• Buigny l'Abbé

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

     D'azur à l'arbre d'or accompagné de quatre fleurs de lis du même.

     

    Adopté en juillet 1992.

    Proposé en 1991 par Alain Trancart, conseiller municipal, et Henri Leriche, maire, d'après une demande faite auprès de Jacques Dulphy. Il a orné, notamment, les premiers bulletins municipaux.
    L'arbre symbolise à la fois l'origine du nom (le petit bois) et rappelle l'arbre de la liberté, un orme, qui était la fierté du village et qui est mort au début des années 1970. Le champ d'azur et les lys sont un rappel des armes de Saint-Riquier, bourg immédiatement voisin (d'azur semé de fleur de lys d'or), célèbre pour son abbaye royale, et dont les abbés furent de tous temps féodaux les seigneurs du lieu.

     

    D'où le nom de la commune.

    Buigny l'Abbé

    *

    Buigny l'Abbé

     

    Blason en façade de la mairie.
    Sculpté par Dominique Debrie.
    (Photo Jacques Dulphy, 2014)

     

    Buigny l'Abbé

     

    Décor sur la place.
    (Photo Jacques Dulphy, 2013

     

     

    Buigny l'Abbé

     

    Blason peint dans la mairie.
    (Photo Jacques Dulphy, 2012)

     *

    Eglise Saint Jean-Baptiste

    Buigny l'Abbé

    Buigny l'Abbé


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  • Argoules

     

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    Palé d'or et de gueules de huit pièces.

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    Depuis le début des années 2000, la commune utilise, avec parcimonie, des armes "Palé d'or et de gueules de huit pièces". Ces armes sont déjà données comme étant celles de la commune d'Argoules à la fin du XIXe siècle par Roger de Figuières -sans préciser le nombre de pièces- dans son "Armorial du département de la Somme" extrait du "Cabinet historique de l'Artois et de la Picardie" (1892, tome 7, p 194).
    Ces armes sont, à l'origine (et on leur a ajouté deux pièces), celles de la famille De Bensérade, qui possédait la seigneurie d'Argoules aux XVIe et XVIIe siècles.
    Anne Blondel, fille de Jean Blondel, dit Galois, chevalier et baron d'Argoules, épousa Paul de Bensérade, chevalier, grand maître de l'artillerie de France, qui fut tué en 1512 d'une pièce d'artillerie à la bataille de Ravenne, et fit entrer le domaine dans cette famille. Leur fils Louis, écuyer, fut seigneur d'Argoules, Rieux et Dominois jusqu'en 1535 (il fit construire le château d'Argoules après son mariage en 1524). Les De Bensérade ayant acquis le château de Rosay, près de Lyons, en 1621, la seigneurie d'Argoules fut vendue et passa en d'autres familles.
    René de Belleval (Nobiliaire du Ponthieu et de Vimeu, 2e édition, 1876, p 164 et suivantes) donne cette famille De Bensérade comme originaire du Brabant, avec une généalogie attestée depuis le milieu du XVIe siècle. Il précise qu'elle est éteinte, et rappelle ses armes: "palé d'or et de gueules", donc de six pièces (et non de huit) par défaut de précision.

    Argoules



    (Jacques Dulphy)

    ***

    Possession d'une famille d'Argoules au 12ème siècle.

    Passée par alliance aux Cambron au 13ème, à Philippe et Galois Blondel au 15ème.

    Puis à Jean de Sainte Aldegonde par alliance avec Catherine Blondel.

    En 1437, elle fut à ruine et toute détruite par la guerre, victime d'une opération lancée par la garnison anglaise du Crotoy.

    Argoules

     de Sainte-Aldegonde : d'hermine à la croix de gueules, chargée de cinq quintefeuilles d'or.

    Saisie en 1505 sur Jacques de Ste Aldegonde, elle fut adjugée à Jeanne d'Ailly, dit de Ligny, qui fut la seconde épouse de Paul de Bensérade, grand maître de l'artillerie de France, qui meurt en 1512 au siège de Ravenne.

