• Camps-en-Amiénois

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'argent à l'aigle au vol abaissé de sable.

    *

    Ce sont les armes de la maison De Mannay, que Belleval (Nobiliaire de Ponthieu, 1862, tome 2) dit être "de très ancienne noblesse" et originaire du Ponthieu, remontant au plus loin à Lancelot et Raoul de Mannay, chevaliers, tués à Azincourt en 1415.
    Jean de Mannay, homme d'armes des ordonnances du roi, marié en 1561 à Marguerite de Fiennes, fut le premier seigneur de Camps-en-Amiénois portant ce nom.

    Camps-en-Amiénois

    Gouache de Marcel Stiennon.

    de Fiennes : d'argent au lion de sable, armé et lampassé de gueules.


    Son descendant, Louis-Bernard de Mannay, marié en 1749, ne laissa qu'une fille, Marie-Louise, dame de Camps, qui épousa en 1780 le vicomte de Bizemont, qui fut le dernier seigneur de Camps.

    (Jacques Dulphy)

     Bizemont : d'azur au chevron d'or accompagné en chef de deux croissants d'argent et en pointe d'une molette d'or.

    Camps-en-Amiénois

    *

    Ancien château, à l'emplacement duquel auraient été trouvés, avant 1850, « deux sceaux en cuivre du xive siècle, l'un de forme ronde au nom de Luc le Barbier, l'autre de forme ovale au nom de Mahaut de Cernai » qui furent offerts au musée d'Amiens

    Camps-en-Amiénois

    Manoir en direction d'Hornoy ( merci Jean-Noël Marchiset)

    *

    Eglise Saint Nicolas

    Camps-en-Amiénois

    dont le portail (seul vestige de l'ancien édifice) est inscrit aux Monuments Historiques.

     La « main pendante bénissant de deux doigts » ornant en haut-relief le tympan du portail (mentionnée par l'abbé Daire en 1850) est de nos jours en partie cachée par un autre représentant un groupe de quatre personnages (les Évangélistes), autour d'une table basse (ou écritoire sur pieds). Les deux à l'arrière-plan sont debout, et les deux assis à l'avant ont chacun un livre ouvert. Le personnage de gauche tient son livre pressé contre sa poitrine et celui de droite montre du doigt quelque chose sur le sien posé sur l'écritoire. Des traces de peinture sont encore nettement visibles sur les vêtements des deux personnages du fond.

    Camps-en-Amiénois

     

    Aquarelle d'O.Macqueron 1876, bibliothèque municipale d'Abbeville.

    Camps-en-Amiénois

    Extrait de "La Picardie historique et monumentale").

     

    Camps-en-Amiénois

     

    Camps-en-Amiénois

     


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  • La commune ne possède pas de blason officiel.

                                                            ****

    En 1530 François de Riencourt est le seigneur, il fut inhumé dans l'église au côté de son épouse Marie de Saint-Arnoult, demoiselle de Tailly.

    Leur pierre tombale se trouve de nos jours au château.

    TaillyTailly

     

    Tailly

    de Riencourt : d'argent à trois fasces de gueules frettées d'or.

     

    Leur fille Antoinette épousa Jean Boullart et sera inhumée également dans l'église.

    En 1585, sa fille Anne Boullart a épousé Charles de Mannay, seigneur de Camps et capitaine au régiment de Picardie.

    Tailly

    de Mannay : d'argent à l'aigle de sable

    A un autre Charles de Mannay, maréchal de camp et lieutenant du Roi à Péronne sous Louis XIII, succéda le second de ses fils Charles-François qui n'eut pas de postérité de son mariage avec Marie-Anne Bail.

    La terre revint à son frère aîné Pierre de Mannay, seigneur de Machy.

    Son fils Marc-Antoine épousa en 1695 Marie-Angélique Le Fournier de Wargemont et s'installa à Tailly où naquirent plusieurs de ses fils entre 1705 et 1711.

    C'est à Marc-Antoine que l'on doit attribuer la reconstruction du château, peut-être achevé par son fils Louis-Bernard, capitaine de grenadiers, qui épousa en 1749 Louise-Charlotte d'Aigneville, dame de Liercourt, il fut inhumé à Tailly en 1765.

    Tailly

    A la mort d'Alexandre -Joseph de Mannay en 1785, la terre revint à sa nièce Marie-Louise, vicomtesse de Bizemont, dont la mort survenue 3 ans plus tard, entraîna la vente du mobilier et la location du château.

    Tailly

    En 1807, Armand-Vespasien de Bizemont céda finalement le domaine aux Routier-Bullemont, qui le revendirent en 1829 aux parents de Sophie Guidée, célèbre cantatrice qui vint y habiter après la rupture de son mariage.

    Le comte Adrien de Hauteclocque qui habitait le château voisin de Belloy-Saint-Léonard, acquit le domaine en 1925 pour son fils Philippe, à l'occasion de son mariage avec Mlle de Gargan.

    Tailly

    De Hauteclocque : d'argent à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'or.

    Tailly

    Le futur maréchal Leclerc de Hauteclocque s'attacha à sa terre picarde, il décédera dans un accident d'avion en 1947.

    Tailly

    armoiries avec le bâton de maréchal

    Tailly

    Fronton avec armoiries

    Tailly

    Façade arrière

    Tailly

    Son fils Hubert, comte Leclerc de Hauteclocque a pris sa succession jusqu'à son décès en 2015.

    Tailly

     

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    Niche dans le mur de clôture en bordure de route

     

    Tailly

    Sépulture Hauteclocque à Warlus


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  • Oissy

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'azur à trois daims saillants d'or; au comble cousu de gueules chargé de l'inscription « OISSY » d'or, accostée à dextre d'une navette de tisserand posée en barre et à senestre d'un épi de blé, le tout du même.

    *

    Oissy

    La commune a adopté il y a quelques années, et apposé sur ses plaques de rues, un blason qui s'inspire des armes de l’une des familles qui ont tenu la seigneurie: les Trudaine, ou De Trudaine.
    Issus d'orfèvres et bourgeois de Paris, les De Trudaine ont acquis et habité le domaine d'Oissy en 1609 par Antoine de Trudaine, écuyer, aussi seigneur de Roberval et de Dreuil-lès-Amiens, président-trésorier de France à Amiens.
    La seigneurie d'Oissy resta dans la famille De Trudaine jusqu'à Antoinette de Trudaine, qui épousa en 1743 le chevalier Le Ver de Caux. De nombreux membres de cette famille furent inhumés dans le choeur de l'église d'Oissy, et leur blason y était gravé.

    Oissy


    Ce sont, pour les De Trudaine, des armes parlantes : d'or à trois daims de sable, la commune a changé les émaux et a placé les daims saillants plutôt que «marchant l’amble», comme ils doivent être par défaut de précision.

    En chef, de chaque côté du nom en capitales, ont été posés deux attributs "professionnels": une navette de tisserand et un épi de blé, qui rappellent que jusqu'au XIXe siècle, les paysans picards du Sud-Amiénois et du Vimeu, en plus de leurs travaux des champs, à la morte saison, tissaient le chanvre à domicile.
    (Jacques Dulphy)

    *

    Antoine de Trudaine acheta la propriété en 1609.

    Il occupa à partir de 1614 la charge de président-trésorier de France à Amiens, à laquelle lui succéda son fils Jean (1628-1646).

    Son petit-fils François, conseiller au bailliage, épousa Marie Lucas de Demuin.

    Trésorier de France à son tour, François Trudaine de Roberval menait grand train au château, à sa mort en 1714, lui succéda son fils Joseph, brigadier des armées du Roi et capitaine des gendarmes de Bretagne.

    Marie-Madeleine Trudaine épousa en 1743 Jean-Louis Le Ver, marquis de Caux, et s'installa à Oissy où naquirent ses enfants ; Jean-Louis, ondoyé en 1744, puis Emmanuel en 1746.

    Oissy

    Le Ver : d'argent à trois verrats ou sangliers passants de sable, accompagnés de neuf trèfles du même.

    C'est lui qui fit reconstruire le château vers 1750.

    Oissy

    Oissy

    Le marquis de Caux vécut fastueusement et dilapida allègrement ses biens au point d'être interdit en 1759, un an avant sa mort, ce qui motive l'expertise du domaine.

    Emmanuel, dernier marquis de Caux, mousquetaire du Roi, mourut à son tour en 1771 etle château fut privé de son mobilier.

    Il revint à son cousin le marquis de Valanglart qui venait d'épouser Françoise-Marie de Fougières, mestre de camp de cavalerie, il mena lui aussi grand train jusqu'à son départ pour l'émigration, ce qui entraîna la saisie de ses biens.

    Oissy

    Le domaine fut adjugé à Louis-François Dottin, négociant amiénois, qui se constitua l'une des plus grosses fortunes foncières du département.

