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Blasons des communes de la Somme.

Vadencourt

Publié le 26 Juillet 2019 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par mon ami Jacques Dulphy, proposant d'inverser le chevron des De Quellerie (voir le blason plus bas) pour en faire un V (pour Vadencourt).

Vadencourt

 

La seigneurie appartenait au milieu du 13ème siècle à un certain Baudoin de Vadencourt.

Elle passa au milieu du 15ème à Gilles de Sarcus, à Charles de Moyencourt en 1488 avant d'entrer dans la famille du Chastelet qui possédait également la seigneurie de Moyencourt près de Poix.

Le château fut reconstruit après les saccages de l'armée espagnole de 1636, à partir de solides maçonneries d'origine médiévale.

Dans les dernières années du règne de Louis XIV, Henri Pingré de Vraignes, brigadier des Armées du Roi en était le seigneur.

Vadencourt

Pingré : d'argent au chêne arraché de sinople, englanté d'or 

Sa fille Marie-Josèphe, épousa en 1715 Jean-François Chassepot de Beaumont, capitaine de la Grande Fauconnerie du Vol du Héron, elle mourut sans postérité en 1734 et fut inhumée dans l'église.

 

Vadencourt

Vadencourt

Vadencourt

De Chassepot : d'azur à la fasce ondée d'or, accompagnée de trois quintefeuilles du même.

C'est lui qui aurait donné à l'édifice sa configuration définitive entre 1715 et 1734.

Vadencourt

Mise en vente la terre fut acquise 4 ans plus tard par François-Emmanuel de Quellerie, seigneur de Chantereine, chevalier d'honneur du Parlement de Flandres, il résidait ordinairement à Douai, mais rendait aveu pour sa terre de Vadencourt, dont il fit en 1754 rédiger le terrier.

Vadencourt

 

de Quellerie de Chantereine : d'azur au chevron d'or accompagné de trois étoiles du même.

Vadencourt 

Blason peint par Marcel Stiennon-1971

 

Son gendre Albert-Joseph de Villers-au-Tertre meurt prématurément et c'est sa fille qui gère le domaine pendant la période révolutionnaire, jusqu'à sa mort survenue en 1820, dans les dernières années de l'Ancien Régime, Marie-Françoise de Villers-au-Tertre a épousé le vicomte Malet de Coupigny, lieutenant au régiment de Chartres.

Leur fille Constance épouse le baron Aimé Louys (Loys) de La Grange, qui s'intéresse particulièrement à Vadencourt de 1828 à sa mort en 1875.

Vadencourt

Louys de la Grange : de gueules à l'ours debout d'or, armé, lampassé et accolé d'azur.

Vadencourt

 

Edouard Le Sergeant d'Hendecourt, petit-fils du baron  cède finalement le domaine à sa soeur Marie-Charlotte, épouse du baron Gustave de Bonnault, ancien officier d'artillerie.

Vadencourt

de Bonnault : d'azur à un chevron d'or, accompagné en chef de deux étoiles d'or et en pointe d'un dauphin vif, couronné du même.

Vadencourt

Le château n'est plus guère habité qu'à l'occasion de chasses.

Situé dans le secteur britannique en 14-18 et partiellement occupé, il est mis en vente au lendemain de la guerre et acquis par Charles Hourdequin, industriel lainier et aïeul de la dernière propriétaire Mme Vandenheede-Bidoux.

Vadencourt

Les grilles sont du célèbre ferronnier d'art Jean Veyren dit Le Vivarais

Vadencourt

Façade arrière (photo de Jean-Noël Marchiset)

Décédée en 2005, elle légua le château aux Orphelins Apprentis d'Auteuil qui depuis est laissé à l'abandon.

Ravagé par un incendie le 10 juillet 2018, l'aile gauche a été totalement dévastée.

Mis en vente, il a été acquis le 7 juin 2019.

Vadencourt

***

Eglise Saint-Martin du 18ème siècle

Vadencourt

Aquarelle d'O.Macqueron 1877, bibliothèque munipale d'Abbeville.

Vadencourt

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Grébault-Mesnil

Publié le 20 Juillet 2019 par remus80

Grébault-Mesnil

 

https://armorialdefrance.fr/  

D'argent à la fasce de gueules accompagnée en chef de deux flammes du même et en pointe d'un lion de sable.

*

La commune reprend, telles, les armes de la famille De Grébaumesnil, originaire de ce village du Vimeu, tombée en roture au XVe siècle et disparue au XVIIe.
La famille De Grébaumesnil -qui n'a rien à voir avec une famille Grébert de Cambrai comme on le lit parfois dans certaines généalogies– n’est pas connue pour de grands faits d’armes ou de grandes fonctions.

En 1227, Josson de Grébaumesnil "prit en fief et hommage de Hugues de Brimeu, chevalier, les dons et le terrage de Grébault-Mesnil, moyennant sept sétiers de blés..." relève René de Belleval (Nobiliaire du Ponthieu, tome II, p 146).
En 1322, Mathieu de Grébaumesnil, qui n'avait conservé qu'un fief au village, vendit ses terres aux Boutery, qui devinrent bientôt les seuls seigneurs du lieu. Belleval précise que cette famille s'établit au XVe siècle à Abbeville "et y perdit tout lustre et jusqu'à tout souvenir de son ancien rang. Au XVIIe siècle, on trouvait encore à Abbeville des Grébaumaisnil (sic) dans les rangs de la plus petite bourgeoisie, ou dans les plus humbles emplois...".
Il faut souligner que Belleval donne à cette famille un blason "d'argent à la fasce de gueules surmontée de deux flammes de même, et accompagnée en pointe d'un lion de sable" (Nobiliaire, tome II, p 146, c'est ce blason qu'on trouve dessiné pour la commune) mais qu'il dessine (planche 13 en fin d'ouvrage): "d'argent à la fasce de gueules surmontée de deux flammes de même, et accompagnée en pointe d'un lion léopardé de sable".
(Jacques Dulphy)

 

Grébault-Mesnil

 

 Plaque sur la façade de la mairie. (J.Dulphy.2018)

 

*


À la fin du xiiie siècle, la seigneurie passe par mariage à Aléaume de Brimeu ; son héritière la fera passer dans la noble famille de Boutery pendant environ un siècle.

Grébault-Mesnil


Vers 1415, Charles de Boutery, chambellan du duc de Bourgogne meurt à Azincourt, non marié, sa soeur Jeanne de Boutery en hérite et épouse Jean de Caumont, écuyer.
En 1460, Jeanne de Caumont est l'épouse de Pierre de Haucourt, écuyer.
En 1498, le seigneur est Jean de Haucourt, chevalier et capitaine du château d'Abbeville.
Son héritier et descendant direct est Jean de Tœufles, chevalier et capitaine du château de Montreuil.
En 1625, le seigneur est Jean de Grouches, baron de Chépy.
En 1650, on cite Augustin de Grouches, marquis de Gribeauval comme seigneur de Grébault-Mesnil.
En 1689, Nicolas de Grouches, marquis de Chépy, maréchal de camp et Grand-croix de Saint-Louis.

Dans l'église est inhumée Barbe de Bonnelle épouse de Philippe de La Haye.

Grébault-Mesnil

Bibliothèque municipale d'Abbeville

*

Eglise Saint Grégoire

16ème siècle

Grébault-Mesnil

Grébault-Mesnil

Grébault-Mesnil

Photo: Jean-Noël Marchiset

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Longueval

Publié le 17 Juillet 2019 par remus80

Longueval

http://armorialdefrance.fr/ 

 

Bandé de vair et de gueules.

*

Longueval

La localité ne pouvait échapper à relever les armes de la famille à qui elle donna son nom.
Les De Longueval, en Picardie, sont de la plus ancienne noblesse qui soit.

 

Longueval

Armes de la famille De Longueval.
Gouache de Marcel Stiennon

 

Elle a donné Aubert et Baudouin de Longueval, chevaliers croisés en 1270, dont les armes figurent à la salle des Croisades du château de Versailles.

Cette famille De Longueval (il y en a d'autres du même nom) paraît éteinte en France pour ce qui concerne les descendants directs des sires de Longueval en Picardie. Une branche toutefois s'est fixée au XVIIe siècle en Bohême du sud, dans la ville de Nové Hrady où ils devinrent princes Von Longueval-Bucquoy, seigneurs de Nivé Hrady, aussi châtelains de Rosenberg, dans l'actuelle république tchèque, où leurs armes sont encore sculptées.
Le premier hongrois du nom De Longueval fut Charles de Longueval, né à Arras en 1570, 2e comte de Bucquoy (62), seigneur, baron et châtelain de Vaulx (Vaulx-Vrincourt, 62), maréchal de camp et généralissime de l'armée impériale (1619), tué en 1621 à la bataille de Neuhäusel (Hongrie) et qui repose à l'église des Cordeliers de Vienne (Autriche) où reposent la plupart des membres de la famille impériale et royale d'Autriche-Hongrie.
(Jacques Dulphy)

*

Longueval

Armoiries des princes de Longueval, comte de Bucquoy sur le fronton de l'entrée du château de Farciennes en Belgique.

Cette plaine défrichée de la forêt d'Arrouaise n'entra dans l'histoire qu'au xiième siècle, avec les premiers seigneurs connus de Longueval. La seigneurie fut érigée en baronnie en 1271.

Pendant la guerre de Cent Ans, le domaine fut ravagé par les Anglais.

Au xviie siècle, le village subit les invasions espagnoles. Jusque 1914, le clocher de l'église gardait des traces laissées par des boulets de canons. 

À la veille de la Révolution française, le seigneur de Longueval est le baron de Petit Pas, qui émigra, son domaine fut vendu comme bien national mais la baronne de Petit Pas réussit à le racheter. Elle vendit les biens de la fabrique et le château fut démoli pour laisser place à une maison de maître.

Longueval

Longueval

 

À la fin de l'épopée napoléonienne, en 1814-1815, le territoire de la commune fut ravagé par les Hanovriens, les Prussiens, et les Anglais.

Lors de la Première Guerre mondiale le village est considéré comme détruit.

                                                                    *

Eglise Saint Nicolas, détruite lors de la Première Guerre Mondiale

Longueval

En 1877

Longueval

Gisant de Jean de Longueval et de son épouse Jeanne de Rosimbos dans l'église de Vaulx-Vraucourt, près de Bapaume, Pas-de-Calais. 

" Jean de Longueval chevalier seigneur de Vaulx, Reineghlest, Villers-au-Flos, Cappy, Assiet le Petit, Heninel, Bergaingue d'Arras, conseiller et maître d'hôtel de feu l'empereur Charles Quint, gouverneur et cités d'Arras, qui trépassa le 16 mai 1555 et noble et puissante dame Jeanne de Rosimbos, sa femme, dame de son chef de Villers, Longpré et Canteleu, qui trépassa le 15è de juin 1570 "

Longueval

Photo: Jean-Noël Marchiset

 

Longueval

Les armes de Jean de Longueval avec celles de son épouse Marie de Miraumont

 

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Neuilly-L'Hôpital

Publié le 13 Juillet 2019 par remus80

La commune n'a jamais porté d'armes et n'en porte pas. Ces armes aux trois aigles sont entièrement étrangères à ce village (Jacques Dulphy).

Neuilly-L'Hôpital

 

Projet de blasonnement proposé par Jacques Dulphy  en associant les armes de la famille Le Moictier avec les trois roses des Gallet

Neuilly-L'Hôpital 

En 1199, Barthélémi Fretel de Vismes, seigneur de Neuilly, donne aux frères et sœurs de l'Hôtel Dieu de St Riquier, une ferme et un bois du territoire de Neuilly.

En 1212, il donne également à l'hôtel dieu de St Riquier le bois du Halloy.

Possession de la famille Le Moictier au 16ème siècle qui la tenait de Marie de Queux, épouse de Mathieu Le Moictier, bailli de Rue.

Neuilly-L'Hôpital

Le Moictier : de gueules au chevron d'or, accompagné de trois gerbes de blé d'or.

D'après une pièce d'archives de 1556, Jean Le Moictier ne disposait que de ruines, car le manoir seigneurial fut brûlé par les troupes ennemies.

A nouveau saccagé lors de l'invasion espagnole qui ravagea le village en 1635.

L'édifice dut être relevé par Pierre Gallet de Sombrin, écuyer et maître des Eaux et Forêts du Ponthieu, seigneur de 1680 à 1711.

Neuilly-L'Hôpital

Gallet : d'azur au chevron d'or, chargé de trois roses de gueules.

C'était une belle habitation très appréciée des veneurs, à cause de la proximité de la forêt de Crécy.

Neuilly-L'Hôpital

Neuilly-L'Hôpital

En 1805, J-B Sanson de Pongerville acquit le domaine, mis en vente par les Crécy qui en avaient hérité des Bourrée.

Son fils J-B Antoine Sanson de Pongerville, académicien obscur, le céda en 1826 à Louis-Charles de Cormette, chef de bataillon sous le 1er Empire, qui avait épousé en 1786 Adélaïde Pingré de Thiepval.

Neuilly-L'Hôpital

de Cormette : d'azur à une épée d'argent posée en bande, la pointe en haut, la garde et la poignée d'or, et une palme de sinople passée en sautoir, accompagnés de quatre molettes d'or.

C'est Henri de Cormette (1820-1902), inspecteur général des haras, qui abandonna le vieux château au profit d'une nouvelle demeure, élevée en 1862 sur un site neuf et agrémenté d'un beau parc paysager.

Il avait épousé en 1847 Béatrice de Saint-Just.

Leur fille Béatrix, épousa en 1873 le vicomte Paul de Belleville.

Neuilly-L'Hôpital

De Belleville : d'azur, au sautoir d'argent, cantonné de quatre aigles du même.

Puis leur fils cadet Paul de Belleville qui épousa Marguerite de Behaguel.

C'est leur fille Edith de Belleville qui leur succéda, elle épousa le chevalier Paul de Ghellinck.

Neuilly-L'Hôpital

Neuilly-L'Hôpital

Merci à Jean-Noël Marchiset

Sur le fronton, la présence discrète d'une tête de cheval évoque la carrière de Henri de Cormette, ancêtre de l'actuelle propriétaire Mme Hugues Garin, née Ghellinck d'Elseghem.

Neuilly-L'Hôpital

 

***

Eglise Saint-Riquier

16ème siècle

Neuilly-L'Hôpital

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Hautvillers-Ouville

Publié le 5 Juillet 2019 par remus80

 

Hautvillers-Ouville

http://armorialdefrance.fr/  

 

 D'azur au chevron d'argent chargé d'une fleur de lis au pied nourri de gueules en chef et de deux étoiles du même en flancs, accompagné en chef de deux glands feuillés de deux pièces d'or et en pointe d'une tête de loup arrachée d'argent et lampassée de gueules.

*** 

Le blason de la commune d’Hautvillers-Ouville a été adopté à l’unanimité du conseil municipal, lors de sa réunion du mardi 21 mai 2019, sur la proposition du maire Jean-Claude Buisine, suivant un projet sollicité auprès de Jacques Dulphy et dessiné par Daniel Juric.
Ce blason associe, en parties, les armes de familles ayant possédé au cours de l’Histoire les domaines d’Hautvillers, d’Ouville et de La Triquerie. Ce sont les familles: Duchesne de Lamotte (seigneurs d’Hautvillers au XVIIIe siècle, dont le blason "aux trois glands" est repris par la commune voisine de Lamotte-Buleux et (De) Ternisien d’Ouville, dont étaient issus les seigneurs d'Ouville au XVIIIe siècle également.

Hautvillers-Ouville

Duchesne de Lamotte : d'azur, à un chevron d'or accompagné de trois glands du même.

Hautvillers-Ouville

De Ternisien : d'argent aux trois fleurs de lys  au pied nourri de gueules, accompagnées de trois étoiles du même, mal ordonnées.


Une tête de loup rappelle que le domaine de La Triquerie appartenait à des lieutenants de louveterie réputés aux XVIIIe et XIXe siècles, notamment les Du Maisniel d'Applaincourt, puis les de Louvencourt. Sur la sépulture de la famille de Louvencourt, au cimetière d’Hautvillers, sont d'ailleurs sculptées dans un médaillon de marbre blanc, les armes anciennes et parlantes de cette famille, avec trois têtes de loups. Une rue du village est dédiée à Alof de Louvencourt, inspecteur des Finances et chargé de mission à la Direction du commerce extérieur décédé en 1989. (Jacques Dulphy)

Hautvillers-Ouville

Hautvillers-Ouville

de Louvencourt : d'argent à trois têtes de loups arrachées de sable.

*

La mention la plus ancienne d'Hautvillers, fréquemment nommé Ouvillers jusqu'au XVIIIe siecle apparaît sous la forme d'Altus villaris dans un dénombrement présenté par l'abbaye de Saint-Riquier à l'empereur Louis Ier le Pieux en 831. Le hameau d'Ouville a toujours été rattaché au bourg principal.
La seigneurie d'Hautvillers relevait des châtelleries de Domvast et de la Ferté-lés-Saint-Riquier. Le premier seigneur connu semble être François Adolphe de Monsures, écuyer ordinaire de la petite écurie du roi en 1693. En 1763, la seigneurie appartenait au chapitre collégial Saint-Vulfran d'Abbeville.
Comme la plupart des villages alentours, Hautvillers-Ouville fut pillé en 1475 par les Français qui poursuivaient les troupes du Duc de Bourgogne, puis incendié lors de la guerre de Trente ans, en août 1636, par les Espagnols que conduisaient le redoutable capitaine Jean de Vert.

En 1605, un certain Oudart Lescuier vendit la terre de La Triquerie, à Ouville, à Pierre du Maisniel, seigneur d'Epaumesnil qui avait épousé en 1581 Marie Flourie dame d'Applaincourt.

Ses successeurs, tous prénommés Pierre, la conservèrent pendant 350 ans, c'est à dire 10 générations.

La maison qu'il avait fait construire dut cependant disparaître en 1635 lorsque les Espagnols mirent le Ponthieu à feu et à sang.

C'est à Pierre V du Maisniel d'Applaincourt, vicomte de Grandsart, que l'on attribue la construction du château actuel, après 1722, date de son mariage avec sa voisine Catherine Tillette de Buigny.

Hautvillers-Ouville

Dessin L.Gillard (bibliothèque municipale d'Abbeville)

Pendant la dernière guerre, le château fut réquisitionné par les forces aériennes allemandes basées à l'aérodrome d'Abbeville et affecté au logement des officiers.

Les troupes américaines leur succédèrent en 1944.

Très éprouvé, l'édifice échut au comte Alof de Louvencourt, neveu du dernier comte d'Applaincourt mort en 1951, qui fit procéder aux réparations.

Propriété actuelle du comte Asselin de Louvencourt et de son épouse née Béatrice de Nadaillac.

Hautvillers-Ouville

château actuel (photo Jean-Noël Marchiset)

Hautvillers-Ouville

Sépulture Duchesne de Lamotte au cimetière

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Eglise de l'Assomption de la Sainte Vierge

XVIème siècle

Hautvillers-Ouville

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Buigny l'Abbé

Publié le 3 Juillet 2019 par remus80

Buigny l'Abbé

 

http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

 D'azur à l'arbre d'or accompagné de quatre fleurs de lis du même.

 

Adopté en juillet 1992.

Proposé en 1991 par Alain Trancart, conseiller municipal, et Henri Leriche, maire, d'après une demande faite auprès de Jacques Dulphy. Il a orné, notamment, les premiers bulletins municipaux.
L'arbre symbolise à la fois l'origine du nom (le petit bois) et rappelle l'arbre de la liberté, un orme, qui était la fierté du village et qui est mort au début des années 1970. Le champ d'azur et les lys sont un rappel des armes de Saint-Riquier, bourg immédiatement voisin (d'azur semé de fleur de lys d'or), célèbre pour son abbaye royale, et dont les abbés furent de tous temps féodaux les seigneurs du lieu.

 

D'où le nom de la commune.

Buigny l'Abbé

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Buigny l'Abbé

 

Blason en façade de la mairie.
Sculpté par Dominique Debrie.
(Photo Jacques Dulphy, 2014)

 

Buigny l'Abbé

 

Décor sur la place.
(Photo Jacques Dulphy, 2013

 

 

Buigny l'Abbé

 

Blason peint dans la mairie.
(Photo Jacques Dulphy, 2012)

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Eglise Saint Jean-Baptiste

Buigny l'Abbé

Buigny l'Abbé

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Argoules

Publié le 24 Juin 2019 par remus80

Argoules

 

http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

Palé d'or et de gueules de huit pièces.

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Depuis le début des années 2000, la commune utilise, avec parcimonie, des armes "Palé d'or et de gueules de huit pièces". Ces armes sont déjà données comme étant celles de la commune d'Argoules à la fin du XIXe siècle par Roger de Figuières -sans préciser le nombre de pièces- dans son "Armorial du département de la Somme" extrait du "Cabinet historique de l'Artois et de la Picardie" (1892, tome 7, p 194).
Ces armes sont, à l'origine (et on leur a ajouté deux pièces), celles de la famille De Bensérade, qui possédait la seigneurie d'Argoules aux XVIe et XVIIe siècles.
Anne Blondel, fille de Jean Blondel, dit Galois, chevalier et baron d'Argoules, épousa Paul de Bensérade, chevalier, grand maître de l'artillerie de France, qui fut tué en 1512 d'une pièce d'artillerie à la bataille de Ravenne, et fit entrer le domaine dans cette famille. Leur fils Louis, écuyer, fut seigneur d'Argoules, Rieux et Dominois jusqu'en 1535 (il fit construire le château d'Argoules après son mariage en 1524). Les De Bensérade ayant acquis le château de Rosay, près de Lyons, en 1621, la seigneurie d'Argoules fut vendue et passa en d'autres familles.
René de Belleval (Nobiliaire du Ponthieu et de Vimeu, 2e édition, 1876, p 164 et suivantes) donne cette famille De Bensérade comme originaire du Brabant, avec une généalogie attestée depuis le milieu du XVIe siècle. Il précise qu'elle est éteinte, et rappelle ses armes: "palé d'or et de gueules", donc de six pièces (et non de huit) par défaut de précision.

Argoules



(Jacques Dulphy)

***

Possession d'une famille d'Argoules au 12ème siècle.

Passée par alliance aux Cambron au 13ème, à Philippe et Galois Blondel au 15ème.

Puis à Jean de Sainte Aldegonde par alliance avec Catherine Blondel.

En 1437, elle fut à ruine et toute détruite par la guerre, victime d'une opération lancée par la garnison anglaise du Crotoy.

Argoules

 de Sainte-Aldegonde : d'hermine à la croix de gueules, chargée de cinq quintefeuilles d'or.

Saisie en 1505 sur Jacques de Ste Aldegonde, elle fut adjugée à Jeanne d'Ailly, dit de Ligny, qui fut la seconde épouse de Paul de Bensérade, grand maître de l'artillerie de France, qui meurt en 1512 au siège de Ravenne.

C'est son fils Louis de Bensérade qui dut faire construire le château après son mariage avec Marguerite de Boufflers en 1524.

Leur fils Paul de Benserade fut élevé auprès du duc de Nevers, mais mourut jeune d'un accident de cheval.

Leur fille Anne-Françoise n'eut pas de postérité et la seigneurie passa à son cousin Nicolas de Benserade dont les successeurs, maîtres des Eaux et Forêts de Gisors et de Lyons, délaissèrent leurs terres picardes.

Jean-Baptiste de Benserade céda en 1669 à Nicolas de Frémont, grand audiencier de France et l'un des plus gros propriétaire foncier de Haute Normandie.

Argoules

de Frémont : d'azur à trois têtes de léopards d'or.

En 1713, ses héritiers vendirent la terre à Jacques Godart, président-trésorier de France à Amiens.

Argoules

Godart : d'azur au chevron d'or, accompagné de deux étoiles de même en chef, et d'un cygne d'argent, membré rt becqué de sable, en pointe.

Succéda Jacques-François Godart, capitaine d'infanterie, qui épousa en 1770 Marie-Anne Sanson du Caurroy.

Née de ce mariage Marie-Anne Godart épousa Alexandre Jourdain de l'Etoile qui fit restaurer le château auquel il donna un décor néo-gothique.

ArgoulesMerci à Jean-Noël Marchiset

Robert Jourdain de l'Etoile épousa en 1882 Solange de Jouvencel.

Argoules

d'azur, à une fasce ondée d'argent, accompagnée de trois palmiers arrachés d'or, deux en chef et un en pointe.

Argoules

 

 

Au lendemain de la dernière guerre, le domaine appartenait à Jacques Jourdain de l'Etoile et à son épouse Bernadette de Hauteclocque.

Devenu dans les années 1980 la propriété de Raymond Dupont, descendant du fondateur de la banque Dupont à Valenciennes.

Le domaine a été de nouveau vendu.

 

Argoules

Façade sur le parc

Argoules

 *

Eglise Saint Germain

Argoules

Photo: Ybroc

15 et 16ème siècle

Les vitraux de la même époque sont classés, les armoiries des Jourdain de l'Etoile et de Jouvencel sont représentées sur les vitraux .

Argoules

Argoules

 

Argoules

 

Argoules

De Jouvencel : d'or à deux palmes adossées de sinople, mouvant d'un croissant de gueules, au chef cousu d'argent chargé d'une aigle naissante de sable. 

Argoules

Statue du saint patron 

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Allenay

Publié le 22 Juin 2019 par remus80

Allenay

 http://armorialdefrance.fr/

 

Parti: au 1er d'or à l'aulne têtard arraché de sinople, au 2e de gueules à l'écusson du champ bordé d'argent.

*

Adopté en 1975 sur proposition de Jacques Dulphy.
Allenay aurait pu reprendre les armes des Truffier, seigneurs en partie de 1491 au 18e siècle (c’est ce blason que présentent quelques sites), mais elle a choisi un blason parti: au 1 d’un aulne (origine du nom et armes parlantes) et au 2 du blason des Vaudricourt, seigneurs aussi en partie du lieu de 1529 à la Révolution.

Allenay

De Vaudricourt : de gueules à l'orle d'argent.

Cette co-seigneurie comprenait l’église, sur le clocher de laquelle (16e siècle) sont sculptées les armes des Vaudricourt, soutenues de deux griffons et timbré d'un heaume à lambrequins..
(Jacques Dulphy)

Allenay

Armes d'Antoine ou Claude de Vaudricourt, écuyer, seigneur d'Allenay au XVIe siècle,
sculptées au-dessus de la porte du clocher de l'église.
(Photo Jacques Dulphy, 2013).

*

Allenay

Truffier : de gueules à trois molettes d'or.

***

Eglise Saint-Pierre

Très retouchée et dénaturée, elle n'en est pas moins fort ancienne.

Le clocher possède un machicoulis paraissant dater du 17ème siècle.

Allenay

 

église en 1873, aquarelle du fond Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville.

 

 

Allenay

 

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Méneslies

Publié le 16 Juin 2019 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy reprenant les léopards des Rouault de Gamaches avec une clé évoquant l'activité de serrurerie florissante.

 

Méneslies

 

Possession des comtes d'Eu à la fin du 14ème siècle, puis des familles de Bourgogne et de Clèves au 15ème, de Robert et Jean de Torcy au 16ème.

La seigneurie fut vendue sous Henri IV par Antoine Ollivier, trésorier général à Bourges, aux Rouault de Gamaches.

Méneslies

 

Rouault :  De sable à deux léopards d'or l'un au-dessus de l'autre, armés et lampassés de gueules.

Elle fit partie en 1764 de la vente du marquisat de Gamaches à Julien-Ghislain de Pestre, et en 1770 du retrait féodal exercé au profit de Nicolas-Aloph Rouault, pressé par ses créanciers, il ne tarda pas  à aliéner ses terres dont Méneslies.

Méneslies

Château en 1866, dessin L.Gillard, bibliothèque municipal d'Abbeville.

On peut supposer que Louis-Antoine Danzel d'Anville, capitaine de cavalerie aux Gardes du Corps, fit construire avant 1782 l'agréable gentilhommière qu'il délaissa pour se fixer à Aigneville de 1790 à sa mort en 1811.

Méneslies

Danzel : de gueules au lion d'or

Son fils Louis-César n'y habita pas d'avantage.

Sa petite-fille Nathalie en hérita en 1862, épouse de Camille Mons d'Hédicourt qui fut maire du village..

Méneslies

Mons d'Hédicourt : d'azur, au chevron accompagné en chef de deux molettes et en pointe d'une rose, le tout d'or.

Méneslies

Armes Danzel et Mons d'Hédicourt sur un vitrail de l'église.

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Pierre tombale et armoiries dans la chapelle, Mons d'Hédicourt et Danzel

Méneslies

A la génération suivante, Marie-Pauline de Mons épousa Georges Le Vaillant de Plémont, issu d'une famille normande.

Méneslies

Le Vaillant : d'azur, à un dextrochère mouvant d'une nuée d'argent, paré de gueules, tenant une épée en pal d'argent.

 

Légué en 1876 à Elisabeth de La Serna, née Mons d'Hédicourt le manoir échut à sa fille, religieuse, qui s'en défit en 1920.

Acquis par Etienne Boutté, industriel à Friville, puis Mme Roger Buridard, née Boutté qui transmettra le manoir à sa fille Mme Jean-Edouard Riche.

Méneslies

Méneslies

Merci à Jean-Noël Marchiset

                                                                      *

                                                             Eglise Saint-Eloi     

Méneslies

L'ancienne fut démolie vers 1866 et remplacée par une autre tout en brique, appareillée de pierre, au clocher surmontée d'une tour carrée.

On y plaça plusieurs vitraux armoriés, aux armes des Danzel d'Anville, de Mons d'Hédicourt et Le Vaillant de Plémont.     

Méneslies

Photo : Jean-Noël Marchiset

 

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Bertrancourt

Publié le 10 Juin 2019 par remus80

Bertrancourt

 http://armorialdefrance.fr/ 

 

D'argent au lion de sable armé et lampassé d'azur.

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La seigneurie de Bertrancourt (Bertranmecourt au XVe siècle) dépendait de l'abbaye de Corbie.

En 1242, Hugues de Rumilly en était suzerain, mais il a ensuite existé une famille De Bertranmecourt, ou De Bertrancourt, dont le blason "D'argent au lion de sable, armé et lampassé d'azur" est présenté dans le Grand armorial de la Toison d'Or, folio 77 (vers 1435, Paris, Bibliothèque de l'Arsenal). Ce blason est également décrit, à l'exception de la langue et des griffes d'azur, dans les "Mémoires de la société des Antiquaires de Picardie" (1861, travaux de 1860, p 314), dans un chapitre consacré à "l'Armorial de Picardie".
(Jacques Dulphy)

Bertrancourt

Le blason du sire de Bertrancourt
(Grand armorial de la Toison d'Or, folio 77; vers 1435, Paris, Bibliothèque de l'Arsenal

***

  • Au xiiie siècle, le chapitre cathédrale d'Amiens acheta en 1215, à Hugues de Belval une part de la dîme de Bertrancourt sur 30 journaux de terre pour 200 livres parisii. En 1242, ce fut l'Hôtel-Dieu d'Amiens qui acquit une part de la dîme auprès de Gauthier et Jean de Bertrancourt.
  • Au xvie siècle, en 1508, Guillaume « Bastard de Mailly » était seigneur de Bertrancourt.
  • Bertrancourt

  • de Mailly :d'or à trois maillets de sinople

  • Puis Hue de Mailly et Ferry de Mailly, vers 1526.
  • En 1550, Henri de Grouches et son fils Robert étaient seigneurs de Bertrancourt. Ce dernier fait prisonnier lors de la défense de Doullens, dut, pour payer sa rançon et ses dépenses de guerre, vendre des terres pour une valeur des 140 000 livres.
  • A la fin du xvie siècle, la seigneurie de Bertrancourt passa à la famille Le Cambier avec le mariage de Louis avec Jeanne de Mailly.
  • Bertrancourt

  •                                                 d'azur à trois clefs d'or
  • Son fils Nicolas Le Cambier  se marie avec Françoise Le Villain, il meurt en 1629
  • Son fils Louis Le Cambier qui se marie en 1629 avec Jacqueline de Tiercelin.
  • Leur fils prénommé également Louis, marié en 1663 avec Jeanne de Roubion.
  • La seigneurie passe ensuite à la famille Brunel et enfin par mariage à la famille de Quérecques de Forceville.
  • Bertrancourt

  •                                   de Quérecques : d'azur à trois tierces d'or, au chef plain.

     

  • En 1636, lors de l'invasion espagnole, le village de Bertrancourt fut dévasté et brûlé.
  • En 1795, les biens de l'église de Bertrancourt furent vendus

 

                                                      Eglise Sainte Marguerite

  • Reconstruite en 1848 sur l'esplanade en face du château, de style néo-classique, avec façade en pierre calcaire. Elle est composée d'un unique vaisseau avec plafond en plein cintre terminé par une abside aveugle arrondie et d'une sacristie. La cloche provient de l'ancien clocher et a été fondue en 1786 par Cavillier. L'ancienne église était située plus bas dans le village. Elle se composait d'une tour clocher, d'une nef, d'un transept et d'une abside à trois pans. En creusant les fondations de l'église actuelle, on a découvert l'existence de muches, le long d'un corridor d'une cinquantaine de mètres de long sur deux de large, donnant accès à une douzaine de cavités taillées dans la roche. Au milieu du corridor, se trouve un grès circulaire recouvrant un puits.
  • Bertrancourt

  • Chapelle Notre-Dame-des-Douleurs bâtie vers 1880 sur l'emplacement de l'ancienne église, aux frais de l'abbé Dangreville, curé de Cartigny et de sa sœur, enfants du pays. Elle est construite en brique, ceinturée par un cordon de pierre formant un larmier. De style néogothique, la chapelle a la forme d'un vaisseau rectangulaire avec une abside à trois pans. La façade est renforcée, de chaque côté, par une tourelle prenant appui sur un contrefort. Le portail est surmonté par une rosace
  • Bertrancourt

                                              

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