• Canton de Doullens

    DOULLENS

    Doullens

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    D'azur semé de fleur de lis d'or, à l'écusson d'argent chargé d'une croix de gueules, brochant en abîme.

    Avec comme devise : Infinita decus lilia mihi prestant

    Traduit par : Une infinité de lis me fait honneur

    DoullensDessin de Robert et Mireille Louis

     

    En 1366, le roi Charles V reconnaissant le généreux dévouement des habitants lors de la captivité de son père donne à la ville les lettres patentes l'autorisant à porter désormais des armes accompagnées de fleurs de lis.

    J.Dulphy

     

    Hôtel de ville

    DoullensA.GuervilleDoullens

     

    Sur le beffroi, très effacé

    DoullensA.GuervilleDoullens

     

    Ancienne Caisse d'épargne

    DoullensA.GuervilleDoullens

     

    Ecole de musique

    DoullensA.GuervilleDoullens

     

     

    On retrouve le blason sur un vitrail de l'escalier d'honneur de l'hôtel de ville (1898).

    Doullens

    Vitrail dans la salle du Commandement Unique

    Doullensphotos A.Guerville

    Hôtel des Postes, Sculpture de Léon Lamotte 1955

    DoullensA.Guerville

     

    église Notre-Dame

    Canton de Doullens

  • La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    BERNÂTRE

     d'or à la croix de sable chargée de cinq coquilles d'argent

     

     

    En 1275, la seigneurie appartenait à Jean de Préaux.

    Vers 1320 Mahaut de Raineval, sa nièce, l'apporte à Jean de Boubers, seigneur de Tuncq, dont la famille la conserva près de cinq siècles.

    En 1362, Pierre de Boubers (ou Bouberch), senéchal de Ponthieu, rend aveu pour son " chastel cloz de fosséz, qu'il déclare tenir à forteresche".

    En 1570, Jean de Boubers est officier de la compagnie des Ordonnances du seigneur de Sénarpont, protestant convaincu comme son épouse, Nicole de Lisques.

    Son petit-fils Daniel participe aux côtés d'Henri IV au siège d'Amiens, et voit sa seigneurie de Bernâtre érigée en vicomté.

    BERNÂTRE

    Les lendemain sont moins heureux, en août 1635 l'armée espagnole ravage le Ponthieu, saccage le village et incendie le château. Deux mois plus tard, celle du duc de Chaulnes achève de faire du pays une terre brûlée.

    Bernâtre

    La Révocation de l'Edit de Nantes en 1685, amène Daniel II de Boubers à abjurer, 2 de ses fils font de même, mais l'aîné se réfugie en Angleterre, cependant que leur mère, Suzanne Roussel de Miannay, ardente huguenote, s'exile à Berlin avec ses 7 filles.

    BERNÂTRE

    Au XVIIIème siècle, les Boubers résident ordinairement à Miannay, mais n'en continuent pas moins à se faire inhumer à Bernâtre.

    Ce n'est qu'en 1811, après la mort de Charles-François de Boubers, dernier vicomte, que sont vendus les restes de la vieille forteresse, convertis en exploitation agricole.

    BERNÂTRE

    Vraisemblablement élevé dans la seconde moitié du XIV ème siècle par Pierre de Bouberts, l'ouvrage dut être remanié au XVème.

    il ne fut pas rebâti, n'ayant plus de rôle militaire à jouer. Des bâtiments de ferme, entourant l'ancienne baille, furent accolés aux vestiges de l'ancien édifice castral. Il subsiste de celui-ci certains pans de murs ayant conservé des archères, des éléments de l'ancienne chapelle, la porte d'entrée du château et la tour de trois étages du XVe ou XVIe siècle, assez bien conservée.

    Bernâtre

    En 1865

    Bernâtre

     


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  • Grouches Luchuel

     

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'or à trois fasces vivrées de gueules

     

    Devise: « libertas omnium in uno commune » (La liberté de tous dans une commune).

     

    Le blason est aussi celui de la famille De Grouches, aussi seigneurs d'Huppy (80) à la fin du XVIe siècle, et marquis de Chepy.

    Chepy (80) a d'ailleurs repris le même blason que Grouches-Luchel, les mêmes émaux, les mêmes tenants et le même cimier, mais les trois fasces n'y sont pas ondées. Et la devise n'y est pas.

    Grouches Luchuel

    De Grouches : d'or à trois fasces de gueules


    La devise est inspirée de la fusion de Gouches et de Luchel en 1810 en une seule commune.
    (J. Dulphy)

    Grouches Luchuel

     

    Grouches Luchuel

     

     

    ***

    Le premier seigneur connu est Thierry de Grouches, chevalier en 1290, il a épousé Marie de Camberon.

    Puis Simon de Grouches vers 1339, alliance inconnue .

    Son fils Gérard de Grouches, marié à Jeanne de Bayencourt

    Grouches Luchuel

     

    de Bayencourt : d'argent à cinq tours de gueules (gouache de Marcel Stiennon 1973)

     

    Robert de Grouches ( 1er du nom), marié à Marie de Framezelles

    Grouches Luchuel

    de Framezelles : d'azur à la croix d'argent

    Jean de Grouches dit le Bègue au début du 15ème siècle, marié à Jeanne de Griboval

    Grouches Luchuel

    de Griboval : de sable à trois molettesd'argent.

    Hubert de Grouches, conseiller, maître d'hôtel du roi Louis XII, marié vers 1460 à Jeanne de Warambourg.

    de Warambourg : de gueules à la croix d'argent

     

    Jacques de Grouches, marié en 1488 à Jeanne de Rubempré.

    Grouches Luchuel

    de Rubempré : d'argent à trois jumelles de gueules.

    François de Grouches, marié vers 1525 à Georgette de Montenay.

    Henry de Grouches, gentihomme de la chambre du roi de Navarre, marié en 1557 à Claude de Girard.

    Grouches Luchuel

    de Girard : échiqueté d'or et de gueules

     

    Robert de Grouches, gentilhomme d'Henri IV, capitaine d'armes, gouverneur de Pont-Rémy, marié en 1586 à Anne de La Rivière.

    Pierre de Grouches, capitaine d'armes, marié à Claude Rouault, soeur du marquis de Gamaches.

    Robert de Grouches, dit le bâtard de Grouches, épousa en 1642 Catherine de Sainte-Aldegonde.

    Jean de Grouches (2ème du nom), baron de Chepy, gentilhomme de la Chambre du roi Louis XIII, marié en 1628 à Marie de Fontaines.

    Augustin de Grouches, capitaine de chevau-légers, marié à Catherine de Roncherolles en 1653, puis en seconde noces à Anne Charreton de la Terrière en 1657.

    Augustin-Charles-Emmanuel de Grouches, premier chambellan du Duc d'Orléans, colonel de cavalerie.

    Nicolas-Antoine de Grouches, marquis, maréchal de camp, marié à Marie-Geneviève Becquin d'Angerville.

    Jacques-Etienne de Grouches , maréchal de camp, marié à Marie-Avoye d'Oursin.

    Antoine-Jean-Etienne de Grouches, sans alliance en 1778.

    ***

    Blason sur le mur d'une propriété "Le manoir"

    Grouches Luchuel

     

    Grouches Luchuel

    Grouches Luchuel

    Grouches Luchuel

    Blason des Bourbon-Condé

    d'azur aux trois fleurs de lys d'or et au bâton péri en bande de gueules.

     


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  • Brévillers

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    De gueules au chevron d'or, accompagné de trois croissants d'argent.

    ***

    Possession de Thierry de Grouches à la fin du 13ème siècle, la seigneurie relevait de la châtellenie de Beauval.

    Brévillers

    de Grouches : d'or à trois fasces de gueules.

    A la fin du 15ème, elle échut à Joanne de Grouches qui, en 1489, l'apporta en mariage à Louis Le Rond dont la famille la conserva jusqu'en 1605, quand Nicolas Le Rond la vendit à François Hémard, bourgeois d'Amiens.

    Jean-Baptiste Hémard, gentilhomme de la Chambre de Monsieur, frère du Roi, obtint de l'évêque d'Arras l'autorisation de bâtir une église qui fut en 1767, détachée de la paroisse de Lucheux.

    Brévillers

    Hémard : d'azur, à une fasce d'argent chargée de trois molettes de sable et accompagnée de trois abeilles d'or.

     

    En 1787, Marie-Margueritte Hémart fit don de la terre et seigneurie, estimée 50.000 livres, à son cousin Charles d'Aumale, seigneur d'Yvrencheux, chevau-léger de la Garde du Roi.

    Brévillers

    d'Aumale : d'argent à la bande de gueules chargée de Trois besants d'or.

    Louise-Charlotte d'Aumale épousa Antoine-Claude de Banastre, capitaine de dragons.

    Brévillers

    de Banastre : de gueules à la bande d'argent accompagnée de deux molettes du même.

    Retiré en 1791 et un moment incarcéré à Amiens en septembre 1793, il fut nommé après le 18 brumaire, adjoint au maire de Doullens, puis occupa la mairie de 1808 jusqu'à sa mort en 1820.

    A la fin du 19ème siècle, le domaine appartenait à la vicomtesse de Valanglart, née Banastre.

    Vraisemblablement bâtie à la fin du 17ème, cette modeste gentilhommière longtemps incluse dans une exploitation agricole, a fait l'objet de travaux de restauration. 

    Brévillers

     ***

    Eglise ND de l'Assomption

    Brévillers

    en 1874

    Brévillers

    de nos jours


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  • Mézerolles

    Écartelé: au 1er de sinople à trois canards en vol de sable, au 2e d'argent à trois peupliers de sinople, au 3e d'argent à la truite au naturel, posée en pal, contournée et ployée vers dextre, au 4e de sinople au grêlier contourné d'or.

     

    Armes fautives.

    Il semble que le blason de Mézerolles ait été adopté et apparaisse pour la première fois en 2006 pour illustrer les remerciements dans les préfaces d'un ouvrage consacré aux peintres et sculpteurs en Val d'Authie. Ce blason, de composition naïve, ressemble fort à celui de Méricourt-sur-Somme, et pourrait s'appliquer à deux centaines de communes du seul département de la Somme: on y trouve bien le vert des prairies, les canards sauvages, les peupliers des marais, le poisson de la rivière et la trompe des chasseurs au bois. Deux branches de saule composent avec la couronne murale les ornements extérieurs.
    Ce blason-catalogue ne comporte ni référence à l'histoire,ni au légendaire du lieu, ni aux familles ni au vocable; ce ne sont ni des armes parlantes ni des armes attribuées. Les plaques des rues de Mézerolles ne portent d'ailleurs pas ce blason, mais les grandes armes du département de la Somme.
    (Jacques Dulphy)

    ***

    La seigneurie appartient à la fin fu XIème siècle à Robert de Maiserolles.

    En 1243 la terre avait pour seigneur Gillon de Mailly et était tenue en fief de  Baudoin de Beauval qui en avait la suzeraineté.

    Celui-ci vend peu après à Robert d'Artois.

    La terre passe ensuite Aux Mailly, puis à Hugues de Clary et à Henri d'Antoing.

    Mézerolles

     

    d'Antoing : de gueules au lion d'argent, l'écu sommé d'une couronne à cinq fleurons. 

    En 1423 une charte fait mention du chastel de Maiserolles, dont la terre constituait une enclave de l'Artois en Ponthieu.

    En 1469 Jean de Flavy prête serment à Charles le Téméraire à cause de son chastel, terre et seigneurie de Maiserolles...tenus du château d'Hesdin.

    Mézerolles

    de Flavy : d'hermine à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'or.

    En 1679, Robert de Cacheleu, chevau-léger de la Garde du Roi, est déclaré adjudicataire de la seigneurie.

    Mézerolles

    De Cacheleu : d'azur à trois pattes de loup d'or.

    En 1738, cependant, un arrêt du Parlement en ordonne la restitution au comte d'Egmont dont les héritiers la conservèrent jusqu'à la fin de l'Ancien régime.

    Mézerolles

    d'Egmont : chevronné d'or et de gueules de douze pièces.

    Le château n'a pas laissé de vestiges notables. 

    ***

    Eglise Saint Martin du XVIIIéme siècle

    Mézerolles

    En 1874


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  • La commune ne possède pas de blason

                                        *****

    * Il existait deux fiefs principaux, le premier relevait d'Auxy, par conséquent du Ponthieu, et avait pour titulaire au XIIIème siècle un certain Adrien de Mencicort.

    Passé vers 1380 à Henri Quiéret.

    Il comportait au XVIIIème siècle une maison seigneuriale accostée d'une haute tour de pierre.

    * Quant au second, il relevait de Gézaincourt, c'est en ce fief qu'en 1420, Jeanne d'Occoches épouse de Florimond de Brimeu, sénéchal de Ponthieu, déclarait posséder un manoir à Mésicourt. 

    MaizicourtMaizicourt

     

    De Brimeu : d'argent à trois aiglettes de gueules

    d'Occoches : d'argent à la fasce de gueules surmontée de trois coqs de sable, membrés, becqués et couronnés de gueules. 

     

    En 1450, il échut par héritage à Jean de La Houssoye, neveu de Jeanne d'Occoches, dont la famille allait le conserver pendant plusieurs siècles.

    Maizicourt

    De La Houssoye : d'argent coupé d'azur au lion de gueules, brochant sur le tout, couronné et lampassé d'or.

    Cité en 1484, Adrien de La Houssoye, écuyer, gentilhomme ordinaire servant à la bouche du Roi, épousa Marguerite de Rubempré et dut faire relever le manoir ruiné par la guerre de Cent-Ans.

    Son petit-fils François figura en 1557 parmi les gentilhommes de la Prévôté du Vimeu, et son arrière petit-fils Jean épousa sa voisine Marie de Boubers-Bernâtre.

    A Louis de La Houssoye, qui reçut de Barbe de Boffles la seigneurie de Neuvillette, succédèrent Jean qui épousa Marie de Saint-Blimont, puis son fils Jean (mort en 1687) vicomte de Maizicourt.

    Nicolas de La Houssoye, capitaine de carabiniers mourut en 1709 tué à Neerwinden, laissant ses biens à son cousin Louis-François, seigneur de Neuvillette et Gouy, capitaine de cavalerie, qui mourut précipitamment 5 ans plus tard.

    Le château fut construit par Nicolas-François de La Houssoye sur les fondations de l'ancien château-fort.

    Maizicourt

    Egalement prénommé Louis-François, son fils ainé, fut reçu en 1720 page du Roi en sa Grande Ecurie, il eut 7 enfants de son mariage avec Charlotte d'Urve.

    Des revers de fortune assez graves contraignent ces derniers à se défaire de la seigneurie, acquise par Pierre Langlois de Beaufresne puis revendue en 1781 à Jean-Baptiste-Gabriel Lesenne, conseiller du Roi et procureur à Doullens, qui ne la garda que deux ans.

    Revendue à Louis-Henri Brunel d'Horna, retiré à Maizicourt en 1791 puis incarcéré à Bicêtre trois ans plus tard, il cherche à louer le domaine qu'il donne finalement en 1811 à sa fille adoptive à l'occasion de son mariage avec Charles de La Chouquais, magistrat caennais.

    Joanna Mellier achète le château en 1845, peu avant d'épouser Pierre Acquet de Férolles, qui meurt prématurement en 1862.

    Ils ont fait ajouter leurs armoiries sur le fronton.

    Maizicourtcliquer pour agrandir

     

    Maizicourt

    Acquet de Férolles : de sable, à trois paniers ou seaux d'or posés deux et un.

     

    A nouveau mis en vente, il est acquis en 1873 par Jules Trogneux dont la famille le gardera jusqu'en 1963.

    Au terme de douze ans d'abandon, il est adjugé en 1989 à M. et Mme Guévenoux qui le restaurent et créent tout autour l'un des plus beaux jardins de la région.

    Maizicourt

    église Notre-Dame en 1865.


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