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Blasons des communes de la Somme.

Nibas

Publié le 22 Janvier 2018 par remus80

Nibas

 

 

 

 

http://armorialdefrance.fr/



De gueules à la hache franque d'argent, couronnée d'or et accostée de deux épées hautes d'argent garnies d'or.

 

Ce blason a été adopté en conseil municipal, sur proposition de Thierry Sellier et Jacques Dulphy, en 1980.
Il s'inspire pour partie du blason de la famille de Nibas (de gueules à trois épées hautes d'argent garnies d'or, rangées en fasce), seigneurs du village du XIIIe au XVe siècles; la hache franque couronnée centrale est une allégorie de la bataille de Saucourt-en-Vimeu (hameau de Nibas), que remporta le roi Louis III sur les Normands en 881.
(Jacques Dulphy)

Nibas

 de gueules à trois épées hautes d'argent garnies d'or, rangées en fasce.

*

Du 13ème au 15ème siècle la famille de Nibas en était les seigneurs.

On trouve en 1240 Jean de Nibas 

Antoine de Nibas en 1403 avec son épouse Antoinette de Moyenneville

En 1475, un autre Antoine de Nibas, écuyer, vend la seigneurie en 1480 à l'abbaye de Saint-Valery qui l'aliénera au profit de Jean de Belle Perche de 1490 à 1518, puis à Nicole de Belleperche de 1518 à 1535, elle épousera Jean de Fontaines.

Les de Fontaines se succéderont jusqu'en 1752 où la seigneurie fut achetée par Louis-François-Antoine de Ponthieu de Popincourt, originaire de Tours en Vimeu.

Lui succède en 1775 Anicet-Joseph de Ponthieu, puis en 1789 Pierre-François.

La seigneurie fut ensuite partagée entre les familles de Ponthieu et Roussel.

Nibas

château en 1866

*

L'église Saint-Valery

Le choeur et le sanctuaire datent du 16ème siècle, le clocher fut reconstruit en 1868.

Nibas

1864

A l'entrée du sanctuaire existait jadis une grande pierre tombale ornée de deux écus ovales accolés, supportés par deux lions, martelés à la Révolution, c'était celle de dame Jeanne-Marie Le Fuzelier, veuve de Louis-François-Antoine de Ponthieu, décédée le 17/9/1788.

Cette pierre fut transportée dans le château de Nibas lors du repavement de l'église.

De l'autre côté, une autre épitaphe existe toujours, celle de Jean Le Sergeant, seigneur de Saucourt, ancien maïeur d'Abbeville, mort le 4 may.......

Nibas

***

Hameau de Saucourt 

Possession d'un certain Gilles de Saucourt au 12ème siècle et de Jean de Poilly au 15ème, la terre entra dans la famille de Bus, représentée en 1595 par Geneviève de Bus qui l'apporta en mariage à François de Créquy, vicomte de Langles.

François du Quesnoy était seigneur en 1619, lui succédèrent son fils André, puis sa belle-fille Marie de Paschal qui au début du 18ème céda le domaine à Jacques Le Sergeant.

Son fils Jean Le Sergeant , maïeur d'Abbeville,fit construire le petit château, il fut inhumé en 1745 dans le choeur de l'église de Nibas.

Nibas

Marie-Elisabeth Le Sergeant épousa Charles-Nicolas de Dompierre, procureur à Abbeville et maïeur à son tour.

Leur fille Marie-Elisabeth de Dompierre épousa en 1781 Abraham Blancart, lieutenant de grenadiers, mort en 1839.

Gravement endommagé par un incendie en 1846, le château dut être complètement restauré par Louis-Frédéric Blancart (mort en 1873), il légua le domaine à son neveu Jean-Marie Levesque de Neuvillette.

Mathilde d'Avout qui en hérita par la suite l'apporta en mariage à Etienne de Colnet.

La chapelle Saint-Louis qui lui fait face abrite les sépultures de la famille Blancart, plusieurs fois rebâtie, la dernière en 1862 au frais d'Henri de Neuvillette.

Nibas

1880

***

Hameau de Rembehem

Siège d'une seigneurie distincte de celle principale de Nibas.

Nibas

Nibas

de.....à la croix ancrée de......, à une bande de....brochante sur le tout.

Le château est cité dès 1236, date à laquelle Pierre de Raimbehan, chevalier, y fonda une chapelle.

Passé par alliance à André de Ponches, pair de Ponthieu.

Il appartient au 14ème siècle à Robert du Quesnoy.

En 1415, l'armée anglaise d'Henri V brûla le village et assiégea le château dont la résistance opiniâtre valut à Baudouin de La Rocque, son défenseur, de recevoir la maison seigneuriale de Nibas.

François de Fontaines épousa en 1563 Jeanne de Tronville et mourut fort âgé en 1605.

Barbes de Fontaines se maria trois fois, en 1603 avec Louis de Moreuil, seigneur de Fresnoy en Chaussée; en 1619 avec Louis de Gaillard; en 1629 avec Charles de Bacouel, seigneur de Lanchères.

C'est à elle que l'on doit attribuer la construction de la gentilhommière actuelle dont une pièce de charpente porte la date de 1632.

Nibas

Né de son second mariage, Charles de Gaillard, seigneur de Ramburelles et de Nibas, épousa Jeanne Le Bon et vivait encore en 1670.

Pierre Pioger (1655-1710), receveur général des finances d'Amiens, posséda quelques temps le domaine dont ses héritiers se défirent en 1716.

L'acquéreur fut Gabriel Le Fuzelier et ne dut pas manquer de faire restaurer et moderniser le corps de logis.

A sa mort survenue en 1750, lui succéda son gendre Louis-François de Ponthieu, mousquetaire du roi, seigneur de Nibas et de Popincourt.

Anicet de Ponthieu de La Hestroye, chevau-léger de la Garde du Roi, fut en 1789 convoqué aux assemblées de la noblesse.

Par alliances successives le domaine échut en 1842 à Marie-Aimé de Biville de Rocquigny et en 1867 à Marie-Gabriel de Milleville, ancêtre de M. Guy de Milleville qui en 1989 céda le manoir au baron Francis Amyot du Mesnil-Gaillard.

Hameau de Wailly

Après 1680, la seigneurie tenue des Truffier fut partagée entre les Coulon, les Carette de Bussus, les Lefebvre de Saint-Valery et les Pieffort.

Nibas

Carette de Bussus (bason représentant une charette, carette en oicard)

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Ferrières

Publié le 18 Janvier 2018 par remus80

Ferrières

  http://armorialdefrance.fr/

 

Écartelé en sautoir: au 1er d'azur au souci tigé et feuillé d'or, au 2e d'or à la truelle de sable, au 3e d'or au couteau à couper le velours de sable, au 4e d'azur à la merlette d'argent.

*

Ce blason a été créé vers 1980 par Chantal De Tourtier-Bonazzi, conservateur général aux Archives nationales de France, et par Mireille Louis, artiste-héraldiste, qui l'a dessiné. L'une et l'autre, par leurs professions, étaient en relation.
Ce blason a figuré en frontispice de l'ouvrage consacré par Mme de Tourtier-Bonazzi à l'histoire de Ferrières, dont les ancêtres ont pris part à l'Histoire.
Le souci évoque les armes de la famille De Herte, seigneurs de Ferrières aux XVIIe et XVIIIe siècles (qui portait d'azur à trois fleurs de soucis d'or), la merlette celles de la famille de Tourtier (qui porte d'azur au chevron d'argent chargé de trois merlettes de sable, accompagné de trois besants d'argent), qui lui succéda au château et qui y est toujours présente.
La truelle symbolise la corporation des maçons qui était très importante jusqu'au début du XIXe siècle dans ce village, autant que celle des coupeurs de velours, dont le "couteau à couper le velours" (ch'coutieu à trèque) rappelle le travail qui était exécuté à domicile avec cet outil, pour les négociants en velours d'Amiens.
L'église de Ferrières est dédiée à saint André. La croix de ce saint a sans doute inspiré la partition de l'écu.
(Jacques Dulphy)

*

 

Ferrières

Le cartulaire du Gard mentionne dès 1155 un certain Radon ou Radulfus comme seigneur de Ferrières.

Au début du 14ème siècle on trouve Guillaume de Grattepanche, sire de la Ferrière.

Au 16ème, c'est la famille du Souich qui possède la seigneurie de la Ferrière-les-Amiens.

Ferrières

du Souich : écartelé : aux 1 et 4 ,d'argent à trois alérions de gueules.

Aux 2 et 3, d'or à deux bandes de gueules.

En 1641 Marguerite du Souich épouse Pierre de Mareuil, fils d'un conseiller au Présidial d'Amiens anobli par Henri IV, elle est inhumée dans l'église en 1687.

 Anne-Charles de Mareuil fait don du domaine à sa fille Marie-Catherine lors de son mariage avec Nicolas de Herte en 1708, seigneur de Hailles, premier président au Bailliage d'Amiens.

Ferrières

de Herte : d'azur à trois fleurs de soucis d'or

Son fils, également prénommé Nicolas (1709-1778) épouse en 1751 Louise de Linars d'Aveluy, à sa mort en 1778, le domaine échoit à Germain, le second de ses 5 enfants, lieutenant au régiment d'infanterie d'Auvergne puis héritier de la charge au Bailliage.

A l'automne 1792, Germain de Herte rejoint l'armée de Condé puis commet l'imprudence de revenir à Amiens, réfugié ensuite à Rouen, il y est dénoncé, arrêté, jugé et guillotiné le 7 juillet 1794.

Ferrières

Le château a été mis sous séquestre, privé de son mobilier puis mis en vente.

Madame de Herte, née Marie-Louise Pingré de Fieffes, s'y oppose, elle obtient la restitution de ce qui reste du domaine et se réinstalle à Ferrières où elle mourra en 1843, âgée de 83 ans.

A Frédéric de Herte mort en 1836, succèdent Charles qui subit en 1870 l'occupation prussienne, et sa fille Louise-Marie qui épouse en 1873 le baron Constant de Benoist, cadet d'une famille de Lorraine.

En 1896, elle vend le château à la vicomtesse d'Osmoy, née Marie-Valentine du Crocquet de Saveuse, elle y meurt en 1904.

Acquis par Louis Dehesdin puis par Georges Leri, il l'est finalement en 1923 par Jean de Tourtier (1900-1981), marié en 1923 à Marie L'Eleu de La Simone, décédée en 1924.

Mariage en secondes noces en 1929 avec Geneviève-Marguerite-Marie de Hauteclocque.

Maire de la commune de 1944 à 1981.

Ferrières

de Tourtier : d'azur au chevron d'argent, chargé de trois merlettes de sable, accompagné de trois besants d'argent.

PC du 2ème bataillon du 21ème régiment d'infanterie en 1940, il est endommagé lors des combats du 27 mai au 6 juin.

La famille de Tourtier est toujours propriétaire des lieux.

Ferrières

 

***

Chapelle funéraire de la famille de Herte

Ferrières

Eglise Saint André

Ferrières

en 1870

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Toutencourt

Publié le 12 Janvier 2018 par remus80

 

Toutencourt

 

http://armorialdefrance.fr/

  

Écartelé: au 1er fascé d'azur et d'argent, les fasces d'argent chargées de six fleurs de lis de gueules, 3, 2 et 1, aux 2e et 3e d'or à trois maillets de sinople au 4e fascé d'argent et d'azur, les fasces d'argent chargées de six fleurs de lis de gueules, 3, 2 et 1.

Devise: « unguibus et rostro » (A bec et à griffes)

 

 

 

 On retrouve ce blason par deux fois, en couleurs dans des écus ovales, sur les pilastres des grilles qui ferment le choeur de l'église de Toutencourt. Ces blasons sont timbrés d'une couronne de marquis.

Côté nef, les écus portent: écartelé, aux 1 et 4 fascé d'argent et d'azur, de six pièces, les fasces d'argent chargées de six fleurs de lis de gueules posées 3, 2 et 1, qui est De France d'Ezecques, aux 2 et 3, d'or à trois maillets de sinople, qui est De Mailly.

