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Blasons des communes de la Somme.

Vraignes-les-Hornoy

Publié le 23 Avril 2020 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy à partir des armes de la Famille Le Couvreur.

Vraignes-les-Hornoy

 

Une partie considérable du territoire appartenait à la commanderie de Saint-Maulvis et l'autre partie relevait d'Hornoy

Regnault de Vraignes était commandeur en 1336.

Au 15ème siècle, on trouve Jean Le Couvreur, homme d'armes des Ordonnances, mort en 1484.

Son troisième fils Raoul Le Couvreur, marié en 1492 à Marie-Louise d'Ainval, il meurt en 1520.

Puis son fils Jacques Le Couvreur, échevin d'Amiens en 1574, marié en 1554 avec Marie de Mons, il meurt en 1597 en défendant la ville d'Amiens contre les Espagnols.

Son petit-fils, également prénommé Jacques, fils de Jean seigneur de Fourdrinoy, acquis la seigneurie en 1675, il était lieutenant particulier au bailliage et siège présidial d'Amiens, il meurt en 1706.

Vraignes-les-Hornoy

 

Armorial général de France (d'Hozier-édit.1696)

Vraignes-les-Hornoy

Le Couvreur : d'or, à un sanglier de sable passant à travers un buisson de sinople.

De son mariage avec Marguerite Picquet de Dourier en 1667, il eut Adrien Le Couvreur, président-trésorier de France à Amiens, dit Monsieur de Vraignes, il résidait ordinairement à Amiens, c'est là qu'il meurt en 1719 sans postérité, laissant ses biens à sa seconde épouse Marie-Adrienne Picquet de Dourier, qui contracta une seconde union avec le marquis de Boulainvilliers.

En 1735, Louis-Joseph d'Hallencourt, marquis de Boulainvilliers demeurait en son "château de Vraigne " avec son épouse. 

Vraignes-les-Hornoy

Le 22 octobre 1748 était célébré dans la chapelle seigneuriale le mariage de sa fille Adrienne avec Anne-Gabriel de Saint-Saire, comte de Grisolle, lecteur de la Chambre du Roi.

Le 22 mai 1785, le marquis de Boulainvilliers, prévôt de Paris, fit disperser l'entier mobilier de son château de Vraignes.

Quelques années plus tard Gabrielle de Saint-Saire suivit son mari Emmanuel de Crusol d'Uzès en émigration.

Déclaré bien national et adjugé en l'An III, le château a entièrement été démoli et son site bouleversé au point de ne rien conserver de l''état original.

                                                                    ***

                                                 Eglise Saint-Valery

Reconstruite en 1864

Vraignes-les-Hornoy

en 1876 aquarelle d'Oswald Macqueron (Bibliothèque municipale d'Abbeville)

Vraignes-les-Hornoy

 

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Crouy-Saint-Pierre

Publié le 18 Avril 2020 par remus80

Crouy-Saint-Pierre

 

http://armorialdefrance.fr/ 

 

Écartelé: aux 1er et 4e d'argent à trois fasces de gueules, aux 2e et 3e d'argent à trois doloires de gueules, celles du chef adossées.

***

Armes de la famille de Crouy, ou De Croÿ, qui donna les ducs de Croÿ, originaires de ce village.

Le très petit village de Crouy (commune de Crouy-Saint-Pierre depuis 1972 après le rattachement de Saint-Pierre-à-Gouy) a donné naissance à l'illustre famille De Croÿ, dont il n'est pas nécessaire de rappeler l'histoire et les mérites.
La famille De Croÿ apparaît comme seigneur du lieu au début du XIIIe siècle. Premier connu, en 1207, Gillon de Croÿ, seigneur de Crouy, fait remise aux religieux de l'abbaye du Gard toute proche des dîmes perçues par ses soins sur les terres qu'ils possèdent à Crouy.

Crouy-Saint-Pierre


La famille De Croÿ portait "écartelé: aux 1er et 4e d'argent à trois fasces de gueules, aux 2e et 3e d'argent à trois doloires de gueules, celles du chef adossées", encore que les armes originelles fussent simplement "d'argent à trois fasces de gueules" et que n'y ont été ajoutées en écartelé celles des De Renty (trois doloires) qu'après le mariage en 1354 de Guillaume de Croÿ, chevalier, sire de Crouy et d'Airaines, chambellan de Philippe Le Hardi, avec Isabeau de Renty.

