• Chepy

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'or à trois fasces de gueules.

    Devise: « libertas omnium in uno commune ».

    ***

    La commune relève, telles, les armes de la famille De Grouches.

    Chepy

     

    Les De Grouches, qui devinrent plus tard De Grouches de Chepy, devinrent seigneurs de Chepy par le mariage en 1586 d'Anne de la Rivière, seule héritière du dernier seigneur du nom, avec Robert de Grouches, bailli du Valois, chambellan et gentilhomme ordinaire du roi, chevalier de l'ordre du roi, gouverneur de Pont-Rémy, mort en 1625.

    Son arrière-arrière-arrière-petit-fils, Antoine de Grouches, marquis de Chepy, était seigneur du lieu depuis 1751 quand vint la Révolution. Il mourut en 1834 ne laissant qu'une fille.
    Le premier De Grouches connu est Thierry de Grouches, chevalier, seigneur de Grouches en 1290. Le blason familial avait pour cimier une demi femme échevelée au naturel, et pour tenants deux sauvages.

    La commune actuelle de Grouches-Luchuel (80), près de Doullens, d'où la famille est originaire, a repris le même blason, mais porte les fasces vivrées.
    (Jacques Dulphy)

    Chepy

    Massif armorié devant la mairie ( photo J.Dulphy, juin 2016).

    ***

     Chépy avait son château, son seigneur et son domaine seigneurial. Nous avons également trace de nombreux fiefs au sein même du village : fiefs Grison, des Rimeux, de Monchaux, et le plus important fief d'Émonville. Ces fiefs étaient des terres tenues en propriété et quelquefois par un seigneur comme celui d'Émonville, avec la particularité de faire redevance, soit à un autre seigneur de plus haute distinction, soit au roi lui-même. La seigneurie de Chépy était baronnie en 1526 et fut érigée au marquisat en 1748 par Nicolas Antoine de Grouches, seigneur, chevalier, maréchal de camp et Grand-Croix de Saint-Louis. 

    ***

    Château Dufour  qui est maintenant la mairie

    Chepy

     

    ***

    Eglise St Pierre

    Chepy

    L'église Saint-Pierre, en brique et à ouvertures romanes, contient une œuvre de Gustave Riquet : La Vocation de Saint-Pierre. Une chapelle existait déjà, et existe une trace d'une visite par l’évêché d'Amiens au xve siècle. C'est à partir de cette chapelle que l'église fût construite au début du xvie siècle. Une note nous est laissée où il apparaît qu'un compromis fut passé, en 1501, entre un maçon de Chépy et les habitants du dit lieu, stipulant la pose de 120 000 briques sur des travaux déjà commencés. On y constate aussi que les habitants ont eux-mêmes participé à la fabrication des briques pour les vendre au profit de l'église. La tradition orale voulait que ces briques fussent faites près de l'église, et que le maçon bâtisseur s'appelât François Hermel

     


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  • Bettencourt-Rivière

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'argent au chevron de gueules soutenu d'une épée haute du même; au comble de sinople plain.

     

    Le blason de Bettencourt-Rivière, tel qu'il a été adopté par la commune et qu'il figure sur les plaques de rue (en 2011) est composé notamment des armes des De Damiette.
    Les De Damiette furent seigneurs du lieu depuis Adrien en 1480, écuyer, jusqu'à Pierre de Damiette, qui vendit en 1710 à François d'Hollande de Friaucourt, trésorier de France à Amiens. Une tradition familiale, que rien n'établit, faisait descendre les De Damiette des De Domqueur, ils auraient conservé le chevron de gueules des de Domqueur mais changé l'or pour l'argent et ajouté une épée.

    On trouve un Simon de Damiette maïeur d'Abbeville en 1211.

    Bettencourt-Rivière

     

    Les De Damiette portaient "d'argent au chevron de gueules, soutenu d'une épée haute du même". On voit parfois un champ d'or. Mais jamais les De Damiette n'ont porté un comble (ou un chef, mais sur le blason qui figure sur les plaques, il s'agit bien d'un comble) de sinople. Ce comble paraît être de fantaisie. Aucune autre famille n'ayant tenu la terre de Bettencourt-Rivière n'a porté chef ou comble de sinople.
    (Jacques Dulphy) 

    Bettencourt-Rivière

    (Photo Jacques Dulphy) 

    ***

    — 1450-1480, Jean LE PELLE, écuyer, seigneur de Bettencourt-Rivière, Longuemort, Epaumesnil, dit Le Bel. Epoux d’Alix du Maisniel par son testament du 21 mars 1480, il fit don à sa femme des 2 dernières seigneuries que celle-ci transmis à Jacques et à Pierre ses neveux.