Côté choeur, les écus portent: d'or à cinq cotices de gueules, qui est Mouton de Harchies.

Toutencourt

Guislain de France, chevalier, comte d'Hézecques, marquis de Noyelles-Vion et de Mailly, héritier de la baronnie de Mailly en 1774, convoqué aux Etats d'Artois en 1788, avait épousé en 1772 Berthine Mouton de Harchies. C'est ce Guislain de France, dont la famille était originaire d'Artois, qui fit exécuter cette grille.

La seigneurie de Toutencourt lui était échue, avec d'autres, en tant que neveu, dans la succession du marquis Louis Henri Victor Antoine de Mailly.

 La commune de Toutencourt a repris les armes du comte d'Hézecques antérieurement à 2006.

                                                       Sur la mairie

Toutencourt

Il a existé dès le XIIe siècle une famille de Toutencourt, qui portait d'argent à trois fleurs de lis au pied nourri de gueules; famille qui était seigneur du lieu au Moyen-Age et dont la motte du château est toujours existante.

(Jacques Dulphy)

Toutencourt

                                                                ***

L’origine de Toutencourt remonte au XIIème siècle, à l’époque où apparaît là une lignée aristocratique. En ces temps féodaux, une motte castrale est fortifiée sur le site qui domine le village, au sud-ouest. Sur le rebord du plateau, une colline d’une centaine de mètres d’altitude, un château est alors élevé par la volonté des seigneurs de Toutencourt. Ceux-ci dépendent de la châtellenie d’Authie, l’essentiel de leurs revenus provenant du bois voisin, de ses coupes et de ses carrières d’extractions de grès. Ces lieux possèdent une défense naturelle, un fossé orienté nord-ouest sud-est, qui entraîne les eaux de pluie s’écoulant de la butte vers l’Hallue, une rivière affluent de la Somme. Ses abords, le pied de l’édifice, sont ainsi fréquemment inondés.

Toutencourt

Toutencourt

Le premier seigneur cité en 1226 fut Adam de Toutencourt puis messire Robert de Toutencourt, chevalier, Henri en 1287.

Toutencourt

sceau de Henri de Toutencourt 1297

Un sieur de Toutencourt, chevalier, mourut en 1340 à la bataille de Saint-Omer avec ses deux écuyers.

Jean de Toutencourt au 14ème siècle.

Un autre Jean de Toutencourt au 15ème siècle prit la cause du duc de Bourgogne Charles le Téméraire, celui-ci campa à Toutencourt le 18 février 1470 avant d'aller brûler Picquigny, une fois la guerre terminée, le roi Louis XI fit brûler et raser le château, arrêter et condamner Jean , il fut écartelé sur la place d'Amiens en 1474.

La croix de pierre de 4 m de haut fut érigée en souvenir sur la place.

Toutencourt

Le château n'ayant pas été reconstruit, aucun seigneur ne résida alors à Toutencourt.

La seigneurie passa à la famille Blondel de Joigny.

Toutencourt

Péronne Blondel de Joigny épousa Antoine de Bournonville, il laissa ses biens à son fils aîné Louis qui épousa une demoiselle de la plus grande noblesse picarde, Claire de Beauvoir, Louis de Bournonville (1450-1497) était gentilhomme de la Chambre du duc de Bourgogne.

Toutencourt

de Bournonville : de sable, au lion d'argent armé, lampassé er couronné d'or, la queue fourchée passée en sautoir.

La richesse des Bournonville était si importante qu'ils décidèrent par acte passé en 1496 de partager leurs biens de leur vivant entre leur trois fils: Adrien,Jehan et Charles.

Adrien de Bournonville, l'aîné, reçoit Toutencourt.

A son décès en 1510, sa fille Charlotte hérite et épouse Antoine d'Ailly, seigneur de Varennes.

Antoine d'Ailly meurt en 1567, son fils Hue d'Ailly, mineur, prend la succession, son tuteur est Philippe du Moulin, écuyer et marquis de Baizieux.

En 1610, la seigneurie passa à Jean de Monchy de Montcavrel qui s'en rend adjudicataire sur Adrienne d'Ailly, fille de Hue.

Toutencourt

de gueules à trois maillets d'or

Il était chevalier des Ordres du Roi et gouverneur d'Ardres, il avait épousé Marguerite de Bourbon-Rubempré.

Il s'occupait en 1623 de faire bâtir et rétablir les ruines du château.

La seigneurie passa à René III de Mailly par son mariage en 1630 avec Marguerite de Monchy;

Toutencourt

de Mailly: d'or à trois maillets de sinople

En 1636 les Espagnols avaient envahi la Picardie et mis le siège devant Corbie dont René de Mailly en était gouverneur, la capitulation eut lieu le 15 août 1636, le 26 août il fut condamné à mort par le roi de France, il prit la fuite, il reparut en 1640 à la bataille de Sedan et au siège d'Arras en 1641, il mourut en 1695 âgé de 85 ans.

Après la mort du dernier marquis de Mailly, Louis de Mailly, en 1774, l'héritage passa à son neveu Charles-Isabel-Désiré-Guilain de France, comte d'Hézecques.

Toutencourt

De France d'Hézecques : fascé d'argent et d'azur de six pièces, les fasces d'argent chargées de six fleurs de lis de gueules, posées 3,2 et 1

Le nouveau propriétaire se laissa guider par ses goûts princiers et dilapida son immense fortune, une saisie fut prononcée sur tous ses biens.

La terre de Toutencourt fut vendue en 1780 à un de ses parents, le marquis de Louverval.

Toutencourt

 

gouache de Marcel Stiennon

d'argent à cinq fusées de gueules posées en barre et accolées en bande

Il épousa en 1784, Marie-Josèphe Du Bois, il mourut en 1852 à l'âge de 95 ans, la terre passa à sa fille Maximilienne de Louverval, veuve de messire Charles du Hays.

A sa mort, son fils Maurice du Hays et sa soeur Louise du Hays, épouse de Abel Tournois de Bonvallet, se partagèrent par moitié le terre de Toutencourt.

