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Blasons des communes de la Somme.

Yvrench

Publié le 25 Août 2018 par remus80

Yvrench

http://armorialdefrance.fr/ 

 

  

D'argent à la fasce vivrée de gueules en chef et à la fasce du même chargée de trois fermaux d'or en pointe, lesdites fasces accompagnées en coeur d'une rose de gueules accostée de deux merles chantants affrontés de sable becqués et membrés du second.

*

Création Jacques Dulphy et Daniel Juric.
Adopté le 17 décembre 2012.

Ce blason se compose des éléments tirés de cinq familles ayant été, au cours de l'Histoire, seigneurs d'Yvrench.
La fasce vivrée est extraite des armes des de Grambus, seigneurs d'Yvrench aux XIIIe et XIVe siècles (armes parlantes: Yvrench se trouvant écrit Vivrench au XIVe siècle, d’où vivrée).

Yvrench

de Grambus : d'argent à la fasce de gueules surmontée d'une divise vivrée du même.


Les deux merles tirés des armes des de Ronville, seigneurs un court moment au XVIIe siècle (les oiseaux symbolisent aussi le caractère bocager du village, qui est entouré de pâturages).

Yvrench

de Ronville : d'argent à la fasce de gueules, accompagnée de trois merles de sable


La rose est extraite des armes des Du Hamel de Canchy, seigneurs au début XVIIIe siècle, ils portaient d'azur à la bande d'or chargée de trois roses de gueules.

Yvrench


La fasce à trois fermaux provient de la famille de Buissy, qui donna au XVIIIe siècle les derniers seigneurs du lieu, dont le chevalier de Buissy, qui était seigneur en 1789, et dont la tombe se trouve contre l'église d'Yvrench.

Yvrench

de Buissy : d'argent à la fasce de gueules chargée de trois fermaux d'or.


Cette composition en trois niveaux évoque aussi les armes de la famille De Belloy, qui portait d'argent à trois fasces de gueules, et qui tint la seigneurie d'Yvrench de 1370 à 1640. (Jacques Dulphy)

Yvrench

de Belloy : d'argent à trois fasces de gueules.

*

 

Yvrench

Sur la mairie

***

De 1370 à 1640, la terre appartient à la famille de Belloy.

Saisie en 1673 par les créanciers de Charles de Rouville et adjugée à Oudart du Hamel.

Revendue en 1713 par François du Hamel à François Coulon, seigneur de Hanchy.

La maison seigneuriale avait dû être reconstruite après l'incendie du village par les Espagnols en 1635.

Pierre de Buissy (1659-1739) fit alors valoir son droit de retrait lignager et deux ans plus tard, fut déclaré acquéreur du fief.

En 1726, il succède à son père comme président au bailliage d'Abbeville et se fait élever en ville, un vaste hôtel particulier.

François-Joseph de Buissy (1705-1782), vicomte du Mesnil, épousa en 1727 Marguerite Le Bel, dame d'Huchenneville.

A la charge héritée de son père, il ajouta en 1741, celle de lieutenant-général en la Sénéchaussée du Ponthieu; il fut également maïeur d'Abbeville et président au Présidial.

C'est à son fils Paul-François (1731-1804), mousquetaire de la Garde du Roi, que l'on attribuait la construction du château, comme en témoignait la présence de ses armoiries, répétées deux fois sur le fronton.

Yvrench

Paul-François l'aurait fait élever dans les années qui suivirent son mariage en 1764 avec sa cousine Marie-Charlotte.

Yvrench

Marie-Charlotte de Buissy

Au début de 1793, les autorités révolutionnaires ne parvinrent pas à arrêter Paul-François qui, prévenu de leur arrivée avait pu gagner une cachette sûre, Le château fut mis sous scellés et s'efforcèrent sans succès de supprimer la fleur de lys qui ornait le faîte du grans comble.

Petite fille de Victorine Douville de Maillefeu, née de Buissy, Thérèse de Hauteclocque reçut le domaine en 1890 à l'occasion de son mariage avec le comte René de Romanet de Beaune.

Ils firent restaurer le château où ils habitèrent jusqu'en 1927. 

Ils le léguèrent à leur nièce, la baronne Hubert de Jonchenay.

Eprouvé par son occupation au cours de la dernière guerre, puis inhabité et abandonné au vandalisme, le château a connu une lente agonie.

Finalement abattu au début des années 1960, il a été remplacé par une demeure fonctionnelle. 

***

Eglise Saint Martin

16ème siècle

Yvrench

En 1855

Yvrench

Yvrench

 

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Forceville-en-Amiénois

Publié le 23 Août 2018 par remus80

Forceville-en-Amiénois

 http://armorialdefrance.fr/

 

D'azur à trois tierces d'or, au chef plain

 

Il s'agit des armes des De Quérecques (de Cresecques), dont Jean De Quérecques, seigneur de Forceville, Warloing et Fresnoy au milieu du XVIe siècle. (Jacques Dulphy)

Forceville-en-Amiénois

 

Gouache de Marcel Stiennon 

*

La terre de Forceville figure dans l'acte de fondation de l'abbaye de Corbie en 662.

Au 13ème siècle, Florent de Varennes en est le seigneur, originaire de Varennes, Maréchal de France et 1er amiral, nommé par St Louis, il commandait la flotte de la 8ème croisade, il meurt en 1270 (Comme son roi) à Carthage (Tunisie).

Forceville-en-Amiénois

de Varennes : de gueules à la croix d'or

 

Au 14ème siècle c'était un fief dépendant de la seigneurie d'Encre.

En 1377, le château est détruit sur ordre du bailli d'Amiens.

Jean de Quérecques en était le seigneur au milieu du 16ème siècle.

Au 16ème et 17ème le village subit les invasions espagnoles.

René-François de Quérecques avait épousé en 1724 Marie-Marguerite de Rune, sa voisine de Baizieux ,qui mourut en 1774 âgée de 81 ans, elle fut inhumée à Forceville.

Forceville-en-Amiénois

de Rune : d'argent au sautoir d'azur cantonné de quatre alérions de gueules.

 

Louis-Marie, marquis de Quérecques avait épousé en 1758 Marie-Thérèse Brunel.

Joseph-Louis, comte de Quérecques, seigneur de Forceville,Bertancourt,Fluy et Harcelaines, épousa en 1784 Charlotte de Harchies, comme le rappelaient les inscriptions de la cloche fondue cette même année.

Forceville-en-Amiénois

Écartelé: aux 1er et 4e d'or à cinq cotices de gueules et au franc canton d'or à cinq cotices de gueules et à l'étoile de six rais d'or brochante, aux 2e et 3e échiqueté de gueules et d'or de cinq tires.

 

Le château n'a pas laissé de vestiges.

Eglise Saint-Vaast

reconstruite à la fin du 18ème siècle, 1783 date inscrite sur le clocher.

Forceville-en-Amiénois

en 1874

Forceville-en-Amiénois

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Rumigny

Publié le 19 Août 2018 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de Jacques Dulphy proposant de reprendre les armes des de Gueulluy, qui furent quand même seigneurs du 16ème siècle à la Révolution.

Rumigny

 

La seigneurie relevait de celle de Boves, en 1254 Hugues de Rumigny épousa Ade de Boves.

Jean d'Ault, prévôt royal, en était le seigneur en 1506.

Au début du 15ème siècle, il existait un ouvrage fortifié suffisamment important pour que sa prise par les partisans du Dauphin Charles inquiète les Bourguignons qui tenaient Amiens.

Son rôle se prolongea jusqu'aux guerres de Religion puisqu'en 1590, l'échevinage y faisait encore entretenir une garnison.

Philippe de Gueulluy acquiert la seigneurie en 1578, appartenant à une famille du Boulonnais, il est grenetier au magasin à sel d'Amiens.

Rumigny

de Gueulluy : d'or au chevron de gueules accompagné en pointe d'une aigle d'azur, becquée et membrée de gueules.

Le château-fort fut rasé sous Henri IV, le seigneur ayant prit parti avec les Ligueurs.

En 1631, François de Gueulluy fait baptiser sa fille à Rumigny où il meurt en 1660.

En 1736, Louis-François de Gueulluy se marie avec Marie-Marguerite de Revelois, il est nommé commissaire d'artillerie puis capitaine d'infanterie en 1758.

Il fait probablement reconstruire le château.

Rumigny

Rumigny

Son fils Jean-Baptiste dit le chevalier de Rumigny, lui aussi capitaine au régiment du Roi, est tué devant Grasse en 1761, l'année de son mariage avec Elisabeth d'Ainval.

Louis-Gabriel, son fils,page de la Reine Marie-Antoinette en 1776, puis capitaine au rgt Royal-Roussillon en 1789, il rejoint l'armée des Princes en 1792.

