• Canton de Doullens

    DOULLENS

    Doullens

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    D'azur semé de fleur de lis d'or, à l'écusson d'argent chargé d'une croix de gueules, brochant en abîme.

    Avec comme devise : Infinita decus lilia mihi prestant

    Traduit par : Une infinité de lis me fait honneur

    DoullensDessin de Robert et Mireille Louis

     

    En 1366, le roi Charles V reconnaissant le généreux dévouement des habitants lors de la captivité de son père donne à la ville les lettres patentes l'autorisant à porter désormais des armes accompagnées de fleurs de lis.

    J.Dulphy

     

    Hôtel de ville

    DoullensA.GuervilleDoullens

     

    Sur le beffroi, très effacé

    DoullensA.GuervilleDoullens

     

    Ancienne Caisse d'épargne

    DoullensA.GuervilleDoullens

     

    Ecole de musique

    DoullensA.GuervilleDoullens

     

     

    On retrouve le blason sur un vitrail de l'escalier d'honneur de l'hôtel de ville (1898).

    Doullens

    Vitrail dans la salle du Commandement Unique

    Doullensphotos A.Guerville

    Hôtel des Postes, Sculpture de Léon Lamotte 1955

    DoullensA.Guerville

     

    église Notre-Dame

    Canton de Doullens

  • La commune ne possède pas de blason officiel

     

    Au 11ème siècle, le territoire a une seigneurie et un château.

    Dès le début du 12ème siècle, la terre appartient au prieuré d'Epécamps.

    Au 15ème siècle, Riquier Le Briois est seigneur d'Omesmont, alliée à Jeanne Mention vers 1480, il mourut en 1482.

    Domesmont

    Le Briois de la Pastured'azur au chevron d'or, accompagné de trois besants d'argent.

    On trouve ensuite Bernard Le Briois, maïeur d'Abbeville en 1503, alliée à Claire-Jeanne d'Ostrel, il meurt en 1511.

    Puis Jeanne Le Briois, femme de Jacques des Groiseliers, maïeur d'Abbeville en 1521.

    Domesmont

    de sable à la croix ancrée de gueules.

    Jean, leur fils, alliée à Antoinette Descault qui lui donna Jacques des Groiseliers, il épousa Isabeau de La Fosse, il meurt en 1567 à la bataille de Saint Denis.

    Leur fille Antoinette épousa en 1576 François Le Ver, veuve en 1584, elle se remarie en 1585 avec Philippe de Sacquespée, seigneur de  Thézy.

    A la Révolution le domaine appartient à M.Boulanger.

    Henri-Gaspard François de Domesmont (1763-1858) marié à Elisabeth-Sophie Blondin de Baizieux (1774-1833 à Domesmont) en 1798.

    Ils sont inhumés à Domesmont, voici leur pierre tombale dans la sacristie de l'église.

    Domesmont

     

    DomesmontDomesmont

     

    Domesmont

    Domesmont

    d'azur à la bande d'or chargée de trois trèfles de sable.

    Leur fille Henriette François de Domesmont (1799-1886) mariée en 1819 à Alexandre de Tourtier

    Le château après le décès d'Henri-Gaspard François de Domesmont en 1858, fut laissé à l'abandon et n'a plus jamais été habité par la suite.

    Voué à sa ruine, tout fut abattu au début du 20ème siècle, aujourd'hui il n'en reste qu'un pan de mur et un portail.

     

    Domesmont

    Domesmont

     

    **

    Eglise Saint Nicolas

    Domesmont

    D'après nature en 1872 (Bibliothèque municipal d'Abbeville)


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  • Autheux

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'argent à deux bandes de sable.

    *

    Le nom de la famille Des Autheux apparaît au début du XIIIe siècle avec Robert (ou Hébert) des Autheux, vivant en 1206.
    Quatre ou cinq générations plus tard apparaît Jehan des Autheux, époux de Marguerite de Montmorency, qui rend hommage en 1372 pour son manoir des Autheux, et en 1375 "pour la ville des Autheux" en tant que "seigneur desdits lieux".
    Le mariage de sa fille unique Jehanne (vivante en 1421) fit passer la terre des Autheux à Jehan du Fayel, seigneur de Quellen.

    Puis ce furent d'autres noms.
    Robert des Autheux, sur un sceau de 1209, portait un écu à sept cotices. Girard des Autheux portait, sur un sceau de 1229, un écu à deux bandes (Belleval, Les Sceaux du Ponthieu, 1896), comme tous les autres Des Autheux après lui.

    Autheux

     

     sceau conservé aux archives départementales de la Somme. 