***

Eglise Saint-Léger

XVIéme,XVIIème,XVIIIéme

 

Toutencourt

 

Toutencourt

Armoiries complètement effacées avec la date de 1721

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Villers-Carbonnel

Publié le 11 Janvier 2018 par remus80

La commune ne possède pas de blason

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy reprenant les lions des Pieffort dans le champ avec en chef, le tourteau des d'Amerval et le croissant des d'Happlaincourt, encadrant le trèfle des Pieffort.

Villers-Carbonnel

 

La seigneurie du village appartenait depuis la fin du 17ème siècle à la famille de Pieffort qui en possédait encore le domaine sous la Restauration.

Villers-Carbonnel

de Pieffort : d'azur à deux lions armés et lampassés d'argent, au chef de gueules chargé de trèfles d'argent.

L'ancien château était un manoir du 17ème siècle, situé près de l'église, on y accédait par un portail du 16ème siècle.

Il a été détruit pendant la Première guerre mondiale.

Villers-Carbonnel

Villers-Carbonnel

 

Villers-Carbonnel

1919

*

 

L'église Saint-Quentin remontait en grande partie au 12ème siècle, détruite pendant la Première guerre Mondiale, elle fut reconstruite en briques après guerre.

Villers-Carbonnel

Villers-Carbonnel

Villers-Carbonnel

Villers-Carbonnel

de nos jours

 

***

Happlaincourt

Villers-Carbonnel

 

Seigneurie située sur le territoire de Villers-Carbonnel consistant en un château-fort appartenant dès le 12ème siècle à la famille chevaleresque de ce nom, dont Girard d'Happlaincourt en 1214.

Villers-Carbonnel

d'Happlaincourt : d'azur à la croix d'argent chargée de cinq croissants de gueules.

Au début du 15ème siècle Jean d'Happlaincourt et son fils Jacques furent tous deux tués à la bataille d'Azincour

En 1421, le château est occupé par Karados des Quennes, partisan du futur Charles VII.

Le duc de Bourgogne en fit négocier la reddition mais en 1433 un certain Martin Lombard s'en empara de nouveau pour le roi de France.

Jean de Luxembourg fit le siège du château avec 800 hommes, le fit bombarder et donner l'assaut, il obtint la capitulation et le remit en la main de Jean d'Happlaincourt.

Villers-Carbonnel

Le 13 août 1536, le château fut pris par le maréchal de La Marche.

En 1578, Sarah d'Happlaincourt, fille unique et héritière de Jean, épousa Jean d'Estampes, seigneur de Valançay et chevalier de l'Ordre du Roi.

Certains de leurs descendants sont cités jusqu'au début du 18ème siècle.

Villers-Carbonnel

d'Estampes : d'azur, à deux girons d'or posés en chevrons, au chef d'argent chargé de trois couronnes de gueules.

Leur arrière-petit-fils Henry-Dominique d'Estampes de Valançay étant mort sans postérité, sa succession échut à à son frère puiné François-Henry d'Estampes, avant de mourir en 1711, il avait cédé le domaine en 1709 à son épouse Angélique-Françoise de Rémond.

Elle ne conserva que peu de temps car en 1718, Philippe d'Amerval était devenu seigneur d'Happlaincourt.

Villers-Carbonnel

 

gouache de Marcel Stennon

d'Amerval : d'argent à trois tourteaux de gueules.

Villers-Carbonnel

façade cour

La famille d'Amerval vendit le château vers 1825 à Yves-Gilbert Jallu, conseiller à la Cour royale d'Amiens.

Revendu ensuite à la fin du 19ème siècle, début du 20ème il appartenait à M.Descamps.

Gravement endommagé pendant la Première Guerre mondiale, il n'en reste que quelques belles ruines.

Villers-Carbonnel

Villers-Carbonnel

1920

Villers-Carbonnel

 

en 2016

Photo Thomas Housieaux (Travail personnel) [CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)], via Wikimedia Commons

 

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L'Etoile

Publié le 6 Janvier 2018 par remus80

L'Etoile

http://armorialdefrance.fr/ 

 

D'azur à trois molettes d'or dans les trois premiers cantons et au besant du même dans le quatrième canton.

 

Adopté le 7 octobre 1982.

Ce sont les armes de la famille De L'Estoile, ou De L’Étoile, telles que les décrit Belleval (Nobiliaire de Ponthieu, 1862) qui précise qu'elles ont pour support deux lions et pour cimier une molette dans un vol banneret.
Cette famille, originaire de l’Étoile (80) fut maintenue noble en 1708 sur des preuves remontant à 1549. Si les premiers du nom sont nommés au XVe siècle, le premier connu en filiation est Guillaume de L’Étoile, écuyer, homme d'armes des ordonnances du roi. La première branche s'éteignit avec Claude de L’Étoile, "seigneur dudit lieu", écuyer, vivant en 1645.
(Jacques Dulphy)

Sur sa monographie en ligne "L’Étoile et son histoire", au chapitre "Les patronymes L’Etoile jusqu’au XVe siècle" (mis en ligne en 2012), Ghislain Lancel apporte son point de vue sur le choix de ces armes: "Ces armoiries [qui ] furent adoptées le 7 octobre 1982 par le conseil municipal de notre village de L’Etoile, un peu trop hâtivement semble-t-il, aucun lien entre la famille et le village n'ayant été attesté à ce jour".
(Jacques Dulphy)

L'Etoile

Blason de la commune près de l'entrée de la mairie, les molettes d'éperons y sont devenues des étoiles à 6 branches.

(Photo Jacques Dulphy, 2017)

 

***

Les premiers seigneurs furent les châtelains d'Amiens au 12ème et 13ème siècle avec Aléaume d'Amiens, fondateur du prieuré de Moreaucourt en 1165.

L'Etoile

d'Amiens : de gueules à trois chevrons de vair.

Ils le  furent jusqu'en 1282.

Nous trouvons ensuite les Varennes, avec le mariage d'Agnès d'Amiens avec Jean 1er de Varennes, puis son fils Jean II qui épouse Jeanne de Picquigny.

L'Etoile

de Varennes: de gueules à la croix d'or

En 1379, Jeanne de Varennes épouse Valéran de Rayneval qui rend hommage pour l'Etoile.

En 1415, sa petite-fille Jeanne d'Ailly, hérita de la seigneurie.

Puis en 1427, Raoul d'Ailly, frère de Jeanne, qui épousa Jacqueline de Béthune.

En 1454, leur fille Isabeau 1ère d'Ailly, épouse de Allard de Rabodanges, elle est dite dame de l'Etoile en 1480, son frère Jean d'Ailly semble ensuite posséder la seigneurie.

Vers 1482, sa nièce Isabeau II d'Ailly se marie avec Jean de Mailly.

En 1504, leur fils Antoine de Mailly, conseiller et chambellan du Roi, épouse Jacqueline d'Astarac.

En 1515, son frère Adrien de Mailly épouse Françoise de Bailleul, il vend la seigneurie en 1516 à Antoine Le Blond, avocat et conseiller du roi au bailliage d'Amiens.

L'EtoileL'Etoile

 

Le blason le plus ancien pour cette famille est celui d'un chantre du prieuré de Moreaucourt qui y vécut au 15ème siècle, son blason apparait sur la pierre tombale retrouvée dans les fouilles, d'azur à un chevron de vair accompagné de trois tours de gueules (d'après l'ouvrage de J.Hérouart)

Ci-dessous, pierre sculptée avec le blason des Le Blond, qui se trouvait derrière l'autel de l'église, elle fut détruite à la suite de l'incendie, photographies du services des Antiquités et Objets d'Art.

L'Etoile et son histoire de Ghislain Lancel

L'Etoile

 

L'Etoile

Le Blond : d'argent à trois tours ou portes de gueules

L'Etoile

à gauche, d'après la pierre gravée de l'église

à droite, d'après le blason peint par Rousseville, d'argent à trois portails de gueules, herselés de sable.

 

Celui-ci épouse Claire Scourion, ils conserveront le domaine jusqu'en 1675 où Antoine V Le Blond lègue par testament à son neveu Charles Briet, époux de Marie Le Blond , sa soeur.

L'Etoile

Briet (armes anciennes) : de gueules à la croix d'argent, chargée de cinq hermines de sable. 

 

En 1694 leur fils Charles II de Briet ,mort en bas-âge, sa soeur Marie-Marguerite Briet hérite en 1695, elle était l'épouse de Jean-Alexandre de Gouffier (mort en 1704).

En 1720, vente à Pierre Langlois de Septenville, époux de Marie-Madeleine d'Incourt, il meurt en 1732 laissant le domaine à son second fils Honoré Langlois, seigneur de l'Etoile et Condé-Folie, il dut faire reconstruire le château vers 1745.

L'Etoile

Langlois : d'or à l'aigle naissant de sable, coupé d'argent à quatre pointes de gueules.

L'Etoile

 

L'Etoile

En 1748, il le laissa à sa soeur, Marie-Madeleine Langlois qui épousera Jean-Baptiste-Claude de Calonne de Cocquerel.

L'Etoile

d'argent à l'aigle éployé de sable.

En 1763, des créances impayées aboutirent à la saisie de la seigneurie avec la Mainmise du Roi.

Le 17 septembre 1766, la seigneurie est adjugée par décret à Ambroise-Léopold Jourdain et son épouse Marie-Ursule-Constance Lasnier de L'Eloge.

L'Etoile

d'azur à une fasce ondée d'argent, accompagnée de trois palmiers arrachés d'or.

Brillant représentant d'une famille du négoce amiénois qui se spécialise dans le commerce de grains, il fit construire à l'Etoile, de grands entrepôts et des moulins très modernes.

En 1788, il chercha à trouver des solutions aux problèmes de subsistances et s'engagea à moudre gratuitement les grains de la'Société civique', créée par un groupe de notables éclairés pour pallier la disette.

Il envoya son fils Charles-Léopold se procurer des grains et accepta de les revendre à perte, il fut néanmoins désigné comme accapareur et vit sa maison pillée, ses moulins envahis et ne dut son salut qu'à la fuite !!!

Réhabilité par la suite, il dut souscrire à l'emprunt imposé par les autorités lors de la nouvelle disette de 1795.

Son fils Ambroise-Maximilien Jourdain de Prouville lui succéda.

Puis ce fut Robert Tillette de Mautort qui en 1875 vendit le domaine à la famille Magnier, la dernière propriétaire étant Colette Magnier.

Endommagé au cours de la dernière guerre, le château a malheureusement été rasé en 1951.

L'Etoile

***

L'église Saint-Jacques Le Majeur

L'Etoile

Reconstruite entre 1720 et 1750

L'Etoile

Elle subit l'incendie du choeur en 1978, l'écroulement du clocher en 1985 et un nouvel incendie qui ravage la toiture en 1991.

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Elle est à présent à l'état de ruines, seuls les murs en pierre demeurent debout.

L'Etoile

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Fignières

Publié le 4 Janvier 2018 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel

                                                                     *

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy associant les armes des Clermont-Tonnerre et celles des de Sénicourt

Fignières

 

Possession de la famille de Préaux au 13ème siècle, la terre échut aux Colart de La Tournelle par le mariage de Marie de Préaux avec Robert IV de La Tournelle (mort en 1309).

Sa fille Jeanne épousa Jean de Montmorency-Beaussault, seigneur de La Faloise.

Fignières

Montmorency-Beaussault : d'or à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d'azur, brisé d'un franc-quartier d'argent chargé d'une étoile de sable.

 

En 1424 Catherine de Montmorency l'apporta en mariage à Mathieu de Roye.

Au début du 16ème siècle, Eléonore de Roye, princesse de Bourbon-Condé, la céda à  Jean d'Halluin (ou d'Hallwyn), seigneur de Piennes.

Fignières

d'Hallwyn :d'argent à trois lions de sable, lampassés de gueules, armés et couronnés d'or.

 

Au début du 17ème, Charles D'Hallwyn se défit de la seigneurie au profit de Jacques de Sénicourt, seigneur de Saisseval qui en rendit aveu en 1628.

Fignières

De Sénicourt : d'argent à la fasce de gueules.

Elevé par Jacques de Sénicourt ou par son fils Claude, après le passage des Espagnols qui incendièrent le village en 1653, le château échut à Catherine de Sénicourt, épouse de Charles de Clermont, seigneur de Bertangles, qui mourut en 1671. 

Resté dans sa descendance, il échut à Louis-François de Clermont qui épousa en 1761 Marie-Elisabeth Le Febvre de Milly, il était sous-lieutenant des Gardes du Corps du Roi puis capitaine au rgt de Clermont-Tonnerre.

                                                                  De Clermont-Tonnerre

                                                          Fignières

En 1793, désigné comme château d'émigré, il hébergea une partie du 10ème régiment de hussards, il fut ensuite brûlé.

Fignières

Seul subsiste un intéressant portail monumental surmonté d'un fronton timbré d'un écu difficilement lisible, vraisemblablement aux armes des de Sénicourt.

Fignières

 

Fignières

 *

Eglise Notre-Dame de l'Assomption

Fignières

En 1876

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Fignières

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Acheux-en-Vimeu

Publié le 1 Janvier 2018 par remus80

Acheux-en-Vimeu

http://armorialdefrance.fr/  

 

Parti: au 1er d'argent à la croix de sable, au 2e d'argent à l'aigle de sable.

 

Ce blason pourrait être identique à celui de la famille d'Acheux (ou d'Acheu), famille originaire du village d'Acheux-en-Vimeu.

Cette famille, que Belleval (Fiefs et seigneuries du Vimeu, 1870) fait remonter à Simon d'Acheux, chevalier en 1230 (d'autres textes osent une origine plus ancienne avec Geoffroy de Asceu, croisé en 1134), tint la seigneurie du lieu jusqu'en 1645. Mais le premier parti du blason de la famille d'Acheux est différent de celui qui est montré, aujourd'hui, pour la commune: la croix y est de sable, certes, mais ancrée. On ignore quand ce blason modifié a été adopté par la commune, et si même il a fait l'objet d'une délibération.

René de Belleval (Nobiliaire du Ponthieu et du Vimeu, tome I, 1862) décrit le blason familial avec une croix ancrée, et le dessine aussi avec une croix ancrée dans le tome II (1864).

Acheux-en-Vimeu


La famille d'Acheux, maintenue noble en 1698, a aussi produit pour cela le blason "parti, au premier d'argent à la croix ancrée de sable, au 2e d'argent à l'aigle de sable". Cette famille est toujours représentée, sous le nom de D'Acheux (ou Dacheux) de Saint-Maixent. Jougla et Warren (Grand armorial de France) donnent le même. Pour la commune, la croix simple ne se justifie donc absolument pas. (Jacques Dulphy)

***

C'est au xvie siècle qu'apparaît la famille des Tillette d'Acheux.

Acheux-en-Vimeu

Tillette d'Acheux : d'azur au chevron d'or, au chef du même, chargé d'un lion léopardé de sable, armé et lampassé de gueules.

 

Eloi Tillette, seigneur de Brancourt, Achery, Courcelles, a formé alors la branche des seigneurs d'Achery, Acheux, Catigny, Courcelles, Brancourt, etc.

 

François Tillette, écuyer, seigneur d'Acheux, est né en 1660 au château, il fut lieutenant au régiment d'Artois, avait cinquante-sept ans en 1717 lors de la production des preuves pour la maintenue de sa noblesse qu'il obtint le 6 décembre de la même année, il meurt en 1748.

 Augustin Tillette, écuyer, sieur de La Boissières, Acheux, Achery, garde du corps du roi, est né en 1676, il mourut à Acheux le 24 janvier 1751, sans enfants de ses deux femmes.

Nous trouvons ensuite les Le Roy, seigneur de Moyenneville et Valanglart.

François-Léonard Le Roy, marquis de Valanglart, né en 1737, capitaine des dragons et mestre de camp, fut forcé de partir pour l'émigration et son château fut confisqué,il meurt en 1794.

Acheux-en-Vimeu

Le Roy de Valanglart : coupé d'or et d'hermine, à la fasce de sinople brochant, l'or chargé d'un lion léopardé de gueules.

Le domaine connut ensuite au 19ème siècle, plusieurs propriétaires.

Acheux-en-Vimeu

Héritière de Mme Anquier de Saint-Martin, Mme Ponche le laissa à François de Santeul, son peti-fils, oncle de M.Patrick Duthoit de Santeul.

Acheux-en-Vimeu

                                                                ***

Eglise Sainte Marie-Madeleine, une des plus anciennes du Vimeu, le choeur date du 13ème siècle, la nef fut reconstruite au 15ème.

Acheux-en-Vimeu1856

 

***

Hameau de Frireulles.

Au 16ème siècle nous trouvons Pierre du Maisniel de 1500 à 1532, puis Jeanne du Maisniel en 1535, épouse de François Caisier.

En 1570, Jean Beauvarlet, en 1595 Marie Beauvarlet, femme de Jean Le Mercier, en 1630 Eloy Le Mercier, conseiller et avocat du roi.

En 1780 Nicolas-Michel Douville.

Ce hameau conserve les restes d'une ancienne maison seigneuriale.

Acheux-en-Vimeu

chapelle en 1856

Lambert de Beaulieu écrivait en 1834 : il existe une petite chapelle du 17ème siècle et un ancien château à usage de ferme qui appartient à la maison Sanson de Frières.

Acheux-en-Vimeu

 

Sanson de Frières : d'or à trois sansonnets de sable, membrés de gueules.(aimablement transmis par J.Dulphy)

Acheux-en-Vimeu

Dans un caveau de la chapelle reposent les corps de M. et Mme Sanson de Frières, père et mère, de Mme de Vilbrun et de Mme de La Houssaye

Acheux-en-Vimeu

armoiries dans la chapelle

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Mérélessart

Publié le 31 Décembre 2017 par remus80

La commune ne possède pas de blason

                                                           *

Projet de blason  proposé par Jacques Dulphy sur un dessin de Daniel Juric, associant les armes des Le Normand de Tronville (lion) et celles des Griffon d'Offoy (griffon) avec l'idée de défrichement (essart : essartage).

Mérélessart

Possession jusqu'en 1409 d'une famille chevaleresque de ce nom.

La seigneurie échut en 1540 aux Le Normand de Tronville qui la conservèrent plus de trois siècles.

Nicolas de Tronville avait épousé en 1579 Charlotte de Monthomer, fille du seigneur de Frucourt.

Pierre de Tronville épousa en 1633 Jeanne de Fontaines, c'est lui qui fit construire le château comme le rappellent le millésime de 1635 gravé au-dessus de la porte latérale ouest et celui de 1634 sur le colombier.

Mérélessart

Ses successeurs habitèrent le château jusqu'à Louis de Tronville, qui eut en 1713 une fin tragique : il fut assassiné dans le cimetière en se rendant aux vêpres, par un habitant du village qu'il avait assigné en justice pour une affaire de chasse et qui s'enfuit pour échapper à la condamnation. Il était marié à Marie de Lallière.

Mérélessart

Le Normand de Tronville : de sinople au lion d'argent, armé et lampassé de gueules.

Le 22 avril 1774 les affiches de Picardie annoncèrent la mise en vente de la seigneurie, qui ne fut acquise que trois ans plus tard par Claude-Marie Griffon d'Offoy, appartenant à une famille abbevilloise, ancien capitaine au régiment de Flandre, maïeur d'Abbeville en 1774, l'année de son mariage avec Marie-Josèphe Donjon de Saint-Martin.

Mérélessart

Griffon d'Offoy : de gueules à un griffon d'or

Il trouve un château dans un état déplorable, inhabité depuis plusieurs dizaines d'années et qui, plus est, occupé par un certain Maressal, installé par le vendeur, le sieur Dairel. Il ne lui faut pas moins de six ans de procédure pour entrer en possession.

Tout menaçant ruine, M.d'Offoy fait aussitôt abattre l'édifice à l'exception de l'aile ouest qu'il se réserve pour habiter pendant les travaux.

La Révolution interrompt les travaux de gros-oeuvre.

Né en 1811, l'unique petit-fils du constructeur procédera au milieu du siècle à d'importants réaménagements dans le château.

Mérélessart

En 1865 sa fille Claudine Griffon d'Offoy , épouse le vicomte Léon de Bonnault d'Houët, mort en 1892, aïeul de l'actuel propriétaire dont la famille originaire du Berry, est venu se fixer à Hailles, sous la Monarchie de Juillet.

Mérélessart

de Bonnault d'Houët : d'azur à un chevron d'or, accompagné en chef de deux étoiles d'or et en pointe d'un dauphin d'argent couronné d'or.

Les lambris du bureau proviennent du château de Hailles, trop endommagé en 1918 pour être restauré.

En 1940, le général de Gaulle et son E-M s'installèrent au château, il y passa la nuit du 27 au 28 mai, couché dans un lit de camp dont ses pieds dépassaient ! Paul de Bonnault en était alors propriétaire, mort en 1948.

Le château fut occupé quelques jours plus tard par les troupes allemandes.

Il a été remis en état après la guerre.

Mérélessart

 

 

                                                                   ***

                                                   Eglise Saint Martin       

Mérélessart

 

                    en 1860 (aquarelle d'O.Macqueron-bibliothèque d'Abbeville)

 

L'église conserve un bas-relief de la Nativité aux armes des Le Normand de Tronville

Mérélessart

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Doudelainville

Publié le 27 Décembre 2017 par remus80

La commune ne possède pas de blason.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy, reprenant le blason qui se trouve gravé sur l'église avec les armes d'alliance d'Oudart de Monthomer et celles de son épouse Catherine de Crésecques.

Doudelainville

Seigneurie tenue par la famille du même nom, on trouve Hugues de Dondelinville en 1250 puis Jean, tous deux chevalier.

La seigneurie disposait d'un château sur une motte près de l'église.

En 1311 le chevalier Jean de Warcheville en est le seigneur (Warcheville est un hameau).

En 1350 Jean Tyrel de Poix, puis en 1380 Marguerite Tyrel par mariage apporte la seigneurie à Robert de Crésecque , chevalier, conseiller et chambellan du roi, elle meurt en 1405 et Robert en 1410.

Doudelainville

gouache de Marcel Stiennon 

(aimablement transmis par Jacques Dulphy)

 

de Crésecque : d'azur à trois tierces d'or, surmonté d'un chef du même

 

Suit Guillaume de Crésecque, dit le bon, qui épouse Marie d'Harcourt, il meurt en 1440, son fils Jean de Crésecque hérite et épouse Bonne de Fromessent, il meurt en 1465.

En 1472, les troupes de Charles le Téméraires brûlent le village et le château.

En 1480 Jeanne de Crésecque épouse Jean de Croy, comte de Roeulx.

En 1500, Ferry de Croy, comte de Roeulx, chambellan de l'Empereur Maximilien, il épouse Lamberte de Brimeu.

Doudelainville

Croy-Roeulx : Écartelé: aux 1 et 4, de Croÿ ; aux 2 et 3, de Renty ; sur le tout écartelé, aux 1 et 4, de Lorraine ; au 2, de Valois-Alençon ; au 3, d'Harcourt

 

En 1524, Adrien de Croy, premier gentilhomme de la Chambre de Charles-Quint, il épousa Claude de Melun en 1531.

En 1553, Jean de Croy, il meurt sans postérité en 1582 et laisse pour héritier son frère Gérard de Croy qui vend la seigneurie en 1585 à Oudart de Monthomer, seigneur de Frucourt, il épousa Catherine de Crésecques, dame de Marieux.

Doudelainville

de Monthomer : d'azur à la fasce haussée d'or, accompagnée de dix besants du même, quatre en chef et six en pointe, posés 3,2 et 1.

 

En 1584, il ne reste plus que la motte féodale, le château a complètement disparu.

A sa mort en 1610, son fils Henry de Monthomer succède et se marie en 1612 avec Marie-Abraham de Millencourt, il meurt en 1640.

Charles-Michel de Monthomer prend la suite et épouse Madeleine de Vassé, il est maintenu dans la noblesse en 1667, il meurt en 1678.

Doudelainville

de Vassé : d'or à trois fasces d'azur.

