• Coulonvillers

     

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     Écartelé: aux 1er et 4e de sable au lion à la queue fourchue d'argent, armé, lampassé et couronné d'or, aux 2e et 3e d'azur à trois colombes essorantes d'argent, becquées et membrées de gueules.

    ***

    Création Jacques Dulphy.
    Adopté le 9 juin 2011.
    "L'argument de ce blason est le suivant: suivant l'historien et généalogiste René de Belleval (Fiefs est seigneuries du Ponthieu et du Vimeu, 1870 et Nobiliaire du Ponthieu, 1862), la terre de Coulonvillers a été tenue, de 1539 (par Jean de Bournonville, aussi seigneur de Franssu) à 1641 (mariage de Madeleine de Bournonville à Charles de Monchy) par la famille "De Bournonville", originaire d'Artois, qui avait pour blason un lion couronné à la queue fourchue d'argent sur champ de sable.

    Coulonvillers

    Cette famille fut celle qui tint le plus longtemps le domaine de Coulonvillers. Hanchy, hameau de Coulonvillers, pour sa part, a appartenu de 1550 à 1789 à la famille Coulon, bourgeois et argentiers abbevillois qui avaient pour blason "d'azur à trois pigeons d'argent".

    Coulonvillers

    Il semble que ces pigeons aient été simplement posés ; nous les avons mis en vol, pour harmoniser avec la présence des lions, et pour donner plus de légèreté à la composition. Par ailleurs, la présence des pigeons (coulons, en picard, du latin columba, colombe) n'est pas sans rappeler le nom de Coulonvillers et son étymologie populaire, ainsi que sa forme ancienne Columviler en 1160." (J. Dulphy)

     

    Coulonvillers

    Blason sur la mairie

    ***

    Eglise Saint Gervais et Saint Protais

    Coulonvillers

    Date du 16ème, très restaurée au 18ème, serait l'ancienne chapelle du château, dont il ne subsiste que la motte féodale appelée 'Le catiche' .

    Coulonvillers

     

    *

     

    Hameau de Hanchy

    Une maison forte fut construite au 15ème siècle, détruite au 19ème.

    L'église Ste Barbe à campenard a été reconstruite en 1781, elle est maintenant désaffectée .

    Coulonvillers

    Photo : APictche

     


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  • Boufflers

     

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    D'argent à trois molettes de gueules (étoiles de gueules, percées du champ), accompagnées de neuf croisettes recroisetées du même, trois rangées en chef, trois rangées en coeur et trois en pointe ordonnées 2 et 1.

    ***

    Boufflers

    Armes de Boufflers, tirées de l'Armorial de Picardie,
    planche coloriée d'A. Gozes, d'Amiens (1842)
    conservée à la Bibliothèque municipale d'Abbeville.

    Ce sont les armes de l'illustre et ancienne famille de Boufflers, dont sont issus en 1699 les ducs de Boufflers.

    Le duché fut constitué en 1695 à partir du comté de Cagny (Beauvaisis) où la famille s'était établie. Ces armes figurent à la salle des Croisades du château de Versailles.

    Cette famille, originaire du très petit village de Boufflers, en Ponthieu, est connue depuis Enguerrand, vivant en 1150.

    Elle a donné notamment deux maréchaux de France et l'Académicien français Louis-Sanislas de Boufflers (+1815).

    La famille de Boufflers s'est éteinte au XIXe siècle. Le domaine de Boufflers resta dans cette famille jusqu'au 18e siècle. (Jacques Dulphy)

    Boufflers

     

    ***

    La famille de Boufflers prend son nom de la terre et seigneurie située dans le Ponthieu, sur la rivière d'Authie.

    Descendant de Bernard de Morlay, Henri, seigneur de Boufflers, prit au XIIIème siècle le surnom de Boufflers que la postérité a toujours conservé.

    Aléaume se distingua en 1304 à Mons en Pévèle en conduisanr les contingents picards de l"armée royale.

    Au XVIème siècle, Adrien de Boufflers, pair de Ponthieu, combattit à Pavie et mourut très âgé en 1585.

    Six ans plus tard, Adrien II, son fils aîné, reçut d'Henri IV la charge de bailli de Beauvaisis, les ligueurs, irrités contre lui, ravagèrent ses terres et brûlèrent son château de Boufflers.

    Né de son mariage avec Françoise Gouffier, François de Boufflers obtint l'érection en comté de sa terre de Cagny (Oise), et François III l'aîné de ses petit-fils, lieutenant-général au gouvernement de l'ïle de France, épousa la fille du financier Henri de Guénégaud, qui lui apporta 150.000 livres de dot.

    C'est lui qui mourut en 1672, un an après son mariage, dans le château de Boufflers qui avait dû être reconstruit après le passage des Espagnols en 1635.

    A la mort de son fils, vingt ans plus tard, la terre revint à son frère Louis-François, maréchal de France.

    Le second duc, gouverneur des Flandres , mourut en 1747, laissant une succession très obérée.

    Mis en vente par ses créanciers, la terre de Boufflers fut en 1758 adjugée à Honoré de Buissy, seigneur de Long.

    Boufflers

    Il ne subsiste pas de vestiges significatifs du château.

    Boufflers

    • Château de Boufflers

    Le château fort d'origine fut brûlé en 1472 par les troupes du maréchal de Lohéac (nommé gouverneur de la Picardie, en 1471, par Louis XI), puis à nouveau en 1589 par les ligueurs pour punir Adrien de Boufflers de s’être attaché à Henri IV.

    Sur les ruines du château fort, un nouvel édifice fut élevé, au xviiie siècle, par la famille de Boufflers. C'est une agréable construction en brique et pierre blanche, disposée en trois corps de logis dont un à étage mansardé, autour d'une vaste cour. Construit par Jules Hardouin-Mansart, l'ensemble est doté d’une grande cheminée et d'une petite tour carrée au nord. Les belles boiseries furent brûlées comme bois de chauffage par l’armée anglaise pendant la guerre 1914-19189.

    Les ruines actuelles ne conservent aujourd’hui que quelques pans de mur. Elles sont encore visibles, en retrait de la rue principale (D 224), à 100 mètres environ du monument aux morts.

     


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  • Vironchaux

     

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     De sinople au hêtre d'argent et à la scie de bûcheron du même brochant en fasce sur le fût de l'arbre; chaussé d'or chargé de deux foulques adossés de sable, becqués de gueules.

    ***

    Création Jacques Dulphy, Michel Violet, Daniel Juric et Arcady Voronzov.
    Adopté le 11 octobre 2016.


    La seigneurie principale de Vironchaux a appartenu, à partir de 1740 à la famille Foucques.

    C'est la seule famille ayant porté dans son patronyme le nom de Vironchaux.

    Pierre Foucques de Bonval était écuyer, seigneur de Bonval, de Toeufles, de Francqueville, de Vironchaux et autres lieux, né en 1694, maïeur d'Abbeville en 1740. Il avait acquis le domaine auprès de M. de Mons d'Hédicourt, époux de la dernière des Waignart.

    Il était fils de Pierre Foucques, dont la pierre tombale est toujours visible dans la collégiale Saint-Vulfran à Abbeville. Fut également seigneur de Vironchaux jusqu'à la Révolution de 1789, Jean-Baptiste Foucques de Vironchaux, écuyer, fils du précédent.
    La famille Foucques est éteinte. Elle portait: d'or à trois foulques de sable becquées de gueules.

    Vironchaux

    Ce sont bien sûr des armes parlantes. Les foulques (ou bléries en picard) conviennent parfaitement à Vironchaux où ces oiseaux sont nombreux.

    Le blason populaire du village est "Chés lurots d'Vironcheu". A l'origine, le "lurot" désigne, en picard, le jeune canard. En 1964, le folkloriste René Debrie écrit à propos de ce surnom collectif: "Il y a encore de nombreuses mares dans le village". Avec les foulques, nous ne sommes pas loin des lurots! 

    La commune, voisine de la forêt de Crécy, a favorisé les métiers du bois: bûcherons, scieurs de long, menuisiers, qui avaient une prédilection pour le hêtre blanc, très présent sur le massif domanial. Ces métiers, encore présents, sont symbolisés, à la demande de la municipalité, par la présence d'un hêtre et d'une scie. L'or et de le sable sont les couleurs des Foucques, le sinople celle de la forêt, l'argent celle des hêtres blancs.
    (Jacques Dulphy)

    Vironchaux

    Pierre tombale de Pierre Foucques, décédé le 25 avril 1736.

    Pierre en marbre blanc adossée au mur de la chapelle Saint-Firmin, à la collégiale Saint-Vulfran, d'Abbeville. Ces armes parlantes "à trois foulques" de Pierre Foucques, ont elles-mêmes pour supports deux foulques stylisés, et non deux paons comme il est souvent écrit.
    (Jacques Dulphy)

                                                                     ***

    Possession de la famille Aux Cousteaux, la seigneurie entre par alliance, au milieu du 16ème siècle, aux Roussel de Miannay.

    La fille de Daniel Roussel, député général des protestants, Suzanne Roussel épousa en 1659 Daniel de Boubers.

    La plupart de leurs enfants fidèles à leurs convictions, se réfugièrent en Angleterre et en Prusse lors de la Révocation de l'Edit de Nantes.

    Vraisemblablement confisqué, le domaine appartient en 1690 à Nicolas Woignart, puis en 1740 à Pierre Foucques de Bonval qui meurt en 1755 en sa terre de Vironchaux.

    Le château fut élevé au milieu du 19ème, semble-t-il .

    Vironchaux

    Somme-photos


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  • Noyelles-en-Chaussée

     

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     D'azur à la pie au naturel accompagnée de trois fleurs de lis d'or; au chef d'azur chargé de trois bandes d'or et à la bordure de gueules.

    ***

    Le blason de Noyelles-en-Chaussée a été approuvé par le Conseil Municipal lors de sa réunion du lundi 22 février 2016. Il a été proposé à l'assemblée par Vincent Warlouzet, conseiller municipal, avec une étude et un projet de Jacques Dulphy.
    Le champ d'azur évoque, avec les fleurs de lys d'or, les armes de l'abbaye de Saint-Riquier, le chef est de Ponthieu, et la pie des Lagache.
    Sus l'Ancien Régime, le domaine de Noyelles-en-Chaussée comprenait deux parties; une partie appartenait à l'abbaye royale de Saint-Riquier toute proche (qui portait: d'azur semé de fleurs de lis d'or; un blason qui semble montrer trois fleurs de lis est sculpté sur le clocher de l'église.)

    L'autre partie de la seigneurie était érigée en fief relevant du roi, par les comtes de Ponthieu. Les comtes de Ponthieu portaient: d'azur à trois bandes d'or, à la bordure de gueules. Cette deuxième partie était tenue de seigneurs locaux, vassaux des comtes puis du roi, notamment par les De Lagache, seigneurs de 1589 à 1670, bâtisseurs du clocher, et qui portaient en leur blason une pie (en picard: éne agache).
    (Jacques Dulphy)

    ***

    Noyelles-en-Chaussée

    Blason sur la mairie

     

    Eglise Saint-Pierre

    Noyelles-en-Chaussée

    église en 1858

     

    Noyelles-en-Chaussée

     

    Noyelles-en-Chaussée


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  • Villers-sous-Ailly

     

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    D'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules.

    *

    La commune a repris les armes des Vaillant de Villers (XVIIe s.)

    François-Jacques-Philippe Vaillant de Villers, chevalier, dit "le chevalier de Villers", maréchal des logis des chevau-légers de la garde, chevalier de Saint-Louis, mort sans postérité en 1801, fils de François Vaillant de Villers, chevalier, seigneur de Villers et ancien capitaine de cavalerie au régiment de Brancas décédé en 1780, fut le dernier seigneur et châtelain de Villers.
    En 1788, le dernier seigneur du lieu offrit à l'église, dont il avait fait reconstruire le choeur sur ses deniers, le grand tableau placé au-dessus de l'autel, illustré d'un miracle de Saint Aubin. Ce tableau, daté de 1788, porte en bas à droite le blason du donateur: d'or au lion de sable armé et lampassé de gueules.

    Villers-sous-Ailly


    La seigneurie de Villers-sous-Ailly appartenait aux Vaillant depuis le milieu du XVIIe siècle, acquise alors par Jean Vaillant, maïeur d'Abbeville et conseiller au présidial.
    Dans les années 1980, la commune a relevé les armes des Vaillant de Villers, choisissant le même champ d'or que sur le tableau de Saint Aubin, bien que les Vaillant portassent plus souvent un champ d'argent.

    Villers-sous-Ailly

    Le blason de Jean (sic: Pierre) de Villers,maïeur d’Abbeville en 1658,
    seigneur de Villers-sous-Ailly.
    D’après une planche peinte par Oswald Macqueron vers 1860,
    d’après les manuscrits du RP Ignace,
    Bibliothèque municipale d’Abbeville.
    (Photo Jacques Dulphy, 2012)

    Un petit tableau, avec les armes "D'or au lion de sable armé et lampassé de gueules" se trouve à la mairie depuis 1987, placé au-dessus du bureau (Jacques Dulphy)

    ***

    Possession de l'Abbevillois Jean Vaillant au milieu du XVIème siècle, la seigneurie demeura dans sa descendance jusqu'à la fin du XVIIIème, représentée par la branche cadette issue de son petit-fils François, avocat au Parlement sous Louis XIII.

    Jean Vaillant de Villers épousa en 1670 Marguerite du Gardin, et son fils François, capitaine de cavalerie contracta deux alliances, le première avec Françoise d'Herly et la seconde avec sa cousine Marie-Elisabeth, héritière de la branche aînée.

    Inhumé en 1749 à Villers, il laissa deux fils François-Jacques,écuyer de main du Roi, qui mourut jeune, et François-Charles dit " le chevalier de Villers", maréchal des logis des chevau-légers de la Garde et chevalier de Saint-Louis qui épousa en 1775 la marquise de Wargemont, née Taboureau d'Orval, il mourut sans postérité en 1801.

    Villers-sous-Ailly

    Pierre tombale dans l'église

    En grande partie démoli, le château se réduisait vers 1860 à un pavillon sans étage.

    Villers-sous-Ailly

    *

    Eglise Saint Aubin du XVIIIème

    Décidée en 1708, la construction de l’église Saint-Aubin fut laborieuse, elle ne fut terminée qu'en 1740. En 1775, de nombreuses malfaçons étant constatées, le conseil de fabrique décida la reconstruction totale de la nef qui fut achevée en 1779. Le seigneur du village, François Vaillant de Villers, fit reconstruire le chœur, en 1787, les travaux de l'église étaient enfin terminés

    Villers-sous-Ailly

    En 1858

    Villers-sous-Ailly


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