    — 1480-1511, Adrien DE DAMIETTE, écuyer, seigneur de Bettencourt-Rivière légataire de (neveu du précédent). Epoux de Jeanette du Maisniel le 4 avril 1479.

    — 1511-1525, Hubert DE DAMIETTE, écuyer, seigneur de Bettencourt-Rivière, époux de Denise de Belloy, par contrat du 29 décembre 1511.

    — 1525-1580, Antoine DE DAMIETTE, écuyer, seigneur de Bettencourt-Rivière, époux de Marguerite de Fay, puis de Catherine Carpentin.

    — 1580-1621, Antoine DE DAMIETTE, écuyer, seigneur de Bettencourt-Rivière, époux de Gabrielle de Vaconssains.

    — 1621-1654, Pierre DE DAMIETTE, écuyer, seigneur de Bettencourt-Rivière, Saint-Remy, gentilhomme de la vénerie du roi. Epoux d’Henriette des Friches par contrat du 15 avril 1621.

    — 1654-1700, Claude DE DAMIETTE, écuyer, seigneur de Bettencourt-Rivière, Saint-Remy, Beaupré, Courchon, Condé-Folie, Infray. Epoux de Suzanne du Maisniel de Longuemort par contrat du 9 mars 1654.

    — 1700, Pierre DE DAMIETTE, écuyer, seigneur de Bettencourt-Rivière, Saint-Rémy, Infray, les Autheux, Wimille, Machiel, Hocquincourt, Malborgne, la Gloriette, Métigny, époux de Marie-Honorée Danzel par contrat du 14 juin 1692 puis de Jeanne de Monchy de Sénarpont en 1699, vend, pour payer les dettes de son père et se retire à Saint-Rémy-en-Rivière, au suivant :

    — 1710, François D'HOLLANDE DE FRIAUCOURT, seigneur de Framicourt trésorier de France à Amiens en 1688.

    — 1730, Marie-Madeleine DE HOLLANDE, femme en 1702 de Claude Barthélémy Honoré de Louvencourt, seigneur de la Cour de Fieffes. a pour héritier son oncle :

    — 1749, Charles-François-Firmin, marquis DE LOUVENCOURT, qui a pour héritier son frère.

    — 1780, Nicolas-Barthélémy, marquis DE LOUVENCOURT.

    — 1789, Claude-François-Joseph, marquis DE LOUVENCOURT.  

    ***

    Eglise Notre-Dame de Rivière

    Origine XIIIème, très restaurée

    Bettencourt-Rivière

     

    Eglise St Martin de Bettencourt

    XVIème, très restaurée

    Bettencourt-Rivière


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  • Allery

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    De sable à trois flanchis d'or accolés, posés et rangés en bande.

     

    "Allery s'est inspirée du blason de la famille Du Hamel, qui fut seigneur du lieu, depuis 1460 avec Renault du Hamel dit Le Carpentier, écuyer, jusqu'à François du Hamel, seigneur en 1585, un des cent gentilhommes de la maison du roi (source : Belleval, Fiefs et seigneuries du Ponthieu et du Vimeu, 1870).

    La famille Du Hamel portait : d'argent à la bande de sable chargée de trois flanchis d'or posés dans le sens de la bande. Cette famille était originaire du village du Hamel, près de Corbie (80), où elle apparaît en 1202.

    La commune d'Allery porte : de sable à trois flanchis d'or, rangés en bande et posés dans le sens de la bande.
    A noter que l'actuelle commune du Hamel (80) a adapté, elle aussi, les armes de la famille du Hamel : elle en a conservé l'argent du champ et a remplacé les flanchis par des croisettes, posées à plomb.
    La maison du Hamel avait pour supports et cimier trois cigognes.

    Allery

     

    Les Du Hamel étaient châtelains de Bulles, seigneurs d'Allery, d'Aubigny, de Rancières, de saint-Rémy-en-Bouzemont, marquis de Bourseville, comte du Hamel-Saint-Rémy et du Hamel en Picardie, comte ou vicomte de nombreux autres lieux tant en Picardie qu'en Guyenne."

    (Jacques Dulphy)

    La seigneurie passa à Charles Le Fort de Fermenbrun par son mariage avec Jeanne du Hamel.

    Puis à François Le Roy de Valanglart par son mariage avec Antoinette Le Fort, en 1668.

    ***

    Il y eut un château fortifié en haut de la ruelle Lagache, totalement disparu.

    ***

    Eglise de la Trinité 

    Remonte au XIIème siècle, remaniée au XVIème

    Allery

     

    Fonts baptismaux du XVIème

    Allery

    Alleryphoto: A.Guerville

    Furent donnés par Lionel du Hamel (mort en 1544) et par son épouse Françoise d'Occoches.

    D'argent à la fasce de gueules, surmontée de trois coqs de sable, membrés, crêtés, becqués et couronnés de gueules

    Allery

    On y voit leurs armes, avec une différence puisque les coqs d'Occoches sont sur la fasce centrale.

    Allery

     

     

    Mise au tombeau en pierre polychrome du XVIème

    Allery

    photo: André Guerville


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  • Fontaine-sur-Somme

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'azur à la fontaine héraldique d'argent à trois fasces ondées d'azur, cerclée d'or, rayonnant de huit têtes d'échevins du même, alternativement posées de face et de profil.

    Variante: Vairé d'or et d'azur.

    Fontaine-sur-Somme

     

    "La commune de Fontaine-sur-Somme n'a pas relevé le blason des sires de Fontaines  (d'or à trois écussons de vair, ou vairé d'or et d'azur, ou vairé d'argent et d'azur : les variantes sont nombreuses et il y en a d'autres), mais s'est fait un blason en s'inspirant du sceau des échevins de Fontaines, dont un exemplaire du 13e siècle est conservé à la Bibliothèque municipale d'Abbeville. Sur le blason de Fontaine, les échevins sont représentés en buste autour d'une fontaine héraldique (armes parlantes) "alternativement posés de face et de profil".

    Fontaine-sur-Somme

    Sur le sceau original du 13e siècle, comme sur le monument aux morts de 1922 où le sceau est également reproduit sur un médaillon de marbre blanc, les échevins sont représentés plein corps, tirant chacun une corde depuis le creux d'un bassin où coule une fontaine commune, comme s'ils y puisaient l'eau. Cette représentation, connue pour d'autres sceaux, est dite "à marmousets".

    Fontaine-sur-Somme

    Une erreur échappe souvent aux observateurs : le sceau original compte sept échevins. Le médaillon du monument aux morts en compte huit, et le blason communal aussi, sans doute pour des raisons de simple symétrie.

    L'ouvrage collectif "l'histoire de Fontaine", publié en 1972, ne dit rien de l'adoption d'un blason par la commune de Fontaine-sur-Somme. Sans doute, le sceau fut-il intégré à un écu lors de l'enquête réalisée en 1970-1971 pour l'élaboration de l'Armorial de la Somme, édité en 1972 par le Conseil général.

    Il faut noter aussi que, sur le rapport de la "Commission communale d'examen du projet d'érection du monument aux morts établi en 1920 (Archives de la Somme), il est stipulé à l'intention de l'artiste : "Sur la face postérieure figureront sculptées en bas-relief les armes de Fontaines". Sceau et blason semblent alors pleinement confondus. 

    La charte d'émancipation communale de Fontaine fut accordée en 1282 par Edouard 1er (et non Edouard III comme il est écrit dans l'Armorial de la Somme), roi d'Angleterre et Comte de Ponthieu, et par Jeanne de Fontaine, dame du lieu. L'échevinage comptait alors sept échevins, et non huit.

    ***

    Issus des comtes d'Abbeville, les seigneurs furent l'une des familles les plus importantes du Ponthieu et du Vimeu.

    Guillaume est cité en 1119, Aléaume seigneur de Long et Longpré, maïeur d'Abbeville en 1185 fut l'un des capitaines de Philippe-Auguste, il mourut en Palestine en 1205.

    Dans les premières années du 14ème siècle, Jeanne de Fontaines épousa Jean de Crésecques, conseiller et chambellan du roi.

    En 1312, Robert d'Ailly en était le seigneur et rendit aveu au roi d'Angleterre pour son manoir, cette modeste demeure, sans défenses, dut disparaîre au début de la guerre de Cent-Ans lorsque les Anglais brûlèrent le village quelques jours avant la bataille de Crécy.

    Catherine d'Ailly épousa Jean de Fosseux, capitaine général de l'Artois.

