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Blasons des communes de la Somme.

Hamelet

Publié le 13 Avril 2021 par remus80

Hamelet

 

 D'or à la fasce d'azur chargée d'un moineau d'or, accompagnée de trois roses de gueules.

 Adopté en 2022.

Le conseil municipal, après une étude réalisée par M. Christian Génois, habitant de Hamelet et passionné de l'histoire du village, a adopté officiellement le blason suivant: D'or à la face d'azur chargée d'un moineau d'or, accompagnée de trois roses de gueules.
Ce blason se construit sur la base de celui de la famille De Hannique. En 1524, Antoine de Hannique et son épouse Jeanne de Poix, deviennent seigneurs du fief principal de Hamelet, dit de Ronquerolles. Les De Hannique (ou De Hannicque) portaient: d'or, à la fasce d'azur accompagnée de trois roses de gueules [blason repris tel par la commune d'Echinghen]. Cette famille gardera le fief de Ronquerolles jusqu'en 1750, date à laquelle il fut transmis à Louis Gautier de La Gauterie.
Il a paru nécessaire d'apporter une modification aux armes de la famille seigneuriale. Le surnom collectif en picard, ou blason populaire, de la commune de Hamelet étant: "chés Mouniés d'Hanmlet" (les moineaux de Hamelet), cet élément était trouvé d'évidence: un moineau d'or charge la fasce d'azur.
(Jacques Dulphy)

                                                                    *

Appartenait à l'abbaye de Corbie, de temps immémorial.

3 fiefs, tous relevant du comté de Corbie.

1) Fief de Mons ou de Sarcus

On trouve la famille de Mons au 14ème siècle, en 1391 Jeanne de Mons épouse N. de Moilliens.

En 1393, leur fils Thomas de Moilliens dit Machuart.

En 1401, sa fille Marie épouse Simon de Fouencamps.

En 1411, les héritiers de Marie sont Marguerite de Ville et Raoul de Maulle, ses cousins, qui vendent en 1419 à Gilles de Vadencourt de l'Egle.

En 1438, Jean Mouton est acquéreur par décret, le fief consistait alors en chef-lieu avec motte, cour, jardins, fossés tenant à la Somme.

En 1449, sa veuve Marie du Plessier, épouse en secondes noces Thomas de Wavrans.

En 1450, l'hétitière est Jeanne du Plessier, épouse de Robert de Halescourt.

En 1484, le fief est acquis par François de Sarcus, puis sa famille jusqu'en 1550 où il est vendu à Robert de Boffles.

Hamelet

de Sarcus : de gueules, au sautoir d'argent cantonné de quatre merlettes du même.

En 1576, Sebastien Le Caron, puis sa famille jusqu'en 1607, Antoinette Le Caron épouse Pierre Langlois de Septenville.

En 1665, la veuve de Louis de Septenville, Charlotte du Fresne vendit à François Hannique, seigneur du fief de Ronquerolles.

Il est alors constaté que le chef-lieu du fief est démoli.

 

2) Fief de Ronquerolles

Composé d'un chef-lieu amassé de bâtiments et fossés alimentés par la Somme.

Le tenant du fief devait garder en armes le trésor des reliques et des corps saints de l'abbaye de Corbie pendant les jours et nuits du pélerinage, à la Saint-Pierre.

En 1387, Jacqueline de Punainlieu, puis son fils Mathieu de Beauvais et en 1419, son frère Jean.

En 1444, Guillaume de Flavy, par adjudication et décret du prévot de Fouilloy.

En 1524, Antoine de Hannique et son épouse Jeanne de Poix .

Puis sa famille.

Hamelet

de Hannicque : d'or, à la fasce d'azur accompagnée de trois roses de gueules.

en 1673, François V Hanique qui en 1698 eut maille à partir avec l'abbaye de Corbie, il fut contraint de reconnaître que c'est par inadvertance que les marguilliers de la paroisse ont fait mettre ses armes sur les cloches.

A sa mort, il fut fait défense de l'inhumer dans le choeur de l'église, on l'enterra dans la nef.

Cette famille gardera le fief jusqu'en 1750, il fut acquis par Louis Gautier de La Gauterie, seigneur de Canchy.

 

3) Fief Le Sénéchal ou d'Hamelet.

avec chef-lieu et colombier.

En 1400, Jean Le Sénéchal, puis sa famille.

En 1532, Pierre de Bommy, héritier, puis sa famille.

En 1572, François Hannique acquiert le fief.

Puis sa famille.

 

                                                               *

                                                 Eglise Saint Nicolas

Existence mentionnée au 15ème siècle.

Hamelet

aquarelle d'O.Macqueron.bibliothèque municipale d'Abbeville

Hamelet

1916

Très endommagée en 1918, elle fut reconstruite en brique dans les années 1920, seul le clocher de l'ancienne église a subsisté.

Hamelet

Le Christ aux liens du 16ème siècle se trouvait dans une niche (où il y a l'échelle) sur la paroi nord extérieure de la nef, il est actuellement à l'intérieur.

Hamelet

Hamelet

église actuelle.

 

 

 

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Ignaucourt, hameaux d'Happleglenne et de Campvermont

Publié le 11 Avril 2021 par remus80

Happeglenne ou Happeglène.

A l'origine c'était un village situé sur la Luce, en aval d'Ignaucourt.

Incendié en 1636, il a disparu à la seule exception de la maison seigneuriale, reconstruite après les hostilités.

 

Ignaucourt, hameau d'Happleglenne et de Campvermont

Possession de la famille de Poix, puis de celle des Lannoy de Folleville aux 15 et 16ème siècle, Robert de Poix rendait aveu pour son manoir, ses fossez et eaux.

Vendue en 1577 à Pierre Pillaguet, docteur en Sorbonne et avocat au Parlement, la terre fut adjugée en 1603 à Marie de Louvencourt, dont hérita en 1611 sa nièce Marie, épouse de Jean d'Aguesseau, receveur général des Finances de Picardie.

Ignaucourt, hameau d'Happleglenne et de Campvermont

d'Aguesseaude gueules, à une fasce d'argent chargée de trois aigles de sable, accompagnée en chef de deux cottes d'armes d'argent et en pointe d'un pied d'aigle du même.

 

Vinrent ensuite un autre Jean d'Aguesseau, trésorier de France, et son fils François qui épousa Anne de Herte.

Il fit bénir la chapelle du château en 1690.

Sa fille Charlotte y épousa en 1697 Jean-Joseph de Court.

Jean-François d'Aguesseau fut nommé contrôleur général des fermes à Tarbes, où il meurt en 1743.

Son fils en revanche demeura en Picardie, conseiller à la Cour des Aides et directeur des fermes à Saint-Quentin, il a épousé en 1721 Marie-Jeanne Gaudemer, il soutint un long procès contre son voisin d'Ignaucourt, Florent de Sachy, il meurt en 1767 en son château.

Sa fille Marie-Anne y meurt à son tour en 1797, léguant le domaine à son cousin Charles-Albert, marquis d'Aguesseau, ancien Major général des gardes du corps de Louis XVI.

 Il laisse à son gendre, le comte de Crouy-Chanel qui en 1840 vend finalement le château et 48 ha de parcs, terres et bois à André Leleu, avocat à Péronne.

Une quinzaine d'années plus tard, une vente aux enchères disperse le mobilier et les archives.

La motte quadrangulaire, entourée de fossés alimentés par la Luce existe toujours, elle porte une petite demeure aux lignes simples, restaurée après 1918.

Ignaucourt, hameau d'Happleglenne et de Campvermont

 

Campvermont

Fief situé aux portes du village de Cayeux en Santerre.

Demeura près de quatre siècles dans la famille de Béthisy.

 

Ignaucourt, hameau d'Happleglenne et de Campvermont

de Béthisy : d'azur fretté d'or

Jean de Béthisy, fils d'un chambellan du duc de Bourgogne, nommé gouverneur de Corbie, puis en 1406 gouverneur du comté de Saint-Pol, épousa en 1425 Jeanne Lemaire, dame de Campvermont.

Vinrent ensuite Antoine (1444-1514), Baudrand qui épousa en 1514 Marguerite de Fromessant et Jean de Béthisy qui épousa en 1558 Antoinette de Biencourt.

Acquéreur en 1559 de la belle terre de Mézières en Santerre, il dut définitivement abandonner le logis de Campvermont qui demeura cependant dans sa famille jusqu'aux dernières années de l'Ancien Regime.

On en reconnaît toujours l'ancien logis, à proximité de l'ancienne ferme seigneuriale de Cayeux.

Cet édifice en briques, élevé de deux niveaux, est aussi exceptionnel par l'ancienneté de sa construction que par sa qualité de miraculé de la guerre 14-18 qui a causé la ruine du château voisin de Cayeux en Santerre.

Ignaucourt, hameau d'Happleglenne et de Campvermont

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Ignaucourt

Publié le 7 Avril 2021 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy reprenant les armes de la famille d'Aguesseau( seigneur du hameau d'Happeglenne), en remplaçant la fasce d'argent par de l'or.

Ce qui donne : de gueules, à une fasce d'or chargée de trois aigles de sable, accompagnée en chef de deux cottes d'armes et en pointe d'une patte d'aigle (ou de poule:glenne en picard) d'argent.

Ignaucourt

 

Au 13ème siècle, Enguerrand de Boves est le seigneur.

Pierre d'Ignaucourt, chevalier, est le seigneur à la fin du 13ème siècle, il mourut de mort violente en 1318, cette famille parait n'avoir pas eu une longue durée.  

En 1348, Paul de Séchelles, gouverneur d'Artois, possède la seigneurie qui relevait de Boves.

Un siècle plus tard, lui a succédé Jean de Beauval, écuyer tranchant de la duchesse de Bourgogne et fils de Marie du Bos, dame d'Ignaucourt.

Yvain de Beauval mourut à Azincourt en 1415.

Ignaucourt

de Beauval : de gueules, à la fasce d'argent accompagnée d'une vouivre de même en chef.

En 1492, Anne de Beauval épouse Jean du Biez.

Ignaucourt

du Biez : d'or, à trois fasces de sable surmontées en chef de trois merlettes de sable, rangées en fasce.

 

La terre est finalement acquise en 1626 par Philippe Widebien.

Ignaucourt

 

Revendue à la fin du siècle à Marie-Claude de Monchy, veuve du marquis de Sailly, elle échoit à son fils Aymar-Louis, gouverneur de Saint-Venant, qui rend aveu en 1696 pour son chef-lieu consistant en une maison, chambres hautes et basses, enclos de fossés.

Ignaucourt

de Sailly : d'argent, au lion de gueules, armé, couronné d'or et lampassé d'azur

Louis-Hector de Sailly tente de s'en défaire en 1732, moyennant 38.000 livres, il y parvient seulement en 1746 au profit de François Linars d'Aveluy.

Quelques années plus tard, Marie-Elisabeth de Linars l'apporte en mariage à Florent de Sachy, ils achètent la terre de Fourdrinoy et vendent celle d'Ignaucourt en 1764, moyennant 90.000 livres à Charles-François du Floquet, seigneur de Fontaine-Lavaganne.

Ignaucourt

du Floquet : d'azur, à la croix engrêlée d'or, cantonnée aux 1 et 4 d'une étoile d'argent; aux 2 et 3 d'une pomme de pin d'or.

Il est possible qu'il est fait bâtir un vrai château car lorsque son fils François décide de s'en séparer en 1775, les affiches de Picardie indique : Château, cour, basse-cour....

Ignaucourt

L'acquéreur est Méneslée-Hyacinthe de Bonnaire, seigneur de Namps-au-Mont qui afferme l'ensemble du domaine.

Marie-Angélique de Bonnaire épouse en 1790 Pierre-Morand Du Puch, général de la Révolution et de l'Empire.

Devenue veuve en 1822, elle vend le château et ses dépendances à MM. Cornet et Legendre qui revendent à M.Dorville-Lefebvre qui laisse à son gendre Eugène d'Heilly.

Situé derrière l'église, reconstruite après 1918, le château a été criblé d'éclats et totalement dévasté au cours des combats.

Restauré par la veuve du docteur Albert Cailleux qui en était propriétaire en 1914. 

Ignaucourt

Ignaucourt

 

*

Eglise Saint Quentin

Ignaucourt

l'ancienne datait du 16ème et 17ème siècle

Ignaucourt

Le clocher était une tour carrée en bois

Détruite pendant la Première Guerre.

Ignaucourt

Reconstruite après 1918.

Ignaucourt

 

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Fluy

Publié le 6 Avril 2021 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy en reprenant un des lions et les fleurs de lis de la famille d'Ippre.