 

Marie-Anne de Monthomer, sa soeur, épouse Louis de Saint-Simon, marquis de Sandricourt, maréchal de camp.

Elle meurt en 1727 et Louis de St Simon vend la seigneurie en 1745.

Jacques de Morgan, seigneur de Frucourt, en est l'acquéreur.

Doudelainville

de Morgan : d'argent à trois rencontres de boeufs de sable

 

Il meurt en 1756 et son fils Jean-Baptiste-Maur de Morgan hérite, il meurt en 1789.

Doudelainvillecliquer pour agrandir 

Litre funéraire aux armes des Morgan de Frucourt (photo A.Pitche)

Doudelainville

 

Eglise Notre-Dame de l'Assomption

construite au 14ème siècle

Doudelainville

en 1858

Doudelainville

en 1864

Doudelainville

 

cliquer pour agrandir

 

 

Doudelainville 

2 dates sur le clocher

1605 sur le contrefort gauche

1713 au-dessus de l'horloge

Doudelainville

Doudelainville

Blason en pierre très abîmé sur le côté de la porte d'entrée, avec les armes d'alliance d'Oudart de Monthomer et celles de son épouse Catherine de Crésecques.

 celui des Monthomer à gauche, on distingue 2 besants, accolé à celui des de Crésecques

Doudelainville

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Arrest

Publié le 25 Décembre 2017 par remus80

Arrest

 http://armorialdefrance.fr/

 

D'argent au lion de gueules

 

Ce blason n'a jamais fait l'objet d'une délibération du conseil municipal. Il n'a jamais été porté par une famille de seigneurs du lieu (du moins depuis qu'ils sont connu en 1200 avec les de Fontaines), mais il est admis qu'il soit aujourd'hui celui de la commune d'Arrest.
Une raison à cela: il fut porté du XIVe au XVIIIe siècle par la famille D'Arrest, originaire d'Arrest sans en être seigneurs. A Abbeville, à partir de 1310, les membres de cette famille "remplirent des fonctions municipales et s'allièrent à un grand nombre de familles les plus marquantes de l'ancienne bourgeoisisie" (René de Belleval, Nobiliaire du Ponthieu et du Vimeu, tome I, 1862). Louis d'Arrest, écuyer, seigneur de Valmontier, vivant en 1697, qui n'avait que deux filles, fut le dernier du nom.
La famille d'Arrest portait d'argent au lion de gueules (Jougla et Warren, Grand armorial de France, ajoutent: armé et lampassé de sable).
Ce blason figure dans une bande dessinée que j'ai commise en 1977, [cf. document joint]; il y accompagne le portrait d'un chevalier imaginaire, le chevalier d'Arrest, vivant en 1303 dans le Vimeu.
(Jacques Dulphy)

Arrest

 

***

Les seigneurs du lieu sont connus en 1200 avec Hugues de Fontaines et Jean de Fontaines en 1230.

En 1405, Jeanne de Fontaines l'apporte en mariage à Guillaume de La Chaussée, vicomte d'Eu.

Arrest

De La Chaussée d'Eu : d'azur semé de croissants d'argent à trois besants d'or brochant sur le tout.

Cimier : une tête de licorne

Supports : deux lions d'or, lampassés de gueules.

 

Ses successeurs s'étaient attachés au service des Guises, comte d'Eu.

François de La Chaussée d'Eu fut seigneur d'Arrest de 1530 à 1558, il avait été surintendant de la maison de Lorraine, duc de Guise.

C'est son fils Charles, gouverneur d'Eu, qui fit construire le château à partir de 1575.

Arrest

Après vint Laurent, gentilhomme de la Chambre du Roi et conseiller d'Etat, qui épousa en 1591 Antoinette de Créquy, dame de Rogy.

François de la Chaussée d'Eu, baron de Rogy, mourut en 1647 de blessures reçues au cours de la campagne de Flandres, il fut inhumé dans l'église d'Arrest.

Son fils Jérôme épousa Françoise de Sermoise, dame d'honneur de la duchesse de Nemours, il meurt à Paris en 1698, neuf ans plus tôt il avait fait don de la terre à Marie-Louise, la dernière de ses filles, à l'occasion de son mariage avec le marquis de La Vieuville.

Nommée en 1710 dame d'atours de la duchesse de Berry, elle mourut cinq ans plus tard.

La terre échut à son fils Jean-Baptiste, colonel d'infanterie, puis à sa petite-fille Marie-Anne, épouse de Ferdinand del Pozzo, marquis de La Trousse, puis en 1780 à Marie-Henriette del Pozzo, épouse de Louis-Juvénal de Harville.

Arrest

Aucun de ces personnages ne s'intéressa particulièrement au domaine, se contentant d'en percevoir les revenus.

La terre fut finalement acquise en 1793 par un certain Jean-François Viéville qui la revendit deux ans plus tard à Nicolas-Louis du Liège d'Aunis, futur maire d'Abbeville .

du Liège d'Aunis : d'or au chêne-liège de sinople, terrasse du même, au chef de gueules chargé d'une fasce ondée du premier, surmontée de trois étoiles d'argent rangées en chef.

 Le propriétaire actuel Pierre-Yves Donjon de Saint-Martin descend de cette famille

Arrest

1936

Arrest

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Eglise Saint-Martin

Arrest

Arrest

Somme Tourisme

La façade de cette église est construite en silex. Au-dessus de celle-ci, s’élève un gros clocher original et amusant : court, carré et recouvert d’ardoises qui donnent une couleur bleue chatoyante. Le portail massif, en plein centre, qui s’abrite sous un auvent, est certainement l’une des pièces primitives de cette église de style néo-gothique datée du 12ème et du 13ème siècle. Certaines pièces sont quant à elles intéressantes, notamment le maître-autel et ses deux statues grandeur plus que nature de style baroque et classé en 1912, ainsi que le Dieu de Pitié, sculpté d’une seule pièce sur 90cm, daté du 16ème siècle et classé en 1913.

elle-ci fut détériorée et remplacée en 1920 par Marguerite, Marie, Henriette, Albertine qui pèse 750 kg et donne le Fa !

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