• Canaples

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    D'or au créquier arraché de sinople.

    ***

    "Thibaud de Canaples, chevalier, était seigneur de Canaples en 1252. Son sceau équestre, conservé aux Archives de la Somme, ne permet plus d'en lire le blason.

    La seigneurie passa par mariage aux illustres Créquy (qui portait : d'or au créquier de gueules, armes parlantes) une famille, connue depuis le Xe siècle en Artois.
    Jehan, sire de Créquy, Fressin et Canaples (né vers 1400, mort en 1472) était premier chambellan, capitaine et diplomate.

    Canaples

    gouache de Marcel Stiennon 

    D'autres seigneurs de Canaples, parmi lesquels Charles 1er de Blanchefort-Créquy (1575-1638à), prince de Poix, seigneur de Créquy, Fressin et Canaples, maréchal de France, ont marqué l'Histoire.

    La branche des seigneurs de Canaples s'éteignit avec Jean-Antoine de Créquy, chevalier, baron de Frohard, dit Le comte de Canaples, allié en 1729 à Charlotte de Rohan.

    Canaples

     

    D'autres communes, surtout d'Artois, ont relevé les armes des Créquy, notamment Fressin (62), Planques (62) et Créquy (62). Fressin les accompagne d'un chef au bélier, Planques les utilise en écartelé, et Créquy telles.

    La commune de Canaples a relevé elle aussi le blason de la famille de Créquy, mais en a judicieusement changé l'émail du créquier, qui passe de gueules en sinople." (Jacques Dulphy)

    ***

    Au Moyen Âge, un château dominait le village. Aujourd'hui, il n'en reste plus rien. Il se situait à l'ouest de l'église actuelle (ancienne chapelle du château). Depuis le xiie siècle, divers écrits relatent l'existence des seigneurs de Canaples  

    • en 1140, Dreus d'Amiens ;
    • en 1252, Thibault, fonda la chapelle Saint-Hubert du château .
    • La seigneurie est associée à la famille de Créquy depuis le milieu du XIIIème siècle

     

                                                              Le château

    Canaples

    Canaples

    Façade postérieure en 1920

     

    En 1887, Benjamin Hordequin, fils d'un pharmacien de Doullens, fait construire un chalet d'agrément au lieu-dit Himont (matrice des propriétés bâties), sur un terrain appartenant à la famille de son épouse, née Marie-Louise Carette.

     

    Son père, Amédée Hordequin, ayant fait fortune entre temps dans l'exploitation du phosphate à Beauval, le propriétaire fait construire la demeure actuelle en 1898 sur les plans de l'architecte amiénois Anatole Bienaimé,

    Le médaillon aux initiales H et C (Hordequin et Carette) tendrait à prouver que la demeure était réservée à l'usage du couple. Dans le même temps, l'ancien chalet est converti en bâtiment rural , peut-être s'agit-il de l'actuel bâtiment des communs. 

    Canaples

    Canaples

     

    Quelques années après, Benjamin Hordequin cède la propriété en cadeau de mariage à sa fille unique Lucie (1879-1969), qui épouse vers 1902 le vétérinaire Joseph Leroy.

     la grille d'entrée monumentale, datée de 1908 et surmontée d'un médaillon ajouré aux initiales L et H (Leroy et Hordequin). Cette grille, comme celle de la basse-cour, est signée P. Carpentier, entrepreneur à Doullens. 

    Canaples

     

    Durant la guerre de 1914-1918, les châtelains logèrent des officiers français et alliés. Les anglais y fixent leur état-major qui reçoit, à l’hiver 1917, la visite du Prince de Galles, devenu plus tard l’éphémère roi Edouard VIII d’Angleterre, des troupes indiennes y cantonnent.

     

    Réquisitionnée par l'occupant durant la Seconde Guerre mondiale pour abriter le commandement militaire local (Ortskommandantur).

    En 1971, les quatre enfants de Lucie Leroy vendent la propriété, qui changera de propriétaires à nouveau 1989, en 1998 et en 2010.

                                                                   Eglise Saint Nicolas

    Canaples

    En 1876

    La première mention de l'église de Canaples remonte à 1164. La cure était à la nomination du prieuré d'Epécamps, qui était également le gros décimateur de la paroisse, avant que les biens et droits du prieuré passent en 1178 à l'abbaye de Saint-Martin-aux-Jumeaux d'Amiens, notamment la ferme de Rhin et sa chapelle. L'église a dû faire l'objet de travaux au 16e siècle, dont subsiste une baie à archivolte du mur sud de la nef. Comme le laisse penser l'abside à trois pans, le portail occidental, et les baies de la nef, l'édifice a été largement reconstruit au 18e siècle. Sous l'Ancien Régime, la cure était à la nomination de l'évêque et de l'abbé de Saint-Martin-aux-Jumeaux, et la dîme était partagée entre l'évêque, le curé et le prieur de Saint-Pierre d'Abbeville. Lors des travaux de restauration de 1839, la pente du toit a été abaissée, tandis que le dôme qui couvrait la tour-clocher a été remplacé par une flèche octogonale, probablement lors des travaux de restauration réalisés vers 1890. Au 19e siècle, la paroisse de Canaples est constituée en église succursale avec fabrique. L'église est toujours entouré du cimetière, considérablement agrandi au 20e siècle.

    Canaples

    Début XXème


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  • Berteaucourt-les-Dames

     

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    D'azur à trois poissons d'argent posés en fasce l'un au-dessus de l'autre.

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    Ce sont, en partie, les armes de l'ancienne abbaye bénédictine Notre-Dame de Berteaucourt.

    Cette abbaye de dames, fondée en 1092 à la demande de Saint Gautier de Pontoise (né à Andainville, 80) donna son nom au village.

    Elle fut dévastée à la Révolution; seules furent épargnés le logis abbatial et l'église. Le blason de l'abbaye portait trois poissons d'argent sur champ d'azur; un pal de gueules brochait sur le tout, lui-même chargé d'une crosse d'abbesse d'argent.

    Berteaucourt-les-Dames

    La commune, pour son blason, a abandonné le pal et la crosse.

    D'après la tradition, ces poissons sont des harengs; nous ne sommes pourtant pas sur la côte. La même tradition prétend que les matelots de Saint-Valery-sur-Somme apportaient chaque année 200 harengs aux dames de Berteaucourt, "en échange de bonnes prières".

    (Jacques Dulphy)

    Berteaucourt-les-Dames

     ***

    Abbaye Sainte-Marie de Berteaucourt

    L'abbesse était seigneur de Berteaucourt et avait droit de basse, moyenne et haute justice. Au xvie siècle, l'abbaye fut soumise au régime de la commende.

    Le roi Henri IV nomma Angélique d'Estrées, sœur de Gabrielle d'Estrées, abbesse de Berteaucourt, ainsi pouvait-il rendre visite à sa maîtresse logeant dans l'abbaye de sa sœur.

    À la veille de sa disparition, l'abbaye possédait des biens dans une cinquantaine de paroisses. Les revenus de l'abbaye s'élevaient à plus de 8 000 livres. Elle possédait une rente de l'hôtel de ville de Paris d'un capital de 2 500 livres en 1714. Les abbesse jouissaient d'une grande popularité parmi les habitants des environs à cause des aumônes et autres libéralités qu'elles distribuaient.

    Déclarée bien national à la Révolution, les biens de l'abbaye furent mis en vente le 15 février 1791. En 1823, une offre de vente prouve que la plus grande partie de l'abbaye était toujours debout. De nombreux bâtiments furent détruits par la suite, et la moitié de l'église abbatiale fut démolie, l'autre moitié servant désormais d'église paroissiale.

    Berteaucourt-les-Dames

     

    Berteaucourt-les-Dames

    Berteaucourt-les-Dames

    Berteaucourt-les-Dames

     

     

     

    Eglise abbatiale Saint-Nicolas

    Berteaucourt-les-Dames

    Berteaucourt-les-Dames

    Elle a été édifiée à la fin du xiie et au tout début du xiiie siècle. Elle est de style roman tardif. C’est l’un des derniers édifices romans de Picardie construit avant l’avènement du gothique.

    L’église abbatiale fut à la Révolution transformée en église paroissiale et à demi-détruite au début du xixe siècle.

    Classé sur la première liste des Monuments historiques de 1840, elle fut restaurée sous le Second Empire et au début de la IIIe République par l’architecte Edmond Duthoit qui reconstruisit un chœur et le bas-côté nord.

    • Au sud de la nef, se dresse le mausolée de Charlotte d'Halluin, vingt-cinquième abbesse de Berteaucourt décédée en 1586.
    • Daté de 1605, c’est un monument sculpté polychrome représentant l’abbesse au premier plan, avec au centre Jésus et certains de ses apôtres au Jardin des Oliviers.

    Berteaucourt-les-Dames

    Berteaucourt-les-Dames

    Armoiries de Charlotte d'Halluin


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  • Vignacourt

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    D'argent à trois fleurs de lis au pied nourri de gueules.

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    D'argent à trois fleurs de lis au pied nourri de gueules: ces armes n'appartiennent, en Picardie, qu'à la famille De Vignacourt, l'une des plus considérables de la province par ses alliances.
    Elles sont aussi celles, d'un usage constant depuis les années 1960, enregistrées à ce titre dans l'Armorial de la Somme de 1972 et figurant notamment sur les plaques de rues, de la commune du même nom, dont elles sont originaires.
    Si les De Vignacourt sont connus depuis Simon de Vignacourt, seigneur du lieu et chevalier croisé en 1190, cette maison a aussi donné deux grands maîtres de l'ordre de Malte: Alof de Vignacourt (grand maître de 1601 à 1622), connu par un grand portrait du Caravage, et Adrien de Vignacourt (grand maître de 1690 à 1697), son neveu.

    Vignacourt


    Mais depuis longtemps déjà, Vignacourt n'appartenait plus aux De Vignacourt.

    Guy, comte d'Amiens en 1138, avait épousé la fille du seigneur de Vignacourt, qui lui apportait en dot cette terre et plusieurs autres.
    La seigneurie tomba ensuite entre les mains des châtelains d'Amiens si on en croît une charte de 1151.

    Vignacourt

    Comtes d'Amiens : de gueules à trois chevrons de vair


    La seigneurie de Vignacourt passa à la fin du XIIIe siècle, par mariage, des mains des châtelains d'Amiens dans celles des vidames de Picquigny. Les vidames conservèrent la seigneurie de Vignacourt jusqu'en 1774.
    Cette année-là, Liefman Calmer, bourgeois de La Haye, la rachetait aux créanciers du duc des Chaulnes, baron de Picquigny et vidame d’Amiens.

    (Jacques Dulphy)

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    Eglise Saint-Firmin

    Vignacourt

    Ancienne collégiale Notre-Dame en 1848

    Bâtiment médiéval démoli en 1872

     

    Vignacourt

     

    nouvelle église en 1882

    La construction s'étala de 1872 à 1878

    Le financement fut assuré par Isidore Godart-Dubuc, directeur des Bâtiments de la Couronne pendant le règne de Louis-Philippe 1er.

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    Château du Parc

    Dévasté par les Allemands

    Vignacourt

    Vignacourt


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  • Condé-Folie

     

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     Divisé en chevron: au 1er d'or à deux panelles [feuilles de peuplier] de sinople, au 2e de sinople au gardon d'argent; au chevron de gueules chargé de cinq coquilles d'argent.

     

    Le blason de Condé-Folie, conçu par Jacques Dulphy, avec l'aide de Daniel Juric, à la demande du maire M. Jean-Paul Polosse, a été approuvé à l'unanimité du conseil municipal lors de sa séance du 17 juin 2016. Les ornements extérieurs (couronne murale à trois tours d'or, roseaux des marais et croix de guerre) complètent ce blason pour constituer les armoiries communales. Le dessin de ces ornements, tels qu'ils sont utilisés par la commune, est d'Arcady Voronzov.
    Le blason de Condé-Folie tient compte des deux composantes du village: Condé et Folie.
    Le chevron aux coquilles provient des armes de la famille Aliamet de Condé, derniers seigneurs et châtelains de l'endroit. Cette famille portait d'or à trois chevrons de gueules, les deux premiers chargés chacun de cinq coquilles d'argent, et le dernier de trois coquilles du même.

    Condé-Folie

    Le chevalier Jacques Aliamet de Condé, seigneur de Condé, conseiller du roi, président trésorier général de France à Amiens, né en 1738, mort en 1789, fut le dernier seigneur de Condé. Au-delà, le chevron peut aussi symboliser la jonction de la Nièvre picarde avec la Somme, confluent dont la forme celtique (condat) a donné le nom de Condé.
    Les feuilles de peuplier (ou panelles), comme le sinople, rappellent que "Folie" vient du latin folium/feuillage, "résidence dans le feuillage". L'or vient du champ des armes des Aliamet.
    - Le gardon évoque le blason populaire de la commune: "chés péqueux" (les pêcheurs), la présence du marais et des rivières de Somme et de Nièvre.
    (Jacques Dulphy)

    Condé-Folie

    Dessin d'Arcady Voronzov (Russie)
    (Avec son aimable autorisation)

    ***

    Le château a été construit au début du règne de Louis XVI par Jacques-Adrien Aliamet, président-trésorier de France à Amiens qui avait acheté la seigneurie mise en adjudication, à la suite de la saisie opérée sur les biens de M. de Calonne, seigneur de Cocquerel, L'Etoile et Condé-Folie.

    Le 10 août 1793, les affiches du département de la Somme proposaient à la location une grande et belle maison de campagne.

    Finalement  Jules-Hippolyte Aliamet vendit le domaine à Pierre-Charles du Liège qui fit remanier le corps de logis, sous la Restauration.

    Ses descendants l'habitèrent et firent ajouter une aile latérale et une chapelle néogothique, jusqu'à son acquisition par la famille Saint dans les années 1895.

    Condé-Folie

    Situé à l'est du village, le château a disparu au cours des violents combats de la dernière guerre, fin mai 1940.

    Condé-Folie

    Condé-Folie

    ***

    Eglise Notre Dame de la Visitation

    Condé-Folie

    en 1851

    Condé-Folie

     


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  • Pernois

     

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     D'azur semé de trèfles d'or, à deux plumes adossées du même.

    Lors de sa réunion du jeudi 10 décembre, le conseil municipal de la commune de Pernois, sur la proposition de Sylvain Marmin, conseiller municipal, et sur un projet de Jacques Dulphy, a adopté à l'unanimité le blason de la commune de Pernois (...).
    La commune a choisi de relever, telles, les armes de la famille De Pernois.

    Le premier connu de cette famille fut Auguste de Pernois au XIe siècle, époux de Marie de Bernaville.

    Le dernier connu avec certitude de la filiation, Roland II de Pernois, seigneur de Pernois, vécut de 1154 à 1219 sans frère ni descendance.

    C'est à une date qui lui était contemporaine que les évêques d'Amiens devinrent possesseurs du domaine. Cependant, on trouve des “De Pernois” jusqu'au XVIIe siècle, notamment à Fieffes et Montrelet, peut-être issus de branches cadettes.
    Au-delà de ces considérations historiques, le trèfle inspire à la nature, et les plumes à la connaissance, à l'écriture, à la culture, à la sagesse.
    (Jacques Dulphy)

    Depuis le 13ème siècle, les évêques d'Amiens disposaient d'une résidence où ils venaient se reposer à la campagne, le premier fut Thibaut d'Heilly .

    Située à l'est du village, cette demeure n'a malheureusement pas laissé de vestiges significatifs.

    On en attribuait la restauration complète, sinon la reconstruction, à Antoine de Créquy (mort en 1574), cardinal et évêque d'Amiens, qui possédait la terre voisine de Canaples.

    Pernois

     

    gouache de Marcel Stiennon 1975

    de Créquy : d'or au créquier de gueules

    D'après un plan du 18ème siècle, les bâtiments dessinaient une sorte de T et leur façade principale encadrée de tourelles.

    Pernois

    Voyages pittoresques du baron Taylor

     

    Les évêques du Siècle des Lumières ne durent pas privilégier les séjours de Pernois.

    En 1790, le domaine fut saisi et déclaré bien national.

    La maison d'habitation fermée dans un enclos de murs, tombant en ruines, est finalement adjugée en 1796 à Louis-François Dottin, grand amateur de biens nationaux, pour la très modique somme de 23213 francs.

    En 1850, Henri Dusevel signale à nouveau l'état d'abandon du vieux manoir flanqué de deux petites tours.

    Pernois

    O.Macqueron en 1866

    Pernois

    Pernois

     

     

    Eglise Saint-Martin

    C'est vers 1380 que l'église paroissiale et le presbytère furent transférées hors de l'enceinte du Château suivant la convention de Mgneur Jean de Cherchemont.

    L'Église de Pernois, entièrement construite en pierre, serait pourtant malgré les chapelles formant transept dont elle est pourvue, un monument bien modeste, si sa nef qui paraît dater du XIième ne la rendait digne d'intérêt. 

    Pernois

    église Saint-Martin en 1876

    Pernois


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