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Blasons des communes de la Somme.

Forceville-en-Vimeu

Publié le 20 Mars 2018 par remus80

Forceville-en-Vimeu

http://armorialdefrance.fr/ 

 

De gueules au sautoir d'argent, cantonné de quatre merlettes du même.

 

La commune a relevé les armes de la famille du même nom, seigneur du lieu depuis Robert de Forcheville, seigneur de Forceville-en-Vimeu au début du 13e siècle, jusqu'à la Révolution de 1789 avec Jacques de Forceville, mousquetaire du roi, mort en 1817. Le dernier du nom parmi les châtelains de Forceville fut André de Forceville, maire de Forceville, conseiller général de la Somme, décédé en 1900 en son château.

 La famille De Forceville, qui donc a toujours donné les seigneurs du lieu durant l'époque féodale, est toujours existante.

Il convient de ne pas confondre les De Forceville du Vimeu (dont nous parlons) et les De Forceville de l'Amiénois, qui n'ont jamais rien eu de commun.

(Jacques Dulphy)

***

Forceville-en-Vimeu

Armoiries du comte de Forceville dans la chapelle de l'église

Robert de Forceville, seigneur depuis le début du XIIIème siècle, devait posséder une demeure fortifiée dont les vestiges sont encore identifiable en plein champ, au lieu-dit la Motte.

Mais c'est Hugues de Forceville qui vers 1619 dut faire construire le château, assez modeste.

Forceville-en-Vimeu

Il épousa en 1619 la fille du seigneur de Frucourt, Oudart de Monthomer.

Son fils Hugues s'allia avec Elisabeth Giroult.

Au début du XVIIIème, Charles de Forceville; capitaine de cavalerie, épousa Louise de Gaude.

Forceville-en-Vimeu

Leur fils Charles-François, page de la Grande Ecurie, contracta en 1746 une brillante alliance avec Elisabeth de Cassini.

Forceville-en-Vimeucliquer pour agrandir

On aperçoit les grilles armoriées du château

Au XIX ème , Charles-André, comte de Forceville, fut conseiller général de la Somme.

Un moment occupé par les troupes prussiennes en 1870, le château fut gravement touché en 1944 par l'explosion d'un V1, le comte Antoine de Forceville renonça à le faire réparer.

*

Eglise

L'ancienne église datait de 1860.

Forceville-en-Vimeu

Ancienne église en 1876

Forceville-en-Vimeu

Devant d'autel en chêne sculpté, vendu en 1890.

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Moyenneville

Publié le 17 Mars 2018 par remus80

Moyenneville

http://armorialdefrance.fr/  

 

D'argent à deux lions affrontés de sable, armés et lampassés de gueules; le tout dans un double trescheur fleuronné de gueules.

 

La commune de Moyenneville a adopté ces armes par délibération du 9 février 1970.
Mais ce ne sont pas, comme l'affirme l'Armorial de la Somme (1972), "les armes de Jean de Bailleul, roi d'Ecosse au début du 14e siècle". Aucun De Bailleul n'a été seigneur de Moyenneville, les De Bailleul portaient d'hermine à l'écusson de gueules, et Jean de Bailleul fut, non roi, mais vice-roi d'Ecosse. Seule une ressemblance avec les armes d'Ecosse (le trescheur fleuronné de gueules) a pu être à l'origine de la confusion.
Le choix de la commune de Moyenneville, établi sur la proposition de François Danzel d'Aumont (1917-1994), maire d'Aigneville et membre titulaire de la Société d'Emulation d'Abbeville, s'est porté sur le blason de la famille De Moyenneville, originaire du lieu, et aujourd'hui disparue. Si les De Moyenneville furent sans doute parmi les premiers seigneurs du lieu, leurs noms ne sont pas connus. Belleval écrit dans son Nobiliaire du Ponthieu (tome 1, 1862) "cette ancienne famille du Vimeu (...) s'allia presque toujours aux meilleures familles du pays. Elle était connue à Abbeville depuis Hugues de Moyenneville, maïeur d'Abbeville en 1232 et 1237 et Enguerrand, doyen (des chanoines) de Saint-Wulfran en 1260". Belleval décrit les armes de la famille De Moyenneville: "d'argent à deux lions affrontés de sables, armés et lampassés de gueules, au trescheur fleuronné de gueules". L'abbé de Vallemont (Les Eléments de l'Histoire, tome 1, 1714) les blasonne plus simplement "d'argent à deux lions affrontés de sable au trescheur fleuré de gueules" et les grave.

(Jacques Dulphy)

Moyenneville

Blason de Hugues de Moyenneville, maïeur d'Abbeville en 1232 et 1237.
Blason tiré de l'Armorial des maïeurs d'Abbeville, manuscrit de la fin du 16e siècle ou du début du 17e siècle dessiné et illustré par Pierre Waignart,dont il existe trois exemplaires, dont l'un est conservé à la Bibliothèque municipale d'Abbeville (80).
(Aimablement transmis par Jacques Dulphy)

***

Antoine Le Quieu en était le seigneur à la fin du XVème siècle

Moyenneville

Le Quieu : d'azur à un chevron d'or, accompagné de trois gerbes de blé de même, deux en chef et une en pointe.

Moyenneville

Antoine Le Fèvre de Caumartin, trésorier de France, en 1560, marié à Anne des Essarts.

Moyenneville

Le Fèvre de Caumartin : d'azur à cinq trangles d'argent.

 

Son fils Antoine II, conseiller et maître d'hôtel du Roy.

Marguerite du Monchel, dame de Moyenneville, avait épousé Jean Le Roy au début du XVIème siècle.

 

En 1587, François Le Roy, héritier de la seigneurie de Moyenneville et écuyer du duc d'Aumale, épousa Antoinette de Rivery et acheta la seigneurie de Valanglart.

Moyenneville

Le Roy de Valanglart : coupé d'or et d'hermine à la fasce de sinople brochant, l'or chargé d'un lion léopardé de gueules. 

Moyenneville

C'est à son fils René Le Roy de Valanglart que l'on attribue généralement la construction du château, entre 1621, date de son mariage avec Renée des Landes, et 1635, date de sa mort.

Moyenneville

Clef de voûte avec les armes du marquis de Valanglart et celles des du Quesnoy(une bande d'azur).

Moyenneville

Son petit-fils François épousa en 1668 Antoinette Le Fort et s'installa au Quesnoy-sur-Airaines qui devint la résidence habituelle de ses successeurs jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.

A la Révolution, le marquis de Valanglart abandonna ses châteaux et partit pour l'émigration où il mourut en 1794.

Ses biens furent mis en vente, mais ses soeurs qui habitaient Moyenneville, évitèrent la saisie du domaine, Hélène, chanoinesse à Bellechasse y mourut en 1796 et Marie-Anne en 1800.

Héritier de ses tantes, Raoul, troisième marquis de Valanglart (1771-1848) épousa en 1806 Angélique de Machault d'Arnouville et fit restaurer le château.

Moyenneville

Au début du Second Empire, son fils Henri résolut de donner au domaine une tout autre dimension, il fit remplacer les bâtiments d'exploitation qui encombraient les abords de l'ancien château et fit construire une grandiose ferme modèle entre 1852 et 1857.

Moyenneville

 

Moyenneville

Après sa mort, ses successeurs délaissèrent le domaine.

Au cours de la Première Guerre mondiale, le château fut occupé par des contingents indiens de l'armée anglaise, un début d'incendie occasionna d'importants dégâts.

A nouveau endommagé au cours des combats de mai 1940, l'édifice n'était plus qu'une ruine à la Libération.

Après la mort de Guy, dernier marquis de Valanglart, en 1956, le général de Germiny en fit abattre les restes et construire à proximité une demeure plus modeste.

Moyenneville

 

Eglise Saint Samson

Sa construction date du XVIème siècle pour le choeur, sa massive tour-clocher a perdu sa flèche en pierre pendant les destructions de 1940.

Moyenneville

Moyenneville

Moyenneville

Moyenneville

Blason très altéré au-dessus de la porte du clocher qui doit être celui des de Valanglart.

 

 

 

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Fréchencourt

Publié le 15 Mars 2018 par remus80

Frechencourt

 

http://armorialdefrance.fr/

 

D'or semé de billettes d'azur, au lion de gueules brochant sur le

tout.

 

Ce sont donc les armes de la famille De Walincourt, devenue De Fréchencourt, que la commune a relevées.

Le premier seigneur connu de Fréchencourt fut, en 1283, le chevalier Drix de Walincourt, originaire de ce village du Cambrésis. Sa famille, devenue De Fréchencourt, conserva le domaine de Fréchencourt jusqu'à Jehan de Fréchencourt, dit Malarbe, tué à la bataille d'Azincourt en 1415, sans descendance.

La seigneurie passa ensuite aux Le Josne, qui devinrent Le Josne de Contay, puis De Contay, seigneurs jusqu'en 1507.

Frechencourt

Le Josne de Contay : écartelé, aux 1 et 4, de gueules fretté d'argent, les claire-voies semées de fleurs de lis d'or(Le Josne moderne) 

Aux 2 et 3, fascé d'argent et de gueules à la bordure d'azur (Contay), sur le tout, de gueules à un créquier d'argent (Le Josne ancien).

Passée par alliance aux d'Humières avec le mariage de Françoise Le Josne avec Jean d'Humières, la seigneurie comptait deux ouvrages fortifiés, le premier de faible importance était situé dans la vallée, entouré de fossés alimentés par la rivière l'Hallue, le second occupait le haut du village, sur le site du château actuel.

Devenu place forte de la Ligue et ruiné en 1595 sur ordre d'Henri IV, ce second édifice aurait été relevé deux ans plus tard (1597) par Louis de Crevant et Jacqueline d'Humières, à quelques mètres plus à l'ouest du château médiéval.

Achetée en 1694 par Jean Vacquette, mayeur d'Amiens en 1668, qui possédait le fief de la mairie de Fréchencourt.

 

Frechencourt

Vacquette de Fréchencourt : d'argent à une fasce d'azur, chargée de trois vaches d'or, accompagnée de trois molettes de gueules, deux en chef et une en pointe.

La seigneurie fut revendue huit ans plus tard, en 1702, à Pierre Dincourt, seigneur de Hangard.

Son fils Pierre-Joseph Dincourt était en 1729 capitaine au régiment de Poitou.

Pierre-Adrien-Honoré Dincourt (1733-1814), ancien mousquetaire de la Garde du Roi fut le dernier seigneur, il mourut en 1814.

Frechencourt

Dincourt (d'Incourt) : d'argent à un écusson de gueules, accompagné d'une orle de neuf merlettes de sable.

Marie-Aimée Dincourt épousa Charles-Nicolas Cornet, négociant amiénois qui devient député en 1815, il mourut en 1852 à Fréchencourt sans postérité.

Fréchencourt

 

Fréchencourt

Cornet d'Incourt : d'azur au chevron d'or, accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d'un huchet (cornet), le tout de même.

Le domaine passa alors à Louis Poujol (1809-1896) ,qui trouva une vieille bâtisse délabrée impossible à restaurer et décida de reconstruire le château actuel en 1856-1857 sur un emplacement légèrement différent du précédent, mais conserva la petite chapelle fondée en 1234 et reconstruite en 1785 sur un plan octogonale avec un lanternon.

Frechencourt

De Poujol : D'azur, au pal d'argent accosté de deux croissants du même, supportant chacun un bouquet de trois roseaux à massette, tigés et feuillés d'or.

Fréchencourt

Chapelle Sainte Marguerite

 

La propriété appartient dès 1941 à Charles-Edmond Lenglet (1917-2005), sénateur de la Somme et maire de la commune de 1977 à 1989.

Frechencourt

Fréchencourt

façade postérieure

 

***

Eglise Saint Gilles

L'ancienne église se trouvait en contrebas de l'édifice actuel, à l'emplacement de la mairie-école, le fronton était daté de 1766.

Après de nombreuses réparations, elle était encore deffectueuse en 1856, la commune décida d'en construire une nouvelle.

Le choix de l'emplacement entraîna des conflits, le châtelain Poujol, bienfaiteur de la reconstruction, obtint le déplacement sur un terrain plus proche du château.

La réception des travaux eut lieu en 1865 et l'église fut bénite en 1875.

Frechencourt 

église en 1871

 

Fréchencourt

église et château au fond, en 1914.

 

Frechencourt

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Sailly-Saillisel

Publié le 11 Mars 2018 par remus80

Sailly-Saillisel

 http://armorialdefrance.fr/

 

D'argent au lion de gueules, lampassé d'azur, armé et couronné d'or

 

La famille De Sailly portait: d'argent au lion de gueules lampassé d'azur, armé et couronné d'or.
La devise: "Du plus haut Sailly!" est la devise (ou plutôt, le cri) de la famille.

Sailly-Saillisel


Il a existé plusieurs familles de ce nom. Pour ce qui concerne Sailly-Saillisel, la famille De Sailly, d'ancienne chevalerie, a été seigneur du lieu de tous temps féodaux. Notée localement au XIIe siècle, elle remontait sa filiation avec certitude à l'an 1300. En 1347, Thomas de Sailly est maïeur de Péronne. En 1771, Jean de Sailly est chambellan du duc de Bourgogne. Aymar de Sailly, marquis de Sailly, deuxième du titre, lieutenant général des armées du roi et ancien gouverneur de Saint-Venant, né en 1655, mort en 1725 en son hôtel parisien, est inhumé suivant sa volonté dans la chapelle de son château de Sailly. Sa petite-fille Marie-Louise de Sailly, fille de Louis-Hector de Sailly, épouse du marquis de Montaigu, meurt à Sailly en 1798. C'est l'épouse du dernier seigneur du lieu et la dernière du nom.

(Jacques Dulphy)

Sailly-Saillisel

 

***

Sailly-Saillisel

Le château féodal fut assiégé en 1552  par les Impériaux et libéré par la garnison de Péronne.

Charles, premier marquis de Sailly, épouse en 1649 Marie-Claude de Monchy, ils sont les constructeurs présumés du nouveau château.

Sailly-Saillisel

Leur fils Aymar-Louis, né en 1655, lieutenant-général des Armées du Roi, mourut en 1725 en son hôtel parisien mais demanda à se faire inhumer dans sa terre picarde.

Son fils Louis-Hector, premier gentilhomme de la Chambre du prince de Conti, colonel de son régiment, fut le dernier marquis de Sailly.

A sa mort en 1779, le château échut à l'aînée de ses filles, Marie-Louise de Sailly, marquise de Montaigu en 1777, qui s'y retira prudemment pendant la Terreur et y mourut en 1798.

Sailly-Saillisel

De Montaigu : d'argent à deux bandes de sable, accompagnée de sept coquilles du même.

Auguste-Louis-Gabriel, comte de Montaigu (1780-1846), le second de ses petits-fils épousa en 1800 Blanche de Maillé, dame d'honneur de la reine Marie-Antoinette, colonel de cavalerie et chambellan de Napoléon 1er, il mena par la suite grand-train, dilapidant allègrement sa fortune.

Sailly-Saillisel

Abandonné à ses créanciers, le domaine fut mis en adjudication en 1825.

Privé de ses collections, vendues aux enchères et finalement acquis par la famille Coste, le château perdit sa vocation résidentielle et une fabrique de sucre s'installa dans les galeries de cette demeure autrefois si somptueuse.

Ce bel édifice a entièrement disparu au cours de la bataille de la Somme en octobre 1916, en même temps que le village.

    La chapelle seigneuriale, reconstruite sous le Second Empire, jouxtait l'ancienne église.

Le château se trouvait à l'ouest du village, à l'emplacement actuel du terrain de football.

***

Eglise Saint Vaast

Sailly-Saillisel 

En 1876

Sailly-Saillisel

Ruines de l'église après la Première Guerre mondiale

Sailly-Saillisel

église actuelle

 

 

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Gapennes

Publié le 9 Mars 2018 par remus80

Gapennes

http://armorialdefrance.fr/  

 

D'argent à l'écusson d'azur, accompagné de six billettes de même.

Ce sont, telles, les armes de la famille De Gapennes, qui posséda la seigneurie éponyme depuis Hugues de Gapennes, premier connu du nom en 1100 (il fut alors témoin d'une charte) jusqu'à Jean de Gapennes, écuyer, capitaine de Dourdain (35), seigneur de Gapennes jusqu'en 1460.

Aléaume de Gapennes trouve la mort à Azincourt en 1415.

Le fils de Jean, Antoine, conseiller et chambellan du roi, n'est plus seigneur de Gapennes, mais seigneur de Thanny et d'Angres (62). Son fils Charles de Gapennes (ou: de Gaspannes) , dernier du nom, était seigneur d'Haravesnes (62), de Brailly (80) et de La Ferté-lès-Saint-Riquier (80) en 1507.

René de Belleval (Nobiliaire du Ponthieu, tome II, 1864) précise que cette famille "disparut vers les premières années du 16e siècle". Il ajoute qu'il n'a pu en retrouver les armoiries. Riestap (Armorial général, 1884, tome I) les blasonne pourtant : d'argent à un écusson d'azur en abîme, accompagné de six billettes du même, rangées en orle. Ce sont ces armes qui sont aussi connues aujourd'hui pour la commune de Gapennes. (Jacques Dulphy)

***

Le village fut brûlé par les Impériaux en 1534.

Au XVIIème siècle Jacques de Gaillard, seigneur de Séronville, avait acquis d'Henri de Conflans la terre qui portait probablement encore les traces des exactions commises par les Espagnols.

Gapennes

Gaillard de Boencourt : d'azur à un chevron d'argent, accompagné de trois croix pattées de même.

Son fils Charles Gaillard, conseiller au Présidial d'Abbeville, épousa en 1709 Marie-Anne Sanson, il meurt en 1730.

Gapennes

château en 1865

Son fils Louis fit construire le château, comme le rappelait la présence de ses armes sur la grille au côté de celles d'Adélaïde Fouger d'Escures, qu'il avait épousé  en 1741, lieutenant des maréchaux de France à Clermont, il assista en 1750 à la bénédiction des cloches de l'église.

Gapennes

Il se défit cette même année du domaine au profit de Marc-Antoine de Carpentin, famille du Ponthieu, époux de Marie-Marguerite de Buissy, il était en 1770 commandant de bataillon au régiment de Bassigny, il ne dut habiter le château que très épisodiquement et meurt en 1807.

Gapennes

Gapennes

De Carpentin : d'argent à trois fleurs de lis au pied coupé de gueules.

 

Leur fille Marie-Françoise épousa son cousin Jean de Carpentin, mousquetaire de la Garde du Roi, et mourut âgée en 1835 à Abbeville.

Jules de Carpentin, lieutenant-colonel de cavalerie, conseiller général puis député en 1840, laissa le domaine à son neveu le comte François-Aloph de Louvencourt, lieutenant de louveterie en la forêt de Crécy.

Il vendit le château en 1869 pour s'installer à Quesnoy sur Airaines, et mourut six ans plus tard à Seux.

L'acquéreur fut Louis-François Lefebvre qui est l'ancêtre de Louis Lefebvre, le restaurateur du château après les bombardements de la dernière guerre et de M.Patrice Lefebvre qui y a créé des chambres d'hôtes.

Gapennes

Par APictche — 

                *                         

Église Notre-Dame-de-l'Assomption : reconstruite une première fois vers 1700, elle subit plusieurs effondrements. Refaite en brique au xxe siècle, son clocher semble indépendant. Sous cette église, une vaste carrière, composée de trois rues principales et 42 chambres, a été creusée. Ces carrières dont l'accès a été oublié ont servi de refuges pour les habitants au cours des différentes guerres.

 

Gapennes

Ancienne église en 1857

Gapennes

 

Gapennes

 

église actuelle Par APictche — 

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Mons-Boubert

Publié le 7 Mars 2018 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel

 

 

Projet de blasonnement proposé par Jacques Dulphy en associant les armes des Boubers-Abbeville et celles des de Brimeu (aigle).

 

Mons-Boubert

 

La commune est issue du fief de Boubers-en-Vimeu.

 

Le premier seigneur connu de Mons est Aléaume de Brimeu en 1300.

Isabelle de Brimeu épouse David de Poix en 1343.

En 1364 on trouve Jean d'Abbeville.

Au début du XIIIème siècle, Ide de Boubers (Bouberch), fille de Hugues de Boubers, épousa Guillaume d'Abbeville, seigneur de Tunc.

Mons-Boubert

De Boubers: d'argent à trois écussons de gueules

En 1286 Girard d'Abbeville fonda une chapelle dans son château, siège de l'une des pairies du Ponthieu.

Mentionnée en 1367 dans un dénombrement, la seigneurie consistait en un chasteau, manoir et basse-cour.

En 1421 Jeanne d'Abbeville, dame de Boubers et fille d'Edmond, chambellan du duc de Bourgogne, épousa Jean de Melun, connétable de France.

Mons-Boubert

De Melun : d'azur à sept besants d'or, au chef d'or.

Mons-Boubert

gouache de Marcel Stiennon 1959

La pairie demeura dans cette puissante famille jusqu'à Louis de Melun, duc de Joyeuse et prince d'Epinoy.

Mons-Boubert

Armes des de Melun qui se trouvent au-dessus de la porte d'entrée de la ferme seigneuriale.

Mons-Boubert

Photo: J.Dulphy

 

Il mourut sans postérité en 1734, l'héritier fut son neveu le maréchal de Rohan-Soubise, qui vendit la terre en 1770 à Pierre Babaud de La Chaussade, baron de Villemanant.

Mons-Boubert

Babaud de La Chaussade : d'or, au chêne terrassé de sinople, englanté du champ.

L'ouvrage qui existait encore au XVIIIème siècle, probablement ruiné, n'a pas laissé de vestiges significatifs, tout au plus peut-on en identifier l'emplacement au-dessus du village, au pied du bois, on reconnait les fondations de deux tours démolies vers 1825 et la trace des fossés dont le relief était encore bien marqué vers 1870.

Mons-Boubert

Elevé en 1867 par M.Manessier préfet d'Abbeville, le petit château du bois de Boubert est situé au-delà de la butte qui signale les vestiges de l'ouvrage médiéval.

 

Mons-Boubert

Château du Bois de Boubert

Egalement moderne, celui de la Court-au Bois doit son nom à une ancienne seigneurie appartenant à Gédéon de Monchy en 1514, à Daniel de Montmorency-Bours au 17ème, à M.Bourée de Neuilly en 1750, aux familles Lefebvre du Bus et de Caix de Rembures au 19ème.

Mons-Boubert

Mons-Boubert

***

Eglise Saint Martin

La partie la plus ancienne remonte au 14ème siècle

Un agrandissement a été réalisé en 1765 avec l'ajout d'une travée de chaque côté.

Mons-Boubert

Mons-Boubert

En 1859

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Brocourt

Publié le 4 Mars 2018 par remus80

Brocourt

 

http://armorialdefrance.fr/

D'or au lion contourné de gueules.

 

Ce sont, telles, les armes de la famille De Brocourt.

Les premiers seigneurs connus du lieu portaient ce nom. En 1216, on relève le nom du chevalier Etienne de Brocourt et en 1186 celui de Giroult de Brocourt. En 1379, André de Brocourt semble le dernier seigneur du nom. Après les De Brocourt, à Brocourt, suivent des seigneurs aux noms très divers, venus par mariages ou par achats. (Jacques Dulphy)

***

Possession de la famille d'Eaucourt au XVème siècle, la seigneurie entra par alliance dans la famille de Mailly avec Antoine dit Hutin de Mailly avant d'échoir à Charles de Sanzay, gentilhomme de la Chambre du Roi, qui la vendit en 1612 à Claude Poulletier, secrétaire de la Chambre du Roi à Amiens.

En 1629 Artus de Moreuil l'acquiert par adjudication.

En 1712, Louise de Moreuil, veuve du comte de Chémerault, la vend à Philippe du Gardin, seigneur de Bernapré et Boismont, lieutenant de cavalerie.

Il la revend dès 1715 à Jérôme Phélypeaux, comte de Pontchartrain, secrétaire d'Etat, qui la cède finalement en 1723 à François Manessier, marquis de Guibermesnil et vicomte de Liomer.

Brocourt

Manessier :d'argent à trois hures de sanglier de sable.

Marie-Anne Manessier épouse en 1747 à Versailles Charles-François d'Hervilly, commandant pour le Roi à Ham et seigneur de Deniecourt.

Brocourt

Le Cat D'Hervilly : de sable, semé de fleur de lys d'or

Elle meurt en 1760 à 31 ans en son château de Brocourt où s'installe au début du XIX ème siècle, Joseph d'Hervilly, le second de ses petit-fils, ancien colonel de cavalerie, le vicomte fait en 1822 retracer le grand parc à l'anglaise et meurt en 1850 sans postérité.

L'année suivante, Pierre-Raymond de Brigode achète le château et les 700 ha du domaine, il fait construire une superbe demeure de dimensions colossales qui lui coûtera un nouveau million....

Brocourt

Brocourt

Brocourt

 

Brocourt

De Brigode-Kemlandt : coupé au 1, de gueules à trois quintefeuilles d'argent; au 2, d'argent au cygne de sinople.

 

Passé à sa fille la comtesse des Courtils qui y meurt en 1900, puis à sa petite fille la comtesse de La Rochethulon.

Le château sera réquisitionné par l'armée allemande et détruit par un incendie en novembre 1941.

La comtesse  et sa fille, la comtesse de Richemont l'ont fait remplacer après la guerre par une demeure de proportions plus raisonnables.

Brocourt

Derrière l'église subsistent des vestiges de l'ancien château, un pan de mur et une tourelle d'escalier octogonale autrefois timbrée de l'écu à  trois maillets de sinople d'Antoine de Mailly.

Brocourt

Brocourt

 

***

Eglise Notre-Dame, restaurée au 19ème siècle.

Brocourt

église en 1870

Brocourt

 

Brocourt

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Marcelcave

Publié le 1 Mars 2018 par remus80

Marcelcave

http://armorialdefrance.fr/ 

 

D'argent au frêne arraché de sinople

 

Ce blason s'inspire des armes parlantes de Pierre du Fresne, qui a acquis en 1708 la seigneurie de Marcelcave, qui était auparavant aux mains de Suzanne d'Aumale, épouse du maréchal de Schomberg.

Pierre du Fresne en fut seigneur jusqu'à sa mort en 1730; son fils Alexandre du Fresne, écuyer, qui lui succéda, était seigneur de Marcelcave quand vint la Révolution. Les du Fresne portaient: d'or au frêne arraché de sinople.

Marcelcave


La commune de Marcelcave a changé l'or en argent.
La famille du Fresne est présente plusieurs fois avec ces mêmes armes dans l'armorial d'Hozier (édit de 1696); elle a donné au XVIIe siècle des prévôts de Beauquesne, un maire d'Amiens, des seigneurs de Froideval, un conseiller du roi et aussi Charles du Fresne du Cange (1610-1688), historien, linguiste et philologue amiénois. Cette famille était réputée être originaire de Calais et descendre d'Hugues du Fresne, bailli d'Aire sur la Lys en 1214.
(Jacques Dulphy)

                                                             ***

 

Acquise en 1499 par Philippe de Pas, la terre entra par alliance dans la famille de Hangest, puis échut à Suzanne d'Aumale qui en 1683 l'apporta en mariage au futur maréchal de Schomberg.

La maison seigneuriale avait dû être totalement ruinée en 1636, saccagé et incendié en août par les Impériaux le village avait été à nouveau ravagé en octobre lorsque le comte de Soissons y avait installé son camp.

Pierre Du Fresne, marié en 1679 à Catherine Fournier, acheta en 1708 la terre, mise en vente par les héritiers de la maréchale, mais il était trop âgé semble-t-il pour faire reconstruire le château.

On l'attribue plutôt à son fils Alexandre (1682-1763) qui le fit  après avoir épousé Marie-Françoise Morel en 1718, il fut maire d'Amiens en 1749.

Marcelcavecliquer pour agrandir

Son fils aîné Pierre-François du Fresne, lieutenant-général au bailliage d'Amiens, épousa Françoise Palyart, fille du seigneur d'Aubigny, nommé conseiller d'Etat en 1782, il eut à présider en 1789, la réunion des 36 représentants de la ville d'Amiens chargés de désigner leurs députés à l'assemblée plénière du bailliage.

Marcelcave

Gouache de Marcel Stiennon-1973, collection personnelle.

Il mourut sans postérité 5 ans plus tard (1794) et son domaine revint à Charles-Firmin du Fresne, l'aîné de ses neveux de Beaucourt.

Appelé à résider en Artois, à la suite de son mariage avec Louise Briois de Beaumetz, il vendit le domaine en 1820 à Omer Jérosme, gros négociant d'Amiens, grand-père d'Henri Jérosme qui en était propriétaire en 1914.

Le château a été sévèrement bombardé en 1914 et pratiquement détruit au cours des combats acharnés de 1918.

Marcelcave

Il se trouvait à gauche de l'église actuelle.

La grille d'honneur acquise en 1847 par Omer Jérosme, venait du château d'Heilly dont elle fermait le jardin potager, elle avait été réalisée en 1774 par le célèbre Vivarais.

Marcelcave

 

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Eglise Saint-Marcel

Marcelcave

Ancienne église du XVIème siècle

Marcelcave

Ancienne église en ruines

Marcelcave

Nouvelle église reconstruite en 1926

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Le Crotoy

Publié le 27 Février 2018 par remus80

Le Crotoy

 

 http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

D'azur à trois bandes d'or à la bordure de gueules

 

Au XIXe siècle (Belleval, 1864, tome I page 163), les armes du Crotoy se décrivent encore: "d'azur à la galère équipée d'or, au chef d'or à trois bandes d'azur, à la bordure de gueules". On ne trouve nulle trace aujourd’hui de ce blason sur les bâtiments communaux. D'où viennent alors ces "premières" armoiries? On l'ignore.
Sans doute, après 1209, après que fût octroyée par le comte Guillaume II de Ponthieu la première franchise, la nouvelle commune affranchie utilisa-t-elle, suivant l'usage, les armes des comtes. On ne le saura jamais: la charte a été détruite, avec les sceaux qui y étaient appendus, par les Anglais au temps de la bataille de Crécy en 1346. Ces armes anciennes des De Ponthieu étaient d'or à trois bandes d'azur.

Le Crotoy


Les documents communaux des années 1950 et 1960 utilisent encore, pour Le Crotoy, ces armes du Ponthieu "ancien", en inversant les couleurs .
C'est en 1971, alors que le Conseil Général, avec son service d'archives, s'applique à la publication de l'Armorial de la Somme (paru en 1972), que la commune du Crotoy fixe définitivement son blason, qu'elle utilise aujourd'hui largement, et à juste raison. Ce seront alors les armes de Ponthieu, mais en leur forme moderne: d'azur à trois bandes d'or, à la bordure des gueules.
(Jacques Dulphy)

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Le Crotoy

étiquette d'une bouteille de liqueur fabriquée par Pelletier, négociant au Crotoy-1880

Le Crotoy 

cliquer pour agrandir

Fresque dans l'église St Pierre, au-dessus de la chapelle Jeanne D'Arc.

 

Durant la guerre de Cent Ans, la commune fut alternativement sous domination anglaise et française. Édouard III d'Angleterre séjourne au Crotoy et y fit construire en 1340 une très importante forteresse sur un terre-plein de sable entouré de fossés que la mer emplit avec un donjon flanqué aux angles de quatre grosses tours rondes.

Le Crotoy

Pris et ruiné quelques années plus tard par Philippe VI de Valois, repris par les Anglais après Crécy et relevé dans les années 1360.

 Assiégée, Le Crotoy, dernière position française de la baie de la Somme, capitula le 1 mars 1424

Le Crotoy

Jeanne d'Arc y fut emprisonnée du 12 novembre au 20 décembre 1430, avant d'être emmenée à Rouen pour son procès.

Le Crotoy

 

Le Crotoy

Statue de Jeanne D'Arc,oeuvre du sculpteur Athanase Fossé.

 

Le Crotoy fut le lieu de résidence, durant ces périodes troublées, d'un gouverneur et d'une garnison. Jacques d'Harcourt fut le gouverneur le plus célèbre du Crotoy : il le défendit avec audace et courage contre les armées anglo-bourguignonnes. Une rue éponyme lui rend hommage dans le centre-ville.

Le traité du Crotoy fut signé entre la France et l’État bourguignon, le 3 octobre 1471.

Pendant les guerres de religion, Le Crotoy prit le parti d'Henri de Navarre. Par un édit de 1594Henri IV déchargea d'impôts les Crotellois. Il séjourna dans la commune le 18 avril 1596.

La forteresse du Crotoy, « qui estait place imprenable » selon Leprêtre, a soutenu pas moins de vingt-cinq sièges dans son histoire.

En 1674, en application des clauses du traité d'Aix-la-Chapelle, le château fut détruit. La ville s'endormit jusqu'au xixe siècle et resta un simple port de pêche.

Le Crotoy

Ruines de la prison de Jeanne d'Arc

Le Crotoy

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Eglise Saint Pierre

Elle a succédé à une église médiévale à deux nefs plus modeste, son état de délabrement entraîna sa démolition dès 1850.

Le Crotoy

On l'a reconstruite entre 1850 et 1863 en conservant le clocher du 13ème siècle.

Le Crotoy 

église nouvelle en 1863

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Saint-Firmin-les-Crotoy

Ancienne commune devenue hameau annexe du Crotoy entre 1790 et 1794.

 

Le Crotoy

église de St Firmin-les-Crotoy en 1850

La tour-clocher en grès date du 16ème siècle, la nef a été reconstruite au début du 20ème siècle.

Le Crotoyphoto: APictche

pierre tombale de Louis France, mort en 1750.

                                                                ***

Le Crotoy 

 

 Les écluses du Crotoy furent construites sous Napoléon III, en 1865 par Ferdinand de Lesseps pour palier à l’ensablement de la baie de Somme. A marée haute, les vannes se referment pour emprisonner l’eau qui s’était engouffrée dans les bassins et cinq heures après l’heure de la pleine mer, elles se réouvrent pour libérer cette eau à très fort courant provocant un effet chasse, d’où l’appellation « bassin de chasse », le but étant de déplacer des sédiments accumulés.

 

 

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Thoix

Publié le 24 Février 2018 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel

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 Projet de blason proposé par Jacques Dulphy associant les armes des de Crèvecoeur et celles des Gouffier

Thoix

 

Regnault de Crèvecoeur était seigneur en 1343.

Le château fut pillé et brûlé en mai 1357 par des paysans révoltés conduits par un certain Jean Le Freton, originaire de Catheux.

Le château aurait été relevé vers 1433 par le partisan dauphinois La Hire, et repris 8 ans plus tard par les Anglais.

Finalement tombé aux mains des Ecorcheurs de Pierre Regnault de Vignoles, il fut assiégés en 1444 par le comte d'Etampes.

Jacques de Crévecoeur qui avait succédé , appartenait à l'entourage de Philippe Le Bon, duc de Bourgogne.

Thoix

de Crévecoeur : de gueules à trois chevrons d'or.

Son fils Antoine, bailli d'Amiens, se rallie à Louis XI qui en fit son chambellan et lui donna le gouvernement de l'Artois.

Délaissant Thoix, il fit reconstruire le château de Crévecoeur.

Louise, dame de Crévecoeur et de Thoix, épousa en 1517 Guillaume de Gouffier et lui apporta une fort belle fortune, amiral de France grâce à la faveur du jeune roi François 1er, il trouvera la mort à la bataille de Pavie.

 

Thoix

de Gouffier : d'or à trois jumelles de sable, posées en fasce.

Son second fils, François Gouffier qui a épousé Anne de Carnazet, devient Lt-général en Picardie.

Il n'oublie pas Sa terre de Thoix et obtient en 1546 l'institution d'un marché franc hebdomadaire.

Il laisse la seigneurie en 1577 à son 6ème fils, Timoléon, mestre de camp et vice-amiral des côtes de Picardie, il épouse Anne de Lannoy-Morvillers.

Dans les années 1580, il fait élever le château actuel où il recueille sa mère devenue veuve en 1594.

Thoix

Il meurt en 1613 et dans son testament demande à être inhumé en la chapelle Saint-Louis de l'église de Thoix qu'il ordonne que son fils ainé fit achever.

Lui succède Antoine, marquis de Gouffier en 1652.

Vient ensuite Timoléon de Gouffier qui épouse Henriette de Kéroualle, il délaisse totalement le château dont en 1720, on signale l'aspect antique...

François-Louis de Gouffier en revanche, se réinstalle en Picardie où il mourra en 1753, il avait fait moderniser les appartements.

Après la mort de son épouse Armande de Gouffier-Caravas, en 1774 au château, son fils Louis-Guillaume se défait des bois puis met en vente la terre et le château pour 900.000 livres, l'acquéreur fut Jean-Baptiste Lesage, ancien contrôleur des guerres qui doit finalement rétrocéder le domaine au marquis de Calonne de Courtebonne, neveu du dernier Gouffier.

Thoix

de Calonne de Courtebonne : d'argent, à une aigle éployée de sable, becquée et membrée de gueules.

Après la Révolution,il est déclaré bien national et privé de ses grilles armoriées le 11 frimaire An II, pour fabriquer des armes, de même que la cloche de l'église, les plombs des toitures et ceux de sept cercueils des Gouffier.

Thoix

 

Thoix

en 1912

L'adjudication prononcées le 9 floréal An II n'empêche pas le citoyen Viel, ancien régisseur du domaine, devenu maire de la commune, de s'installer dans le château.

En l'An XII, le marquis de Courtebonne parvient à racheter le château et s'y réinstalle, le fait réparer et moderniser à l'économie, il devient sous Louis XVIII maire de la commune.

Ses filles s'en défont malheureusement en 1841, remis en vente, il est racheté par le grand-père de M.Michel Marseille qui s'est attaché à remettre en état ce bel édifice éprouvé par un long défaut d'entretien.

Les douves en eau et le pont-levis ont été comblés au 19ème siècle.

Thoix

Thoix

 

Thoix

                                                                                       *

Thoix

église Saint-Etienne (16ème siècle) en 1877

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