• La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Projet de blasonnement proposé par Jacques Dulphy en reprenant les armes des de Fontaines branche d'Etréjust, dite de Fontaines d'Estrujeux, qui en furent les seigneurs durant 5 siècles : d'or, à trois écussons de vair bordés de gueules.

    Etréjust

     

    Possession d'Aléaumes de Fontaines en 1185, la terre demeura plus de cinq siècles dans sa famille, plus précisément dans la descendance de Wautier.

    Guillaume de Fontaines, capitaine du château de Caen en 1362, tint à se faire inhumer dans l'église Saint Martin d'Estrujeux (sic), de même que son arrière-petit-fils Baugeois en 1492.

    Son fils Jacques acheta en 1530 la seigneurie d'Avesnes et céda 5 ans plus tard celle d'Etréjust à son fils Nicolas, à l'occasion de son mariage avec Françoise de Pas de Feuquières.

    Ils furent tous deux inhumés dans l'église.

    La terre étant en 1576 à Claude, le second de leurs fils.

    On attribue la construction du château actuel à son fils Oudart de Fontaines, qui épousa Michèle de Montmorency-Bours au début du 17ème siècle.

    Etréjust

    photo: APictche

    Charles de Fontaines racheta la terre d'Etréjust mise en vente par décret en 1662.

    Dans les années 1690, le château et son important domaine foncier devinrent la propriété d'un certain François d'Hivernay, avocat au Parlement de Paris.

    En 1729, ses héritiers vendirent le domaine à Charles de Carvoisin, originaire de l'Oise, et à Jeanne-Louise de Cacheleu son épouse, ils moururent respectivement en 1744 et 1735 en leur château d'Etrejust.

    Etréjust

    Le domaine échut alors au comte Charles-Louis de Carvoisin, maréchal de camp, qui s'y retira vers 1760 avec son épouse, la fille du marquis de La Mothe-Saint Héray.

    Gravement handicapé par la goutte, le comte avait obtenu de l'évêque d'Amiens l'autorisation de construire une chapelle au dos du corps d'habitation.

    Il fit inhumer, en 1782,  sa soeur Jeanne-Charlotte à Etrejust et mourut 2 ans plus tard à Paris dans des circonstances dramatiques, cloué dans son fauteuil par son infirmité, il fut brûlé vif dans l'incendie de son hôtel.

    3 ans plus tard, le marquis d'Achy fit vendre le mobilier  puis céda les terres et seigneurie à Gabriel-François Roussel de Belloy, qui les réunit à son domaine.

    Etréjust

    Roussel de Belloy : d'azur, au chevron d'or accompagné de trois demi-vols d'aigle d'or.

    Longtemps mis à disposition de collectivités religieuses, il abrita un pensionnat tenu jusqu'en 1904 par les soeurs de Saint-Joseph, et fermé vers 1925; il hébergea ensuite des colonies de vacances.

    Le petit château a été restauré à partir de 1956 par la comtesse Bernard de Hauteclocque.

    Etréjust

     

    ***

    Eglise Saint Martin

    Etréjust

    En 1870

    Etréjust

    Etréjust

    Photo : APictche


    votre commentaire
  • La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Projet de blasonnement proposé par Jacques Dulphy associant les armes de la famille de Cambron à celles de Rambures, le hêtre au naturel en franc canton évoque le hameau du Fay.

    * Vergies

     

    Un château-fort est existant dès le 12ème siècle, mentionné en juillet 1361, complètement ruiné au 15ème siècle.

    On peut juger de son importance par sa motte qui subsiste derrière l'église.

    Le plus ancien seigneur connu est Bernard de Vergies au 12ème siècle, il eut un fils Gauthier.

    En 1180, Foulques Gayon d'Airaines est possesseur d'une partie des terres.

    Puis Aléaume de Cambron en 1272.

    * Vergies

    de Cambron : fascé de gueules et d'or de huit pièces.

