• Longpré-les-Corps-Saints

     

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    Parti: au 1er d'or à trois écussons de vair, au 2e d'azur à la fasce d'or chargée de trois merlettes de sable et accompagnée de trois croissants d'or.

    ***

    Adopté en 1978 sur proposition de Jacques Pacaud, professeur au collège de Longpré.
    Il reprend pour moitié à dextre le blason de la famille De Fontaines et à senestre celui de la famille De Louvencourt, respectivement 1er et dernier seigneur de la ville.

    *** 

    L'histoire des seigneurs de Longpré a longtemps été rattaché à celle de Long, vers 1119 des écrits anciens nous parlent déja de la famille de Fontaines, proche des comtes de Ponthieu, Guillaume a participé à la 1ère croisade et aurait combattu à Hastings avec Guillaume le Conquérant.

    Aléaume de Fontaines, son petit-fils a participé aux 3ème et 4ème croisades, notamment la prise de Constantinople dont il a fait ramener les reliques.

    Longpré-les-Corps-Saints

    de Fontaines : d'or à trois écussons de vair de quatre traits.

    Aléaume De Fontaines, Maïeur d’Abbeville, Seigneur de Long, Longpré, Fontaines et autres lieux. Se distingua en PALESTINE, après avoir conjointement avec Hugues III, duc de BOURGOGNE et le sire de JOINVILLE, commandé l’armée Française.
    Il parti en Terre Sainte avec Philippe Auguste et Jean II comte de Ponthieu, Aléaume repartit pour une 3ème croisade bénie par le pape Grégoire VIII, (1189-1192), sous la conduite de Jean 2ème du nom comte de Ponthieu, , qui périt avec la plupart de ses barons lors de la prise de St Jean d’Acre en 1191. Aléaume continua à se battre avec les chevaliers laissés en Orient par Philippe Auguste. Il fut même l’un des chefs à qui le roi confia, à son départ, la conduite de l’armée française le 31 juillet 1191
    Lors de la 4ème croisade bénie cette fois par le pape Innocent III, le 10 avril 1204 il était à la prise de Constantinople, conquise pour la deuxième fois. Toutes les églises ont été alors pillées . Aléaume mourut de la peste en terre Sainte en 1205. 

    Il avait épousé Lorette de Saint Valery.

    Ses descendants garderont la seigneurie jusqu'au mariage en 1301 de Jeanne de Fontaines avec Jean II de Crésecques.

    Longpré-les-Corps-Saints

    de Crésecques : d'azur à trois tierces d'or, au chef du même.

    Les de Crésecques jusqu'en 1489 avec le mariage de Jeanne avec Jean de Croÿ.

    Longpré-les-Corps-Saints

    de Croÿ : écartelé : aux 1 et 4, d'argent à trois fasces de gueules

    aux 2 et 3, d'argent à trois diloires de gueules, les deux en chef adossés.

    Les de Croÿ garderont la seigneurie jusqu'en 1529 avec le mariage de Marie de Croÿ avec Adrien de Boulainvillers.

    Longpré-les-Corps-Saints

    Abraham de Boulainvillers, mort en 1656 sans postérité, lègue à sa nièce Anne de Dangeul (Dangueulles), qui avait épousé en 1633 Philippe de Montigny, gouverneur de Dieppe.

    Longpré-les-Corps-Saints

    de Montigny : échiqueté d'argent et d'azur, à la bande engrêlée de gueules brochant sur le tout.

    Joseph de Montigny , capitaine de cavalerie, pour subvenir au paiement des dettes que lui avaient léguées son grand oncle et son père fit en 1698 la vente de la seigneurie au vicomte Honoré de Buissy, marié en 1692 avec Marie-Marguerite Le Fuzelier, il meurt en 1712.

    Longpré-les-Corps-Saints

    de Buissy : d'argent, à la fasce de gueules chargée de trois fermaux d'or.

    En 1773, Pierre de Buissy fit la vente du fief au marquis Jean-François de Louvencourt, seigneur de Bettencourt-Rivière et autres lieux, il meurt en 1781.

    Longpré-les-Corps-Saints

    de Louvencourt : d'azur, à la fasce d'or chargée de trois merlettes de sable, accompagnée de trois croissants d'or.

