• Allery

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    De sable à trois flanchis d'or accolés, posés et rangés en bande.

     

    "Allery s'est inspirée du blason de la famille Du Hamel, qui fut seigneur du lieu, depuis 1460 avec Renault du Hamel dit Le Carpentier, écuyer, jusqu'à François du Hamel, seigneur en 1585, un des cent gentilhommes de la maison du roi (source : Belleval, Fiefs et seigneuries du Ponthieu et du Vimeu, 1870).

    La famille Du Hamel portait : d'argent à la bande de sable chargée de trois flanchis d'or posés dans le sens de la bande. Cette famille était originaire du village du Hamel, près de Corbie (80), où elle apparaît en 1202.

    La commune d'Allery porte : de sable à trois flanchis d'or, rangés en bande et posés dans le sens de la bande.
    A noter que l'actuelle commune du Hamel (80) a adapté, elle aussi, les armes de la famille du Hamel : elle en a conservé l'argent du champ et a remplacé les flanchis par des croisettes, posées à plomb.
    La maison du Hamel avait pour supports et cimier trois cigognes.

    Allery

     

    Les Du Hamel étaient châtelains de Bulles, seigneurs d'Allery, d'Aubigny, de Rancières, de saint-Rémy-en-Bouzemont, marquis de Bourseville, comte du Hamel-Saint-Rémy et du Hamel en Picardie, comte ou vicomte de nombreux autres lieux tant en Picardie qu'en Guyenne."

    (Jacques Dulphy)

    La seigneurie passa à Charles Le Fort de Fermenbrun par son mariage avec Jeanne du Hamel.

    Puis à François Le Roy de Valanglart par son mariage avec Antoinette Le Fort, en 1668.

    ***

    Il y eut un château fortifié en haut de la ruelle Lagache, totalement disparu.

    ***

    Eglise de la Trinité 

    Remonte au XIIème siècle, remaniée au XVIème

    Allery

     

    Fonts baptismaux du XVIème

    Allery

    Alleryphoto: A.Guerville

    Furent donnés par Lionel du Hamel (mort en 1544) et par son épouse Françoise d'Occoches.

    D'argent à la fasce de gueules, surmontée de trois coqs de sable, membrés, crêtés, becqués et couronnés de gueules

    Allery

    On y voit leurs armes, avec une différence puisque les coqs d'Occoches sont sur la fasce centrale.

    Allery

     

     

    Mise au tombeau en pierre polychrome du XVIème

    Allery

    photo: André Guerville


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  • Fontaine-sur-Somme

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'azur à la fontaine héraldique d'argent à trois fasces ondées d'azur, cerclée d'or, rayonnant de huit têtes d'échevins du même, alternativement posées de face et de profil.

    Variante: Vairé d'or et d'azur.

    Fontaine-sur-Somme

     

    "La commune de Fontaine-sur-Somme n'a pas relevé le blason des sires de Fontaines  (d'or à trois écussons de vair, ou vairé d'or et d'azur, ou vairé d'argent et d'azur : les variantes sont nombreuses et il y en a d'autres), mais s'est fait un blason en s'inspirant du sceau des échevins de Fontaines, dont un exemplaire du 13e siècle est conservé à la Bibliothèque municipale d'Abbeville. Sur le blason de Fontaine, les échevins sont représentés en buste autour d'une fontaine héraldique (armes parlantes) "alternativement posés de face et de profil".

    Fontaine-sur-Somme

    Sur le sceau original du 13e siècle, comme sur le monument aux morts de 1922 où le sceau est également reproduit sur un médaillon de marbre blanc, les échevins sont représentés plein corps, tirant chacun une corde depuis le creux d'un bassin où coule une fontaine commune, comme s'ils y puisaient l'eau. Cette représentation, connue pour d'autres sceaux, est dite "à marmousets".

    Fontaine-sur-Somme

    Une erreur échappe souvent aux observateurs : le sceau original compte sept échevins. Le médaillon du monument aux morts en compte huit, et le blason communal aussi, sans doute pour des raisons de simple symétrie.

    L'ouvrage collectif "l'histoire de Fontaine", publié en 1972, ne dit rien de l'adoption d'un blason par la commune de Fontaine-sur-Somme. Sans doute, le sceau fut-il intégré à un écu lors de l'enquête réalisée en 1970-1971 pour l'élaboration de l'Armorial de la Somme, édité en 1972 par le Conseil général.

    Il faut noter aussi que, sur le rapport de la "Commission communale d'examen du projet d'érection du monument aux morts établi en 1920 (Archives de la Somme), il est stipulé à l'intention de l'artiste : "Sur la face postérieure figureront sculptées en bas-relief les armes de Fontaines". Sceau et blason semblent alors pleinement confondus. 

    La charte d'émancipation communale de Fontaine fut accordée en 1282 par Edouard 1er (et non Edouard III comme il est écrit dans l'Armorial de la Somme), roi d'Angleterre et Comte de Ponthieu, et par Jeanne de Fontaine, dame du lieu. L'échevinage comptait alors sept échevins, et non huit.

    ***

    Issus des comtes d'Abbeville, les seigneurs furent l'une des familles les plus importantes du Ponthieu et du Vimeu.

    Guillaume est cité en 1119, Aléaume seigneur de Long et Longpré, maïeur d'Abbeville en 1185 fut l'un des capitaines de Philippe-Auguste, il mourut en Palestine en 1205.

    Dans les premières années du 14ème siècle, Jeanne de Fontaines épousa Jean de Crésecques, conseiller et chambellan du roi.

    En 1312, Robert d'Ailly en était le seigneur et rendit aveu au roi d'Angleterre pour son manoir, cette modeste demeure, sans défenses, dut disparaîre au début de la guerre de Cent-Ans lorsque les Anglais brûlèrent le village quelques jours avant la bataille de Crécy.

    Catherine d'Ailly épousa Jean de Fosseux, capitaine général de l'Artois.

    Par legs successifs, la terre échut au comte d'Egmont qui la vendit en 1588 à Antoine d'Hallwyn, bailli d'Amiens, il s'agissait essentiellement d'une terre de rapport car lorsqu'en 1698, la duchesse de Croÿ, née d'Hallwyn, la céda au marquis de Mailly, il n'existait qu'une modeste maison seigneuriale en briques et pierre.

    Fontaine-sur-Somme

    d'Argent à trois lions de sable, lampassés de gueules, armés et couronnés d'or

    A la mort de Louis, dernier marquis de Mailly en 1770, la terre échut à son neveu Ghislain de France, comte d'Hézecques qui se montra prodigue au point de s'en défaire six ans plus tard au profit du marquis de Monsures, ancien page de la Grande Ecurie et capitaine au régiment d'Escars.

    Fontaine-sur-Somme

    de sable à la croix d'argent, chargée de cinq fermaux de gueules

    Léonor-Chrétien de Monsures (1724-1809) avait épousé Marie-Renée Chauvelin, fille de l'intendant de Picardie qu'il avait la douleur de perdre à 20 ans,retiré du service, il avait épousé en secondes noces, en 1773, Marie-Jeanne Le Normand de Victot, il avait acquis la terre en 1776.

    Il fit entreprendre la construction d'un château mais revendit le tout dès la fin 1777 pour se fixer à Paris.

    L'acquéreur fut Adrien Gaillard de Boëncourt qui fit vendre aux enchères les matériaux du château inachevé.

    En 1789, la terre appartenait à François Gaillard de Framicourt et Louise-Gabrielle Gaillard de Franval.

    Fontaine-sur-Somme

    ***

    Eglise Saint-Ricquier

    Fontaine-sur-Somme

    En 1851

    Edifiée à la fin du XVème et début XVIème

    Gravement touchée par les combats de 1940, il ne restait que les murs.

    La restauration débuta après la Seconde Guerre et fut très longue, ne s'acheva que dans années 1970.

    Fontaine-sur-Somme

    Fontaine-sur-Somme

    Portail latéral

    Fontaine-sur-Somme

    On y trouve le Porc-épic de Louis XII et la salamandre de François 1er dans des médaillons.


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  • Hameau rattaché à la commune d'Aigneville.

    Hocquélus

    Château en 1855

     

    En 1290, Honoré d'Hocquélus était clerc du Conseil aux Assises du Ponthieu.

    Ses descendants allèrent s'établir au XVIème siècle au-delà de la Bresle, à Famechon, tandis que de nouvelles familles prenaient leur place.

    Jean Danzel, représentant d'une branche cadette des Danzel de Boismont, acquit la terre en 1539 qui allait demeurer près de quatre siècles dans sa descendance.

    En 1634 Charles de Belleval, seigneur de Rouvroy, fit édifier une chapelle, d'abord dans l'enceinte du château puis déplacée en 1659 là où elle se trouve aujourd'hui, il y fut inhumé en 1657 avec son épouse Claude du Maisniel de Longuemort décédée en 1652.

    Hocquélus 

    clic pour agrandir 

     

    Hocquélus

     

     

    Hocquélus

    Hocquélus

    De Belleval : de gueules à une bande d'or accompagnée de sept croix potencées.

    Hocquélus

    Du Maisniel : d'argent à deux fasces, chargée chacune de trois besants d'or.

    Hocquélus

    La seigneurie échut à leur fille Bonne de Belleval, qui épousa en 1644 son voisin Jean Danzel de Beaulieu.

    Né de ce mariage Antoine Danzel, lieutenant-colonel de cavalerie, dut faire construire la gentilhommière actuelle dont la date de 1675 correspond à celle de son mariage avec Marie-Honorée Boullet, remarié à Marie de Huitmille, il meurt sans postérité en 1727 et sera inhumé dans la chapelle.

    Hocquélus

    Danzel d'Aumont et de Boffle : de gueules au lion d'or.

    Le domaine revint à son cousin Antoine Danzel de Boffle, époux de Marie-Françoise de Coppequesne , il meurt en 1766.

    Hocquélus

    Hocquélus

    Pierre tombale de Antoine Danzel de Boffle et de Marie-Fraçoise de Coppequesne

    César-Antoine Danzel de Boffle, capitaine de Saint-Valery, prend la succession, il épousera sa cousine Marie-Catherine Danzel de Lignières, il meurt en 1798.

    Puis leur fils Charles-Jérôme, officier de la marine royale, qui épousera Jacqueline-Charlotte Descombes, il meurt en 1847 sans postérité.

    Hocquélus

     


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  • Aigneville

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    D'argent à l'orle d'azur.

     

    Ce sont les armes de la famille du même nom, seigneurs du lieu avant le XVe siècle. Gauthier d'Aigneville est croisé en 1249 (René de Belleval, Sceaux du Ponthieu, 1896). La famille apparaît pour la première fois avec Guillaume, son père, chevalier et maïeur de Maisnières-en-Vimeu en 1218 (et sans doute seigneur d'Aigneville). La famille, qui était encore représentée à la fin du XVIIIe siècle, est aujourd'hui éteinte.
    Ces armes (un orle) sont attestées, notamment, par le sceau d'un autre Guillaume d'Aigneville (1349) où elles sont écartelées avec celles de sa mère (une croix ancrée).

    Cet orle est peint d'azur dans l'Armorial de d'Hozier, concernant Charles d'Aigneville, seigneur de Millencourt-en-Ponthieu, lieutenant du roi à Cambrai).
    (Jacques Dulphy)

    *

    Vers 1540 Nicolas Danzel, seigneur de Brunville, receveur des droits seigneuriaux de la châtellenie de Maisnières, il fit bâtir le choeur de l'église paroissiale.

    En 1604 y fut inhumé son fils Nicolas, auquel Henri III avait confié des lettres de noblesse.

    Aigneville

    Danzel de Boismont : d'azur à un daim ailé d'or

    Egalement prénommé Nicolas, l'ainé de ses petit-fils, seigneur de Boismont, avait épousé en 1575 Jeanne Auxcousteaux.

    Son fils Nicolas lui aussi, vicomte de Boismont, homme d'armes des Ordonnances du Roi, était dit demeurant à Aigneville en 1613, un an avant son mariage avec Marie Huiart.

    De même que Louis Danzel de Boismont qui sera inhumé en 1681 dans le choeur de l'église, Nicolas Danzel ne réside pas dans le château actuel mais dans l'ancienne maison seigneuriale que l'on peut encore voir, isolée dans un herbage, près de la route de Visse, abandonnée, envahie par le lierre et promise à un prochain effondrement....

    Aigneville

    château en 1866

    A un second Louis Danzel mort en 1703, succède Jean Danzel, mousquetaire de la garde du Roi, qui épouse en 1709 Marie-Françoise de Boulogne, dame de Longuemort, et meurt fort âgé en son hôtel d'Abbeville en 1774, avant d'être inhumé dans le choeur de l'église.

    Trois ans plus tard, le rejoint le corps de son fils François, capitaine de cavalerie, époux de Charlotte de Cotolendy.

    Le dernier seigneur est Charles-François Danzel, capitaine de dragons, qui épouse en 1789 Rose de Croutelles de Lignemare.

    Avec ses fils Auguste (1790-1860), garde du corps du Roi, et Gustave, maréchal des logis au 1er rgt des gardes d'honneur, s'éteindra la branche aînée des Danzel de Boismont.

    Deux branches cadettes étaient également possessionnées dans le village, l'une à proximité de l'église et l'autre dans le hameau voisin d'Hocquelus.

    La première détachée au début du 17ème est celle des seigneurs d'Anville représentée par Antoine-François Danzel qui habite ordinairement Abbeville avec son épouse Marie-Gabrielle Fuzelier, il possède à Aigneville un domaine agricole et une modeste maison de plain-Pied, il meurt en 1746.

    Le domaine échoit à son fils aîné Philippe-François, président du grenier à sel d'Abbeville, qui meurt sans postérité en 1782.

