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Blasons des communes de la Somme.

Aumâtre

Publié le 3 Octobre 2021 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy, associant les armes de la famille Journé et celles de la famille Faffelin. 

Aumâtre

 

 

La seigneurie dépendait de la commanderie de Saint Maulvis et dépendait de celle d'Avesne.

En 1480, on trouve Jean Journé, écuyer, il meurt en 1529 sans postérité.

Aumâtre

 Journé : de gueules à l'orle d'argent.

Son neveu Adrien Faffelin en hérite, armes : d'or à deux lions adossés de sable.

Aumâtre

En 1535, on trouve Nicolas de Fontaines, écuyer, qui épouse en 1538 Françoise de Pas de Feuquières.

Aumâtre

de Fontaines : d'or à trois écussons de vair.

En 1560, son fils Nicolas II de Fontaines, chevalier, qui épouse en 1575 Jeanne d'Estourmel.

En 1599, son fils  Jacques II de Fontaines, chevalier, qui épouse en 1605 Antoinette de Roussel.

En 1620, Nicolas III de Fontaines, chevalier, qui épouse en 1630 Marie de Belloy.

En 1663, la seigneurie passe à Jacques Gaillard, il meurt la même année, son fils Louis Gaillard prend la succession jusqu'à sa mort en 1704. 

Aumâtre

Gaillard : d'azur au chevron d'argent, accompagné de trois croix pattées de même.

 

Un autre fief appartenait en 1530 à Mathieu Le Sage, bourgeois d'Abbeville.

En 1560, son fils Jean Le Sage qui le donne en 1588 à son frère Nicolas.

En 1640, Marguerite Rouault, épouse de Charles Manessier.

En 1693, Joseph Manessier, capitaine au régiment royal des vaisseaux.

Aumâtre

de Manessier : d'argent à trois hures de sanglier de sable, armées et éclairées d'argent, lampassées de gueules.

En 1730, Marie-Magdeleine Mannesier ,épouse de Claude-Charles de Boubers.

Elle a pour héritier en 1763 Charles-Joseph du Maisniel, maïeur d'Abbeville qui le gardera jusqu'en 1789.

Aumâtre

du Maisniel : d'argent à deux fasces de gueules, chargée chacune de trois besants d'or.

*

Eglise Notre-Dame

Construite au XIIIème siècle.

Son aspect fut modifié par des rénovations successives jusqu'au XIXème.

Inscrite aux Monuments historiques en 1926.

Aumâtre

Aumâtre

Aumâtre

Aumâtre

 

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Rubescourt

Publié le 1 Octobre 2021 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy, sur un dessin de Daniel Juric, reprenant les armes de la famille de Conflans derniers seigneurs du lieu, en inversant les émaux. 

La champagne de sinople évoque la rivière des Trois-Doms qui longe le territoire communal.

 

Rubescourt

 

Jacqueline de Tannay était à la fin du XVème siècle dame de Rubescourt, elle avait épousé Louis d'Ailly, seigneur de Conchy.

Elle mourut en 1502 et fut inhumée dans l'église du prieuré de Montdidier.

Elle laissa la seigneurie à son neveu Charles de Gapennes, chevalier et seigneur de Bony.

Rubescourt

de Gapennes : d'argent à l'écusson d'azur, accompagné de six billettes de même.

Celui-ci laissa en 1531 une fille Françoise de Gapennes qui épousa Louis Juvénal des Ursins et lui apporta en dot la terre.

Rubescourt

Juvénal des Ursins : bandé d'argent et de gueules de six pièces, au chef d'argent chargé d'une rose de gueules, soutenue d'une fasce d'or

De ce mariage naquit Gilles des Ursins qui épousa Charlotte Darche.

Ils eurent un fils Gilles II des Ursins.

En 1693, nous retrouvons un des descendants de cette famille Eustache de Conflans, marquis d'Armentières.

Rubescourt

de Conflans : d'azur semé de billettes d'or, au lion de même, armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout.

En 1724 Henriette de Bouillon, veuve de françois de Bouillon, duc de Lude, fut substituée à Henriette de Conflans par acte passé devant notaire en 1696.

Mais en 1761 Louis de Conflans, héritier de la dame de Lude, en devient le seigneur  et le resta jusqu'à la Révolution.

 

Hameau de Pas : c'était un prieuré-curat sous la règle de St Augustin, donné à l'abbaye St Martin aux Jumeaux d'Amiens en 1125, le prieur était en même temps sezigneur de Pas.

L'ancienne église St Martin s'y trouvait (voir ci-dessous).

Aujourd'hui simple ferme.

                                             *                          

Eglise Saint-Martin

L'ancienne se trouvait donc à Pas, elle était enclavée dans les bâtiments de la ferme, sans aucun caractère depuis que l'on avait abattu le clocheton qui s'élevait au-dessus de l'entrée.

Trop éloignée du centre du village , elle fut abandonnée en 1867 et remplacée par une nouvelle église dans le centre du village.

Rubescourt

On a laissé dans cette ancienne église, qui sert aujourd'hui de débarras, d'immenses pierres tombales portant encore quelques restes de dessins, les inscriptions sont illisibles.

Rubescourt

Nouvelle église

 

L'église ainsi que le village ont subi de gros dégâts lors de la Première Guerre, elle fut reconstruite après 1918. 

Rubescourt

 

 

Rubescourt

 fonts baptismaux dont la date est gravée dans la pierre (1648), proviennent de l'ancien Prieuré, détruit en 14/18 , qui était situé au hameau de PAS.

Le couvercle en bois est moderne.                                              

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Puchevillers

Publié le 27 Septembre 2021 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy reprenant dans un coupé, à dextre les armes de la maison de Puchevillers (avec des émaux imaginés) et à senestre ceux de la maison de Mailly avec un lambel de trois pendants en brisure, la croix centrale sur son écu d'argent représente les Templiers.  

 

Puchevillers

 

Il y avait jadis un établissement des Templiers au lieu-dit Sériel, un des plus anciens de Picardie datant du milieu du XIIème siècle.

Puchevillers

 

Il y avait aussi un château à motte.

 

Baudoin de Puchevillers était seigneur au XIIIème siècle, son sceau est conservé aux Archives départementales, y figurent ses armes qui montrent 5 losanges (féminin en héraldique) posées en bande, accompagnées d'une molette à 5 rais, les émaux ne sont pas connus.

Puchevillers

Puchevillers

simulation du blason en imaginant les émaux (J.Dulphy)

 

En 1240, Adam de Mailly, seigneur de Puchevillers, reconnait avoir vendu aux frères du Temple de Sériel 19 journaux de terre.

Son sceau comporte trois maillets surmontés d'un lambel à cinq pendants, probablement un cadet de la maison de Mailly.

Puchevillers

Puchevillers

simulation du blason en imaginant les émaux (J.Dulphy)

*

Le Quesnoy-lès-Puchevillers (voir la carte de Cassini ci dessus) était une seigneurie qui fut vendue en 1443 par l'écuyer Jean du Quesnoy à Antoine de Bournonville.

*

Eglise Saint-Martin

Du XVII et XVIII siècle

Puchevillers

Puchevillers

L'arrière de l'église, vestige de l'ancienne.

 

 

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Lealvillers

Publié le 24 Septembre 2021 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy reprenant les armes de la famille D'Amiens, derniers seigneurs du lieu.

Lealvillers

 

 

Jean de Flavy est le seigneur au XV ème siècle.

Il en fit donation au chapelain de la commanderie de Fieffes, sans se désunir du droit de glèbe.

Lealvillers

De Flavy : d'hermine, à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'or.

 

Puis Charles d'Humières au XVIème siècle.

Lealvillers

d'Humières: d'argent fretté de six pièces de sable.

Le village fut éprouvé par les incursions espagnoles jusqu'en 1659.

En 1746, la seigneurie passe à Jean-Baptiste-Firmin D'Amiens, seigneur d'Acheux.

Lealvillers

D'Amiens (Damiens) :de gueules, au chevron de vair accompagné de trois têtes de léopard d'or.

Il meurt en 1776 et  transmet à son héritier Jean-Baptiste-Barthélémy Damiens qui meurt en 1794.

Sa fille Marie-Victoire Damiens se marie en 1790 avec Charles de Lestocq, seigneur de Louvencourt.

 

                                                                      *

                                              Eglise Saint-Pierre 

L'ancienne se trouvait dans le cimetière.

Reconstruite en 1765, elle fut à moitié démolie pendant la Première Guerre, elle sera restaurée. 

Lealvillers

Aquarelle d'O.Macqueron 1876-bibliothèque d'Abbeville.

Lealvillers

Lealvillers

Lealvillers

                                                           

 

 

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Faverolles

Publié le 12 Septembre 2021 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet proposé par Jacques Dulphy, reprenant les armes des de Vignacourt et remplaçant la molette de la pointe par une plante de fève, évoquant l'étymologie de la commune : lieux plantés de fèves.

 

Faverolles

 

 

 

L'abbaye de Saint Cormeille possédait bien avant 1130 une partie de la terre et du domaine.

En 1215, Robert de La Tournelle déclarait tenir de la dite abbaye l'avouerie de Faverolles;

Pour l'autre partie, nous voyons un Renaud de Faverolles en 1207.

Au XVème siècle, la seigneurie appartient à la famille d'Avesnes.

Marguerite d'Avesnes, dernière héritière, apporta en dot la terre à Renaud de Vignacourt, qui meurt en 1471.

Faverolles

de Vignacourt : d'argent au chevron de gueules, accompagné de trois molettes de sable, au  chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or au pied nourri.

Puis son fils Pierre de Vignacourt, dit Gannin, capitaine de Montdidier en 1492 jusqu'à sa mort en 1533.

Faverolles

de Vernyd'or au lion de gueules, à la fasce échiquetée de trois traits d'argent et de gueules sur le tout.

La seigneurie passa aux de Verny qui vendirent le domaine en 1673 aux Ursulines de Montdidier et la seigneurie à Antoine de Brouilly, marquis de Piennes.

Faverolles

Olympe de Brouilly, sa fille et unique héritière, fit passer par son mariage en 1690 avec le marquis de Villequier, duc d'Aumont la seigneurie dans cette famille qui la possédait encore en 1789. 

Faverolles

 

d'Aumont : d'argent au chevron de gueules, accompagné de sept merlettes du même, 4 en chef et 3 en pointe.

*

La Première Guerre Mondiale n'a pas épargné le village, il a été reconstruit dans les années 1920.

*

Eglise Notre-Dame de l'Assomption

Sévérement touchée pendant la Première guerre, elle a été reconstruite après celle-ci, en conservant le clocher du XVème.

Faverolles

 

Faverolles

 

portail ancienne église avant 1914.

Faverolles

 

Faverolles

Faverolles

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Y

Publié le 10 Septembre 2021 par remus80

Y

d'azur à trois chevrons d'or.

 

http://armorialdefrance.fr/ 

La famille De Y, dont la commune relève les armes sans modification, est apparue avec ce nom au XIVe siècle.
Drouart de Y, seigneur du fief de Y, serait le premier de la lignée, mentionné sur un dénombrement de 1340. Cette famille a donné plusieurs maïeurs à Saint-Quentin. François de Y, seigneur du fief de Y, de Marimont (Lesdins, 02) et de Nouvion-le-Comte (02) semble être le dernier du nom, vers 1550, à se prévaloir de la seigneurie du lieu. Des épitaphes armoriées de cette famille sont visibles, ou l'étaient encore au XIXe siècle, dans les églises de Saint-Quentin et de Falvy, dont les De Y furent châtelains. Jougla de Morénas (Grand armorial de France, tome III, 1935) évoque cette famille, avec ces armes, à l'entrée "Dey, alias De Y". Il mentionne notamment l'un des derniers porteurs du nom: Jean-Quentin de Y, né en 1772, fils de Jean-Joseph, écuyer,seigneur d’Espinoy, du Sart, d’Hinacourt (02) et d'autres lieux né en 1714 à Saint-Quentin. Il ne précise pas que Jean-Henry-Quentin de Y, son neveu, né en 1850 à Saint-Quentin, mourut célibataire en 1912 dans cette même ville, et dernier du nom.
(Jacques Dulphy)

*

Eglise Saint Médard

Reconstruite en 1921 après les destructions de la Grande Guerre.

Y

Y

le tympan au-dessus du portail avec le nom de la bienfaitrice.

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Gauville

Publié le 29 Août 2021 par remus80

Gauville

 

 https://armorialdefrance.fr/

 De gueules aux rais d'escarboucle d'or; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or, celle de dextre disparaissant sous un franc-canton d'argent chargé d'un lion de sable.

La seigneurie relevait d'Aumale, malgré tout en 1160, nous trouvons Robert de Gauville et son fils Raoul, leurs successeurs portaient le nom de la seigneurie au moins jusqu'en 1233.

Ensuite apparaît la famille de Caumont, seule de 1524 à 1725.

Gauville

de Caumont : d'argent à trois fasces de gueules, la première surmontée de trois tourteaux du même.

A partir de cette date, plusieurs noms apparaissent durant les mêmes périodes et on verra plus loin que des fiefs se détachent.

De 1749 à 1757, il y a Gayard de Saint-Clair, chevalier de Saint-Louis; en 1753 N.de Saint-Georges Verac, marquis d'Orival; en 1764 Pierre-FlorimondFrançois Froment qui vendit la seigneurie en 1777 à Charles-Louis-Etienne Fautereau, seigneur de Monchy-le-Castel.

 

                                                         *

                             Eglise Saint Clément et Saint Léonard

Gauville

 

L'église actuelle date de 1764 ne présente pas une architecture particulière.

Elle a subi des travaux de restauration de 1840 à 1842, puis le clocher réparé en 1887.

Elle a certainement été érigée à l'emplacement de l'ancienne église ou chapelle du XIIème siècle à côté du manoir.

Il existait également une chapelle st Nicolas qui était adjacente à l'ancienne église.

Gauville

église actuelle et l'arbre de mai (Photo François Goglin)

 

Gauville

Tradition de l'arbre de mai.

 

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Etelfay

Publié le 27 Août 2021 par remus80

Etelfay

d'azur au lion d'or

 

 Blason de la famille De Vendeuil, qui détenait le fief à partir de 1490, relevé par la commune.

                                                                    *

En 1163, on trouve comme seigneur Jean d'Etelfay.

En 1220, Guillaume de La Tournelle, chevalier, seigneur d'Etelfay et de Bérencourt.

Le principal fief était celui "d'Etelfay" possédé depuis longtemps par les de Vendeuil pour moitié et par les de Thory pour l'autre moitié.

En 1490, Jeanne de La Barre, dame d'Etelfay, épousa Jean IV de Vendeuil, grand bailli de Ham et de Marle.

Leur fils Claude de Vendeuil épousa Claire de Wallon, ils eurent un fils Charles qui épousa en 1579 Hélène-Charlotte de Prouville, qui fut soupçonné de calvinisme et se vit interdire par les ligueurs l'entrée de Montdidier.

Etelfay

de Vendeuil : d'azur au lion issant d'or.

En 1606, leur fils Philippe de Vendeuil épousa Jeanne de Gueulluy, fille du seigneur de Rumigny.

Puis leur fils François en 1637 , lieutenant au régiment de Saucourt, qui épousa Florence de Caboche.

Leur fils aîné René de Vendeuil épousa Catherine de Thory.

Concernant l'autre moitié du fief : en 1482 Paul de Thory, écuyer, seigneur de Hourges, possédait cette moitié, il avait épousé Jacqueline de Milly.

Etelfay

de Thory : de gueules, à deux fasces d'or, surmontées de trois molettes du même 2 et 1, mises au quarier dextre, senestrées d'une fasce retraite d'or.

Leur fils Charles de Thory épousa Charlotte de Fonsommes d'où Pierre de Thory qui épousa en 1633 Louise de Vely-Dodieu.

Leur fils Pierre, 2ème du nom, épousa en 1ère noces en 1670 Gilonne de Henin qui ne lui donna pas d'enfants, et en 2ème noces Marguerite Hardy dont il eut 3 enfants.

* En 1739, les deux même familles possédaient le fief qui appartenait à Mr de Thory de Bérancourt et à Mr Doudeville, à qui il était échu par son mariage avec Marguerite de Vendeuil. 

 

                                                                  *

                                                 Eglise Saint Martin

Datant de la fin du XVème siècle, ensemble très restauré, la tour a été reconstruite en briques en 1932.

Etelfay

En 1914.

 

Dans le cimetière se trouve un monument assez curieux sur la tombe de Mr Cousin de Beaumesnil, ancien président du Tribunal Civil de Montdidier, conseiller honoraire à la Cour d'Amiens : c'est un Christ couché provenant du Sépulcre de la deuxième église de ce nom à Montdidier. Cette statue qui date de la fin du XVe siècle avait été donnée aux Ursulines en 1754 et placée dans leur chapelle. Elle fut vendue avec le couvent en 1795 à Mr Cousin qui par son testament ordonna qu'on la mit sur sa tombe.

Etelfay

Etelfay

 

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Marestmontiers

Publié le 16 Août 2021 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy, les roseaux symbolisent les marais (Marest), les clefs et l'épée pour le monastère sous le vocable de St Pierre (Clés) et St Paul (l'épée).

Maresmontiers

 

 

En 1229, Jean de Pontrond se qualifie seigneur du lieu.

Plus tard la seigneurie passa dans la famille de Mailly, seigneurs de Bouillancourt, Malpart, Gratibus....

Maresmontiers

de Mailly : d'or à trois maillets de sinople.

Puis dans celle des de Gouffier.

Maresmontiers

de Gouffier : d'or à trois jumelles de sable.

Le fief noble de Montovillers ainsi que le fief de l'Alval appartenaient aux Caboche de la Folie Guérard, à la fin du 18ème siècle, mourut le dernier héritier du nom Anne-François de Caboche, ses terres et seigneurie passèrent à ses deux nièces, Françoise et Catherine de Rangueil, filles de Guillaume de Rangueil et de Catherine-Rosalie de Caboche. 

Maresmontiers

Caboche : d'argent à trois quintefeuilles de sable.

 

Le monastère remonte au 11 et 12ème siècle, c'était un prieuré simple de l'ordre de Saint Benoit, le présentateur était le prieur de St Arnould de Crépy.

Le monastère très riche d'abord perdit de sa splendeur au milieu des guerres du 13 et 14ème siècle, et peu à peu en arrive à presque la misère, dans les derniers temps il ne restait plus que le prieur et deux moines, on finit par l'abandonner en 1739 et fut réuni à celui de Notre-Dame de Montdidier.

La pierre tombale d'un des premiers prieurs se trouvait à l'entrée du sanctuaire, elle a été sauvée des destructions et relevée contre le mur du choeur, elle est malheureusement en mauvais état, cette pierre est celle de Dom Pierre de Lancelles, la date est effacée...

Maresmontiers

Les bâtiments du monastère était situés dans la vaste prairie qui s'étend derrière l'église, il n'en reste aucun vestige.

L'église sous le vocable de St Pierre était à l'origine celle des anciens religieux, la date de 1550 qui était gravée sous la piscine située dans le choeur indiquait la reconstruction.

Elle a été ravagée pendant la Première Guerre , elle fut reconstruite sur les restes de l'ancienne.

 

Maresmontiers

Maresmontiers

Maresmontiers

Maresmontiers

Bibliothèque municipale d'Abbeville, fond Macqueron.

 

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Bonnay

Publié le 6 Août 2021 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy en s'appuyant sur le blason de la famille de Gouffier, ne conservant que deux jumelles de sable, et en y associant trois grenouilles rappelant le blason populaire "Chés cracras d'Bonnay", en raison du cri des grenouilles. 

Bonnay

 

C'est une des plus anciennes terres du comté de Corbie.

Dès 1287 l'abbaye de Corbie racheta à Raoul d'Heilly l'avouerie, la vicomté et la justice, qu'elle avait auparavant inféodées à ses prédécesseurs, comme Raoul de Bonnay.

Plus tard, elle divisera cette seigneurie en plusieurs fiefs dont les principaux étaient : le fief de la Mairie, de Bayempont et d'Auberville.

Ces fiefs ont vu se succéder de nombreuses familles qui n'habitèrent pas la commune, il n'y avait pas de maison seigneuriale, il n'est pas intéressant de les citer.

Louis-Charles de Gouffier, marquis d'Heilly acquéra le tout en 1752 et sera le dernier seigneur.

Bonnay

de Gouffier : d'or, à trois jumelles de sable posées en fasce.

*

 

Au début de la Première Guerre mondiale, Bonnay fut occupée par les Allemands de la fin août à début septembre 1914. La commune était, jusque 1918, située à l'arrière du front.

Au matin du 24 avril 1918, un bombardement allemand s'abattit dès quatre heures sur les lignes tenues par les Australiens. La bataille de Villers-Bretonneux commençait. Le bombardement dura sept heures, des obus à gaz furent tirés sur le village de Bonnay qui fut en grande partie détruit. Un obus tomba sur l'hôpital de la Croix rouge installé dans l'école communale faisant de nombreux morts. De nombreux soldats australiens furent tués alors qu'ils tentaient de se replier vers l'arrière. Certains des obus tombèrent dans l'Ancre provoquant des jets d'eau de plusieurs mètres. Le bataillon australien qui tenait le village eut de lourdes pertes : plus de quarante tués et soixante blessés. À la mi-journée le bombardement cessa. Le lendemain, un avion allemand survola les positions australiennes et tira des balles de mitrailleuses, les canons anti-aériens réduisirent l'avion au silence qui s'écrasa en flammes, tuant ses occupants. Le 27 avril, le calme revint dans Bonnay en ruine. 

Bonnay

1/4/1918 3ème RD Australien

Pendant l'occupation allemande de la Seconde guerre, une cantine militaire fut installée dans une ferme du village. À la suite du sabotage d'une moissonneuse appartenant à cette ferme, cinq résistants habitant à Bonnay furent arrêtés par les Allemands. Conduits à Amiens, ils furent exécutés dans la nuit du 28 au 29 août 1944. Leur cadavre fut retrouvé le 8 septembre 1944, au bois de Gentelles.

Le secrétaire d'État à la Guerre attribua la Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze à la commune de Bonnay.

*

Eglise Saint Waast

Une ancienne église fut brûlée  en 1636  par les Espagnols, elle se trouvait à l'emplacement de l'école.

En 1736, les habitants s'engagèrent à reconstruirent et entretenir les plafonds du choeur.

L'actuelle date de 1855.

Bonnay

Bonnay

Bonnay

La date de construction 1855 est gravée en chiffres romains avec une erreur.

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