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    Collégiale Notre-Dame de l'Assomption

    Longpré-les-Corps-Saints

    esquisse de L.Gillard 1864

    Longpré-les-Corps-Saints

    L'histoire de la collégiale est liée aux croisades en particulier la quatrième qui devait conduire les croisés prendre Constantinople. Le 4 août 1205, Vibert, chapelain d’Aléaume de Fontaines, de retour de croisade arrive à Longpré porteur de précieuses reliques qui donnèrent le qualificatif de « Corps-Saints » au bourg de Longpré.

    Une collégiale est fondée pour y conserver les reliques : douze chanoines et cinq chapelains auxquels s'ajoutèrent les deux curés de Longpré et de Wanel. Les papes Innocent III et Grégoire IX accordèrent leur protection à la collégiale qui devint dès lors un important lieu de pèlerinage.

    La collégiale subit d'importants dégâts au cours de la guerre de Cent Ans, en 1437, le pape Eugène IV accorda des indulgences aux fidèles qui feraient des aumônes pour la réparation du monument. En 1505, l'évêque d'Amiens consacra la collégiale restaurée. Mais peu à peu le rayonnement de la collégiale décline et à la Révolution française, le chapitre canonial est supprimé.

    L'église actuelle, édifiée de cette crypte, est la troisième depuis celle du xiie siècle. Elle remplace celle du XVIIe incendiée en mai 1940.

    Le portail et le clocher sont protégés au titre des monuments historiques : classement par arrêté du 20 juillet 1908. Au début de la Seconde Guerre mondiale, pendant la bataille de France de 1940, le bourg de Longpré fut détruit à 90 %, la flèche de l'église fut détruite.

    Longpré-les-Corps-Saints

    vestiges de l'ancienne église

                                                            La crypte romane

    Longpré-les-Corps-Saints

    esquisse de L.Gillard 1862

    Édifiée en 1190, elle conserve la pierre tombale d'Aléaume de Fontaine, seigneur de Longpré, fondateur de la collégiale. Un certain nombre de reliques y sont conservées ainsi qu'une mise au tombeau du XVIe siècle et des sépultures de seigneurs de Longpré.

    Longpré-les-Corps-Saints

     

     


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  • Limeux

     

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    De sable à trois anges d'or, de face, les mains jointes et les ailes éployées.

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    La commune de Limeux relève les armes de la famille De Limeu (ou De Limeux), qui étaient de sable à trois anges de face, les mains jointes et les ailes éployées d'or.
    On les voit souvent de profil, ce qui est une faute.
    Belleval (Nobiliaire du Ponthieu et du Vimeu, tome I, 1862, p 221) donne la famille De Limeu pour une famille d'ancienne noblesse picarde, originaire de Limeux.
    Les archives conservent le souvenir de Gaultier de Limeu, chevalier, vivant en 1255, et celui de Jean de Limeu, écuyer, seigneur de Limeu et de Laviers (aujourd'hui Grand-Laviers 80), vivant en 1293.

    On trouve trace aussi de Jacques de Limeu, dit Lescot, écuyer, seigneur de Limeux en 1380. Jean de Limeu, écuyer, seigneur d'Yeucourt (aujourd'hui Yaucourt-Bussus, 80) de 1450 à 1470, époux de Marie de Beauvais, fut échevin, puis huit fois maieur d'Abbeville. Il mourut en 1470 ne laissant qu'un fils naturel, Colinet de Limeu, qui ne semble pas avoir eu de descendance.
    Belleval (Nobiliaire, tome II, 1864, pl 18) donne un dessin du blason des De Limeu; les anges y sont effectivement représentés de face.
    (Jacques Dulphy)

    Limeux

    *** 

    La seigneurie relevait de la châtellenie de Bailleul-en-Vimeu.

    Après la famille de Limeu, on trouve en 1416 Raoul Le Sage, chevalier, conseiller au grand conseil du roi d'Angleterre, maréchal héréditaire du Ponthieu, à sa mort en 1438, la seigneurie est confisquée par Charles VII et donnée à Colart du Mesnil.

    En 1451 Raoul Fresque, se disant héritier de Raoul Le Sage, se fait envoyer en possession de la seigneurie, mais elle lui est presque aussitôt retirée et vendue.

    En 1545, Louis de Teuffles, capitaine de Montreuil, en prend possession.

    Limeux

    De Teuffles :d'argent à deux lions affrontés de sable, armés et lampassés de gueules, chargés chacun sur l'épaule d'une fleur de lis du même, soutenant un coeur de gueules.

    En 1570, Françoise de Teuffles, épouse d'Adrien de La Rivière, baron de Chepy et chevalier de l'Ordre du roi.

    En 1586, leur fille Anne épouse Robert de Grouches, gouverneur de Pont-Remy.

    La famille de Grouches gardera la seigneurie jusqu'en 1789.

    Limeux

    d'or à trois fasces de gueules

    *

    Le fief du Titre

    En 1520, il appartient à Antoine de Hesdin.

    En 1546 Antoinette de Hesdin, épouse de Nicolas Le Roy, seigneur de Moyenneville.

    Limeux

    Le Roy de Valanglart : coupé d'or et d'hermine à la fasce de sinople brochant, l'or chargé d'un lion léopardé de gueules. 

    Les Le Roy garderont le fief jusqu'en 1789 avec François-Isidore, comte de Barde, capitaine au régiment de Picardie.

    ***

    Eglise Saint Pierre

    16ème siècle, façade de 1732.

    Limeux

    1855

     


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  •  

     

    Bouttencourt

     

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    Parti d'or et d'azur, à la croix ancrée de gueules brochante.

    *

    La seigneurie de Bouttencourt (80), comme celle de Bouillancourt (80) eut pour seigneurs, jusqu'au XVe siècle, les membres de l'illustre famille de Cayeu (ou Caieu), originaire de Cayeux-sur-Mer (voir ce nom).
    Cette famille, éteinte du XVe siècle, fut l'une des plus anciennes et des plus puissantes du Ponthieu "tant par son origine que par les alliances qu'elle contracta avec tant de grandes familles, notamment avec les Lascari, empereurs de Constantinople" (Belleval, Nobiliaire du Ponthieu, 1864).
    La généalogie prouvée remonte à Anseau (ou Ancel) de Cayeu, vivant en 1128, chevalier, seigneur de Cayeux, Bouillancourt, Bouttencourt et autres lieux. Cette famille portait "parti d'or et d'azur, à la croix ancrée de gueules sur le tout".
    Ces armes ont été reprises telles par la commune de Bouttencourt, dont les De Cayeu ont été seigneurs du XIIe au XVe siècle.
    (Jacques Dulphy)

    Bouttencourt

    Plaque de rue (Photo Jacques Dulphy, 2011)

    ***

    Entre 1790 et 1794, Bouttencourt absorbe Ansennes, Monthières et Séry.

    Les de Cayeu furent seigneurs jusqu'en 1418 avec Mathieu Le Cayeu, chevalier, mort sans postérité.

    La seigneurie passa à Jean de Mailly, chevalier et chambellan du roi, ses descendants gardèrent la terre jusqu'en 1680.

    Acquise par Nicolas-Joachim Rouault, marquis de Gamaches, gouverneur de Saint-Valery et de Rue.

    Puis ses descendants jusqu'en 1789.

    ***

    Possession des Cayeu, puis des Monchy, la seigneurie d'Ancennes-ou Ansennes-échut en 1600 à Antoine Le febvre, seigneur de Milly et des Autheux, conseiller du Roi en l'élection de Doullens, puis en 1640 à son fils Jean, lieutenant d'infanterie au régiment de Monteclair, qui était y demeurer.

    Bouttencourt

    Lefebvre-Milly : de sable au chevron d'argent, chargé de trois roses de gueules.

    Passa peu après à Charles Clément du Wault, auquel succéda son fils cadet et homonyme, maréchal de camp et gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, dont le titre de marquis de Monthières lui venait de la terre voisine.

    Bouttencourt

    du Wault : d'or à trois bandes de gueules

    Source: "Histoire généalogique de la maison de Clément, 1675". 1 vol. manuscrit par Jean Haudicquer (coll. privée)

    Louis-Clément du Wault, le fils de ce brillant personnage, fut capitaine de cavalerie, mais accumula les dettes au point de voir ses terres d'Ansennes et de Monthières saisies par ses créanciers, l'ensemble fut adjugé en 1763 à Marc-Antoine Godde, maître particulier des Eaux et Forêts, et important négociant installé à Abbeville.

    Le sieur Godde mourut prématurément en 1776 dans le château de Monthières qu'il avait fait construire dans la vallée et dont hérita Alexandre, l'aîné de ses fils, dit M.de Monthières.

    Augustin Godde, le cadet connu sous le nom de M.d'Ancennes, fut maire de Bouillancourt de 1812 à 1830, il épousa Sophie de Quincarnon  et après le retour des Bourbons, fit construire sur sa terre une demeure à l'allure insolite d'une villa italienne.

    Bouttencourt

    en 1864 

    Mis en vente par ses héritiers à sa mort en 1858, le domaine fut acquis par Victor-Emile Chivot, négociant à Abbeville, qui fit reconstruire le château au lendemain de la guerre de 1870, il y meurt en 1893.

    Bouttencourt

    La fille d'Aline Chivot et d'Edmond Cottini épousa en 1901 Francis Rouget, aïeul des propriétaires actuels.

    Bouttencourt

    Quant au château de Monthières, acheté en 1864 par Ernest de Lignemare et son épouse Valentine Thiéron de Monclin, il échut en 1901 à Fernand et René de Monclin, puis en 1924 à Robert de Monclin qui épousa Germaine Rouget et réunifia ainsi le domaine de Marc-Antoine Godde.

    Bouttencourt

    de Monclin : de gueules, au chevron d'argent accompagné de deux merlettes affrontées du même, et en pointe d'un croissant d'argent.

    Aujourd'hui propriété de M.Yves de Monclin, c'est un édifice du milieu du 18ème siècle.

    Bouttencourt

     

    Bouttencourt

     

    Photo : Jean-Noël Marchiset

    ***

    Abbaye de Séry

    Un prieuré avait été fondé en 1127 par Anselme de Cayeu, seigneur de Bouillancourt-en-Séry. En 1136, des religieux prémontrés venus de l'abbaye Saint-Josse de Dommartin (Pas-de-Calais) s'installèrent à Séry qui devint abbaye en 1150. En 1185, la communauté se fixa près de la Bresle au lieu-dit Les Pratos (les prés).

    L'abbaye eut à souffrir de la guerre de Cent Ans, des soldats français défendant le passage de la Bresle. En 1415, les Anglais brûlèrent l'abbaye et emmenèrent l'abbé en captivité en Angleterre.

    En 1565, l'abbaye fut pillée par les huguenots.

    Au xviie siècle, l'abbaye fut reconstruite par les abbés commendataires Alphonse de Halewyn et Gaston Chamillart. Thomas Corneille y passa en 1704.

    Déclarée Bien national à la Révolution, l'abbaye fut vendue en 1791. Sous le Second Empire, elle fut transformée en filature.

    Elle accueille aujourd'hui un centre de loisirs et de séminaires de la ville d'Amiens.

    Les vestiges de l'abbaye (façades et toitures du bâtiment principal, cage d’escalier, escalier et sa rampe en fer forgé, chambre du premier étage avec son décor de lambris du xviiie siècle, salle voûtée, galerie du cloître et charpente, murs de clôture et sols archéologiques) sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 17 juin 2016

    Bouttencourt

    Bouttencourt

    photo : Hubert Fleury

     


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  • Bailleul

     

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    D'hermine à l'écusson de gueules.

    *

    Ce sont les armes des De Bailleul, originaires du village de Bailleul, en Vimeu. Cette famille picarde d'ancienne chevalerie est connue pour avoir donné deux vice-rois à l'Ecosse aux XIIIe et XIVe siècles: Jean et Edouard, son fils.
    Un autre blason est parfois donné pour Bailleul en Vimeu: d'argent à la bande de gueules. C'est une erreur: ce blason s'applique à Bailleul-lès-Pernes, dans le Pas-de-Calais (62), armes communales inspirées d'une autre famille du même nom.

    Jacques Dulphy.

    *

    Les coutumes locales de la seigneurie furent rédigées le 15 septembre 1507. La châtellenie de Bailleul était un des fiefs les plus importants du Vimeu et de tout le Ponthieu : trente-deux seigneuries en relevaient. On remarque encore, dans le bois, l'emplacement du château des anciens sires de Bailleul, dont le périmètre est encore nettement dessiné et circonscrit par des fossés très profonds.

    Bailleul

    Bailleul

     

     Le roi d'Angleterre, Henri V logea probablement une nuit au château de Bailleul qui avait appartenu aux rois d’Écosse. En effet quelques jours avant la bataille d’Azincourt, le 3 octobre 1415, n’ayant pu traverser la Somme au gué de Blanquetaque, alors défendue par les miliciens d’un bon corps de troupes et par une barrière de palissades et de canons, il vint camper à Bailleul. Cette forteresse fut prise en 1420 aux Anglo-Bourguignons par les Dauphinois, et de cette époque date sa destruction. 

    Dès le 11ème siècle, on trouve des seigneurs portant le nom comme Guy de Bailleul, chevalier, qui accompagna Guillaume de Normandie à la conquête de l'Angleterre.

    - 1237-1267, Jean DE BAILLEUL, chevalier, seigneur de Dompierre, d’Hornoy. Lord de Bernard Castle et seigneur de Stokesley, Fotheringay, Torkesey, Biwell, Wodehorn, Dryfeld, Kempeston et Tottenham en Angleterre. Mort avant 1277. Il épouse Lady Dervegulde de Galloway, nièce de Malcolm IV, en 1233. Ce couple sera à l’origine du plus ancien collège de la plus ancienne université britannique. « Balliol College » (Oxford) est fondé en 1263 par John de Balliol et Lady Dervegulde, en réparation d’un différent qui avait opposé Jean à l’évêque de Durham. Jean meurt en 1268, son épouse en 1290. Ils eurent : - 1314-1363,Edouard de BAILLEUL, roi d'Ecosse, couronné roi le 24 septembre 1332, il renonce au trône le 20 janvier 1356 ; seigneur de Dompierre jusqu’en 1334 (confisqué par arrêt du Parlement et donnée par le Roi à Thomas de Marigny), d’Hélicourt (confisqué en 1338 par le Roi qui le donne en 1355 à Jacques de Bourbon, comte de la Marche), d’Hornoy (confisqué en 1330 par le Roi et donné à Ferry de Picquigny), mort sans postérité en 1363.

    Son héritier sera son cousin Raoul de Coucy,.

    Au 15ème siècle les de Roucy par le mariage de Blanche de Coucy avec Hugues de Roucy.

    Les de Melun au 17ème.

    Les de Langhéac par le mariage de Louise-Elisabeth de Melun avec Gilbert-Allyre-Antoine de Langhéac.

    En 1780 vente à Louis-René de Belleval, époux de Geneviève-Charlotte Crignon de Beauverre, dame de Coquerel en Vimeu, Courcelles et Frettemeule. 

    ***

    Fief de Coquerel

    situé en Bailleul et Limeux

    Possession de Binet Pappin en 1380, la seigneurie avait pour chef-lieu, au milieu du 15ème siècle, une bonne neuve maison, un dénombrement de 1551 faisait état d'une maison seigneuriale avec granges, colombier....il fut tué à la bataille d'Azincourt en 1415.

    Bailleul

    Pappin : d'azur, à trois pommes de pin d'or

    Son fils Nicolas épousera Henriette de Frieucourt, son petit-fils Jean épousera Barbe Doresmieux en 1450.

    A la fin du 16ème Jeanne Pappin épousa Adrien de Court et en 1607 François de Court, écuyer, seigneur de Coquerel et y demeurant, donna bail à la maison et cense de nouveau rebâtie et construite.

    Nicolas Pappin et son fils Artus furent inhumés dans l'église.

    Bailleul

    A la mort de Georges de Court en 1640, la terre revint à son oncle Eustache de Broutelles, conseiller du Roi en l'élection de Ponthieu, il meurt en 1694.

    Marie-Charlotte de Broutelles épousa en 1735 Antoine Crignon de Beauverne, lieutenant de cavalerie.

    Bailleul

    de Broutelles : d'azur, à la croix d'argent cantonnée de quatre croissants d'or.

    En 1773, leur fille Charlotte épousa Louis-René de Belleval, marquis de Bois-Robin.

    ***

    Eglise Saint-Martin

    Edifiée au XVIème siècle en pierre avec un chœur à chevet plat plus bas et plus étroit que la nef. Un clocher-porche surmonté d'une flèche octogonale en pierre domine la façade d'une très grande sobriété.

    Bailleul

    en 1854

    Bailleul

     


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  • Bouvaincourt sur Bresle

     

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    D'argent au chevron de gueules, accompagné de trois tourteaux du même ordonnés en orle en chef à dextre et de trois billettes de sable ordonnées en orle à senestre et de trois autres du même mal ordonnées en pointe.

    ***

    La commune a relevé les armes de la famille De Friaucourt (dite aussi De Frieucourt).
    Cette famille, qui a possédé jusqu'au début du XVIe siècle la seigneurie de Friaucourt, en Vimeu, donna ensuite les seigneurs du hameau de L'Isle-Saint-Hilaire (paroisse de Bouvaincourt) de 1510 à 1728.

    Ont été inhumés dans l'église de Bouvaincourt les deux derniers seigneurs du nom, en 1701 et en 1728: Nicolas de Friaucourt, écuyer, seigneur de Lisle-Saint-Hilaire et de Tully, et sa fille Antoinette. 
    (Jacques Dulphy)

    Bouvaincourt sur Bresle

    Blason sur la mairie

    *

     Il y avait deux seigneuries : Bouvaincourt et le fief de Lisle-Saint-Hilaire

    Bouvaincourt : en 1215 on trouve comme seigneur Rorgon de Beauchamp dit de Bouvaincourt et en 1218 André de Bouvaincourt.

    Puis les de Créquy en 1311 jusqu'en 1380 où Philippine de Créquy épouse Charles de Soyecourt.

    Vers 1398 Hugues de Soyecourt vend à Marie de Berry, comtesse d'Eu, épouse de Philippe d'Artois.

    La terre passe ensuite au duc de Nevers qui la cède vers 1570 à Antoine Olivier, trésorier général à Bourges.

    Revendue peu après à Claude de Maricourt, veuve de Nicolas Rouault de Gamaches, elle épouse ensecondes noves Joachim de Bellengreville, grand prévôt de France.

    Bouvaincourt sur Bresle

    Rouault : De sable à deux léopards d'or l'un au-dessus de l'autre, armés et lampassés de gueules.

    La terre demeura aux Rouault jusqu'à la Révolution, le dernier seigneur fut Nicolas-Aloph Rouault.

    La seigneurie consistait en un château avec fossés et basse-cour, il était déja en ruines en 1589, en 1848 on a démoli un reste de tour subsistant.

    Bouvaincourt sur Bresle

    château actuel faisant chambres d'hôtes (Florestine Forestier).

    Fief de Lisle-Saint-Hilaire

    Jeanne de La Motte, épouse de Guillaume d'Embreville en 1311-1322

    Les d'Embreville tinrent le fief lusqu'en 1459 par le mariage de Guyote d'Embreville avec Hue de Flexicourt .

    Bouvaincourt sur Bresle

    Dès 1510 la terre appartient à Louis de Frieucourt, cette famille gardera la terre jusqu'en 1728, quand Antoinette de Frieucourt épouse Pierre-Hubert de Fontaines, ils n'eurent pas d'enfants, leur héritier en 1760 fut leur cousin Charles-Philippe Aymard, marquis de Fontaines.

                                                      *

                                         Eglise Saint-Hilaire            

                   La construction de l'église Saint-Hilaire remonte au XIIe siècle pour le clocher, au XIIIe siècle pour le chœur, le transept a été construit au XIVe siècle et la nef au XVe siècle .

    L’église de Bouvaincourt a été construite en pierre selon un plan en forme de croix latine. L'élément le plus imposant de cette église est la tour-clocher qui s'élève sur quatre étages. Ce clocher massif est de style roman. Au sud, à la rencontre du clocher et de l’église, se trouvent les restes d'une tourelle ronde dans laquelle une meurtrière est percée. Aux deuxième et troisième étages du clocher, des meurtrières ont été ouvertes. Au quatrième étage, trois fenêtres ont été créées.

    On pénètre dans le bâtiment par un porche à deux entrées ogivales, l’une au nord et l’autre au sud. L’épaisseur des murs à cet endroit est de 1,70 m.

     

    Le chœur comprend cinq fenêtres en plein cintre ou ogivales. Elles sont sept fois plus longues que larges. Un arceau sépare le chœur de la nef.

    Bouvaincourt sur Bresle

    en 1853

    Bouvaincourt sur Bresle

                           


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