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Blasons des communes de la Somme.

Liomer

Publié le 28 Février 2019 par remus80

Liomer

 

http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

De gueules à trois lions d'or, au chef d'argent.

                                

La famille relève les armes de la famille De Liomer.

Cette famille apparaît au XIIe siècle. Avant 1200, la terre de Liomer appartient à Baudouin de Liomer, dont la fille Ade épousa en 1205 Gautier V Tyrel , capitaine et gouverneur de la ville d'Amiens, de l'illustre famille des seigneurs de Poix.
Enguerrand de Liomer est cité comme témoin d'une donation à la léproserie du Quesne; il a pour fille Béatrix, dame de Liomer en 1256.

Vers 1355, Simon du Hamel, dit Tournelle, est qualifié de seigneur de Liomer; puis c'est Jean d'Offignies, chevalier, qui est en est seigneur en 1373.

Liomer

D'argent au sautoir de gueules.

Dès lors, la terre est passée en d'autres nom, et il ne sera plus jamais question des chevaliers de Liomer, dont le nom est tombé en quenouille.
(Jacques Dulphy) 

                                                                    *

Eglise Saint-Pierre

Reconstruite en 1867

Liomer

Aquarelle d'Oswald Macqueron, d'après nature, 25 avril 1870.

Bibliothèque municipale d'Abbeville

Liomer

 

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Selincourt

Publié le 22 Février 2019 par remus80

Selincourt

 

http://armorialdefrance.fr/

 

 

De gueules à deux clés d'argent passées en sautoir, cantonnées de quatre larmes du même.

*

Commune associée depuis 1972 à Hornoy-le-Bourg.

L'abbaye Saint-Pierre de Selincourt, abbaye de prémontrés, avait été fondée en 1130 par Milon de Selincourt, religieux de Dommartin-au-Bois, avec l’appui de Gauthier III Tyrel de Poix.
L’église abbatiale conservait une ampoule de verre qu'on disait renfermer une larme du Christ. Donnée par Bernard III de Soissons, seigneur de Moreuil, au retour de la Croisade de 1204, cette relique de la «Sainte Larme» était à l’origine d’un pèlerinage très fréquenté. L'abbaye fut détruite à la Révolution. La ferme de Sainte-Larme, écart de la commune, en conserve le souvenir.

SelincourtSelincourt

 

Représentation sur et dans l'église. Photos A.Guerville .


Selincourt est associée depuis 1972 à la commune d'Hornoy-Le-Bourg, mais elle conserve ses armes propres, directement inspirées de celles de l'abbaye sur lesquelles ont reconnaît les clés de saint Pierre et des larmes. D'Hozier enregistre, suivant l'édit de 1696, les armes de "La communauté des religieux de l'abbaye de Saint-Pierre-lès-Selincourt" qui sont, suivant la description qu'en donne Borel d'Hauterive (Armorial d'Artois et de Picardie, 1981, p 20): "De gueules, à deux clés adossées et passées en sautoir d'argent, accompagnées de quatre larmes de même, une en chef, deux aux flancs et une en pointe".
Le blason de la commune de Selincourt est répertorié, quant à lui, par Jean-Jacques Lartigue (Armorial général des communes de France, 1995, p 305) mais il se trompe en donnant un champ d'azur. Il figure aussi, avec champ de gueules, en couverture de l'ouvrage de Rose-Marie Denier, "La Sainte Larme de Selincourt" publiée vers 1998 par l'association Racines, de Poix.
(Jacques Dulphy)

Selincourt

Les armes de l'abbaye de Saint-Pierre-lès-Selincourt.
Armorial Général de France, Charles D'Hozier (édit de 1696)
26e volume, Picardie, Généralité d'Amiens, folio No 137.

Selincourt

Chapelle Sainte-Larme

***

La terre de Sélincourt a appartenu jusqu'au milieu du XVème siècle à une famille qui en porta le nom, le premier seigneur connu étant en 1125 Dreux de Sélincourt.

Le manoir devait se trouver près de l'église, il fut mis à sac en 1446.

La seigneurie appartint ensuite à Pierre de Sacquespée, maïeur d'Amiens, vers 1535.

Selincourt

de Sacquespée : de sinople, à une aigle d'or chargée sur l'estomac d'une épée d'argent garnie d'or, posée en bande, que l'aigle tire avec le bec d'un fourreau de sable.

En 1665, Jean de Sacquespée reçoit les terres de Sélincourt et de Bussy-les-Daours, à l'occasion de son mariage avec Catherine de Saint-Blimont.

Sa fille aînée Gabrielle-Angélique épouse en 1678 (âgée de 13 ans), Philippe Manessier.

Selincourt

Manessier : d'argent à trois hures de sanglier de sable

Leurs descendants conservèrent le domaine jusqu'à la Révolution, Jean-Baptiste Manessier, vicomte de Sélincourt, décédé en 1789, en fut le dernier seigneur.

C'est à cette famille que l'on doit la construction du château actuel au XVIIIème siècle, précisément par Charles-Nicolas Manessier, vicomte de Sélincour à partir de 1705, capitaine d'infanterie au régiment du Roi.

 

 

Selincourt

Il fit reconstruire une nouvelle demeure sur l'emplacement de l'ancien château détruit par un incendie.

Au XIX ème siècle, le château passa par plusieurs mains, dont les Machart, puis les Blanche, à qui M. de Varennes l'acheta en 1900, le restaurant et le léguant ensuite à sa fille, la comtesse Philippe de Beaumont.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il fut occupé par les Allemands qui, avant de l'évacuer en septembre 1944, brûlèrent tous les meubles devant le château.

Laissé ensuite dans un semi-état d'abandon, il fut racheté en 1968 par M. et Mme Haberer qui entreprirent deux ans plus tard, dès 1970, de le restaurer avec un soin incomparable.

Selincourt

 

***

Eglise Saint Martin

Reconstruite de 1873 à 1875

Selincourt

aquarelle d'O.Macqueron 1876, bibliothèque d'Abbeville.

 

Selincourt

 

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Athies

Publié le 13 Février 2019 par remus80

 

Athies

http://armorialdefrance.fr/  

  

D'argent à trois fasces de sable, à la barre de gueules brochant sur le tout.

***

La commune a relevé le blason de la famille D'Athies, originaire du lieu, et qui compta parmi ses membres Gérard d'Athies, mort en 1404, archevêque de Besançon.
La famille portait "d'argent à trois fasces de sable, une bande de gueules brochant sur le tout". Sur le blason communal, la bande est devenue barre, sans doute par souci de brisure. (Jacques Dulphy)

Athies

Athies

 

Athies

 

***

La commune fut une habitation royale sous Clotaire et son épouse Radegonde.

Les comtes de Vermandois possédèrent la seigneurie jusqu'en 977 puis à la famille d'Athies.

On trouve Adam d'Athies en 1171 puis Jean d'Athies en 1179.

Gui d'Athies fut vice-chancelier de France en 1201

Hugues d'Athies, Grand panetier de France en 1224, sous les règnes de Louis VIII et Louis IX, il se distingua en Egypte lors de la 7ème croisade, avec lui s'éteignit la maison d'Athies.

Simon de Kefvilliers et Marguerite de Foucarmont furent la souche des nouveaus seigneurs.

En 1330 N....épousa la soeur de Jean de Kefvilliers et devient seigneur d'Athies.

Guérard d'Athies en 1421 fut capitaine du duc de Bourgogne.

Puis son frère Quentin vers 1435, ici s'arrête la filiation des seigneurs d'Athies, le domaine passa dans la maison de Nesle.

Les seigneurs d'Athies firent élever des fortifications, le château-fort fut exposé aux mêmes désastres que la ville, brûlé en 1648 par les Espagnols et en 1676 par les Impériaux, de sorte qu'à la fin du 17ème siècle il avait perdu de son importance, il n'en restait plus au 18ème siècle que des murs en pierre ruinés et une tour.

Peu de temps avant la Révolution, les seigneurs de Nesle avaient donné les restes au garde de la baronnie qui en vendit l'emplacement, on en abattit les dernières ruines et on combla les fossés.

Athies

les restes d'une porte médiévale avec la date de 1627

Athies

 

Athies

Athies

Athies

Le village avant sa destruction.

 

*

Eglise Notre-Dame de l'Assomption

Un prieuré bénédictin fut à Athies, en 1178. La construction de l'église serait contemporaine de cette fondation. Néanmoins, l'église d'Athies subit plusieurs destructions, en 1648 et en 1676 notamment. Les Espagnols en 1648 incendièrent l'église ce qui entraîna l'écroulement de la tour. En 1676, les Impériaux incendièrent une nouvelle fois l'édifice qui fut reconstruit et agrandi au xviiie siècle.

L'église d'Athies subit d'importants dégâts au cours de la Première Guerre mondiale, les voûtes furent percées et la tour s'effondra.

La restauration débuta en 1929 et se termina en 1931.

Athies

Athies

Athies

 

 

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Yonval

Publié le 10 Février 2019 par remus80

Yonval

http://armorialdefrance.fr/  

 

 Tiercé en fasce: au 1er d'or au lion léopardé de gueules, au 2e de sinople plain, au 3e d'hermine plain.

***

Yonval, ancien hameau de la commune de Cambron a obtenu son indépendance communale le 1er janvier 1986.

Ce blason reprend les armes de la famille Le Roy de Valenglart, seigneur du lieu et de Moyenneville.

Yonval

Armorial Général de France, Charles D'Hozier (édit de 1696)



La commune d’Yonval a relevé, en 2006, les armes de la famille Le Roy de Valanglart, seigneur du lieu, de Moyenneville, de Valanglart (fief à Moyenneville) et autres lieux.
Cette maison est citée dès le 13e siècle (d'après Belleval).

Le premier seigneur du nom à Yonval fut François Le Roy, seigneur de Moyenneville et de Valanglart, écuyer du duc d'Aumale. Il avait acheté les domaines d'Yonval et de Valanglart en 1620 à Antoine de Runes, et son fils René avait fait construire le château de Moyenneville.

Le dernier seigneur d'Yonval, en 1789, fut François-Léonard Le Roy, marquis de Valanglart, comte du Quesnoy, mestre de camp de cavalerie.
Le blason des Le Roy de Valanglart (branche des seigneurs de Bézancourt) a été enregistré par D'Hozier suivant l'édit de 1696; les armes de cette famille figurent aussi sur une clé de voûte colorée (XVIIe siècle) de l'église de Moyenneville, où elles sont parties à celles des Du Quesnoy (une bande d'azur).

Le château de Moyenneville, resté dans la famille, fut ruiné par les combats de 1940. Le général de Germiny, héritier des derniers Le Roy de Valanglart, dût à regret se résoudre à abattre les restes de la demeure en 1956, après la mort du dernier marquis du nom.
(Jacques Dulphy)

Yonval

Blason en mairie.
(Photo Jacques Dulphy, 2012)

 

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Bernâtre

Publié le 5 Février 2019 par remus80

 

Bernâtre

 

http://armorialdefrance.fr/ 

 D'or à la croix de sable chargée de cinq coquilles d'argent.

 

La commune a repris les armes de la famille de Boubers-Bernâtre

BERNÂTRE

 d'or à la croix de sable chargée de cinq coquilles d'argent

 

 

En 1275, la seigneurie appartenait à Jean de Préaux.

Vers 1320 Mahaut de Raineval, sa nièce, l'apporte à Jean de Boubers, seigneur de Tuncq, dont la famille la conserva près de cinq siècles.

En 1362, Pierre de Boubers (ou Bouberch), senéchal de Ponthieu, rend aveu pour son " chastel cloz de fosséz, qu'il déclare tenir à forteresche".

En 1570, Jean de Boubers est officier de la compagnie des Ordonnances du seigneur de Sénarpont, protestant convaincu comme son épouse, Nicole de Lisques.

Son petit-fils Daniel participe aux côtés d'Henri IV au siège d'Amiens, et voit sa seigneurie de Bernâtre érigée en vicomté.

BERNÂTRE

Les lendemain sont moins heureux, en août 1635 l'armée espagnole ravage le Ponthieu, saccage le village et incendie le château. Deux mois plus tard, celle du duc de Chaulnes achève de faire du pays une terre brûlée.

Bernâtre

La Révocation de l'Edit de Nantes en 1685, amène Daniel II de Boubers à abjurer, 2 de ses fils font de même, mais l'aîné se réfugie en Angleterre, cependant que leur mère, Suzanne Roussel de Miannay, ardente huguenote, s'exile à Berlin avec ses 7 filles.

BERNÂTRE

Au XVIIIème siècle, les Boubers résident ordinairement à Miannay, mais n'en continuent pas moins à se faire inhumer à Bernâtre.

Ce n'est qu'en 1811, après la mort de Charles-François de Boubers, dernier vicomte, que sont vendus les restes de la vieille forteresse, convertis en exploitation agricole.

BERNÂTRE

Vraisemblablement élevé dans la seconde moitié du XIV ème siècle par Pierre de Boubers, l'ouvrage dut être remanié au XVème.

il ne fut pas rebâti, n'ayant plus de rôle militaire à jouer. Des bâtiments de ferme, entourant l'ancienne baille, furent accolés aux vestiges de l'ancien édifice castral. Il subsiste de celui-ci certains pans de murs ayant conservé des archères, des éléments de l'ancienne chapelle, la porte d'entrée du château et la tour de trois étages du XVe ou XVIe siècle, assez bien conservée.

Bernâtre

En 1865

Bernâtre

 

                                                              

                                              

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Coulonvillers

Publié le 3 Février 2019 par remus80

 

Coulonvillers 

http://armorialdefrance.fr/ 

 Écartelé: aux 1er et 4e de sable au lion à la queue fourchue d'argent, armé, lampassé et couronné d'or, aux 2e et 3e d'azur à trois colombes essorantes d'argent, becquées et membrées de gueules.

***

Création Jacques Dulphy.
Adopté le 9 juin 2011.
"L'argument de ce blason est le suivant: suivant l'historien et généalogiste René de Belleval (Fiefs est seigneuries du Ponthieu et du Vimeu, 1870 et Nobiliaire du Ponthieu, 1862), la terre de Coulonvillers a été tenue, de 1539 (par Jean de Bournonville, aussi seigneur de Franssu) à 1641 (mariage de Madeleine de Bournonville à Charles de Monchy) par la famille "De Bournonville", originaire d'Artois, qui avait pour blason un lion couronné à la queue fourchue d'argent sur champ de sable.

Coulonvillers

Cette famille fut celle qui tint le plus longtemps le domaine de Coulonvillers. Hanchy, hameau de Coulonvillers, pour sa part, a appartenu de 1550 à 1789 à la famille Coulon, bourgeois et argentiers abbevillois qui avaient pour blason "d'azur à trois pigeons d'argent".

Coulonvillers

Il semble que ces pigeons aient été simplement posés ; nous les avons mis en vol, pour harmoniser avec la présence des lions, et pour donner plus de légèreté à la composition. Par ailleurs, la présence des pigeons (coulons, en picard, du latin columba, colombe) n'est pas sans rappeler le nom de Coulonvillers et son étymologie populaire, ainsi que sa forme ancienne Columviler en 1160." (J. Dulphy)

 

Coulonvillers

Blason sur la mairie

***

Eglise Saint Gervais et Saint Protais

Coulonvillers

Date du 16ème, très restaurée au 18ème, serait l'ancienne chapelle du château, dont il ne subsiste que la motte féodale appelée 'Le catiche' .

Coulonvillers

 

*

 

Hameau de Hanchy

Une maison forte fut construite au 15ème siècle, détruite au 19ème.

L'église Ste Barbe à campenard a été reconstruite en 1781, elle est maintenant désaffectée .

Coulonvillers

Photo : APictche

 

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Boufflers

Publié le 2 Février 2019 par remus80

Boufflers

http://armorialdefrance.fr/

 

D'argent à trois molettes de gueules (étoiles de gueules, percées du champ), accompagnées de neuf croisettes recroisetées du même, trois rangées en chef, trois rangées en coeur et trois en pointe ordonnées 2 et 1.

Boufflers

Grandes armoiries, dessin d'Arcady Voronzov

***

Boufflers

Armes de Boufflers, tirées de l'Armorial de Picardie,
planche coloriée d'A. Gozes, d'Amiens (1842)
conservée à la Bibliothèque municipale d'Abbeville.

Ce sont les armes de l'illustre et ancienne famille de Boufflers, dont sont issus en 1699 les ducs de Boufflers.

Le duché fut constitué en 1695 à partir du comté de Cagny (Beauvaisis) où la famille s'était établie. Ces armes figurent à la salle des Croisades du château de Versailles.

Cette famille, originaire du très petit village de Boufflers, en Ponthieu, est connue depuis Enguerrand, vivant en 1150.

Elle a donné notamment deux maréchaux de France et l'Académicien français Louis-Sanislas de Boufflers (+1815).

La famille de Boufflers s'est éteinte au XIXe siècle. Le domaine de Boufflers resta dans cette famille jusqu'au 18e siècle. (Jacques Dulphy)

Boufflers

 

***

Boufflers était à l'origine un hameau de Monstrelet sur Authie, qui fut détruit en août 1635 par les Espagnols et n'a jamais été reconstruit.

En 1689 ne subsistaient plus que l'église St Mauguille et le presbytère.

Monstrelet désigne aujourd'hui une petite colline couverte de champs, située à la sortie du village en direction de Vitz-sur-Authie.

*

La famille de Boufflers prend son nom de la terre et seigneurie située dans le Ponthieu, sur la rivière d'Authie.

Descendant de Bernard de Morlay, Henri, seigneur de Boufflers, prit au XIIIème siècle le surnom de Boufflers que la postérité a toujours conservé.

Aléaume se distingua en 1304 à Mons en Pévèle en conduisanr les contingents picards de l"armée royale.

Au XVIème siècle, Adrien de Boufflers, pair de Ponthieu, combattit à Pavie et mourut très âgé en 1585.

Six ans plus tard, Adrien II, son fils aîné, reçut d'Henri IV la charge de bailli de Beauvaisis, les ligueurs, irrités contre lui, ravagèrent ses terres et brûlèrent son château de Boufflers.

Né de son mariage avec Françoise Gouffier, François de Boufflers obtint l'érection en comté de sa terre de Cagny (Oise), et François III l'aîné de ses petit-fils, lieutenant-général au gouvernement de l'ïle de France, épousa la fille du financier Henri de Guénégaud, qui lui apporta 150.000 livres de dot.

C'est lui qui mourut en 1672, un an après son mariage, dans le château de Boufflers qui avait dû être reconstruit après le passage des Espagnols en 1635.

A la mort de son fils, vingt ans plus tard, la terre revint à son frère Louis-François, maréchal de France.

Le second duc, gouverneur des Flandres , mourut en 1747, laissant une succession très obérée.

Mis en vente par ses créanciers, la terre de Boufflers fut en 1758 adjugée à Honoré de Buissy, seigneur de Long.

Boufflers

 

Armoiries sur son tombeau dans l'église de Crillon (Oise)

 

Il ne subsiste pas de vestiges significatifs du château.

Boufflers

  • Château de Boufflers

Le château fort d'origine fut brûlé en 1472 par les troupes du maréchal de Lohéac (nommé gouverneur de la Picardie, en 1471, par Louis XI), puis à nouveau en 1589 par les ligueurs pour punir Adrien de Boufflers de s’être attaché à Henri IV.

Sur les ruines du château fort, un nouvel édifice fut élevé, au xviiie siècle, par la famille de Boufflers. C'est une agréable construction en brique et pierre blanche, disposée en trois corps de logis dont un à étage mansardé, autour d'une vaste cour. Construit par Jules Hardouin-Mansart, l'ensemble est doté d’une grande cheminée et d'une petite tour carrée au nord. Les belles boiseries furent brûlées comme bois de chauffage par l’armée anglaise pendant la guerre 1914-1918.

Les ruines actuelles ne conservent aujourd’hui que quelques pans de mur. Elles sont encore visibles, en retrait de la rue principale (D 224), à 100 mètres environ du monument aux morts.

Boufflers

                                                                  *

                                                Eglise Saint-Mauguille

                                                        XVIII ème siècle

Boufflers

 

                                        aquarelle d'O.Macqueron 1887  

("Archives et Bibliothèque patrimoniale d'Abbeville, coll. Macqueron".)

 

Boufflers

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Esmery-Hallon

Publié le 29 Janvier 2019 par remus80

Esmery-Hallon

 http://armorialdefrance.fr/ 

 

D'azur au croissant d'or accompagné de cinq étoiles d'argent.

 

***

Le premier seigneur du nom de d'Esmery, seigneur d'Esmery, dont il soit fait question est Jean d'Esmery, cité dans un aveu de 1341.

Le nom de d'Esmery apparaît, comme nom de famille, tout au long du Moyen Age, en Santerre et en Vermandois. On retrouve les d'Esmery seigneurs d'Avricourt : le premier seigneur de ce nom y est Jacques d'Esmery, vivant en 1360.

C'est le blason de cette famille, avec quelques modifications, qu'a repris la commune, et qu'on voit aujourd'hui sur les plaques de rues.

 

Esmery-Hallon

Le blason d'Esmery-Hallon était déjà adopté dès les années 1920. Il figure, avec un champ de sable parmi les blasons de la région de Ham figurant sur la frise héraldique de la gare de Ham, peinte vers 1929.

Esmery-Hallon

Une légende locale attribue le nom de ce village, et le blason de ses premiers seigneurs (avec croissant et étoiles) au séjour que fit à Esmery la princesse musulmane Ismérie. Ismérie était la fille du sultan du Caire, et elle avait accompagné le retour de trois chevaliers croisés, seigneurs d'Eppes, qu'elle avait aidés à s'enfuir des geôles de son père. Elle adjura le Coran, et reçut, avec le nom de Marie, le baptême en 1134.

*

Esmery-Hallon

ancien château

*

Eglise Saint Martin

Esmery-Hallon

Ancienne église en 1875

Esmery-Hallon

 

Esmery-Hallon

Esmery-Hallon

Nouvelle église en 1928

 

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La Faloise

Publié le 28 Janvier 2019 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy à partir des armes des de Montmorency, les clous étaient d'une qualité réputée, on venait de loin en acheter jusqu'au 19ème siècle, ils apportent une brisure bien venue aux armes (simplifiées) des Montmorency, si souvent reprises. 

La Faloise

 

La Faloise

 

Cette ancienne petite forteresse occupe une situation avantageuse, commandant la vallée de la Noye, sur le bord de la falaise crayeuse qui a donné son nom au village.

La Faloise

Possession de Jean de Montmorency, mort en 1337, elle fut détruite en 1358 au cours de la Jacquerie.

La Faloise

Montmorency: d'or à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d'azur.

Sommairement relevée au début du XVème siècle, elle échut à Catherine de Montmorency-Beaussault qui l'apporta en mariage en 1424 à Mathieu III de Roye.

La Faloise

Montmorency-Beaussault : même que Montmorency avec brisure d'un franc quartier d'argent, chargé d'une étoile de sable.

