• La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Le blason d'or au lion de sable qui figure sur Wikipédia ne sont pas les armes de la commune !

    Bernay en Ponthieu

    Tous les seigneurs de Bernay sont connus : la seigneurie appartint à l'abbaye de Forestmontiers depuis le XIIe siècle  jusqu'à la révolution de 1789.

    Le hameau de la Bucaille eut pour seigneurs les Manessier et les Du Maisniel (pas de lion), celui de Retz-à-Coulons eut les De Grouches (pas de lion), celui de Genville eut un Lamirand (?), un Le Hon (1618), les Lucas de Genville  (1680 à 1750 famille subsistante), les Du Chastelet (1750) et une De Fontaines (1780). 

    Alors, comment un lion est-il arrivé là ? Mystère...

    ***

    L'ancien relais de poste de 1570, avec ses colombages et ses blochets d'époque, converti en ferme.

    Bernay en Ponthieu

    Bernay en Ponthieu

     

     L'écurie de M. Decrept a compté jusqu'à 180 chevaux. La suppression des voitures de poste et des diligences au profit du chemin de fer a porté grand tort à la localité qui pouvait accueillir 120 personnes du samedi au lundi. Victor Hugo le décrit dans « En voyage, France et Belgique ».

    ***

    Bernay en Ponthieu

    Un projet de blasonnement a été proposé par Jacques Dulphy, reprenant un cheval pour le relais de poste, le chef de Ponthieu, une crosse pour l'abbaye et un poisson pour les chasse-marée de la route du poisson. Le fond de de sinople exprime la verte vallée de la Maye.

      

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    Eglise Saint-Martin

    Église Saint-Martin, en bordure de l'ancienne route nationale. À l'origine, la chapelle donnée par Éloy Lamirand, seigneur de Genville, était dédiée à saint Gengoult dont la statue a été conservée. Son agrandissement lui procure le statut d'église en 1773, grâce à Ignace de Roussent, maître de poste

    Bernay en Ponthieu

    église et relais de poste en 1852 (aquarelle d'O.Macqueron)

    Bernay en Ponthieu


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  • Brucamps

     http://armorialdefrance.fr/ 

    De sinople au lion d'or, armé et lampassé de gueules.

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    Le choix du blason de Brucamps, par Bernard Gamard, maire de l'époque où il fut choisi pour figurer sur les plaques de rues, reste mystérieux.
    La famille de Moreuil, seigneur du lieu aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, portait un lion naissant d'argent, sur champ fleurdelysé.

    Brucamps

    Ce blason est gravé sur une plaque de cuivre, verdie par le temps, scellée à l'intérieur de l'église.
    Le vert-de-gris a-t-il inspiré le sinople?
    On peut le croire. Mais une autre famille portant un lion a tenu la terre de Brucamps: Catherine du Bois de Fiennes, qui passa la seigneurie aux Moreuil par son mariage avec Artus de Moreuil, gouverneur de Thérouanne en 1517, portait d'argent au lion de sable armé et lampassé de gueules.

    Brucamps


    Grenier de Brucamps est au nombre des chevaliers tombés à Azincourt en 1415. Il n'était pas seigneur de notre Brucamps, tenu des De Tanques. 

    De 1430 à 1570, une famille De Brucamps est seigneur d'Houdencourt (aujourd'hui hameau de la commune de Franssu), non loin de Brucamps. Cette famille portait de sinople au lion d'or armé et lampassé de gueules. Cette famille ne fut pas seigneur de Brucamps, dont elle était peut-être originaire.
    (Sur les plaques de rues, la couleur rouge a passé.)
    (Jacques Dulphy)

    Brucamps

    Photo : Jacques Dulphy

     *

    Colart de Tanques en était le seigneur de 1370 à sa mort en 1397, capitaine de Picardie et châtelain du château de Péronne.

    Il épousa Beatrix de Châtillon, fille du seigneur de Dours (Daours), il n'eurent pas de postérité.

    Son neveu Pierre de Tanques, dit Sarrazin, lui succéda en 1420.

    Leurs armoiries comportaient trois aigles, les émaux ne sont pas connus.

    Brucamps

     

    ***

    Eglise Saint Martin

    l'ancienne église était située à un autre endroit du village, un peu plus en hauteur comme l'atteste encore la rue de l'église, à l'angle formé avec la rue du Four.

    Brucamps

    EN 1858

    L'actuelle date de 1902.

    Brucamps

    photo : Claude Deroletz


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  • Vron 

    D'azur à trois chevrons d'or

    http://armorialdefrance.fr/

    ***

    La commune utilise ces armes depuis le début des années soixante-dix. On les retrouve sur les plaques de rues posées à cette époque, puis sur les documents administratifs et les bulletins communaux. Elles figurent encore aujourd'hui sur le site Internet de la mairie de Vron. Mais (...) la mairie n'est pas en mesure d'en donner l'explication. Elles ne correspondent à aucune famille seigneuriale du lieu, à aucun sceau ancien, à aucune composition récente soumise à la municipalité... Mais ce sont les armes de Vron, avec leur mystère.
    (Jacques Dulphy)

    *

    L'ancienne commune d'Avesnes fut absorbée par Vron.

     y avait deux seigneuries séparées par la route d'Abbeville à Montreuil.

    1) Vron-Ponthieu-Avesnes

    Tenue en 1336 par Colart d'Avesnes, cette famille gardera la seigneurie jusqu'en 1507 où elle passera à Guillaume du Quesnoy.

    Jérôme Fertin la possédera dès 1540.

    Vron

    Fertin d'Artois: de sable à la fasce d'argent accompagnée de trois trèfles du même (Grand Armorial de France). 

    Flour de Fertin, son petit-fils,mourut sans postérité, laissant ses biens à sa soeur Elisabeth, épouse en premières noces de César de Bacouel, vicomte de Saigneville, qui fut tué en duel à Abbeville en 1644.

    Le jugement qui suivit priva César de Bacouel de sa noblesse à titre posthume, et aussi de ses biens qui furent attribués à sa femme.

    A la mort de Philippe de Bacouel en 1689, ses biens revinrent à son demi-frère, le marquis de Saint-Blimond, né du second mariage d'Elisabeth de Fertin avec André II de St Blimond.

    En 1757, Joseph-François Wignier acheta la seigneurie, avocat au Parlement puis procureur du Roi en la sénéchaussée d'Abbeville, il possédait en 1775 une maison seigneuriale bâtie en briques, il avait épousé en 1749 Marie-Anne Lefebvre d'Hardicourt.

    Son fils Charles-François (1750-1818) épousa en 1794 Gabrielle Blondin de Bazonville, il fut maire de Vron sous la Restauration.

    Vron

    D'azur au chevron d'or, accompagné de trois étoiles d'argent, posées 2 et 1.

     

    Cette sobre demeure fut entièrement transformée dans les dernières années du 19ème siècle, dans un style néogothique pittoresque, à la demande de Charles-Adrien Wignier d'Avesnes et de sa première épouse Antoinette Jacquemin de Châteaurenault décédée en 1876, il se remaria en 1880 avec Marie-Françoise-Henriette du Tertre d'Elmarcq.

    Vron

     

    photo: JN Marchiset

     

    Vron

    Du Tertre : d'argent à trois aigles bicéphales éployées de gueules, becquées et membrées d'azur.

    Les armoiries sur le fronton sont celles des Wignier d'Avesnes accolées à celles des du Tertre d'Elmarcq.

     

    L'architecte Delfortrie transforma l'ancienne église qui s'élevait de l'autre côté de la route, en conservant le choeur, une grande chapelle funéraire.

    Vron

     

     

    Vron 

    Sur le fronton : Ce sont les armes de Charles-Adrien Wignier et celles de son épouse Antoinette Jacquemin de Châteaurenault 

    Vron

    Jacquemin de Châteaurenault : d'argent au chevron abaissé de gueules, accompagné en chef d'une aigle éployée d'azur et en pointe d'une main de sable.

     

    Dans les années 1970 le domaine appartenait à Mme Ludovic de Palmaert, née Wignier d'Avesnes.

    Il appartient de nos jours à Jean-François Dufour.

    *

    2) Vron-Franchise

    en 1444 on trouve Clémence du Quesnel, épouse de Bauduin du Mont

    En 1506 Pierre de La Forge

    En 1550 François Jolt puis en 1567 Jean de Cressen

    de 1653 à 187 Marie de Bernes, épouse de Charles de Fontaines.

    Cette famille gardera la seigneurie jusqu'en 1780 avec François-Aléaume de Fontaines. 

    Vron

    de Fontaines : d'or, à trois écussons de vair de quatre traits.

    ***

    Eglise Saint André

    Le choeur a été construit de 1520 à 1550, il est voûté en étoile et prolongé d'un modeste vaisseau percé de fenêtres ogivales.

    Vron


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  • Mesnil-Domqueur

     

    http://armorialdefrance.fr/

     D'azur au chevron d'or chargé de trois roses de gueules et accompagné de trois molettes d'argent; sur le tout, d'or au chevron de gueules soutenu d'une épée haute du même.

     

    Création Jacques Dulphy.
    Adopté le 1er avril 2015.
    Ce blason réunit les armes de deux familles ayant, sous l'ancien régime, été possesseurs de fiefs à Mesnil.
    Il s'agit des De Damiette (qui portaient "d'argent au chevron de gueules soutenu d'une épée haute du même"; le champ est parfois montré d'or, c'est celui-là que propose le blason de Mesnil) et des Le Bel, qui portaient "d'azur au chevron d'or chargé de trois roses de gueules et accompagné de trois molettes d'éperon d'argent".
    Les Damiette furent seigneurs à Domqueur depuis au moins Jean de Damiette, écuyer en 1500, jusqu'à Antoinette de Damiette, femme de Joachim de Maillefeu, vers 1630. Le blason des De Damiette a inspiré, aussi, les armes de la commune de Béttencourt-Rivière.

    Mesnil-Domqueur

    Damiette : d'argent au chevron de gueules soutenu d'une épée haute du même.

    Mesnil-Domqueur

    Le Bel : d'azur au chevron d'or chargé de trois roses de gueules et accompagné de trois molettes d'éperon d'argent.

    Mesnil-Domqueur comprenait aussi un fief restreint, qui fut tenu de 1573 à 1760 par la famille Le Bel, ou Le Bel de Canchy, connue à Canchy dès 1440. Premier du nom à Mesnil, Jean Le Bel, maïeur d'Abbeville, avait acheté ce fief en 1573 à Jacques Le Briois, aussi maïeur d'Abbeville.
    De toute évidence, ces deux familles n'habitaient pas Mesnil, où il ne firent construire ni manoir ni château. Les deux familles sont éteintes.
    (Jacques Dulphy)

    *

    Eglise Saint Sulpice

    17ème siècle

    à l'intérieur quelques cul-de-lampe richement sculptés, sur l'un deux un écusson aux armes des Le Bel, supporté par deux lévriers.

    Mesnil-Domqueur

    en 1858

    Mesnil-Domqueur

     


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  • Maison-Roland

     

    http://armorialdefrance.fr/

    De sable à trois hures de sanglier d'argent, languées de gueules.

     

    Maison-Roland

    Superbe projet d'ornements extérieurs proposé par Jacques Dulphy, à la mairie, en 2012 sur un dessin d'Arcady Voronzov, les oies blanches sont reprises du blason populaire en picard "chés eusons blancs d'Moaison-Roland", projet malheureusement resté sans suite !

    ***

    Ce sont, en couleurs inversées, les armes de la famille Manessier, ou Manessier de Guibermesnil, qui portait "d'argent à trois hures de sanglier de sable armées et éclairées d'argent, lampassées de gueules".

    Maison-Roland

    Blason de la famille Manessier, qui a inspiré le blason communal de Maison-Roland.
    "Chronologie des maïeurs d'Abbeville" par le père Ignace, 1657.
    Bibliothèque municipale d'Abbeville.
    (Aimablement transmis par Jacques Dulphy)


    Ce nom de famille est très répandu, encore aujourd'hui, en pays de Ponthieu. Une branche de cette famille a connu, dès le XIVe siècle, une évolution vers la noblesse et les fonctions honorables. Maintenue noble en 1708, elle a donné par plusieurs branches des seigneurs de Gaillon, d'Offémont, de Selincourt, de Préville, de La Roque, de Brasigny, de Marais, de Weil en Bonny, de Guibermesnil, de Wacourt (commune de Machiel), d’Epagnette, de L’Hermitage (à Caours-L’Heure), de Maison-Roland, et d'autres lieux.

    Le premier seigneur de ce nom à Maison-Roland fut Hue Manessier, écuyer en 1470; le dernier fut le marquis François Manessier de Guibermesnil, seigneur de 1718 à 1750, dont la fille Anne- Madeleine-Augustine épousa en 1747 Charles-François Le Cat d'Hervilly de Canisy.

    Maison-Roland

    Le Cat d'Hervilly : de sable semé de fleurs de lys d'or


    Encore existante au XIXe siècle, elle avait pour devise: "Aut mors aut vita decora" (plutôt la mort qu'une vie sans honneur), pour tenants deux tigres et pour cimier une tête de sanglier, ou un sanglier issant entre deux vols. Cette devise est souvent associée à l'image du sanglier; on la trouve aussi pour la famille écossaise Gordon, qui porte trois hures de sanglier.
    Certains sites en ligne donnent à Maison-Roland les armes de la famille De Wierre. La famille de Wierre était seigneur de Maison-Ponthieu (80), voir ce nom), et non de Maison-Roland, et la commune de Maison-Roland ne porte pas ces armes

    Maison-Roland


    (Jacques Dulphy)

    ***

    Eglise Saint Maurice

    17ème et 18ème siècle

    Maison-Roland

    En 1858

    Maison-Roland


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