Fluy

 

La seigneurie relevait de Picquigny, en deux fiefs.

Le premier seigneur connu est Henri de Fluy qui fit aveu en 1279 au seigneur de Picquigny.

Ses successeurs en portèrent le nom comme Garin de Fluy.

Sa fille Jeanne de Fluy épousa Robert de Picquigny en 1347.

Puis apparaissent pour l'un des deux fiefs, Valeran de Rayneval en 1382.

Raoul d'Ailly, vidame d'Amiens, en 1423.

Charles-Honoré d'Albert de Luynes en 1701, qui vendit à Jean Gougier, seigneur de Seux, et à Jacques d'Ippre, seigneur de Maupin et de Fluy en 1702.

Jean d'Ippre, maïeur d'Amiens en 1359 et 1369, était seigneur de l'autre fief qui prit le nom de fief d'Ippre, sa famille lui succéda jusqu'en 1719.

Fluy

D'Ippre : de gueules à trois lions d'or, à l'orlr de huit fleurs de lis aussi d'or.

Puis vint Jean Gougier, chevalier, seigneur de Seux, qui avait épousé en 1704, Marie-Joachine d'Ippre.

La famille Gougier réunissait ainsi dans ses mains toute la seigneurie, qu'elle conserva jusqu'à la Révolution.

Fluy

Fluy

en 1903.

 

                                                       Eglise Sainte Marie-Madeleine

Eglise en pierres des 15 et 16ème siècle, très restaurée au 17ème, la tour-clocher date de 1764.

Fluy

Fluy

 

Fluy

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Mesnil-Martinsart

Publié le 1 Avril 2021 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy en associant les armes des de Blocquel de Wismes et celles des d'Haudoire, il est à noter que les merlettes se retrouvent également sur le sceau d'Eustache de Martinsart.

Mesnil-Martinsart

 

La commune de Mesnil-Martinsart est composée de deux agglomérations :

  • le village de Mesnil, situé au nord-est 
  • le hameau de Martinsart, situé plus au sud-ouest.

 

Mesnil comme Martinsart avaient un seigneur au Moyen Âge. En 1199, par une charte, Eustache de Martinsart, donne des biens aux moines du prieuré de Lihons-en-Santerre. La seigneurie de Martinsart avait sous sa dépendance le château de Chipilly, une halle sur la place d'Albert, une partie des terres de Ville-sur-Ancre.

En 1214, dans un aveu au roi Philippe Auguste, apparait le nom de Robert-le-Grand de Mesnilio. Au xixe siècle, les vestiges d'un château-fort étaient encore visibles au lieu-dit Vieux-Mesnil

Un poste de templiers aurait existé sur la colline située entre Mesnil et Englebelmer, au lieu-dit les Terres de Cures. Des restes de constructions souterraines ont été mises au jour en 1830 par l'instituteur du village M. Obry.

 

Martinsart

Les premiers seigneurs portèrent le nom comme Eustache de Martinsart au 12ème siècle.

Mesnil-Martinsart

sceau : écu à un dextrochère portant un manipule, tenant une fleur de lis, accompagné de sept merlettes en orle.

A la  fin du 16ème siècle, le seigneur est Jean de Pas de Feuquières, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi Charles IX, gouverneur de Roye.

Mesnil-Martinsart

de gueules, au lion d'argent armé de sable.

En 1730,  Daniel Le Boistel (mort en 1763).

La seigneurie passe à Louis-Balthazar d'Haudoire du Pillon, qui sera le dernier seigneur, parti pour l'émigration, ses biens furent confisqués et vendus. 

 

 

Mesnil-Martinsart

 

d'Haudoire : d'azur, à un dextrochère (main) issant d'une nuée du même et tenant une épée en pal, adextrée d'un lion du même et accompagné en chef de deux têtes de lion; le tout d'argent.

 

A son retour, il avait pu les récupérer grâce à Etienne Mansart, laboureur, déclaré adjudicataire en l'An II, il était l'un de ses proches parents. 

Le château a été bâti en 1813.

Avant la Première Guerre mondiale, Camille de Wazières (1884-1938) fit construire son haras de pur-sang trotteurs.

 

Mesnil-Martinsart

Mesnil

A la fin du 17ème siècle, André-Louis de Valicourt, commissaire provincial des Guerres à Valenciennes, possédait la terre, il décède en 1735.

Mesnil-Martinsart

d'azur, au lis de jardin terrassé d'argent et accosté de deux lièvres courant du même, au franc canton d'hermine.

C'est son petit-fils Maximilien (1729-1787), échevin à Douai, qui fit construire le château peu après son mariage avec Marie-Madeleine de Calonne, célébré en 1753.

Mesnil-Martinsart

Mis en vente en 1775, il trouva preneur avec le baron Eugène de Blocquel de Wismes en 1777, et s'y installa.

Mesnil-Martinsart

d'argent à la croix d'azur, à l'écusson d'argent chargé d'un chevron de gueules, accompagné de trois merlettes de sable. 

Il mourut en 1784 à Paris, son épouse Marie-Jeanne de Rougé en fit disperser le mobilier.

Leur fils Alexis ne s'intéressa pas beaucoup à sa terre picarde, il fit une belle carrière de député et de préfet.

Acheté en 1831 par Hippolyte Trannoy, puis en 1835 par Frédéric Rossignol, notaire à Péronne.

Le chateau fut restauré en 1858 par les Duthoit.

Remis en vente, il fut acquis en 1892 par le vicomte Théodore de Guillebon quelques mois avant son mariage avec Cécile de Gouy.

Mesnil-Martinsart

de Guillebon : d'azur, à la bande d'or accompagnée de trois besants d'or, 2 en chef et 1 en pointe.

La guerre de 1914-1918 ravagea entièrement le domaine, le vicomte s'installa à Marieux et fit reconstruire les bâtiments d'exploitation.

Après sa mort en 1927, sa veuve vendit l'ensemble au baron de Laage de Bellefaye qui fit construire sur les fondattions de l'ancien château une maison inspirée du style normand. 

Mesnil-Martinsart

la grille du château avec le monogramme FR que le notaire Frédéric Rossignol avait fait installer en 1835, et la nouvelle habitation.

 

 

 

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Dompierre-Becquincourt

Publié le 27 Mars 2021 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy associant les clefs de Saint-Pierre aux armes de la famille de Broyes.

Dompierre-Becquincourt

 

Autrefois deux villages : Dompierre en Santerre et Becquincourt, qui fusionnent en 1964.

Au XIIème siècle, Dompierre possédait un prieuré de l'ordre de Cluny.

 

  • En 1383, il est transformé en une grande exploitation agricole. Dès le xiiie siècle, les abbés de Saint-Barthélemy deviennent les seigneurs de Dompierre.

Au XIIème siècle, Becquincourt appartient au comte de Vermandois.

Au XVIème siècle, Jacques d'Humières, gouverneur de Péronne, se retire à plusieurs reprises en son château de Becquincourt.

Dompierre-Becquincourt

d'Humières : d'argent, fretté de six pièces de sable.

En 1662, lui avait succédé François de Broye qui possédait les deux seigneuries.

Dompierre-Becquincourt

de Broyes (branche de Picardie) : D'or à la bande de gueules accompagnée de 6 merlettes du même ; écartelé d'or à une croix ancrée de gueules chargée de 5 coquilles d'argent. Supports : 2 licornes. Cimier : une licorne naissante.

De ce château, vraisemblablement détruit au XVIIIème siècle, ne subsistait plus au début duXIX ème, que quelques vestiges et des mouvements de terrain rappelant le tracé des fossés, àproximité de l'église.

Au XVIIIème siècle, d'après l'abbé Decagny, un membre de la famille Lenoir de Feuillères, fit l'acquisition d'un fief et prit le nom de Lenoir de Becquincourt, après y avoir bâti une habitation peu importante qui fut démolie vers 1860.

Dompierre et Becquincourt sont considérés comme détruits à la fin de la guerre. La sucrerie est en ruine – comme 30 des 34 sucreries que comptait le département de la Somme en 1914 . Les deux villages sont décorés de la Croix de guerre 1914-1918, le 27 octobre 1920.

                                                         *

      Eglise Saint-Pierre de Dompierre, détruite pendant la Première Guerre, reconstruite après 1918.

Dompierre-Becquincourt

Dompierre-BecquincourtDompierre-Becquincourt

 

 

      Eglise Saint Denis de Becquincourt, détruite également pendant le conflit, reconstruite en 1930, désacralisée en 1980 et vendue à un particulier.

Laissée à l'abandon pendant 40 ans, elle est en cours de sauvetage et de transformation pour devenir un des bed & breakfast les plus insolites des Hauts-de-France.

Dompierre-Becquincourt

en 1877, aquarelle O.Macqueron-bibliothèque d'Abbeville.

 

Dompierre-BecquincourtDompierre-Becquincourt

Dompierre-Becquincourt 

 

 

Dompierre-Becquincourt

 

Dompierre-Becquincourt

Plaque avec inscription votive du 16ème retrouvée dans les décombres, de Robert Lemaistre, laboureur, et Jehenne Maricourt son épouse. 

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Fay

Publié le 22 Mars 2021 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

 Projet de blason proposé par Jacques Dulphy, inversant les couleurs des armes de la famille de Fay, ce qui donne : de sable, semé de fleurs de lys d'argent.

Fay

 

Il y eut un château jusqu'au 16ème siècle environ et des seigneurs assez distingués du nom de la commune.

Fay

de Fay : d'argent semé de fleurs de lys de sable.

  • En 1215, Raoul de Fay devait rendre hommage à Jean Ier de Nesle.
  • En 1278, Jean de Fay participa au tournoi du Hem.
  • En 1327, le seigneur du lieu se nommait Pierre de Fay, il était grand panetier de France.
  • Enguerrand de Fay fut chambellan du roi Charles VI (1380-1422).
  • En 1402, Jean de Fay, fils d'Enguerrand épousa Jeanne d'Athies, seule héritière de la Maison d'Athies. Ils furent inhumés dans l'ancienne église de Fay où on voyait leur pierre tombale.
  • Fay 

  •                              photo 1912 Archives départementales de la Somme.
  • En 1415, Thibaut de Fay, chevalier, mourut à la bataille d'Azincourt.
  • En 1437 Gilles de Fay, qui s'était distingué au siège du Crotoy, fut armé chevalier.
  • En 1440, Jean de Fay, chevalier de Rhodes, était au service du roi de France.
  • En 1528, Charles d'Athies de Fay, chevalier.
  • En 1558, Antoine de Fay épousa Jeanne de Mailly.
  • Au xviie siècle, Le comte de La Marck était seigneur de Fay.
  • Au xviiie siècle, on trouve encore François de Fay, chevalier de Saint-Louis, lieutenant du roi, commandant à Amiens.
  • En 1734, Angélique de Fay, fille de François de Fay, épousa Michel de Broye, chevalier et seigneur de Bernes.

En 1789, sur la liste de la noblesse du gouvernement de Péronne, on trouve encore un membre de la famille de Fay.

                                                                *

                                                     Eglise Saint-Martin

L'ancienne a été détruite pendant la Première Guerre mondiale avec le village.

FayFay

 

Fay

 

Fay

dessin allemand

Elle renfermait la pierre tombale de Jean De Fay et de Jeanne d'Athies (voir plus haut).

Elle a été reconstruite comme le village à un autre emplacement, dans les années 1920.

Après la stabilisation du front en octobre 1914, les environs immédiats du village de Fay ont été secoués par la meurtrière guerre des mines de 1915 opposant Français et Allemands.

Situé sur la première ligne, Fay est enlevé de haute lutte par les troupes coloniales françaises le 1er juillet 1916.

Blotti avant guerre au fond d’une vallée sèche et à flanc de coteau, le village sera reconstruit quelques centaines de mètres vers l’est, sur le plateau.

Selon la période, des vestiges du village sont visibles dans les champs labourés (briques, carrelages).
Les vestiges de l’ancienne église et d’un corps de ferme ont été aménagés par le Conseil départemental de la Somme et sont ouverts au public.
L'ancienne église de Fay, classée Monument Historique en 1913, montre à quel point le territoire samarien a été détruit par les combats et souligne l'incroyable effort de reconstruction.

Fay

 

 

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Berneuil

Publié le 20 Mars 2021 par remus80

La commune ne possède pas de blason.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy, avec les clefs de Saint Pierre, patron de l'église, évoquant également l'abbaye de Corbie, une fleur de lis de la famille de Carpentin et une rose de la famille  Le Fournier de Wargemont.

Berneuil

 

Appartint au VIIème siècle à l'abbaye de Corbie.

Le premier seigneur, Bernard de Saint-Valery, baron de Domart, fit construire un château au XIIème siècle.

La seigneurie passa successivement aux seigneurs de Domart, appartenant aux familles de Saint-Valery, de Dreux et de Craon.

Puis à Henri de Carpentin au XVème siècle, qui épousera en 1431 Jacqueline de La Chapelle, cousine germaine de Bonne de Fosseux, épouse de Jacques de Craon, seigneur de Domart.

Berneuil

de Carpentin : d'argent, à trois fleurs de lis au pied coupé de gueules.

Son fils Jean de Carpentin, dit Galois, seigneur de 1461 à 1499.

Puis son fils Jean de Carpentin, dit Galyot, de 1499 à 1540, maïeur d'Abbeville.

Philibert de Carpentin, de 1540 à 1557, lieutenant de la sénéchaussée de Ponthieu et maïeur d'Abbeville.

Jeanne de Carpentin épousa en 1555 François Le Fournier de Wargemont, seigneur jusqu'en 1594.

Berneuil

Le Fournier : d'argent, à trois roses de gueules.

Puis leur fils Antoine Le Fournier de Wargemont qui épousa en 1594 Marie de Boubers, dame de Ribeaucourt, seigneur jusqu'en 1628.

Leur fils Aymar qui épousa en 1628 Madeleine du Gard, seigneur jusqu'en 1663.

Cette famille garda la seigneurie jusqu'en 1789 avec Albert-Louis-Aymar Le Fournier de Wargemont.

Le château a du disparaître pendant la guerre de Trente Ans, au XVIIème siècle, il n'en reste plus rien.

                                                            *

                                                   Eglise Saint-Pierre

L'église est construite en pierre, avec un clocher-porche fortifié du XVIème.

L'intérieur est voûté en bois, le chœur conserve un maître-autel du XVIIe ou XVIIIe siècle. 

Berneuil

dessin Duthoit 1851.

Berneuil

Cul de lampe armorié -dessin Duthoit 1851

Berneuil

 

Berneuil

portail en 1914.

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Saint-Aubin-Montenoy

Publié le 16 Mars 2021 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy, composé des armes des de Montenoy, d'Hallencourt et Le Clerc de Bussy.

Saint-Aubin-Montenoy

 Écartelé en sautoir : au 1er d'argent à l'aigle de sable, au 2e d'or à la croisette recroisetée au pied fiché de sable, au 3e d'or à la cotice abaissée de sable, au 4e d'argent à la cotice haussée de sable accompagnée en pointe d'une molette à huit pointes du même; à la bande de sable brochant sur la partition.

 

 

La seigneurie relevait de la châtellenie de Loeuilly, tenue de Picquigny.

 

Il a existé des seigneurs du nom comme Wallerand de Montenoy, seigneur de Montenoy et Saint-Aubin, mort en 1188.

Saint-Aubin-Montenoy

de Montenoy : d'or, à trois croix potencées de sable.

Sa fille Hermeline de Montenoy, née vers 1163, épousa Adam Tyrel de Poix dit de Moyencourt, mort en 1218. 

Saint-Aubin-Montenoy

Tyrel de Poix : de gueules, à la bande d'argent accostée de six croisettes recroisettées au pied fiché d'or.

Appartenait aux 12ème et 13ème siècle à la famille des Tyrel de Poix.

En 1406, on trouve la famille de Lully (Loeuilly).

Philippe de Saveuse au milieu du 15ème siècle.

Jean de Domqueur, écuyer, en 1557.

Anne Le Clerc, veuve de Jean du Gué, en 1602.

Adrien de Caumont et son fils de 1634 à 1675.

Saint-Aubin-Montenoy

de Caumont : d'azur, à trois léopards d'or armés, lampassés et couronnés de gueules, l'un sur l'autre 

Marie-Françoise de Caumont La Force, première femme de François d'Hallencourt, morte en 1678.

Saint-Aubin-Montenoy

d'Hallencourt : d'argent,à la bande de sable accosté de deux cotices du même.

Puis la maison d'Hallencourt, qui se perpétua jusqu'à Adrienne-Marie-Madeleine d'Hallencourt en 1764, épouse de Anne-Gabriel-Henry-Bernard de Saint-Saire, comte de Grisole et de Boulainvillers, président au Parlement.

Saint-Aubin-Montenoy

Puis leur fille Bonne-Marie-Joséphine de Boulainvillers en 1786, qui épousa Emmannuel-Henri-Charles, baron de Crussol, comte de Loeuilly, qui conserva jusqu'à la Révolution.

Saint-Aubin-Montenoy

de Crussol : fascé d'or et de sinople.

Anecdote : vers 1704, mourut au château Elisabeth Blasset, fille du sculpteur Nicolas Blasset.

 

Hameau de Montenoy

Pierre Le Clerc, écuyer, en 1424

Puis cette famille Le Clerc de Bussy-les-Poix.

François Le Clerc en 1675

Saint-Aubin-Montenoy

d'argent, à une bande de sable accompagnée en chef d'une aigle au vol abaissé et en pointe d'une molette à huit pointes aussi de sable.

                                                         *

                                               Eglise Saint-Pierre

date du début du 19ème siècle.

Saint-Aubin-Montenoy

 

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Le Titre

Publié le 12 Mars 2021 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy avec la tour de l'ancien château et la motte féodale du bois de la Garenne qu'encadrent les armes des familles de Gourlé, de Belloy et de Beuzin.

Le Titre

 

Le château du Titre était considérable et il était commandé par des châtelains nommés par le roi, par une ordonnance de 1413 Charles VI fixa les gages du capitaine du château.

Il se trouvait dans le bois de la Garenne, on en reconnaissait encore les vestiges assez modestes, fossés, motte et restes de maçonnerie....

Le TitreLe Titre

 

 "Archives et Bibliothèque patrimoniale d'Abbeville, coll. Macqueron".

 

La seigneurie et la châtellenie relevaient du roi.

* Châtellenie 

En 1397 Martin de Drucat

En 1467 Nicolas Gourlé et ses descendants jusqu'en 1555.

Le Titre

d'argent, à la croix ancrée de sable.

Puis  Hugues de Belloy et Jean de Belloy en 1594, capitaine et gouverneur du Crotoy, qui transmit sa charge à son gendre Antoine de Beuzin en 1630.

Puis sa descendance.

Le Titre

De Beuzin (Picardie) : d'azur au chevron d'or accompagné de trois trèfles du même soutenus chacun d'un croissant aussi d'or ; au chef du même, chargé de trois croix recroisettées de gueules.

.

Le Titre

de Belloy : d'argent, à trois fasces de gueules.

* La seigneurie

En 1380, Jean de Limeu dit Lescot, seigneur en partie.

En 1420, Jean de Caumaisnil, sénéchal du Ponthieu.

En 1540, Jean Ballen accquit des Boufflers plusieurs fiefs nobles, conseiller en la Sénéchaussée de Ponthieu, échevin d'Abbeville en 1542.

Le Titre

Ballen de Gorenflos : de gueules, au chevron d'or accompagné de trois trèfles du même.

Ses deux fils n'ayant pas eu de postérité, ce sont les descendants de sa fille, Catherine Le Sage, qui héritèrent de l'ensemble de ses biens à la fin du siècle.

En 1597, Antoinette Le Sage, dame du Titre, épousa Claude de Cacheleu, capitaine de Saint-Riquier.

Le Titre

de Cacheleu : d'azur, à trois pattes de loup d'or.

Puis leur fils François, qui entra en religion à St Riquier.

En  1765, son cousin François-Léonor de Belloy, capitaine de cavalerie, en hérite et fait construire le château, demeure sobre et classique.

Déclaré bien national à la Révolution et vendu par adjudication, le domaine passe au début du 19ème siècle aux de Valanglart qui transformèrent le château peu après 1830.

Le Titre

 

Acquis en 1890 par Stéphane de Witasse-Thézy.

Le Titre

Il appartient ensuite à la famille d'Hautefeuille.

Le Titre

 

de nos jours (photo : A.Pictche)

 

Il existe également un autre château dit de la Garenne du 19ème.

Le Titre

Photo : A.Pictche

*

Eglise Saint-Pierre 

début 19ème siècle.

 

Le Titre

 en 1855 ( "Archives et Bibliothèque patrimoniale d'Abbeville, coll. Macqueron".

Le Titre

en 1865 ( "Archives et Bibliothèque patrimoniale d'Abbeville, coll. Macqueron".

 

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