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Blasons des communes de la Somme.

Belloy-en-Santerre

Publié le 1 Août 2020 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

La commune pourrait très bien reprendre les armes anciennes ci-dessous des de Tassart, d'autant que la famille est éteinte depuis 1701.

Belloy-en-Santerre

 

 de Tassart : de sable, à la bande d'or chargée de trois coquilles de gueules et accompagnée d'un croissant d'argent ( armes anciennes 15ème siècle).

 

Jean Tassart dit Gavin, écuyer, avait acquis en 1460 la terre, il épousa en 1516 Jeanne de Bar.

Son ultime descendant Louis de Tassart, se maria en 1697 avec Marguerite Morel, dame de Foucaucourt, il mourut en 1701 sans postérité.

Sa veuve laissa Belloy à sa petite-nièce Marie Françoise, qui n'avait que 17 ans en 1755 lorsqu'elle épousa au château Claude-François-Félix Boulenger de Rivery, lieutenant-civil à Amiens, qui en avait 30.

Belloy-en-Santerre

Boulenger de Rivery : de gueules, à trois pals de vair, au franc canton d'or.

Il disparut prématurément trois ans plus tard, sa veuve se remaria avec M.d'Aumale et laissa finalement la terre à son neveu, le lieutenant-colonel  Marie-Jean-Edouard Morel de Foucaucourt (1773-1813), il épousa en 1795 Louis-Alexandrine-Henriette Aubé de Bracquemont.

Belloy-en-Santerre

Morel de Foucaucourt : d'azur, à la fleur de lys d'or, accompagnée de trois glands effeuillés du même, les tiges en bas.

Devise : Nescit labi virtus (La bravoure ne saurait trébucher).

Belloy-en-Santerre

Aubé de Braquemont : de gueules, à huit losanges d'argent mis en croix.

Leur fils Louis-Edouard fit construire une nouvelle demeure au sud du village, élevée à l'est de l'ancien château.

Belloy-en-SanterreBelloy-en-Santerre

Belloy-en-Santerre

 

Son petit-fils Robert-Edouard de Foucaucourt épousa en 1893 Andrée d'Aubigny.

En 1907, il vendit le domaine à M.Dermigny et s'installa cinq ans plus tard à Monsures.

Le château fut entièrement détruit au cours de la Première Guerre.

Belloy-en-Santerre

ce qui resta du château.

 

***

Eglise Saint Martin

Belloy-en-Santerre

Eglise avant guerre

Belloy-en-Santerre

Belloy-en-Santerre

Reconstruction de la nouvelle église entre les deux-guerres.

 

 

 

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Braches

Publié le 25 Juillet 2020 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy, reprenant le chef émanché des D'Ainval de Braches, le champ d'hermines et les bars adossés des de Gaucourt, la coquille d'azur est empruntée au sceau de Pierre de Braches. 

Braches

 

l'annexe de Filescamps se trouve à 1 km.

 

En 1295, l'abbaye de Corbie abandonna le domaine à Raoul de Gaucourt .

Braches

d'hermine à deux bars (ou barbeaux) adossés de gueules.

Braches

sceau de Raoul de Gaucourt (1295) aux archives départementales de la Somme.

En 1465, Raoul d'Ailly, seigneur d'Airaines, reçut de son père la terre de Braches, de son épouse Marie de Filescamps il eut une fille Jacqueline, dont hérita au début du 16ème siècle Jean de Bruges, seigneur de La Gruthuse, gouverneur d'Abbeville.

Braches

de Gueulluy : d'or au chevron de gueules accompagné en pointe d'une aigle d'azur, becquée et membrée de gueules.

Pierre de Gueulluy acheta en 1642 la seigneurie et en 1703 sa petite-fille Yolande du Hollondel, l'apporta en mariage à son voisin Charles d'Ainval, dont la famille originaire du Vimeu possédait depuis la fin du 16ème siècle la seigneurie de Filescamps, isolée entre Braches et Hargicourt.

Braches

d'Ainval : d'argent, à un chef émanché de gueules et une bande d'azur accostée de deux cotices du même, brochant sur le tout, accompagnée en chef d'une molette d'éperon d'azur reposant sur l'argent.

Louis d'Ainval de Braches, leur fils, fut page de la Petite Ecurie du Roi en 1730 et mourut en 1778.

L'une de ses filles fut abbesse du Paraclet et son fils Charles-Louis, comte de Braches (1738-1817), ajouta à ses revenus le produit de l'exploitation des tourbières voisines.

En juillet 1789, il reçut plusieurs gardes du corps du Roi, ses collègues, ce qui le fit accuser de complot, devenu suspect aux autorités révolutionnaires, il finit par émigrer, ce qui entraîna la mise de ses biens sous séquestre et la dispersion de ses meubles en l'An II, la reconstruction n'était pas achevée.

Braches

Antoinette Boula de Mareuil, l'épouse du comte de Braches, resta sur place, divorça et s'arrangea pour faire racheter le château et une partie des bois voisins et remit le tout à son mari, à son retour.

Braches

Boula de Mareuil : d'azur à trois besants d'or.

En 1839, après la mort d'Albert d'Ainval de Braches, ses filles vendirent le domaine à Urbain-Dominique de Beaurepaire-Louvagny qui s'était fixé en Picardie à la suite de son second mariage en 1827 avec Alexandrine de La Myre, il fut un candidat malheureux à la députation, il meurt en 1859 et son épouse en 1869.

Braches

Beaurepaire-Louvagny : de sable à trois gerbes d'avoine d'argent.

Son petit-neveu Henry de Beaurepaire-Louvagny le possédait lors de sa destruction au cours de l'offensive allemande de mars 1918. 

Braches

sépulture d'Ainval dans le cimetière.

                                                          *

                                               Eglise Saint-Martin

L'ancienne remontait au 16ème siècle, elle fut détruite en 1914-1918.

Braches

En 1876.

reconstruite en 1927

Braches

 

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Orival

Publié le 14 Juillet 2020 par remus80

Ancienne commune, devenue commune associée d'Hornoy-le-Bourg en 1972.

 

Dès 1160, il y eut une famille d'Orival paraissant d'ancienne chevalerie. 

Fille d'Henri Le Cornu, seigneur d'Orival, Jeanne Le Cornu épousa en 1400 Jacques de Riencourt, dont les descendants allaient garder la terre pendant près de Quatre siècles.

Fils d'Adrien, reconnu noble en 1573, François de Riencourt reçut en 1573 de la princesse Marie de Lorraine la charge de gouverneur du duché d'Aumale, il épousa Diane de Mailloc qui fut inhumée en 1638 à Orival, comme le furent ses successeurs jusqu'à la Fin de l'ancien régime.

Son fils François épousa en 1626 Catherine de Senemont, fille du seigneur de Monsures.

Son petit-fils épousa en 1642, à Brocourt, Marie de Moreuil.

Vinrent ensuite Jean-Augustin de Riencourt, allié en 1683 à Marie Anne Desfriches de Brasseuse.

Orival

de Riencourt D'argent à trois fasces de gueules frettées d'or.

 

Charles-François de Riencourt épousa Marie d'Angennes, il fit une brillante carrière militaire et obtint l'érection en marquisat de sa terre dans laquelle il se retira et mourut en 1771, à l'âge de 86 ans, il fit embellir l'intérieur du château dans les années 1760.

Son successeur fut son petit-fils Charles-Olivier de Saint-Georges, marquis de Couhé-Vérac qui continua l'embellissement et dota l'église d'une relique de la Vraie Croix, lieutenant général du Poitou et colonel des grenadiers de France, le marquis de Vérac (1743-1828) mena une brillante carrière diplomatique, il épousa en 1760 Marie-Charlotte de Croÿ (décédée en 1779).

Orival

de Saint-Georges : d'argent à la croix de gueules

devise : Nititur Per Ardua Virtus

A la Révolution il partit pour l'émigration et son château fut déclaré bien national  et adjugé à des récupérateurs de matériaux, le 18 thermidor an III la municipalité dénonça, sans résultat, les acquéreurs de l'émigré Vérac qui arrachaient les arbres et démolissaient le château.

Ce château devait remonter au XVIème siècle et avait été agrandi dans la première moitié du XVIIème.

                                                                      *

                                                        Eglise Notre-Dame

L'ancienne fut détruite lors de la bataille du Liger en juin 1940, la nouvelle date de 1954.

Dans l'ancienne, il y avait trois pierres tombales de la famille de Riencourt.

Orival

en 1876.

Orival

Orival

Eglise actuelle

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Bresle

Publié le 8 Juillet 2020 par remus80

Bresle

http://armorialdefrance.fr/ 

 

d'azur aux trois gerbes de blé d'or

*

Ce sont d'abord les armes de la famille De Bresle, connue pour avoir donné d'anciens seigneurs du lieu.
Ce blason est décrit notamment dans l'Armorial général de Rietstap (1884). Le domaine de Bresle était sous l'ancien régime divisé en trois seigneuries.

1) l'une mouvante du fief de Morlaine qui relevait de l'évêché de Beauvais, appartenant aux Ceslestins d'Amiens.

2° L'autre mouvante du comté de Corbie, appartenant en 1186 à Wautier d'Heilly, en 1294 à Colard de Breele (forme ancienne du nom), en 1337 à Wautier de Breele.

Vers 1490 à Adrien d'Hénencourt, doyen du chapitre de la cathédrale d'Amiens, dès lors l'histoire se confond avec la seigneurie d'Hénencourt.

Bresle

d'Hénencourt : d'argent à trois maillets de sable.

 

3) la troisième, dite de Brunalieu, assisie en parties sur les territoires de Ribemeont et d'Heilly, était tenue en pairie de l'abbaye de Corbie, son sort était lié à celui de Ribemont et d'Heilly.

Le village fut envahi et pillé par les Espagnols en 1636, lors du siège de Corbie. 

***

Eglise Saint-Léger

Bresle

en 1877

Bresle

La cloche est datée de 1768 et porte les armes et les noms de ses parrain et marraine : Henri-Louis, marquis de Lameth et Marie-Thérèse de Broglie, comtesse douairière de Lameth.

Bresle

Bresle

Bresle

BresleBresle

 

de Lameth : écartelé ; aux 1 et 4 : de gueules, à la bande d'argent accompagnée de six croisettes recroisettées au pied fiché du même (Lameth Picardie).

Au 2 : d'argent à trois maillets de sable (Bussy)

Au 3 : d'or, fretté de gueules, brisé d'un franc canton d'or chargé d'une étoile à six rais d'azur (Neuville-Artois)

De Broglie : d'or, au sautoir ancré d'azur.

 

 

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Bovelles

Publié le 2 Juillet 2020 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

 Projet de blason proposé par Jacques Dulphy associant les armoiries de la famille Vaquette de Gribeauval avec un lys de jardin au naturel symbolisant Notre-Dame de la Nativité, patronne de l'église.

Bovelles

 

 

Le plus ancien seigneur connu est Robert de Riencourt en 1297, seigneur en partie; on trouve ensuite Gilles de Loveroy en 1326 et Jean de Loveroy en 1387.

Regnier La Porte, sur lequel Antoine de Lorraine, seigneur de Boves, exerça le retrait féodal en 1419.

Charles de Lorraine, duc d'Aumale, vendit sa partie à Jean de Herte en 1587, mais la vente aura été annulée car il revendait l'année suivante à François de Boubers, seigneur de Vaugenlieu.

Pendant ce temps, dès 1364, Jacques Compère, bourgeois d'Amiens, était aussi seigneur de l'autre partie.

Puis en 1469 François de Bilques, dont la famille conserva la seigneurie jusqu'à Jeanne de Bilques qui épousa François de Boubers en 1588, réunissant ainsi les deux parties.

Cette famille conserva la seigneurie jusqu'à Marie-Thérèse de Boubers, dont son petit-neveu  Charles-Louis de La Fons des Essarts, héritier des Boubers, vendit la terre en 1769 à Jean-Baptiste Vaquette de Gribeauval, lieutenant-général des armées du Roi.

Bovelles

Vaquette de Gribeauval : d'argent, à une fasce d'azur chargée de trois vaches passantes d'or et accompagnée de trois molettes d'éperon de gueules.

Il fit entreprendre la construction du château qui dura une dizaine d'années, terminé semble-t-il en 1786.

Bovelles

 

Bovelles

Demeuré célibataire, il décède en 1789 et laisse son domaine à son neveu Jacques Le Quieu de Moyenneville, lieutenant-colonel d'infanterie, dont hérita sa fille Marie-Victoire qui épousa Victor de Francqueville, maire de la commune de 1810 à 1866.

Bovelles

Le Quieu : d'azur à un chevron d'or, accompagné de trois gerbes de blé de même, deux en chef et une en pointe.

Bovelles

de Francqueville : d'azur à une étoile  à cinq rais d'or, surmontée d'un lambel du même à trois pendants.

C'est Madame de Francqueville (1788-1863) qui donna au château son aspect définitif.

Bovelles

A sa mort elle lègua le domaine à son neveu Auguste du Bos, descendant d'une soeur du général, il sera maire de 1867 à 1892.

Bovelles

d'argent, à un lion de sable, armé et lampassé d'azur.

A Henri du Bos, succédèrent son fils Jean, tué en 1915, puis son neveu Georges, décédé en 1957, père de France du Bos (décédée en 2017) épouse de Jacques de Larosière de Champfeu (né en 1929).

Cette famille est toujours propriétaire du château.

Bovelles

de Larosière : d'or, à trois roses de gueules boutonnées d'or et pointes de sinople.

 

Occupé en 1940 par l'armée allemande puis par la division SS Hohenstaufen, le château a été restauré.

Bovelles

 

Bovelles

photo : Jean-Noël Marchiset

La demeure du XVIIIème siècle en briques, située près de l'église doit être celle de la famille d'Elisabeth Romanet, épouse d'Adrien Vaquette de Gribeauval et mère du futur général et de ses six frères et soeurs.

Bovelles

Bovelles

photo: Markus3

**

Eglise Notre-Dame de la Nativité

Reconstruite de 1868 à 1870 dans le style néo-classique, grâce aux dons de la famille de Franqueville, bénite en 1874.

Bovelles

En 1870

Bovelles

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Quesnoy-sur-Airaines

Publié le 28 Juin 2020 par remus80

 

              Quesnoy-sur-Airaines 

https://armorialdefrance.fr/ 

 De gueules au chêne d'or et à l'écu d'hermine à trois fleurs de lis au pied nourri de gueules, brochant en coeur; au chef échiqueté d'azur et d'argent.

    Création Jacques Dulphy.

 

Le chef échiqueté et le champ de gueules sont empruntés aux armes des D'Ailly.

En 1358, Robert de Picquigny donne la seigneurie à son filleul Robert d'Ailly. Lui succèdent notamment: Bauduin d'Ailly, dit Beaugois, vidame d'Amiens en 1382, puis son frère Mathieu d'Ailly, dit Sarrazin, en 1385 et Jean d'Ailly en 1410. La fille de Jean d'Ailly, Isabeau épouse en 1440 Christophe Quiéret, seigneur de Tours-en-Vimeu.
Au début du règne de Louis XIII, Joachim Quiéret épouse Catherine de Forceville dont il n'a pas d'enfant. Les Quiéret portaient: d'hermine à trois fleurs de lis au pied nourri de gueules; armes qu'on retrouve en coeur de l'écu. (voir aussi: Tours-en-Vimeu).
Quant au chêne d'or, il évoque l'origine du nom de Quesnoy, lieu planté de chênes.

(Jacques Dulphy)      

                                                                   *                       

Les premiers seigneurs connus sont Hugues d'Airaines en 1279, puis Enguerrand d'Airaines en 1301.

Robert Sorel en 1337 puis son fils Robert, également, qui vendit la seigneurie à Hue Quiéret en 1352, mais subit un retrait féodal par Marguerite de Picquigny qui la donna la même année à son oncle Robert de Picquigny, qui la donna en 1358 à son filleul Robert d'Ailly.

Quesnoy-sur-Airaines

d'Ailly : de gueules, à deux branches d'alisier d'argent passées en double sautoir, au chef échiqueté d'azur et d'argent.

Bauduin d'Ailly, dit Beaugois, vidame d'Amiens en 1382, puis son frère Mathieu d'Ailly, dit Sarrazin, en 1385 et Jean d'Ailly en 1410.

Le château devait être de faible valeur militaire car le chroniqueur Monstrelet le qualifia en 1422 de 'méchant chastel', il tomba dans les mains des Dauphinois et fut repris peu après par les Anglo-Bourguignons de Jean de Luxembourg, il fut désolé et mis à feu de fond en comble.

La fille de Jean d'Ailly, Isabeau épousa en 1440 Christophe Quiéret, seigneur de Tours en Vimeu.

Au début du règne de Louis XIII, Joachim Quiéret épousa Catherine de Forceville dont il n'eut pas d'enfant.

Quesnoy-sur-Airaines

Quiéret : d'hermine à trois fleurs de lys au pied nourri de gueules.

La seigneurie passa à Antoine d'Ault (ou d'Aoust) puis échut à Jean Le Fort de Fermembrun.

Quesnoy-sur-Airaines

Le Fort de Fermembrun : d'argent au croissant de gueules, accompagné de trois merlettes de sable.

En 1668, Antoinette Le Fort l'apporta en mariage à François Le Roy, seigneur de Moyenneville et de Valanglart, c'est lui qui fit construire le château actuel, si l'on en croit la date de 1682 en ancres de fer sur la façade, il meurt en 1690.

Quesnoy-sur-AirainesQuesnoy-sur-Airaines

 

Claude Le Roy de Valanglart épousa en 1696 Marie-Anne Trudaine de Roberval, au château où naquirent ses enfants  et où fut inhumée son épouse en 1709.

Quesnoy-sur-Airaines

Le Roy de Valanglart : coupé d'or et d'hermine, à la fasce de sinople brochant, l'or chargé d'un lion léopardé.

Son fils, Claude-François marquis de Valanglart, vécut à son tour au Quesnoy avec son épouse Marie-Françoise Van Der Noot, baronne de Kieseghem, ils eurent de nombreux enfants.

Le marquis mourut au château en 1767 et la marquise en 1764, leur fils François-Léonard se maria en 1770 seulement, il dut délaisser le vieux château pour celui d'Oissy dont il hérita à la veille de la Révolution, il partit pour l'émigration où il mourut en 1794.

Déclaré acquis à la nation, privé de son mobilier et de ses grilles de fer, son château du Quesnoy fut sommairement réparé en l'An II en vue d'une location hypothétique, et finalement adjugé en 1796 à Louis-François Dottin.

Revendu 20 ans plus tard à M.Fruchart, négociant parisien.

En 1869, le comte Alof de Louvencourt quitta le château de Gapennes pour s'y installer.

A sa mort en 1875, sa fille la baronne Mariani, lui succéda, son fils revendit l'ensemble vers 1910 à la famille Sené, puis acquis en 1960 par M.Gérard Coisne, fils d'industriel d'Armentières.

Le domaine est resté dans sa famille.

En juin 1940, le château abrita le P.C du colonel Polidori commandant le 53ème RICMS.

Quesnoy-sur-Airaines

Quesnoy-sur-Airaines

photos Jean-Noël.Marchiset 

***

Eglise Saint Michel

16ème siècle, la tour-clocher est datée de 1609.

Quesnoy-sur-Airaines

En 1872

Quesnoy-sur-Airaines

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L'Echelle-Saint-Aurin

Publié le 18 Juin 2020 par remus80

 

L'Echelle-Saint-Aurin

 

Création Jean-François Binon.

 

(2024) De sinople à la cotice ondée d'azur, bordée d'argent accompagnée en pointe d'un pont isolé d'or, maçonné de sable et brochant sur ladite cotice, à senestre en chef d'une cloche et à dextre en pointe d'un coq, les deux d'or; au franc-quartier de gueules à la tour d'argent maçonnée de sable.

*

 

Il y avait à Diencourt une chapelle et un pèlerinage à Saint Leu auquel on conduisait les enfants pour les préserver de la peur. La chapelle abritait une statue de Saint Leu. 

"Le pèlerinage à l'Echelle Saint-Aurin était célèbre et prisé. Ce curieux souvenir de la peur du loup s'est conservé jusqu'à la guerre 1914-1918 dans cette région de Roye (...) La chapelle était située au lieu-dit Diencourt. On y disait la messe le 1er dimanche de septembre (...) Près de la statue du saint Leu local trônait un loup en pierre sur lequel on touchait les linges des-dits enfants, et sur la bouche duquel les petits peureux devaient déposer un baiser pour parfaire leur traitement" (Jacques Dulphy, les Loups dans la Somme, 1987).

 

 

Dès le XIIème siècle, il y eut des seigneurs de ce nom.

 

En 1617, Elisabeth du Hamel, fille d'Antoine, seigneur de Bellenglise et Saint-Thorin, demeurant audit lieu de Saint-Thorin, épousa Charles du Plessier.

L'Echelle-Saint-Aurin

du Hamel de Bellenglise : de gueules, au chef d'or chargé de trois molettes d'éperon de sable.

 

Demeurée au XVIIème siècle dans la famille du Plessier, la terre de Saint-Aurin passa au XVIIIème à Jacques de Sachy qui fut également seigneur de Becquigny.

L'Echelle-Saint-Aurin

de Sachy : échiqueté d'argent et de sable, à la bordure d'azur.

Vraisemblablement détruite par la suite par les troupes en campagne, la maison seigneuriale ne dut pas être reconstruite avant la Révolution.

Quant à la terre de l'Echelle, elle appartint à Jullien d'Allemany de Florence, qui meurt en 1607.

Puis à François-Alexandre des Essars, marquis de Lignières, qualifié seigneur en 1729.

L'Echelle-Saint-Aurin

des Essars : de gueules, à trois croissants d'or.

L'Echelle-Saint-AurinL'Echelle-Saint-Aurin

 

On trouve ensuite la famille de Louvel-Lupel, le château fut élevé au XIXème siècle par Antoine-Marie-Gilles, comte de Louvel-Lupel, qui avait épousé en 1783 Anne-Charlotte de La Myre, fille du seigneur de Davenescourt.

L'Echelle-Saint-Aurin

de Louvel-Lupel : d'or à trois hures de sanglier de sable.

Leur fille Marie-Gabrielle-Eugénie, née en 1784 , épousa en 1801 Louis-Christophe Héricart de Thury.

L'Echelle-Saint-Aurin

Héricart de Thury : d'or au mont de sinople mouvant de la pointe, chargé de six flammes d'argent surmontées de trois fumées d'azur, au chef de gueules chargé de trois étoiles d'argent.

Leur fille Marie-Elisabeth-Eugénie, comtesse de Thury épousa en 1836 Léon-Victor-Clément de Blavette, ils sont inhumés au cimetière de l'Echelle.

L'Echelle-Saint-Aurin

de Blavette : coupé : au 1, de gueules au soleil d'or

au 2, d'azur, à la fleur de lys d'or; à la fasce d'or brochant sur le tout.

 

Ils eurent une fille Marie-Gabrielle-Nelly de Blavette qui épousa en 1858 Antoine-Marie-Edmond de Frézals de Bourfaud.

L'Echelle-Saint-Aurin

Frézals de Bourfaud : d'azur à trois fraises d'argent posées en fasce.

Leur fille Jeanne-Marie-Gabrielle, née en 1861, épousa en 1877 Robert-René-Ghislain de Bréda, comte de Berg de Bréda.

L'Echelle-Saint-Aurin

En 1910, le domaine fut vendu à Francisco-Gabriel de Bourbon-Marchena.

Le village fut détruit pendant la Première Guerre mondiale, le château construit au bord de l'Avre ne fut pas épargné, il ne fut jamais reconstruit.

 

L'Echelle-Saint-Aurin

L'Echelle-Saint-Aurin

L'Echelle-Saint-Aurin

 

 

Le duc de Marchena meurt en 1923 à Paris, sa veuve se remaria en 1924 avec Basil Zaharoff, marchand d'armes et de canons, ils habitèrent leur domaine de Balincourt (95).

* La chapelle fut détruite avec le château en 1918, une sépulture fut reconstruite derrière l'église grâce à Jeanne de Frézals de Bourfaud, comtesse de Berg de Bréda.

L'Echelle-Saint-Aurin

L'Echelle-Saint-Aurin

 

L'Echelle-Saint-Aurin

ruines en 2020.

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Arvillers

Publié le 13 Juin 2020 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy, reprenant les armes des de Louvel-Lupel associées à un coquelicot.

 

Arvillers

 

l'ancienne commune de Saulchoy-sous-Davenescourt a été rattachée en 1965.

 

On trouve un seigneur portant le nom de la commune en 1219 avec Raoul d'Arvillers.

Guy des Préaux (des Prés) fut seigneur en 1363 par le mariage avec Jeanne d'Arvillers.

Le château-fort fut occupé en 1417 par les Anglais, Jean de Luxembourg les cerna et les força à se rendre.

Leur fille apporta la seigneurie à Charles de Flavy en 1425.

Arvillers

de Flavy : d'hermine, à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'or.

Charles de Flavy ayant abandonné le parti du duc de Bourgogne, se vit dépouiller de la seigneurie que Philippe Le Bon donna à Jocotin de Bainquetun, entre 1433 et 1436.

En 1479 Jean de la Blandinière est dit seigneur d'Arvillers en Santerre.

On trouve Jean de Sains vers 1534, puis Valeran de Sains en 1554 qui parait avoir vendu la terre en 1556 à Henri 1er de Montmorency.

Puis Henri II de Bourbon (père du Grand Condé) qui épousa en 1609 Charlotte-Marguerite de Montmorency, il meurt en 1646 et son épouse en 1650.

La seigneurie fut vendue à François du Prat, comte de Barbançon, il meurt en 1695.

Arvillers

du Prat : d'or, à la fasce de sable accompagnée de trois trèfles de sinople.

Puis son fils François II du Prat de Barbançon qui vendit en 1721 à Charlotte de Vendeuil, marié en première noces en 1701 à Etienne-François de Louvel, devenue veuve elle se remaria en 1721 à Charles de Collemont, seigneur de Framerville-Rainecourt.

C'est au nom des enfants qu'elle eut de son premier mariage qu'elle acheta la terre.

Marie-Antoine de Louvel, marquis de Warvillers, épousa en 1731 Gilette de Trécesson.

Leur fils Charles-Gilles-Marie de Louvel épousa en 1758 Marie-Anne-Antoinette de Guillebon.

Antoine-Gilles-Marie de Louvel épousa en 1783 Anne-Charlotte de La Myre, fille du châtelain de Davenescourt, il fut emprisonné en février 1794 et mourut le 25 août 1794, peu après sa libération, il fut le dernier seigneur d'Arvillers.

Arvillers

de Louvel-Lupel : d'or, à trois hures de sanglier de sable.

Sa veuve vivait au château d'Arvillers en 1820.

Les Louvel changèrent leur nom en "Lupel" par ordonnance du 13 septembre 1820.

Arvillers

 

Arvillers

photo JN Marchiset

***

Eglise Saint Martin

Arvillers

aquarelle d'O.Macqueron 1876.

l'ancienne église datait du XVIIème siècle, elle fut détruite pendant la Première Guerre mondiale.

Reconstruite durant l'entre-deux guerres, inaugurée en 1928.

 

en 1876.

Arvillers

Arvillers

 

Arvillers

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église actuelle

 

 

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Wiry-au-Mont

Publié le 7 Juin 2020 par remus80

 

Wiry-au-Mont

 

https://armorialdefrance.fr/ 

(2023) Parti: au 1er d'or à trois écussons de vair bordés de gueules et au 2e d'argent à l'aigle de sable, becquée et membrée de gueules, au coupeau de sinople mouvant de la pointe et brochant sur la partition.

*

Création Jacques Dulphy avec l'aide de Daniel Juric et de Rémy Godbert.
Adopté le 7 avril 2023.

Ce blason inclut le "Mont" (le village est bâti à flanc de coteau) qui est une composante du nom de la commune, et les trois écus de vair de la famille De Fontaines, qui en fut suzeraine au XIIIe siècle (Jean de Fontaines, chevalier) et de 1587 à 1737. Le dernier seigneur du nom fut Jean-Charles de Fontaines, sans postérité.
L'église de Wiry conserve la pierre tombale du comte Nicolas de Fontaines (mort en 1720) et de son épouse Marie-Louise Charlotte de Pélard de Givry, dame de Wiry, romancière, à qui Voltaire adressa des vers. Les Pélard de Givry portaient sur leur blason une aigle de sable (un aigle noir). Il a semblé nécessaire de rendre hommage à cette dame de Wiry au côté du blason de son époux.
(Jacques Dulphy)

* 

Le premier seigneur connu est Jean de Fontaines en 1277.

Le château fut détruit par les Anglais en 1330, puis rebâti. 

On trouve ensuite beaucoup plus tard, en 1430, Guillaume de Crésecques, puis Jean en 1460.

Wiry-au-Mont

 

Crésecques : d'azur, à trois tierces d'or , au chef d'or plain.

En 1489, Jeanne de Cresecques épouse Jean de Cröy .

En 1582 Eustache de Cröy vend la seigneurie à Nicolas de Fontaines, seigneur de La Neuville-aux-Bois, qui devait se distinguer au siège d'Amiens. 

Le château fut à nouveau démoli en 1594, cette fois ci définitivement, à la suite de la réclamation adressée à Henri IV par l'échevinage d'Abbeville.

La dalle funéraire d'un autre Nicolas de Fontaines, maréchal de camp, seigneur de 1687 à à sa mort en 1719, évoquait les fortes personnalités qui s'étaient succédé dans cette famille.

Wiry-au-Mont

Il s'était marié en 1687 avec Marie-Louise-Charlotte Pellart de Givry.

Wiry-au-Mont 

de Fontaines (puiné) : d'or à trois écussons de vair de quatre traits, bordés de gueules.

Wiry-au-Mont

Pellart de Givry : d'argent à une aigle éployée de sable, becquée et membrée de gueules.

 

Jacques II de Fontaines, gentilhomme de la Chambre du roi, avait en 1635 tué en duel Hugues de Forceville, mais avait obtenu moyennant 6000 livres des lettres de grâce.

Son fils Nicolas avait tué en duel son beau-frère Pierre Le Normand de Tronville.

Charles, marquis de Fontaines, capitaine de cavalerie, moins querelleur, meurt en 1691.

En 1737 Jean-Charles de Fontaines, capitaine de cavalerie,mort sans postérité, vendit la seigneurie à Jacques-Nicolas Le Boucher d'Ailly, maïeur d'Abbeville.

Wiry-au-Mont

Le Boucher d'Ailly : d'or, au sautoir engrêlé de sable, accompagné de quatre aiglettes du même, becquées et armées de gueules.

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Eglise Notre-Dame de l'Assomption

L'église dont la construction remonterait au 16ème siècle a été partiellement détruite auc ours de la seconde guerre mondiale, lors d'un bombardement allié dans la nuit du 17 au 18 juin 1944.

Le choeur fut reconstruit en 1955.

L'église a une façade d'architecture particulière que l'on retrouve dans certaines églises fortifiées de Thiérache, au nord-est de la Picardie. Construite en brique, la façade est encadrée par deux tourelles coiffées d'une toiture d'ardoise en poivrière. Elle est surmontée par un clocher quadrangulaire avec toiture en flèche.

Wiry-au-Mont

En 1864, esquisse de L.Gillard

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Briquemesnil-Floxicourt

Publié le 4 Juin 2020 par remus80

Briquemesnil-Floxicourt

 

http://armorialdefrance.fr/

Écartelé: au 1er d'hermine à deux annelets d'azur rangés en fasce et entrelacés, au 2e de sinople au lion d'argent armé et lampassé de gueules, au 3e de sinople à la gerbe de blé d'or liée de gueules, au 4e d'argent à saint Martin à cheval au naturel.

 

Adopté en décembre 2020.
"Les deux anneaux représentent la fusion de Briquesmesnil et de Floxicourt en 1925. Saint Martin sur son cheval rappelle que la paroisse est dédiée à ce soldat romain, la gerbe de blé évoque le caractère rural du village, Le lion d'argent est associé aux armoiries du seigneur Jean Le Normand de Briquemesnil en 1467 (il était maïeur d'Amiens). Enfin, le fond blanc parsemé de fourrure d'hermine noire symbolise un élément des armoiries de Leroy de Valanglart, derniers seigneurs de Briquemesnil".
(Jean-Jacques Stoter, maire et conseiller départemental)

 

Briquemesnil et Floxicourt ont fusionné en 1925.

 

La seigneurie de Briquemesnil relevait de Picquigny.

Les premiers seigneurs connus en portaient le nom comme Burnet de Briquemesnil en 1209 et Jehan de Bricquemesnil à la fin du XIIIème siècle.

Briquemesnil-Floxicourt

Sceau de Jehan de Briquemesnil 1291, lion contourné.

En 1467 Jean Le Normand, maïeur d'Amiens, était seigneur de Tronville et Briquemesnil.

Briquemesnil-Floxicourt

Le Normand de Tronville : de sinople, au lion d'argent armé et lampassé de gueules.

En 1504 Antoine d'Ailly puis Jehan d'Ailly en 1560.

Charles de Tronville qui épousa Gabrielle de Coeuret vers 1625 en était le seigneur.

Sa fille Charlotte se maria trois fois, elle épousa François de Saint-Blimond, seigneur de Souplicourt, puis en 1656 René de Lallier, gouverneur du Crotoy et enfin Marc Bretel, marquis de Grémonville, en 1676.

Briquemesnil-Floxicourt

de Lallier : d'azur à un alisier arraché d'or, au chef cousu de gueules chargé de trois besants d'or.

Elle fut inhumée en 1711 dans l'église.

Briquemesnil-Floxicourt

Trudaine: d'or à trois daims de sable.

Passé aux Trudaine, puis aux Le Ver, marquis de Caux, en 1760, et à la famille de Valanglart par succession en 1774, François-Léonard Le Roy, marquis de Valanglart la conserva jusqu'à la Révolution où le château fut saisi comme bien national.

Briquemesnil-Floxicourt

Le Ver : d'argent, à trois verrats (sangliers) de sable, accompagnés de neuf trèfles du même.

Briquemesnil-Floxicourt

Le Roy de Valanglart : coupé d'or et d'hermine, à la fasce de sinople brochant, l'or chargé d'un lion léopardé de gueules.

Le château disparut dans la seconde moitié du 19ème siècle, on signalait encore vers 1910 la présence d'un pavillon en pierre et de divers pans de murs, il se situait derrière l'église.

 

                                                              Eglise Saint Martin

L'église est en pierres avec une tour carrée de 1708, la façade a été refaite en briques.

A l'intérieur on trouve la pierre tombale de Jean de Lallier.

Briquemesnil-Floxicourt

en 1869

Briquemesnil-Floxicourt

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