D'argent au lion de gueules, lampassé d'azur, armé et couronné d'or
La famille De Sailly portait: d'argent au lion de gueules lampassé d'azur, armé et couronné d'or.
La devise: "Du plus haut Sailly!" est la devise (ou plutôt, le cri) de la famille.
Il a existé plusieurs familles de ce nom. Pour ce qui concerne Sailly-Saillisel, la famille De Sailly, d'ancienne chevalerie, a été seigneur du lieu de tous temps féodaux. Notée localement au XIIe siècle, elle remontait sa filiation avec certitude à l'an 1300. En 1347, Thomas de Sailly est maïeur de Péronne. En 1771, Jean de Sailly est chambellan du duc de Bourgogne. Aymar de Sailly, marquis de Sailly, deuxième du titre, lieutenant général des armées du roi et ancien gouverneur de Saint-Venant, né en 1655, mort en 1725 en son hôtel parisien, est inhumé suivant sa volonté dans la chapelle de son château de Sailly. Sa petite-fille Marie-Louise de Sailly, fille de Louis-Hector de Sailly, épouse du marquis de Montaigu, meurt à Sailly en 1798. C'est l'épouse du dernier seigneur du lieu et la dernière du nom.
(Jacques Dulphy)
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Le château féodal fut assiégé en 1552 par les Impériaux et libéré par la garnison de Péronne.
Charles, premier marquis de Sailly, épouse en 1649 Marie-Claude de Monchy, ils sont les constructeurs présumés du nouveau château.
Leur fils Aymar-Louis, né en 1655, lieutenant-général des Armées du Roi, mourut en 1725 en son hôtel parisien mais demanda à se faire inhumer dans sa terre picarde.
Son fils Louis-Hector, premier gentilhomme de la Chambre du prince de Conti, colonel de son régiment, fut le dernier marquis de Sailly.
A sa mort en 1779, le château échut à l'aînée de ses filles, Marie-Louise de Sailly, marquise de Montaigu en 1777, qui s'y retira prudemment pendant la Terreur et y mourut en 1798.

De Montaigu : d'argent à deux bandes de sable, accompagnée de sept coquilles du même.
Auguste-Louis-Gabriel, comte de Montaigu (1780-1846), le second de ses petits-fils épousa en 1800 Blanche de Maillé, dame d'honneur de la reine Marie-Antoinette, colonel de cavalerie et chambellan de Napoléon 1er, il mena par la suite grand-train, dilapidant allègrement sa fortune.
Abandonné à ses créanciers, le domaine fut mis en adjudication en 1825.
Privé de ses collections, vendues aux enchères et finalement acquis par la famille Coste, le château perdit sa vocation résidentielle et une fabrique de sucre s'installa dans les galeries de cette demeure autrefois si somptueuse.
Ce bel édifice a entièrement disparu au cours de la bataille de la Somme en octobre 1916, en même temps que le village.
La chapelle seigneuriale, reconstruite sous le Second Empire, jouxtait l'ancienne église.
Le château se trouvait à l'ouest du village, à l'emplacement actuel du terrain de football.
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Eglise Saint Vaast
En 1876
Ruines de l'église après la Première Guerre mondiale
église actuelle








