• Fresnoy-Andainville

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'or au chevron d'azur.

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    Ce blason est donné, pour la commune, par Roger de Figuères (Armorial du département de la Somme, in Cabinet historique de l'Artois et de la Picardie, tome 7, 1892, p 194); la commune l'a seulement oublié.

    Figuères précise que ce blason reprend celui de Jean de May, seigneur du lieu. Cependant, Belleval (Fiefs et seigneuries du Vimeu, 1870) ne le donne pas comme seigneur de Fresnoy-Andainville, mais sa liste comprend des lacunes. Les seuls "De May" qui puissent correspondre à celui-là sont les seigneurs de Seigneurville et Popincourt, villages disparus près des Monts de Caubert (près d'Abbeville).

    Jean de May, écuyer, fut maïeur d'Abbeville en 1546 et 1575.

    Pour aller dans le sens de Figuères, La Revue nobiliaire (tome 2, p 35, 1863-1864) donne "Jean de Mai, écuyer, seigneur de Fresnoi..." et précise à son tour les armes "d'or au chevron d'azur". Mais Jougla se trompe en donnant à cette famille "d'azur au chevron d'or"; c'est l'inverse.
    (Jacques Dulphy)

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    Possession de Guillaume Haterel à la fin du 14ème siècle, de Jeanne de Caumont qui l'apporta à Pierre de Haucourt au milieu du 15ème, puis Guillaume de Bellengreville, lieutenant du Roi à Amiens en 1530.

    Fresnoy-Andainville

    de Bellengreville : d'azur à la croix d'or, cantonnée de quatre molettes d'éperon du même.

     

    Elle appartenait au marquis de Bellengreville lorsque en 1650, elle fut mise en adjudication et acquise par Simon de Ternisien, dont la famille la conserva près de deux siècles.

    Fresnoy-Andainville

    de Ternisien : d'argent aux trois fleurs de lis au pied nourri de gueules, accompagnées de trois étoiles du même, mal ordonnées. 

    Nicolas de Ternisien, son fils aîné, mourut sans postérité en 1691 au château, de même que son neveu Henri en 1753.

    Le domaine revint 15 ans plus tard à sa nièce Agnès de Ternisien de Valencourt qui avait épousé son cousin François de Ternisien d'Ouville.

    Né de ce mariage Henri de Ternisien épouse en 1767 Marie-Françoise d'Arandel et fut inhumé à Fresnoy en 1778.

    Son fils Henri-Grégoire, page du duc d'Orléans puis officier au régiment d'Austrasie, fut arrêté pendant la Terreur, mais libéré après 1 mois de détention.

    C'est à Henri-Charles de Ternisien que l'on doit attribuer la construction du château actuel après 1822, date de son mariage avec Charlotte de Cacheleu.

    Fresnoy-Andainville

    Sépulture au cimetière, photo Jean-Noël Marchiset

    A sa mort en 1841, le château revint à Claudine, la dernière de ses filles, épouse de Prosper de Rambures qui meurt en 1890.

    Fresnoy-Andainville

    Fresnoy-Andainville

    merci à Jean-Noël Marchiset pour cette photo.

    Le château demeura inhabité jusqu'en 1920 date à laquelle il échut au vicomte de Badts de Cugnac, aïeul de l'actuel propriétaire.

     

    Fresnoy-Andainville

    Badts de Cugnac : écartelé; aux 1 et 4, d'azur à un chevron d'or accompagné de Trois quintefeuilles tigées du même, deux en chef et une en pointe (Badts).

    En 2 et 3, gironné d'argent et de gueules de huit pièces (Cugnac).

    Fresnoy-Andainville

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    Eglise Saint Rémi

    reconstruite en 1860

    Fresnoy-Andainville

    En 1870, aquarelle Macqueron, bibliothèque municipale d'Abbeville

    Fresnoy-Andainville

     

     


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  • La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    La seigneurie mouvante de celle de Poix, s'est transmise à la famille de Monsures  depuis le milieu du XVème siècle.

