• Canton de Doullens

    DOULLENS

    Doullens

    http://armorialdefrance.fr/

    D'azur semé de fleur de lis d'or, à l'écusson d'argent chargé d'une croix de gueules, brochant en abîme.

    Avec comme devise : Infinita decus lilia mihi prestant

    Traduit par : Une infinité de lis me fait honneur

    DoullensDessin de Robert et Mireille Louis

     

    En 1366, le roi Charles V reconnaissant le généreux dévouement des habitants lors de la captivité de son père donne à la ville les lettres patentes l'autorisant à porter désormais des armes accompagnées de fleurs de lis.

    J.Dulphy

     

    Hôtel de ville

    DoullensA.GuervilleDoullens

     

    Sur le beffroi, très effacé

    DoullensA.GuervilleDoullens

     

    Ancienne Caisse d'épargne

    DoullensA.GuervilleDoullens

     

    Ecole de musique

    DoullensA.GuervilleDoullens

     

     

    On retrouve le blason sur un vitrail de l'escalier d'honneur de l'hôtel de ville (1898).

    Doullens

    Vitrail dans la salle du Commandement Unique

    Doullensphotos A.Guerville

    Hôtel des Postes, Sculpture de Léon Lamotte 1955

    DoullensA.Guerville

     

    église Notre-Dame

    Canton de Doullens

  • Candas

     

    http://armorialdefrance.fr/

    D'azur à la gerbe de blé d'or accompagnée de deux étoiles d'argent en chef et d'un croissant du même en pointe.

    ***

    Ce sont exactement les armes de la famille Du Candas.
    Jean du Candas est seigneur du lieu et bailli d'Amiens en 1416.

    Antoine du Candas, bourgeois d'Amiens en 1696, fait enregistrer ses armes à l'Armorial de d'Hozier en 1696.
    La commune de Candas et l'association pour la Sauvegarde du patrimoine ont restauré, de 2000 à 2006, le dernier moulin à vent du village, le moulin Fanchon. Avec ce blason "à la gerbe", Candas trouve presque une illustration parfaite pour son identité nouvelle, ou plus exactement retrouvée: le moulin produit de nouveau de la farine!
    (Jacques Dulphy)

    Candas

    Le blason de la famille Du Candas.
    Armorial Général de France, Charles D'Hozier (édit de 1696)
    26e volume, Picardie, Généralité d'Amiens.

    ***

    Après les du Candas, on trouve les de Belloy avec Guyot de Belloy marié à Jeanne de L'Espinoy.

    Puis Jeanne de Belloy épouse Jean de Villiers de l'Isle-Adam.

    En 1478, Jeanne de Villiers épouse Jean de Monceaux, issu d'une branche cadette des seigneurs d'Auxy.

    Candas

    de Monceaux-Auxy : échiqueté d'or et de gueules, à un écusson d'azur en abîme, chargé d'un autre écusson d'argent.

    Charlotte de Monceaux épouse Geoffroy Tiercelin de Brosse, mort en 1668.

    Candas

    Louis Gorjon de Verville en fait l'acquisition en 1715.

    Son fils Antoine-Louis épouse Françoise-Ursule Poujol en 1765.

    Le château n'existe plus depuis longtemps.

    Candas

     

    ***

    Eglise Saint Jean-Baptiste

    Construite en 1780, reconstruite en 1884.

    Candas

    en 1876

    Candas


    votre commentaire
  • Les deux communes de Fieffes et de Montrelet ont fusionné le 1/1/1975

     

    La commune ne possède pas de blason officiel

     

    Ci-dessous projet de blasonnement soumis par Jacques Dulphy, associant les armes des De Fieffes et celles des de Monstrelet, l'écu en abîme laissant apparaître une croix de Malte stylisée, rappelant l'ancienne commanderie.

    Fieffes-Montrelet

    Fieffes-MontreletFieffes-Montrelet

     

    à gauche : De Fieffes: d'......(émaux inconnus) à trois chevrons de vair.

    à droite : de Monstrelet :   d'or au sautoir de vair (Riestap)

     

    Deux seigneuries coexistaient, la première appartenait à une commanderie d'Hospitaliers, dont l'établissement jouxtait l'église.

    La seconde, laïque,avait son siège dans le château qui s'élevait au nord, près du village de Montrelet, aujourd'hui rattaché à celui de Fieffes.

    Il ne subsiste de cet édifice que quelques sections de murs ruinés, élevé sur un terre-plein entouré de douves alimentées par la petite rivière de la Fieffe.

    Fieffes-Montrelet

     

    Fieffes-Montrelet

    Le châtelet semblait remonter au 16ème siècle avec de hautes tourelles brique et pierre en encorbellement.

    Fieffes-Montrelet

    Dessin des frères Duthoit 1823

    Les premiers seigneurs portaient le nom de Fieffes du 12ème au 14ème siècle.

    En 1160, Gérold de Fieffes, chevalier, seigneur du lieu. 
    Halhaut de Fieffes, chevalier, sire de Ville en 1380, portait sur son sceau  un écu à trois chevrons de vair (d'après Demay , sceaux...). Marguerite, dame de Fieffes en 1300 (ou 1360 ?) portait aussi un écu à 3 chevrons sur son sceau (Demay). Nicolas de fieffes, vivant au 13e siècle, portait, lui, un écu au lion.

    Fieffes-Montrelet

     Sceau de Marguerite de Fieffes (1300) Archives de la Somme. A la droite de la dame, le sceau aux trois chevrons de vair ; à sa gauche, un sceau au lion.
     

    La seigneurie passa ensuite par mariage à Jean de Caumont, puis à Robert de La Haye par le mariage avec Jeanne de Caumont.

    Marie de La Haye, dame de Fieffes et de Bonneville, épousa François de Humicault, puis leur fille unique Claude de Humicault épousa Yves de Mailly, seigneur de l'Espine, ardent partisan d'Henri IV.

    Leur fils aîné Nicolas de Mailly, capitaine de chevau-légers, gentilhomme de la Chambre du Roi, maître des Eaux et Forêts de Picardie, il meurt en 1637, sans enfants de son mariage avec Isabelle de Ghistelles.

    Fieffes-Montrelet

    de Mailly : d'or à trois maillets de sinople

    Passées à son frère cadet Louis-Henri, baron de Sourdon, les seigneuries de Fieffes, Montrelet et Bonneville revinrent finalement au plus jeune Antoine, brillant personnage qui avait commandé quelques temps l'armée navale devant La Rochelle.

    Vraisemblablement mises en vente après la mort de Jacques de Mailly, elles appartenaient à la fin du 17ème siècle à Vincent Pingré, conseiller-secrétaire du Roi.

    En 1823, Rose Haudouart de Fontaine, épouse d'Alexandre, chevalier de Bucy, qui mourut à 33 ans au château suivie peu-après par Marie-Louise Pingré, comtesse de Bucy de Fieffes.

    Mis en vente 5 ans plus tard, le domaine fut adjugé en plusieurs lots et le château démoli vers 1850, il ne reste que deux piliers du portail et l'ancienne glacière au coeur du bois attenant.

    Fieffes-Montrelet

    * La toiture de l'ancienne glacière appartenant au château de Fieffes-Montrelet, curiosité patrimoniale, va bientôt être restaurée.

                                               ***

                              Eglise Saint-Pierre de Fieffes

    église romane remaniée à la période gothique, dernier témoin d'une commanderie hospitalière de l'Ordre de Malte.

    Fieffes-MontreletFieffes-Montrelet

    en 1876 (bibliothèque municipal d'Abbeville)

    Fieffes-Montrelet

    Fieffes-Montrelet

    Portail surmonté d'un ange très abimé.

    **

    Eglise Sainte Marie-Madeleine de Montrelet

    Fieffes-Montrelet

     

    En 1876

    Fieffes-Montrelet

     

     

     


    votre commentaire
  • La commune ne possède pas de blason officiel

     

    Projet de blasonnement proposé par Jacques Dulphy en écartelant les armes des Le Griois (en changeant la couleur des besants) et celles des de Groiseliers.

    Domesmont

     

    Au 11ème siècle, le territoire a une seigneurie et un château.

    Dès le début du 12ème siècle, la terre appartient au prieuré d'Epécamps.

    Au 15ème siècle, Riquier Le Briois est seigneur d'Omesmont, alliée à Jeanne Mention vers 1480, il mourut en 1482.

    Domesmont

    Le Briois de la Pastured'azur au chevron d'or, accompagné de trois besants d'argent.

    On trouve ensuite Bernard Le Briois, maïeur d'Abbeville en 1503, alliée à Claire-Jeanne d'Ostrel, il meurt en 1511.

    Puis Jeanne Le Briois, femme de Jacques des Groiseliers, maïeur d'Abbeville en 1521.

    Domesmont

    Des Groiseliers : de sable à la croix ancrée d'argent.

    Jean, leur fils, alliée à Antoinette Descault qui lui donna Jacques des Groiseliers, il épousa Isabeau de La Fosse, il meurt en 1567 à la bataille de Saint Denis.

    Leur fille Antoinette épousa en 1576 François Le Ver, veuve en 1584, elle se remarie en 1585 avec Philippe de Sacquespée, seigneur de  Thézy.

    A la Révolution le domaine appartient à M.Boulanger.

    Henri-Gaspard François de Domesmont (1763-1858) marié à Elisabeth-Sophie Blondin de Baizieux (1774-1833 à Domesmont) en 1798.

    Ils sont inhumés à Domesmont, voici leur pierre tombale dans la sacristie de l'église.

    Domesmont

     

    DomesmontDomesmont

     

    Domesmont

    Domesmont

    d'azur à la bande d'or chargée de trois trèfles de sable.

    Leur fille Henriette François de Domesmont (1799-1886) mariée en 1819 à Alexandre de Tourtier

    Le château après le décès d'Henri-Gaspard François de Domesmont en 1858, fut laissé à l'abandon et n'a plus jamais été habité par la suite.

    Voué à sa ruine, tout fut abattu au début du 20ème siècle, aujourd'hui il n'en reste qu'un pan de mur et un portail.

     

    Domesmont

    Domesmont

     

    **

    Eglise Saint Nicolas

    Domesmont

    D'après nature en 1872 (Bibliothèque municipal d'Abbeville)


    votre commentaire
  • Autheux

    http://armorialdefrance.fr/ 

     

    D'argent à deux bandes de sable.

    *

    Le nom de la famille Des Autheux apparaît au début du XIIIe siècle avec Robert (ou Hébert) des Autheux, vivant en 1206.
    Quatre ou cinq générations plus tard apparaît Jehan des Autheux, époux de Marguerite de Montmorency, qui rend hommage en 1372 pour son manoir des Autheux, et en 1375 "pour la ville des Autheux" en tant que "seigneur desdits lieux".
    Le mariage de sa fille unique Jehanne (vivante en 1421) fit passer la terre des Autheux à Jehan du Fayel, seigneur de Quellen.

    Puis ce furent d'autres noms.
    Robert des Autheux, sur un sceau de 1209, portait un écu à sept cotices. Girard des Autheux portait, sur un sceau de 1229, un écu à deux bandes (Belleval, Les Sceaux du Ponthieu, 1896), comme tous les autres Des Autheux après lui.

    Autheux

     

     sceau conservé aux archives départementales de la Somme. 

     

    Belleval commente, au sujet du blason de la famille Des Autheux: "Les armes de cette famille ont donc commencé par être plusieurs bandes (dites cotices) qui se sont définitivement réduites à deux: d'argent à deux bandes de sable".
    (Jacques Dulphy)

    ***

    Au début du 16ème siècle Antoinette d'Ostrel, dame des Autheux, épousa Jean de Lisques, dont les successeurs passèrent au protestantisme et tinrent dans leur château des assemblées du culte réformé.

    Au début du 17ème siècle, Jean de Lisques, chevalier des Autheux, fut un personnage entreprenant qui lança plusieurs projets de colonies aux Indes occidentales et en Amérique. 

    Autheux

    De Lisques : bandé d'azur et d'argent, à la bordure de gueules.

    Décrétée après sa mort, la seigneurie fut acquise en 1668 par Charles de Vitry, lieutenant en l'élection de Doullens, puis receveur général du taillon, qui mourut deux ans plus tard.

    François de Vitry, qui lui succéda dans sa charge de receveur des tailles, devint en 1683 premier échevin d'Amiens, mais échoua dans ses prétentions à la mairie.

    Françoise de Vitry, son unique héritière, fit don du domaine à son cousin François Le Febvre, seigneur de Milly et d'Hymneville, ancien lieutenant de chevau-légers et procureur du roi en la maîtrise d'Abbeville.

    Autheux

    Le Fèvre de Milly : de sable au chevron d'argent chargé de trois roses de gueules.

    Le château devint la résidence habituelle de Jean Le Fèbvre, vicomte de Doullens (mort en 1739) et de son épouse Marie de Salperwick, puis celle de Philippe-Joseph Le Febvre, capitaine au régiment de Biron et marquis de Milly, qui mourut en 1772 en son château des Autheux, huit ans avant son épouse Marie-Madeleine de Clermont-Tonnerre.

    Vint ensuite un intéressant personnage qui réussit à traverser sans dommage la période révolutionnaire, le citoyen Louis-Marie Lefebvre-Milly, ci-devant marquis de Milly, capitaine au bataillon de Cambrésis en 1789, devenu aide-de-camp du maréchal de camp d'Estourmel en 1791, il continua sous le Directoire à exercer ses talents de louvetier dans l'Amiénois. En 1812, il servit encore d'aide-de-camp au maréchal Kellermann, duc de Valmy.

    Sa fille Athalie-Louise mourut aux Autheux en 1817, et son mari Pierre-Nicolas Le Merle de Beaufond en 1849.

    Jean-Jacques Le Merle de Beaufond fut maire de la commune de 1817 à 1830.

    Marie-Sophie Le Merle de Beaufond vendit finalement le domaine à la comtesse de Beaulaincourt-Marles, née Larché, dont la fille Mme Witasse-de Thézy quitta le château pour celui de Le Titre.

    Vendus vers 1920 et laissés dans un abandon coupable, les bâtiments ont été abattus, de même que les arbres du parc et les charmilles, à l'exception d'une aile et de quelques dépendances.

    Vraisemblablement élevé au 17ème siècle, le château était un édifice de dimensions modestes mais de plan complexe, juxtaposant de multiples bâtiments coiffés de toits indépendants.

    Autheux

    Autheux

    L'entrée, sûrement postérieure, était fermée par une belle grille dont les piliers de pierre, décorés de tableaux de briques, étaient sommés d'une forte corniche coiffée d'un toit d'ardoise et d'un vase sculpté.

    Autheux

    vestiges en 2014, photo de Stéphane Barbier

    Autheux

    ce qu'il en reste en 2019

     

    *

    Eglise Saint Jean-Baptiste

    Autheux

    Autheux


    votre commentaire
  • La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Projet de blasonnement soumis par Jacques Dulphy reprenant les armes de la maison d'Amiens auxquelles s'ajoute en brisure un franc-canton au lion d'or.

    Outrebois

    La terre appartenait au XIIème siècle à la noble famille des seigneurs d'Amiens .

    Gilles d'Amiens fut le dernier rejeton mâle et direct, il eut une seule fille Marie, alliée à Baudouin de Créquy puis à Jehan de Picquigny.

    Leur fille Jeanne fut d'abord mariée à Jean II sire de Créquy, puis à Henri de Bure.

    En 1367 ils vendirent la terre au roi Charles V qui la donna au chapître de Paris.

    Outrebois

    d'Amiens : de gueules aux trois chevrons de vair.

     

    Seigneurie du Quesnel.

    Outrebois 

    Isolées dans les bois, les ruines du château du Quesnel occupent un côteau escarpé, possession de Tristan de Chambly à la fin du 14ème siècle, la terre échut ensuite à Pierre de Fouencamps vers 1500, puis aux d'Estrées.

    Outrebois

     

    En 1566, les habitants qui s'étaient réfugiés au lieu seigneurial furent massacrés par les Impériaux.

    Trois ans plus tard Antoine d'Estrées vit sa terre saisie pour dettes et adjugée à Jérôme d'Ainval, ancien maïeur d'Amiens, dont la petite-fille Judith épousa en 1642 David de Brossard, seigneur de Grosménil.

    Outrebois

    Brossard de Grosménil : de sable au chevron d'or, accompagné en chef de deux besants et en pointe d'une molette d'éperon, le tout de même.

    C'est à eux qu'il faut attribuer la construction au pied de la colline d'une nouvelle maison seigneuriale.

    Outrebois

    Armoiries au-dessus de la porte d'entrée de Davis de Brossard et de Judith d'Ainval

    Outrebois

    d'Ainval : d'argent à la bande coticée d'azur, accompagnée en chef d'une molette d'éperon du même, au chef emmanché de gueules.

    En 1687, on trouve Jean de Brossard et son épouse Suzanne de Miffant.

    Le domaine est vendu en 1732 à Geneviève Maurice, veuve de Pierre Le Fèvre de Wadicourt mort en 1725.

    Il demeura dans cette famille jusqu'au mariage en 1835 de Louis-Françoise-Aurélie Le Fèvre de Wadicourt avec Charles Blin de Bourdon.

    Après 1900, il appartient à la famille Handron.

    Il appartient aujourd'hui à la famille Sara.

    Outrebois

    Outrebois

    Outrebois

     

                                                             ***

    * Un autre château fut construit en 1875, il appartenait au début du 20ème siècle à la famille Croix de Feuilles et actuellement à Antoine d'Halluin époux de Brigitte d'Hautefeuille.

    Outrebois

    Photo de Jean-Noël Marchiset

    ***

    Eglise Saint-Séverin

    16ème siècle

    une partie du mobilier a été acheté à la Révolution à l'ancienne abbaye de Dommartin.

    Outrebois


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique