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Blasons des communes de la Somme.

Hattencourt

Publié le 2 Août 2022 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy reprenant en partie les armes de la famille du Plessier.

Hattencourt

 

 

La famille du Plessier, originaire de Picardie, portait primitivement le nom de Crye, elle se divisa en deux branches dont celle de Fransart qui eut pour auteur Aubert de Crye dit du Plessier qui se fixa dans le Santerre.

 

Au XVIème siècle, Jasme du Plessier, écuyer, seigneur de Fransart....en fait l'acquisition de Jacques du Hamel, il y demeurait en 1556.

Il a épousé en 1524 Florence Le Cat.

Il eut pour héritier Charles 1er du Plessier, marié à Renée de Mazancourt en 1572, il eut 3 enfants dont Louis du Plessier qui épousa Louise de Boistel en 1598, il fit maintenu dans le droit de se qualifier seul seigneur du lieu.

Il laissa 5 enfants dont Charles du Plessier, second du nom, qui épousa en 1629 Françoise de Vigneron, puis en 1638 Marie Lefebvre.

Son fils Charles-Louis du Plessier, né en 1663, lui succéda, il embrassa la carrière militaire et fut gouverneur de Précy-sur-Oise en 1689, il avait épousé Marie-Ogier de Cavoye en 1653.

Par suite de difficultés financières, il fut contraint en 1679 de vendre ses terres et seigneuries, dont Hattencourt, à son décès en 1696 il était gouverneur d'Albert.

Adjugée par sentence  de 1688 à son fils aîné Charles-Louis à raison de 24500 livres, ce qui donna lieu à un long et coûteux procès.

Marié à Marie-Anne-Marguerite-Eléonore du Royer, il mourut en 1732.

Hattencourt

du Plessier : écartelé, aux 1 et 4, d'argent à la fasce de gueules, chargée de deux chevrons et demi tenant l'un à l'autre d'argent.

aux 2 et 3, à cinq vives ou pattes d'oie en sautoir de sable.

Le blason de droite est celui de Marie-Marguerite du Royer: gironné de huit pièces d'or et d'azur, chaque pièce chargée d'un écusson de l'un à l'autre, et sur le tout un écusson de gueules.

 

Son fils aîné Charles-Alexandre lui succéda, il épousa en seconde noces Charlotte-Agnès Galhaut en 1753 et eut une fille Charlotte-Alexandrine qui épousa le comte de La Farelle en 1786 au château de Fransart.

Il décède en 1825.

 

                                                                     *

                                               Eglise Saint Médard

Hattencourt

en 1875, acquarelle d'O.Macqueron.

L'ancienne église avait conservé une nef de la fin du XIIème, dévastée par les Espagnols en 1653, on réédifia un portail en pierre de style Renaissance.

Détruite pendant la Grande Guerre.

Hattencourt

 

Hattencourt

Hattencourt

Hattencourt

Hattencourt

église actuelle

 

 

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Balâtre

Publié le 20 Juillet 2022 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

 

Projet proposé par Jacques Dulphy reprenant les armes de la famille d'Aumale, brisées d'une barre de sinople symbolisant l'ancienne voie romaine de Beauvais à Bavay qui traversait le village, les gerbes de blé symbolisant les activités agricoles et l'importante production céréalière.

Balâtre

 

Blanche de Paillart, dame de Balâtre, épouse de Philippe du Hamel,transmet la seigneurie à sa soeur Catherine de Paillart qui épouse en 1581 Gabriel d'Aumale.

Balâtre

d'Aumale : d'argent à une bande de gueules, chargée de trois besants d'or.

Puis leur fils Philippe d'Aumale, comte du Mont-Notre-Dame, marié en 1620 à Marie de La Fons, il meurt en 1632.

En 1632 Antoine d'Aumale, écuyer, seigneur de Folies et Buny qui fait relief de sa terre de Balâtre aux officiers du marquisat de Nesle, il meurt en 1658.

Son frère Claude prend la succession, il avait épousé Madeleine du Clausel.

En 1730, le comte d'Aumale parait en qualité de seigneur.

En 1732 appartient au marquis d'Hautefort.

Balâtre

d'Hautefort : d'or, à trois forces de sable.