    Demeuré dans sa descendance pendant une centaine d'années, le château appartenait en 1922 au baron de La Serve.

    Entré par alliance dans la famille Ethis de Corny, il était inhabité depuis près de 40 ans, lorsqu'un incendie probablement volontaire le ravagea en 1946.

    Il n'a pas été restauré.

    Oissy

    Oissy


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  • Seux

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

     

     

    D'argent à trois têtes de loup arrachées de sable

    *


    La famille de Louvencourt, qui portait primitivement des armes parlantes (d'or à trois têtes de loups arrachées de sable)

    Seux

     porta plus tard "d'azur à la fasce d'or, chargée de trois merlettes de sable, accompagnée de trois croissants d'or"

    Seux

    . Ce sont ces armes qu'ont repris, dans la Somme, les communes de Blangy-Tronville (80), de Louvencourt (80) et de Longpré-les-Corps-Saints (sur un coupé): c'en était sans doute trop pour un même écu!
    Seux a donc opté pour les armes anciennes, mêmes si les vitraux de l'église, offerts par les Louvencourt, portent les armes aux merlettes. Par ailleurs, si plusieurs références décrivent le blason de Seux "de sable à trois têtes de loup arrachées (d'or)" (soient les armes de Louvencourt anciennes inversées en brisure.
    Le Courrier Picard du 6 février 2007 et La Somme des 783 communes, aux Editions Delattre, 2004, ce sont couleurs différentes qu'on trouve, en 2011 sur les plaques de rue de la commune. Le blason communal s'y blasonne: "d'argent à trois têtes de loups de sable". Le blason primitif des Louvencourt n'y diffère plus que par la couleur du champ.

     

    (Jacques Dulphy)

     

    Seux

     

    * La commune aurait pu reprendre également les armes de la famille Gougier de Seux qui ont tenu bien plus longtemps la seigneurie.

    (Remus80)

    *

    Seux

     

    Antoine Gougier, maïeur d'Amiens à deux reprises, 1589 et 1594, fut l'un des quatre échevins chargés d'aller au-devant d'Henri IV pour lui porter l'acte de soumission de la ville.

    Anobli quelques jours plus tard à l'occasion de l'entrée solennelle du souverain, il réunit les deux fiefs qui formaient la seigneurie, il meurt en 1618.

    Né de son mariage avec Isabelle Auxcousteaux, Louis Gougier, conseiller du Roi et juge au bailliage d'Amiens en 1659, il a épousé Françoise Thierry en 1651.

    Jean-Baptiste Gougier, lieutenant-général criminel au bailliage d'Amiens de 1660 à 1745, c'est à lui que l'on doit probablement la construction du château au début du XVIIIème siècle.

    Seux

    Jacques-Joseph Gougier, ancien mousquetaire du roi, perdit la raison au cours de son incarcération en 1793, il mourut célibataire 4 ans plus tard en son château de Seux.

    Il laisse ses biens à son petit neveu Marie-François-Aloph de Louvencourt(1780-1857), marié en 1811 avec Emélie de Carpentin.

    chevalier de MALTE, propriétaire du château de SEUX héritier du château de SEUX de son grand-oncle Jacques-Joseph GOUGIER. Le château se trouvait au Sud-Ouest du village, à proximité de la route de FLUY. Il reste le mur le mur de clôture du parc et le portail d entrée qui est du 18°. Le château datait du 18° et était construit en brique à chaînages harpés de pierre et orienté Nord Nord-Est Sud Sud-Ouest. Les deux façades étaient identiques, si ce n est que l'aile latérale de la façade sur parc ne comportait pas de ressaut. Ce château resta dans sa descendance jusqu à sa destruction en 1955. Sources :Christian du PASSAGE, châteaux disparus de La SOMME émigré reçoit 15.699ú d'indemnité dans le département de La SOMME en 1826 porte : d'azur à la fasce d'or, chargée de 3 merlettes de sable et accompagnée de 3 croissants d'or 2 en chef et 1 en pointe

     

     

     

     

    Seux

    Seux

     

    Sépulture de Louvencourt-Carpentin

    Occupé pendant la dernière guerre, le château n'a pas été réparé, il sera finalement abattu en 1955.

    Il reste un mur de cloture et le portail d'entrée.

     

    Seux

    Vitrail de l'église. 


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  • Ferrières

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    Écartelé en sautoir: au 1er d'azur au souci tigé et feuillé d'or, au 2e d'or à la truelle de sable, au 3e d'or au couteau à couper le velours de sable, au 4e d'azur à la merlette d'argent.

    *

    Ce blason a été créé vers 1980 par Chantal De Tourtier-Bonazzi, conservateur général aux Archives nationales de France, et par Mireille Louis, artiste-héraldiste, qui l'a dessiné. L'une et l'autre, par leurs professions, étaient en relation.
    Ce blason a figuré en frontispice de l'ouvrage consacré par Mme de Tourtier-Bonazzi à l'histoire de Ferrières, dont les ancêtres ont pris part à l'Histoire.
    Le souci évoque les armes de la famille De Herte, seigneurs de Ferrières aux XVIIe et XVIIIe siècles (qui portait d'azur à trois fleurs de soucis d'or), la merlette celles de la famille de Tourtier (qui porte d'azur au chevron d'argent chargé de trois merlettes de sable, accompagné de trois besants d'argent), qui lui succéda au château et qui y est toujours présente.
    La truelle symbolise la corporation des maçons qui était très importante jusqu'au début du XIXe siècle dans ce village, autant que celle des coupeurs de velours, dont le "couteau à couper le velours" (ch'coutieu à trèque) rappelle le travail qui était exécuté à domicile avec cet outil, pour les négociants en velours d'Amiens.
    L'église de Ferrières est dédiée à saint André. La croix de ce saint a sans doute inspiré la partition de l'écu.
    (Jacques Dulphy)

    *

     

    Ferrières

    Le cartulaire du Gard mentionne dès 1155 un certain Radon ou Radulfus comme seigneur de Ferrières.

    Au début du 14ème siècle on trouve Guillaume de Grattepanche, sire de la Ferrière.

    Au 16ème, c'est la famille du Souich qui possède la seigneurie de la Ferrière-les-Amiens.

    Ferrières

    du Souich : écartelé : aux 1 et 4 ,d'argent à trois alérions de gueules.

    Aux 2 et 3, d'or à deux bandes de gueules.

    En 1641 Marguerite du Souich épouse Pierre de Mareuil, fils d'un conseiller au Présidial d'Amiens anobli par Henri IV, elle est inhumée dans l'église en 1687.

     Anne-Charles de Mareuil fait don du domaine à sa fille Marie-Catherine lors de son mariage avec Nicolas de Herte en 1708, seigneur de Hailles, premier président au Bailliage d'Amiens.

    Ferrières

    de Herte : d'azur à trois fleurs de soucis d'or

    Son fils, également prénommé Nicolas (1709-1778) épouse en 1751 Louise de Linars d'Aveluy, à sa mort en 1778, le domaine échoit à Germain, le second de ses 5 enfants, lieutenant au régiment d'infanterie d'Auvergne puis héritier de la charge au Bailliage.

    A l'automne 1792, Germain de Herte rejoint l'armée de Condé puis commet l'imprudence de revenir à Amiens, réfugié ensuite à Rouen, il y est dénoncé, arrêté, jugé et guillotiné le 7 juillet 1794.

    Ferrières

    Le château a été mis sous séquestre, privé de son mobilier puis mis en vente.

    Madame de Herte, née Marie-Louise Pingré de Fieffes, s'y oppose, elle obtient la restitution de ce qui reste du domaine et se réinstalle à Ferrières où elle mourra en 1843, âgée de 83 ans.

    A Frédéric de Herte mort en 1836, succèdent Charles qui subit en 1870 l'occupation prussienne, et sa fille Louise-Marie qui épouse en 1873 le baron Constant de Benoist, cadet d'une famille de Lorraine.

    En 1896, elle vend le château à la vicomtesse d'Osmoy, née Marie-Valentine du Crocquet de Saveuse, elle y meurt en 1904.

    Acquis par Louis Dehesdin puis par Georges Leri, il l'est finalement en 1923 par Jean de Tourtier (1900-1981), marié en 1923 à Marie L'Eleu de La Simone, décédée en 1924.

    Mariage en secondes noces en 1929 avec Geneviève-Marguerite-Marie de Hauteclocque.

    Maire de la commune de 1944 à 1981.

    Ferrières

    de Tourtier : d'azur au chevron d'argent, chargé de trois merlettes de sable, accompagné de trois besants d'argent.

    PC du 2ème bataillon du 21ème régiment d'infanterie en 1940, il est endommagé lors des combats du 27 mai au 6 juin.

    La famille de Tourtier est toujours propriétaire des lieux.

    Ferrières

     

    ***

    Chapelle funéraire de la famille de Herte

    Ferrières

    Eglise Saint André

    Ferrières

    en 1870


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