• Canton de Doullens

    DOULLENS

    Doullens

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    D'azur semé de fleur de lis d'or, à l'écusson d'argent chargé d'une croix de gueules, brochant en abîme.

    Avec comme devise : Infinita decus lilia mihi prestant

    Traduit par : Une infinité de lis me fait honneur

    DoullensDessin de Robert et Mireille Louis

     

    En 1366, le roi Charles V reconnaissant le généreux dévouement des habitants lors de la captivité de son père donne à la ville les lettres patentes l'autorisant à porter désormais des armes accompagnées de fleurs de lis.

    J.Dulphy

     

    Hôtel de ville

    DoullensA.GuervilleDoullens

     

    Sur le beffroi, très effacé

    DoullensA.GuervilleDoullens

     

    Ancienne Caisse d'épargne

    DoullensA.GuervilleDoullens

     

    Ecole de musique

    DoullensA.GuervilleDoullens

     

     

    On retrouve le blason sur un vitrail de l'escalier d'honneur de l'hôtel de ville (1898).

    Doullens

    Vitrail dans la salle du Commandement Unique

    Doullensphotos A.Guerville

    Hôtel des Postes, Sculpture de Léon Lamotte 1955

    DoullensA.Guerville

     

    église Notre-Dame

    Canton de Doullens

  •  

    Frohen-Sur-Authie

     

    Tiercé en pairle renversé: au 1er d'or au créquier de gueules, au 2e de sinople à la foi d'argent accompagnée en pointe d'un trèfle d'or, 3e d’'azur à trois fasces ondées d'argent et à deux clefs de sable passées en sautoir et brochantes.

    ***

    Création Jean-François Binon.
    Adopté le 15 mars 2019.
    Le créquier provient du blason de la famille De Créquy. La foi symbolise la fusion de Frohen le Grand et de Frohen le Petit, le 1er janvier 2007. Le trèfle est l'attribut de saint Furcy qui était né en Irlande. Les ondes représentent l’Authie qui arrose la commune et les clefs sont les attributs de saint Pierre.

    Il semblerait que Frohen le Grand avait déjà un blason reprenant les armes des Perrot de Fercourt-CréquyD'azur à deux croissants d'argent adossés et accolés en pal; au chef d'or chargé de trois aigles de sable, qui était utilisé à l'initiative de M.Moulès, alors instituteur dans le secteur.

     

    ***

    Possession de la famille de Candas au 12ème siècle, puis de Robert de Frétel au début du 14ème, la terre fut acquise par Aubert de La Lacque auquel succéda en 1380 Henri d'Antoing.

    Passé par alliance à Jean de Flavy, puis à Jean d'Auxy, elle fut incluse dans les domaines de la puissante famille de Luxembourg.

    Vers 1600, Hector de Créqui acquit de Lamoral d'Egmont les " Quatre quints de Frohen", ancien écuyer du duc d'Alençon, gentilhomme de la Chambre du Roi, il avait épousé la fille unique de Jacques de Licques, grand maître de l'artillerie du roi d'Espagne aux Pays-Bas.

    Frohen-Sur-Authie

    Créqui (Créquy) : d'or au créquier de gueules.

    Son fils Adrien se ruina malheureusement par mauvaise conduite et ne laissa pratiquement que la baronnie de Frohen à son fils François et à son petit-fils Léonor.

    Situé sur la frontière franco-espagnole, le château dut être saccagé et ruiné par les troupes.

    Léonore de Créqui avait épousé en 1721 François Perrot, marquis de Fercourt, capitaine de cavalerie, mort en 1753, elle hérita de la terre de Frohen à la mort de son frère Jean-Antoine.

    Frohen-Sur-AuthieClic pour visualiser

    Blason de Perrot de Fercourt sur une pierre tombale sur l'église.

    Frohen-Sur-Authiemerci à J.Dulphy

    d'azur à deux croissants adossés d'argent, au chef d'or chargé de trois aigles de sable.

    Frohen-Sur-Authie

    Dessin de Jacques Dulphy, paru dans 'Les loups dans la Somme) 1987.

     

    Elle mourut âgée en 1771, laissant le domaine à son fils Hector qui fit élever le château actuel sur un site neuf à Frohen le Grand, il mourut en 1777 en son château, laissant une veuve Marguerite Blondel qui fut incarcérée quelques temps pendant la Terreur.

