• La commune ne possède pas de blason officiel

     

    Projet de blasonnement proposé par Jacques Dulphy à partir du lion issant et des fleurs de lis des Soissons-Moreuil , en associant un chapé rappelant que l'église est dédiée à Saint-Martin, les roseaux symbolisant la vallée de la Nièvre.

    Bettencourt-Saint-Ouen 

     

    Au XVème siècle on trouve Robine de Tenques, demoiselle de Caumesnil et de Bettencourt.

    En 1507 Jean Du Bois de Fiennes

    Bettencourt-Saint-Ouen

    d'argent à un lion de sable, armé et lampassé de gueules

     

    En 1528 Antoine de Mailly

    Puis Pierre de Moreuil, de la famille Soissons-Moreuil 

    Bettencourt-Saint-Ouen

    Soissons-Moreuil : d'azur, semé de fleurs de lis d'or, au lion d'argent naissant

    Louise de Soissons-Moreuil épouse à la fin du 17ème siècle Jean-Noël de Barbezières, comte de Chémerault, conseiller du Roi et lieutenant-général de ses armées, bien que disposant d'un hôtel et d'une somptueuse résidence dans l'Auxerrois, ils ne durent pas négliger le séjour de Bettencourt, et même y mener un important train de vie.

    Bettencourt-Saint-Ouen

    Barbezières : d'argent à six fusées de gueules en fasce

    Le comte fut tué en 1709 à la bataille de Malplaquet, sans laisser de postérité.

    Une vingtaine d'années plus tard, le domaine échut aux Desfriches-Doria qui durent se contenter d'y venir chasser et d'en percevoir les revenus.

      

    Bettencourt-Saint-Ouen

     

    DES FRICHES-DORIA, en Picardie : écartelé : aux 1 et 4, d'azur à la bande d'argentchargée de trois défenses de sanglier de sable, et accompagnée de deux roues, à quatre rais du second émail, qui est DES FRICHES ; aux 2 et 3, coupé d'or et d'argent, à l'aigle de sablelanguéebecquée et couronnée d'orbrochante, qui est DE DORIA.

    Cette demeure correspond aux goûts de la seconde moitié du 18ème, on trouve la date de 1777 avec des ancres de fer sur le corps des dépendances, certainement construit pour André-Joseph Desfriches-Doria.

    Bettencourt-Saint-Ouen

    Un grès encastré sur l'une des façades latérales porte des incriptions en lettres gothiques cursives avec la date de 1488, provient probablement du précédent château seigneurial détruit vers 1760, les armoiries écartelées où l'on croit reconnaitre le lion des Du Bois de Fiennes (lion debout) !

    Bettencourt-Saint-Ouen

    Occupé pendant la dernière guerre par l'armée allemande puis définitivement inhabité depuis sa vente en 1954, le logis est à présent ruiné, tandis que les communs ont été réhabilités et convertis en habitation.

    Bettencourt-Saint-Ouen

    Bettencourt-Saint-Ouen

    l'habitation actuelle aves la date de 1777 par les ancres de fer

    ***

    Eglise Saint Martin

    l'ancienne église avec un clocher-porche du 13ème siècel, la nef et le choeur du 16ème.

    Bettencourt-Saint-Ouen

     

    Bettencourt-Saint-Ouen

    Devenue trop petite, il est décidé en 1848 d'en reconstruire une nouvelle, achevée en 1850.

    Endommagée durant la 1ère Guerre, la façade est reconstruite en 1929 en supprimant la tour clocher.

    Bettencourt-Saint-Ouen

     

    Bettencourt-Saint-Ouen

    Bettencourt-Saint-Ouen

    Croix médiévale de l'ancien cimetière

    L'ancien cimetière qui entourait l'église a été transféré à l'extérieur du village en 1928, la croix a disparue probablement à cette époque .

     


    votre commentaire
  • Houdencourt est un hameau de Fransu.

     

    La seigneurie de Houdencourt, probablement d'origine ancienne, formait une pairie de la châtellenie de Domart. Il s'agit probablement d'un important domaine agricole issu du défrichement, et devenu propriété seigneuriale. Le nivellement formé par le chemin de Fransu qui le traverse, qui a contribué au terrassement de l'emplacement du logis, témoigne de l'ancienneté de cette voie de communication et de l'occupation du site.

    En 1407, la seigneurie appartient à Jean d'Embreville, écuyer, puis à la famille de Brucamps de 1430 à 1550. À cette date, elle passe par alliance à la famille de Boubers, qui tient également les seigneuries des Bouleaux et de Ribeaucourt.

    Houdencourt (Fransu)

    Boubers : d'or à une croix de sable chargée de cinq coquilles d'argent.

    Le domaine est alors formé d'une maison seigneuriale avec un enclos de 8 journaux, 70 journaux de terre et 25 journaux de bois. Pierre de Boubers, écuyer, cède la terre en 1603 à François de Croze, également écuyer, que sa fille Marguerite apporte par alliance à Jean de Gaude, seigneur de Martainneville et de Saint-Élier, capitaine au régiment de Soyecourt. Celui-ci achète en 1656 la seigneurie voisine de Franqueville, ainsi que la moitié sud de la forêt de Goyaval, qui prend alors le nom de forêt de Martainneville.

    Houdencourt (Fransu)

    de Gaude : d'or à un dragon de sable, langué et armé de gueules.

    Marie-Thérèse de Gaude, marquise de Boudeville, comtesse de Martainneville et baronne de Cotigny, hérite des domaines familiaux en 1749 et épouse la même année Philippe-Charles Vogt, comte de Hunolstein et d'Ottange, chambellan de Stanislas Leszczynski, ancien roi de Pologne puis duc de Lorraine et de Bar, et capitaine au régiment royal allemand de cavalerie.

    Houdencourt (Fransu)

    Vogt-Hunolstein : d'or à deux fasces de gueules, accompagnées de douze billettes du même.

    Elle transmet dès 1770 à leur second fils Jean-François Léonor Vogt, baron de Hunolstein, futur major au régiment de Chartres-Dragons, les seigneuries de Houdencourt et de Franqueville (avec le bois de Martaineville), les seigneuries de Harondel et de Rouvroy en partie, et les droits formant la vicomté de Domart (dont le Bois-Vicomte).

    Houdencourt (Fransu)Houdencourt (Fransu)

     

    C'est probablement lui qui fait reconstruire le logis, caractéristique des petits châteaux de plaisance du milieu du 18e siècle, ainsi que la ferme dont le portail en calcaire, rehaussé de brique au 19e siècle, porte la date de 1772. Les communs et dépendances, que l'on distingue sur le plan cadastral de 1833, semblent former un ensemble compact et homogène. Les d'Hunolstein émigrent dès 1789 et le domaine de Houdencourt, saisi comme bien national, est acquis en 1793 par son ancien fermier, Jean-Baptiste Roussel.

    Jean-Baptiste Roussel fils est maire de Fransus dans les années 1830-1840. Il fait agrandir le logis d'un pavillon à un étage carré et étage de comble, dans le style du corps de logis initial, et agrémenter la toiture d’œils-de-bœuf et de lucarnes ornés et d'une crête. Les bâtiments de la ferme sont restaurés et complétés d'un colombier portant la date de 1870, par son fils, Jules qui a repris l'exploitation avant 1851. L'ensemble de ces travaux porte la marque du Second Empire.

    Juliette Roussel, fille de Jules et héritière du domaine, épouse en 1884 Hippolyte Jérosme, le couple fait reconstruire ou remanier les bâtiments d'exploitation de la ferme qui, selon Patrick Longuet, portent sur une pierre la date de 1890 surmontée des initiales J. et R. (Jérosme et Roussel).

    Houdencourt (Fransu)

    La lucarne principale du nouveau pavillon est ornée d'une agrafe sculptée en très haut relief d'armoiries de fantaisie (écu écartelé tenu par deux soldats en armure tenant hallebarde, blasonné en en 1 et 4 « d'argent au cerisier de sinople fruité de gueules, au chef au même chargé d'une étoile à six rais d'or », et en 2 et 3 « d'azur à la tour d'argent crénelée »), surmontées des mêmes initiales J. et R. Les premières sont les armoiries de Duranty, fameuse famille de la noblesse de robe provençale dont les Jérosme prétendaient descendre, tandis que les secondes sont les nouvelles armoiries de la famille Jérosme, rappelant l'origine féodale du domaine.

    Henry-Omer Jérosme (1885-1953 à Fransu).

    Houdencourt (Fransu)

    Duranty : d'argent au cerisier de sinople fruité de gueules, au chef du même chargé d'une étoile à six rais d'or.

    Elle passe ensuite à leur fille Eugénie, qui a épousé après la Première Guerre mondiale l'officier britannique Arthur Grace en cantonnement au manoir. La famille Grace vend la propriété en 1973 à un entrepreneur, qui fait creuser deux étangs artificiels derrière la ferme mais laisse le domaine se dégrader. L'agrafe armoriée est dérobée.

    Houdencourt (Fransu)

    Houdencourt (Fransu)

    Après l'incendie, vers 1990.

    En 1987, un incendie détruit la toiture et l'intérieur du logis.

    Après la faillite du propriétaire en 1993, le manoir est vendu par adjudication à la famille Douville de Franssu, propriétaire du château de Fransu.

    Houdencourt (Fransu)

    Une restauration complète et scrupuleuse est menée de 1994 à 1997, avec des lucarnes plus simples mais fidèles au modèle du 18e siècle, mais sans toutefois restituer le pavillon du 19e siècle.

    Le propriétaire actuel est Pierre et Agathe Douville de Franssu .

    Houdencourt (Fransu)

     

    photo JN Marchiset

    .Houdencourt (Fransu)

    Houdencourt (Fransu)

     

    *

    Chapelle Saint Jean-Baptiste du hameau

    Détruite.

    était probablement à l'origine la chapelle seigneuriale au 16ème siècle.

    Elle a continué d'être entretenue par les propriétaires du château jusque dans les années 1960, elle se dressait sur la place séparant le château du presbytère.

    Houdencourt (Fransu)

    Aquarelle d'O.Macqueron en 1872

    Sources

    • LONGUET, Patrick. Fransu. La mémoire d'un village picard

       
    • INVENTAIRE GENERAL DU PATRIMOINE CULTUREL. Région PICARDIE. Le Val de Nièvre, un territoire à l'épreuve de l'industrie. Réd. Frédéric Fournis, Bertrand Fournier, et al. ; photogr. Marie-Laure Monnehay-Vulliet, Thierry Lefébure. Lyon : Lieux Dits, 2013. (Images du patrimoine ; 278).

    • SEYDOUX, Philippe. Gentilhommières en Picardie. Ponthieu et Vimeu. 


    votre commentaire
  • Saint-Léger-Les-Domart

     

    http://armorialdefrance.fr/

    Coupé: au 1er d'azur au soleil d'or, au 2e d'or au tilleul au naturel; à la divise ondée d'argent brochant sur la partition.

    *

    La divise ondée représente la Nièvre, rivière qui faisait tourner jusqu'au XIXe siècle les roues de plusieurs moulins à farine, dont le moulin Clapet.
    L'arbre est le Tilleul de la Croix de Notre-Dame de Bonne-Garde. Cet arbre classé, qu'on dit être âgé de plus de 600 ans, s’élève au milieu des champs, sur les hauteurs du village. Il ombrageait autrefois un calvaire, qui a été ôté au début du 20 siècle et qui se trouve aujourd'hui dans l'église. Cet arbre présente un tronc de 5,55 mètres de circonférence; il est haut de 18 mètres. Dessiné sur le plan cadastral de 1832, il est aussi représenté sur des cartes postales commercialisées vers 1910, sur lesquelles il est écrit qu'"il fut béni solennellement le 26 avril 1778".
    Le site était fréquenté par les religieuses de l'abbaye de Berteaucourt-les-Dames qui venaient y chanter des cantiques à la Vierge. Jusque sous le Second Empire, les habitants y venaient en procession plusieurs fois dans l'année, notamment pour les Rogations, en mai; procession au cours de laquelle le prêtre bénissait les cultures et où les paroissiens priaient pour que le blé soit beau. Le soleil, symbole de vie, peut rappeler cette tradition.
    Le blason de Saint-Léger-lès-Domart a été créé en 1992 à l'occasion du jumelage de la commune avec West Mersea, ville du canton d'Essex, en Grande-Bretagne. Le 9 octobre 1993, une stèle où sont sculptés les blasons des deux localités était inaugurée officiellement à Saint-Léger.
    (Jacques Dulphy)

    ***

    Saint-Léger-Les-Domart

    Des Groiseliers : De sable à la croix ancrée d'argent ( Belleval, nobiliaire du Ponthieu).

    Saint-Léger-Les-Domart

     

    Au début du 16ème siècle, Jacques des Groiseliers, lieutenant civil et criminel en la sénéchaussée du Ponthieu, épouse Jeanne Le Briois qui lui apporte le fief de Neuvireulle à Saint-Léger, il devient maïeur d'Abbeville en 1521.

    Le fief échoit à son second fils auquel succède François des Groiseliers, gentilhomme du Roi, qui épouse en 1599 Jeanne de Vaconssins.

    En 1610, il devient maître particulier des Eaux et Forêts en Ponthieu, il réside alors à Neuvireulle où Cinq plus tard, il fait bâtir le pigeonnier carré, aujourd'hui disparu.

    A sa mort en 1625, son fils Jacques hérite, il épouse l'année suivante Françoise l'Hyver et fait reconstruire le logis seigneurial en 1632.

    Le domaine a probablement eut à souffrir lors de l'invasion espagnole de 1635, mais c'est pourtant à Saint-Léger que meurt Jacques dans les années 1650.

    En 1657, son fils François, capitaine au régiment de Brézé, cède le château à sa soeur Marie, veuve de François Le Casier, qui épouse en secondes noces Jacques de Friez.

    En 1669, ils vendent à Nicolas Le Roy de Jumelles, qui avait épousé en 1666 Marguerite Patte, ils se retirent à Amiens, laissant le château à son fils Nicolas-Henri et son épouse Françoise du Gardin.

    Saint-Léger-Les-Domart

    Le Roy de Jumelles : d'azur à l'aigle bicéphale d'or, le vol étendu, accompagné de trois roses du même.

    Il meurt en 1709, son fils également prénommé Nicolas-Henri habite Saint-Léger où en 1767, il fait bénir la petite chapelle installée à l'étage.

    Il meurt sans postérité en 1785, le domaine échoit à son cousin Charles-Bernard de Brossard, puis à son gendre Louis des Essars.

    En 1898, le marquis de Baynast, petit-fils de Wilhelmine des Essars, vend l'ancien château à Arthur Pecquet, juge de paix, qui le cède finalement à la commune six ans plus tard pour 40.000 francs.

    Saint-Léger-Les-Domart

    de Baynast : d'or au chevron abaissé de gueules, surmonté de trois fasces du même.

    Probablement sauvé de la démolition par sa transformation en école publique Jules Ferry.

    Saint-Léger-Les-DomartSaint-Léger-Les-Domart

     

    Saint-Léger-Les-DomartSaint-Léger-Les-Domart

    Saint-Léger-Les-Domart

     

     

    Saint-Léger-Les-Domart

     

    Mairie construite en 1932.

    ***

    Eglise Saint-Leger

    Le cadastre napoléonien de 1832 montre que l'église était située sur la hauteur qui domine le village. Déclarée insalubre, il fut décidé en 1855 de procéder à une reconstruction complète de l'édifice. En 1859, les plans de l'architecte Charles Dumoulin furent acceptés par le conseil municipal. Les travaux commencèrent en 1860 et s'achevèrent en 1864.

    Saint-Léger-Les-Domart

    En 1869.

    Saint-Léger-Les-Domart

    Photo : APictche

     


    votre commentaire
  • Canaples

    http://armorialdefrance.fr/  

     

    D'or au créquier arraché de sinople.

    ***

    "Thibaud de Canaples, chevalier, était seigneur de Canaples en 1252. Son sceau équestre, conservé aux Archives de la Somme, ne permet plus d'en lire le blason.

    La seigneurie passa par mariage aux illustres Créquy (qui portait : d'or au créquier de gueules, armes parlantes) une famille, connue depuis le Xe siècle en Artois.
    Jehan, sire de Créquy, Fressin et Canaples (né vers 1400, mort en 1472) était premier chambellan, capitaine et diplomate.

    Canaples

    gouache de Marcel Stiennon 

    D'autres seigneurs de Canaples, parmi lesquels Charles 1er de Blanchefort-Créquy (1575-1638à), prince de Poix, seigneur de Créquy, Fressin et Canaples, maréchal de France, ont marqué l'Histoire.

    La branche des seigneurs de Canaples s'éteignit avec Jean-Antoine de Créquy, chevalier, baron de Frohard, dit Le comte de Canaples, allié en 1729 à Charlotte de Rohan.

    Canaples

     

    D'autres communes, surtout d'Artois, ont relevé les armes des Créquy, notamment Fressin (62), Planques (62) et Créquy (62). Fressin les accompagne d'un chef au bélier, Planques les utilise en écartelé, et Créquy telles.

    La commune de Canaples a relevé elle aussi le blason de la famille de Créquy, mais en a judicieusement changé l'émail du créquier, qui passe de gueules en sinople." (Jacques Dulphy)

    ***

    Au Moyen Âge, un château dominait le village. Aujourd'hui, il n'en reste plus rien. Il se situait à l'ouest de l'église actuelle (ancienne chapelle du château). Depuis le xiie siècle, divers écrits relatent l'existence des seigneurs de Canaples  

    • en 1140, Dreus d'Amiens ;
    • en 1252, Thibault, fonda la chapelle Saint-Hubert du château .
    • La seigneurie est associée à la famille de Créquy depuis le milieu du XIIIème siècle

     

                                                              Le château

    Canaples

    Canaples

    Façade postérieure en 1920

     

    En 1887, Benjamin Hordequin, fils d'un pharmacien de Doullens, fait construire un chalet d'agrément au lieu-dit Himont (matrice des propriétés bâties), sur un terrain appartenant à la famille de son épouse, née Marie-Louise Carette.

     

    Son père, Amédée Hordequin, ayant fait fortune entre temps dans l'exploitation du phosphate à Beauval, le propriétaire fait construire la demeure actuelle en 1898 sur les plans de l'architecte amiénois Anatole Bienaimé,

    Le médaillon aux initiales H et C (Hordequin et Carette) tendrait à prouver que la demeure était réservée à l'usage du couple. Dans le même temps, l'ancien chalet est converti en bâtiment rural , peut-être s'agit-il de l'actuel bâtiment des communs. 

    Canaples

    Canaples

     

    Quelques années après, Benjamin Hordequin cède la propriété en cadeau de mariage à sa fille unique Lucie (1879-1969), qui épouse vers 1902 le vétérinaire Joseph Leroy.

     la grille d'entrée monumentale, datée de 1908 et surmontée d'un médaillon ajouré aux initiales L et H (Leroy et Hordequin). Cette grille, comme celle de la basse-cour, est signée P. Carpentier, entrepreneur à Doullens. 

    Canaples

     

    Durant la guerre de 1914-1918, les châtelains logèrent des officiers français et alliés. Les anglais y fixent leur état-major qui reçoit, à l’hiver 1917, la visite du Prince de Galles, devenu plus tard l’éphémère roi Edouard VIII d’Angleterre, des troupes indiennes y cantonnent.

     

    Réquisitionnée par l'occupant durant la Seconde Guerre mondiale pour abriter le commandement militaire local (Ortskommandantur).

    En 1971, les quatre enfants de Lucie Leroy vendent la propriété, qui changera de propriétaires à nouveau 1989, en 1998 et en 2010.

                                                                   Eglise Saint Nicolas

    Canaples

    En 1876

    La première mention de l'église de Canaples remonte à 1164. La cure était à la nomination du prieuré d'Epécamps, qui était également le gros décimateur de la paroisse, avant que les biens et droits du prieuré passent en 1178 à l'abbaye de Saint-Martin-aux-Jumeaux d'Amiens, notamment la ferme de Rhin et sa chapelle. L'église a dû faire l'objet de travaux au 16e siècle, dont subsiste une baie à archivolte du mur sud de la nef. Comme le laisse penser l'abside à trois pans, le portail occidental, et les baies de la nef, l'édifice a été largement reconstruit au 18e siècle. Sous l'Ancien Régime, la cure était à la nomination de l'évêque et de l'abbé de Saint-Martin-aux-Jumeaux, et la dîme était partagée entre l'évêque, le curé et le prieur de Saint-Pierre d'Abbeville. Lors des travaux de restauration de 1839, la pente du toit a été abaissée, tandis que le dôme qui couvrait la tour-clocher a été remplacé par une flèche octogonale, probablement lors des travaux de restauration réalisés vers 1890. Au 19e siècle, la paroisse de Canaples est constituée en église succursale avec fabrique. L'église est toujours entouré du cimetière, considérablement agrandi au 20e siècle.