*

Eglise Saint-Hilaire

Balâtre

en 1875 

L'ancienne était une construction de style classique en briques et pierres, à une seule nef sans collatéraux.

Le portail du XVIIème siècle, orné de pilastres, surmonté d'un fronton triangulaire.

Détruite pendant la Première Guerre mondiale

Balâtre

Reconstruite en 1922

Balâtre

 

 

 

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Beuvraignes

Publié le 19 Juillet 2022 par remus80

Beuvraignes

 

http://armorialdefrance.fr/

D'azur au chevron brisé d'argent accompagné en chef de deux épis de seigle, tigés et feuillés d'or et en pointe d'une tête de bélier arrachée d'argent et accornée d'or; au chef d'argent chargé de trois roses de gueules.

Création Jacques Dulphy.
Adopté en mai 2012.

 

S'il y a eu une famille De Beuvraignes aux XIIe et XIIIe siècles, aucun sceau n'en a été conservé et les armes ont été oubliées.
La seigneurie principale était tenue, du XIVe siècle à 1789, par l'abbaye Saint-Eloi de Noyon, qui portait de France ancien. Mais plusieurs fiefs secondaires apparaissent dans l'histoire du village, tenues par plusieurs familles notables. A la veille de la Révolution, on rencontre notamment les familles De Seiglières (d'azur à trois épis de seigle d'or [feuillés du même, armes parlantes] dont les membres étaient dits seigneurs de Beuvraignes, de 1662 à 1789) et Leurye du Proy, seigneurs du fief restreint du Proy, du 15e au 18e siècle, qui portaient "d'azur au chevron brisé d'argent accompagné en pointe d'un bélier du même; au chef cousu de gueules à trois roses d'argent".
La commune a conservé les épis des de Seiglières; chez les Leurye du Proy elle a pris le chevron brisé, les trois roses en chef (dont les couleurs ont été inversées), et le bélier dont elle n'a conservé que la tête.


(Jacques Dulphy)

*

Les premiers seigneurs portaient le nom comme Albéric de Beuvraignes, chevalier, dont le nom figure sur une charte de 1187 concernant l'abbaye d'Ourscamp et divers actes de 1190 et 1236.

En 1514, Guillaume du Plessis, seigneur de Liancourt et du fief de "Beuverines-en-Picardie", par partage avec ses frères.

En 1524, Aubert du Plessier, seigneur de Certemont à Roisel, fait don à son fils aîné, à l'occasion de son mariage, à condition d'abandonner à ses soeurs, le jour de sa mort, les droits et terres de Beuvraignes et Hainvillers.

En 1580, Françoise de Soyecourt devenue héritière, apporta en dot la terre  et seigneurie à Ponthus de Belleforière, gouverneur de Corbie.

En 1633, Maximillien de Belleforière succède à son père.

Son fils et successeur Charles-Maximilien-Antoine de Belleforière, meurt en 1679.

Beuvraignes

de Belleforière : de sable semé de fleurs de lis d'or.

Puis dans la maison de Seiglières par le mariage de  Marie-Renée de Belleforière de Soyecourt avec Timoléon-Albert de Seiglières en 1662.

Beuvraignes

de Seiglières : d'azur à trois épis de seigle.

 

* Le fief du Proy

Qui donna son nom à la famille de Leurye du Proy.

L'ancienne église renfermait les tombes de la famille.

Le dernier des Leurye est mort à Metz en 1772, il était marié à Anne Dauburtin, de becquigny.

Beuvraignes

Leurye du Proy : de gueules à un chevron brisé d'argent, à un bélier du même en pointe, au chef d'azur chargé de trois roses d'argent.

*

La Première Guerre mondiale est, pour Beuvraignes, un véritable cataclysme .

À la fin de la guerre, le village est totalement détruit, et la commune est classée en zone rouge et ne devait pas être reconstruite. Mais, en 1919, les premiers habitants revinrent et les autorités décident néanmoins la reconstruction.

La commune de Beuvraignes est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le 30 octobre 1920.

Eglise Saint Martin

Beuvraignes

aquarelle d'O.Macqueron  (Pegase, portail des patrimoines d'Abbeville)

L'ancienne église datait du XVIème siècle, on pouvait voir sur sa façade le millésime de 1535.

Le clocher fut élevé en 1665.

Beuvraignes

Avant 1914

Détruite en 1917.

Beuvraignes

Elle fut reconstruite en 1930.

Beuvraignes

photo Claude Deroletz

*

Bois des Loges

  • Le Bois des Loges, où se trouvait, jusqu'à la Première Guerre mondiale une propriété édifiée au xixe siècle par la famille Langlois de Septenville, avec une chapelle particulière. Propriété en dernier lieu de la marquise de Belleval, née Septenville, puis de son fils, cette demeure et sa chapelle furent détruits par les combats de la Première Guerre mondiale.
  • Beuvraignes

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Sourdon

Publié le 7 Juillet 2022 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy associant les armes de la famille Pingré et deux têtes de buffles des de Morgan.

 

Sourdon

 

 

 

Les premiers seigneurs en portaient le nom, Pierre de Sourdon est cité en 1198.

Plus tard au XIIIème siècle la seigneurie est vendue par décret à Raoul des Préaux, seigneur de Raineval.

A la mort d'Ade de Raineval au XVème siècle, sa fille Agnès de Créquy-Heilly hérita de ses biens et les légua à son plus proche héritier Jean d'Ailly qui aliéna Sourdon vers 1470; la seigneurie passa alors dans la maison de Roye.

Sourdon

de Roye : de gueules à la bande d'argent.

Charles de Roye, comte de Roucy, épousa en 1528 Madeleine de Mailly et laissa ses biens à Eléonore de Roye, mariée en 1550 à Louis de Bourbon, prince de Condé.

Leur petit-fils Henry de Bourbon vendit ses terres de Picardie au début du XVIIème siècle.

La seigneurie dut être érigée en baronnie en faveur de Louis-Henry de Mailly, seigneur de l'Espine, gentilhomme de la Chambre du Roi qui mourut en 1657.

Sourdon

de Mailly : d'or à trois maillets de sinople.

 

Décretée dans les dernières années du siècle sur Louis de Mailly, elle fut acquise par Louis Pingré, moyennant 42.000 livres, conseiller au bailliage, maire d'Amiens de 1723 à 1725, il avait épousé en 1705 Catherine Morgan.

Sourdon

Pingré : d'argent, au pin arraché de sinople, fruité d'or, surmonté d'une grive de sable.

de Morgan ci-dessous

Sourdon

Nul doute qu'il faille lui attribuer la construction du château dont la date de 1718, gravée dans la cave, paraît tout à fait plausible.

Sourdon

Sa fille unique Catherine-Elisabeth Pingré de Sourdon épousa en 1725 son cousin Pantaléon Pingré, qui habitait Fricamps.

Héritière du domaine en 1760, elle était veuve en 1779, et mourut à la veille de la Révolution, léguant ses biens à M.Dumesnil de Frémontiers, qui vendit la terre à son voisin, le duc de Mailly, qui en 1790, rétrocéda le château à son receveur Pierre-Guillaume Lange de Baujour.

Sourdon

En 1788, l'école de Sourdon fut dotée d'une rente annuelle de 59 livres par Elisabeth Pingré de Sourdon, pour l'éducation des enfants des habitants indigents.

De Lange de Baujour, devenu en l'an II, juge au tribunal du district de Montdidier, s'efforça de le louer sous le Directoire, finalement mis en vente par son fils, il fut acquis par les frères Louis et Edouard Caron qui firent monter un mur de séparation de façon à créer deux logements indépendants.

Vendue par ajudication en 1885, la partie sud fut acquise par Achille Normand.

Mise en vente dix ans plus tard, la moitié nord devint la propriété de Marius Guggemos, ingénieur aux Chemins de fer du Nord, dont la famille la conserva jusqu'en 1974.

M.Pierre Normand put alors la racheter et rendre à l'édifice l'unité qu'il avait perdue depuis plus d'un siècle.

Sourdon

 

                                                         *

                                           Eglise Saint Firmin

Sourdon

en 1876, aquarelle d'O.Macqueron (Mairie d'Abbeville - Archives et Bibliothèque municipale)

 

Datée du XVème siècle, sous le clocher on pouvait voir les armoiries peintes de la famille  Pingré.

Reconstruite en néo-gothique au XIXème.

Endommagée en 1918, elle fut reconstruite par la suite.

Sourdon

Sourdon

 

Sourdon

Sourdon

de nos jours.

*

Chapelle Saint-Aubin

Erigée en 1675 sous Louis XIV.

Sourdon

 

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Esclainvillers

Publié le 4 Juillet 2022 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy reprenant les armes des de Séricourt d'Esclainvillers en changeant la couleur des émaux (passant de gueules à sinople) et substituant la coquille centrale par une pomme de pin (armes du prieuré).

 

Esclainvillers

 

 

La seigneurie était divisée en deux parties.

1) La première appartenait à l'abbaye de Saint-Faron de Meaux, au XIIIème siècle Adélaïde d'Esclainvillers leur vend une partie de sa terre, un prieuré est créé.

Esclainvillers

Prieuré de st Faron : de sinople à une pomme de pin d'argent.

En 1563, l'abbaye vend à Jacques de Séricourt, écuyer, à condition de la terre de la Salle du Roi de Montdidier.

En 1770, le duc d'Aumont était engagiste de la Salle du Roi.

2) l'autre partie appartenait en 1204 à Regault des Préaux.

A la fin du 15ème et début 16ème à Jean d'Esclainvillers.

Philibert d'Esclainvillers en 1524.

En 1534 à Godefroy de Baillon, par sa femme Jeanne d'Esclainvillers, c'est lui qui fit construire la chapelle du Sépulcre à Montdidier, il meurt en 1552.

Puis son fils Pierre et son épouse Marguerite de La Morlière, il meurt en 1585 sans postérité.

Esclainvillers

Cette partie revint à la famille de Séricourt qui aura ainsi la seigneurie entière, et la conserva jusqu'au mariage de Marie-Michelle de Séricourt qui l'apporta en dot à Joseph-Augustin, comte de Mailly, marquis d'Haucourt, en 1744.

Esclainvillers

d'argent, à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'or.

 

Leur fils, le duc de Mailly, la vendit en 1791.

                                                                 *

                                                   Eglise Saint Faron

Datée du XVIème siècle, très restaurée aux XVIII et XIXème

Esclainvillers

en 1875  aquarelle d'O.Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville.

Esclainvillers

de nos jours

 

 

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Quiry-le-Sec

Publié le 28 Juin 2022 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy associant les trois jars de la famille Du Gard et trois annelets des Gaillardbois apparus au 18ème siècle.

Quiry-le-Sec

 

 

La seigneurie était divisée , une partie appartenait à l'abbaye de Corbie qui avait acheté dès 1238 un domaine consistant en une ferme et des terres labourables, augmentées en 1331 et 1571.

L'autre partie relevait de Broyes (Oise), mouvant d'Ailly-sur-Noye.

On trouve Robert de Quiry au XIIIème siècle.

Puis Jean le Rendu de 1506 à 1539.

Il laissa la seigneurie à son neveu Adrien Vilain qui avait épousé Marie de May.

Sa fille Barbe Vilain épousa en 1567 Christophe du Gard.

Quiry-le-Sec

du Gard : d'azur, à trois jars d'argent, becqués et membrés de gueule.

On trouve ensuite en 1626 Anne Gobelin, veuve de Charles d'Estourmel.

Puis au début du XVIIIème, N.d'Hémont, dont la fille épousa en 1739 N. de Gaillarbois.

Quiry-le-Sec

 

Gaillardbois : d'argent à six tourteaux de sable, 3,2 et 1.

Quiry-le-Sec

Gaillardbois : d'argent à six annelets de sable, 3,2 et 1. (d'Hozier)

Leur fils Henri-Pomponne de Gaillardbois, comte de Marcouville, seigneur de Chepoix, qui mourut en 1780.

En 1774, il avait donné l'ancienne maison seigneuriale à son receveur Adrien Guilluy.

La terre fut rachetée en 1782 sur sentence du châtelet par le duc de Mailly, qui fut le dernier seigneur. 

                                                      *

                                Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul

Quiry-le-Sec

en 1867 (Aquarelle d'O.Macqueron, bibliothèque d'Abbeville)

Datée du XVIème siècle, elle a conservé un porche avec voûte en tiers-point et nervures de pierres.

La porte en anse de panier avec de gros tores.

Sur le tympan s'ouvrent 3 niches que surmontent un gable et une croix.

Les fonts baptismaux sont du XVème siècle.

Quiry-le-Sec

en 1927

Quiry-le-Sec

Quiry-le-Sec

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Saint-Leger-les-Authie

Publié le 27 Juin 2022 par remus80

Saint-Leger-les-Authie

 

 Parti émanché de quatre pièces et une demie d'argent et de gueules.

Armes de la famille De Landas.

Création Claude SONGIS (2007).

Devise: «Fidelis in minimo et in majori fidelis» (celui qui est fidèle pour les petites choses, est aussi fidèle pour les grandes).

 

 

Il a existé un château qui dominait le village.

Saint-Leger-les-Authie

Les premiers seigneurs en portaient le nom comme Mainard de Saint-Leger.

Adrien (Drien) de Saint-Leger, chevalier, qui vend une partie de sa dîme aux chapelains d'Amiens en 1282.

On trouve plus tard Louis de Saint-Simon de 1550 à 1580.

Etienne de Saint-Simon et son épouse Jeanne Piquet jusqu'en 1680.

La famille de Cacheleu occupa le château soit à titre de locataire, soit à titre de parenté avec la famille de Beaufort, de 1650 à 1720, car dès 1670 les de Landas de Beaufort en étaient propriétaires.

Dans un acte daté de 1717, il est question de messire Jean-Baptiste de Cacheleu, chevalier, seigneur de St Léger, lieutenant des Gardes françaises.

Dès la fin du XVIIème siècle, le domaine était entré avec celui de Couin dans la famille de Landas avec Nicolas par son alliance avec Dame Adrienne de Beaufort.

Saint-Leger-les-Authie

Armes de la famille De Landas.
Gouache de Marcel Stiennon, vers 1975.
(Aimablement transmis par Jacques Dulphy)

Leur fils Ernest de Landas, vicomte de Fleurival, baron de Grincourt, de 1670 à 1694.

Puis Philippe-Ernest-André de Landas de 1694 à 1732.

Puis Philippe-Albert-Joseph de Landas, comte de Louvignies, député général des Etats de la noblesse d'Artois, de 1732 à 1780.

Il demanda en 1748 au gouvernement une exemption d'impôts pour le château; elle fut accordée à condition qu'il soit démoli, il le fut bientôt et ses débris entrèrent dans la construction de celui de Coin....

Marie-Charles-Guislain de Landas de 1780 à 1787.

Ces derniers n'ayant pour héritier que 3 nièces, ils favorisèrent celle qu'ils aimaient le plus : Mlle Aglaé-Charlotte-Félicité de Ste Aldegonde et lui transmirent les domaines de Coin et de St Léger.

Elle épousa Marie-François-Joseph, marquis de Louvencourt.

Saint-Leger-les-Authie

de Louvencourt : d'azur à la fasce d'or chargée de trois merlettes de sable, accompagnées de trois croissants d'or.

Leur fils Louis-Arthur de Louvencourt qui épousa en seconde noces Emma de Gondrecourt.

Ses enfants Adolphe-Marie-Guislain et Marie-Marthe de Louvencourt seront propriétaires ensemble du domaine.

La famille de Landas suffit à elle seule pour illustrer un petit pays comme Saint-Léger, une des familles les plus anciennes et illustre du Hainaut.

 

                                                     *

                                          Eglise Saint Léger

datée de 1792, restaurée en 1954.

Saint-Leger-les-Authie

                                                                En 1876

                                              

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Authie

Publié le 4 Juin 2022 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy écartelant les blasons des familles de Rubempré et de Rambures en 1 et 4 et celles de Daours et de La Roche-Fontenilles en 2 et 3, la divise ondée représentant l'Authie.

 

Authie

 

 

Avant la moitié du XIIème siècle, on trouve comme seigneurs la famille de Daours.

Authie

de DaoursD'azur au chef d'or, au lion de gueules brochant.

Dreux de Daours (Drogo de Durz) de 1125 à 1180.

Puis Beaudoin de Daours de 1180 à 1208, de retour de la 4ème croisade il fonda en 1206 la maladrerie.

Puis son fils Nicolas de Daours de 1208 à 1260.

Ensuite nous trouvons la famille de Waillaincourt, originaire du Cambrésis, qui possèda la terre environ 60 ans, jusqu'en 1325.

A cette date Baudoin de Rubempré devient seigneur par son alliance avec Mlle d'Authie.

Authie

de Rubempré : d'argent, à trois jumelles de gueules.

En 1395, Courbet de Rubempré, mort en 1405 au siège du château de Merk, près de Calais.

Puis son frère Lancelot de Rubempré, tué à la bataille d'Azincourt en 1415.

Antoine de Rubempré jusqu'en 1450, puis son fils Jean 1er de Rubempré, tué lui aussi au combat, en 177 au siège de Nancy.

Son frère Charles prit la succession jusqu'en 1510, il avait épousé Françoise de Mailly.

Sa fille Jehanne de Rubempré hérita de la terre qu'elle apporta à son second époux Jacques-François de Bourbon, dit le bâtard de Vendôme.

En 1530, leur fils Claude de Bourbon-Vendôme, gouverneur de Doullens, qui avait épousé Antoinette de Bours.

En 1578, Jean VII sire de Rambures devient le seigneur par son alliance avec Claude ou Claudine de Bourbon, à partir de ce moment la maison d'Authie passa dans la famille de Rambures jusqu'en 1676 dans la branche masculine; puis elle restera à la branche féminine jusqu'en 1793.

Authie

de Rambures :d'or à trois fasces de gueules.

C'est sous le sire de Rambures que le château féodal fut détruit en 1590 par les Huguenots et les partisans d'Henri IV, le roi fit aussi saisir la seigneurie au profit du sieur de Tencques, chevalier et gentilhomme ordinaire de sa chambre.

En 1594, on retrouve le fils de Jehan, Charles de Rambures, surnommé " le brave Rambures", lui aussi gouverneur de Doullens et du Crotoy., il meurt en 1633.

Ses fils prendront la succession, il meurent tous au combat ou accidentellement.

En 1677, la succession revint à Charlotte de Rambures qui avait épousé François de La Roche-Fontenilles en 1645.

Authie

de La Roche-Fontenilles : d'azur,à trois échiquiers d'or.

Cette famille jusqu'en 1755 avec Louis-Antoine de La Roche-Fontenilles.

Sa veuve Elisabeth-Marguerite de Saint-Georges de Vérac tint la seigneurie en faveur de son fils mineur Antoine-César.

En 1764, Charles-Adrien, baron de Ligny, par son union en seconde noces avec Elisabeth-Jeanne de La Roche-Rambures.

Authie

de LignyDe gueules à une fasce d'or, au chef échiqueté d'argent et d'azur de trois tires.

Il meurt en 1770 et sa veuve tint la seigneurie jusqu'à la Révolution pendant laquelle elle émigra en 1793, tous ses biens furent vendus comme propriété nationale.

 

                                                                       *

                                                         Le château

Authie

Le premier château semble dater du IXème siècle, sa situation géographique explique son importance stratégique.

Détruit au 16ème siècle en représailles par les Huguenots.

Le château actuel ne sera reconstruit que sous le règne de Louis XV .

 

Authie

en 1911

Authie

Authie

*

Eglise Saint-Pierre

 

La première église d'Authie fut la chapelle du prieuré bénédictin fondé au VIIIe siècle.

Si le prieuré fut toujours reconstruit au même endroit, il n'en fut pas de même de sa chapelle qui devint par la suite, l'église paroissiale. C'est au XIIIe siècle que l'église d'Authie fut construite indépendamment du prieuré mais à la suite des destructions dues aux guerres, l'église du prieuré et l'église paroissiale ne firent un seul et même édifice. Le prieuré garda la propriété de l'église en se réservant le chœur, tandis que les paroissiens avaient à leur charge la nef. Cet état de fait dura jusque 1789.

Après moult destructions, il fut décidé de reconstruire l'église à un autre emplacement à l'écart du village. Cependant, elle n'en eut pas terminé avec les destructions : en 1522, le village et l'église furent brûlés par les Anglais alliés des Impériaux sous le règne de François Ier. Reconstruite, elle fut dévastée par les huguenots en 1590. Une fois encore rebâtie, elle fut à nouveau ruinée par les Espagnols, en 1635. L'église d'Authie fut une nouvelle fois relevée. En 1744, le portail fut reconstruit en partie et les murs latéraux furent exhaussés. Un incendie, en 1803, endommagea la toiture et en 1818, le chœur fut restauré

Authie

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Gentelles

Publié le 31 Mai 2022 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy reprenant les armes de la famille de Louvencourt (façon merlettes) avec une épée comme brisure, évoquant Saint Martin le saint patron de l'église, elle peut aussi évoquer l'esprit de résistance incarné par le village au cours de la Première Guerre mondiale et une paire d'éperons symbolisant le fief du même nom.

 

Gentelles

 

 

C'est l'une des premières donations faites à l'abbaye de Corbie en 662.

Le fief de la Mairie fut réuni au domaine de l'abbaye par achat en 1243 à Enguerrand de Gentelles, chevalier, et Béatrix son épouse ((selon Ledieu, Dictionnaire Historique et archéologique de Picardie).

Deux autres fiefs relevaient du Comté de Corbie.

Celui de l'Eperon, qui devait son nom au droit qu'avait le possesseur, de prendre la paire d'éperons portée par l'abbé le jour de son entrée à Corbie.

L'autre fief, celui de Sacquespée, créé en 1599 enfaveur d'un seigneur de Thézy, fut racheté par l'abbaye de Corbie en 1614.

Au milieu du XVIIème siècle, Charles-René de Louvencourt, lieutenant d'infanterie au régiment d'Epagny, est dit seigneur de Gentelles.

 

Gentelles

 

de Louvencourt :  d'azur à la fasce d'or chargée de trois merlettes de sable, accompagnée de trois croissants d'or.

 

                                                                    *

                                                Eglise Saint-Martin

Gentelles 

                         Aquarelle d'O.Macqueron 1871 (Bibliothèque municipale d'Abbeville)

 

Gentelles

L'ancienne église datait de la fin du XVIème siècle, la date de 1577 était gravée sur le seuil.

Détruite pendant la Première Guerre, elle fut reconstruite en 1926.

Gentelles

 

Gentelles

Gentelles

Gentelles

 

Durant la guerre de 1871, le 27 novembre 1870, Gentelles fut le théâtre d'un combat livré entre le 20ème bataillon de chasseurs et les Allemands. On dénombra, sur le territoire de la commune, 25 morts dont 12 Français, inhumés dans le cimetière où un monument a été élevé.

Pendant la Première Guerre mondiale, en 1918, au cours de la Bataille de la Somme, la commune de Gentelles fut totalement ravagée.

 

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Etalon

Publié le 28 Mai 2022 par remus80

La commune ne possède pas de blason officiel.

 

Projet de blason proposé par Jacques Dulphy associant en partie les armes de la famille Aubé de Braquemont et celles des Le Carlier.

Etalon

 

La seigneurie relevait de Nesle en 1215.

Jehan, sire de Nesle, déclare tenir du roi  Etalon (Estallons) ainsi que Herly (Hellie) et Herlieux(Hellieul).

Parmi ses homagiers figure Jacques d'Etalon puis Rodolphe d'Etalon.

En 1440, la seigneurie appartient à Quentin Aubé, seigneur de Braquemont.

Etalon

Aubé de Braquemont : de gueules, à huit losanges posés en croix.

En 1472,Le village fut dévasté par les Bourguignons

En 1547 à Martin Jehan Gilles.

En 1593, à Louis de La Motte, écuyer, demeurant à Etalon.

En 1613, passe entre les mains de Jean d'Ancienneville, seigneur d'Hervilly et vicomte de Vendeuil, qui la revend aussitôt le 14 septembre 1613, à Louis Le Carlier,seigneur d'Herly, moyennant 34.000 livres.

Etalon

Le Carlier : Parti: au 1, d'argent au lion de sable, armé et lampassé de gueules; au 2,de sable à la roue à huit rayons d'or.

Dès lors les seigneurs d'Herly se qualifièrent seigneurs d'Etalon jusqu'à la Révolution.

Le village fut dévasté en 1636 puis en 1650 par les Espagnols.

                                                         *

                                           Eglise Saint-Nicolas

Etalon

En 1875 ( aquarelle d'O.Macqueron, bibliothèque municipale d'Abbeville)

L'ancienne située à mi-côte, se composait d'un choeur et d'une nef sans transept et datait du XVIIème siècle.

Détruite pendant la Première Guerre, elle fut reconstruite en 1924.  

Etalon

 

Etalon

Etalon

 

 

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