    Par legs successifs, la terre échut au comte d'Egmont qui la vendit en 1588 à Antoine d'Hallwyn, bailli d'Amiens, il s'agissait essentiellement d'une terre de rapport car lorsqu'en 1698, la duchesse de Croÿ, née d'Hallwyn, la céda au marquis de Mailly, il n'existait qu'une modeste maison seigneuriale en briques et pierre.

    Fontaine-sur-Somme

    d'Argent à trois lions de sable, lampassés de gueules, armés et couronnés d'or

    A la mort de Louis, dernier marquis de Mailly en 1770, la terre échut à son neveu Ghislain de France, comte d'Hézecques qui se montra prodigue au point de s'en défaire six ans plus tard au profit du marquis de Monsures, ancien page de la Grande Ecurie et capitaine au régiment d'Escars.

    Fontaine-sur-Somme

    de sable à la croix d'argent, chargée de cinq fermaux de gueules

    Léonor-Chrétien de Monsures (1724-1809) avait épousé Marie-Renée Chauvelin, fille de l'intendant de Picardie qu'il avait la douleur de perdre à 20 ans,retiré du service, il avait épousé en secondes noces, en 1773, Marie-Jeanne Le Normand de Victot, il avait acquis la terre en 1776.

    Il fit entreprendre la construction d'un château mais revendit le tout dès la fin 1777 pour se fixer à Paris.

    L'acquéreur fut Adrien Gaillard de Boëncourt qui fit vendre aux enchères les matériaux du château inachevé.

    En 1789, la terre appartenait à François Gaillard de Framicourt et Louise-Gabrielle Gaillard de Franval.

    Fontaine-sur-Somme

    ***

    Eglise Saint-Ricquier

    Fontaine-sur-Somme

    En 1851

    Edifiée à la fin du XVème et début XVIème

    Gravement touchée par les combats de 1940, il ne restait que les murs.

    La restauration débuta après la Seconde Guerre et fut très longue, ne s'acheva que dans années 1970.

    Fontaine-sur-Somme

    Fontaine-sur-Somme

    Portail latéral

    Fontaine-sur-Somme

    On y trouve le Porc-épic de Louis XII et la salamandre de François 1er dans des médaillons.


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  • Hameau rattaché à la commune d'Aigneville.

    Hocquélus

    Château en 1855

     

    En 1290, Honoré d'Hocquélus était clerc du Conseil aux Assises du Ponthieu.

    Ses descendants allèrent s'établir au XVIème siècle au-delà de la Bresle, à Famechon, tandis que de nouvelles familles prenaient leur place.

    Jean Danzel, représentant d'une branche cadette des Danzel de Boismont, acquit la terre en 1539 qui allait demeurer près de quatre siècles dans sa descendance.

    En 1634 Charles de Belleval, seigneur de Rouvroy, fit édifier une chapelle, d'abord dans l'enceinte du château puis déplacée en 1659 là où elle se trouve aujourd'hui, il y fut inhumé en 1657 avec son épouse Claude du Maisniel de Longuemort décédée en 1652.

    Hocquélus 

    clic pour agrandir 

     

    Hocquélus

     

     

    Hocquélus

    Hocquélus

    De Belleval : de gueules à une bande d'or accompagnée de sept croix potencées.

    Hocquélus

    Du Maisniel : d'argent à deux fasces, chargée chacune de trois besants d'or.

    Hocquélus

     

    La seigneurie échut à leur fille Bonne de Belleval, qui épousa en 1644 son voisin Jean Danzel de Beaulieu.

    Né de ce mariage Antoine Danzel, lieutenant-colonel de cavalerie, dut faire construire la gentilhommière actuelle dont la date de 1675 correspond à celle de son mariage avec Marie-Honorée Boullet, remarié à Marie de Huitmille, il meurt sans postérité en 1727 et sera inhumé dans la chapelle.

    Hocquélus

    Danzel d'Aumont et de Boffle : de gueules au lion d'or.

    Le domaine revint à son cousin Antoine Danzel de Boffle, époux de Marie-Françoise de Coppequesne , il meurt en 1766.

    Hocquélus

    Hocquélus

    Pierre tombale de Antoine Danzel de Boffle et de Marie-Françoise de Coppequesne

    César-Antoine Danzel de Boffle, capitaine de Saint-Valery, prend la succession, il épousera sa cousine Marie-Catherine Danzel de Lignières, il meurt en 1798.

    Puis leur fils Charles-Jérôme, officier de la marine royale, qui épousera Jacqueline-Charlotte Descombes, il meurt en 1847 sans postérité.

    Hocquélus

     


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