La seigneurie de Crouy fut élevée au rang de duché tenu du roi par Henri IV en 1598. Plusieurs branches se développèrent jusqu'au 18e siècle.
En 1767, il ne restait plus que la branche des De Croÿ-Solre, toutes les autres étant éteintes. Les trois fils d'Auguste, dernier des De Croÿ, fondèrent alors les branches actuelles, chaque branche étant ramifiée en plusieurs sous-branches. On trouve à ce jour les branches de France, de Belgique, de Bohême, d'Autriche et de Westphalie. Quant au petit village de Crouy, il resta dans le domaine de la famille de Croÿ jusqu'à la Révolution.
(Jacques Dulphy)

***

On relève le nom de Croy en 1066 dans un acte de fondation de la collégiale de Picquigny dans lequel on apprend que le village appartient alors à Eustache de Picquigny, vidame d'Amiens.

La famille de Croy possédait un château près de l'église, il existait encore lors de l'extinction du duché au début du 18ème siècle.

On relevait alors quelques fiefs et fermes importantes.

1) Le fief de Saint Albin ou Saint-Aubin, situé à l'emplacement de l'actuel cimetière dont Robert de Lignières était le seigneur en 1204.

2) Le fief de Rivières, dont le seigneur était Eustache de Rivières en 1174, puis son fils Robert en 1224, en 1284 Jean-Raoul de Rivières vend à l'abbaye du Gard

3) Le fief de Rouvroy, situé entre Hangest et Croy.

Appartient à la famille de Rouvroy jusqu'en 1289, l'abbé du Gard en fit l'acquisition en partie et reçut l'autre partie en donation, jusqu'en 1547 où il céda une partie à Jean Fossier. 

Revendu plusieurs fois, il appartint en 1609 à Jean Pioger, seigneur de Valines.

En 1618, Joseph Pioger devint acquéreur.

En 1665, N.Pioger seigneur aussi de Nibas et Rembehem, fut assassiné  par sa domestique non loin de Bichecourt, il fut inhumé dans l'église.

En 1681, M.de Barberey, commandant du Roi, époux de dame Charlotte Pioger.

En 1705, Pierre de Rimé, fils du premier mariage de Charlotte Pioger

En 1750 Claude de Mons d'Hédicourt.

4) La ferme du Quesnot, dont la dîme revint à l'abbaye en 1205 fut acquise en 1224 de Hugues de Fourdrinoy.

***

L'église Saint Firmin

L'ancienne église romane fut détruite en 1884.

Crouy-Saint-Pierre

 

La nouvelle église fut construite en 1887.

Crouy-Saint-Pierre

en 1892

***

Abbaye du Gard

 

Crouy-Saint-Pierre

D'azur à la fasce d'argent, chargée d'un coeur de gueules (armorial d'Hozier)

 

Abbaye cistercienne fondée en 1137 par Gérard de Picquigny, vidame d'Amiens.

Elle fut ruinée pendant la guerre de Cent-Ans.

A partir de 1518 elle fut placée sous le régime de la Commende.

En 1657, le cardinal de Mazarin devient abbé commendataire.

Au 18ème siècle, les moines doivent abattre le cloître et le dortoir pour le projet de reconstruction dont la première pierre fut posée le 1 avril 1752.

Crouy-Saint-Pierre

En 1790, la Révolution la déclare "bien national", puis vendue, une partie des bâtiments est démolie, l'église abbatiale tombe en ruine, son mobilier est vendu.

 

Sous la Restauration, des Trappistes s'installent de 1815 à 1845, ils entreprirent de faire reconstruire la chapelle abbatiale, la Première pierre est posée en 1820 et les travaux achevés en 1824.

Crouy-Saint-Pierre

En 1867

de 1848 à 1906, occupée tour à tour par différents ordres religieux.

L'abbaye fut ensuite vendue à des particuliers qui en cédèrent les matériaux et en ruinèrent une nouvelle fois les bâtiments qui se retrouvèrent à ciel ouvert.

Crouy-Saint-PierreCrouy-Saint-Pierre

 

En 1967 le père Paul Dentin, fondateur de la congrégation des frères auxiliaires du clergé, décide d'y installer la maison-mère de son ordre, il fait restaurer le bâtiment abbatial, la toiture est reconstituée.

Crouy-Saint-Pierre

En 2001, les bâtiments sont vendus à un promoteur privé qui y crée une résidence d'appartements de standing.

Aujourd'hui outre le logis abbatial, sont visibles la salle capitulaire, quelques éléments du cloître et les ruines de l'église abbatiale.

Crouy-Saint-Pierre

Crouy-Saint-Pierre

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Souplicourt

Publié le 14 Avril 2020 par remus80

Ancienne commune, rattachée à Hescamps depuis 1972.

 

De 1177 à 1183 nous trouvons Alfred de Souplicourt

En 1262 l'écuyer Hugues de La Chapelle

1308 à 1402 la famille de Beaufort, dont Gillon de Beaufort appelé aussi Gilles de Souplicourt, époux d'Agnès d'Ainval.

En 1402 il vend la seigneurie à M. Guillaume Lefè(b)vre, notaire de l'évêché d'Amiens.

Le 28 avril 1430, sa fille Marguerite Lefebvre épouse l'écuyer Jacques de Coquerel et lui apporte la seigneurie jusqu'en 1493.

C'est à partir du 20 avril 1493 que l'on voit apparaître la famille de Saint-Blimond avec le mariage de Madeleine de Coquerel avec Robert de Saint-Blimond.

En 1517 Renaut I de Saint-Blimond épouse Michelle (Marie) Bigant, il meurt en 1544 ou 1545.

Souplicourt

d'or à la croix engrêlée de sable

Son fils Renaut lui succède, mais meurt très jeune...le domaine revient à son second fils Jean de Saint-Blimond en 1554, il épouse en 1559 Françoise de La Sengle et tient la seigneurie jusqu'en 1569.

Son fils Antoine de Saint-Blimond prend la suite, il épouse en 1585 Anne de Louvencourt, c'est lui qui fit construire le château à cette occasion.

Charles de Saint-Blimont lui succède en 1616, il épouse Marie de Carvoisin d'Achy le 24 août 1616.

En 1644 c'est François de Saint-Blimond qui devient le nouveau seigneur, après son mariage avec Françoise-Charlotte Le Normand de Tronville, surnommée "la dame à la couleuvre" dont parle Tallemant des Réaux dans ses "Historiettes", elle se remaria en 1656 avec René de Lallier.

En janvier 1663, Jeanne-Gabrielle de Saint-Blimond, fille unique de François et Françoise-Charlotte, épouse Jean de Lallier, seigneur de Saint-Lieu.

Souplicourt

De Lallier : d'azur, à un alisier arraché d'or, au chef cousu de gueules chargé de trois besants d'or 

En 1724 leur fils René de Lallier épousa, à Fricamps, Marie-Jeanne Pingré d'Embreville. 

Depuis 25 ans déja, le domaine n'appartenait plus aux Lallier, écrasés de dette et ne pouvant plus pourvoir aux réparations des bâtiments vétustes, ravagés par des incendies.

Marie-Jeanne, Charles-Alexandre et Charlotte Lallier l'avaient vendu au duc de Noailles, agissant pour le compte de son fils Philippe, futur prince de Poix.

Un moment utilisé à loger le fermier, le château n'existait plus lors du départ pour l'émigration en 1794 de Marc-Antoine de Noailles, qui amena la confiscation du domaine déclaré acquis à la nation et son adjudication prononcée le 3 septembre 1794.

Souplicourt

de Noailles : de gueules à la bande d'or

Il en reste des vestiges au fond de la place plantée de tilleuls, un corps de bâtiment en briques à cordon de pierre et un superbe portail brique et pierre de style Louis XIII.

Souplicourt

en 1877

Souplicourt

Photo : André Guerville

***

Eglise Saint Samson

Construite fin XV-début XVIème

Souplicourt

aquarelle d'O.Macqueron en 1877

 

Souplicourt

 

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Contalmaison

Publié le 9 Avril 2020 par remus80

 

 

Contalmaison

 

 Écartelé : au 1er d'azur à une aigle d'or, aux 2e et 3e de gueules à une étoile d'or, au 4e d'azur à deux merlettes d'or rangées en fasce ; sur le tout, d'or à trois chevrons d'azur, au pal du même brochant.

                                                                       *

Les armes de la commune de Contalmaison ont été adoptées par le conseil municipal lors de sa réunion du 12 février 2021.
Après une demande exprimée par la commune auprès de Jacques Dulphy, plusieurs projets ont été élaborés avec la participation de Rémy Godbert, et des dessins de Daniel Juric (blason) et Arcady Voronzov (ornements extérieurs).
A l'exception de l'écu central, les armes de Contalmaison sont la reprise à l'identique de celles de la famille De Hangre. De cette famille, aujourd'hui éteinte sont issus les seigneurs et châtelains de Contalmaison du XVIe au XVIIIe siècle. Le domaine resta dans la famille De Hangre jusqu'en 1780.
En 1780, Elisabeth-Louise de Hangre, héritière de la seigneurie de Contalmaison, épousa Pierre-Gilbert du Peyroux, marquis et capitaine au régiment des dragons de la reine. Suivant le voeu exprimé par la commune, et avec l'accord de M. Bernard du Peyroux, représentant actuel de cette famille, les armes de la maison du Peyroux ont été placées en coeur, brochant sur le tout. Pierre-Gilbert du Peyroux son ancêtre fut, par son mariage, le dernier seigneur de Contalmaison.
(Jacques Dulphy)

Contalmaison

 

 Dessin d'Arcady Voronzov (Russie)

(Avec son aimable autorisation)

 

Contalmaison

*

 

 Baudouin Le Paumier en était seigneur au XIIIème siècle.

Contalmaison

Sceau de Baudouin Le Paumier 1263 conservé aux archives départementales de la Somme.

écu au chef d'hermine cantonné à dextre d'une molette d'éperon, à une main appaumée brochante sur le tout.

 

Ensuite la seigneurie dépendait des seigneurs d'Ancre, puis de Fricourt en 1438.

En 1540, Jean de Fricourt est cité comme seigneur.

Issu d'une famille originaire du pays de Liège, fixée à Ancre ( future Albert), au début du XVIème siècle, Olivier de Hangre épousa en 1554 Marie de Fricourt, dame de Contalmaison. ( d'après l'abbé Paul Decagny)

Contalmaison 

Armorial d'Hozier (1696)

Contalmaison

 

 

Le château fut élevé au XVIème siècle près de l'église, dans le haut du village.

Il fut restauré après l'incendie causé au milieu du XVIIème siècle par les Espagnols.

Adrien de Hangre, seigneur de Contalmaison maria sa fille Marie-Françoise, en 1722, avec Maximilien-François Obert de Courtembus

Il appartenait à la fin de l'Ancien Régime à Elisabeth de Hangre, qui avait épousé en 1780 Pierre-Gilbert, marquis du Peyroux, capitaine au régiment de la Reine.

Contalmaison

du Peyroux : d'or à trois chevrons d'azur, au pal du même brochant sur le tout.

 

Alphonse, marquis du Peyroux, épousa en 1821 Joséphine de Herte.

 

Marie-Joseph-Léon du Peyroux (1824-1884) épousa en 1848 Cécile-Marie de Vallois.

Il fit remplacer le vieux château en 1862 par une élégante habitation seigneuriale, en forme de donjon quadrangulaire, construite très librement dans le style Renaissance.

En 1892, on célèbre le mariage d'Emilie du Peyroux, fille de Marie-Joseph-Léon du Peyroux, avec René de Puisieux.

Contalmaison

Le village fut au coeur des furieux combats livrés par les troupes britanniques au cours de l'été 1915, il fut totalement rasé.

Les caves du château en ruines servirent d'hôpital militaire.

Contalmaison

Contalmaison

Contalmaison

ContalmaisonContalmaison

le château en ruines

 

***

Eglise Saint-Leger

Détruite en 1915 , reconstruite entre les deux guerres.

Contalmaison

Ancienne église en 1877

Contalmaison

en 1915

Contalmaison

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Becquigny

Publié le 5 Avril 2020 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy en reprenant les armes des de Roye et celles de l'abbaye Saint-Corneille de Compiègne, le comble ondé évoque la rivière Avre qui borde le territoire. 

Becquigny

 

Village très ancien, d'après un acte de 1163 la famille de Roye et les moines de l'abbaye de Saint-Corneille de Compiègne avaient des droits communs

La terre resta dans la famille de Roye jusqu'à la fin du 14ème siècle, en 1410 Marie de Roye épouse Jean V d'Hangest, seigneur de Davenescourt.

Ensuite David de Brossard, seigneur de Grosménil qui épouse Judith d'Ainval ,dame du Quesnel.

Leur fils, Daniel de Brossard, capitaine de cavalerie, fut un ardent huguenot, marié à Anne Dupuis.

Becquigny

de Brossard : de sable, au chevron d'or accompagné en chef de deux besants et en pointe d'une molette d'éperon, le tout de même.

Leur château devait se situer sur la colline voisine, à proximité de l'ancienne église romane.

Le prêche de Becquigny avait été fermé en 1665, la révocation de l'Edit de Nantes signifia l'exil; en août 1687 le Présidial de Caudebec le condamna aux galères par contumace, pour tentative d'évasion du royaume.

Saisie et mise en adjudication, la terre fut acquise par Antoine Berthe, dont la veuve Marie Morel testa en 1736 en faveur de Jean-Baptiste de Sachy, seigneur de Saint-Aurin.

Becquigny

de Sachy : échiqueté d'argent et de sable, à la bordure d'azur.

Jacques de Sachy, seigneur de Saint-Aurin, épousa Jeanne-Elisabeth Pingré, qui fut inhumée dans l'église en 1781.

Au début du 19ème le mariage de Beatrix de Sachy fit entrer le domaine dans la famille de Pollier de Vauvineux.

Becquigny

 

de Pollier de Vauvineux

D’argent à trois fasces de gueules accompagnées en pointe d’une corneille de sable; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’argent

Cédé vers 1885 aux Beaurepaire de Louvagny.

Et en 1904 à la famille Pointin.

Il appartient de nos jours à M. et Mme Philippe d'Ulst.

Le château est daté de 1724 par les ancres de fer, il subit d'importants dommages en 1918.

Becquigny

Becquigny

 

Becquigny

 

                                                                       *

                                                    Eglise Saint-Martin         

L'ancienne église du XIIème siècle était située sur la colline, près du château.

Becquigny

En 1876 (aquarelle bibliothèque d'Abbeville)

Brûlée par les Espagnols en 1653, elle sera reconstruite et utilisée jusqu'en 1916 où elle fut bombardée, l'armée française s'était positionnée près du cimetière et de l'église.

Elle ne fut pas reconstruite sur les lieux, les ruines romantiques subsistent avec un portail

roman.    

Becquigny

Au-dessus de l'entrée trône une tête de Baphomet 

Becquigny

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Brutelles

Publié le 1 Avril 2020 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason soumis par Jacques Dulphy reprenant les armes des de Monchy-Montcavrel avec les roseaux du marais.

Brutelles

S'appelait Broutelles Notre-Dame au XVème siècle.

Le Hamel, petit hameau Aujourd'hui, formait un fief distinct.

 

La seigneurie dépendait de la châtellenie de Saint-Valery.

La seigneurie appartenait à la maison de Monchy-Montcavrel

Brutelles

de Monchy : de gueules à trois maillets d'or, posés 2 et 1.

En 1488, Pierre de Monchy bailla à rente perpétuelle à Marquin Pocholle et Jehan Pocholle son fils (riches laboureurs), le chef-lieu et le manoir.

En 1636 Gilles Pocholle épousait Marie de Boullongne, dame du Hamel, désormais il sera messire Gilles de Pocholle, écuyer, seigneur de Bromicourt.

Le village fut incendié en 1685.

En 1779, elle appartenait à Jacques-Thomas Lhéritier, conseiller aux deux conseils supérieurs de Saint-Domingue.

                                                             Fief du Hamel-les-Broutelles

Possession des Tyrel puis des Rambures au 14ème siècle, des Courcelles et des Tacquet au 15ème.

Après la mort sans postérité de Hugues Tacquet, sa succession échut à son cousin Antoine de Boulongne (Boulogne) en 1550.

Brutelles

Boulongne ou Boulogne : de gueules à la croix d'argent, cantonnée aux 1 et 4 d'une aigle éployée d'argent et aux 2 et 3 d'une licorne rampante du même.

En 1602, dans son contrat de mariage Hugues de Boulongne, lieutenant particulier en la châtellenie de Saint Valery, faisait état de sa maison du Hamel.

Brutelles

 

Brutelles

merci à Jean-Noël Marchiset

Marie de Boulongne, sa fille, épousa en 1636 Gilles de Pocholle, ambitieux personnage issu d'une famille de laboureurs, qui se disait seigneur de Bromocourt et qui engagea un long procès contre me marquis de Monchy-Montcavrel, seigneur de Brutelles, il réussit avec persévérance à se faire anoblir par charge avant de mourir en 1657.

Armoiries de Pocholles : de gueules à la croix d'or, accompagnée d'un épervier s'essorant de même.

Son fils Jean-Baptiste poursuivit cette rapide ascension sociale et en 1706, sa petite-fille Jeanne-Thérèse, très bien faite et très riche, épousa un illustre personnage Louis de Sourches, comte de Montsoreau.

Lorsque en 1723 elle mourut, son frère Jean-Baptiste, lieutenant du Roi à Clermont en Beauvaisis, hérita de la seigneurie du Hamel-les-Broutelles dont il ne tarda pas à se défaire.

L'acquéreur fut Bernard-Gilles Coste de Champéron, lieutenant de vaisseau du Roi, il la céda à son tour en 1769 à Charles-René Despretz de Soligny.

Converti à usage agricole et devenu au 19ème siècle propriété de la famille Hecquet d'Orval, le manoir appartenait à M.Le Sellier de Chezelles lorsque René Van Poperinghe y avait le siège de son exploitation agricole entre 1925 et 1970.

Brutelles

 

Vendu par la suite il a été détruit par un incendie lors d'un violent orage, seuls subsistent une section de dépendances en colombage.

                                                                    ***

                                   Eglise Assomption de la Vierge

 

Brutelles

 

en 1859

Brutelles

armoiries en pierre dans la cour du presbytère

N'appartiennent à aucune famille seigneuriale du lieu, ce serait celles des voisins de  Vaudricourt, ils avaient bien des griffons comme supports, la brisure au lambel se rencontre chez eux : Jean de Vaudricourt, seigneur de Laleu portait : de gueules à un orle d'argent surmonté d'un lambel de même.

Brutelles

merci à Jacques Dulphy

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Vron

Publié le 29 Mars 2020 par remus80

Vron 

D'azur à trois chevrons d'or

http://armorialdefrance.fr/

***

La commune utilise ces armes depuis le début des années soixante-dix. On les retrouve sur les plaques de rues posées à cette époque, puis sur les documents administratifs et les bulletins communaux. Elles figurent encore aujourd'hui sur le site Internet de la mairie de Vron. Mais (...) la mairie n'est pas en mesure d'en donner l'explication. Elles ne correspondent à aucune famille seigneuriale du lieu, à aucun sceau ancien, à aucune composition récente soumise à la municipalité... Mais ce sont les armes de Vron, avec leur mystère.
(Jacques Dulphy)

*

L'ancienne commune d'Avesnes fut absorbée par Vron.

 y avait deux seigneuries séparées par la route d'Abbeville à Montreuil.

1) Vron-Ponthieu-Avesnes

Tenue en 1336 par Colart d'Avesnes, cette famille gardera la seigneurie jusqu'en 1507 où elle passera à Guillaume du Quesnoy.

Jérôme Fertin la possédera dès 1540.

Vron

Fertin d'Artois: de sable à la fasce d'argent accompagnée de trois trèfles du même (Grand Armorial de France). 

Flour de Fertin, son petit-fils,mourut sans postérité, laissant ses biens à sa soeur Elisabeth, épouse en premières noces de César de Bacouel, vicomte de Saigneville, qui fut tué en duel à Abbeville en 1644.

Le jugement qui suivit priva César de Bacouel de sa noblesse à titre posthume, et aussi de ses biens qui furent attribués à sa femme.

A la mort de Philippe de Bacouel en 1689, ses biens revinrent à son demi-frère, le marquis de Saint-Blimond, né du second mariage d'Elisabeth de Fertin avec André II de St Blimond.

En 1757, Joseph-François Wignier acheta la seigneurie, avocat au Parlement puis procureur du Roi en la sénéchaussée d'Abbeville, il possédait en 1775 une maison seigneuriale bâtie en briques, il avait épousé en 1749 Marie-Anne Lefebvre d'Hardicourt.

Son fils Charles-François (1750-1818) épousa en 1794 Gabrielle Blondin de Bazonville, il fut maire de Vron sous la Restauration.

Vron

D'azur au chevron d'or, accompagné de trois étoiles d'argent, posées 2 et 1.

 

Cette sobre demeure fut entièrement transformée dans les dernières années du 19ème siècle, dans un style néogothique pittoresque, à la demande de Charles-Adrien Wignier d'Avesnes et de sa première épouse Antoinette Jacquemin de Châteaurenault décédée en 1876, il se remaria en 1880 avec Marie-Françoise-Henriette du Tertre d'Elmarcq.

Vron

 

photo: JN Marchiset

 

Vron

Du Tertre : d'argent à trois aigles bicéphales éployées de gueules, becquées et membrées d'azur.

Les armoiries sur le fronton sont celles des Wignier d'Avesnes accolées à celles des du Tertre d'Elmarcq.

 

L'architecte Delfortrie transforma l'ancienne église qui s'élevait de l'autre côté de la route, en conservant le choeur, une grande chapelle funéraire.

Vron

 

 

Vron 

Sur le fronton : Ce sont les armes de Charles-Adrien Wignier et celles de son épouse Antoinette Jacquemin de Châteaurenault 

Vron

Jacquemin de Châteaurenault : d'argent au chevron abaissé de gueules, accompagné en chef d'une aigle éployée d'azur et en pointe d'une main de sable.

 

Dans les années 1970 le domaine appartenait à Mme Ludovic de Palmaert, née Wignier d'Avesnes.

Il appartient de nos jours à Jean-François Dufour.

*

2) Vron-Franchise

en 1444 on trouve Clémence du Quesnel, épouse de Bauduin du Mont

En 1506 Pierre de La Forge

En 1550 François Jolt puis en 1567 Jean de Cressen

de 1653 à 187 Marie de Bernes, épouse de Charles de Fontaines.

Cette famille gardera la seigneurie jusqu'en 1780 avec François-Aléaume de Fontaines. 

Vron

de Fontaines : d'or, à trois écussons de vair de quatre traits.

***

Eglise Saint André

Le choeur a été construit de 1520 à 1550, il est voûté en étoile et prolongé d'un modeste vaisseau percé de fenêtres ogivales.

Vron

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Bouzincourt

Publié le 28 Mars 2020 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy en reprenant le blason des sires de Bouzincourt et les neuf coquilles du sceau .

De sinople à la fasce d'argent, accompagnée de neuf coquilles d'or rangées en orle, quatre en chef et cinq en pointe.

Bouzincourt

 

Les premiers seigneurs du nom de Bouzincourt étaient feudataires des comtes de Saint-Pol, qui étaient seigneurs d'Ancre.

Au 12ème siècle Lambert de Bousincourt parait au nombre des seigneurs qui souscrivent à la charte de la commune d'Ancre.

1281 Gilles de Bousincourt dont le sceau est conservé aux archives départementales de la Somme.

Bouzincourt

 

une fasce et neuf coquilles en orle

En 1300 le père Daire mentionne un nommé Raoul avec le titre de maïeur de Bousincourt.

En 1362, Jean sire de Bousincourt  était châtelain de la forteresse d'Ancre pour Jacques de Châtillon.

En 1415, le seigneur de Bousincourt en Santerre se trouva au nombre des chevaliers qui moururent sur le champ de bataille d'Azincourt.

Un armorial du XVIème mentionne au nombre des chevaliers portant bannière de la marche de Corbie, le seigneur de Bousincourt, ayant pour armes : de sinople à une fasce d'argent.

BouzincourtBouzincourt

 

La seigneurie passa ensuite à la maison d'Humières lorsque la ville d'Ancre fut érigée en marquisat.

Bouzincourt

D'argent fretté de sable.

En 1695 Louis-Alexandre de Bourbon, duc de Penthièvre en prend possession, puis en 1769 à la famille d'Orléans jusqu'à la Révolution.

                                                                   ***

                                                      Eglise Saint Honoré

L'ancienne église fut détruite pendant la Première Guerre, reconstruite en 1923.

Bouzincourt

en 1874

Bouzincourt

Ancienne église avant-guerre

 

Bouzincourt

Bouzincourt

Bouzincourt

Nouvelle église avec le clocher en forme d'obus

Sous l'église se trouvent des muches creusées vers 1650, elles sont visitables.

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Goyencourt

Publié le 23 Mars 2020 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy en reprenant les armes des Rouillé de Fontaine, en inversant les métaux.

Goyencourt

 

Cités à l'occasion de dons consentis au 13ème et 14ème siècle à l'abbaye d'Ourscamp, près de Noyon, les seigneurs de Goyencourt eurent pour successeurs la famille de Rely puis Jeanne de Benquethun qui épouse Josse de Gourlay, seigneur de Monsures, puis Jacques de Mauchevalier, seigneur de Wailly et Namps.

Goyencourt

En 1506 Jeanne de Mauchevalier, unique héritière de biens considérables, les apporta en mariage à Jean d'Hallwyn, seigneur d'Esquelbecq.

Goyencourt

d'argent à trois lionceaux de sable, lampassés de gueules, armés et couronnés d'or

Un siècle plus tard, Charles Huault de Montmagny acquit d'Antoine d'Hallwyn la seigneurie.

Le château qu'il fit vraisemblablement bâtir dut être reconstruit par son fils Louis, conseiller d'Etat, après le passage des Impériaux en 1636 et le siège de Roye en 1653.

Goyencourt

Huault : d'or, à la fasce d'azur chargée de trois molettes du champ, accompagnées de trois coquilles de gueules.

Jeanne d'Huault épouse en 1660 Robert Guérin des Berseaux, capitaine au régiment de Picardie en garnison à Montdidier, qui meurt en 1678.

Goyencourt

Guérin des Berseaux : d'or à trois lions de sable, onglés, langués et couronnés de gueules.

Pierre, marquis de Ternault, maréchal des logis des camps et armées du Roi, résidait en 1696 au château.

Passés au service de l'Espagne et fixés en Lombardie, les Guérin de Ternault cèdent Goyencourt en 1728 à Nicolas de Sézille, conseiller du Roi à Noyon.

Goyencourt

Sézille : d'azur, au chevron d'argent, accompagné en chef de deux étoiles d'or et en pointe d'une coquille du même.

Angélique-Elisabeth Sézille contracte en 1735 une brillante alliance avec Michel Rouillé de Fontaine, comte de Marly-la-Ville qui sera inhumé en 1774 à Goyencourt.

Goyencourt

Rouillé de Fontaine : d'azur, au chevron d'or, accompagné en chef de deux roses tigées et feuillées d'argent, et en pointe d'un croissant du même.

Elle réussit à préserver le domaine des menées révolutionnaires et se fait restituer l'usufruit de ses biens, mis sous séquestre après le départ pour l'émigration de son fils Alexandre, nu-Propriétaire.

Alexandre Rouillé de Fontaine, mestre de camp, épouse en 1772 Claude-Sophie Caulet de Wasigny, qui possède plusieurs belles terres ardennaises.

Leur fils Michel, député libéral de la Somme sous Charles X et sous Louis-Philippe, il se partage entre la rue de Grenelle de Paris et son château.

En 1828, Stéphanie Rouillé de Fontaine épouse Charles-Philippe de La Myre qui meurt prématurément en 1842.

Sa fille Clotilde fait considérablement agrandir le château après 1861, date de son mariage avec le vicomte Gaston de Contades.

Goyencourt

en 1877

Goyencourt

armoiries du fronton, avec deux lions comme supports, une couronne de marquis et la devise Terror Belli Decus Pacis (Terreur en guerre, ornement en paix).

à droite : de La Myre, avec erreur du sculpteur aux 2 et 3, les merlettes sont devenues des besants !

GoyencourtGoyencourt

 

à gauche : de Contades : d'or à l'aigle d'azur, le vol abaissé, becquée, membrée et onglée de gueules.

Endommagé dès 1914 par l'artillerie, ce vaste édifice est totalement détruit au cours de l'offensive de 1918.

Goyencourt

Goyencourt

La marquise de Montboissier, née Yvonne de Contades, en était propriétaire en 1914, présidente de l'Association "La Somme dévastée", elle fit reconstruire le château une fois la paix revenue, mais lui donna un aspect différent.

GoyencourtGoyencourt

 

Vendu après la dernière guerre, le château semble aujourd'hui à l'abandon.

Goyencourt

Goyencourt

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Guerbigny

Publié le 21 Mars 2020 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy en reprenant les armes de la famille de Roye avec un lambel d'azur comme brisure.

Guerbigny

 

 Il a existé un château-fort construit sous le roi Louis IV d'Outremer, situé sur une colline commandant la vallée.

La seigneurie fit d'abord partie du fief des Grandes Tournelles.

Guerbigny

De La Tournelle : de gueules à trois tours d'or

Robert de La Tournelle, 7ème du nom, n'eut de sa femme Marie de Fignières qu'une fille Jeanne, laquelle épousa Jean 1er de Montmorency.

Guerbigny

de MontmorencyD'or à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d'azur

 

Son fils Jean II épousa Isabeau de Nesle.

Hugues, son fils aîné,chambellan de Charles VI, épousa Jeanne d'Harcourt.

Leur fille Catherine, par la mort de ses deux frères à la bataille de Perche en 1424, sera l'héritière, elle épousa Mathieu de Roye.

Guerbigny

de Roye : de gueules à la bande d'argent

Léonore de Roye, seule héritière, épousa en 1551 Louis de Bourbon-Condé, frère puiné d'Antoine de Bourbon, père d'Henri IV.

Guerbigny

Henri II de Bourbon, prince de Condé, vendit en 1626 à Maximilien de Belleforière, marquis de Soyecourt, il avait épousé en 1618 Judith de Mesme, gouverneur de Corbie en 1636, il rendit la ville aux Espagnols et fut accusé de trahison, ses biens furent confisqués, son château de Tilloloy fut démoli et celui de Guerbigny démantelé.

Guerbigny

de Belleforière : de sable, semé de fleurs de lis d'or

Marie-Renée de Belleforière épousa Timoléon de Seiglière.

Guerbigny

de Seiglière : d'azur à trois épis de seigle, posés 2 et 1 

La maison de Soyecourt n'ayant plus d'héritier mâle se fondit dans celle d'Hinnisdal.

                                                                    *

Plusieurs autres fiefs existaient dont :

Le fief de Beauvillé, donna son son nom à une branche de la famille Cauvel, originaire de Suède, qui s'établit en France vers le 15ème siècle et se divisa en trois branches dont celle de Beauvillé.

Guerbigny

Cauvel de Beauvillé : d'azur à trois gourdes d'argent, posées 2 et 1.

*

Le fief des Maretz

Pierre Bosquillon de l'Etoile le possédait en 1684.

***

Eglise Saint-Pierre

Guerbigny

Avant sa restauration, dessin des frères Duthoit

Guerbigny

L'existence d'une église à Guerbigny nous est connue depuis 1108. L'église actuelle a été construite au xiiie siècle et remaniée aux xve et xvie siècles. Une restauration du pignon de la façade est fut entreprise en 1776 et au xixe siècle on procéda à la restauration du portail et de la toiture des bas-côtés. L'édifice fut endommagé par les combats de la Première Guerre mondiale et fut restauré pendant l'entre-deux-guerres. L'église de Guerbigny est protégée au titre des monuments historiques : classement par arrêté du 20 août 1919.

 

L'église a été endommagée pendant la Campagne de France de mai-juin 1940 et a été restaurée après la Seconde Guerre mondiale.

Guerbigny

La façade triangulaire sans décor sculpté est couronnée au sommet par une statue de saint Pierre assis dans la cathèdre, elle date de 1880 en remplacement d'une plus ancienne.

Guerbigny

photo André Guerville

Guerbigny

Au-dessus de la lucarne, se trouve un écusson aux armes des Bourbon-Condé.

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