Elle servit de base d'opération à une garnison anglaise, en 1441 Philippe de Saveuse, capitaine d'Amiens, en fit le siège et s'en empara.

Redevenu propriété des Bourguignons, Charles le Téméraire, de retour de Beauvais, s'y installa puis ordonna de la faire démanteler, les travaux ne durent pas être menés à leur terme car en janvier 1589, l'ouvrage avait encore suffisamment d'importance pour que l'échevinage d'Amiens envoie des hommes d'armes garder la forteresse.

La Faloise

Elle appartenait alors au prince Louis de Bourbon-Condé, héritier des de Roye.

La Faloise

Acquise en 1628 par le duc de Sully-Béthune.

La Faloise

Sully-Béthune : d'argent à la fasce de gueules

Puis en 1736 par messire Paul-Maximilien Hurault, marquis de Vibraye.

La Faloise

Hurault de Vibraye : d'or à la croix d'azur cantonnée de quatre ombres de soleil de gueules.

En 1772, un état des lieux révèle une sérieuse dégradation, il ne subsiste que l'entrée du château, il est proposé à la vente pour la succession du marquis de Vibraye.

La vente a lieu en juin 1775, l'acquéreur est Louis du Gard, écuyer de la Grande écurie du roi.

Puis Alexandre-Joseph Debray en 1793.

Louis-Frédéric Bourgeois de Mercey en 1804, il avait épousé en 1796 à Amiens, Marie-Anne-Hélène Dottin qui décédera en 1840 à La Faloise.

Puis son fils Frédéric Bourgeois de Mercey, qui décédera au château de La Faloise en 1860, il avait écrit plusieurs ouvrages sous le pseudo de "Frédéric de La Faloise".

Et Alexandre Duflos,négociant, membre du Conseil général..

"Remis à neuf" d'après l'acte de vente de 1839, l'édifice avait l'aspect qu'il a gardé de nos jours.

 

La Faloise

De l'ancien château-fort, seul subsiste l'ouvrage d'entrée en craie taillée avec sa porte en tiers-point encadrée de tourelles hautes et étroites, profilées en éperon.

En août 1918, le général Mangin y installa son QG.

La Faloise

 

                                                                     *                                                   

  • Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge du xvie siècle
Sa création remonterait au xiie siècle et elle a été saccagée en 1536, lors de la guerre d'Espagne. Elle a été remaniée au xixe siècle.
Incendiée en 1940, elle est reconstruite par les habitants avec d’anciennes pierres du château, avant d’être rendue au culte en 1952. 

La Faloise

En 1875

 

La Faloise

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Canaples

Publié le 26 Janvier 2019 par remus80

Canaples

http://armorialdefrance.fr/  

 

D'or au créquier arraché de sinople.

***

"Thibaud de Canaples, chevalier, était seigneur de Canaples en 1252. Son sceau équestre, conservé aux Archives de la Somme, ne permet plus d'en lire le blason.

La seigneurie passa par mariage aux illustres Créquy (qui portait : d'or au créquier de gueules, armes parlantes) une famille, connue depuis le Xe siècle en Artois.
Jehan, sire de Créquy, Fressin et Canaples (né vers 1400, mort en 1472) était premier chambellan, capitaine et diplomate.

Canaples

gouache de Marcel Stiennon 

D'autres seigneurs de Canaples, parmi lesquels Charles 1er de Blanchefort-Créquy (1575-1638à), prince de Poix, seigneur de Créquy, Fressin et Canaples, maréchal de France, ont marqué l'Histoire.

La branche des seigneurs de Canaples s'éteignit avec Jean-Antoine de Créquy, chevalier, baron de Frohard, dit Le comte de Canaples, allié en 1729 à Charlotte de Rohan.

Canaples

 

D'autres communes, surtout d'Artois, ont relevé les armes des Créquy, notamment Fressin (62), Planques (62) et Créquy (62). Fressin les accompagne d'un chef au bélier, Planques les utilise en écartelé, et Créquy telles.

La commune de Canaples a relevé elle aussi le blason de la famille de Créquy, mais en a judicieusement changé l'émail du créquier, qui passe de gueules en sinople." (Jacques Dulphy)

***

Au Moyen Âge, un château dominait le village. Aujourd'hui, il n'en reste plus rien. Il se situait à l'ouest de l'église actuelle (ancienne chapelle du château). Depuis le xiie siècle, divers écrits relatent l'existence des seigneurs de Canaples  

  • en 1140, Dreus d'Amiens ;
  • en 1252, Thibault, fonda la chapelle Saint-Hubert du château .
  • La seigneurie est associée à la famille de Créquy depuis le milieu du XIIIème siècle

 

                                                          Le château

Canaples

Canaples

Façade postérieure en 1920

 

En 1887, Benjamin Hordequin, fils d'un pharmacien de Doullens, fait construire un chalet d'agrément au lieu-dit Himont (matrice des propriétés bâties), sur un terrain appartenant à la famille de son épouse, née Marie-Louise Carette.

 

Son père, Amédée Hordequin, ayant fait fortune entre temps dans l'exploitation du phosphate à Beauval, le propriétaire fait construire la demeure actuelle en 1898 sur les plans de l'architecte amiénois Anatole Bienaimé,

Le médaillon aux initiales H et C (Hordequin et Carette) tendrait à prouver que la demeure était réservée à l'usage du couple. Dans le même temps, l'ancien chalet est converti en bâtiment rural , peut-être s'agit-il de l'actuel bâtiment des communs. 

Canaples

Canaples

 

Quelques années après, Benjamin Hordequin cède la propriété en cadeau de mariage à sa fille unique Lucie (1879-1969), qui épouse vers 1902 le vétérinaire Joseph Leroy.

 la grille d'entrée monumentale, datée de 1908 et surmontée d'un médaillon ajouré aux initiales L et H (Leroy et Hordequin). Cette grille, comme celle de la basse-cour, est signée P. Carpentier, entrepreneur à Doullens. 

Canaples

 

Durant la guerre de 1914-1918, les châtelains logèrent des officiers français et alliés. Les anglais y fixent leur état-major qui reçoit, à l’hiver 1917, la visite du Prince de Galles, devenu plus tard l’éphémère roi Edouard VIII d’Angleterre, des troupes indiennes y cantonnent.

 

Réquisitionnée par l'occupant durant la Seconde Guerre mondiale pour abriter le commandement militaire local (Ortskommandantur).

En 1971, les quatre enfants de Lucie Leroy vendent la propriété, qui changera de propriétaires à nouveau 1989, en 1998 et en 2010.

                                                               Eglise Saint Nicolas

Canaples

En 1876

La première mention de l'église de Canaples remonte à 1164. La cure était à la nomination du prieuré d'Epécamps, qui était également le gros décimateur de la paroisse, avant que les biens et droits du prieuré passent en 1178 à l'abbaye de Saint-Martin-aux-Jumeaux d'Amiens, notamment la ferme de Rhin et sa chapelle. L'église a dû faire l'objet de travaux au 16e siècle, dont subsiste une baie à archivolte du mur sud de la nef. Comme le laisse penser l'abside à trois pans, le portail occidental, et les baies de la nef, l'édifice a été largement reconstruit au 18e siècle. Sous l'Ancien Régime, la cure était à la nomination de l'évêque et de l'abbé de Saint-Martin-aux-Jumeaux, et la dîme était partagée entre l'évêque, le curé et le prieur de Saint-Pierre d'Abbeville. Lors des travaux de restauration de 1839, la pente du toit a été abaissée, tandis que le dôme qui couvrait la tour-clocher a été remplacé par une flèche octogonale, probablement lors des travaux de restauration réalisés vers 1890. Au 19e siècle, la paroisse de Canaples est constituée en église succursale avec fabrique. L'église est toujours entouré du cimetière, considérablement agrandi au 20e siècle.

Canaples

Début XXème

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