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Blasons des communes de la Somme.

Méricourt-L'abbé

Publié le 28 Décembre 2022 par remus80

Méricourt-L'abbé

Écartelé: aux 1er et 4e d'azur à la main dextre appaumée d'argent, aux 2e et 3e d'argent à trois fleurs de lis au pied nourri de gueules.

Armes de la famille De Waroquier (toujours existante) ayant donné d'anciens seigneurs de l'endroit.

Méricourt-L'abbé

Blason peint par les écoliers et inauguré le 11 novembre 2019
et placé en façade des ateliers communaux.

*

En 2016, la commune relève les armes des anciens seigneurs du nom de de Waroquier (ou de Varoquier), notamment celles de Vast de Waroquier, mort en 1537.

Originaire d'Artois, seigneur de La Motte et de Méricourt, il écartelait ses armes de celles de Vignacourt avec comme support 2 licornes d'argent et pour cimier un croissant d'argent.

Homme d'armes de Monsieur de Moyencourt, puis capitaine d'une compagnie des anciennes ordonnances.

Il mourut des blessures reçues au siège de Saint-Pol en Artois.

Inhumé dans l'église Saint-Michel de Doullens en la sépulture de sa mère Marie de Vignacourt.

Il fut marié à Marie du Moulinet, qui portait d'Argent à trois annilles de sable

Méricourt-L'abbé

La famille de Waroquier avait pour devise : Recta ubique et sic et cor, ce qui se traduit par : Je porte la droiture partout aussi bien que le coeur. 

 

Leur fils François de Waroquier, écuyer, seigneur de Méricourt, homme d'armes puis commissaire ordinaire des guerres et de l'artillerie sous François 1er et Henri II.

Marié en 1532 à Anne Thibault de Séry qui portait de gueules à la fasce d'argent chargée de trois merlettes de sable.

Méricourt-L'abbé

 

Il mourut de fièvres contractées aux armées le 24 août 1554 et inhumé au prieuré de Saint Nicolas d'Arcy, près de Senlis (Oise) où l'on voit encore son épitaphe.

Méricourt-L'abbé

Méricourt-L'abbé

 

Clic pour agrandir. 

 

 

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Surcamps

Publié le 27 Décembre 2022 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy écartelant les armes des familles de Blottefière et Descaules avec une barre d'argent brochant sur le tout symbolisant la voie romaine dite Chaussée Brunehaut .

Surcamps 

 

La seigneurie était tenue de Maison-Ponthieu.

Les coutumes furent rédigées en 1507.

Les premiers seigneurs en portaient le nom, en 1400 Jean de Surcamps, écuyer.

En 1440, Marie de Surcamps épouse Jean de Houdenc, écuyer.

1480 Marie de Houdenc épouse Guillaume Descaules, écuyer .

Surcamps

Descaules : d'argent à la fasce de gueules, chargée de trois besants d'or.

Surcamps

 

 Descaules chez Waignart, vers 1590.

1500 Antoine Descaules, ecuyer, puis Jean Descaules en 1501.

Il vend en 1504 à Jean de Blottefière, lieutenant particulier du sénéchal de Ponthieu.

Surcamps

de BlottefièreD'or à trois chevrons de sable.

*

Eglise de la nativité de la Sainte Vierge

L'histoire de l'église n'est pas connue, mais sa structure révèle plusieurs campagnes de construction. La forme allongée avec chevet à trois pans, l'appareil en pierre de taille du flanc sud du choeur et partiellement de la façade occidentale, peuvent permettre de dater une première campagne de travaux du 16e siècle. Au 17e siècle, probablement, les murs de la nef, percés de baies en arcs surbaissés, et le mur nord du chœur sont relevés en appareil à assises alternées de brique et pierre, tandis que la façade occidentale est largement reprise selon ce même appareil.

 

Surcamps

aquarelle d'O.Macqueron 1869. 

"Archives et Bibliothèque patrimoniale d'Abbeville, coll. Macqueron".

 

Surcamps

 

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Publié le 25 Décembre 2022 par remus80

Ce site a pour but de passer en revue les communes de la Somme ayant un blason, en associant l'histoire et le patrimoine, et de proposer avec l'aide de mon ami Jacques Dulphy un blason aux communes qui n'en possèdent pas. 

 

Les armes ou armoiries sont un élément fortement visuel d'identification d'une commune qui exprime sous forme emblématique un ancrage dans l'histoire et dans le territoire.

Ces armes sont l'attribut du nom de la commune qui les arbore et donc de ses habitants, qui peuvent ainsi exprimer un attachement symbolique à leur histoire locale.

Les armes d'une commune se définissent dans un blason qui nécessite l'emploi d'un langage codifié, hérité d'une longue tradition au caractère symbolique très affirmé : le langage héraldique aux formes anciennes et dont le mystère participe à l'ancrage historique.

Les armoiries d'une commune peuvent cohabiter à côté d'un logo (logotype) de la municipalité, leur usage étant différent.

Il est conseillé de s'inspirer ou de reprendre un ou plusieurs blasons de seigneurs locaux en " brisant " ces armoiries pour signifier qu'il s'agit de celles de la commune et non celles d'une famille, cette brisure peut se faire soit en ajoutant un meuble ou une partition, soit en changeant une couleur ou en les inversant, soit encore en les inversant, soit encore par combinaison de plusieurs blasons.

 

Les dessins des blasons sont de Daniel Juric :http://armorialdefrance.fr/

* Certains dessins sont d'Arcady Voronzov, héraldiste russe.

* Les aquarelles et dessins : Bibliothèque municipale d'Abbeville,fond Macqueron

* Les textes sont issus de : Gentilhommières en Picardie de Philippe Seydoux

                                      : Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie

                                      : Dictionnaire des châteaux de France de Jacques Thiébaut

                                      : Châteaux disparus dans la Somme de Christian Du Passage

                                      : Fiefs et seigneuries du Ponthieu et du Vimeu de René de Belleval  

                                      : Jacques Dulphy, avec ses propositions de blasons, ses précieux renseignements et conseils   

                                      : Jean-Noël Marchiset-Héraut pour ses précisions généalogiques,

    ses documents et photos .                                          

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Le Broutel (Rue)

Publié le 23 Décembre 2022 par remus80

Commune et bailliage de Rue-en-Ponthieu

 

La seigneurie consistait en un château et 115 journaux de terres labourables.

Relié à la ville de Rue par une majestueuse perspective gazonnée, longue de 800m et autrefois bordée d'ormes.

Jean Loisel, capitaine au régiment de la Noue, combattit au côté d'Henri IV et perdit le bras droit, ce qui lui valut le surnom de "Le Gaucher" et le gouvernement de Rue, témoignage de la reconnaissance du roi.

Le Broutel (Rue)

Loisel Le Gaucher : de gueules au chevron d'or, accompagné en chef de deux oiseaux affrontés d'argent et en pointe d'un lévrier courant du même, colleté et bouclé d'or.

Jacques Loisel le Gaucher, son fils, seigneur de Broutelle-les-Rue et y demeurant, fut lieutenant de robe courte en la sénéchaussée du Boulonnais et prévôt de la Maréchaussée de Picardie.

Il épousa en 1649 Anne Le Mercier et mourut prématurément en 1658, deux ans après la naissance de son fils Jean qui contractera plus tard en 1680 une brillante alliance avec Françoise Le Roy de Saint-Lau, fille d'un trésorier de France à Amiens.

Veuf après quelques années de mariage, Jean Loisel Le Gaucher épousa en secondes noces Marie-Elisabeth de Montmignon, la fille du bailli de Rue, en 1685.

La tradition veut qu'il ai fait bâtir le château actuel avec des matériaux provenant de la citadelle, il en effet possible que le grès des soubassements proviennent des fortifications de Rue, démantelées en 1668.

Le Broutel (Rue)

Veuf pour la seconde fois, il épousa en 1692 Marguerite Danzel de Lignières, il obtint en 1705 des lettres de noblesse et mourut en 1721.

A son fils Jean-Baptiste succéda son petit-fils également prénommé Jean-Baptiste, cornette au régiment de dragons d'Orléans et capitaine des milices garde-côtes, il contractera lui-aussi trois alliances et devint maire perpétuel de Rue, il meurt en1788. 

Vint ensuite Jean-Nicolas Loisel Le Gaucher, capitaine d'artillerie de Montreuil, il épousa en 1789 Catherine de Bernes et partit pour l'émigration.

Rentré après la tourmente révolutionnaire, l'ancien émigré y mourut en 1824, après avoir fait restaurer et agrandir le château.

Le Broutel (Rue)

En 1900, Charles Loisel Le Gaucher céda le domaine à son neveu Arnold de Bernes, marquis de Longvillers, dont la famille le conserva jusqu'en 1973.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la 2ème armée allemande y a établi son QG.

Le château a longtemps appartenu à la famille Hautefeuille. Acheté par la famille Lasorne en 1974, il fait l'objet d'une première restauration. Il devient ensuite la propriété de Lionel Leroy (ancien directeur et fils du fondateur des établissements Leroy Merlin qui souhaitait en faire sa résidence privée à la campagne. La valorisation du château et son état d'entretien actuel datent de cette époque.

Dans les années 1990, l'édifice a été converti en hôtel et les impressionnantes écuries du XVIIIème siècle ont fait l'objet de travaux de rénovation.

À la fin du XXème siècle, le château a été vendu à une société britannique, Globebrow, qui a poursuivi les travaux sur les dépendances et les abords.

 

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Machiel

Publié le 19 Décembre 2022 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

 

Projet de bason proposé par Jacques Dulphy associant les armes des Manessier ramenées à une seule hure et l'aigle des de Mannay, sur champ d'or, avec celles des Le Fèvre de Caumartin.

La divise ondée symbolise la Maye qui traverse la commune.

Avec sur le tout un hêtre évoquant la forêt de Crécy et le bucheronnage.

Machiel

 

La commune possède deux hameaux : Wacourt et Rossignol.

 

La seigneurie appartenait jusqu'au XVIème siècle à l'abbaye de Forest-Montiers.

Au XVIIème siècle, on trouve en 1663 Pierre de Mannay, chevalier, capitaine de cavalerie.

Puis son fils Marc-Antoine-Augustin de Mannay en 1695, lui aussi capitaine de cavalerie.

Il a épousé en 1695 Marie-Angélique Le Fournier de Wargemont, dame de Camps.

Machiel

 

Le dernier seigneur en 1789 fut Pierre Foucques de Toeufles (1731-1809), mousquetaire de la garde du Roi, il avait épousé en 1759 Marie-Charlotte d'Embreville.

Machiel

Foucques : d'or à trois foulques de sable.

On trouve la trace d'un château de faible importance au lieu-dit "le château", démoli en 1820.

 

                                                                     *

                                                     Eglise Saint Pierre

                                                           XVIème et XVIIIème

Machiel

 en 1866 (L.Gillard)

Machiel

 

*

Wacourt

La seigneurie appartenait en 1575 à Nicolas Beauvarlet

Machiel

Beauvarlet : de sable au chevron d'argent accompagné en chef de deux étoiles d'or et en pointe d'un croissant d'argent.

Puis Jean Beauvarlet

Isabeau Beauvarlet épousa Philippe Manessier

De 1743 à 1761 Josse-Nicolas-Louis Manessier.

Puis son fils Louis-Charles Manessier de Wacourt, officier de cavalerie, fut maire de Machiel de 1808 à 1827.

Son fils Charles-François-Nicolas Manessier (1768-1840), officier de cavalerie.

Machiel

Manessier : d'argent à trois hures de sanglier de sable.

Ce sont eux qui firent construire l'ancien château dont le fronton central portait leurs armoiries, il fut donc construit entre 1766 et 1774.

Machiel

Le dernier Manessier de Wacourt s'étant éteint en 1868, le château échut par héritage à son cousin Louis-Nicolas-Robert Blondin de Saint-Hilaire(1837-1904), auquel succéda une de ses filles Henriette-Louise, vicomtesse Louis-Ghislain de France.

Machiel

Du fait de l'installation de rampes de V1 par les allemands dans les environs, le château fut bombardé par les Anglais en 1943 et 1944.

Le vicomte Paul de France, fils unique des précédents, l'a fait reconstruire dans le style de l'époque et au même emplacement.

Machiel

chapelle circulaire de la famille Manessier de Wacourt, près de l'église de Machiel

 

*

Rossignol

La seigneurie relevait de Neuilly-l'Hôpital

En 1540 Jean Le Fevre de Caumartin

Machiel

Le Fevre de Caumartin : d'azur à cinq trangles d'argent.

Puis ses descendants jusqu'à 1703, la seigneurie passa à Charles-Honoré d'Ailly, qui meurt en 1778, il sera inhumé dans le cimetière de Machiel.

 

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Foucaucourt-hors-Nesle

Publié le 16 Décembre 2022 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel

 

Proposition de blason proposé par Jacques Dulphy associant les armes des familles d'Acheux, Marié de Toulle et Pingré.

 

Foucaucourt-hors-Nesle

 

 

La seigneurie était divisée en deux parties.

La 1ère appartenait aux commandeurs de St Maulvis.

 

La seconde était tenue de Huppy, ses premiers seigneurs en portaient le nom, on trouve vers 1230 Adrien de Foucaucourt puis Jean de Foucaucort dit Morant en 1347, dont la fille Marie s'allia vers 1350 à Guillaume d'Acheux.

Foucaucourt-hors-Nesle

d'Acheux : d'argent à la croix ancrée de sable.

Foucaucourt-hors-Nesle

ou également : d'argent à la croix ancrée de sable, parti d'argent à l'aigle au vol éployé de sable. (dessin d'après Arcady Voronzov

Leur fils Jean d'Acheux dit Poulain hérita de sa mère.

Cette famille gardera la seigneurie jusqu'à Antoine d'Acheux 1640-1680.

En 1686, la terre est vendue à François Pingré, échevin d'Amiens, marié à Geneviève de Lagrené. 

Foucaucourt-hors-Nesle

Pingré : D'argent au pin arraché de sinople fruité d'or.

 

Son fils Nicolas Pingré se maria avec Elisabeth Marié de Toulle, cette dernière vivait encore en 1754 et mourut sans enfant.

Son héritier fut son neveu Florimond Marié de Toulle, capitaine au régiment de Grammont, lieutenant de louveterie, qui décèdera à Amiens en 1792, il sera inhumé à Foucaucourt.

Foucaucourt-hors-Nesle

Foucaucourt-hors-Nesle

Marié de Toulle : d'azur, au chevron d'or surmonté d'une couronne du même, accompagné en chef de deux croissants d'argent et en pointe d'un chêne fruité et terrassé du même.

 

Son fils Jean-Baptiste-Louis épousa Marguerite François, il meurt en 1808 à Foucaucourt.

Léonie de Chevigné et son mari Léon Dary, marquis de Sénarpont étaient propriétaire du château en 1887, Mme de Sénarpont le restera jusqu'à la Premierre Guerre.

Au lendemain du conflit le marquis du Paty de Clam et la marquise née Rostaing lui succèderont.

Ils céderont vers 1930 à M.et Mme Cosme.

 

Le château est une construction du XVIIIème siècle.

Quelques vestiges d'un château antérieur sont encore visibles.

Au XVIIIème siècle des modifications ont été effectuées dans le bâti.

Foucaucourt-hors-Nesle

Foucaucourt-hors-Nesle

 

*

Eglise Notre-Dame

Foucaucourt-hors-Nesle

aquarelle d'O.Macqueron 1860

avec une partie en bois et torchis, murs en colombages du XVIIème siècle.

Monogrammes religieux sur la façade

Foucaucourt-hors-Nesle

Foucaucourt-hors-Nesle

 

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Grattepanche

Publié le 12 Décembre 2022 par remus80

grattepanche

 

D'argent à l'anneau de sinople chargé de l'inscription de sable « COMMUNE DE GRATTEPANCHE », au portail d'église du lieu du champ, fermé de tenné, essoré d'azur, mouvant de la pointe, le clocher girouetté d'un coq contourné d'argent, au dindon contourné au naturel brochant sur le tout en coeur.

*

Le blason de Grattepanche, qui tient d'avantage du logo, possède une explication intéressante, qui s'inspire directement du blason populaire en picard attribué à ce village par les villageois voisins. Il n'a fait l'objet d'aucune délibération municipale, mais il est d'un usage municipal généralisé, suivant un dessin qu'en a fait (dans un écu en tiers-point à la façon suisse) son concepteur en 1993: Denis Navarre.
Le maire de l'époque était M. Hanin. Celui-ci avait sollicité la population pour la conception de ce blason. Denis Navarre était conseiller municipal à l'époque; il est maire aujourd'hui.
Ce blason est composé du fronton de l'église du lieu, sur lequel "broche" un dindon, et qui est surmonté d'un coq-girouette plus gros que de coutume. Une enquête, réalisée auprès des instituteurs au début du 20e siècle indique que le village est réputé pour sa production de volailles, et notamment de dindons et de dindes, dont il est produit 800 têtes par an. En conséquence, la commune porte depuis un temps immémorial le surnom de "chés codins d'Grattepanche" (les dindons de Grattepanche). On raconte aussi que les habitants, enrichis par la production de ces "codins" avaient fait placer sur la flèche de l'église un coq surdimensionné, ce qui provoqua la jalousie des villageois voisins qui virent bientôt dans ce coq un dindon; dindon qui permettait de "donner la mesure de l'esprit des habitants de cette paroisse" (Alcius Ledieu, Blason populaire de la Picardie, 1905).
On trouve aussi la forme plus française "chés dindons d'Grattepanche"; c'est celle que retient Ledieu; mais la forme "chés codins" était encore relevée en 1989 auprès des plus vieux habitants de l'endroit.
(Jacques Dulphy, Blason populaires, dictons et on-dit des commune de la Somme; enquête générale, 7 tomes, inédit, 1988-1989).

*

La famille de Saint-Sauflieu possède la seigneurie au 12 et 13ème siècle, Simon de Saint-Sauflieu marié à Clotilde de Bussy décède en 1216.

grattepanche

D'azur à la croix d'or cantonnée de quatorze croisettes du même, quatre ordonnées 2 et 2 dans chaque canton du chef et trois ordonnées 2 et 1 dans chaque canton de la pointe.

Leur fille Aglaé de Saint-Sauflieu, héritière du lieu, épouse Wallerand de Riencourt et amène la seigneurie dans cette famille.

Leur fils Robert 1er de Riencourt épouse Isabeau de Conty.

 

grattepanche

de Riencourt : D'argent aux trois fasces de gueules frettées d'or.

*

Eglise Saint Cyr et Sainte Julitte

date du début du XVIème siècle.

grattepanche

en 1877 (Archives et Bibliothèque patrimoniale d'Abbeville, coll. Macqueron)

grattepanche

en 1918

grattepanche

de nos jours.

 

 

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Bavelincourt

Publié le 21 Novembre 2022 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason associant les quintefeuilles de la famille de Fouquesolles et la pierre d'Oblicamps.

Bavelincourt

 

Attestée depuis le 12 ème siècle sous le nom de Bavelainecort en 1148.

Deux écarts aujourd'hui disparus étaient alors attesté : Le Francmoulin abritait une ferme appartenant à l'abbaye de Corbie aurait été détruite avant 1669, et le hameau d'Agnicourt, mentionné dès le 12ème siècle, était le siège d'une seigneurie.

Au Moyen-Âge c'est le siège d'une seigneurie dont les premiers détenteurs portaient le nom, Hesselin de Bavelincort en 1212.

Puis la famille de Beauffort, charles de Beauffort trouva la mort à Azincourt en 1415.

Bavelincourt

de Beauffort : d'azur à trois jumelles d'or

Le fief passa ensuite à la famille de Fouquesolles, Charles de Fouquesolles se maria en1563 avec Isabeau de May.

Bavelincourt

 

Une autre seigneurie relevant de Bavelincourt était attachée au hameau d'Esbart 

Son frère Olivier de Fouquesolles était seigneur du hameau des Barres (Esbart), puis son fils Abel de Fouquesolles qui meurt en 1627.

 Il s'élève encore aujourd'hui un château, entièrement remanié vers 1900 par l'architecte Amédée Milvoy, cette demeure actuelle reprend les murs de l'ancien qui pourrait remonter à l'époque médiévale.

Edifiée pour Mme Gourdin Bouquet, veuve d'un ancien maire de la commune.

Plus près de nous, la demeure a appartenu à l'industriel Gonthiez.

 

Bavelincourt

 

Bavelincourt

Bavelincourt

 

Maison de maître dite Château

Bavelincourt

En 1893 Madame Gourdin-Bouquet, la veuve d'un ancien maire de Bavelincourt, dont les initiales figurent sur la girouette des communs nord et sur la cheminée de la salle de billard, fit élever cette résidence d'été à l'emplacement d'une maison plus ancienne dont subsistent probablement des fragments de murs pignons, en briques et pierres alternées, ainsi que les caves. Elle fit appel à l'architecte amiénois Amédée Milvoy, il édifia également la chapelle funéraire des Gourdin-Bouquet dans le cimetière de Bavelincourt . A l'intérieur du " château ", les deux panneaux peints de fleurs sont probablement dus au peintre J-F Basserie, qui exécuta deux tableaux pour la résidence, dont un portrait de Mme Gourdin. La grille en fer forgé qui se trouvait à l'entrée de la cour, et qui portait aussi les initiales de Mme Gourdin, a été démontée vers 1965-1970. Les écuries au nord du corps de logis ont été transformées en logement en 1992. Le plancher du salon central a été enlevé en 1998. Dans le parc, les arbres anciens ont disparu : ormes, hêtre de 180 ans. Il existait jadis un four à pain, et un puits à l'est du corps de logis.

 

*

Eglise Saint Sulpice

L'ancienne église était un petit édifice à chevet plat, dont le portail surmonté d'un campenard avait été rajouté en 1762.

En 1848, la commune envisage de reconstruire l'église paroissiale sur un nouvel emplacement. Le projet de Charles Demoulins, architecte à Doullens, est adopté en 1853 et les travaux adjugés à Joseph Warbesson, maçon à Contay. Les matériaux provenant de la démolition de l'ancienne église sont remployés comme parements intérieurs dans la nouvelle construction. Celle-ci est achevée en 1854.

La bataille de décembre 1870 ayant causé des dommages, il faut notamment réparer la voûte de l'église et remplacer par des tirants métalliques les entraits et poinçons de la charpente.

 

Bavelincourt

en 1871 aquarelle d'O.Macqueron (Archives et Bibliothèque patrimoniale dAbbeville)

Bavelincourt

*

Il ne reste de l’époque médiévale qu’une croix sculptée à l'entrée Sud du village. Cette stèle en grès d’environ 1,15m de haut n'est malheureusement pas documentée et ne porte aucune date. Elle peut remonter au Moyen Age ou au XVIe siècle (datation retenue pour son classement). Le grès était abondamment employé dans la région pour les croix funéraires jusqu'au XIXe siècle.

Bavelincourt

 

*

Pierre d'Oblicamp

Bavelincourt

  •  Au nord du bois de Bavelincourt, au milieu des terres et offrant un vaste panorama sur la vallée de l'Hallue, se dresse un menhir au profil de tête de cheval, connu sous le nom de Pierre d'Oblicamp. Ce mégalithe de 2,40 m de hauteur, de 2,25 m dans sa plus grande largeur et s'enfonçant de 1,25 m dans le sol, est inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis le 5 janvier 1970.

 

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Luzières

Publié le 17 Novembre 2022 par remus80

Hameau de Conty, depuis toujours.

 

Cette seigneurie appartenait à l'origine aux sires de Conty.

Puis aux de Monsures avec Jean III en 1462.

Luzières

de sable,à la croix d'argent chargée de cinq fermaux de gueules.

On trouve Albert de Fauvel en 1539

Charles du Gard en 1624

Les archives conservent les actes d'inhumation dans la chapelle du château de deux seigneurs du lieu

1) Henri-Antoine Fleureton (Fleurton), décédé en 1698 en son château du dit Luzier (sic)

Luzières

Fleurton : d'azur au chevrond'or accompagné de deux roses d'argent en chef et d'un lion d'or en pointe.

2) Jean-Baptiste-Nicolas Boulanger Du Hamel (Boulanger Duhamel), lieutenant de la maréchaussée d'Amiens, décédé en 1772.

Elle appartenait ensuite à Pierre-Charles de Hault de Lassus, marquis de Luzières, qui émigra en 1790 aux Etats-Unis.

Luzières

de Hault de Lassus : d'azur, à un roitelet d'or volant vers un soleil de même, en ouvrant de l'angle dextre de l'écu; coupé d'argent à une aigle de sable essorante.

La maison seigneuriale fut reconstruite à neuf en 1770.

Les affiches de Picardie du 10 août 1776 proposaient à la vente la terre et seigneurie de Lusière (sic).

Le 7 juillet 1792, on signalait à nouveau la mise en vente de la terre et seigneurie.

* Bien située dans le fond de la vallée, cette petite demeure doit son originalité à son ordonnance franchement néo-classique et au torchis qui constitue le matériau de ses façades.

Luzières

 

Luzières

Précédée d'une perspective gazonnée et bordée par un étang, elle s'accompagne d'une poterne avec pont-levis et d'une chapelle en pierre blanche.

Luzières

 

Luzières

Luzières

Luzières

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Le Cardonnois

Publié le 30 Octobre 2022 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason soumis par Jacques Dulphy reprenant les armes de la famille de Raineval avec quatre chardons de sinople évoquant l'étymologie du nom de la commune.

 

Le Cardonnois

 

 

* Historique retracé d'après les notices historiques et archéologiques du canton de Montdidier par l'abbé Godard, avec la prudence qu'il se doit sur l'authenticité de certains seigneurs pouvant être confondus avec d'autres "Cardonnoy" en Vimeu.

Les premiers seigneurs en ont porté le nom.

Au XIIème siècle Arnould du Cardonnoy et en 1185 Jean du Cardonnoy qui rendit hommage à Philippe-Auguste, puis Adam du Cardonnoy.

En 1358, pendant les troubles de la Jacquerie, le château féodal fut détruit, il ne reste plus que la base d'une des tours, bien conservée, à proximité de l'église, les dépendances ont été converties en ferme et au milieu de la cour s'élève le vieux pigeonnier qui semble dater du XVIème siècle..

Le Cardonnois

Le Cardonnois

En 1372, la famille de Raineval entra en possession de la terre, on trouve en 1412 Jean de Raineval qui mourut glorieusement à Azincourt en 1415.

Le Cardonnois

Agnès de Heilly hérita à cause de sa mère qui était de Raineval, elle mourut en 1455 laissant l'héritage à Jean d'Ailly qui devint plus tard vidame d'Amiens.

Celui-ci fit de folles dépenses et dut vendre la terre à Laurent Herbelot.

Acquise en 1480 par Robert de Pymont et son fils (il était le receveur du précédent).

Charles d'Ailly intenta un procès pour récupérer la seigneurie, pourtant en 1502 Robert de Pymont se qualifiait seigneur du lieu, vint ensuite son fils Raoul et son épouse Marie de Bailleul.

Le procès intenté depuis des années prit fin en 1505, perdu par les de Pymont, il durent restituer le domaine à Charles d'Ailly.

Il revendit peu après à Raoul de Bernetz qui s'intitula seigneur du Cardonnoy.

Son fils François de Bernetz comparut en 1567 à la rédaction des coutûmes du gouvernement de Péronne, Roye et Montdidier.

Suivit son fils Ezéchiel de Bernetz.

Le Cardonnois

de Bernetz : d'or à trois chevrons de gueules.

On ne sait pas entre quelles mains le domaine fut possédé au début du 17ème siècle.

En 1640, il appartient au comte de Saveuse qui le revend en 1680 à Jacques Vaquette.

Claude-Louis Vaquette, conseiller du Roi, le revend en 1761 à Joseph Pellerin.

A sa mort la terre entra dans la famille de Saint-Fussien.

Anne-Louise-Angélique de Saint-Fussien épousa Alexandre-Claude-Victor Dufor, comte de Mens, colonel de cavalerie, elle devint paes libéralités la bienfaitrice de la commune.

Elle mourut en 1824 et Antoine de Saint-Fussien demeurant au Forestel, hérita des terres, il fut maire de la commune de 1826 à 1840..

Le Cardonnois

de Saint-Fussien : de gueules à trois coupes d'or, accompagnées de trois trèfles du même.

 

                                                                  *

                                                   Eglise Saint Gilles

Semble datée de la fin du XIVème ou du début du XVème siècle.

En pierre, très raccommodée de briques.

Le choeur a été endommagée en 1914-18.

 

Le Cardonnois

Aquarelle d'O.Macqueron 1878.

Archives et Bibliothèque patrimoniale dAbbeville

 

Le Cardonnois

Le Cardonnois

 

 

 

 

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