    Canaples

    Début XXème


    votre commentaire
  • Berteaucourt-les-Dames

     http://armorialdefrance.fr/

     

    D'azur à trois poissons d'argent posés en fasce l'un au-dessus de l'autre.

    ***

    Ce sont, en partie, les armes de l'ancienne abbaye bénédictine Notre-Dame de Berteaucourt.

    Cette abbaye de dames, fondée en 1092 à la demande de Saint Gautier de Pontoise (né à Andainville, 80) donna son nom au village.

    Elle fut dévastée à la Révolution; seules furent épargnés le logis abbatial et l'église. Le blason de l'abbaye portait trois poissons d'argent sur champ d'azur; un pal de gueules brochait sur le tout, lui-même chargé d'une crosse d'abbesse d'argent.

    Berteaucourt-les-Dames

    La commune, pour son blason, a abandonné le pal et la crosse.

    D'après la tradition, ces poissons sont des harengs; nous ne sommes pourtant pas sur la côte. La même tradition prétend que les matelots de Saint-Valery-sur-Somme apportaient chaque année 200 harengs aux dames de Berteaucourt, "en échange de bonnes prières".

    (Jacques Dulphy)

    Berteaucourt-les-Dames

     ***

    Abbaye Sainte-Marie de Berteaucourt

    L'abbesse était seigneur de Berteaucourt et avait droit de basse, moyenne et haute justice. Au xvie siècle, l'abbaye fut soumise au régime de la commende.

    Le roi Henri IV nomma Angélique d'Estrées, sœur de Gabrielle d'Estrées, abbesse de Berteaucourt, ainsi pouvait-il rendre visite à sa maîtresse logeant dans l'abbaye de sa sœur.

    À la veille de sa disparition, l'abbaye possédait des biens dans une cinquantaine de paroisses. Les revenus de l'abbaye s'élevaient à plus de 8 000 livres. Elle possédait une rente de l'hôtel de ville de Paris d'un capital de 2 500 livres en 1714. Les abbesse jouissaient d'une grande popularité parmi les habitants des environs à cause des aumônes et autres libéralités qu'elles distribuaient.

    Déclarée bien national à la Révolution, les biens de l'abbaye furent mis en vente le 15 février 1791. En 1823, une offre de vente prouve que la plus grande partie de l'abbaye était toujours debout. De nombreux bâtiments furent détruits par la suite, et la moitié de l'église abbatiale fut démolie, l'autre moitié servant désormais d'église paroissiale.

    Berteaucourt-les-Dames

     

    Berteaucourt-les-Dames

    Berteaucourt-les-Dames

    Berteaucourt-les-Dames

     

     

     

    Eglise abbatiale Saint-Nicolas

    Berteaucourt-les-Dames

    Berteaucourt-les-Dames

    Elle a été édifiée à la fin du xiie et au tout début du xiiie siècle. Elle est de style roman tardif. C’est l’un des derniers édifices romans de Picardie construit avant l’avènement du gothique.

    L’église abbatiale fut à la Révolution transformée en église paroissiale et à demi-détruite au début du xixe siècle.

    Classé sur la première liste des Monuments historiques de 1840, elle fut restaurée sous le Second Empire et au début de la IIIe République par l’architecte Edmond Duthoit qui reconstruisit un chœur et le bas-côté nord.

    • Au sud de la nef, se dresse le mausolée de Charlotte d'Halluin, vingt-cinquième abbesse de Berteaucourt décédée en 1586.
    • Daté de 1605, c’est un monument sculpté polychrome représentant l’abbesse au premier plan, avec au centre Jésus et certains de ses apôtres au Jardin des Oliviers.

    Berteaucourt-les-Dames

    Berteaucourt-les-Dames

    Armoiries de Charlotte d'Halluin


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique