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Blasons des communes de la Somme.

Condé-Folie

Publié le 30 Mai 2018 par remus80

Condé-Folie

 http://armorialdefrance.fr/

 

 Divisé en chevron: au 1er d'or à deux panelles [feuilles de peuplier] de sinople, au 2e de sinople au gardon d'argent; au chevron de gueules chargé de cinq coquilles d'argent.

 

Le blason de Condé-Folie, conçu par Jacques Dulphy, avec l'aide de Daniel Juric, à la demande du maire M. Jean-Paul Polosse, a été approuvé à l'unanimité du conseil municipal lors de sa séance du 17 juin 2016. Les ornements extérieurs (couronne murale à trois tours d'or, roseaux des marais et croix de guerre) complètent ce blason pour constituer les armoiries communales. Le dessin de ces ornements, tels qu'ils sont utilisés par la commune, est d'Arcady Voronzov.
Le blason de Condé-Folie tient compte des deux composantes du village: Condé et Folie.
Le chevron aux coquilles provient des armes de la famille Aliamet de Condé, derniers seigneurs et châtelains de l'endroit. Cette famille portait d'or à trois chevrons de gueules, les deux premiers chargés chacun de cinq coquilles d'argent, et le dernier de trois coquilles du même.

Condé-Folie

Le chevalier Jacques Aliamet de Condé, seigneur de Condé, conseiller du roi, président trésorier général de France à Amiens, né en 1738, mort en 1789, fut le dernier seigneur de Condé. Au-delà, le chevron peut aussi symboliser la jonction de la Nièvre picarde avec la Somme, confluent dont la forme celtique (condat) a donné le nom de Condé.
Les feuilles de peuplier (ou panelles), comme le sinople, rappellent que "Folie" vient du latin folium/feuillage, "résidence dans le feuillage". L'or vient du champ des armes des Aliamet.
- Le gardon évoque le blason populaire de la commune: "chés péqueux" (les pêcheurs), la présence du marais et des rivières de Somme et de Nièvre.
(Jacques Dulphy)

Condé-Folie

Dessin d'Arcady Voronzov (Russie)
(Avec son aimable autorisation)

***

A partir de 1529, les seigneurs étaient les Rohaut avec comme blason : d'azur au chevron d'or accompagné de trois croissants du même.

En 1640 on trouve la famille Manessier qui portait d'argent à trois hures arrachées de sable.

Condé-Folie

Le château a été construit au début du règne de Louis XVI par Jacques-Adrien Aliamet, président-trésorier de France à Amiens qui avait acheté la seigneurie mise en adjudication, à la suite de la saisie opérée sur les biens de M. de Calonne, seigneur de Cocquerel, L'Etoile et Condé-Folie.

 

Le 10 août 1793, les affiches du département de la Somme proposaient à la location une grande et belle maison de campagne.

Finalement  Jules-Hippolyte Aliamet vendit le domaine à Pierre-Charles du Liège qui fit remanier le corps de logis, sous la Restauration.

Ses descendants l'habitèrent et firent ajouter une aile latérale et une chapelle néogothique.

Condé-Folie

Henri du Liège épousera Elisabeth-Marie André de Lafresnaye, leurs pierres tombales se trouvent dans la chapelle du cimetière.

Condé-Folie

Le domaine fut acquis par la famille Saint dans les années 1895.

Condé-Folie

Situé à l'est du village, le château a disparu au cours des violents combats de la dernière guerre, fin mai 1940.

Condé-Folie

Condé-Folie

***

Eglise Notre Dame de la Visitation

Condé-Folie

en 1851

Condé-Folie

 

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Lignières-Châtelain

Publié le 23 Mai 2018 par remus80

Lignières-Châtelain

http://armorialdefrance.fr/ 

 

De gueules à trois croissants d'or.

 

*

La seigneurie de Lignières-Châtelain appartint à la famille De Lignières de 1208 à 1451. Le mariage de Marguerite De Lignières, dernière du nom, avec Robert des Essarts, fit passer le domaine dans cette famille.
Les Des Essarts se succéderont jusqu'en 1767; année d'entrée en possession, par le mariage de Marie-Catherine des Essarts de Lignières avec Jean-Baptiste de Calonne, alors seigneur de Cocquerel (80) et qui fut le dernier seigneur du lieu en 1789.
La famille Des Essarts portait "de gueules à trois croissants d'or"; ce sont ces armes que la commune reconnaît en 2012. Elle n'a pour autant jamais délibéré à leur sujet.

.Lignières-Châtelain

(Jacques Dulphy)

Abattu vers 1894 le château devait remonter à la reconstruction opérée au 18ème siècle par Jean-Baptiste de Calonne, mousquetaire de la Garde du Roi, né en 1738, qui devint en 1771 Lieutenant des maréchaux de France.

Son épouse Marie-Catherine des Essars (morte en 1812), descendait de Robert des Essars qui en 1451 avait épousé Marguerite de Lignières.

L'édifice remplaçait dit-on une demeure du siècle précédent, elle-même élevée sur les fondations d'un ouvrage médiéval.

Héritier du domaine en 1839, Edouard Langlois de Septenville se rangea dans le camp bonapartiste.

Lignières-Châtelain

d'or à l'aigle naissant de sable coupé d'argent à quatre pointes de gueules.

Elu député en 1876 contre l'avocat René Goblet, maire d'Amiens, il dut renoncer à une carrière politique qui menaçait de compromettre sa situation financière.

Du château, on reconnait encore près de l'église les vestiges du portail et l'allée de grands arbres.

Lignières-Châtelain

 

Eglise Saint Barthélémy

  • En partie reconstruite au xviiie siècle, en prenant pour base des éléments architecturaux du xvie siècle. Son côté nord correspond, à cet endroit, à la limite de la zone bâtie du village. Elle donne sur une grande pâture (propriété privée). Le clocher se dresse sur le côté sud du choeur. Une statue de saint surplombe l'entrée principale. On remarque, à l'intérieur, les vitraux du chœur, aux armes des Langlois de Septenville, au-dessus de l'emplacement de l'ancien maitre-autel.

Lignières-Châtelain

en 1877

Lignières-Châtelain

Lignières-Châtelain

Une statue de St Barthélémy surplombe l'entrée.

Un cadran solaire sur le contrefort

A l'intérieur, les vitraux du choeur sont aux armes des Langlois de Septenville.

 

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Hornoy-le-Bourg

Publié le 14 Mai 2018 par remus80

Hornoy-le-Bourg

 http://armorialdefrance.fr/

 

Parti de gueules au noyer d'or et d'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules.

Hornoy-le-Bourg

 

Adopté le 20 juin 1970.
Hornoy est devenue Hornoy-le-Bourg en 1972 après intégration de plusieurs petites communes voisines. 
Les armes ont été adoptées par le conseil municipal d'Hornoy le 20 juin 1970 et reportées sur la nouvelle commune d'Hornoy-le-Bourg à sa création.
A dextre, armes parlantes: Hornoyer/noyer: Hornoy.
A senestre, le blason de la famille des De Dompierre d'Hornoy, qui a acquis la seigneurie en 1713 et l'a tenue jusqu'à la Révolution.

(J. Dulphy)

Hornoy-le-Bourg

Dompierre d'Hornoy : d'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules.



*** 

Siège d'une châtellenie ayant appartenu au 12ème siècle à un certain Girold d'Hornoy.

La terre passe au 13ème aux Bailleul, au 14ème à Ferry de Picquigny et au 15ème à Guillaume d'Harcourt.

Lorsque le château tombe aux mains des Dauphinois en 1432, il appartenait au comte de Roucy.

En 1491 Waleran d'Ongnies, gouverneur du château d'Eu, acquiert la seigneurie puis presque aussitôt André III de Rambures dont les descendants gardèrent le domaine jusqu'en 1713, Marie-Renée de Rambures, duchesse de Caderousse, avait alors vendu la seigneurie à Nicolas-Joseph de Dompierre, anobli par une charge de président-trésorier de France à Amiens, conseiller du Roi, il épousa en 3ème noces Marie-Elisabeth Mignot, marquise de Florian, nièce de Voltaire.

Son fils Alexandre de Dompierre d'Hornoy, né en 1742, épousa Louise-Sophie Savalette de Magnanville et fixa sa résidence à Paris.

Il confia la reconstruction du château à un architecte parisien vers 1785.

Hornoy-le-Bourg

Il meurt en 1828 et son fils Charles-François (1776-1845) fut député de la Somme.

Alexandre, l'ainé de ses petit-fils, fut lui aussi député en 1842, il meurt à Hornoy en 1873.

Le château échut alors par alliance à Ambroise de Glos, aïeul des propriétaires actuels.

Quant au cadet Charles-Albert, vice-amiral en 1871, il devient ministre de la marine et sénateur de la Somme.

Hornoy-le-Bourg

***

Eglise Assomption de la Sainte Vierge

du 16ème siècle

Elle conserve le monument de la marquise de Florian morte en 1771, il fut élevé en 1783.

Hornoy-le-Bourg

En 1872

Hornoy-le-Bourg

De nos jours

*

Les Halles

construites en 1565, elles furent déplacées au sud de l'église.

Hornoy-le-Bourg

En 1872

Hornoy-le-Bourg

Vers 1910

Hornoy-le-Bourg

de nos jours (photo Claude Villetaneuse)

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Sancourt

Publié le 10 Mai 2018 par remus80

Sancourt

 

http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

D'argent fretté de gueules.

 

Ces armes sont celles de la famille De Sancourt. Elles sont identiques à celles de la famille De Soyécourt; ces deux familles n'ont pourtant rien de commun.

On ne s'étonnera donc pas d'avoir, pour la commune de Sancourt (80) les mêmes armes que pour la commune de Soyécourt (80), toutes deux à quelques kilomètres seulement l'une de l'autre, dans le Santerre. Il n'aurait pourtant fallu qu'une petite modification.
Le blason de Sancourt était déjà adopté dans les années 1920. Il figure parmi les autres blasons de la région de Ham, sur la fresque héraldique de la gare de Ham, peinte vers 1929.
(Jacques Dulphy)

Sancourt

 

Blason figurant sur la fresque héraldique de la gare de Ham inaugurée en 1929,
peinte par Fernande Van Driesten-Pary.

Sancourt

Armes de la famille De Sancourt.
Gouache de Marcel Stiennon, 1971.
(Aimablement transmis par Jacques Dulphy)

*

La seigneurie était partagée entre M. de Mont-Aigle et l'abbaye N-D de Ham.

Au 19ème siècle, on apercevait des traces de leurs armoiries sur les murs de l'ancienne église.

Les religieux y avaient une jolie maison de campagne.

Sancourt

Ce château a servi de QG au général Von Hutier pendant la Première Guerre mondiale avant d'être détruit par l'armée allemande.

SancourtSancourt

 

Sancourt

Viefville est une dépendance qui avait son château et des seigneurs de ce nom.

Dès 1170 Odon de la Vieux-Ville.

En 1413, le seigneur de Viefville est au nombre des chevaliers qui accompagnent Jean de Bourgogne.

En 1496, Jacques de Viefville parait comme doyen du chapître de Noyon, puis vicaire général et official de l'évêque Guillaume de Marafin, il meurt en 1508.

C'est à cette époque que la seigneurie de Viefville et Sancourt passe dans la maison de Bovelles.

Puis aux comtes de Lignières qui firent carrière dans les armes.

Sancourt

De Lignières : d'argent à la croix ancrée de gueules.

Anne-Modeste de Lignières, né en 1720, capitaine d'infanterie, épousa en 1750 Marie-Elisabeth de Foucaut, il meurt en 1768 et sera inhumé dans l'église de Ham.

Marie-Charles de Lignières, né en 1752, chevau-léger de la Garde du Roi, épousa en 1785 Henriette-Marguerite Le Comte de la Ville au Bois.

Marie-Henry de Lignières, né en 1785 à Ham, lieutenant aux chasseurs de la Garde sous Napoléon 1er, décèdera en 1866 à Viefville.

Son fils Henri-Gustave-Marie, né en 1822 à Sancourt, sera général de brigade sous le Second Empire, mort en 1888.

Sancourt

 

***

Eglise Saint Médard 

Datait du 16ème siècle

Sancourt

 

Avant 1914

 

 

Sancourt

 

Après la Première Guerre

Restauration terminée en 1926

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Dury

Publié le 7 Mai 2018 par remus80

Dury

 

http://armorialdefrance.fr/

 

 

D'argent au chevron de sable, accompagné de deux étoiles en chef et d'un trèfle du même en pointe.

 

Armes de Nicolas Caron, prévôt de Dury.
La commune de Dury a relevé le 30 décembre 1970, à la demande de la Commission d'héraldique départementale (qui n'existe plus), qui préparait alors l'Armorial de la Somme, le blason de Nicolle (Nicolas) Caron, ou Nicolle (Nicolas) Le Caron, chanoine d'Amiens, chargé de la prévôté de Dury en l'absence du prévôt. Ce blason est connu par un sceau appendu à une prise de possession d'une terre à Dury le 7 juin 1533. Ce sceau et ce document sont aujourd'hui conservés aux Archives de la Somme.

Dury

Armes des Le Caron : d'argent au chevron de gueules accompagné en pointe d'un trèfle de sinople. 

Sur le blason communal, les couleurs ont été appliquées au hasard. En effet, depuis le XIe siècle, la commune de Dury appartenait au domaine du chapitre cathédrale d'Amiens, qui nommait un prévôt parmi ses chanoines. On ne sait presque rien d'autre de ce (Le ) Caron, ni de sa famille. Le chanoine Nicolas Le Caron, sans doute le même personnage, offre en 1520 un "puy" (un tableau de dévotion à la Vierge) à la cathédrale, qui est aujourd'hui conservé au musée d'Amiens. Le donateur y est représenté priant à côté d'un blason qui n'est pas celui-là (un écartelé et un écu sur le tout). (Jacques Dulphy)

Dury

Girouette sur la mairie

                                                                 * * *

Dès 1080 Raoul de Dury céda au Châpitre NotreDame d'Amiens ce qu'il possédait dans ce lieu, et en 1085 Guy et Yves, comtes d'Amiens donnèrent à ce corps religieux la vicomté de Dury.

Enfin en 1195 Pierre l'Aveugle, maire de Dury, vendit la mairie au Châpitre.

Au début du 16ème siècle,il était tenu en roture par François Scourion (Scourjon), lieutenant particulier au bailliage.

Dury

En 1563 Françoise Scourion épousa Adrien Picquet, seigneur de Dourier.

Armes des Picquet de Dourier : d'azur à la bande cousue de gueules chargée de trois vases d'or et accompagnée de six trèfles d'or 

En 1655 Adrien II demanda au châpitre l'autorisation de faire construire un pigeonnier, mais c'est son fils qui décida de faire construire une nouvelle demeure qui fut effective en 1683.

Dury

Adrien Picquet de Dourier, conseiller du roi et lieutenant au bailliage comme ses prédécesseurs, épousa en 1738 sa cousine Marguerite Picquet de Drancourt.

En 1770, il fit don de l'ensemble du domaine à son fils Louis-François, officier aux grenadiers de France, qui se maria avec Rose-Louise de Vaujours de Châtillon.

Sa petite-fille Rose-Eléonore Picquet de Dourier mourut en 1873   au château, sans postérité de son mariage avec le comte Charles-Louis de Choiseul-Beaupré.

Vendu 3 ans plus tard à Ferdinand Garçon puis acquis en 1911 par Abel Duvette qui dirigeait à Amiens la banque fondée par son aïeul.

En 1915 le général Foch y installa son Etat-Major.

Après l'armistice, le château abrite les membres d'une commission militaire anglaise dont l'imprudence est malheureusement à l'origine du feu de cheminée et de l'incendie qui le ravage dans la nuit du a au 5 mars 1919.

La restauration est terminée en 1925, Abel et Thérèse Duvette ont remeublé le château et y ont transporté leurs collections familiales.

Tout est anéanti le 5 juin 1940 lorque l'armée allemande reprend l'offensive, endommagé en mai, il est ensuite incendié.

Pour la seconde fois, Abel Duvette s'attache à sa reconstruction menée entre 1952 et 1958.

Dury

 

Eglise Saint Nicolas

Détruite en 1940, reconstruite en style moderne et inaugurée en 1960

Dury

Ancienne église du 16ème siècle en 1908.

Dury

Dury

église actuelle.

 

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Cambron

Publié le 2 Mai 2018 par remus80

Cambron

http://armorialdefrance.fr/  

 

Fascé de gueules et d'or de huit pièces

 

La commune a repris, dans les années 1980, le blason de la famille "De Cambron", noble et ancienne famille originaire du village, dont la plus ancienne mention est celle d'Achard de Cambron, chevalier, vivant en 1100.

Le dernier seigneur du nom fut Jean de Cambron (1450).
Aléaume de Cambron, chevalier, sur un sceau de type équestre appendu à un document de 1275 conservé aux Archives du Pas-de-Calais, est représenté avec un boucler à trois fasces et un lambel en brisure. (Jacques Dulphy).

Puis la famille Tillette avec Mathieu, argentier d'Abbeville en 1527.

Cambron

Tillette : d'azur au chevron d'or, au chef d'or chargé d'un lion léopardé de sable, armé et lampassé de gueules.

Suivi de l'aîné de ses petit-fils Pierre Tillette, conseiller du Roi et lieutenant en la sénéchaussée de Ponthieu, anobli en 1577.

Issu de cette famille Jean-Baptiste Tillette, marié à Marie-Mathilde Le Moictier de Bichecourt.

Cambron

Le Moictier : de gueules au chevron d'or, accompagné de trois gerbes de blé d'or.

 

Leur fils Pierre-Jacques Tillette de Mautort, né à Cambron en 1720, lieutenant d'infanterie au régiment du Roi, il épousa Marie-Thérèse Gaillard de Boëncourt, il mourut prématurément à Cambron à l'âge de 33 ans.

Son fils Adrien (1749-1835) fit une brillante carrière comme capitaine d'artillerie puis maïeur d'Abbeville en 1789, conseiller général de 1800 à 1830, baron d'Empire.

 

C'est en 1784, l'année de son mariage avec Louise-Elisabeth de Clermont-Tonnerre qu'Adrien Tillette fit entreprendre la reconstruction du château.

Cambron

Epargné par la Révolution, Adrien n'émigra pas.

Son fils Prosper, adopté par son oncle Louis de Clermont-Tonnerre, fut à son tour Maire d'Abbeville de 1842 à 1846 puis député de la Somme.

Le château fut gravement endommagé en mai 1940, le restauration a sacrifié l'étage en pierre.

Cambron

 

Cambron

Photo : A.Guerville

*

Eglise Saint-Martin

Cambron

en 1850

Reconstruite en 1777, la nef précède un choeur du XVIème dont les nervures des voûtes ouvragées portent les armoiries des anciens seigneurs.

Cambron

Un bas-relief du XVIème représente Isabeau Gaillard, épouse de Jean du Bus de Wailly, agenouillée avec ses 2 enfants.

Cambron 

 

Cambron

Cambron

Gaillard : d'azur au chevron d'argent accompagné de trois croix pattées de même.

Cambron

Cambron

 

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Pont de Metz

Publié le 29 Avril 2018 par remus80

Pont de Metz

 

http://armorialdefrance.fr/

  

 

De gueules au pont à trois arches d'or crénelé et maçonné de sable, posé sur une rivière d'azur.

 

Adopté le 28 novembre 1969.
Armes parlantes.

Un antique "Pont de Mès" fut sans doute régulièrement reconstruit pour franchir la rivière de Selle près d'un domaine agricole (mès, màs, mansium), aux premiers temps féodaux. Depuis le Moyen Age, et jusqu'à la Révolution de 1789, ce pont était un pont à octroi. Un arrêt du Conseil du Roi en 1746 en porte confirmation. Ce droit était dit aussi "droit de travers" et portait sur les voyageurs et les marchandises entrant et sortant.
Les armes parlantes de Pont-de-Metz ont été adoptées par le conseil municipal lors de sa séance du 28 novembre 1969, alors que la Commission d'héraldique de la Somme préparait la publication de l'Armorial départemental, paru en 1972.
Avant le XVIIe siècle, le nom de "Pont de Metz" ne s'appliquait qu'au pont, tandis que "Metz" (ou Mès, en picard) désignait le village.

C'est aujourd'hui une commune de la couronne amiénoise; l'azur et le gueules sont les couleurs d'Amiens.
(Jacques Dulphy)

 

Pont de Metz

Blason sur la mairie

 Au Moyen-Âge les familles de Béry, de Saint-Souplis, de Belloy, de Berthe et de Cléri ont possédé la seigneurie.

Il existait autrefois un château féodal du XVème siècle

Pont de Metz

Sur le pilier gauche de l'entrée, un pavé de grès porte la date de 1483.

 

Pont de Metz

Pont de Metz

Pont de Metz

 

Le manoir, propriétaire de la famille Fournier de Saint-Amand pendant les 3/4 du 18ème et du 19ème sècle dont le corps de logis fut démoli partiellement vers 1850 puis agrandi en 1851.

Pont de Metz

Une maison fut construite sur la parcelle en 1879 pour le négociant Eugène Dhervillez, elle devint la propriété de la veuve Desquiens-Bralant vers 1912.

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Saint-Fuscien

Publié le 27 Avril 2018 par remus80

Saint-Fuscien

 

http://armorialdefrance.fr/

 

D'azur à deux chevronnels jumelés d'or, accompagnés de trois besants d'argent.

*

La commune de Saint-Fuscien, sur ses documents officiels, utilise aujourd'hui: d'azur à deux chevronnels d'or accompagnés de trois besants d'argent.
Ce sont pourtant des étoiles qu'on voyait sur les armes de l'abbaye de Saint-Fuscien, dont la "communauté des religieux" portait et déclarait à l'Armorial Général de France de d'Hozier (édit de 1696): "d'azur à trois chevrons d'argent accompagnés de trois étoiles d'or".

Saint-Fuscien

Armes de l'abbaye

La commune a choisi, à bon droit, une manière de brisure.

L'abbaye fut supprimée à la Révolution de 1789 et ses terrains et bâtiments vendus en 1791.
(Jacques Dulphy)

Fondation d'un monastère à la fin du VIème siècle, détruit en 859 Par les Normands, reconstruit il est à nouveau détruit en 925 par les Vikings, il restera en ruines pendant près de 2 siècles.

En 1105, Enguerrand de Boves, comte d'Amiens, dote l'abbaye qui est restaurée et occupée par des Bénédictins venus de l'abbaye de Corbie.

Saint-Fuscien

Psautier avec les armes de Jean de Fontaines, abbé de Corbie, milieu du 15ème siècle.

En 1472, les Bourguignons saccagent et brûlent l'abbaye.

En 1648, le logis abbatial est reconstruit, l'église sert pour le culte du village et les moines font l'école gratuitement.

Saint-FuscienCLIQUER POUR AGRANDIR

Plan de l'abbaye d'après le Monasticon Gallicanum

Lors de la Révolution en 1789, la congrégation est dissoute et les biens de l'abbaye deviennent propriété de la nation, puis sont vendus à un particulier, une grande partie des bâtiments est démolie afin de récupérer les matériaux.

En 1825, le révérend père Lardeur achète ce qui reste pour y installer une école des frères de Saint-Joseph, écoles qui connaîtront sous le Second Empire une grande renommée, cette congrégation fut interdite en 1888, les bâtiments conventuels furent à nouveau vendus à un particulier.

Saint-Fuscien

en 1870

L'actuel château est l'ancien logis abbatial de l'abbaye de St Fuscien-au-Bois.

Elevé à la suite de l'incendie qui ravagea l'abbaye en 1624.

Saint-Fuscien

Devenu la propriété de la famille de Witasse-Thézy, il a été récemment restauré et mis en valeur.

Saint-Fuscienphoto Markus(Marc Roussel)

 

*

Une nouvelle église sera construite dans le village en 1865, les travaux sont interrompus par la guerre de 1870-71, ils ne seront achevés qu'en 1890.

En 1940, elle est touchée par l'artillerie allemande, elle ne rouvrit ses portes qu'en 1950.

En février 2005, un incendie ravage l'édifice, restaurée elle sera consacrée en 2008.

Saint-Fuscien

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Nampont

Publié le 25 Avril 2018 par remus80

Autrefois Nampont-Saint-Martin.

 

                                La commune ne possède pas de blason officiel. 

 

Projet de blasonnement proposé par Jacques Dulphy associant les armes des de Vaudricourt avec une épée coupant le manteau évoquant Saint Martin dont le village porte le nom, et la rivière Authie symbolisée.

Nampont

           

                                                                  ***   

Nampont

Nampont

Château en 1853

La seigneurie appartenait à la famille de Nampont jusqu'à la fin du 13ème siècle.

Puis les Bernâtre au début du 14ème et les du Quesnoy au milieu du 14ème, la terre fut confisquée sur Jean du Quesnoy, condamné au bannissement, avant de lui être restituée en 1403.

Capitaine de St Valery en 1435, Robert du Quesnoy participa à la lutte contre les écorcheurs au côté d'André de Rambures.

Nampont

Du Quesnoy : d'or à l'aigle de sable

En 1454 on trouve Guillaume du Quesnoy, qui dix ans plus tard en fit don à son neveu Josse de Vaudricourt qui épousa Marie de Biencourt, dame d'Arry.

Nampont

de Vaudricourt : de gueules à l'orle d'argent.

Nampont

Le château devient bientôt un point d'appui sur l'Authie qui marque la frontière et a certainement beaucoup souffert des guerres qui se succèdent jusqu'au milieu du 17ème siècle.

Nampont

En 1570, le mariage d'Anne de Vaudricourt le fait passer à Louis de Monchy d'Hocquincourt, gouverneur de Ham.

Saccagés en 1635 par les Espagnols, les bâtiments sont réparés à des fins utilitaires, ils abritent sous Louis XIV un poste de douane et un entrepôt pour le sel, tandis que le logis est remis en état pour héberger le capitaine.

En 1712, Marie-Madeleine de Monchy, marquise de Feuquières, se défait de l'ensemble de ses biens en Ponthieu.

Elle vend la seigneurie à Philippe Becquin, lieutenant-criminel en la sénéchaussée de Ponthieu, il fait alors restaurer le château et lui rend sa vocation résidentielle.

Nampont

Becquin : d'azur à la tête d'aigle arrachée d'or, tenant dans son bec un hameçon d'argent, à la champagne du même. 

Armes parlantes : bec d'aigle et le hameçon ou hain (bec-hain)

En 1764, Marguerite Becquin de Vercourt épouse Charles-François du Maisniel, aïeul de Charles-Amédée du Maisniel qui fait à nouveau restaurer les bâtiments après son mariage avec gabrielle de Belleval en 1836.

Nampont

du Maisniel : d'argent à deux fasces de gueules, chargées chacune de trois besants d'or.

Nampont

 

Armoiries des Du Maisniel sur l'ossuaire (merci à Jacques Hebert)

Nampont

 

NampontNampont

Ce sont ses armes au-dessus de la porte, accostées de deux lions

En 1866, Marguerite du Maisniel l'apporte en mariage à Maurice de Bertoult dont la famille le garde jusqu'en 1924.

Acquis par Paul Waymel qui le fait restaurer une fois encore.

Le château est endommagé au cours des combats de 1944 et remis en état par M.Mourral.

A nouveau mis en vente, le domaine sert aujourd'hui de cadre à un golf.

Nampont

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Mézerolles

Publié le 21 Avril 2018 par remus80

Mézerolles

 

https://armorialdefrance.fr/ 

Écartelé: au 1er de sinople à trois canards en vol de sable, au 2e d'argent à trois peupliers de sinople, au 3e d'argent à la truite au naturel, posée en pal, contournée et ployée vers dextre, au 4e de sinople au grêlier contourné d'or.

 

Armes fautives.

Il semble que le blason de Mézerolles ait été adopté et apparaisse pour la première fois en 2006 pour illustrer les remerciements dans les préfaces d'un ouvrage consacré aux peintres et sculpteurs en Val d'Authie. Ce blason, de composition naïve, ressemble fort à celui de Méricourt-sur-Somme, et pourrait s'appliquer à deux centaines de communes du seul département de la Somme: on y trouve bien le vert des prairies, les canards sauvages, les peupliers des marais, le poisson de la rivière et la trompe des chasseurs au bois. Deux branches de saule composent avec la couronne murale les ornements extérieurs.
Ce blason-catalogue ne comporte ni référence à l'histoire,ni au légendaire du lieu, ni aux familles ni au vocable; ce ne sont ni des armes parlantes ni des armes attribuées. Les plaques des rues de Mézerolles ne portent d'ailleurs pas ce blason, mais les grandes armes du département de la Somme.
(Jacques Dulphy)

Mézerolles

dessin d'Arcady Voronzov

***

La seigneurie appartient à la fin fu XIème siècle à Robert de Maiserolles.

En 1243 la terre avait pour seigneur Gillon de Mailly et était tenue en fief de  Baudoin de Beauval qui en avait la suzeraineté.

Celui-ci vend peu après à Robert d'Artois.

La terre passe ensuite Aux Mailly, puis à Hugues de Clary et à Henri d'Antoing.

Mézerolles

 

d'Antoing : de gueules au lion d'argent, l'écu sommé d'une couronne à cinq fleurons. 

En 1423 une charte fait mention du chastel de Maiserolles, dont la terre constituait une enclave de l'Artois en Ponthieu.

En 1469 Jean de Flavy prête serment à Charles le Téméraire à cause de son chastel, terre et seigneurie de Maiserolles...tenus du château d'Hesdin.

Mézerolles

de Flavy : d'hermine à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'or.

En 1679, Robert de Cacheleu, chevau-léger de la Garde du Roi, est déclaré adjudicataire de la seigneurie.

Mézerolles

De Cacheleu : d'azur à trois pattes de loup d'or.

En 1738, cependant, un arrêt du Parlement en ordonne la restitution au comte d'Egmont dont les héritiers la conservèrent jusqu'à la fin de l'Ancien régime.

Mézerolles

d'Egmont : chevronné d'or et de gueules de douze pièces.

Le château n'a pas laissé de vestiges notables. 

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Eglise Saint Martin du XVIIIéme siècle

Mézerolles

En 1874

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