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Blasons des communes de la Somme.

Domesmont

Publié le 7 Juin 2019 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel

 

Projet de blasonnement proposé par Jacques Dulphy en écartelant les armes des Le Griois (en changeant la couleur des besants) et celles des de Groiseliers.

Domesmont

 

Au 11ème siècle, le territoire a une seigneurie et un château.

Dès le début du 12ème siècle, la terre appartient au prieuré d'Epécamps.

Au 15ème siècle, Riquier Le Briois est seigneur d'Omesmont, alliée à Jeanne Mention vers 1480, il mourut en 1482.

Domesmont

Le Briois de la Pastured'azur au chevron d'or, accompagné de trois besants d'argent.

On trouve ensuite Bernard Le Briois, maïeur d'Abbeville en 1503, alliée à Claire-Jeanne d'Ostrel, il meurt en 1511.

Puis Jeanne Le Briois, femme de Jacques des Groiseliers, maïeur d'Abbeville en 1521.

Domesmont

Des Groiseliers : de sable à la croix ancrée d'argent.

Jean, leur fils, alliée à Antoinette Descault qui lui donna Jacques des Groiseliers, il épousa Isabeau de La Fosse, il meurt en 1567 à la bataille de Saint Denis.

Leur fille Antoinette épousa en 1576 François Le Ver, veuve en 1584, elle se remarie en 1585 avec Philippe de Sacquespée, seigneur de  Thézy.

A la Révolution le domaine appartient à M.Boulanger.

Henri-Gaspard François de Domesmont (1763-1858) marié à Elisabeth-Sophie Blondin de Baizieux (1774-1833 à Domesmont) en 1798.

Ils sont inhumés à Domesmont, voici leur pierre tombale dans la sacristie de l'église.

Domesmont

 

DomesmontDomesmont

 

Domesmont

Domesmont

d'azur à la bande d'or chargée de trois trèfles de sable.

Leur fille Henriette François de Domesmont (1799-1886) mariée en 1819 à Alexandre de Tourtier

Le château après le décès d'Henri-Gaspard François de Domesmont en 1858, fut laissé à l'abandon et n'a plus jamais été habité par la suite.

Voué à sa ruine, tout fut abattu au début du 20ème siècle, aujourd'hui il n'en reste qu'un pan de mur et un portail.

 

Domesmont

Domesmont

 

**

Eglise Saint Nicolas

Domesmont

D'après nature en 1872 (Bibliothèque municipal d'Abbeville)

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Fresnoy-Andainville

Publié le 5 Juin 2019 par remus80

Fresnoy-Andainville

 

http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

D'or au chevron d'azur.

*

Ce blason est donné, pour la commune, par Roger de Figuères (Armorial du département de la Somme, in Cabinet historique de l'Artois et de la Picardie, tome 7, 1892, p 194); la commune l'a seulement oublié.

Figuères précise que ce blason reprend celui de Jean de May, seigneur du lieu. Cependant, Belleval (Fiefs et seigneuries du Vimeu, 1870) ne le donne pas comme seigneur de Fresnoy-Andainville, mais sa liste comprend des lacunes. Les seuls "De May" qui puissent correspondre à celui-là sont les seigneurs de Seigneurville et Popincourt, villages disparus près des Monts de Caubert (près d'Abbeville).

Jean de May, écuyer, fut maïeur d'Abbeville en 1546 et 1575.

Pour aller dans le sens de Figuères, La Revue nobiliaire (tome 2, p 35, 1863-1864) donne "Jean de Mai, écuyer, seigneur de Fresnoi..." et précise à son tour les armes "d'or au chevron d'azur". Mais Jougla se trompe en donnant à cette famille "d'azur au chevron d'or"; c'est l'inverse.
(Jacques Dulphy)

**

Possession de Guillaume Haterel à la fin du 14ème siècle, de Jeanne de Caumont qui l'apporta à Pierre de Haucourt au milieu du 15ème, puis Guillaume de Bellengreville, lieutenant du Roi à Amiens en 1530.

Fresnoy-Andainville

de Bellengreville : d'azur à la croix d'or, cantonnée de quatre molettes d'éperon du même.

 

Elle appartenait au marquis de Bellengreville lorsque en 1650, elle fut mise en adjudication et acquise par Simon de Ternisien, dont la famille la conserva près de deux siècles.

Fresnoy-Andainville

de Ternisien : d'argent aux trois fleurs de lis au pied nourri de gueules, accompagnées de trois étoiles du même, mal ordonnées. 

Nicolas de Ternisien, son fils aîné, mourut sans postérité en 1691 au château, de même que son neveu Henri en 1753.

Le domaine revint 15 ans plus tard à sa nièce Agnès de Ternisien de Valencourt qui avait épousé son cousin François de Ternisien d'Ouville.

Né de ce mariage Henri de Ternisien épouse en 1767 Marie-Françoise d'Arandel et fut inhumé à Fresnoy en 1778.

Son fils Henri-Grégoire, page du duc d'Orléans puis officier au régiment d'Austrasie, fut arrêté pendant la Terreur, mais libéré après 1 mois de détention.

C'est à Henri-Charles de Ternisien que l'on doit attribuer la construction du château actuel après 1822, date de son mariage avec Charlotte de Cacheleu.

Fresnoy-Andainville

Sépulture au cimetière, photo Jean-Noël Marchiset

A sa mort en 1841, le château revint à Claudine, la dernière de ses filles, épouse de Prosper de Rambures qui meurt en 1890.

Fresnoy-Andainville

Fresnoy-Andainville

merci à Jean-Noël Marchiset pour cette photo.

Le château demeura inhabité jusqu'en 1920 date à laquelle il échut au vicomte de Badts de Cugnac, aïeul de l'actuel propriétaire.

 

Fresnoy-Andainville

Badts de Cugnac : écartelé; aux 1 et 4, d'azur à un chevron d'or accompagné de Trois quintefeuilles tigées du même, deux en chef et une en pointe (Badts).

En 2 et 3, gironné d'argent et de gueules de huit pièces (Cugnac).

Fresnoy-Andainville

*

Eglise Saint Rémi

reconstruite en 1860

Fresnoy-Andainville

En 1870, aquarelle Macqueron, bibliothèque municipale d'Abbeville

Fresnoy-Andainville

 

 

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Autheux

Publié le 3 Juin 2019 par remus80

Autheux

http://armorialdefrance.fr/ 

 

D'argent à deux bandes de sable.

*

Le nom de la famille Des Autheux apparaît au début du XIIIe siècle avec Robert (ou Hébert) des Autheux, vivant en 1206.
Quatre ou cinq générations plus tard apparaît Jehan des Autheux, époux de Marguerite de Montmorency, qui rend hommage en 1372 pour son manoir des Autheux, et en 1375 "pour la ville des Autheux" en tant que "seigneur desdits lieux".
Le mariage de sa fille unique Jehanne (vivante en 1421) fit passer la terre des Autheux à Jehan du Fayel, seigneur de Quellen.

Puis ce furent d'autres noms.
Robert des Autheux, sur un sceau de 1209, portait un écu à sept cotices. Girard des Autheux portait, sur un sceau de 1229, un écu à deux bandes (Belleval, Les Sceaux du Ponthieu, 1896), comme tous les autres Des Autheux après lui.

Autheux

 

 sceau conservé aux archives départementales de la Somme. 

 

Belleval commente, au sujet du blason de la famille Des Autheux: "Les armes de cette famille ont donc commencé par être plusieurs bandes (dites cotices) qui se sont définitivement réduites à deux: d'argent à deux bandes de sable".
(Jacques Dulphy)

***

Au début du 16ème siècle Antoinette d'Ostrel, dame des Autheux, épousa Jean de Lisques, dont les successeurs passèrent au protestantisme et tinrent dans leur château des assemblées du culte réformé.

Au début du 17ème siècle, Jean de Lisques, chevalier des Autheux, fut un personnage entreprenant qui lança plusieurs projets de colonies aux Indes occidentales et en Amérique. 

Autheux

De Lisques : bandé d'azur et d'argent, à la bordure de gueules.

Décrétée après sa mort, la seigneurie fut acquise en 1668 par Charles de Vitry, lieutenant en l'élection de Doullens, puis receveur général du taillon, qui mourut deux ans plus tard.

François de Vitry, qui lui succéda dans sa charge de receveur des tailles, devint en 1683 premier échevin d'Amiens, mais échoua dans ses prétentions à la mairie.

Françoise de Vitry, son unique héritière, fit don du domaine à son cousin François Le Febvre, seigneur de Milly et d'Hymneville, ancien lieutenant de chevau-légers et procureur du roi en la maîtrise d'Abbeville.

Autheux

Le Fèvre de Milly : de sable au chevron d'argent chargé de trois roses de gueules.

Le château devint la résidence habituelle de Jean Le Fèbvre, vicomte de Doullens (mort en 1739) et de son épouse Marie de Salperwick, puis celle de Philippe-Joseph Le Febvre, capitaine au régiment de Biron et marquis de Milly, qui mourut en 1772 en son château des Autheux, huit ans avant son épouse Marie-Madeleine de Clermont-Tonnerre.

Vint ensuite un intéressant personnage qui réussit à traverser sans dommage la période révolutionnaire, le citoyen Louis-Marie Lefebvre-Milly, ci-devant marquis de Milly, capitaine au bataillon de Cambrésis en 1789, devenu aide-de-camp du maréchal de camp d'Estourmel en 1791, il continua sous le Directoire à exercer ses talents de louvetier dans l'Amiénois. En 1812, il servit encore d'aide-de-camp au maréchal Kellermann, duc de Valmy.

Sa fille Athalie-Louise mourut aux Autheux en 1817, et son mari Pierre-Nicolas Le Merle de Beaufond en 1849.

Jean-Jacques Le Merle de Beaufond fut maire de la commune de 1817 à 1830.

Marie-Sophie Le Merle de Beaufond vendit finalement le domaine à la comtesse de Beaulaincourt-Marles, née Larché, dont la fille Mme Witasse-de Thézy quitta le château pour celui de Le Titre.

Vendus vers 1920 et laissés dans un abandon coupable, les bâtiments ont été abattus, de même que les arbres du parc et les charmilles, à l'exception d'une aile et de quelques dépendances.

Vraisemblablement élevé au 17ème siècle, le château était un édifice de dimensions modestes mais de plan complexe, juxtaposant de multiples bâtiments coiffés de toits indépendants.

Autheux

Autheux

L'entrée, sûrement postérieure, était fermée par une belle grille dont les piliers de pierre, décorés de tableaux de briques, étaient sommés d'une forte corniche coiffée d'un toit d'ardoise et d'un vase sculpté.

Autheux

vestiges en 2014, photo de Stéphane Barbier

Autheux

ce qu'il en reste en 2019

 

*

Eglise Saint Jean-Baptiste

Autheux

Autheux

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Outrebois

Publié le 29 Mai 2019 par remus80

Outrebois

https://armorialdefrance.fr/  

De gueules à trois chevrons de vair; au franc-quartier de gueules chargé d'un lion d'or armé et lampassé d'azur.

 

Conception Jacques Dulphy avec le concours de Rémy Godbert, 2019.

Ce blason s'inspire des armes de Gilles d'Amiens, seigneur d'Outrebois et de Canaples, telles qu'elles apparaissent sur un sceau de 1284 appendu à une confirmation de dons octroyés par Pierre d'Amiens, son père. Ce document provient de l'ancienne abbaye Sant-Jean d'Amiens et est conservé aux Archives départementales de la Somme.
Ce sceau montre un écu portant trois chevrons de vair, au franc-canton chargé d'un lion. Les émaux de la maison d'Amiens sont connus (de gueules à trois chevrons de vair); ceux du lion en brisure ont été supposés.
(Jacques Dulphy)

                                                                    *

La terre appartenait au XIIème siècle à la noble famille des seigneurs d'Amiens .

Gilles d'Amiens fut le dernier rejeton mâle et direct, il eut une seule fille Marie, alliée à Baudouin de Créquy puis à Jehan de Picquigny.

Leur fille Jeanne fut d'abord mariée à Jean II sire de Créquy, puis à Henri de Bure.

En 1367 ils vendirent la terre au roi Charles V qui la donna au chapître de Paris.

Outrebois

d'Amiens : de gueules aux trois chevrons de vair.

 

Seigneurie du Quesnel.

Outrebois 

Outrebois

Isolées dans les bois, les ruines du château du Quesnel occupent un côteau escarpé, possession de Tristan de Chambly à la fin du 14ème siècle, la terre échut ensuite à Pierre de Fouencamps vers 1500, puis aux d'Estrées.

Outrebois

 

En 1566, les habitants qui s'étaient réfugiés au lieu seigneurial furent massacrés par les Impériaux.

Trois ans plus tard Antoine d'Estrées vit sa terre saisie pour dettes et adjugée à Jérôme d'Ainval, ancien maïeur d'Amiens, dont la petite-fille Judith épousa en 1642 David de Brossard, seigneur de Grosménil.

Outrebois

Brossard de Grosménil : de sable au chevron d'or, accompagné en chef de deux besants et en pointe d'une molette d'éperon, le tout de même.

C'est à eux qu'il faut attribuer la construction au pied de la colline d'une nouvelle maison seigneuriale.

Outrebois

Armoiries au-dessus de la porte d'entrée de Davis de Brossard et de Judith d'Ainval

Outrebois

d'Ainval : d'argent à la bande coticée d'azur, accompagnée en chef d'une molette d'éperon du même, au chef emmanché de gueules.

En 1687, on trouve Jean de Brossard et son épouse Suzanne de Miffant.

Le domaine est vendu en 1732 à Geneviève Maurice, veuve de Pierre Le Fèvre de Wadicourt mort en 1725.