    C'est son fils Louis de Bensérade qui dut faire construire le château après son mariage avec Marguerite de Boufflers en 1524.

    Leur fils Paul de Benserade fut élevé auprès du duc de Nevers, mais mourut jeune d'un accident de cheval.

    Leur fille Anne-Françoise n'eut pas de postérité et la seigneurie passa à son cousin Nicolas de Benserade dont les successeurs, maîtres des Eaux et Forêts de Gisors et de Lyons, délaissèrent leurs terres picardes.

    Jean-Baptiste de Benserade céda en 1669 à Nicolas de Frémont, grand audiencier de France et l'un des plus gros propriétaire foncier de Haute Normandie.

    Argoules

    de Frémont : d'azur à trois têtes de léopards d'or.

    En 1713, ses héritiers vendirent la terre à Jacques Godart, président-trésorier de France à Amiens.

    Argoules

    Godart : d'azur au chevron d'or, accompagné de deux étoiles de même en chef, et d'un cygne d'argent, membré rt becqué de sable, en pointe.

    Succéda Jacques-François Godart, capitaine d'infanterie, qui épousa en 1770 Marie-Anne Sanson du Caurroy.

    Née de ce mariage Marie-Anne Godart épousa Alexandre Jourdain de l'Etoile qui fit restaurer le château auquel il donna un décor néo-gothique.

    ArgoulesMerci à Jean-Noël Marchiset

    Robert Jourdain de l'Etoile épousa en 1882 Solange de Jouvencel.

    Argoules

    d'azur, à une fasce ondée d'argent, accompagnée de trois palmiers arrachés d'or, deux en chef et un en pointe.

    Argoules

     

     

    Au lendemain de la dernière guerre, le domaine appartenait à Jacques Jourdain de l'Etoile et à son épouse Bernadette de Hauteclocque.

    Devenu dans les années 1980 la propriété de Raymond Dupont, descendant du fondateur de la banque Dupont à Valenciennes.

    Le domaine a été de nouveau vendu.

     

    Argoules

    Façade sur le parc

    Argoules

     *

    Eglise Saint Germain

    Argoules

    Photo: Ybroc

    15 et 16ème siècle

    Les vitraux de la même époque sont classés, les armoiries des Jourdain de l'Etoile et de Jouvencel sont représentées sur les vitraux .

    Argoules

    Argoules

     

    Argoules

     

    Argoules

    De Jouvencel : d'or à deux palmes adossées de sinople, mouvant d'un croissant de gueules, au chef cousu d'argent chargé d'une aigle naissante de sable. 

    Argoules

    Statue du saint patron 


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  • Vercourt

     

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    D'argent à la croix ancrée de sable; chapé d'azur chargé de deux étoiles d'argent; le tout sommé d'un chef d'or chargé de deux pals de sable accompagnés de trois merlettes de gueules.

    ***

    Ce blason a été conçu par Jacques Dulphy à la demande du Conseil Municipal, et adopté le 21 décembre 2018, suivant le dessin qu'en a réalisé Daniel Juric.
    Il associe les armes de deux familles qui ont marqué l'histoire du village: les De Gourlay et les Lefebvre du Grosriez.
    Les De Gourlay (ou De Gourlé) furent seigneurs du domaine dit "du château" durant tout le XVIe siècle ; ils portaient: d'argent à la croix ancrée de sable.

    Vercourt

    Blason de la famille De Gourlay.
    Armorial des contrées et villes de Picardie; planches de collages d'aquarelles, 1842, détail.
    Collection Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville.
    (Aimablement transmis par Jacques Dulphy)


    Les Lefebvre du Grosriez en furent seigneurs de 1742 à la Révolution. De plus, cette famille donna un maire à Vercourt: François-Charles-Henri Lefebvre du Grosriez, écuyer, né à Abbeville en 1801, maire de Vercourt puis de Forestmontier. Cette famille portait: d'azur à la fasce d'argent accompagnée de trois étoiles du même, au chef d'or chargé de deux pals de sable accompagnés de trois merlettes de gueules.
    (Jacques Dulphy)

    Vercourt

    Vercourt

     

    château du 19ème siècle

    Vercourt

    Photo : Jean-noël Marchiset

     

    Eglise Saint Saturnin

    Vercourt


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  • Gueschart

     

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    D'argent à trois chevrons de gueules.

     

    Le blason de la commune de Gueschart est directement copié de celui de la famille De Gueschard (avec un D), qui tint la seigneurie de Gueschart du 13 e siècle (avec le chevalier Jehan de Gueschard) au 15e siècle, avant de la transmettre à une branche des Montmorency.

    D'après Belleval (Nobiliaire du Ponthieu, 1862, tome 1), ce nom, dont l'orthographe varie, est très ancien en Ponthieu. On trouve le nom de Bernard de Guessard, 41e abbé de Saint-Riquier nommé en 1248, Baudouin de Gaissard 46e abbé de 1312 à 1333, etc.. Le dernier du nom, Jacques-Léonard de Gueschard, chevalier, seigneur d'Escles et de Brétencourt, célibataire, vendit son domaine d'Escles en 1751.
    (Jacques Dulphy)

    ***

    Gueschart

    Montmorency-Bours : D'or à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d'azur ordonnés 2 et 2, et chargée d'un croissant d'argent.

     

    Nicolas de Montmorency épousa en 1512 Anne Rouault de Gamaches, il était seigneur de Bours et de Gueschart.

    Son fils Gabriel hérita de ses biens, vinrent ensuite Jean puis Josias de Montmorency-Bours qui meurt en 1616.

    Ses fils moururent sans postérité et les domaines revinrent à leur cousin Daniel de Montmorency, marquis d'Esquancourt, Général des armées du Roi.

    Benjamin-Alexandre de Montmorency, général comme son père, mourut en 1702 sans postérité de son mariage avec Madeleine de Laval.

    Héritière de ses biens, sa cousine Marthe, épousa en 1707 Guillaume du Bois de Belhostel et, en 1789 la terre appartenait à la comtesse de Crécy, née Anne-Alexandrine du Bois de Belhostel.

    Ancien lieutenant-général, admis aux honneurs de la Cour, Ferdinand comte de Crécy fut élu député de la noblesse du Ponthieu en mars 1789, il commanda en juillet la Garde nationale d'Abbeville.

    Il n'émigra pas et passa 11 mois dans les cachots de la citadelle de Doullens pendant la Terreur, puis siégea aux Cinq-Cents en 1795 et évitera la déportation grâce à Tallien.

    Mis en vente en 1805, le domaine fut acquis par Charles et Norbert Froissart qui firent moderniser le château, cette famille s'y succédera jusqu'en 1916.

    Gueschart

    Délaissé le château était en fort mauvais état lorsqu'il entra par alliance dans la famille Lefebvre.

    Mis en vente peu après, il a été sauvé de la ruine par M. et Mme Jean-Claude Riedel qui y ont créé de vastes volumes d'exposition.

    Le château fut élevé dans la première moitié du 17ème siècle, tout au moins après l'année 1636 qui vit le saccage complet du village.

    ***

    Eglise Saint Fursy

    16ème siècle

    Gueschart


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  • Estrées-Les-Crécy

     

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    D'or à trois merlettes de sable.

    ***

    Le blason communal d'Estrées-lès-Crécy, d'or à trois merlettes de sable, apparaît pour la première fois sur le monument érigé à la mémoire de Jean de Luxembourg, roi de Bohême (tué en 1346 dans la plaine d'Estrées au soir de la bataille de Crécy), socle de pierre grise érigé en 1902 à l'initiative de plusieurs sociétés savantes, et qui supporte une croix de tuf plus ancienne dite «croix de Bohême». 

    Estrées-Les-Crécy

    Photo : Somme-photos

    Estrées-Les-Crécy


    Mais pour autant, ce blason d'Estrées-lès-Crécy ne fut pas vraiment réutilisé par la commune avant les années 1990; il figure alors, depuis, sur les enveloppes de mairie. Une troupe de théâtre locale, toujours existante, a pris à la même époque le nom de "les Merlettes".
    Le choix de ce blason par les sociétés savantes du début du XXe siècle reste inexpliqué. Le village d'Estrées (en Ponthieu) n'eut jamais de seigneurs du même nom, et aucune des familles ayant possédé la seigneurie d'Estrées n'eut de merlettes en son blason. 
    Mais les trois merlettes de sable font penser au blason de la famille d'Estrées, originaire du village d'Estrée, en Artois (aujourd'hui Estrée-Cauchy, 62).Raoul d'Estrées, qui combattit à Bouvines (1214), portait d'or à trois merlettes de sable.

    Estrées-Les-Crécy

    Estrées-Cauchy : d'argent fretté de douze pièces de sable, au chef soudé d'or chargé de trois merlettes aussi de sable.


    Il y a eu, de toute évidence, confusion entre Estrée-Cauchy (62) et Estrées-lès-Crécy (80), distants de 65 km. Mais le blason d'Estrées-lès-Crécy, né de cette confusion, est désormais, et depuis longtemps, acquis et reconnu. Les Estréens ne voudraient en changer pour rien au monde!
    A l'époque de l'adoption de ce blason (vers 1900), l'abbé Joseph Armand, curé d'Estrées-lès-Crécy, était membre honoraire du Conseil Héraldique de France.
    (Jacques Dulphy)

    Estrées-Les-Crécy

    ***

    • En 1251, le seigneur du lieu est Bernard d'Amiens
    • Selon la tradition, l'église n'est que la chapelle d'un château disparu depuis très longtemps.
    • Une partie de la bataille de Crécy, le 26 août 1346, s'est déroulée dans le vallon autrefois appelé Bulincamps et désigné depuis par « la vallée des Clercs ».
    • En 1625, des soldats autrichiens ravagent le village. Les habitants s'illustrent dans les combats. Une nouvelle attaque, en août de la même année, conduit à l'incendie de toutes les maisons.

     

    • Pendant la guerre de 1870-1871, la localité subit l'occupation allemande. Une contribution de guerre est imposée.        
    • Croix de Bohême, rappelant la bataille de Crécy, dressée en pleine campagne, sur le territoire de la commune d'Estrées-lès-Crécy, au bord la route de Fontaine-sur-Maye, sur les lieux supposés de la mort du roi de Bohême Jean Ier, cette croix, très ancienne et usée par l'érosion daterait du xive siècle. C'est le plus ancien monument commémoratif connu de la bataille de Crécy. Le monument fut légèrement déplacé et son socle rénové en 1902.

                                                                       ***

                                       Eglise Notre-Dame de l'Assomption

    Estrées-Les-Crécy

    C'est à l'origine une chapelle de hameau, dédiée à saint Nicolas, qui est construite en 1251, alors que le seigneur du lieu est Bernard d'Amiens.

    L'église actuelle Notre-Dame-de-l'Assomption d'Estrées-lès-Crécy a été construite au xvie siècle, en 1547, sur les bases de la chapelle, alors que l'abbaye de Forest-Montiers perçoit la dîme.

    Un siècle plus tard, en 1647, on ajoute deux chapelles latérales.

    La paroisse d'Estrées est créée en 1749.

    Des travaux de réhabilitation sont entrepris au xviiie siècle et au début du xixe siècle. En 1838, on complète l'édifice avec des latéraux en brique. En 1848, le clocher-mur d'origine est remplacé par une tour plus classique.

     

    Le chœur et le transept sont protégés au titre des monuments historiques : inscription par arrêté du 19 février 1926. L'église a fait l'objet de travaux de restauration en 2015-2017.

    Le chœur et le transept de l'église, construits en pierre, sont plus élevés que la nef. Ils sont de style gothique flamboyant. La nef et le clocher sont construits en brique et pierre. Les voûtes du choeur et du transept sont en pierre et ornées de clefs pendantes figurées et historiées (sainte Véronique, Christ en Majesté, agneau pascal) ; la nef est voûtée de bois

    Estrées-Les-Crécy


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