• La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Projet de blason de Jacques Dulphy , à partir des armes de la famille chevaleresque de Fourdrinoy dont le sceau de Hugues de Fourdinoy daté de 1283, écu de six pièces dont trois frettées au lambel de Cinq pendants , les couleurs des émaux ne sont pas connues.

    Fourdrinoy

     

    projet de blasonnement

     

     

    Fourdrinoy

    Fourdrinoy

     

    Sceaux conservés aux Archives départementales de la Somme

      

    Possession d'une famille dite de Fourdrinoy à partir du 12ème siècle, la seigneurie échut à la fin du 15ème à Artus de Longueval, seigneur de Maison-Ponthieu, et demeura dans sa famille jusqu'à Geneviève de Longueval qui épousa en 1681 Georges de Guiscard, comte de la Bourlie, gouverneur de Sedan et lieutenant-général des armées du Roi.

    Ce brillant personnage mourut en 1692 et son fils Louis, marquis de Guiscard-Magny vendit la terre à Jean Trudaine, mestre de camp de cavalerie, qui possédait la seigneurie voisine d'Oissy.

    Fourdrinoy

    de Trudaine: d'or à trois daims de sable.

    Il laissa la seigneurie au cadet de ses fils prénommé Jean comme lui, c'est lui qui dut faire Construire le château dans les années 1730.

    Fourdrinoy

     

                                                  photo: Jn Marchiset

    Il y mourut à 72 ans en 1758, quelques jours avant son épouse Françoise de Joybert de Soulange, tous deux furent inhumés dans l'église.

    Son héritier fut son 4ème fils Antoine-François, grand vicaire du diocèse de Senlis, qui vendit la seigneurie à Florent de Sachy, nommé en 1763 procureur du Roi au bailliage d'Amiens, il n'avait pas 50 ans lorsqu'en 1771 il meurt, il sera inhumé dans l'église.

    Fourdrinoy

    de Sachy de Fourdrinoy : échiqueté d'argent et de sable, à la bordure d'azur.

    En 1793, son fils Christophe-Florent épousa Marie-Elisabeth Pingré et vendit le domaine à Paul Maillart, ancien procureur du Roi à Montdidier.

    De nouveau vendu en 1826 à Louis-Jules du Bos de Gribeauval, le château échut à la famille de Dompierre d'Hornoy, qui le conserva jusqu'en 1898.

    Fourdrinoy

    Dompierre d'Hornoy: d'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules.

    Vendu ensuite à Jules  Leroy.

    Il appartient depuis 1976 à M. et Mme Philippe Lamy qui s'attache à le remettre en valeur.

     

    Fourdrinoy

    Photo: Jn Marchiset

                                                            ***

                                            Eglise Saint Jean-Baptiste

    La construction remonte pour partie au 12ème siècle (nef), la tour-clocher date du 13ème et remaniée au 16ème, la façade et les bas-côtés ont été reconstruits au début du 19ème.

    Fourdrinoy 

    En 1869, bibliothèque municipale d'Abbeville

     

    Fourdrinoy

    Fourdrinoy


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  • La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    projet de blason de Jacques Dulphy reprenant en parti les armes des Caulaincourt et celles des de Pingré

     Guignemicourt

    Il a existé un premier château dont les vestiges se situeraient sous la propriété des Nicolaÿ, face à la mairie.

    Le protestant Robert de Caulaincourt, époux de Renée d'Ailly, dame de Guignemicourt et Domqueur, fut seigneur de 1571 à 1687.

    Guignemicourt

    de Caulaincourt : de sable au chef d'or 

    Ce château fut offert aux Pingré de Guimicourt qui furent seigneurs de 1687 à 1789.

    Guignemicourt

    Pingré de Guimicourt : d'argent à un pin arraché de sinople, fruité d'or.

    Les calvinistes s'y assemblèrent en 1603, puis les Espagnols le brûlèrent le 21 mai 1636.

    Il demeura longtemps la résidence des seigneurs du lieu.

    On distingua Louis Pingré de Guimicourt (1625-1697) qui épousa en 1651 Charlotte-Elisabeth de Sachy.

    L'actuel château fut édifié en 1888, date inscrite au fer rouge sur la charpente, par la famille de Maulde, qui n'y habitèrent pratiquement pas, aussi fut-il laissé longtemps à l'abandon.

    Guignemicourt

    de Maulde : d'or, à la bande de sable frettée d'argent.

     

    Guignemicourt

    Au décès d'Adrien de Maulde, son épouse Marie-Louise de Maillart de Landreville, dont il s'était séparé, vend le domaine à un industriel François-Jean-Baptiste Weisenburger.

    Puis son fils Jean-Marc Weisenburger.

    Depuis 2018, il est la propriété de Roland Ternisien.

    Guignemicourt

    merci à J-N Marchiset

    L'ancienne chapelle sépulcrale des familles de Guimicourt et de Maulde derrière l'église est à l'abandon,plus de toiture et envahie par la végétation, on y trouve des pierres tombales marquées des blasons familiaux.

    Guignemicourt

    Guignemicourt

     

                                       Eglise Notre-Dame de la Nativité

                                                   17 et 18ème siècle

    Guignemicourt

    En 1871

    Guignemicourt


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  • Camps-en-Amiénois

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'argent à l'aigle au vol abaissé de sable.

    *

    Ce sont les armes de la maison De Mannay, que Belleval (Nobiliaire de Ponthieu, 1862, tome 2) dit être "de très ancienne noblesse" et originaire du Ponthieu, remontant au plus loin à Lancelot et Raoul de Mannay, chevaliers, tués à Azincourt en 1415.
    Jean de Mannay, homme d'armes des ordonnances du roi, marié en 1561 à Marguerite de Fiennes, fut le premier seigneur de Camps-en-Amiénois portant ce nom.

    Camps-en-Amiénois

    Gouache de Marcel Stiennon.

    de Fiennes : d'argent au lion de sable, armé et lampassé de gueules.


    Son descendant, Louis-Bernard de Mannay, marié en 1749, ne laissa qu'une fille, Marie-Louise, dame de Camps, qui épousa en 1780 le vicomte de Bizemont, qui fut le dernier seigneur de Camps.

    (Jacques Dulphy)

     Bizemont : d'azur au chevron d'or accompagné en chef de deux croissants d'argent et en pointe d'une molette d'or.

    Camps-en-Amiénois

    *

    Ancien château, à l'emplacement duquel auraient été trouvés, avant 1850, « deux sceaux en cuivre du xive siècle, l'un de forme ronde au nom de Luc le Barbier, l'autre de forme ovale au nom de Mahaut de Cernai » qui furent offerts au musée d'Amiens

    Camps-en-Amiénois

    Manoir en direction d'Hornoy ( merci Jean-Noël Marchiset)

    *

    Eglise Saint Nicolas

    Camps-en-Amiénois

    dont le portail (seul vestige de l'ancien édifice) est inscrit aux Monuments Historiques.

     La « main pendante bénissant de deux doigts » ornant en haut-relief le tympan du portail (mentionnée par l'abbé Daire en 1850) est de nos jours en partie cachée par un autre représentant un groupe de quatre personnages (les Évangélistes), autour d'une table basse (ou écritoire sur pieds). Les deux à l'arrière-plan sont debout, et les deux assis à l'avant ont chacun un livre ouvert. Le personnage de gauche tient son livre pressé contre sa poitrine et celui de droite montre du doigt quelque chose sur le sien posé sur l'écritoire. Des traces de peinture sont encore nettement visibles sur les vêtements des deux personnages du fond.

    Camps-en-Amiénois

     

    Aquarelle d'O.Macqueron 1876, bibliothèque municipale d'Abbeville.

    Camps-en-Amiénois

    Extrait de "La Picardie historique et monumentale").

     

    Camps-en-Amiénois

     

    Camps-en-Amiénois

     


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  • La commune ne possède pas de blason officiel.

                                                            ****

    En 1530 François de Riencourt est le seigneur, il fut inhumé dans l'église au côté de son épouse Marie de Saint-Arnoult, demoiselle de Tailly.

    Leur pierre tombale se trouve de nos jours au château.

    TaillyTailly

     

    Tailly

    de Riencourt : d'argent à trois fasces de gueules frettées d'or.

     

    Leur fille Antoinette épousa Jean Boullart et sera inhumée également dans l'église.

    En 1585, sa fille Anne Boullart a épousé Charles de Mannay, seigneur de Camps et capitaine au régiment de Picardie.

    Tailly

    de Mannay : d'argent à l'aigle de sable

    A un autre Charles de Mannay, maréchal de camp et lieutenant du Roi à Péronne sous Louis XIII, succéda le second de ses fils Charles-François qui n'eut pas de postérité de son mariage avec Marie-Anne Bail.

    La terre revint à son frère aîné Pierre de Mannay, seigneur de Machy.

    Son fils Marc-Antoine épousa en 1695 Marie-Angélique Le Fournier de Wargemont et s'installa à Tailly où naquirent plusieurs de ses fils entre 1705 et 1711.

    C'est à Marc-Antoine que l'on doit attribuer la reconstruction du château, peut-être achevé par son fils Louis-Bernard, capitaine de grenadiers, qui épousa en 1749 Louise-Charlotte d'Aigneville, dame de Liercourt, il fut inhumé à Tailly en 1765.

    Tailly

    A la mort d'Alexandre -Joseph de Mannay en 1785, la terre revint à sa nièce Marie-Louise, vicomtesse de Bizemont, dont la mort survenue 3 ans plus tard, entraîna la vente du mobilier et la location du château.

    Tailly

    En 1807, Armand-Vespasien de Bizemont céda finalement le domaine aux Routier-Bullemont, qui le revendirent en 1829 aux parents de Sophie Guidée, célèbre cantatrice qui vint y habiter après la rupture de son mariage.

    Le comte Adrien de Hauteclocque qui habitait le château voisin de Belloy-Saint-Léonard, acquit le domaine en 1925 pour son fils Philippe, à l'occasion de son mariage avec Mlle de Gargan.

    Tailly

    De Hauteclocque : d'argent à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'or.

    Tailly

    Le futur maréchal Leclerc de Hauteclocque s'attacha à sa terre picarde, il décédera dans un accident d'avion en 1947.

    Tailly

    armoiries avec le bâton de maréchal

    Tailly

    Fronton avec armoiries

    Tailly

    Façade arrière

    Tailly

    Son fils Hubert, comte Leclerc de Hauteclocque a pris sa succession jusqu'à son décès en 2015.

    Tailly

     

    Tailly

    Niche dans le mur de clôture en bordure de route

     

    Tailly

    Sépulture Hauteclocque à Warlus


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  • Oissy

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'azur à trois daims saillants d'or; au comble cousu de gueules chargé de l'inscription « OISSY » d'or, accostée à dextre d'une navette de tisserand posée en barre et à senestre d'un épi de blé, le tout du même.

    *

    Oissy

    La commune a adopté il y a quelques années, et apposé sur ses plaques de rues, un blason qui s'inspire des armes de l’une des familles qui ont tenu la seigneurie: les Trudaine, ou De Trudaine.
    Issus d'orfèvres et bourgeois de Paris, les De Trudaine ont acquis et habité le domaine d'Oissy en 1609 par Antoine de Trudaine, écuyer, aussi seigneur de Roberval et de Dreuil-lès-Amiens, président-trésorier de France à Amiens.
    La seigneurie d'Oissy resta dans la famille De Trudaine jusqu'à Antoinette de Trudaine, qui épousa en 1743 le chevalier Le Ver de Caux. De nombreux membres de cette famille furent inhumés dans le choeur de l'église d'Oissy, et leur blason y était gravé.

    Oissy


    Ce sont, pour les De Trudaine, des armes parlantes : d'or à trois daims de sable, la commune a changé les émaux et a placé les daims saillants plutôt que «marchant l’amble», comme ils doivent être par défaut de précision.

    En chef, de chaque côté du nom en capitales, ont été posés deux attributs "professionnels": une navette de tisserand et un épi de blé, qui rappellent que jusqu'au XIXe siècle, les paysans picards du Sud-Amiénois et du Vimeu, en plus de leurs travaux des champs, à la morte saison, tissaient le chanvre à domicile.
    (Jacques Dulphy)

    *

    Antoine de Trudaine acheta la propriété en 1609.

    Il occupa à partir de 1614 la charge de président-trésorier de France à Amiens, à laquelle lui succéda son fils Jean (1628-1646).

    Son petit-fils François, conseiller au bailliage, épousa Marie Lucas de Demuin.

    Trésorier de France à son tour, François Trudaine de Roberval menait grand train au château, à sa mort en 1714, lui succéda son fils Joseph, brigadier des armées du Roi et capitaine des gendarmes de Bretagne.

    Marie-Madeleine Trudaine épousa en 1743 Jean-Louis Le Ver, marquis de Caux, et s'installa à Oissy où naquirent ses enfants ; Jean-Louis, ondoyé en 1744, puis Emmanuel en 1746.

    Oissy

    Le Ver : d'argent à trois verrats ou sangliers passants de sable, accompagnés de neuf trèfles du même.

    C'est lui qui fit reconstruire le château vers 1750.

    Oissy

    Oissy

    Le marquis de Caux vécut fastueusement et dilapida allègrement ses biens au point d'être interdit en 1759, un an avant sa mort, ce qui motive l'expertise du domaine.

    Emmanuel, dernier marquis de Caux, mousquetaire du Roi, mourut à son tour en 1771 etle château fut privé de son mobilier.

    Il revint à son cousin le marquis de Valanglart qui venait d'épouser Françoise-Marie de Fougières, mestre de camp de cavalerie, il mena lui aussi grand train jusqu'à son départ pour l'émigration, ce qui entraîna la saisie de ses biens.

    Oissy

    Le domaine fut adjugé à Louis-François Dottin, négociant amiénois, qui se constitua l'une des plus grosses fortunes foncières du département.

    Demeuré dans sa descendance pendant une centaine d'années, le château appartenait en 1922 au baron de La Serve.

    Entré par alliance dans la famille Ethis de Corny, il était inhabité depuis près de 40 ans, lorsqu'un incendie probablement volontaire le ravagea en 1946.

    Il n'a pas été restauré.

    Oissy

    Oissy


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