• Noyelles-en-Chaussée

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

     D'azur à la pie au naturel accompagnée de trois fleurs de lis d'or; au chef d'azur chargé de trois bandes d'or et à la bordure de gueules.

    ***

    Le blason de Noyelles-en-Chaussée a été approuvé par le Conseil Municipal lors de sa réunion du lundi 22 février 2016. Il a été proposé à l'assemblée par Vincent Warlouzet, conseiller municipal, avec une étude et un projet de Jacques Dulphy.
    Le champ d'azur évoque, avec les fleurs de lys d'or, les armes de l'abbaye de Saint-Riquier, le chef est de Ponthieu, et la pie des Lagache.
    Sus l'Ancien Régime, le domaine de Noyelles-en-Chaussée comprenait deux parties; une partie appartenait à l'abbaye royale de Saint-Riquier toute proche (qui portait: d'azur semé de fleurs de lis d'or; un blason qui semble montrer trois fleurs de lis est sculpté sur le clocher de l'église.)

    L'autre partie de la seigneurie était érigée en fief relevant du roi, par les comtes de Ponthieu. Les comtes de Ponthieu portaient: d'azur à trois bandes d'or, à la bordure de gueules. Cette deuxième partie était tenue de seigneurs locaux, vassaux des comtes puis du roi, notamment par les De Lagache, seigneurs de 1589 à 1670, bâtisseurs du clocher, et qui portaient en leur blason une pie (en picard: éne agache).
    (Jacques Dulphy)

    ***

    Noyelles-en-Chaussée

    Blason sur la mairie

     

    Eglise Saint-Pierre

    Noyelles-en-Chaussée

    église en 1858

     

    Noyelles-en-Chaussée

     

    Noyelles-en-Chaussée


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  • Villers-sous-Ailly

     

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    D'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules.

    *

    La commune a repris les armes des Vaillant de Villers (XVIIe s.)

    François-Jacques-Philippe Vaillant de Villers, chevalier, dit "le chevalier de Villers", maréchal des logis des chevau-légers de la garde, chevalier de Saint-Louis, mort sans postérité en 1801, fils de François Vaillant de Villers, chevalier, seigneur de Villers et ancien capitaine de cavalerie au régiment de Brancas décédé en 1780, fut le dernier seigneur et châtelain de Villers.
    En 1788, le dernier seigneur du lieu offrit à l'église, dont il avait fait reconstruire le choeur sur ses deniers, le grand tableau placé au-dessus de l'autel, illustré d'un miracle de Saint Aubin. Ce tableau, daté de 1788, porte en bas à droite le blason du donateur: d'or au lion de sable armé et lampassé de gueules.

    Villers-sous-Ailly


    La seigneurie de Villers-sous-Ailly appartenait aux Vaillant depuis le milieu du XVIIe siècle, acquise alors par Jean Vaillant, maïeur d'Abbeville et conseiller au présidial.
    Dans les années 1980, la commune a relevé les armes des Vaillant de Villers, choisissant le même champ d'or que sur le tableau de Saint Aubin, bien que les Vaillant portassent plus souvent un champ d'argent.

    Villers-sous-Ailly

    Le blason de Jean (sic: Pierre) de Villers,maïeur d’Abbeville en 1658,
    seigneur de Villers-sous-Ailly.
    D’après une planche peinte par Oswald Macqueron vers 1860,
    d’après les manuscrits du RP Ignace,
    Bibliothèque municipale d’Abbeville.
    (Photo Jacques Dulphy, 2012)

    Un petit tableau, avec les armes "D'or au lion de sable armé et lampassé de gueules" se trouve à la mairie depuis 1987, placé au-dessus du bureau (Jacques Dulphy)

    ***

    Possession de l'Abbevillois Jean Vaillant au milieu du XVIème siècle, la seigneurie demeura dans sa descendance jusqu'à la fin du XVIIIème, représentée par la branche cadette issue de son petit-fils François, avocat au Parlement sous Louis XIII.

    Jean Vaillant de Villers épousa en 1670 Marguerite du Gardin, et son fils François, capitaine de cavalerie contracta deux alliances, le première avec Françoise d'Herly et la seconde avec sa cousine Marie-Elisabeth, héritière de la branche aînée.

    Inhumé en 1749 à Villers, il laissa deux fils François-Jacques,écuyer de main du Roi, qui mourut jeune, et François-Charles dit " le chevalier de Villers", maréchal des logis des chevau-légers de la Garde et chevalier de Saint-Louis qui épousa en 1775 la marquise de Wargemont, née Taboureau d'Orval, il mourut sans postérité en 1801.

    Villers-sous-Ailly

    Pierre tombale dans l'église

    En grande partie démoli, le château se réduisait vers 1860 à un pavillon sans étage.

    Villers-sous-Ailly

    *

    Eglise Saint Aubin du XVIIIème

    Décidée en 1708, la construction de l’église Saint-Aubin fut laborieuse, elle ne fut terminée qu'en 1740. En 1775, de nombreuses malfaçons étant constatées, le conseil de fabrique décida la reconstruction totale de la nef qui fut achevée en 1779. Le seigneur du village, François Vaillant de Villers, fit reconstruire le chœur, en 1787, les travaux de l'église étaient enfin terminés

    Villers-sous-Ailly

    En 1858

    Villers-sous-Ailly


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  • Dominois

     

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    De sable à la croix ancrée d'or.

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    La commune de Dominois utilise: de sable à la croix ancrée d'or, c'est une version colorée du blason qui figure sur le sceau de Gauthier de Dominois, chevalier, seigneur de Dominois, vivant en 1231. Il est le fils d'Adam et le petit-fils d'Antoine, 1er seigneur de Dominois connu, vivant en 1158.

    Cette famille, "qui prenait place parmi les plus anciennes du Ponthieu" (René de Belleval, Nobliliaire du Ponthieu, tome II, 1864) s'est éteinte au 15e siècle. On ne connaît pas les émaux originaux du blason familial.

    Une autre famille, après les "De Dominois", parmi les seigneurs de Dominois, a porté une croix ancrée: c'est celle des De Caïeu, qui entrèrent en possession de la seigneurie de Dominois par mariage de Jean de Caïeu avec Isabelle d'Ailly, seigneur du lieu de 1377 à 1409.

    Dominois

    de Caïeu (Cayeu) : parti de gueules et d'argent à la croix ancrée de l'un en l'autre.

    Le petit-fils de Jean, Matthieu, vend à Guillaume Blondel en 1425.

    (J. Dulphy)

    *

    La seigneurie échut ensuite à la fin du 15ème siècle à François de Créqui marié à Marguerite Blondel, qui la vendirent à Paul Benserade, grand maître de l'artillerie,possesseur de la seigneurie voisine d'Argoules.

    Elle passa ensuite à Nicolas de Frémont puis à Jacques Godart de Beaulieu.

    L'existence d'un château est attesté dans un acte de 1653 faisant apparaître qu'il faille le faire fortifier et curer les fossés, il avait du être construit par les de Caïeu, au milieu des marais.

    Les saccages commis l'année suivante par le régiment de Picardie durent entraîner sa disparition.

    En 1740 François Godart de Beaulieu rendit aveu pour la maison seigneuriale dont le modeste logis subsiste dans la cour de l'exploitation agricole.

    Son neveu Pierre épousa en 1780 Marie-Anne Lodin des Loges et mourut en 1815 après avoir fait entreprendre la construction d'une nouvelle demeure.

    Le domaine échut à Louise Godart de Beaulieu, épouse de François-Victor de Rougeat qui fit achever le corps d'habitation, comme le rappelle la date de 1822 dessinée par les ancres, et qui y mourut en 1831.

    Après la mort de Marie-Athénaïs de Rougeat en 1876, le domaine échut à la famille Wignier d'Avesnes qui résidait près de Vron.

    Dominois

    Wignier d'Avesnes : d'azur à trois molettes d'argent

    Le château ne reprit vie que dans les années 1960 lorsque vinrent s'y installer M.Henri des Minières et son épouse, petite-fille de Charles-Adrien Wignier d'Avesnes.

    Dominois

     

    Dominois

    Photo: APictche

    ***

    Eglise Saint Antoine et Saint Denis

    En grande partie du 16ème siècle, fortement endommagée en 1635, remise en état à la fin du 17ème, la nef a été considérablement modifiée entre 1862 et 1865.

    Clocher à bulbe sur une tour carrée, sans doute tour de guet 

    Dominois

    En 1852

    Dominois

     


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  • Yvrencheux

     

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    D'argent à la fasce de gueules surmontée d'une divise vivrée du même.

    *

    Ce sont les armes de la famille de Grambus, seigneurs d'Yvrencheux du XIIIe au XVIIe siècle. Premier connu du nom, le chevalier Jean de Grambus était seigneur d'Yvrench et d'Yvrencheux en 1239.

    Yvrencheux, et son village voisin d'Yvrench, étaient parfois désignés, jusqu’au XVIIe siècle sous les noms de Vuivrencheul et de Vuivrench. Peut-être faut-il, dans ce nom, trouver l'origine de la fasce vivrée (Vuivre-encheul) du blason, par allusion parlante.

    Le bois de Grambus, marque l'emplacement du château à motte qui devait être ruiné à la fin du Moyen-Âge et dut disparaître définitivement lorsque les Espagnols saccagèrent le village.

    D’après Belleval (Fiefs et seigneuries du Ponthieu et du Vimeu,), la dernière du nom, Nicole de Grambus, qui avait hérité du domaine en 1630,  avait épousé Ferry de Warluzel, elle laissa la seigneurie en 1652 à sa nièce Jeanne Blondel, dame de Fresnes, à l'occasion de son mariage  avec Claude d'Aumale.

    En 1789, André d'Aumale se partageait entre son hôtel d'Abbeville et son château d'Yvrencheux.

    Yvrencheux

    d'Aumale : d'argent à la bande de gueules, chargée de Trois besants d'or.

    Son fils André-Charles, chevau-léger de la Garde de Louis XVIII, meurt en 1860, le domaine est resté dans sa descendance.

    Yvrencheux

    Pierre tombale de Sophie-Gabrielle, comtesse d'Aumale

    Situé derrière l'élégante église paroissiale, le château a été démoli vers 1870 et remplacé par une importante demeure bâtie sous Louis-Philippe.

     

                                                                   ***

                                                          Eglise  Saint-Martin

    A l'origine chapelle seigneuriale fondée en 1425, à la Révolution elle devient l'église paroissiale, la nef fut construite ensuite.

    Yvrencheux

    Aquarelle d'O.Macqueron 1860. 

     

    Yvrencheux

     


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  • Yvrench

     

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    D'argent à la fasce vivrée de gueules en chef et à la fasce du même chargée de trois fermaux d'or en pointe, lesdites fasces accompagnées en coeur d'une rose de gueules accostée de deux merles chantants affrontés de sable becqués et membrés du second.

    *

    Création Jacques Dulphy et Daniel Juric.
    Adopté le 17 décembre 2012.

    Ce blason se compose des éléments tirés de cinq familles ayant été, au cours de l'Histoire, seigneurs d'Yvrench.
    La fasce vivrée est extraite des armes des de Grambus, seigneurs d'Yvrench aux XIIIe et XIVe siècles (armes parlantes: Yvrench se trouvant écrit Vivrench au XIVe siècle, d’où vivrée).

    Yvrench

    de Grambus : d'argent à la fasce de gueules surmontée d'une divise vivrée du même.


    Les deux merles tirés des armes des de Ronville, seigneurs un court moment au XVIIe siècle (les oiseaux symbolisent aussi le caractère bocager du village, qui est entouré de pâturages).

    Yvrench

    de Ronville : d'argent à la fasce de gueules, accompagnée de trois merles de sable


    La rose est extraite des armes des Du Hamel de Canchy, seigneurs au début XVIIIe siècle, ils portaient d'azur à la bande d'or chargée de trois roses de gueules.

    Yvrench


    La fasce à trois fermaux provient de la famille de Buissy, qui donna au XVIIIe siècle les derniers seigneurs du lieu, dont le chevalier de Buissy, qui était seigneur en 1789, et dont la tombe se trouve contre l'église d'Yvrench.

    Yvrench

    de Buissy : d'argent à la fasce de gueules chargée de trois fermaux d'or.


    Cette composition en trois niveaux évoque aussi les armes de la famille De Belloy, qui portait d'argent à trois fasces de gueules, et qui tint la seigneurie d'Yvrench de 1370 à 1640. (Jacques Dulphy)

    Yvrench

    de Belloy : d'argent à trois fasces de gueules.

    *

     

    Yvrench

    Sur la mairie

    ***

    De 1370 à 1640, la terre appartient à la famille de Belloy.

    Saisie en 1673 par les créanciers de Charles de Rouville et adjugée à Oudart du Hamel.

    Revendue en 1713 par François du Hamel à François Coulon, seigneur de Hanchy.

    La maison seigneuriale avait dû être reconstruite après l'incendie du village par les Espagnols en 1635.

    Pierre de Buissy (1659-1739) fit alors valoir son droit de retrait lignager et deux ans plus tard, fut déclaré acquéreur du fief.

    En 1726, il succède à son père comme président au bailliage d'Abbeville et se fait élever en ville, un vaste hôtel particulier.

    François-Joseph de Buissy (1705-1782), vicomte du Mesnil, épousa en 1727 Marguerite Le Bel, dame d'Huchenneville.

    A la charge héritée de son père, il ajouta en 1741, celle de lieutenant-général en la Sénéchaussée du Ponthieu; il fut également maïeur d'Abbeville et président au Présidial.

    C'est à son fils Paul-François (1731-1804), mousquetaire de la Garde du Roi, que l'on attribuait la construction du château, comme en témoignait la présence de ses armoiries, répétées deux fois sur le fronton.

    Yvrench

    Paul-François l'aurait fait élever dans les années qui suivirent son mariage en 1764 avec sa cousine Marie-Charlotte.

    Yvrench

    Marie-Charlotte de Buissy

    Au début de 1793, les autorités révolutionnaires ne parvinrent pas à arrêter Paul-François qui, prévenu de leur arrivée avait pu gagner une cachette sûre, Le château fut mis sous scellés et s'efforcèrent sans succès de supprimer la fleur de lys qui ornait le faîte du grans comble.

    Petite fille de Victorine Douville de Maillefeu, née de Buissy, Thérèse de Hauteclocque reçut le domaine en 1890 à l'occasion de son mariage avec le comte René de Romanet de Beaune.

    Ils firent restaurer le château où ils habitèrent jusqu'en 1927. 

    Ils le léguèrent à leur nièce, la baronne Hubert de Jonchenay.

    Eprouvé par son occupation au cours de la dernière guerre, puis inhabité et abandonné au vandalisme, le château a connu une lente agonie.

    Finalement abattu au début des années 1960, il a été remplacé par une demeure fonctionnelle. 

    ***

    Eglise Saint Martin

    16ème siècle

    Yvrench

    En 1855

    Yvrench

    Yvrench

     


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