    Sainte Segrée

    de Monsures : de sable à la croix d'argent chargée de cinq fermaux de gueules.

    La maison seigneuriale d'origine était située derrière l'église paroissiale, elle fut ruinée au cours de la guerre de Cent-Ans.

    Sous Louis XIII, Charles de Monsures, gentilhomme de la fauconnerie du Roi et guidon d'une compagnie de 50 hommes d'armes, fait élever à proximité du bois une nouvelle demeure.

    En 1653, François de Monsures qui habitait Graval, vendit la maison seigneuriale à son neveu François d'Hébert, ancien capitaine au régiment de Rambures et gouverneur de Ham, qui en fit sa résidence jusqu'à sa mort en 1674 lors de la bataille de Seneffe.

    Sainte Segréephoto : JN Marchiset

    Pierre tombale de Louis-Bernard d'Hébert, mort en 1760

    Son petit-fils Louis-Bernard d'Hébert mourut sans postérité en 1760, laissant ses biens à sa nièce Catherine qui venait d'épouser son cousin Jean-Baptiste du Passage, ancien capitaine d'infanterie, veuf et sans enfants, il se remarie en 1764 avec Geneviève de Lamiré.

    Sainte Segrée

    Quelques années plus tard, il fit moderniser et agrandir le manoir proche de l'église.

    Sainte Segrée

    En 1805, lorsque son fils Louis-Gabriel, comte du Passage, épouse Charlotte de Valanglart, il lui fait don du château, négligé pendant la période révolutionnaire, tandis qu'il fait reconstruire l'ancien manoir proche de l'église, à l'intention de sa fille Marie-Louise qui y mourra célibataire en 1853.

    Des quatre fils de Louis-Gabriel du Passage, c'est Eugène qui lui succédera à Ste Segrée en 1847, après son mariage avec Elisabeth de Gillès.

    En 1876 après la mort de sa première épouse, le baron Maurice du Passage fait élever une chapelle.

    En 1899, sa seconde épouse Berthe de Bonnault, veuve à son tour, décide de faire construire un château en dur. 

    Le propriétaire actuel est Loïc Bouthors

    Sainte Segrée

     

    photo: JN Marchiset

    Sainte Segrée

     

    Armoiries dans l'église : à gauche blason de la famille du Passage avec une erreur sur le fond qui devrait être de sable et non d'azur !

    A droite le blason de la famille de Gillès : d'azur au chevron d'or accompagné de trois glands d'or, tigés et feuillés du même.

    Sainte Segrée

     

    Eglise Sainte Sigrade

    début 16ème siècle

    Sainte Segrée

    Aquarelle d'après nature 1877 (Bibliothèque municipale d'Abbeville)

    Sainte Segrée

    Sainte Segrée

     

    Sainte Segrée

    Pierre tombale de dame Louise de Pastour de Servais, décédée en 1772, épouse de Claude du Passage.


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  • Ancienne commune rattachée à Hornoy-le-Bourg en 1972.

                                                                ***

    Descendant de Guillaume de Bois-Raoul, dont le nom figure sur une charte de 1252, Mathieu de Bois-Raoul vendit en 1361 la seigneurie en deux fractions.

    La première à Robillard de Belleperche, chevalier.

    La seconde à Jean Le Merchier-Féron, bourgeois d'Amiens, sa femme parvint à racheter l'ensemble moyennant 200 florins d'or, et le laissa à son fils Bernard qui s'en défit à son tour.

    L'acquéreur fut Jean Grisel, que l'on trouve en 1395 qualifié de seigneur du Bois-Rault.

    Jean de Molin, son successeur à la fin du 15ème siècle, est l'aïeul de Radegonde de Molin, épouse d'Hugues de Myette qui, en 1584 vendit la maison seigneuriale à François d'Aumale, seigneur du Quesnoy, Lignières et Boubers .

    C'est à lui que l'on doit raisonnablement attribuer la construction de la gentilhommière actuelle.

    Boisrault

    d'Aumale : d'argent à la bande de gueules chargée de trois besants d'or.

     

    A la fin du 17ème, Marie-Louise d'Aumale épousera François de Calonne, seigneur d'Avesnes, ancêtre de l'actuel propriétaire, le vicomte Pierre de Badts de Cugnac.

    Boisrault

    de Calonne : d'azur au chef d'argent chargé d'un lion léopardé de gueules

    ***

    Eglise Saint Martin

    en pierre avec un clocher-mur, appelé campenard

    Boisrault

    Deux blasons en pierre de chaque côté du portail, à identifier

    Boisrault

     

    Blason fretté

    Boisrault

     

    Blason à l'anille (ou fer à moulin) 

     

    Boisrault

    En 1872 (acquarelle d'O.Macqueron, bibliothèque d'Abbeville.

    Boisrault

    Choeur de l'église avec Saint-Martin


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  • Ancienne commune, fusionnée avec Hornoy-le-Bourg en 1972.

                                                             ***

    Bezencourt

    La famille de Boulainvilliers posséda la seigneurie à la suite de l'attribution faite en 1400 à Philippe de Boulainvilliers, vicomte d'Aumale.

    Bezencourt

    De Boulainvilliers : d'argent à trois fasces de gueules

    Dans les années 1570 François de Boulainvilliers céda la terre à Nicolas de Forceville, seigneur d'Applaincourt, prédécesseur d'Adrien de Forceville, lieutenant du Roi à Doullens, qui épousa en 1605 Jeanne de Monthomer, fille du seigneur de Frucourt.

    Mis en vente par les héritiers de Françoise de Forceville, épouse malheureuse du maréchal de Schulenberg, la terre fut acquise en 1680 par Charles Renouard, receveur des Tailles à Amiens, qui la remit à Adrien Labitte, laboureur, moyennant un loyer de 1250 livres l'an.

    Héritier de son père en 1706, André-Louis Renouard avait épousé l'année précédente Marie-Madeleine Damiens.

    Bezencourt

    Renouard : d'azur à trois grenades d'or, tigées de même.

    Nul doute qu'il ne faille lui attribuer la construction du château dont une cave porte les millésimes 1707 et 1711.

    Bezencourt

    Photo: Jean-Noël Marchiset

    Madeleine Renouard, sa fille ainée, épouse vers 1730 François-Hyacinthe de Clément, marquis du Wault.

    Bezencourt

    Du Wault (du Vaulx) : d'or à trois bandes de gueules.

    Marie-Charlotte, sa fille, épouse Charles-François de Boubers-Tunc, vicomte de Bernâtre et ancien capitaine de cavalerie.

    Elle cède le domaine en 1771 à son frère Albéric, comte de Clément du Wault qui meurt en 1781 sans postérité, sa veuve Clotilde du Blaisel doit se défaire du moulin et d'une partie du domaine pour éteindre les dettes de la succession.

    Bezencourt

    Du Blaisel : d'hermines à une fasce de cinq fusées de gueules

    En 1800, elle cède le reste à Jean-Bernard Lemarchand, en se réservant l'usufruit du château où elle meurt en 1812, à l'âge de 90 ans.

    5 ans après l'infortuné acquéreur, Charlotte de Carvoisin d'Achy hérite du domaine, épouse du duc de Clermont-Tonnerre, elle n'habite pas le château. 

    Elle cède le domaine en 1814 à Marie-Antoinette de Grasse qui habite Damereaucourt, près de Poix, et le constitue en dot à sa fille, lors de son mariage avec Simon-Melchior de Lagrené.

    Veuve après quelques années de mariage, elle remet en vente le domaine, qui est adjugé en 1827 à l'amiénois Charles-Alexandre Demarsy.

    En 1839, Gustave du Passage rachète les bâtiments en fort mauvais état et les 38 ha de parc et de bois, deux ans plus tard il épouse Pauline de Buissy et fait restaurer le château, reconstruire les dépendances et les bâtiments d'exploitation agricole.

    Le domaine appartient ensuite au vicomte Xavier du Passage. 

    Bezencourt

     

    ***

    Eglise Sainte Marie-Madeleine

    Bezencourt

    Nef du XVème siècle, la date de 1492 est inscrite sur une sablière.

    Au milieu du dallage de la nef se trouve une pierre tombale portant des inscriptions très effacées, qui serait celle du comte de Clément mort le 22 octobre 1781.

    Bezencourt

    Plusieurs écus figurent sur les sablières qui ont été 'enluminés', en 1862 M. de Calonne déclarait ces couleurs méconnaissables !

     

    1) écu mutilé en 1862 et orné des armes des Du Passage : de sable à trois fasces ondées d'or , mais le sable est passé d'Azur !

    Bezencourt

     

    2) d'argent à trois fasces de gueules (Boulainvilliers), au croissant de sable en chef.

    Bezencourt

     

    2) d'argent à l'aigle bicéphale de sable.(Peut être la famille d'Ardres)

    BezencourtBezencourt

     

     

    3) écu des Boulainvilliers : Parti d'argent à trois fasces de gueules, au croissant de sable (brisure) et d'or à l'aigle à deux têtes de sable.

    Bezencourt

     

    4) d'azur à trois roues d'or, 2 et 1,armes de Louise de Berneval, épouse d'Antoine de Boulainvilliers.

    Bezencourt

    5) parti des trois fasces de gueules (Boulainvilliers) et des trois roues (Berneval)

    Bezencourt

     

    Merci à J.Dulphy pour son aide


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  •                      La commune ne possède pas de blason.                                 

                                                                       ***

    Caulières

    Gouache de Marcel Stiennon (merci à J.Dulphy)

    Caulières

    De Caulières : d'argent à la bande de sable accompagnée de six merlettes du même, posées en orle.

    La seigneurie a appartenu à la famille de Caulières jusqu'à Charlotte de Caulières, mariée en 1580 avec Christophe de Riencourt, puis en 1598 avec Moïse des Forges, seigneur de Châteaufort.

    La famille Des Forges de Caulières l'a conservée jusqu'à la Révolution.

    Caulières

    Gouache de Marcel Stiennon (merci J.Dulphy)

    Des Forges de Caulières : de gueules à sept cotices d'argent

     

    Caulières

    Acquarelle d'O.Macqueron, bibliothèque Municipale d'Abbeville.

     

    Une autre partie de la seigneurie appartenait, au 16ème siècle à la famille de Bigant, dont les armoiries très abîmées figurent au-dessus de la porte voûtée en plein cintre de l'église.Elles sont accompagnées à droite de celles de Jeanne de Wattebled, épouse de Regnault de Bigant.

    Le blason des Wattebled était composé d'une fasce accompagnée de deux aigles éployés, un en chef et un en pointe.

    Caulières

     

    On distingue encore les aigles sur la moitié droite .

    Caulières

    dessin de Jacques Dulphy

    Caulières

    Caulières

    De Bigant de Caulières : d'azur à la fasce d'or, chargée de trois coquilles de sable, accompagnée de trois besants d'or.

    La résidence seigneuriale de la famille Des Forges se trouvait contre l'église.

    Elle apparaît encore sur le plan cadastral de 1835, mais n'existait déja plus à la fin du 19ème.

     

     

    Caulières

     

    *

    Eglise Sainte-Marie-Madeleine et Saint Saturnin

    Choeur en pierre du XVIème siècle

    La nef plus basse fut reconstruite en1766 en brique avec insertion de silex.

    Caulières

     

    Merci à Jean-Noël Marchiset

     

     


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