Il demeura dans cette famille jusqu'au mariage en 1835 de Louis-Françoise-Aurélie Le Fèvre de Wadicourt avec Charles Blin de Bourdon.

Après 1900, il appartient à la famille Handron.

Il appartient aujourd'hui à la famille Sara.

Outrebois

Outrebois

Outrebois

Outrebois

 

                                                         ***

* Un autre château fut construit en 1875, il appartenait au début du 20ème siècle à la famille Croix de Feuilles et actuellement à Antoine d'Halluin époux de Brigitte d'Hautefeuille.

Outrebois

Photo de Jean-Noël Marchiset

***

Eglise Saint-Séverin

16ème siècle

une partie du mobilier a été acheté à la Révolution à l'ancienne abbaye de Dommartin.

Outrebois

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Tully

Publié le 22 Mai 2019 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason soumis par Jacques Dulphy

Associant les armes des familles d'Aigneville, de Domqueur, de Frieucourt de Tully et de Fontaines avec ou sans la clé du Vimeu, représentée par un panneton.

TullyTully

 

Deux seigneuries se partageaient le territoire : La seigneurie de Tully-Ponthieu et celle de Tully Baillage.

 

1) Tully-Ponthieu

Jusqu'au 12ème siècle, le domaine appartient aux religieux de l'abbaye de Saint-Valery.

A partir du 14ème siècle, on trouve Guillaume d'Aigneville, puis Pierre, Jeanne épousera Guillaume de Rubempré.

Leur fille Jeanne de Rubempré épousera Guy de Domqueur en 1419.

Tully

De Domqueur : d'or au chevron de gueules

On trouve ensuite Jean de Domqueur puis Antoine de Domqueur qui vendit en 1520 à David de la Radde, grenetier au magasin à sel de la ville d'Eu.

Son héritier Antoine de la Radde lègua à sa fille Ide (Yde) qui épousa en 1559 Nicolas de Frieucourt, seigneur de l'Isle.

Tully

de Frieucourt : d''argent au chevron de gueules, accompagné de trois tourteaux du même ordonnés en orle en chef à dextre et de trois billettes de sable ordonnées en orle à senestre et de trois autres du même mal ordonnées en pointe"

Cette famille garda la seigneurie pendant 150 ans, avec Charles de Frieucourt, lieutenant de cavalerie mort en 1725 et Marie-Madeleine, sa soeur, qui épousera Pierre-Hubert de Fontaines qui mourut dans sa maison de Tully en 1746.

Tully

de Fontaines : d'or à trois écusson de vair de quatre traits. 

Le 10 janvier 1770 Nicolas-Aymar, comte de Fontaines, frère du précédent, vendit la seigneurie à Nicolas-Jacques du Wanel de la Bouillarderie, procureur du Roi au grenier à sel d'Abbeville.

L'acte précise une maison seigneuriale avec une tour.

Il meurt à Tully en 1804, laissant ses biens à sa soeur Marguerite, épouse de Pierre Briet de Bernapré. Le domaine passa ensuite à Charlotte-Amélie Briet, épouse de Balthazar Le Roux, baron de Feugueray , ils seront le parrain et la marraine de la cloche en 1841.

Tully

2 écus accolés sous une couronne de marquis

Leroux de Feugueray : de sable à la fasce d'argent chargée de trois croisettes de gueules et accompagnée de trois molettes d'argent.

Briet de Bernapré : d'argent au sautoir de sable, accompagné de huit perroquets de sinople, becqués et membrés de gueules.

Tully

Puis Paul de Chauvenet suivi de sa fille Marguerite de Chauvenet qui l'apporte en mariage en 1883 à Gaston de Roucy, mort en 1915 en Allemagne. 

Le château était une agréable demeure sans caractère particulier, vraisemblablement reconstruite sous la Restauration.

Il appartenait vers 1930 à M.Buiret qui l'avait fait restaurer en prenant soin de lui conserver son cachet ancien.

Tully

Tully

 

Il appartient désormais à la famille Petit.

Tully

Merci à JN.Marchiset

2) Tully-Baillage

Possession de la famille Gaillard au 17ème siècle.

Le 23 mars 1700, on procéda à l'inhumation dans l'église de Geoffroy de Gaillard-Longjumeau, capitaine de cavalerie, mort en sa maison de Tully à l'âge de 75 ans.

Tully

Son cousin Nicolas-Antoine de Grouches, seigneur de Huppy, hérita du domaine, qu'il laissa en 1751 à sa fille Marie-Geneviève, marquise de Thézy.

En 1778 et 1779 les affiches de Picardie proposaient à la vente la seigneurie, la marquise fit passer une nouvelle annonce en 1787 et vendit cette fois tout ce qu'elle possédait à Tully.

 

                                    Eglise Saint Firmin du 16ème siècle     

                                                   Pierres tombales dans la sacristie      

Tully

Tully

                           

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Frohen-Sur-Authie

Publié le 17 Mai 2019 par remus80

 

Frohen-Sur-Authie

http://armorialdefrance.fr/ 

Tiercé en pairle renversé: au 1er d'or au créquier de gueules, au 2e de sinople à la foi d'argent accompagnée en pointe d'un trèfle d'or, 3e d’'azur à trois fasces ondées d'argent et à deux clefs de sable passées en sautoir et brochantes.

***

Création Jean-François Binon.
Adopté le 15 mars 2019.
Le créquier provient du blason de la famille De Créquy. La foi symbolise la fusion de Frohen le Grand et de Frohen le Petit, le 1er janvier 2007. Le trèfle est l'attribut de saint Furcy qui était né en Irlande. Les ondes représentent l’Authie qui arrose la commune et les clefs sont les attributs de saint Pierre.

Il semblerait que Frohen le Grand avait déjà un blason reprenant les armes des Perrot de Fercourt-CréquyD'azur à deux croissants d'argent adossés et accolés en pal; au chef d'or chargé de trois aigles de sable, qui était utilisé à l'initiative de M.Moulès, alors instituteur dans le secteur.

 

***

Possession de la famille de Candas au 12ème siècle, puis de Robert de Frétel au début du 14ème, la terre fut acquise par Aubert de La Lacque auquel succéda en 1380 Henri d'Antoing.

Passé par alliance à Jean de Flavy, puis à Jean d'Auxy, elle fut incluse dans les domaines de la puissante famille de Luxembourg.

Vers 1600, Hector de Créqui acquit de Lamoral d'Egmont les " Quatre quints de Frohen", ancien écuyer du duc d'Alençon, gentilhomme de la Chambre du Roi, il avait épousé la fille unique de Jacques de Licques, grand maître de l'artillerie du roi d'Espagne aux Pays-Bas.

Frohen-Sur-Authie

Créqui (Créquy) : d'or au créquier de gueules.

Son fils Adrien se ruina malheureusement par mauvaise conduite et ne laissa pratiquement que la baronnie de Frohen à son fils François et à son petit-fils Léonor.

Situé sur la frontière franco-espagnole, le château dut être saccagé et ruiné par les troupes.

Léonore de Créqui avait épousé en 1721 François Perrot, marquis de Fercourt, capitaine de cavalerie, mort en 1753, elle hérita de la terre de Frohen à la mort de son frère Jean-Antoine.

Frohen-Sur-AuthieClic pour visualiser

Blason de Perrot de Fercourt sur une pierre tombale sur l'église.

Frohen-Sur-Authie

merci à JN.Marchiset

d'azur à deux croissants adossés et accolés d'argent, au chef d'or chargé de trois aiglettes de sable.

Frohen-Sur-Authie

Dessin de Jacques Dulphy, paru dans 'Les loups dans la Somme) 1987.

 

Elle mourut âgée en 1771, laissant le domaine à son fils Hector qui fit élever le château actuel sur un site neuf à Frohen le Grand, il mourut en 1777 en son château, laissant une veuve Marguerite Blondel qui fut incarcérée quelques temps pendant la Terreur.

Frohen-Sur-Authie

 

Frohen-Sur-Authie

Photo: JN Marchiset

En l'an VIII, son fils Jules (1775-1845), comte de Fercourt-Créqui jugea prudent de disparaître dans les bois du voisinage et d'y vivre caché pendant plus d'un an.

Il épousa ensuite Charlotte de Cacheleu et fut l'un des lieutenants de louveterie les plus actifs de la région.

Sa fille Guilaine-Sidonie épousa en 1835 Edouard, comte du Passage (fils aîné de Louis-Gabriel du Passage de Sainte-Segrée), qui selon la tradition orale aurait donné au château une tout autre échelle.

Frohen-Sur-Authie

A la fin du 19ème siècle, Arthur du Passage (1838-1909) fut un sculpteur animalier de grand talent, il fit accoler à l'extrémité est, un vaste atelier en structure de fer qui disparut après la dernière guerre.

Occupé par un régiment autrichien puis par un Etat-Major allemand, le château fit l'objet d'un violent bombardement aérien anglais le 24 juin 1944, qui anéantit près de la moitié ouest.

La comtesse Hubert du Passage s'attacha à faire rebâtir les bâtiments d'exploitation voisins, mais dut se limiter pour le château.

Frohen-Sur-Authie

Armoiries sur la sépulture au cimetière de Frohen-le-Grand.

***

Eglise Saint-Pierre de Frohen-le-Petit

Frohen-Sur-Authie

Aquarelle O.Macqueron (bibliothèque municipale d'Abbeville)

Frohen-Sur-Authie

Choeur surélevé du XVIème siècle, classé MH, la nef et la façade sont du XVIIIème.

Elle contient les pierres tombales des famille Perrot de Fercourt et Créquy-Canaples

Frohen-Sur-Authie

Frohen-Sur-Authie

Frohen-Sur-Authie

 

Frohen-Sur-Authie

 

*

 

Eglise Saint Fursy de Frohen le Grand

Détruite en 1944 et reconstruite en briques

 

Frohen-Sur-Authie 

Ancienne église

 

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Friaucourt

Publié le 8 Mai 2019 par remus80

Friaucourt

 

http://armorialdefrance.fr/ 

 

 

D'argent à six losanges de sable, 3, 2 et 1.

*

Le blason de la commune de Friaucourt, reprend le sceau de Jean de Friaucourt en 1257, seigneur du village.

La seigneurie de Friaucourt en Vimeu fut tenue, dès et avant 1211, par une famille De Friaucourt (ou De Frieucourt), aujourd'hui éteinte, dont le premier connu (Belleval, Fiefs et seigneuries du Ponthieu et du Vimeu) est Enguerran de Friaucourt, chevalier.

Le dernier seigneur du nom fut, de 1480 à 1516, Olivier de Friaucourt.

Après lui, le domaine passa en d'autres familles, jusqu'à Françoise d'Auxi dont les armes sont sculptées sur la chaire de l'église.

Friaucourt

Dessin de L.Gillard (collection Macqueron) bibliothèque municipale d'Abbeville

Friaucourt

 

Échiqueté d'or et de gueules de cinq tires.


Les De Friaucourt, du moins depuis le 17e siècle, ont porté: "D'argent au chevron de gueules, accompagné de trois tourteaux du même ordonnés en orle en chef à dextre et de trois billettes de sable ordonnées en orle à senestre et de trois autres du même mal ordonnées en pointe". Ce sont ces armes qu'a relevées la commune de Bouvaincourt-sur-Bresle (80). En effet, les De Friaucourt possédèrent, après celle de Friaucourt, la seigneurie du hameau de L'Isle-Saint-Hilaire, sur la paroisse de Bouvaincourt, de 1510 à 1728.

Friaucourt

Mais il semble que la famille De Friaucourt ait porté, avant le XVIIe siècle, d'autres armes. En effet, le sceau d'un Jehan de Friaucourt, chevalier, sire de Friaucourt, appendu à une charte de 1257, porte un écu losangé. Un autre Jehan de Friaucourt, écuyer en 1356, chevalier en 1370, porte sur son sceau (quittances de gages pour services de guerre, collection Clairembault, BN) un écu à six losanges.

Friaucourt


C'est cet écu à six losanges qu'a choisi de relever avec des émaux de son choix (ceux de la famille restant inconnus), la commune de Friaucourt en 2018.

Les drapeaux "au coq" très Louis-Philippe sur le site internet de la commune, allusion peut-être au résidant royal du château d'Eu presque voisin, sont de fantaisie.

Friaucourt


(Jacques Dulphy)

Armoiries de Claude de Frieucourt (Armorial d'Hozier), avec un chevron de sable !

D'argent au chevron de sable, accompagné de trois tourteaux de gueules, ordonnés en orle en chef à dextre et de trois billettes de sable en orle à senestre, et de trois autres du même mal ordonnées en pointe.

Friaucourt

 

 

 

 

Friaucourt

château

                                                              

 Eglise Notre-Dame de la Nativité

Friaucourt

1865 aquarelle bibliothèque municipale d'Abbeville

Friaucourt

église et mairie

Friaucourt

porche daté de 1578, encadré par 2 C entrelacés et 2 A,   les armoiries ont été effacées.

 

Friaucourt

 

Photo aimablement transmise par Jean-Noël Marchiset 

Friaucourt

Dalle funéraire de Louise-Charlotte de Créquy , décédée en 1754

veuve du marquis Claude-François de Gouffier, décédé en 1724

Reposent également

Louis de Créquy décédé en 1696, et son épouse Antoinette de Caullière, décédée en 1731

Jeanne de Caullière décédée en 1698

Marie-Madeleine de Créquy

Henri d'Auxy

 

 

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Saint-Sauflieu

Publié le 1 Mai 2019 par remus80

Saint-Sauflieu

 

http://armorialdefrance.fr/

 

 

D'azur à la croix d'or cantonnée de quatorze croisettes du même, quatre ordonnées 2 et 2 dans chaque canton du chef et trois ordonnées 2 et 1 dans chaque canton de la pointe.

***

Aucun saint du nom de Sauflieu n'a existé. Cette graphie, pour le nom du village, a prévalu dès 1293 sur celle de Sainsolu (Sinsouillu, Souillu ou Souliu en picard); le village est encore désigné sous ce nom de Sainsolu en 1251.
La commune a relevé les armes de la famille des seigneurs du lieu et du nom, également désignée sous le nom de De Saint-Saulieu. Cette famille est connue depuis 1145 avec Dreux (Drogonis) puis Adam "de Sessoliu" son fils, vivant en 1145, etc. Simon de saint-Sauflieu prend part à la troisième croisade.

Le blason de cette famille apparaît pour la première fois sur un sceau conservé aux Archives de la Somme, appendu au bail d'une terre à Saint-Sauflieu en mars 1306 provenant du chapitre de la cathédrale d'Amiens: c'est le sceau de Jacques de Saint-Sauflieu, seigneur de Saint-Sauflieu, qui montre un écu à la croix cantonnée de 16 croisettes simples.

Saint-Sauflieu

Blason de la famille de Saint-Sauflieu.(armorial d'Hozier)

 

La filiation de cette famille est établie avec certitude jusqu'à Jean de Saint-Sauflieu, chevalier. C'est lui qui vendit le domaine en 1464 à Guillaume Le Josne de Contay, après qui se succédèrent de nombreuses autres noms.

Saint-Sauflieu

De gueules fretté d'argent de quatorze pièces, entre-semé de fleurs de lis d'or.

La famille De Saint-Sauflieu, maintenue noble en 1667, a donné aussi les seigneurs (protestants) d'Erquery (60) du XIVe au XVIIe siècle, "de Chatellier, du Parc et de Marchefroy", et d'autres lieux.
(Jacques Dulphy)

*

Eglise Saint-Denis

Fin 18ème ,entièrement restaurée.

Saint-Sauflieu

1877 (bibliothèque d'Abbeville)

Saint-Sauflieu

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Eterpigny

Publié le 30 Avril 2019 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel

 

Projet de blason soumis par Jacques Dulphy, reprenant les armes des d'Humières et la croix de Malte (pour la commanderie).

Eterpigny

 

Eterpigny 

Blason sur le clocher de l'église (vient de l'ancienne église) avec les armoiries de Jean d'Humières et une armoirie d'alliance qui semble être celle des Tyrel de Poix ! Le collier de l'ordre du Saint-Esprit entoure le tout avec la date de 1535.

Eterpigny

 

Eterpigny

                                                                ***

Ce serait à Eterpigny que la reine Bathilde et son fils Clotaire III auraient signé la charte de fondation de l'abbaye de Corbie au viie siècle.

Il est fait mention de l'existence d'une église à Éterpigny en 977.

Eterpigny

En 1134, par une charte, Simon, évêque de Noyon, donna l'autel d'Éterpigny au prieur de Cappy qui nommait à la cure.

En 1158, l'évêque de Noyon, Baudouin, confirma la donation d'une terre faite par le comte de Vermandois Raoul 1er, aux ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui y fondèrent une commanderie. En 1177, Philippe d'Alsace et Élisabeth de Vermandois, son épouse, ratifièrent cette donation.

Eterpigny

En 1311, la suppression de l'ordre des Templiers conduisit à la réunion des biens de cet ordre avec ceux de l'ordre des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. La commanderie d'Eterpigny reçut une maison à Saint-Quentin, les seigneuries du Catelet et de Montescourt, de Passel près de Noyon etc. avec dîmes, terres y afférant.

En 1316, Nicolas de la Rivière, commandeur d'Éterpigny conclut un accord avec les chapitres canoniaux du diocèse de Noyon au sujet des prébendes laissées vacantes du fait de la suppression de l'ordre des Templiers dont la commanderie d'Eterpigny voulait conserver les revenus.

Eterpigny

En 1536, pendant le siège de Péronne, Jean d'Humières commandeur d'Éterpigny réussit à entrer dans Péronne avec un important chargement de vivres mais il fut tué par un coup de canon. Il eut la tête emportée d'un coup de canon, à l'âge de 30 ans.Il fut honorablement inhumé dans le chœur de la Collégiale Saint-Fursy de Péronne,sous une tombe d'airain.(détruite après la Révolution).

Eterpigny

D'Humières : d'argent, fretté de six pièces de sable.

Eterpigny

 

1902

Eterpigny

 

Cent ans après, en 1636, Éterpigny eut à souffrir des invasions espagnoles.

Au cours de la guerre franco-allemande de 1870, Éterpigny eut à souffrir des réquisitions en argent et en nature que les Prussiens imposèrent aux habitants.

Pendant la Première Guerre mondiale, la commune fut totalement détruite. Elle fut reconstruite durant l'entre-deux-guerres.

Eterpigny

Eterpigny

 

                                                                       *                                                   

                                                 Eglise Saint Médard

Avant 1914,l'église ,sous le vocable de Saint-Médard, était une petite Chapelle;le chœur paraissait moins ancien que la nef;à l'entrée de laquelle s'élevait un petit clocher appuyé sur une tour en pierres,avec deux pilastres qui encadraient un portail en plein cintre extrêmement bas,au-dessus se trouvaient sculptées les armoiries de la Maison de Humières,avec le millésime de 1535,ce qui nous fonde à attribuer cette construction à Jean de Humières, qui mourut glorieusement au siège de Péronne de l'an 1536.
Sur l'église actuelle,reconstruite après la guerre de 14-8,nous voyons toujours ces armoiries.

Eterpigny

 

aquarelle d'O.Macqueron 1879, bibliothèque municipale d'Abbeville

Eterpigny

 

 

Eterpigny

 

Eterpigny

Pierre gravée del'ancienne église découverte en 1925 lors de la reconstruction, recouverte d'un enduit, personne ne l'avait jamais vue et on suppose qu'elle remonte au XVè ou XVIème siècle.

Représentation de Saint Fursy, Saint Faber et Saint Druon.

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Sainte Segrée

Publié le 28 Avril 2019 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy, écartelant les armes des de Monsures avec celles des d'Hébert.

Sainte Segrée

 

La seigneurie mouvante de celle de Poix, s'est transmise à la famille de Monsures  depuis le milieu du XVème siècle.

Sainte Segrée

de Monsures : de sable à la croix d'argent chargée de cinq fermaux de gueules.

La maison seigneuriale d'origine était située derrière l'église paroissiale, elle fut ruinée au cours de la guerre de Cent-Ans.

Sous Louis XIII, Charles de Monsures, gentilhomme de la fauconnerie du Roi et guidon d'une compagnie de 50 hommes d'armes, fait élever à proximité du bois une nouvelle demeure.

En 1653, François de Monsures qui habitait Graval, vendit la maison seigneuriale à son neveu François d'Hébert, ancien capitaine au régiment de Rambures et gouverneur de Ham, qui en fit sa résidence jusqu'à sa mort en 1674 lors de la bataille de Seneffe.

Sainte Segrée 

Merci à André Guerville

d'Hébert : d'azur à deux chevrons d'argent, accompagnés de deux étoiles d'or.

 

Sainte Segréephoto : JN Marchiset

Pierre tombale de Louis-Bernard d'Hébert, mort en 1760

Son petit-fils Louis-Bernard d'Hébert mourut sans postérité en 1760, laissant ses biens à sa nièce Catherine qui venait d'épouser son cousin Jean-Baptiste du Passage, ancien capitaine d'infanterie, veuf et sans enfants, il se remarie en 1764 avec Geneviève de Lamiré.

Sainte Segrée

Quelques années plus tard, il fit moderniser et agrandir le manoir proche de l'église.

Sainte Segrée

En 1805, lorsque son fils Louis-Gabriel, comte du Passage, épouse Charlotte de Valanglart, il lui fait don du château, négligé pendant la période révolutionnaire, tandis qu'il fait reconstruire l'ancien manoir proche de l'église, à l'intention de sa fille Marie-Louise qui y mourra célibataire en 1853.

Des quatre fils de Louis-Gabriel du Passage, c'est Eugène qui lui succédera à Ste Segrée en 1847, après son mariage avec Elisabeth de Gillès.

En 1876 après la mort de sa première épouse, le baron Maurice du Passage fait élever une chapelle.

En 1899, sa seconde épouse Berthe de Bonnault, veuve à son tour, décide de faire construire un château en dur. 

Les propriétaires actuels sont les enfants de René du Passage.

Sainte Segrée

 

photo: JN Marchiset

Sainte Segrée

 

Armoiries dans l'église : à gauche blason de la famille du Passage .

A droite le blason de la famille de Gillès : d'azur au chevron d'or accompagné de trois glands d'or, tigés et feuillés du même.

Sainte Segrée

 

Eglise Sainte Sigrade

début 16ème siècle

Sainte Segrée

Aquarelle d'après nature 1877 (Bibliothèque municipale d'Abbeville)

Sainte Segrée

Sainte Segrée

 

Sainte Segrée

Pierre tombale de dame Louise de Pastour de Servais, décédée en 1772, épouse de Claude du Passage.

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