D'azur au cerf courant d'or, accompagné d'un soleil du même en chef à senestre et d'un croissant versé d'or en pointe.
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D'après un sceau de la ville.
Voilà un des blason les plus originaux, les plus mystérieux, et parmi les plus anciens blasons communaux du département de la Somme.
Le croissant renversé, qui accompagne le cerf en pointe, est toujours blasonné ‘éclairé par le soleil’. Le métal du croissant n'est jamais indiqué et il est le plus souvent représenté d'or. La notion ‘d’éclairage’, quant à elle, reste inexpliquée.
Sur un promontoire dominant la vallée de Liomer, les ruines d'un château fort composé principalement d'un donjon sur motte et de deux enceintes, étaient encore visible à la fin du XIXe siècle. La seigneurie d'Arguel fut presque toujours tenue des comtes de Ponthieu. Avant la guerre de cent-Ans le village comptait, dit-on, près de 3000 habitants; elle n'en a plus que 33 en 2007.
Pour autant, Arguel, comme de nombreuses localités tenues des comtes de Ponthieu, était érigée en commune, avec un maïeur. Le premier maïeur connu est Hugues Le Marié (1216); le dernier est François Leleu (1731). Alcius Ledieu, historien, note dans ‘La vallée du Liger et ses environs’ (1887) que: ‘M. Ch. Dufour, d'Amiens (note : Charles Dufour était membre de la Société des Antiquaires de Picardie, et administrateur du Musée des Antiquités d'Amiens vers 1850) possédait l'empreinte du sceau de la commune d'Arguel au XIIIe siècle: d'azur, au cerf courant d'or, la tête tournée à dextre, accompagné en chef et à senestre d'un soleil d'or, et, en pointe, d'un croissant renversé, éclairé par le soleil’. Il ajoute et corrige que, d'après l'ouvrage de M. Douët d'Arcq, un autre sceau est connu, et qu'il est conservé aux Archives de l'Empire, devenues nationales: il s'agit d'un sceau rond de 45 mm où l'on voit ‘Un cerf passant à gauche. Au-dessus de sa croupe, une sexte-feuille; sous son ventre, un croissant versé’. Ce sceau est appendu à un contrat de 1230. Tantôt tête contournée, tantôt sexte-feuille il semble que la forme actuelle, avec ses émaux, se soit fixée au début du XXe siècle suivant la description donnée par Dufour.
Dernière précision: tout près d'Arguel, dans l'église de Villers-Campsart, sur un retable de 1490 environ, est représenté dans le décor d'une Sainte Madeleine allongée (figurant l'ancienne léproserie du même nom, au Quesne, au pied du Mont Arguel): un château fort, un bois et un cerf supposés symboliser le château, la forêt et les ‘maïeur et jurés d'Arguel’.
(Jacques Dulphy)

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Le village est bâti sur l'emplacement d'un ancien camp romain.
Renouard d'Arguel construit son château à l'emplacement du précédent, à la fin du xie siècle ou au début du xiie siècle. Ce chevalier fut un de ceux qui suivirent Godefroy de Bouillon dans la première croisade des seigneurs en 1096.
En 1202, le roi Philippe Auguste vient visiter l'édifice et le donne à Guillaume, comte de Ponthieu.
Après avoir appartenu aux comtes de Ponthieu, Arguel fut vendu par Renaud de Gueldres en 1282 au roi d'Angleterre.
Confisquée en 1345, cette forteresse fut reprise en 1347 par les Anglais, Jean IV Tyrel, sire de Poix en est le seigneur, rallié aux Bourguignons, alliés des Anglais.
Les Français reprennent la bâtisse en 1402. Le siège se termine par l'incendie complet du lieu. Plus de deux mille combattants sont passés au fil de l'épée. Sont dévorés par les flammes, l'église, la maison du mayeur (maire), les bois environnants...
A partir de cette date, elle appartint aux Rois de France.
Jean II de Chalon, prince d'Orange, époux de Jeanne de Bourbon se qualifiait en 1467 de seigneur du lieu.
En 1586, possédée par Diane d'Angoulême, passa ensuite aux Valois, puis en 1649 aux sires de Joyeuse jusqu'en 1697.
emplacement du château
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Eglise St Jean-Baptiste
Autrefois St Maclou.
Construite au XVIIème siècle.
en 1870.