    Raoul de Cambron dit Désiré qui avouait tenir noblement cette seigneurie en fief du Roi en 1378.

    * Vergies

    de Rambures : d'or à trois fasces de gueules

    En 1507, Adrien de Rambures puis ses descendants, parmi lesquels on trouve les familles d'Ancezunz, de Caderousse en 1703, de La Roche-Fontenilles en 1722 puis la soeur d'Antoine-César de La Roche-Fontenilles, Antoinette, épouse de François de Colbert, marquis de Sablé, en 1764. 

    * Vergies

    de La Roche-Fontenilles : d'azur à trois rocs d'échiquier d'or, posés 2 et 1.

    * Un incendie considérable détruisit en 1789 une grande partie du village.

    *

    Il y avait plusieurs autres fiefs dont :

    1) Le fief des Masures qui relevait du Quesnoy-sur-Airaines.

    En 1507 appartenait à Renault Legrand et resta dans sa famille jusqu'en 1623.

    Puis à N.de Mannay, seigneur de Camps-en-Amiénois.

    2) Fief du Sieur d'Aumale

    * Vergies

    d'Aumale : d'argent à la bande de gueules chargée de trois besants d'or.

    Comprenait une petite maison seigneuriale avec dépendances, mouvait de Quesnoy-sur-Airaines, celle famille l'avait depuis le 16ème siècle.

    Patrie de Mlle d'Aumale, Marie-Jeanne d'Aumale, qui y naquit en 1683, secrétaire de Madame de Maintenon, elle prit sa retraite à Vergies, surnommée la dame de Vergies.

    * Vergies

     

    huile sur toile XVIIIème siècle

    Marie-Madeleine d'Aumale le donna en 1765 à Jacques d'Aumale.

    3) Fief de Brifaucellier

    Etait à Robert Benoist en 1601.

    4) Le fief de Mannay

    Etait à Marc-Antoine-Augustin de Mannay en 1699 et à Louis-Bernard de Mannay en 1781.

    Sa fille Marie-Louise-Angélique, épouse du vicomte de Bizemont, l'avait en 1789.

    * Vergies

    de Mannay : d'argent à l'aigle de sable

    *

    Hameau du Fay

    Dont une partie est rattachée à Vergies et l'autre à Frettecuisse.

    Edmond de Fay, témoin d'une charte de 1191, est le plus ancien seigneur portant le nom de la terre.

    Adrien de Rambures parait en 1507.

    Un autre fief tenu de la châtellenie d'Airaines à N.d'Imberville en 1760.

    La chapelle est de 1872.

    *

    Eglise Notre-Dame de l'Assomption

    * Vergies

    en 1913.

    En pierres, très raccomodée en briques, porte des traces du 13ème siècle.

    La chaire est datée de 1628 et porte sur l'un des panneaux, les armes de la famille Saumon ! elle semble provenir d'ailleurs puisque aucune famille de ce nom n'est citée à Vergies....

    *

    Le moulin à vent

    détruit en 1942.

    * Vergies

    en 1913


    votre commentaire
  • La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Projet de blasonnement proposé par Jacques Dulphy en associant la croix frettée des d'Equennes, les têtes de léopards des de Frémont et les croisettes recroisettées des de Poix.

    Le Mazis

     

    En 1370 la seigneurie appartient à Robert d'Equennes, chevalier,  châtelain et vicomte de Poix.

    Le Mazis

    d'Equennes : d'azur, à la croix d'or frettée de gueules.

    En 1377 Jeanne d'Equennes épouse de Sohier de la Viefville.

    En 1490 Guillaume de Heuchin qui vend en 1496 à Guérard de la Trenquie.

    En 1510 Jeanne de Lannoy qui épouse Jean de Poix en 1548.

    Le Mazis

    De Poix : de gueules à la bande d'argent, accostée de six croisettes recroisetées au pied fiché d'or.

    1620 Marie de Poix épouse de Daniel Cauchet, dit de Beaumont, seigneur de St Estienne-à-Arnes.

    Le Mazis

    Cauchet de Beaumont : d'azur à l'écusson d'argent, à la bande de gueules brochant sur le tout.

    En 1635 Marie-Elisabeth Cauchet de Beaumont épouse Louis Barjot, maître d'hôtel du Roi, ils virent mourir sans postérité leur fils François, premier écuyer de Mademoiselle.

    Ils mirent en vente la terre avec celles d'Auneuil et d'Andainville.

    Nicolas de Frémont 1622-1696) acheta l'aisensemble en 1670, l'un des plus importants financiers du clan Colbert, issu d'une famille de juristes rouennais, conseiller d'Etat et obtiendra en 1689 la charge de garde du Trésor Royal.

    Le dernier de ses petit-fils Pierre de Frémont d'Auneuil, hérita du Mazis, il fut surnommé " Le président du Mazis".

    Le Mazis

    De Frémont d'Auneuil : d'azur, à trois têtes de léopards d'or, lampassés de gueules.

    C'est vraisemblablement lui qui fit élever le château après 1837, date de son mariage avec Marie-Agathe Desvieux.

    Leur fils Nicolas de Frémont de Chartrettes, substitut du procureur général au Parlement, mourut à 28 ans, en 1767 en son château du Mazis et sera inhumé le lendemain dans le choeur de l'église.

    Deux ans plus tard, sa soeur Elisabeth Guillaume de Chavaudon faisait baptiser un fils qui mourut peu après.

    Le fils de la comtesse de La Rochefoucauld-Bayers, née Frémont, hérita du domaine en 1779, son départ pour l'émigration entraina la confiscation, déclaré "Bien National", le château fit l'objet de quelques réparations conservatoires, avant d'être vendu et démoli, il n'a pas laissé de vestiges. 

    Le Mazis

    de La Rochefoucauld : burelé d'argent et d'azur, à trois chevrons de gueules brochant sur le tout, le premier écimé.

    *

    Eglise Notre-Dame de l'Assomption

    Le Mazis

    En 1872

    Le Mazis

    Le Mazis


    votre commentaire
  • Ancienne commune Lincheux-Hallivillers, devenue commune associée d'Hornoy-le-Bourg en 1972.

     

    Guy de Lincheux possédait la terre vers le milieu du 12ème siècle, puis son fils Jean cité en 1166, leurs successeurs portèrent le nom jusqu'en 1240.

    En 1402 on trouve Philippe de Fricamps puis Jean Bertin originaire de Guerbigny à la fin du 15ème.

    Lincheux

    de Bertin : losangé d'argent et de gueules.

    A Jean Bertin, seigneur de Lincheux en 1507,  succède Adrien, maréchal des logis d'une compagnie d'armes des Ordonnances du roi.

    On attribue la construction de l'ancien château à cette famille, construit en briques avec tours et donjon, murs fortifiés, fossés et pont-levis.

     Sa fille Marie Bertin épouse Antoine Clabault, seigneur de Vaux-les-Amiens et Vercourt, issu d'une ancienne famille de maïeurs d'Amiens.

    Lincheux

    Clabault : de sinople à l'escarboucle pommelée d'or, au franc quartier de sable à la croix ancrée d'argent.

    La cloche de l'église paroissiale portait la mention "L'an MDC LXXII fut faite par Antoine Clabault"

    En 1547 sa fille Jeanne Clabault épouse Flour d'Ardres, sieur de Crésecques, capitaine d'Abbeville l'année suivante puis colonel du régiment de Picardie en 1555.

    Lincheux

    d'Ardres : d'argent à l'aigle bicéphale de sable, armée et becquée de gueules.

    En 1611, le mariage de Françoise d'Ardres avec Philippe de Biencourt, seigneur de Poutrincourt, capitaine de cavalerie, fit entrer Lincheux dans cette famille qui conservera plus de deux siècles l'important domaine agricole, sans jamais habiter le château.

    Charles-Nicolas de Biencourt, le fils de Louis-Charles marquis de Poutrincourt et baron de Meisnières, vendit le domaine en 1818 et mourut célibataire en 1833 à Mesnières.

    Lincheux

    de Biencourt : de sable, au lion d'argent armé et lampassé de gueules, couronné d'or.

    Démoli peu après, vers 1840, le château n'est connu qu'à travers plusieurs dessins des Duthoit, avec une façade Renaissance ornée d'arabesques, de médaillons et de bustes sculptés avec goût et élégance.

    Lincheux

    Quelques uns des médaillons sauvés de la destruction servirent à orner la façade du prebytère construit sur les fondations du château, ils ont malheureusement disparus en 1895, vendus par la commune à des antiquaires.

                                                                *

                                             Eglise Saint-Pierre

    Début du 16ème siècle, la nef a été reconstruite en 1885.

    Lincheux

    en 1876, avant la reconstruction de la nef.

    Lincheux

    Lincheux

    photo: Pierre Deroletz

     


    votre commentaire
  • Ancienne commune, devenue commune associée d'Hornoy-le-Bourg en 1972.

     

    Dès 1160, il y eut une famille d'Orival paraissant d'ancienne chevalerie. 

    Fille d'Henri Le Cornu, seigneur d'Orival, Jeanne Le Cornu épousa en 1400 Jacques de Riencourt, dont les descendants allaient garder la terre pendant près de Quatre siècles.

    Fils d'Adrien, reconnu noble en 1573, François de Riencourt reçut en 1573 de la princesse Marie de Lorraine la charge de gouverneur du duché d'Aumale, il épousa Diane de Mailloc qui fut inhumée en 1638 à Orival, comme le furent ses successeurs jusqu'à la Fin de l'ancien régime.

    Son fils François épousa en 1626 Catherine de Senemont, fille du seigneur de Monsures.

    Son petit-fils épousa en 1642, à Brocourt, Marie de Moreuil.

    Vinrent ensuite Jean-Augustin de Riencourt, allié en 1683 à Marie Anne Desfriches de Brasseuse.

    Orival

    de Riencourt D'argent à trois fasces de gueules frettées d'or.

     

    Charles-François de Riencourt épousa Marie d'Angennes, il fit une brillante carrière militaire et obtint l'érection en marquisat de sa terre dans laquelle il se retira et mourut en 1771, à l'âge de 86 ans, il fit embellir l'intérieur du château dans les années 1760.

    Son successeur fut son petit-fils Charles-Olivier de Saint-Georges, marquis de Couhé-Vérac qui continua l'embellissement et dota l'église d'une relique de la Vraie Croix, lieutenant général du Poitou et colonel des grenadiers de France, le marquis de Vérac (1743-1828) mena une brillante carrière diplomatique, il épousa en 1760 Marie-Charlotte de Croÿ (décédée en 1779).

    Orival

    de Saint-Georges : d'argent à la croix de gueules

    devise : Nititur Per Ardua Virtus

    A la Révolution il partit pour l'émigration et son château fut déclaré bien national  et adjugé à des récupérateurs de matériaux, le 18 thermidor an III la municipalité dénonça, sans résultat, les acquéreurs de l'émigré Vérac qui arrachaient les arbres et démolissaient le château.

    Ce château devait remonter au XVIème siècle et avait été agrandi dans la première moitié du XVIIème.

                                                                          *

                                                            Eglise Notre-Dame

    L'ancienne fut détruite lors de la bataille du Liger en juin 1940, la nouvelle date de 1954.

    Dans l'ancienne, il y avait trois pierres tombales de la famille de Riencourt.

    Orival

    en 1876.

    Orival

    Orival

    Eglise actuelle


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique