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Blasons des communes de la Somme.

Tours-en-Vimeu

Publié le 29 Octobre 2019 par remus80

Tours-en-Vimeu

http://armorialdefrance.fr/  

 

D'hermine à trois fleurs de lis au pied nourri de gueules.

***

La commune de Tous-en-Vimeu porte les armes des Quieret (d'hermine à trois fleurs de lis au pied nourri de gueules).

Ces armes sont identiques à celles de Ramecourt (62) et de Vétheuil (95) , et ont la même origine familiale.
Les Quiéret furent seigneurs de Tours-en-Vimeu du XIVe au XVIe siècles.

Le plus célèbre de cette famille, Hugues Quiéret, seigneur de Tours et Hamicourt, amiral de France, fut tué à la bataille de l'Ecluse, dont il commandait la flotte française, en 1340.

Son buste, à ses armes. est à la salle des batailles, à Versailles.

La famille Quiéret, ou Kiéret, originaire d'Artois (Douriez) est aujourd'hui éteinte.
(Jacques Dulphy) 

*

La commune possède 4 hameaux : Corroy, Houdent, Longuemort et Hamicourt.

*

De 1320 à 1340 le seigneur est Hugues Quiéret puis ses descendants jusqu'à Louise Quiéret qui épousa Jean de Mailloc en 1563.

Tours-en-Vimeu

de Mailloc : de gueules à trois maillets d'argent.

En 1670, Philippe de Rupières, baron de Survie, qui épousa Françoise de Mailloc.

Tours-en-Vimeu

Rupières : palé d'or et d'azur

En 1700, Renée de Rupières transmet la seigneurie par son mariage avec Charles-Alexandre de Melun, vicomte de Gand.

De 1739 à 1780, Gilbert Allyre, marquis de Langeac par son mariage avec Louise-Elisabeth de Melun.

Tours-en-Vimeu

 

Allyre de Langeac : d'or à trois pals de vair

Au début du 19ème siècle, la famille Sanson de Frières fit bâtir une demeure très sobre qui fut démolie dans les premières années du siècle suivant.

Tours-en-Vimeu

Sanson de Frières : d'or à trois sansonnets de sable, membrés de gueules.

Louis-Hercule Sanson, baron de Frières, mort en 1858, appartenait à une famille de conseillers au Présidial et de maïeurs d'Abbeville, anoblie par charge.

Leur petite fille Victorine, dernière du nom, épousa Christian des Mazis, et délaissa Tours au profit de Beaucamps le Jeune où elle mourut en 1909.

 

Longuemort

Il existait une autre demeure seigneuriale, siège de l'ancien fief de Longuemort, qui appartint depuis le 15ème siècle à la branche aînée de la famille du Maisniel.

Tours-en-Vimeu

Du Maisniel : d'argent à deux fasces de gueules, chargée chacune de trois besants d'or.

Fils de Jean du Maisniel, maïeur d'Abbeville en 1157, Pierre fut capitaine de 100 hommes de pied, il est cité en 1594 et 1596 comme demeurant à Longuemort.

Henri-René du Maisniel épousa Geneviève Ogier de Cavoye.

Son fils Gilbert dut en 1718 se résoudre à vendre la terre pour désintéresser les créanciers de sa mère.

Marie-Françoise de Boulogne, dame de Longuemort, épousa Jean Danzel, vicomte de Boismont.

Tours-en-Vimeu

Danzel de Boismont : d'azur à un daim ailé d'or

Jean-Baptiste Danzel, dit le chevalier de Boismont, en hérita et mourut célibataire en 1807.

La chapelle de Longuemort avait été fondée à la fin du 13ème siècle par Jean et Philippe de Longuemort, détruite en 1793, relevée sous le Second Empire par Auguste Danzel et reconstruite une dernière fois en 1923.

*

Corroy

 Dans un bois, deux monticules antiques suggèrent un château féodal.

***

Eglise Saint Maxent

16ème siècle, la nef est du 18ème et le clocher du 19ème.

Tours-en-Vimeu

en 1853

Tours-en-VimeuTours-en-Vimeu

 

en 1864 et 1869

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Ergnies

Publié le 26 Octobre 2019 par remus80

Ergnies

http://armorialdefrance.fr/ 

 

De gueules au cavalier armé, casqué et cuirassé d'argent, éperonné d'or, brandissant de sa main dextre une épée d'argent garnie d'or posée en fasce, tenant sur son bras senestre un écu d'or à trois bandes d'azur, chevauchant un cheval cabré d'argent, bridé, sellé, harnaché de sinople et morsé [au mors] d'or.

***

Ergnies a constitué l'une des premières communautés affranchies du nord de la France.
La charte communale d'Ergnies a été octroyée le 6 décembre 1210 par Guillaume, comte de Ponthieu et de Montreuil. Le document sur parchemin est encore conservé aux Archives de la Somme, mais le sceau manque. Cependant, ce sceau est connu par un témoignage: celui de Dom Grenier, historien picard du XVIIIe siècle, qui indique que le "scel" d'Ergnies représentait "un homme à cheval armé de toutes pièces". Ce témoignage fut repris au XIXe siècle par plusieurs historiens du Ponthieu.
La liberté communale accordée aux habitants d'Ergnies (ou Everciniens) fit long feu: dès le début du XVIe siècle, toute trace des institutions communales médiévales d'Ergnies sont déjà oubliées: la riche abbaye des moines célestins d'Amiens, déjà propriétaire de nombreux autres domaines en Picardie, s'est substituée au conseil échevinal. Les célestins sont devenus "seigneurs" d'Ergnies; ils le resteront jusqu'à la Révolution.
Sur le sceau d'Ergnies, le cavalier en armure n'est autre que le comte de Ponthieu. Le blason communal, présenté pour la première fois sur le bulletin communal de 2011, reprend l'homme à cheval armé de toutes pièces; il brandit une épée et porte un écu, sur lequel ont été posées les armes du Ponthieu "ancien", à savoir: d'or à trois bandes d’azur, sans bordure.

Ergnies


(Jacques Dulphy)

***

Ergnies

Héritage de l'époque médiévale, c'est un village rond, si le rempart de terre qui l'entourait a disparu, l'aspect concentrique a perduré, témoignage d'une communauté sans seigneur.

Les célestins, riches moines d'Amiens, avec leur "château" (l'ancienne école agricole) seront les seigneurs jusqu'à la Révolution.

Ergnies

 

*

Eglise Saint Wulfran

XVII ème siècle, entièrement rénovée.

Ergnies

1858

Ergnies

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Gorenflos

Publié le 22 Octobre 2019 par remus80

Gorenflos

 

http://armorialdefrance.fr/

De gueules au chevron d'or accompagné de trois trèfles du même.

 

Une figuration du blason de la famille Ballen de Gorenflos, seigneurs de Gorenflos de 1510 (avec Jeanne Briet, épouse de Jean de Ballen, écuyer, conseiller du roi en Ponthieu) à Jean de Ballen (seigneur jusqu'en 1574) a été remise, en 1990, par le maire d'Oneux et conseiller général Daniel Dubois, lors d'un échange de jumelage entre Saint-Riquier (80) et Friedsrichstal (Allemagne) à Gustav Gorenflo, alors maire de Friedrichstal descendant d'habitants de Gorenflos, huguenots réfugiés en Allemagne au 17e après la révocation de l'Edit de Nantes.
Les Ballen de Gorenflos étaient aussi seigneurs du Festel (aujourd'hui, commune d'Oneux, 80). Une statue de l'église du Festel (commune d'Oneux) représentant une abbesse de Berteaucourt de cette famille ( 16e siècle), agenouillée devant une statue de la Vierge, porte ce blason des Ballen de Gorenflos.
(Jacques Dulphy)

Gorenflos

Broderie en fils de soie, d'or et d'argent représentant la crucifixion avec la Vierge et Saint Jean.

La base des colonnes portent les armoiries d'une abbesse de la famille Balen de Gorenflos, datée 1ère moitié du XVIème siècle.

Adjugée aux enchères en 2010 pour 1100 Euros.

Gorenflos

*

La seigneurie était tenue de Domart  avec une maison seigneuriale, on trouve au 15ème siècle  Jean de Queux, lieutenant du sénéchal de Ponthieu.

Agnès de Queux épouse en 1423 Jean Sarton.

En 1448 apparaît Jean Briet, puis Pierre en 1471 et Hue Briet en 1498.

En 1510 Jeanne Briet épouse Jean de Ballen, écuyer, conseiller du roi en la sénéchaussée du Ponthieu.

En 1570 Jean de Ballen, écuyer, mort sans postérité, lègue à son cousin Jean de Maupin 1571-1594, conseiller du roi et cinq fois maïeur d'Abbeville.

Sa fille Marguerite de Maupin épouse Gilles de Sacquespée.

Gorenflos

En 1670 Marguerite de Sacquespée épouse Jean Gouiez, employé des fermes, dont son père n'a ratifié le mariage qu'en 1702.

La seigneurie fut ensuite vendue aux enchères en 1760, au profit de Claude-François Le Roy, marquis de Valenglart.

Le dernier seigneur en 1789 fut Gaspard-Joseph Moreau, grand-Bailli d'épée de Montreuil sur Mer, ancien officier du Corps royal du génie.

Le château a été construit en 1880 par Charles-Adolphe Dupuis qui avait épousé Adèle Buteux, il fut maire de la commune.

Son fils Charles Dupuis lui succède, puis sa fille Louise qui épousera Armand-Jean-Marie de Bonnières.

Gorenflos

En 1943, l'armée allemande installa une rampe de lancement de V1 dans le parc, le château a été détruit par un bombardement allié le lundi de Pentecôte 1944, il restait les deux ailes très ébranlées qui furent détruites par la suite. 

 

 

***

Eglise Saint-Martin

Gorenflos

Ancienne église en 1858

Gorenflos

Nouvelle église en 1872

 

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Fourcigny

Publié le 20 Octobre 2019 par remus80

Fourcigny

http://armorialdefrance.fr/ 

 

                                               D'azur à trois tours d'or

 

Ces armes sont reprises de la famille De Fourcigny, dont la dernière du nom, Péronnelle de Fourcigny, dame de Fourcigny, mourut avant 1393.
Péronnelle de Fourcigny avait épousé ver 1366 Jean de Moyencourt, écuyer, qui devint donc seigneur du Fourcigny "du chef de sa femme".

Fourcigny

de Moyencourt : de gueules, à la bande d'argent chargée en chef d'une croisette fichée de sable, au chef d'or chargé de trois croix potencées de sable.

Robert de Moyencourt, écuyer, succéda à son père comme seigneur du lieu.

Les de Fourcigny était connus comme seigneurs de Fourcigny depuis le XIIIe siècle.
Après les de Moyencourt, la seigneurie passa aux chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, qui possédaient une commanderie et une maladrerie à Fourcigny dès le début du XIIIe siècle.

 

Fourcigny

St Jean de Jérusalem : de gueules à la croix latine d'argent

Les chevaliers de Saint-Jean, dont il est dit dans un manuscrit du XVe siècle "qu'ils tiennent en leurs mains et lez gouvernent eux meimez la paroisse de Foursegnies et Fretencourt" conservèrent la seigneurie jusqu'à la Révolution.
(Jacques Dulphy)

                                                              ***

                                                  Eglise Saint Jean-Baptiste

Fin 17ème, restaurée aux 18 et 19ème siècle.

Les fonts baptismaux datent du 13ème siècle

Fourcigny

Fourcigny

église en 1876

Fourcigny

En 1907

Fourcigny

 

Fourcigny

Louise Marie Julie Elise Jullien, épouse de M.Dusanter Robert. Mon parrain a été Lambert César Jullien, maire de la commune; ma marraine Louise Marie Julie Elise Jullien, épouse de M.Robert Dusanter, à Saint-Quentin (Aisne).

 

 

 

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Domvast

Publié le 11 Octobre 2019 par remus80

Domvast

 

http://armorialdefrance.fr/ 

Coupé d'argent et d'azur au cerf passant, brochant de l'un en l'autre, accompagné en chef de deux écussons de gueules et en pointe d'un besant d'or.

 

Le blason communal de Domvast a été adopté en séance du conseil municipal le 26 mars 2019, sur proposition de Dominique Delannoy, conseiller municipal, sur un projet sollicité auprès de Jacques Dulphy, avec l'aide de Daniel Juric.


Les deux écussons de gueules rappellent la famille D'Abbeville (D'argent à 3 écussons de gueules), dont sont issus les seigneurs de Domvast depuis 1300 (avec Guillaume d'Abbeville) jusqu'en 1486 (avec Jeanne d'Abbeville, dite de Boubers, épouse de Jean de Melun, connétable de France).

Domvast

L'illustre famille De Melun qui hérita de la seigneurie par alliance et la conserva jusqu'au XVIIIe siècle, portait: d'azur à neuf besants d'or et au chef du même. Le blason de Domvast a emprunté un seul besant à ces armes.

Domvast


Quant au cerf, il rappelle les grandes chasses qui firent jadis la réputation de Domvast. L'abbé Lheureux, curé du village, dans une monographie publiée en 1909, écrit notamment que "Jean d'Abbeville était un chasseur forcené. Le 18 septembre 1354, Jacques de Bourbon, comte de Ponthieu, ordonne au sénéchal de Ponthieu de l'informer sur le droit de chasse que prétend posséder Jean d'Abbeville dans les bois (de Domvast) attenant à la forêt de Crécy (...) de prendre grosses bestes rouges et noires...". Ce droit fut établi. En 1377 conséquence, le sénéchal ordonne au procureur du roi de cesser toute poursuite. Dès lors, les seigneurs de Domvast bénéficièrent, pour la chasse au gros gibier en forêt, de l''autorisation spéciale du roi. Le cerf était, à l'époque, bien présent sur ce massif.
(Jacques Dulphy)

Domvast

Présentation du blason de Domvast le 27 juillet 2019.
La sculpture est due à François Hallot, sculpteur et maître-ébéniste à Oneux.
Détail d'une photo du Courrier Picard du 31 juillet 2019.
(Aimablement transmis par Jacques Dulphy)

*

La seigneurie était une châtellenie et l'une des pairies du Ponthieu, elle ne faisait qu'une avec la pairie de Boubers au Moyen-Âge, ce fut en 1486 qu'elle fut érigée en pairie indépendante.

Elle consistait en une maison seigneuriale avec 5 journaux d'enclos.

Le village fut brûlé par les Espagnols en août 1635.

Le château féodal était situé à l'emplacement de celui brûlé en 1907.

Domvast

*

Eglise Sainte Marie-Madeleine

Reconstruite en 1857-58

Domvast

 

Ancienne église, aquarelle d'O.Macqueron en 1850

Domvast

Nouvelle église en 1858, aquarelle d'O.Macqueron.

Domvast

Ancienne ferme en 1858, aquarelle d'O.Macqueron

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Guyencourt-sur-Noye

Publié le 6 Octobre 2019 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy en associant les merlettes des armes des Ducrocquet avec la symbolisation de la rivière Noye, composante du nom.

Guyencourt-sur-Noye

 

 

En 1716, la marquise d'Annebaut née Gouffier et sa soeur la marquise d'Epagny, vendent à Firmin Ducrocquet, moyennant 117.000 livres, les terres et seigneuries de Guyencourt et d'Estrées avec la maison dite d'en-bas, chef-lieu de la première seigneurie.

Guyencourt-sur-Noye

 

Issu d'une ancienne famille de l'échevinage d'Amiens, l'acquéreur est subdélégué de l'intendant de Picardie et occupera pendant 45 ans la charge de conseiller au bailliage.

Né en 1702, son fils Firmin-Antoine est reçu en 1723 conseiller-secrétaire du Roi, maison et couronne de France et de ses finances, trois ans plus tard il épouse Marie-Madeleine Pingré, dame de Saveuse.

Guyencourt-sur-Noye

Pingré : d'argent à un pin arraché de sinople, fruitté d'or.

Il agrandit son domaine et fait entreprendre la construction du château, vraisemblablement ralentie après la mort de sa femme, survenue prématurément en 1736.

Guyencourt-sur-Noye

Il devint maire d'Amiens de 1755 à 1757, il meurt en 1773.

Son fils Antoine, garde du corps du Roi à la compagnie de Luxembourg, émigra et vit son domaine saisi.

Guyencourt-sur-Noye

côté parc

A son retour, il en reprend pourtant possession, mais s'en sépare finalement en 1822.

L'acquéreur est le comte Adrien de Rougé qui s'y installe avec son épouse Caroline de Forbin d'Oppède,  frère cadet du marquis de Rougé qui tient le château de Moreuil, il est député de la Somme en 1815-1816 puis en 1827 avant de devenir Pair de France, il meurt en 1838.

Guyencourt-sur-Noye

de Rougé : de gueules à la croix pattée d'argent.

Guyencourt-sur-Noye

de Forbin d'Oppède : d'or au chevron d'azur, accompagné de trois têtes de léopard de sable, arrachées, armées et lampassées de gueules.

Le domaine est demeuré ensuite dans sa descendance. 

Guyencourt-sur-Noyemerci à J.N Marchiset

***

Eglise Saint Firmin-le-Confesseur

Le choeur gothique est du début du XVIème siècle, la nef est reconstruite en 1860

Guyencourt-sur-Noye

 

Guyencourt-sur-Noye

 

Merci à Jacques Hebert

Guyencourt-sur-Noye

Guyencourt-sur-Noye

 

Merci à Jean-Noël Marchiset

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Frémontiers

Publié le 30 Septembre 2019 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason soumis par Jacques Dulphy, resté sans suite....proposant d'écarteler les armes des Le Boucher (en changeant les couleurs) en 1 et 4 avec celles des Roussel de Belloy en 2 et 3.

 

Frémontiers

 

Il existait un prieuré bénédictin fondé avant 1140 par Gauthier 1er Tyrel de Poix et son épouse Alix, dame de Frémontiers.

Deux châteaux sont mentionnés aux Xème et XVIème siècle : au nord celui du mont Pertuy, à proximité du lieu-dit "la justice", qui dépendait de la châtellenie de Conty et seigneurie de Wailly.

A l'ouest, le château de Lamotte, qui sera réuni à la seigneurie de Famechon.

Ces deux constructions ne sont plus que ruines en 1899.

Gauthier Tyrel, sire de Poix, accrut son domaine par son mariage avec Alix de Frémontiers.

Après les Tyrel, on trouve au XVIème siècle (1557) Jeanne de Saveuse, fille et héritière de Ferry de Saveuse, veuve d'Antoine de Créquy, seigneur de Picquigny et en seconde noces de Thibault Rouhault, gouverneur de Hesdin, mort en 1556.

Comme ses deux fils meurent sans postérité, la seigneurie passe à leur soeur Barbe Rouhault qui épousera Adrien Tiercelin de Brosses.

Ensuite Charles Tiercelin, gouverneur de Doullens puis Geoffroy Tiercelin, seigneur de Sarcus.

La seigneurie passe ensuite à Nicolas Le Boucher, seigneur de Franleu, trésorier de France à Amiens, il avait épousé en 1701 Françoise de Morgan.

 

FrémontiersFrémontiers

 

Le Boucher : d'or au sautoir engrelé de sable, cantonné de quatre aiglettes de sable, becquées et armées de gueules.

de Morgan : d'argent à trois rencontres de boeuf de sable.

 

A partir du XVIIème, l'influence du prieuré décroit au profit des seigneurs, qui font reconstruire leur résidence au sud de l'église face au moulin, contrôlant ainsi le passage de la rivière.

C'est une construction massive, ce manoir sert de pied à terre pour la comtesse de La Rochefoucault, descendante des de Morgan.

Frémontiers

Photo: Jean-Noël Marchiset

Frémontiers

La petite-fille de Nicolas Le Boucher et de Françoise de Morgan,  Françoise-Gabrielle-Josèphe épousa en 1772 Jacques-Joseph-François de Paule Roussel, chevalier, seigneur de Belloy-Saint-Léonard.

Frémontiers

Roussel de Belloy : d'azur au chevron d'or, accompagné de trois demi-vol de même.

Frémontiers

Armoiries des de Morgan et Roussel de Belloy dans l'église.

Merci à Jacques Hebert pour la photo.

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Eglise Saint Pierre

Construite toute en pierres de taille avec une richesse de bon aloi à la fin du XVème-début XVIème siècle

Lorsqu'elle était entière elle devait être fort jolie, mais en 1815, sa plus grande partie s'est écroulée faute d'entretien

Le  choeur fut reconstruit en 1815.

 

FrémontiersFrémontiers

Frémontiers

aquarelle O.Macqueron-bibliothèque municipale d'Abbeville

***

Chapelle funéraire près de l'église

Frémontiers

 

Abrite les corps de Paul-François Le Boucher-du Mesnil (1718-1795) et de sa fille Marie-Madeleine Le Boucher-du Mesnil.

Frémontiers

Frémontiers

 

 

 

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Grivesnes

Publié le 26 Septembre 2019 par remus80

Grivesnes

Parti: au 1er d'azur à l'église du lieu d'argent, au 2e d'or au château du lieu d'argent, à la colombe en vol du même brochant en chef sur la partition; le tout sommé d'un chef de gueules chargé de cinq épis de blés d'or, ceux des flancs plus petits, posés en bande à dextre et posés en barre à senestre.

Adopté en mars 2018.
Blason fautif (métal sur métal).

Grivesnes

Blason dans la mairie

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Document de la mairie.

Grivesnes

 

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Le manoir seigneurial du 15ème siècle fut détruit par les Bourguignons.

Robert de Goussencourt acheta la terre en 1577 d'une famille notable du Vermandois.

Il avait épousé Anne d'Arquinvilliers.

Après avoir abandonné l'épée pour la robe, il siégea au Parlement de Paris jusqu'à sa mort en 1594.

Grivesnes

de Goussencourt : d'hermine au chef de gueules.

C'est à Louis, l'aîné de ses fils, que l'on attribue la construction du corps de logis principal, entre 1611 date de son mariage avec Catherine Le Sellier, et 1640 date de sa mort.

Agrandi au 18ème siècle, il appartenait à la fin de l'Ancien Régime à Louis de Goussencourt, comte de Grivesnes, qui ne put s'opposer à la confiscation du domaine, décrétée en raison du départ pour l'émigration de son fils Louis-Henri (1766-1849).

Il obtint cependant la levée des scellés en l'An II et, lors des adjudications de 1793 et 1794, Roch Théry put racheter une partie des terres, ainsi que le moulin, et les rétrocéder à la famille.

Angélique de Goussencourt qui épousa en 1801 Antoine de La Myre (1773-1851), fils cadet de l'ancien seigneur de Davenescourt, hérita du domaine de Grivesnes.

A la fin du règne de Louis-Philippe, ce dernier fit restaurer le corps principal du château, construire de grandes fermes et s'assura le concours des frères Duthoit pour élever à proximité un grand sanctuaire de plan carré aces une coupole.

En 1862, sa fille Alexandrine de La Myre et son gendre le vicomte Urbain-Dominique de Beaurepaire-Louvagny donnèrent cette chapelle originale à la paroisse qui fit ajouter une nef et un haut clocher.

Grivesnes

de Beaurepaire-Louvagny : de sable à trois gerbes d'avoine d'argent.

Grivesnes

Blason dans l'église

En 1899, leurs héritiers vendirent le château à M.Lenain.

Gravement endommagé pendant l'offensive allemande de mars 1918 contre les français retranchés dans le château.

Grivesnes

Grivesnes

Il ne fut que partiellement restauré.

Grivesnes

 

Grivesnes

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Eglise Saint Aignan

La construction de cette église se déroula de 1835 à 1842. Le clocher fut construit plus tard, entre 1867 et 1875, sous la direction de l'architecte amiénois, Paul Delefortrie.

Grivesnes

L'église souffrit en 1918 des combats lors de la bataille d'Amiens. Le clocher fut décapité et la coupole s'effondra. C'est l'architecte Louis Duthoit qui assura la reconstruction de l'édifice, employant le béton, à partir de 1922.

Grivesnes

L'église en totalité et son décor intérieur, y compris la cour clôturée devant l'entrée, sont protégés au titre des monuments historiques : classement par arrêté du 29 mars 2005.

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Cavillon

Publié le 16 Septembre 2019 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy à partir des armes des de Lagrenée et celles des de Saisseval.

 De gueules à deux chevrons entravaillés, le premier versé d'argent et le second d'or, à la losange d'azur chargée de deux bars adossés d'argent chargeant les chevrons en abîme.

Cavillon

La seigneurie comprenait deux parties.

La première appartint de 1466 à 1781 aux Célestins d'Amiens.

Cavillon

Celestins d'Amiens : d'azur à une croix longue et ancré d'argent, entortillée au pied de la lettre S et accostée de deux fleurs de lys, le tout d'or.  

Quant à la seconde, elle était la possession de François de Saisseval en 1532 et d'Adrien Le Clerc en 1557.

Cavillon

de Saisseval : d'azur à deux bars adossés d'argent.

Elle échut à Louis de Lagrené dont hérita en 1646 son frère Charles qui fut le constructeur du château en 1648 (ancres de fer sur la façade).

Cavillon

Cavillon

façade arrière

On trouve ensuite Pierre de Lagrenée.

Cavillon

 

Lui succéda Noël Roussel, président-trésorier de France et général des finances (1686-1737), fils d'un échevin d'Amiens et frère de Gabriel Roussel, seigneur de Belloy sur Somme.

Cavillon

Roussel de Belloy : d'azur au chevron d'or, accompagné de trois demi-vol de même.

Son fils lui succéda dans sa charge jusqu'en 1769, il épousa Marguerite Houzé de La Boullaye et vendit la terre en 1747 à son beau-frère Nicolas-René Houzé, receveur des tailles.

Cavillon

Houzé de la Boullaye et de Cavillon : d'argent au chevron de gueules, accompagné en chef de deux étoiles et en pointe de trois besants, le tout de gueules.

Revendue en 1772 à Gilles de Lhommel du Plouy.

Revendue encore 5 ans plus tard à Jean-Baptiste Pingré, marié à Ursule Cornet, il participa à la reconstruction de l'église en 1781.

Cavillon

Pingré : d'argent, au pin de sinople fruité d'or (parfois surmonté d'une grive)

Sa fille Marie-Elisabeth Pingré l'apporta en mariage à Christophe de Sachy de Fourdrinoy en 1782.

Né en 1795 à Saint-Maulvis, Pierre-Ferdinand de Forceville fut maire de la commune et habita le château (Frère du sculpteur Gédéon de Forceville).

Cavillon

de Forceville : de gueules au sautoir d'argent, cantonné de quatre merlettes du mesme.

Passé ensuite à la famille Rousseau de Forceville.

Il fut acquis au lendemain de la dernière guerre par l'abbé Paul Dentin, alors doyen de Picquigny.

De nouveau vendu par la suite.....

Cavillon

 

                                              Eglise Saint Nicolas

Sur l'abside on peut lire la date de 1781, mais la nef serait de la fin du 16ème siècle.

Cavillon

En 1869

Cavillon

 

 

Cavillon

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Fourdrinoy

Publié le 11 Septembre 2019 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason de Jacques Dulphy , à partir des armes de la famille chevaleresque de Fourdrinoy dont le sceau de Hugues de Fourdinoy daté de 1283, écu de six pièces dont trois frettées au lambel de Cinq pendants , les couleurs des émaux ne sont pas connues.

Fourdrinoy 

 

 

Fourdrinoy

Fourdrinoy

 

Sceaux conservés aux Archives départementales de la Somme

  

Possession d'une famille dite de Fourdrinoy à partir du 12ème siècle, la seigneurie échut à la fin du 15ème à Artus de Longueval, seigneur de Maison-Ponthieu, et demeura dans sa famille jusqu'à Geneviève de Longueval qui épousa en 1681 Georges de Guiscard, comte de la Bourlie, gouverneur de Sedan et lieutenant-général des armées du Roi.

Ce brillant personnage mourut en 1692 et son fils Louis, marquis de Guiscard-Magny vendit la terre à Jean Trudaine, mestre de camp de cavalerie, qui possédait la seigneurie voisine d'Oissy.

Fourdrinoy

de Trudaine: d'or à trois daims de sable.

Il laissa la seigneurie au cadet de ses fils prénommé Jean comme lui, c'est lui qui dut faire Construire le château dans les années 1730.

Fourdrinoy

 

                                              photo: Jn Marchiset

Il y mourut à 72 ans en 1758, quelques jours avant son épouse Françoise de Joybert de Soulange, tous deux furent inhumés dans l'église.

Son héritier fut son 4ème fils Antoine-François, grand vicaire du diocèse de Senlis, qui vendit la seigneurie à Florent de Sachy, nommé en 1763 procureur du Roi au bailliage d'Amiens, il n'avait pas 50 ans lorsqu'en 1771 il meurt, il sera inhumé dans l'église.

Fourdrinoy

de Sachy de Fourdrinoy : échiqueté d'argent et de sable, à la bordure d'azur.

En 1793, son fils Christophe-Florent épousa Marie-Elisabeth Pingré et vendit le domaine à Paul Maillart, ancien procureur du Roi à Montdidier.

De nouveau vendu en 1826 à Louis-Jules du Bos de Gribeauval, le château échut à la famille de Dompierre d'Hornoy, qui le conserva jusqu'en 1898.

Fourdrinoy

Dompierre d'Hornoy: d'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules.

Vendu ensuite à Jules  Leroy.

Il appartient depuis 1976 à M. et Mme Philippe Lamy qui s'attache à le remettre en valeur.

 

Fourdrinoy

Photo: Jn Marchiset

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                                        Eglise Saint Jean-Baptiste

La construction remonte pour partie au 12ème siècle (nef), la tour-clocher date du 13ème et remaniée au 16ème, la façade et les bas-côtés ont été reconstruits au début du 19ème.

Fourdrinoy 

En 1869, bibliothèque municipale d'Abbeville

 

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piéta

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