    Frohen-Sur-Authie

    En l'an VIII, son fils Jules (1775-1845), comte de Fercourt-Créqui jugea prudent de disparaître dans les bois du voisinage et d'y vivre caché pendant plus d'un an.

    Il épousa ensuite Charlotte de Cacheleu et fut l'un des lieutenants de louveterie les plus actifs de la région.

    Sa fille Guilaine-Sidonie épousa en 1835 Edouard, comte du Passage (fils aîné de Louis-Gabriel du Passage de Sainte-Segrée), qui selon la tradition orale aurait donné au château une tout autre échelle.

    Frohen-Sur-Authie

    A la fin du 19ème siècle, Arthur du Passage (1838-1909) fut un sculpteur animalier de grand talent, il fit accoler à l'extrémité est, un vaste atelier en structure de fer qui disparut après la dernière guerre.

    Occupé par un régiment autrichien puis par un Etat-Major allemand, le château fit l'objet d'un violent bombardement aérien anglais le 24 juin 1944, qui anéantit près de la moitié ouest.

    La comtesse Hubert du Passage s'attacha à faire rebâtir les bâtiments d'exploitation voisins, mais dut se limiter pour le château.

    ***

    Eglise Saint-Pierre de Frohen-le-Petit

    Frohen-Sur-Authie

    Aquarelle O.Macqueron (bibliothèque municipale d'Abbeville)

    Frohen-Sur-Authie

    Choeur surélevé du XVIème siècle, classé MH, la nef et la façade sont du XVIIIème.

    Elle contient les pierres tombales des famille Perrot de Fercourt et Créquy-Canaples

    Frohen-Sur-Authie

    Frohen-Sur-Authie

    Frohen-Sur-Authie

     

    Frohen-Sur-Authie

     

    *

     

    Eglise Saint Fursy de Frohen le Grand

    Détruite en 1944 et reconstruite en briques

     

    Frohen-Sur-Authie 

    Ancienne église

     


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  • La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    BERNÂTRE

     d'or à la croix de sable chargée de cinq coquilles d'argent

     

     

    En 1275, la seigneurie appartenait à Jean de Préaux.

    Vers 1320 Mahaut de Raineval, sa nièce, l'apporte à Jean de Boubers, seigneur de Tuncq, dont la famille la conserva près de cinq siècles.

    En 1362, Pierre de Boubers (ou Bouberch), senéchal de Ponthieu, rend aveu pour son " chastel cloz de fosséz, qu'il déclare tenir à forteresche".

    En 1570, Jean de Boubers est officier de la compagnie des Ordonnances du seigneur de Sénarpont, protestant convaincu comme son épouse, Nicole de Lisques.

    Son petit-fils Daniel participe aux côtés d'Henri IV au siège d'Amiens, et voit sa seigneurie de Bernâtre érigée en vicomté.

    BERNÂTRE

    Les lendemain sont moins heureux, en août 1635 l'armée espagnole ravage le Ponthieu, saccage le village et incendie le château. Deux mois plus tard, celle du duc de Chaulnes achève de faire du pays une terre brûlée.

    Bernâtre

    La Révocation de l'Edit de Nantes en 1685, amène Daniel II de Boubers à abjurer, 2 de ses fils font de même, mais l'aîné se réfugie en Angleterre, cependant que leur mère, Suzanne Roussel de Miannay, ardente huguenote, s'exile à Berlin avec ses 7 filles.

    BERNÂTRE

    Au XVIIIème siècle, les Boubers résident ordinairement à Miannay, mais n'en continuent pas moins à se faire inhumer à Bernâtre.

    Ce n'est qu'en 1811, après la mort de Charles-François de Boubers, dernier vicomte, que sont vendus les restes de la vieille forteresse, convertis en exploitation agricole.

    BERNÂTRE

    Vraisemblablement élevé dans la seconde moitié du XIV ème siècle par Pierre de Bouberts, l'ouvrage dut être remanié au XVème.

    il ne fut pas rebâti, n'ayant plus de rôle militaire à jouer. Des bâtiments de ferme, entourant l'ancienne baille, furent accolés aux vestiges de l'ancien édifice castral. Il subsiste de celui-ci certains pans de murs ayant conservé des archères, des éléments de l'ancienne chapelle, la porte d'entrée du château et la tour de trois étages du XVe ou XVIe siècle, assez bien conservée.

    Bernâtre

    En 1865

    Bernâtre

     


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  • Grouches Luchuel

     

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'or à trois fasces vivrées de gueules

     

    Devise: « libertas omnium in uno commune » (La liberté de tous dans une commune).

     

    Le blason est aussi celui de la famille De Grouches, aussi seigneurs d'Huppy (80) à la fin du XVIe siècle, et marquis de Chepy.

    Chepy (80) a d'ailleurs repris le même blason que Grouches-Luchel, les mêmes émaux, les mêmes tenants et le même cimier, mais les trois fasces n'y sont pas ondées. Et la devise n'y est pas.

    Grouches Luchuel

    De Grouches : d'or à trois fasces de gueules


    La devise est inspirée de la fusion de Gouches et de Luchel en 1810 en une seule commune.
    (J. Dulphy)

    Grouches Luchuel

     

    Grouches Luchuel

     

     

    ***

    Le premier seigneur connu est Thierry de Grouches, chevalier en 1290, il a épousé Marie de Camberon.

    Puis Simon de Grouches vers 1339, alliance inconnue .

    Son fils Gérard de Grouches, marié à Jeanne de Bayencourt

    Grouches Luchuel

     

    de Bayencourt : d'argent à cinq tours de gueules (gouache de Marcel Stiennon 1973)

     

    Robert de Grouches ( 1er du nom), marié à Marie de Framezelles

    Grouches Luchuel

    de Framezelles : d'azur à la croix d'argent

    Jean de Grouches dit le Bègue au début du 15ème siècle, marié à Jeanne de Griboval

    Grouches Luchuel

    de Griboval : de sable à trois molettesd'argent.

    Hubert de Grouches, conseiller, maître d'hôtel du roi Louis XII, marié vers 1460 à Jeanne de Warambourg.

    de Warambourg : de gueules à la croix d'argent

     

    Jacques de Grouches, marié en 1488 à Jeanne de Rubempré.

    Grouches Luchuel

    de Rubempré : d'argent à trois jumelles de gueules.

    François de Grouches, marié vers 1525 à Georgette de Montenay.

    Henry de Grouches, gentihomme de la chambre du roi de Navarre, marié en 1557 à Claude de Girard.

    Grouches Luchuel

    de Girard : échiqueté d'or et de gueules

     

    Robert de Grouches, gentilhomme d'Henri IV, capitaine d'armes, gouverneur de Pont-Rémy, marié en 1586 à Anne de La Rivière.

    Pierre de Grouches, capitaine d'armes, marié à Claude Rouault, soeur du marquis de Gamaches.

    Robert de Grouches, dit le bâtard de Grouches, épousa en 1642 Catherine de Sainte-Aldegonde.

    Jean de Grouches (2ème du nom), baron de Chepy, gentilhomme de la Chambre du roi Louis XIII, marié en 1628 à Marie de Fontaines.

    Augustin de Grouches, capitaine de chevau-légers, marié à Catherine de Roncherolles en 1653, puis en seconde noces à Anne Charreton de la Terrière en 1657.

    Augustin-Charles-Emmanuel de Grouches, premier chambellan du Duc d'Orléans, colonel de cavalerie.

    Nicolas-Antoine de Grouches, marquis, maréchal de camp, marié à Marie-Geneviève Becquin d'Angerville.

    Jacques-Etienne de Grouches , maréchal de camp, marié à Marie-Avoye d'Oursin.

    Antoine-Jean-Etienne de Grouches, sans alliance en 1778.

    ***

    Blason sur le mur d'une propriété "Le manoir"

    Grouches Luchuel

     

    Grouches Luchuel

    Grouches Luchuel

    Grouches Luchuel

    Blason des Bourbon-Condé

    d'azur aux trois fleurs de lys d'or et au bâton péri en bande de gueules.

     


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  • Brévillers

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    De gueules au chevron d'or, accompagné de trois croissants d'argent.

    ***

    Possession de Thierry de Grouches à la fin du 13ème siècle, la seigneurie relevait de la châtellenie de Beauval.

    Brévillers

    de Grouches : d'or à trois fasces de gueules.

    A la fin du 15ème, elle échut à Joanne de Grouches qui, en 1489, l'apporta en mariage à Louis Le Rond dont la famille la conserva jusqu'en 1605, quand Nicolas Le Rond la vendit à François Hémard, bourgeois d'Amiens.

    Jean-Baptiste Hémard, gentilhomme de la Chambre de Monsieur, frère du Roi, obtint de l'évêque d'Arras l'autorisation de bâtir une église qui fut en 1767, détachée de la paroisse de Lucheux.

    Brévillers

    Hémard : d'azur, à une fasce d'argent chargée de trois molettes de sable et accompagnée de trois abeilles d'or.

     

    En 1787, Marie-Margueritte Hémart fit don de la terre et seigneurie, estimée 50.000 livres, à son cousin Charles d'Aumale, seigneur d'Yvrencheux, chevau-léger de la Garde du Roi.

    Brévillers

    d'Aumale : d'argent à la bande de gueules chargée de Trois besants d'or.

    Louise-Charlotte d'Aumale épousa Antoine-Claude de Banastre, capitaine de dragons.

    Brévillers

    de Banastre : de gueules à la bande d'argent accompagnée de deux molettes du même.

    Retiré en 1791 et un moment incarcéré à Amiens en septembre 1793, il fut nommé après le 18 brumaire, adjoint au maire de Doullens, puis occupa la mairie de 1808 jusqu'à sa mort en 1820.

    A la fin du 19ème siècle, le domaine appartenait à la vicomtesse de Valanglart, née Banastre.

    Vraisemblablement bâtie à la fin du 17ème, cette modeste gentilhommière longtemps incluse dans une exploitation agricole, a fait l'objet de travaux de restauration. 

    Brévillers

     ***

    Eglise ND de l'Assomption

    Brévillers

    en 1874

    Brévillers

    de nos jours


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  • Mézerolles

    Écartelé: au 1er de sinople à trois canards en vol de sable, au 2e d'argent à trois peupliers de sinople, au 3e d'argent à la truite au naturel, posée en pal, contournée et ployée vers dextre, au 4e de sinople au grêlier contourné d'or.

     

    Armes fautives.

    Il semble que le blason de Mézerolles ait été adopté et apparaisse pour la première fois en 2006 pour illustrer les remerciements dans les préfaces d'un ouvrage consacré aux peintres et sculpteurs en Val d'Authie. Ce blason, de composition naïve, ressemble fort à celui de Méricourt-sur-Somme, et pourrait s'appliquer à deux centaines de communes du seul département de la Somme: on y trouve bien le vert des prairies, les canards sauvages, les peupliers des marais, le poisson de la rivière et la trompe des chasseurs au bois. Deux branches de saule composent avec la couronne murale les ornements extérieurs.
    Ce blason-catalogue ne comporte ni référence à l'histoire,ni au légendaire du lieu, ni aux familles ni au vocable; ce ne sont ni des armes parlantes ni des armes attribuées. Les plaques des rues de Mézerolles ne portent d'ailleurs pas ce blason, mais les grandes armes du département de la Somme.
    (Jacques Dulphy)

    ***

    La seigneurie appartient à la fin fu XIème siècle à Robert de Maiserolles.

    En 1243 la terre avait pour seigneur Gillon de Mailly et était tenue en fief de  Baudoin de Beauval qui en avait la suzeraineté.

    Celui-ci vend peu après à Robert d'Artois.

    La terre passe ensuite Aux Mailly, puis à Hugues de Clary et à Henri d'Antoing.

    Mézerolles

     

    d'Antoing : de gueules au lion d'argent, l'écu sommé d'une couronne à cinq fleurons. 

    En 1423 une charte fait mention du chastel de Maiserolles, dont la terre constituait une enclave de l'Artois en Ponthieu.

    En 1469 Jean de Flavy prête serment à Charles le Téméraire à cause de son chastel, terre et seigneurie de Maiserolles...tenus du château d'Hesdin.

    Mézerolles

    de Flavy : d'hermine à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'or.

    En 1679, Robert de Cacheleu, chevau-léger de la Garde du Roi, est déclaré adjudicataire de la seigneurie.

    Mézerolles

    De Cacheleu : d'azur à trois pattes de loup d'or.

    En 1738, cependant, un arrêt du Parlement en ordonne la restitution au comte d'Egmont dont les héritiers la conservèrent jusqu'à la fin de l'Ancien régime.

    Mézerolles

    d'Egmont : chevronné d'or et de gueules de douze pièces.

    Le château n'a pas laissé de vestiges notables. 

    ***

    Eglise Saint Martin du XVIIIéme siècle

    Mézerolles

    En 1874


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