     

    Belleval commente, au sujet du blason de la famille Des Autheux: "Les armes de cette famille ont donc commencé par être plusieurs bandes (dites cotices) qui se sont définitivement réduites à deux: d'argent à deux bandes de sable".
    (Jacques Dulphy)

    ***

    Au début du 16ème siècle Antoinette d'Ostrel, dame des Autheux, épousa Jean de Lisques, dont les successeurs passèrent au protestantisme et tinrent dans leur château des assemblées du culte réformé.

    Au début du 17ème siècle, Jean de Lisques, chevalier des Autheux, fut un personnage entreprenant qui lança plusieurs projets de colonies aux Indes occidentales et en Amérique. 

    Autheux

    De Lisques : bandé d'azur et d'argent, à la bordure de gueules.

    Décrétée après sa mort, la seigneurie fut acquise en 1668 par Charles de Vitry, lieutenant en l'élection de Doullens, puis receveur général du taillon, qui mourut deux ans plus tard.

    François de Vitry, qui lui succéda dans sa charge de receveur des tailles, devint en 1683 premier échevin d'Amiens, mais échoua dans ses prétentions à la mairie.

    Françoise de Vitry, son unique héritière, fit don du domaine à son cousin François Le Febvre, seigneur de Milly et d'Hymneville, ancien lieutenant de chevau-légers et procureur du roi en la maîtrise d'Abbeville.

    Autheux

    Le Fèvre de Milly : de sable au chevron d'argent chargé de trois roses de gueules.

    Le château devint la résidence habituelle de Jean Le Fèbvre, vicomte de Doullens (mort en 1739) et de son épouse Marie de Salperwick, puis celle de Philippe-Joseph Le Febvre, capitaine au régiment de Biron et marquis de Milly, qui mourut en 1772 en son château des Autheux, huit ans avant son épouse Marie-Madeleine de Clermont-Tonnerre.

    Vint ensuite un intéressant personnage qui réussit à traverser sans dommage la période révolutionnaire, le citoyen Louis-Marie Lefebvre-Milly, ci-devant marquis de Milly, capitaine au bataillon de Cambrésis en 1789, devenu aide-de-camp du maréchal de camp d'Estourmel en 1791, il continua sous le Directoire à exercer ses talents de louvetier dans l'Amiénois. En 1812, il servit encore d'aide-de-camp au maréchal Kellermann, duc de Valmy.

    Sa fille Athalie-Louise mourut aux Autheux en 1817, et son mari Pierre-Nicolas Le Merle de Beaufond en 1849.

    Jean-Jacques Le Merle de Beaufond fut maire de la commune de 1817 à 1830.

    Marie-Sophie Le Merle de Beaufond vendit finalement le domaine à la comtesse de Beaulaincourt-Marles, née Larché, dont la fille Mme Witasse-de Thézy quitta le château pour celui de Le Titre.

    Vendus vers 1920 et laissés dans un abandon coupable, les bâtiments ont été abattus, de même que les arbres du parc et les charmilles, à l'exception d'une aile et de quelques dépendances.

    Vraisemblablement élevé au 17ème siècle, le château était un édifice de dimensions modestes mais de plan complexe, juxtaposant de multiples bâtiments coiffés de toits indépendants.

    Autheux

    Autheux

    L'entrée, sûrement postérieure, était fermée par une belle grille dont les piliers de pierre, décorés de tableaux de briques, étaient sommés d'une forte corniche coiffée d'un toit d'ardoise et d'un vase sculpté.

    Autheux

    vestiges en 2014, photo de Stéphane Barbier

    Autheux

    ce qu'il en reste en 2019

     

    *

    Eglise Saint Jean-Baptiste

    Autheux

    Autheux


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  • La commune ne possède pas de blason officiel.

    Outrebois

     

    Isolées dans les bois, les ruines du château du Quesnel occupent un côteau escarpé, possession de Tristan de Chambly à la fin du 14ème siècle, la terre échut ensuite à Pierre de Fouencamps vers 1500, puis aux d'Estrées.

    Outrebois

     

    En 1566, les habitants qui s'étaient réfugiés au lieu seigneurial furent massacrés par les Impériaux.

    Trois ans plus tard Antoine d'Estrées vit sa terre saisie pour dettes et adjugée à Jérôme d'Ainval, ancien maïeur d'Amiens, dont la petite-fille Judith épousa en 1642 David de Brossard, seigneur de Grosménil.

    Outrebois

    Brossard de Grosménil : de sable au chevron d'or, accompagné en chef de deux besants et en pointe d'une molette d'éperon, le tout de même.

    C'est à eux qu'il faut attribuer la construction au pied de la colline d'une nouvelle maison seigneuriale.

    Outrebois

    Armoiries au-dessus de la porte d'entrée de Davis de Brossard et de Judith d'Ainval

    Outrebois

    d'Ainval : d'argent à la bande coticée d'azur, accompagnée en chef d'une molette d'éperon du même, au chef emmanché de gueules.

    En 1687, on trouve Jean de Brossard et son épouse Suzanne de Miffant.

    Le domaine est vendu en 1732 à Geneviève Maurice, veuve de Pierre Le Fèvre de Wadicourt mort en 1725.

    Il demeura dans cette famille jusqu'au mariage en 1835 de Louis-Françoise-Aurélie Le Fèvre de Wadicourt avec Charles Blin de Bourdon.

    Après 1900, il appartient à la famille Handron.

    Il appartient aujourd'hui à la famille Sara.

    Outrebois

    Outrebois

    Outrebois

     

                                                             ***

    * Un autre château fut construit en 1875, il appartenait au début du 20ème siècle à la famille Croix de Feuilles et actuellement à Antoine d'Halluin époux de Brigitte d'Hautefeuille.

    Outrebois

    Photo de Jean-Noël Marchiset

    ***

    Eglise Saint-Séverin

    16ème siècle

    une partie du mobilier a été acheté à la Révolution à l'ancienne abbaye de Dommartin.

    Outrebois


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    Frohen-Sur-Authie

     

    Tiercé en pairle renversé: au 1er d'or au créquier de gueules, au 2e de sinople à la foi d'argent accompagnée en pointe d'un trèfle d'or, 3e d’'azur à trois fasces ondées d'argent et à deux clefs de sable passées en sautoir et brochantes.

    ***

    Création Jean-François Binon.
    Adopté le 15 mars 2019.
    Le créquier provient du blason de la famille De Créquy. La foi symbolise la fusion de Frohen le Grand et de Frohen le Petit, le 1er janvier 2007. Le trèfle est l'attribut de saint Furcy qui était né en Irlande. Les ondes représentent l’Authie qui arrose la commune et les clefs sont les attributs de saint Pierre.

    Il semblerait que Frohen le Grand avait déjà un blason reprenant les armes des Perrot de Fercourt-CréquyD'azur à deux croissants d'argent adossés et accolés en pal; au chef d'or chargé de trois aigles de sable, qui était utilisé à l'initiative de M.Moulès, alors instituteur dans le secteur.

     

    ***

    Possession de la famille de Candas au 12ème siècle, puis de Robert de Frétel au début du 14ème, la terre fut acquise par Aubert de La Lacque auquel succéda en 1380 Henri d'Antoing.

    Passé par alliance à Jean de Flavy, puis à Jean d'Auxy, elle fut incluse dans les domaines de la puissante famille de Luxembourg.

    Vers 1600, Hector de Créqui acquit de Lamoral d'Egmont les " Quatre quints de Frohen", ancien écuyer du duc d'Alençon, gentilhomme de la Chambre du Roi, il avait épousé la fille unique de Jacques de Licques, grand maître de l'artillerie du roi d'Espagne aux Pays-Bas.

    Frohen-Sur-Authie

    Créqui (Créquy) : d'or au créquier de gueules.

    Son fils Adrien se ruina malheureusement par mauvaise conduite et ne laissa pratiquement que la baronnie de Frohen à son fils François et à son petit-fils Léonor.

    Situé sur la frontière franco-espagnole, le château dut être saccagé et ruiné par les troupes.

    Léonore de Créqui avait épousé en 1721 François Perrot, marquis de Fercourt, capitaine de cavalerie, mort en 1753, elle hérita de la terre de Frohen à la mort de son frère Jean-Antoine.

    Frohen-Sur-AuthieClic pour visualiser

    Blason de Perrot de Fercourt sur une pierre tombale sur l'église.

    Frohen-Sur-Authie

    merci à JN.Marchiset

    d'azur à deux croissants adossés et accolés d'argent, au chef d'or chargé de trois aiglettes de sable.

    Frohen-Sur-Authie

    Dessin de Jacques Dulphy, paru dans 'Les loups dans la Somme) 1987.

     

    Elle mourut âgée en 1771, laissant le domaine à son fils Hector qui fit élever le château actuel sur un site neuf à Frohen le Grand, il mourut en 1777 en son château, laissant une veuve Marguerite Blondel qui fut incarcérée quelques temps pendant la Terreur.

    Frohen-Sur-Authie

     

    Frohen-Sur-Authie

    Photo: JN Marchiset

    En l'an VIII, son fils Jules (1775-1845), comte de Fercourt-Créqui jugea prudent de disparaître dans les bois du voisinage et d'y vivre caché pendant plus d'un an.

    Il épousa ensuite Charlotte de Cacheleu et fut l'un des lieutenants de louveterie les plus actifs de la région.

    Sa fille Guilaine-Sidonie épousa en 1835 Edouard, comte du Passage (fils aîné de Louis-Gabriel du Passage de Sainte-Segrée), qui selon la tradition orale aurait donné au château une tout autre échelle.

    Frohen-Sur-Authie

    A la fin du 19ème siècle, Arthur du Passage (1838-1909) fut un sculpteur animalier de grand talent, il fit accoler à l'extrémité est, un vaste atelier en structure de fer qui disparut après la dernière guerre.

    Occupé par un régiment autrichien puis par un Etat-Major allemand, le château fit l'objet d'un violent bombardement aérien anglais le 24 juin 1944, qui anéantit près de la moitié ouest.

    La comtesse Hubert du Passage s'attacha à faire rebâtir les bâtiments d'exploitation voisins, mais dut se limiter pour le château.

    Frohen-Sur-Authie

    Armoiries sur la sépulture au cimetière de Frohen-le-Grand.

    ***

    Eglise Saint-Pierre de Frohen-le-Petit

    Frohen-Sur-Authie

    Aquarelle O.Macqueron (bibliothèque municipale d'Abbeville)

    Frohen-Sur-Authie

    Choeur surélevé du XVIème siècle, classé MH, la nef et la façade sont du XVIIIème.

    Elle contient les pierres tombales des famille Perrot de Fercourt et Créquy-Canaples

    Frohen-Sur-Authie

    Frohen-Sur-Authie

    Frohen-Sur-Authie

     

    Frohen-Sur-Authie

     

    *

     

    Eglise Saint Fursy de Frohen le Grand

    Détruite en 1944 et reconstruite en briques

     

    Frohen-Sur-Authie 

    Ancienne église

     


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  • La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    BERNÂTRE

     d'or à la croix de sable chargée de cinq coquilles d'argent

     

     

    En 1275, la seigneurie appartenait à Jean de Préaux.

    Vers 1320 Mahaut de Raineval, sa nièce, l'apporte à Jean de Boubers, seigneur de Tuncq, dont la famille la conserva près de cinq siècles.

    En 1362, Pierre de Boubers (ou Bouberch), senéchal de Ponthieu, rend aveu pour son " chastel cloz de fosséz, qu'il déclare tenir à forteresche".

    En 1570, Jean de Boubers est officier de la compagnie des Ordonnances du seigneur de Sénarpont, protestant convaincu comme son épouse, Nicole de Lisques.

    Son petit-fils Daniel participe aux côtés d'Henri IV au siège d'Amiens, et voit sa seigneurie de Bernâtre érigée en vicomté.

    BERNÂTRE

    Les lendemain sont moins heureux, en août 1635 l'armée espagnole ravage le Ponthieu, saccage le village et incendie le château. Deux mois plus tard, celle du duc de Chaulnes achève de faire du pays une terre brûlée.

    Bernâtre

    La Révocation de l'Edit de Nantes en 1685, amène Daniel II de Boubers à abjurer, 2 de ses fils font de même, mais l'aîné se réfugie en Angleterre, cependant que leur mère, Suzanne Roussel de Miannay, ardente huguenote, s'exile à Berlin avec ses 7 filles.

    BERNÂTRE

    Au XVIIIème siècle, les Boubers résident ordinairement à Miannay, mais n'en continuent pas moins à se faire inhumer à Bernâtre.

    Ce n'est qu'en 1811, après la mort de Charles-François de Boubers, dernier vicomte, que sont vendus les restes de la vieille forteresse, convertis en exploitation agricole.

    BERNÂTRE

    Vraisemblablement élevé dans la seconde moitié du XIV ème siècle par Pierre de Bouberts, l'ouvrage dut être remanié au XVème.

    il ne fut pas rebâti, n'ayant plus de rôle militaire à jouer. Des bâtiments de ferme, entourant l'ancienne baille, furent accolés aux vestiges de l'ancien édifice castral. Il subsiste de celui-ci certains pans de murs ayant conservé des archères, des éléments de l'ancienne chapelle, la porte d'entrée du château et la tour de trois étages du XVe ou XVIe siècle, assez bien conservée.

    Bernâtre

    En 1865

    Bernâtre

     


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