    Héritier, son frère Louis-Antoine, capitaine de cavalerie, il reçoit en particulier la ferme dont son frère a fait réparer les bâtiments ainsi que la maison, il s'agit là du corps central du château actuel.

    Il épouse sa cousine Thérèse Danzel de Boffle et quitte la carrière militaire à la Révolution, il devient en l'an VIII maire de la commune.

    Son fils Louis-César fait encadrer le logis de deux ailes.

    Aigneville

    Pierre tombale de la sépulture qui se trouvait dans le cimetière

    Demeuré dans sa descendance en la personne de François Danzel d'Aumont, mort en 1994, le château appartient aujourd'hui à M.Patrick Danzel d'Aumont qui a fait procéder à une restauration générale des bâtiments.

    Aigneville

    Aigneville

    Aigneville

    Danzel d'Aumont : de gueules au lion d'or

    *

     Eglise Saint Martin

    Construite du XIème au XVIème siècle

    La nef date du XIème, surmontée du clocher

    Le choeur plus large et plus élevé est de 1530, c'est celui de l'église St Nicolas de Gamaches qui se trouvait sur la place du marché.

     

    Aigneville

    En 1855

     

     


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  • Vaux-Marquenneville

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    D'argent à trois têtes de Maure de sable, tortillées du champ.

     

    Surprenantes, ces têtes de Maure, pour un village du nord de la France. Il n'est pas le seul: la commune de Tilques (62) porte aussi d'argent à trois têtes de Maure tortillées du champ, directement inspirées des armes de la famille De Taffin, seigneur au XVIIIe siècle.
    A Vaux-Marquenneville, c'est aussi à une famille que la commune doit ce blason: la famille De Vaux, originaire du village et qui donna les premiers seigneurs du lieu dont le premier connu avec certitude est Pierre de Vaux, écuyer en 1370.

    En 1490, un autre Pierre de Vaux, sans doute arrière-arrière petit-fils du précédent, transmet la seigneurie à Jean du Marquais, qui transmet aux De Riencourt qui furent seigneurs du lieu de 1527 à la Révolution.
    La famille De Vaux possédait aussi, au XVIe siècle, la seigneurie d'Hocquincourt (80), non loin de Vaux-Marquenneville. Cette famille s'éteignit dans la maison De Monchy, ce qui explique que les De Monchy (qui portaient trois maillets) avaient choisi pour cimier une tête de Maure, et qu'ils accommodèrent ce cimier d'une légende héraldique (voir Monchy-Lagache, 80) qui trouve ici une explication plus prosaïque. En effet, Jean de Vaux, chevalier, seigneur d'Hocquincourt, avait marié sa fille unique et seule héritière, Jeanne de Vaux, à François de Monchy, chevalier, seigneur de Montcavrel, en 1535. Ce François, seigneur de Montcavrel, guidon de la compagnie des ordonnances de M. de Rochepot, fut le premier porteur du cimier à la tête de Maure (sceau de 1547, d'après Belleval).

    Les armes des De Vaux étaient: d'argent à trois têtes de Maure tortillées du champ.
    (Jacques Dulphy)

    ***

    Le manoir existant s'apparente aux gentilhommières du dernier quart du 17ème siècle.

    Vaux-Marquenneville

    de Riencourt : d'argent à trois fasces de gueules frettées d'or.

    On pourrait y voir l'oeuvre de Ferdinand-Laurent de Riencourt, seigneur de Tilloloy, Vaux et Arleux, capitaine de cavalerie, qui épousa en 1684 Marie-Anne Gaude de Martainneville.

    Leur fils Louis-Ferdinand, comte de Riencourt, officier au régiment de Piémont, épousa sa voisine Marguerite de Ternisien.

    A la fin du 18ème siècle, François-Ferdinand de Riencourt, premier page de la Petite-Ecurie puis capitaine de cavalerie au régiment du Roi, semble s'être retiré à Vaux pendant la Révolution.

    Une pierre tumulaire de la petite église voisine rappelle qu'il mourut à Vaux en 1800, de même que 2 de ses filles en 1799 et 1816.

    3ème fille, née de son mariage avec Marie-Anne du Croquet de Saveuse, Jeanne-Marie de Riencourt épousa Louis-Marie de Forceville qui vécut jusqu'en 1861 et dut définitivement convertir le manoir en exploitation agricole.

    Vaux-Marquenneville

    de Forceville : de gueules au sautoir d'argent cantonné de quatre merlettes du même.

    Transformé au cours des siècles, la demeure appartient à M. et Perrot

    Vaux-Marquenneville

    ***

    Eglise Assomption de la Sainte Vierge du XVIè

    Vaux-Marquenneville

    en 1858


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