château actuel mais dans l'ancienne maison seigneuriale que l'on peut encore voir, isolée dans un herbage, près de la route de Visse, abandonnée, envahie par le lierre et promise à un prochain effondrement....

Aigneville

château en 1866

A un second Louis Danzel mort en 1703, succède Jean Danzel, mousquetaire de la garde du Roi, qui épouse en 1709 Marie-Françoise de Boulogne, dame de Longuemort, et meurt fort âgé en son hôtel d'Abbeville en 1774, avant d'être inhumé dans le choeur de l'église.

Trois ans plus tard, le rejoint le corps de son fils François, capitaine de cavalerie, époux de Charlotte de Cotolendy.

Le dernier seigneur est Charles-François Danzel, capitaine de dragons, qui épouse en 1789 Rose de Croutelles de Lignemare.

Avec ses fils Auguste (1790-1860), garde du corps du Roi, et Gustave, maréchal des logis au 1er rgt des gardes d'honneur, s'éteindra la branche aînée des Danzel de Boismont.

Deux branches cadettes étaient également possessionnées dans le village, l'une à proximité de l'église et l'autre dans le hameau voisin d'Hocquelus.

La première détachée au début du 17ème est celle des seigneurs d'Anville représentée par Antoine-François Danzel qui habite ordinairement Abbeville avec son épouse Marie-Gabrielle Fuzelier, il possède à Aigneville un domaine agricole et une modeste maison de plain-Pied, il meurt en 1746.

Le domaine échoit à son fils aîné Philippe-François, président du grenier à sel d'Abbeville, qui meurt sans postérité en 1782.

Héritier, son frère Louis-Antoine, capitaine de cavalerie, il reçoit en particulier la ferme dont son frère a fait réparer les bâtiments ainsi que la maison, il s'agit là du corps central du château actuel.

Il épouse sa cousine Thérèse Danzel de Boffle et quitte la carrière militaire à la Révolution, il devient en l'an VIII maire de la commune.

Son fils Louis-César fait encadrer le logis de deux ailes.

Aigneville

Pierre tombale de la sépulture qui se trouvait dans le cimetière

Demeuré dans sa descendance en la personne de François Danzel d'Aumont, mort en 1994, le château appartient ensuite à M.Patrick Danzel d'Aumont qui a fait procéder à une restauration générale des bâtiments.

Il vient d'être vendu en 2020.

Aigneville

Aigneville

Aigneville

Danzel d'Aumont : de gueules au lion d'or

*

 Eglise Saint Martin

Construite du XIème au XVIème siècle

La nef date du XIème, surmontée du clocher

Le choeur plus large et plus élevé est de 1530, c'est celui de l'église St Nicolas de Gamaches qui se trouvait sur la place du marché.

 

Aigneville

En 1855

 

 

commentaires

Vaux-Marquenneville

Publié le 10 Juin 2018 par remus80

Vaux-Marquenneville

http://armorialdefrance.fr/ 

 

D'argent à trois têtes de Maure de sable, tortillées du champ.

 

Surprenantes, ces têtes de Maure, pour un village du nord de la France. Il n'est pas le seul: la commune de Tilques (62) porte aussi d'argent à trois têtes de Maure tortillées du champ, directement inspirées des armes de la famille De Taffin, seigneur au XVIIIe siècle.
A Vaux-Marquenneville, c'est aussi à une famille que la commune doit ce blason: la famille De Vaux, originaire du village et qui donna les premiers seigneurs du lieu dont le premier connu avec certitude est Pierre de Vaux, écuyer en 1370.

En 1490, un autre Pierre de Vaux, sans doute arrière-arrière petit-fils du précédent, transmet la seigneurie à Jean du Marquais, qui transmet aux De Riencourt qui furent seigneurs du lieu de 1527 à la Révolution.
La famille De Vaux possédait aussi, au XVIe siècle, la seigneurie d'Hocquincourt (80), non loin de Vaux-Marquenneville. Cette famille s'éteignit dans la maison De Monchy, ce qui explique que les De Monchy (qui portaient trois maillets) avaient choisi pour cimier une tête de Maure, et qu'ils accommodèrent ce cimier d'une légende héraldique (voir Monchy-Lagache, 80) qui trouve ici une explication plus prosaïque. En effet, Jean de Vaux, chevalier, seigneur d'Hocquincourt, avait marié sa fille unique et seule héritière, Jeanne de Vaux, à François de Monchy, chevalier, seigneur de Montcavrel, en 1535. Ce François, seigneur de Montcavrel, guidon de la compagnie des ordonnances de M. de Rochepot, fut le premier porteur du cimier à la tête de Maure (sceau de 1547, d'après Belleval).

Les armes des De Vaux étaient: d'argent à trois têtes de Maure tortillées du champ.
(Jacques Dulphy)

***

Le manoir existant s'apparente aux gentilhommières du dernier quart du 17ème siècle.

Vaux-Marquenneville

de Riencourt : d'argent à trois fasces de gueules frettées d'or.

On pourrait y voir l'oeuvre de Ferdinand-Laurent de Riencourt, seigneur de Tilloloy, Vaux et Arleux, capitaine de cavalerie, qui épousa en 1684 Marie-Anne Gaude de Martainneville.

Leur fils Louis-Ferdinand, comte de Riencourt, officier au régiment de Piémont, épousa sa voisine Marguerite de Ternisien.

A la fin du 18ème siècle, François-Ferdinand de Riencourt, premier page de la Petite-Ecurie puis capitaine de cavalerie au régiment du Roi, semble s'être retiré à Vaux pendant la Révolution.

Une pierre tumulaire de la petite église voisine rappelle qu'il mourut à Vaux en 1800, de même que 2 de ses filles en 1799 et 1816.

3ème fille, née de son mariage avec Marie-Anne du Croquet de Saveuse, Jeanne-Marie de Riencourt épousa Louis-Marie de Forceville qui vécut jusqu'en 1861 et dut définitivement convertir le manoir en exploitation agricole.

Vaux-Marquenneville

de Forceville : de gueules au sautoir d'argent cantonné de quatre merlettes du même.

Transformé au cours des siècles, la demeure appartient à M. et Perrot

Vaux-Marquenneville

***

Eglise Assomption de la Sainte Vierge du XVIè

Vaux-Marquenneville

en 1858

commentaires

Rollot

Publié le 6 Juin 2018 par remus80

Rollot

 

http://armorialdefrance.fr/  

 

Parti: au 1er d'or à la tour de gueules maçonnée de sable, au 2e coupé au I de sinople à la feuille de houx d'argent, au II de gueules à la barre d'argent; le tout sommé d'un chef d'azur chargé d'une fleur de lis d'or adextrée d'une plume d'argent posée en bande et senestrée d'un besant d'or.

Les armes communales de Rollot ont été composées, pour partie, avec les armes de deux familles qui ont tenu la seigneurie.
Ce sont celles de la famille De La Tournelle (seigneurs de Rollot du XIIe au XIVe siècles) et de la maison De Roye (seigneurs de Rollot au XVe siècle).

Pierre de La Tournelle, seigneur de Rollot en 1150, est le premier seigneur connu du lieu.

Dernière du nom, Jeanne de la Tournelle fit entrer le domaine aux De Montmorency par son mariage en 1235 avec Jean 1er.

Rollot

De Montmorency: d'or à la croix de gueules, cantonnée de seize alérions d'azur ordonnés 2 et 2.

Les De La Tournelle portaient cinq tours, ainsi qu'il apparaît sur un sceau de type équestre du XIIIe siècle.
On a trouvé en 1899 dans une maison de Rollot les fragments d’une dalle funéraire où l’on distinguait encore l’image d’un chevalier de La tournelle, gravée au trait, accompagnée d'un écu aux cinq tours. 

Rollot

de La Tournelle : d'or à cinq tournelles de sable, 2.2 et 1.


 Vers 1424, la seigneurie de Rollot échut aux De Roye par le mariage de Catherine de Montmorency (+1455) avec Mathieu de Roye, seigneur de Roye, qui portaient: de gueules à une bande d'argent .

Rollot


La feuille de houx d'argent sur sinople reprend le blason du chapitre de l'église collégiale de la Sainte-Madeleine de Rollot au XVIIe siècle, tel qu'il figure sur l'Armorial général de d'Hozier, établi suivant l'édit de 1696.

Rollot

Le chef montre aussi une plume, une fleur de lis et un besant.
La plume vient rappeler le souvenir d'Antoine Galland (1646-1715) originaire du village, orientaliste, traducteur des Contes de mille et une nuits.
La fleur de lis (qui ne provient pas du blason de la famille De Roye comme on a pu le lire) rappelle peut-être que Galland était "antiquaire du roi" Louis XIV.
Quant au besant d'or, il symbolise le fromage du pays, le rollot, qui avait déjà une forme ronde au XVe siècle.
(Jacques Dulphy)

***

Le château féodal fut démantelé vers 1437 et vraisemblablement rasé vers 1592, il ne reste que la motte sur laquelle s'élevait le donjon, elle abrite une cave voutée médiévale du XIIème siècle.

Les anciennes dépendances sont aujourd'hui converties en ferme, les fossés entourent encore une grande partie des restes, la pièce d'eau appelée l'abyme et la mare de la rue St Nicolas en font partie.

Rollot

Rollot

Église du Sacré-Cœur / Saint Nicolas

À l'origine, les seigneurs de la Tournelle firent bâtir une église à proximité de leur forteresse. Devenue trop petite en cette fin de XIXe siècle, M. le Chanoine d'Hallu fit un don considérable afin de remplacer l'ancienne petite église par une autre église bien plus grande. C'est ainsi que l'église du  Sacré-Cœur fut consacrée le 11 septembre 1895. Cette église dominait littéralement le Santerre du haut de ses 52 mètres.

L'église du Sacré-Cœur fut pulvérisée fin mars 1918 lors de l'offensive Michel. L'église Saint Nicolas fut construite après la Grande Guerre sur les ruines de l'église du Sacré-Cœur.

Le baptême des cloches s'est déroulé le 27 septembre 1931.

L'église Saint Nicolas est dotée de magnifiques vitraux signés Burgsthal, Barillet et Dhallu.

Rollot

                                                     ***

Le hameau de la Villette a donné naissance au bourg de Rollot, pendant les guerres du Moyen-Âge les habitants allèrent se mettre à l'abri du château et finirent par peupler le village.

Il reste l'ancienne ferme des religieux qui fut vendue en 1792 et l'église Saint Germain.

Rollot

église st Germain de La Villette en 1875

 

Le hameau de Regibaye .

Construit à une époque indéterminée, le château de Regibaye a subi au cours de l'histoire de nombreuses péripéties.

En décembre 1568, en exécution d'un édit prescrivant la saisie des biens appartenant aux réformés, le lieutenant général du baillage fit saisir la terre de Regibaye appartenant à Aubert Leclerc, écuyer.

Le 21 août 1749, un inventaire du domaine est dressé au nom de Paul Laurent Vollard, seigneur de Léglantiers, seigneur de Regibaye et son épouse dame Françoise Andrée Silénie Raymond. Le château semblait en mauvais état et de nombreuses réparations étaient urgentes. Autour du domaine se trouvaient de nombreux bâtiments : granges, étables, écuries, hangar pavé de pierres de Mortemer, ainsi qu'un colombier au milieu de la cour. Le corps de logis était de 3 étages. Dans les nombreuses chambres parquetées se trouvaient de grandes cheminées en chêne. Dans la cave voûtée, se trouvait un fournil et un four.

Endommagé lors de la Grande Guerre, le château a été partiellement reconstruit.

                                                        ***

Fontaine Saint-Germain

Rollot

En face du cimetière qui entoure l’église est construit un édicule avec un autel, dédié à saint Germain l’Auxerrois, qui renfermait le saint sur buste. Jolie statuette en polychromie derrière une porte à clair voie fermée, mais des indélicats l’ont substitué vers 1986, c’est ainsi que le patrimoine de Rollot a été dépouillé.

La fontaine dont l’eau aurait eu la propriété de guérir les fièvres s’écoulait au pied. Elle était l’objet d’un pèlerinage le 31 juillet, jour du saint patron, puis ensuite le premier dimanche d’août pour la fête patronale. On peut lire dans certains ouvrages que les pèlerins apportaient des fruits au saint pour qu’il rende la récolte abondante.

Jusque vers les années 1960, une procession était organisée à l’occasion de la fête patronale. Précédée par le bâton et la bannière de saint Germain, une foule de fidèles suivait le prêtre et les enfants de chœur de l’église saint Nicolas à la Villette. (Le dernier prêtre qui organisait cette procession a été Monsieur l’abbé Thellier)

Source: site officiel de la commune de Rollot

commentaires
Publicité

Epehy

Publié le 2 Juin 2018 par remus80

Epehy

 http://armorialdefrance.fr/

 

D'argent diapré de sinople sur le parti, à deux écussons ovales, accolés en chevron renversé, celui de dextre d'azur à trois lions d'or armés et lampassés de gueules, celui de senestre de gueules à l'aigle bicéphale d'argent.

 

Devise: « Epy, bouge sans répit ».

 

Blason utilisé depuis 1924.
Le blason d’Epehy a été peint en 2004 par Bruno Housseman à l'occasion d'une fête intervillages. L'artiste a cru interpréter, dans l'aigle bicéphale de l'écu senestre, une sorte de caducée, mais c’est bien d’une aigle bicéphale qu’il s’agit.

Ce blason s'inspire de deux blasons ovales qui sont sculptés dans un décor de feuillage sur le fronton de la mairie actuelle.

Epehy

Epehy

La mairie précédente a été détruite, comme la totalité du village, en 1917. Gabriel Trocmé, qui était maire avant, pendant et après la guerre de 1914-1918, s'est souvenu qu'il existait dans le clocher de l’ancienne église une "épaisse plaque de fer" (une plaque de cheminée sans doute) sur laquelle étaient représentés ces deux écus ovales.

Son interprétation suivant laquelle ces écus seraient ceux des De Lannoy et des Sohier de Vermandois ne soutient pas la vérification. Une Béatrix de Lannoy a bien épousé un comte Sohier de Vermandois, seigneur du lieu; mais ce mariage eut lieu au 12 e siècle; or il n'était pas question à l'époque de plaques de cheminée en fonte armoriées. Il n'est pas impossible que cette plaque de fonte ait garni, dans le clocher de l'ancienne église, une cheminée de guetteur au 17e siècle. Et que les blasons qui la décoraient soient purement décoratifs. Après la guerre de 1914-1918, Gabriel Trocmé invita le conseil municipal à adopter ces blasons pour n’en faire qu’un, d'après un dessin qu'il en avait pris.

Il les fit sculpter au fronton de la mairie quand elle fut reconstruite vers 1924. Initialement sans couleurs, les champs des écus sont représentés par les rayures; le reste est au petit bonheur. La plaque de fonte armoriée, dont les blasons ovales resteront à jamais anonymes, si tant est qu’il doivent être nommés, a été détruite, comme l'église, incendiée par les Allemands en mars 1917.
(Jacques Dulphy)

***

Châtellenie très importante dès le XIème siècle.

Les comtes Sohier de Vermandois devaient posséder un ouvrage fortifié qui fut détruit par Hugues de France.

Epehy

 

Au XIIème siècle une donation attribua l'essentiel du domaine foncier à l'abbaye de Vaucelles qui en resta propriétaire jusqu'à la Révolution.

En 1789, coexistaient 2 seigneurs, l'abbé de Vaucelles et le sieur baron d'Honnecourt, successeur d'un Lannoy, et possesseur de terres au lieu-dit Hourier.

Confisqué en 1790 et converti à usage agricole, le château dit des moines était un édifice classique en briques et cordons de pierre.

Il a totalement disparu au cours de la Première Guerre mondiale.

Epehy

 

Château dit des moines

Epehy

*

Epehy

 

Epehy

 

Ancien donjon féodal

Ces photos nous posent presque autant de questions qu'elles nous apportent d’informations. 

Ainsi, elles prétendent nous présenter le "vieux donjon féodal" d'Épehy. Bien sûr, ni sur ces figures, qui sont les plus anciennes (début du XX° siècle ?), ni sur les suivantes, il n'est facile de bien identifier la nature de cette construction perdue dans la végétation, ni surtout d'avoir une bonne idée de sa taille, d'autant plus qu'elles nous en présentent toujours la même face. 
Pourquoi ? Donjon ou château ? Vrai ou faux ? Antique ou récent ? Ou bien n'y avait-il là qu'une façade de château ?

                                                                       ***

Eglise Saint Nicolas

Datait du XVIIème siècle, détruite en 1917

Reconstruite dès 1922

Epehy

commentaires
Publicité
<< < 10 20 30 40 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 70 > >>