Restée à Rumigny, son épouse Marie Hatte de Chevilly se résoud à émigrer à son tour.

Rumigny

Hatte de Chevilly : d'azur, à la fasce d'argent accompagnée en chef de trois croisettes ancrées d'or et en pointe d'un lion d'argent coiffé de gueules.

A son retour 4 ans plus tard, le domaine a subi le sort des biens nationaux; le mobilier a été dispersé et les bois vendus.

Libérée de la prison où l'a jetée la Terreur, sa belle-mère d'Ainval l'aide à racheter le château et quelques terres.

Rumigny

Quant à Louis-Gabriel rentré en 1800, il devient major en 1814 et reçoit en 1819 de Louis XVIII un titre de marquis.

Elu conseiller général de la Somme, il meurt en 1835.

Sorti à 17 ans de l'école militaire de Fontainebleau, future Saint-Cyr, Théodore de Gueulluy fait sous l'Empire une brillante carrière, promu colonel en 1814, puis aide de camp en 1818 du duc d'Orléans.

Hippolyte de Rumigny a épousé en 1819 Caroline Mortier, la fille du maréchal, duc de Trévise.

A sa mort en 1871, lui succédèrent Marie, la seconde de ses filles et son gendre Félix-Edouard, comte de Sercey qui meurt en 1881.

Rumigny

Sa fille Henriette, veuve du vicomte de Butler, rachète le domaine à son frère René, mais le quitte en 1891.

A sa mort en 1925, elle lègue à son neveu le comte Edouard de Sercey qui y meurt en 1931.

En juin 1940, le château a beaucoup souffert des combats, éventré par l'artillerie, la grande aile ajoutée par le marquis ne sera pas restaurée, pillé par les troupes et les réfugiés, l'édifice ne conserve que son gros-oeuvre .

Remis en état à partir de 1955, il ne garde de son décor intérieur que l'élégante rampe en fer forgé du 18ème siècle de son escalier.

Rumigny

 

RumignyRumigny

 

Le plus vieil édifice dela commune est le manoir du 16ème siècle dont les fenêtres à meneaux sont protégées par d'élégantes grilles en fer forgé.

Rumigny

 

Eglise des Saints Innocents

date de 1628, le choeur a été reconstruit en 1746, le clocher et la façade après 1945.

Elle remonte au moyen-âge, mais fut plusieurs fois victime d’incendies (notamment aux 17e siècle et 18e siècle) et fut presque entièrement détruite par une torpille allemande en 1940. La reconstruction après la guerre donna au clocher sa forme rigide actuelle et dut être reprise dans les années 1970 à la suite de malfaçons

Rumigny

En 1877

Rumigny

Rumigny

endommagée en 1940

Rumigny

fonts baptismaux

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Mézières en Santerre

Publié le 13 Août 2018 par remus80

Mezières en Santerre

http://armorialdefrance.fr/ 

 

D'azur fretté d'or.

 

La commune a relevé les armes de la famille De Béthisy, seigneur du lieu, en en inversant les émaux.
La famille de Béthisy, dont la généalogie remonte au XIVe siècle, est originaire de Béthisy-Saint-Pierre, dans le Valois (60). La commune de Béthisy (60) a repris pour partie son blason.

(Jacques Dulphy)

*

Issu d'une famille anciennement implantée dans la région puisqu'elle possède depuis 1406 le fief de Campvermont à Ignaucourt, Jean de Béthizy achète en 1559 à Antoine Vigier et Marie Bournel, la belle terre de Mézières.

Les Béthizy connaissent gloire et fortune sous Louis XIV.

Né à Paris en 1656, Eugène-Marie de Béthizy fait ses premières armes sous Turenne, capitaine de cavalerie puis maréchal de camp, cette brillante carrière ne le détourne pas pour autant de ses racines picardes, en 1710, il a obtenu la charge de gouverneur et bailli d'épée d'Amiens et trois ans plus tôt, c'est en son château de mézières qu'il a épousé Eléonore Oglethorp.

Mézières en Santerre

Chauffe-plat avec les armoiries des de Béthizy avec leur devise : Et Virtus et Sanguis traduit par Puissance du sang

Son fils Eugène-Eléonor, second marquis de Mézières prend la succession et réside ordinairement dans sa terre picarde où dans les années 1740, naissent la plupart de ses nombreux enfants.

Son fils Eugène-Eustache (1739-1825), lieutenant-général des Armées du Roi, part pour l'émigration et ne rentre qu'en 1814 pour trouver ses biens saisis et intégralement dispersés, il abandonne alors définitivement la Picardie pour se fixer à Paris où Louis XVIII lui donne le gouvernement des Tuileries.

Mézières en Santerre

Livre du 18ème siècle sur la famille de Béthizy

Rien ne rappelle plus aujourd'hui le marquisat de Mézières, à l'exception peut-être d'une grande maison classique en pierre blanche, située devant l'église reconstruite après 1918.

Mézières en Santerre

en 1877

Mézières en Santerre

1912

Mézières en Santerre

Mézières en Santerre

 

Mézières en Santerre

 

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Bernes

Publié le 9 Août 2018 par remus80

Bernes

D'azur à la tête de lion d'or, arrachée de gueules

Origine inconnue. Ces armes, qui sont utilisées par la commune dans certaines de ses communications, n'ont appartenu à aucune famille du lieu, et n'ont jamais fait l'objet d'une délibération du conseil municipal.
(Jacques Dulphy)

 *

Jean de Bovelles est seigneur du sart de Bernes au milieu du 15ème siècle, il est l'ancêtre de Claude de Bovelles, qui était seigneur en 1639 de Bernes et d'Ennemain.

Louis-Michel de Broyes ou de La Broye, époux d'Angélique de Fay et allié aux de Bovelles, est seigneur du lieu vers 1730.

Il fit don de la seigneurie, sous réserve d'usufruit, à Pierre-Armand de La Fons, issu d'une famille originaire de Saint-Quentin.

Bernes

de La Fons : d'argent à trois hures de sangliers, arrachées de sable

devise : Aut Mors, Aut Vita Decora

Plutôt la mort qu'une vie sans honneur

En 1762, on prononce la saisie réelle de la seigneurie sur Marie-René

 Hervy du Clos, veuve de Pierre-Armand de La fons, ancien capitaine d'infanterie au régiment de Picardie.

Une nouvelle saisie fut prononcée en 1766 mais il fallut attendre 1772 pour voir annoncée dans les affiches de Picardie, la vente de la terre.

En 1776 une nouvelle annonce précisa que l'acquéreur serait tenu d'acquiter 56000 livres de dettes hypothécaires contractées par le vendeur.

En 1793 enfin, on signale la mise en adjudication la terre de Bernes avec un vieux château couvert d'ardoises.

En 1789 Pierre-Armand de La Fons, dit de Bernes, fut convoqué aux assemblées des Etats-Généraux.

Son fils Louis-Anne, né en 1757 au château, avait combattu aux côté des Insurgents américains, nommé général de brigade, il obtint en 1809 de Napoléon la restitution de son titre de chevalier héréditaire.

Bernes

Général Anne de La Fons : parti, au 1 d'argent à trois hures de sanglier de sable

Au 2, d'azur au lion rampant d'or

Champagne de gueules au tiers de l'écu au signe des chevaliers d'argent

Le château fut longtemps abandonné, sa destruction doit dater d'entre 1807 et 1830....

Bernes

Mis à la retraite en 1814 avec le grade de maréchal de camp, il se fixa au château d'Etinehem où il mourut en 1848.

 

Eglise Saint-Martin

L'église primitive se trouvait dans le cimetière, détruite en 1917 et reconstruite après les hostilités dans le centre du village.

Bernes

 

En 1875

 

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Vauchelles-les-Quesnoy

Publié le 5 Août 2018 par remus80

Vauchelles-les-Quesnoy

 http://armorialdefrance.fr/ 

 

 D'argent au chêne terrassé de sinople, englanté d'or; au chef d'azur chargé de trois pattes de loup d'or.

 

Création Jacques Dulphy.
Adopté le 2 juin 2006.
Le chêne fait allusion au nom de la commune: Le Quesnoy était autrefois un important quartier de la commune, aujourd'hui entièrement confondu à Vauchelles, et qui tirait son nom de la chênaie, lieu planté de chênes (en picard ancien Quesnoy, puis Tchénoè; du picard Tchène: chêne).
Le chef évoque la famille De Cacheleu (en picard: chasse-loup), qui portait d'azur à trois pattes de loup d'or, et dont une branche tint le domaine de Vauchelles de 1610 à la Révolution.
(Jacques Dulphy)

Vauchelles-les-Quesnoy

***

Longtemps propriété du chapitre de Saint-Wulfran d'Abbeville, la terre appartint un moment aux de Lamiré.

Jean Le Sage, veneur pour le Roi en forêt de Crécy, l'acheta en 1560 et épousa Marguerite Ballen, représentante de l'une des plus riches familles marchandes d'Abbeville.

En 1597, sa petite fille Antoinette Le Sage apporta en mariage les terres de Vauchelles et du Titre à Claude de Cacheleu, seigneur de Popincourt et capitaine de cent hommes de pied, qui avait été gouverneur de Saint-Riquier pour la Ligue.

On devait la construction de cette agréable demeure, datée de 1741 sur le fronton, à Louis-Nicolas de Cacheleu qui, au terme d'une longue procédure à l'encontre du Chapitre, obtint en 1764 le titre de seigneur de Vauchelles.

Vauchelles-les-Quesnoy

Il mourut dans son château en 1773.

En 1810, sa fille Françoise épouse de François-Joseph Le Clerc, comte de Bussy, légua le domaine au cadet de ses fils François-Joseph, colonel d'infanterie, maire de 1815 à 1830..

Vauchelles-les-Quesnoy

Le Clerc de Bussy : D'argent à la bande de sable accompagnée d'une aigle éployée de sable et d'un soleil ajouré de même.

Vauchelles-les-Quesnoy

Vauchelles-les-Quesnoy

Acquis en 1844 par M.du Blaisel, le château devint la résidence de Lucie Le Boucher d'Ailly (morte en 1872), puis de la baronne Charles du Blaisel et d'Armand de Rocquigny.

M. Lepers le possédait en 1940, il fut incendié en 1944 par l'armée allemande et les ruines abattues en 1952.

Vauchelles-les-Quesnoy

 

Vauchelles-les-Quesnoy

 

clic pour agrandir

Vauchelles-les-Quesnoy

 

***

Eglise Notre-Dame de l'Assomption

 

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption, construite au sommet d'une colline, est de style gothique et date vraisemblablement du xve siècle. On y trouve en effet un ex-voto dédié à Nicolas du Moncel, seigneur de Vascongnes, mort en 1487. Comme toutes les églises dédiées à la Vierge, elle est construite sur un plan barlong, avec un transept étroit. Des vitraux intérieurs représentent la bataille de Crécy d'août 1346, année d'anoblissement de la famille Le Clerc de Bussy.

 

Vauchelles-les-Quesnoy

Vauchelles-les-Quesnoy

 

Vauchelles-les-Quesnoy

Vauchelles-les-Quesnoy

Vauchelles-les-Quesnoy

 

Photos: André Guerville

Vauchelles-les-Quesnoy

 

Dans l'église

Pierre tombale de Louise-Françoise-Adélaïde Bonnel de Dominois, décédée au château de Vauchelles en 1825, sa fille Marie-Ursule s'était mariée en 1798 avec Joseph LeClerc de Bussy (1772-1834).

 

*

Vauchelles-les-Quesnoy

 

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Yaucourt-Bussus

Publié le 31 Juillet 2018 par remus80

Yaucourt-Bussus

 

http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

D'or à trois aigles de sable, becquées et membrées de gueules.

 

Sans avoir délibéré à leur sujet, et sans en faire grand usage, la commune relève, sans les briser, les armes de la famille D'Yaucourt.
Hugues d'Yaucourt, dit de Beauflos, en fut en 1210 le premier seigneur connu, père de Regnier d'Yaucourt, chevalier, seigneur en 1237. Jean d'Yaucourt, seigneur d'Yaucourt, écuyer vivant en 1323, sans fils, transmit le domaine à sa fille, qui épousa Gaucher de Châtillon; puis la seigneurie passa en d'autre noms. A cette famille ont appartenu plusieurs chevaliers croisés, parmi lesquels Mathieu d'Yaucourt, vivant en 1205, ainsi que les frères Thomas et Thibaud d'Yaucourt, frères du chevalier Regnier d'Yaucourt (noté plus haut), seigneur d'Yaucourt en 1239.
Les chevaliers d'Yaucourt portaient trois aigles; les couleurs actuelles portées par la commune ont été supposées, ou sont de fantaisie. Ces trois aigles figurent sur le sceau de Regnier d’Yaucourt, appendu à un document de 1232 cité par Belleval (Nobiliaire du Ponthieu et du Vimeu, tome 2, p 301) dans lequel le seigneur d'Yaucourt promet à l'abbaye de Saint-Riquier de ne rien vendre de son domaine d'Yaucourt. Il vendit cependant son fief de Beauflos en 1239, à l’abbaye d’ailleurs, pour financer la croisade de ses deux frères.
Ces armes sont déjà données pour la commune de Yaucourt-Bussus par Roger de Figuières (1892) (tome 7 du Cabinet historique de l'Artois et de la Picardie, p 303.)
(Jacques Dulphy)

***

En 1363 Jean de Dargnies détenait un fief de l'abbaye de Saint-Riquier avec un manoir et ses dépendances.

Passé ensuite à son gendre Jean de Bournel.

En 1378, il appartient à Jean de Châtillon qui en rendit aveu.

Il vendit en 1394 à Colart de Tanques, écuyer d'écurie du Roi.

Yaucourt-Bussus

de Rambures : d'or aux trois fasces de gueules.

Au début du 17ème siècle, Charles, marquis de Rambures possédait la seigneurie que ses héritiers vendirent en 1685 à Charles Manessier , trésorier général des bâtiments du Roi, marié à Marie-Catherine Félix.

Yaucourt-Bussus

Il fit reconstruire le château en 1687.

Yaucourt-Bussus

Dès 1696, cependant, il revendit le domaine à Joseph Vaillant, capitaine au régiment de Cavoye qui meurt en 1720, ses descendants possédèrent la seigneurie jusqu'à la fin du 18ème siècle.

Yaucourt-Bussus

Vaillant (Ponthieu) : d'argent au lion de sable, armé et lampassé de gueules.

Augustin Debray, maire d'Amiens sous Napoléon Bonaparte, y décédera en 1835.

Si le château existe toujours, il a été complètement transformé et agrandi, bien différent de l'édifice d'origine, il a subit une importante restauration.

Yaucourt-Bussus

 

*

Eglise Saint-Michel

reconstruite au 19ème siècle sur la base de celle du 16ème.

Yaucourt-Bussus

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Lanchères

Publié le 23 Juillet 2018 par remus80

Lanchères

 http://armorialdefrance.fr/

 

 De sable au lion d'argent, armé et lampassé de gueules; au chef cousu de sinople chargé de deux roses en bouton d'or.

*

Adopté en juin 1989.

Le champ du blason est occupé par le lion tiré des armes de Jean de Biencourt de Poutrincourt, seigneur de Poutrincourt (hameau de Lanchères, où sont encore visibles ruines de son château), qui s'embarqua avec Des monts et Champlain pour explorer la cote est du Canada (1606), fondateur de Port-Royal et vice-roi du Canada, tué en 1615 à la bataille de Méry-sur-Seine.

Lanchères

De Biencourt : De sable au lion d'argent, armé et lampassé de gueules, couronné d'or.


Le blason, adopté en 1989, porte "en brisure" un chef à deux boutons de roses (pour le différencier de celui de Biencourt, qui tirait aussi ses armes du lion de Jean de Poutrincourt), rappelant que le seigneur du lieu avait, parmi ses privilèges, celui de recevoir notamment chaque année au jour du saint-Sacrement, "deux boutons de rose et quatre pots de vin".
(Jacques Dulphy)

*

En 1481, Charles de Haudecoustre, époux de Marie de Tours, acquiert de Robert du Quesnoy la seigneurie de Lanchères, relevant de celle de Cayeux.

Son fils Louis, prévôt du Vimeu, achète à son tour la seigneurie de Boismont.

Vers 1550, Catherine de Haudecoustre épouse Antoine des Essarts, qui en 1638 sera inhumé dans l'église paroissiale.

Lanchères

Haudecoustre : d'argent à trois fasces d'azur

A la suite de Marie des Essarts et Louis de Bains, se succèdent plusieurs propriétaires qui s'intéressent surtout aux revenus du domaine agricole : Florimond de Flavigny, lieutenant de la Garde du Roi en 1715 ; Claude-Louis Vacquette du Cardonnoy, conseiller au Grand Conseil en 1736 ; le marquis de Saint-Blimond, capitaine de cavalerie en 1743.

Le 20 décembre 1772, les affiches de Picardie annoncent la vente de la terre de Lanchères.

L'adjudication définitive eut lieue en 1774, l'acquéreur devait être Pierre Fanneau de La Touche.

C'est à cet intéressant personnage, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées de Picardie, qu'il est tentant d'attribuer la construction de la gentilhommière néoclassique actuelle.

Lanchères

 

Lanchères

photo: APictche

Marié à Marie-Jeanne-Françoise Véron du Verger, il meurt en 1812 et sera inhumé dans la chapelle seigneuriale dont la pierre tombale rappelait la mémoire.

On y trouve également les sépultures de sa fille Marie-Charlotte-Perrine Fanneau de La Touche , c'est elle qui héritera de la gentilhommière au décès de son père.

Elle épousera sur le tard en 1816 (en seconde noces, à 50 ans) son cousin germain Emmanuel-Pierre Fanneau de La Horie (1777-1826), elle n'a pas d'enfant et pour se trouver un héritier, elle adoptera en 1844, son neveu Adolphe-Théodore-Antoine Desrotours, il héritera donc du château au décès de sa bienfaitrice en 1846.

Il prendra le nom de Desrotours Fanneau de La Touche.

C'est l'une de ses trois filles, épouse Audresset, qui en héritera à son décès en 1859.

Lanchères

Fanneau : parti au 1, d'argent à la croix alésée d'azur.

Au 2, d'azur à la fleur de lis d'or, senestrée de trois larmes du même, versées en pal.

Lanchères

Chapelle du château en 1859

***

Eglise de la Nativité de la Sainte Vierge

la nef est du 16ème siècle

Lanchères

en 1884

 

Lanchères

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Machy

Publié le 20 Juillet 2018 par remus80

Machy

http://armorialdefrance.fr/

D'azur à trois aigles d'or au vol abaissé.

 

Ce sont aussi les armes de la famille De Machy.
Cette famille, qui était déjà éteinte au XIXe siècle (Belleval, Nobiliaire du Ponthieu et du Vimeu, 1862, tome I, p 231) était d'ancienne noblesse.
Belleval écrit: "On croit communément que (le village de) Machy fut le berceau de cette famille dont on trouve au XIVe et au XVe siècles, tant à Abbeville qu'à Rue et dans tout le Ponthieu, une quantité de membres qu'il serait trop long d'énumérer. Il y eut aussi au XVIe siècle des De Machy magistrats à Amiens".
En 1260, Hue de Machy, écuyer, eut pour fils Mathieu de Machy, chevalier, demeurant à Cocquerel (80). Il y possédait un fief en 1300. Six générations après Hue, au XVIe siècle, les De Machy possèdent encore des terres à Cocquerel, sans en être les seigneurs.
En 1377, un certain Jean de Machy, dit Deraines, est dit seigneur de Machy "en partie". On ne sait pas le relier aux autres.
(Jacques Dulphy)

***

Oilardus de Maci est cité au XIème siècle.

Willardus de Maciaco (Gillard de Machy)  en 1195

Hue de Machy fut en 1260 procureur du Roi d'Angleterre, comte de Ponthieu.

En 1362, Henri de Machy rendit aveu au souverain britannique pour le manoir qu'il possédait et où il demeurait.

La seigneurie était alors démembrée car Hugues Bournel en possédait une autre fraction.

Saccagé en février 1442 par les troupes anglaises de Talbot, le manoir dit de "La Salle" ne fut probablement relevé qu'à la fin du XVIème siècle, et dut l'être à nouveau après l'incendie du village causé par les Impériaux en 1635.

Machy

du Bos : d'argent au lion de sable, armé et lampassé d'azur.

Possession de Mathieu du Bos en 1470, puis de son gendre Hémon de Hézècques, la seigneurie principale passa à Jean Le Fèvre de Caumartin, général des Finances, en 1555.

Machy

Le Fèvre de Caumartin : d'azur à cinq trangles d'argent.

On doit la construction du manoir à Henri Roussel, gentilhomme ordinaire de la vénerie du Roi et lieutenant des Eaux et Forêts de Ponthieu, qui demeurait à Machy en 1548 et vivait encore en 1575.

Machy

Décrétée sur Pierre Blondel, son gendre, la seigneurie fut adjugée le 22 mars 1584 à François de Soyecourt, seigneur de Regnière-Ecluse, qui six semaines plus tard le bailla à rente à Nicolas Le Fuzelier, ancêtre des Partz de Pressy propriétaire au XIX ème siècle, et des Saint-Victor qui le possédaient à la veille de la dernière guerre.

Machy

Le Fuzelier : d'or à trois fuseaux de gueules.

Machy

 

L.Gillard. 1868

Machy 

1857

Machy

Photo : Archives départementales, sté des Antiquaires de Picardie.

Depuis longtemps affecté à un usage agricole, plusieurs fois mis en vente avant d'être acquis et restauré par son actuel propriétaire.

 

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Eglise Saint-Flour

Choeur du XVème, nef du XVIIIème

Machy

 

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Allonville

Publié le 12 Juillet 2018 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel

 

Projet de blason soumis par Jacques Dulphy, à partir des armes de la famille Vaysse.

Allonville

Allonville

 

La seigneurie était tenue de la châtellenie de Picquigny, mouvant du comté de Corbie.

Les seigneurs étaient, Philippe de Créquy en 1363.

Puis Dame Philippe de Crèvecoeur, épouse de Charles d'Ailly, baron de Picquigny, l'usufruit était aux mains de dame Marguerite de La Trémouille en 1507.

Au début du 16ème siècle, Mary de May, dame d'Allonville et de Saint-Gratien, épousa Antoine de Saint-Delis seigneur d'Havernas et maïeur d'Amiens, partisan de la religion réformée.

Pierre de Saint-Delis instaura en 1581 un prêche à Allonville que l'Echevinage d'Amiens fit aussitôt fermer.

On trouve ensuite Joachim de Maillefeu en 1620, qui épousa Antoinette Damiette de Domqueur.

Mis en vente en 1662, la terre fut acquise par Jean Vaysse de Longueval, commandant de la citadelle d'Amiens, qui dut y trouver les restes de la forteresse seigneuriale incendiée par les Espagnols.

Allonville

Blason de la commune de Rainneville, également possession de la famille Vaysse avec une inversion des quartiers car les Vaysse portaient : aux 1 et 4 d'argent à trois étoiles de sable et aux 2 et 3, de gueules à trois fasces d'or, comme le montre les pierres tombales.

Allonville

Allonville

 

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Constructeur présumé du château, il fit construire sur le même emplacement un château résidentiel, il fut inhumé en 1691 dans l'église paroissiale.

Le fronton était armorié.

Allonville

AllonvilleAllonville

 

 

Allonville

Sa fille Madeleine épousa épousa Louis de Gomer-Hinneville, seigneur de Bussy-les-Daours qui succéda à son beau-père au commandement de la place d'Amiens, il mourut sans postérité.

Jean-Baptiste Vaysse  épousera Thérèse Jourdain en 1721.

En 1789, son fils Louis-Alexandre Vaysse d'Allonville figure parmi les membres de l'assemblée du Tiers.

Sous le Consulat Louis-Charles Vaysse (1775-1857) est l'agent zélé des Royalistes.

En 1825, Alphonse, vicomte Vaysse de Rainneville devient sous Louis-Philippe, conseiller d'Etat et député de la Somme.

Son fils Joseph (1833-1894), zouave pontifical, aide de camp du général Lamoricière en Italie, devient marquis romain en 1861.

Revenu à la vie civile, il s'attache à améliorer les techniques de culture sur son important domaine foncier, sans pour autant négliger sa carrière politique, député à l'Assemblée législative de 1871 puis sénateur de la Somme.

Il offre en 1880 l'hospitalité aux religieux franciscains d'Amiens chassés par la force publique.

Il meurt sans postérité de son mariage avec Alexandrine Pétrovo-Solovay, demoiselle d'honneur de la tsarine, laissant le domaine à des neveux qui s'en défont en 1910.

Allonville

Jean Hennessy qui louait la chasse depuis plusieurs années s'en rend alors adjudicataire.

Député de la Charente puis représentant de la France à la Société des Nations, il devient ambassadeur à Berne en 1924 et ministre de l'agriculture en 1928.

Il donne de splendides chasses dans le grand parc, les bois et les terres voisines.

Mis sous séquestre en 1940 et confié à un régisseur allemand,  endommagé par l'artillerie le 29 mai 1940.

Jacqueline, épouse du prince Jean de Caraman-Chimay, renonce à faire restaurer le château gravement endommagé, à sa mort en 1983, le domaine est vendu en grande partie à M. Van de Kerchove.

Allonville

Plan du cadastre napoléonien

                                                                      *

                                                       Eglise Saint Jean-Baptiste

Allonville

L'ancienne église de dimension modeste était à l'origine la chapelle du château, votée en 1836 la reconstruction d'une nouvelle église fut commencée vers 1840 et achevée en 1860.

Allonville

On voit l'emplacement de la chapelle sépulcrale sur l'arrière de l'église

Une crypte servait à l'inhumation des familles, elle n'est plus accessible et quelques plaques funéraires ont été transportées à l'extérieur et fixées sur le chevet de l'église.

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