• Ancienne commune, fusionnée avec Hornoy-le-Bourg en 1972.

                                                             ***

    Bezencourt

    La famille de Boulainvilliers posséda la seigneurie à la suite de l'attribution faite en 1400 à Philippe de Boulainvilliers, vicomte d'Aumale.

    Bezencourt

    De Boulainvilliers : d'argent à trois fasces de gueules

    Dans les années 1570 François de Boulainvilliers céda la terre à Nicolas de Forceville, seigneur d'Applaincourt, prédécesseur d'Adrien de Forceville, lieutenant du Roi à Doullens, qui épousa en 1605 Jeanne de Monthomer, fille du seigneur de Frucourt.

    Mis en vente par les héritiers de Françoise de Forceville, épouse malheureuse du maréchal de Schulenberg, la terre fut acquise en 1680 par Charles Renouard, receveur des Tailles à Amiens, qui la remit à Adrien Labitte, laboureur, moyennant un loyer de 1250 livres l'an.

    Héritier de son père en 1706, André-Louis Renouard avait épousé l'année précédente Marie-Madeleine Damiens.

    Bezencourt

    Renouard : d'azur à trois grenades d'or, tigées de même.

    Nul doute qu'il ne faille lui attribuer la construction du château dont une cave porte les millésimes 1707 et 1711.

    Bezencourt

    Photo: Jean-Noël Marchiset

    Madeleine Renouard, sa fille ainée, épouse vers 1730 François-Hyacinthe de Clément, marquis du Wault.

    Bezencourt

    Du Wault (du Vaulx) : d'or à trois bandes de gueules.

    Marie-Charlotte, sa fille, épouse Charles-François de Boubers-Tunc, vicomte de Bernâtre et ancien capitaine de cavalerie.

    Elle cède le domaine en 1771 à son frère Albéric, comte de Clément du Wault qui meurt en 1781 sans postérité, sa veuve Clotilde du Blaisel doit se défaire du moulin et d'une partie du domaine pour éteindre les dettes de la succession.

    Bezencourt

    Du Blaisel : d'hermines à une fasce de cinq fusées de gueules

    En 1800, elle cède le reste à Jean-Bernard Lemarchand, en se réservant l'usufruit du château où elle meurt en 1812, à l'âge de 90 ans.

    5 ans après l'infortuné acquéreur, Charlotte de Carvoisin d'Achy hérite du domaine, épouse du duc de Clermont-Tonnerre, elle n'habite pas le château. 

    Elle cède le domaine en 1814 à Marie-Antoinette de Grasse qui habite Damereaucourt, près de Poix, et le constitue en dot à sa fille, lors de son mariage avec Simon-Melchior de Lagrené.

    Veuve après quelques années de mariage, elle remet en vente le domaine, qui est adjugé en 1827 à l'amiénois Charles-Alexandre Demarsy.

    En 1839, Gustave du Passage rachète les bâtiments en fort mauvais état et les 38 ha de parc et de bois, deux ans plus tard il épouse Pauline de Buissy et fait restaurer le château, reconstruire les dépendances et les bâtiments d'exploitation agricole.

    Le domaine appartient ensuite au vicomte Xavier du Passage. 

    Bezencourt

     

    ***

    Eglise Sainte Marie-Madeleine

    Bezencourt

    Nef du XVème siècle, la date de 1492 est inscrite sur une sablière.

    Au milieu du dallage de la nef se trouve une pierre tombale portant des inscriptions très effacées, qui serait celle du comte de Clément mort le 22 octobre 1781.

    Bezencourt

    Plusieurs écus figurent sur les sablières qui ont été 'enluminés', en 1862 M. de Calonne déclarait ces couleurs méconnaissables !

     

    1) écu mutilé en 1862 et orné des armes des Du Passage : de sable à trois fasces ondées d'or , mais le sable est passé d'Azur !

    Bezencourt

     

    2) d'argent à trois fasces de gueules (Boulainvilliers), au croissant de sable en chef.

    Bezencourt

     

    2) d'argent à l'aigle bicéphale de sable.(Peut être la famille d'Ardres)

    BezencourtBezencourt

     

     

    3) écu des Boulainvilliers : Parti d'argent à trois fasces de gueules, au croissant de sable (brisure) et d'or à l'aigle à deux têtes de sable.

    Bezencourt

     

    4) d'azur à trois roues d'or, 2 et 1,armes de Louise de Berneval, épouse d'Antoine de Boulainvilliers.

    Bezencourt

    5) parti des trois fasces de gueules (Boulainvilliers) et des trois roues (Berneval)

    Bezencourt

     

    Merci à J.Dulphy pour son aide


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  •                      La commune ne possède pas de blason.                                 

                                                                       ***

    Caulières

    Gouache de Marcel Stiennon (merci à J.Dulphy)

    Caulières

    De Caulières : d'argent à la bande de sable accompagnée de six merlettes du même, posées en orle.

    La seigneurie a appartenu à la famille de Caulières jusqu'à Charlotte de Caulières, mariée en 1580 avec Christophe de Riencourt, puis en 1598 avec Moïse des Forges, seigneur de Châteaufort.

    La famille Des Forges de Caulières l'a conservée jusqu'à la Révolution.

    Caulières

    Gouache de Marcel Stiennon (merci J.Dulphy)

    Des Forges de Caulières : de gueules à sept cotices d'argent

     

    Caulières

    Acquarelle d'O.Macqueron, bibliothèque Municipale d'Abbeville.

     

    Une autre partie de la seigneurie appartenait, au 16ème siècle à la famille de Bigant, dont les armoiries très abîmées figurent au-dessus de la porte voûtée en plein cintre de l'église.Elles sont accompagnées à droite de celles de Jeanne de Wattebled, épouse de Regnault de Bigant.

    Le blason des Wattebled était composé d'une fasce accompagnée de deux aigles éployés, un en chef et un en pointe.

    Caulières

     

    On distingue encore les aigles sur la moitié droite .

    Caulières

    dessin de Jacques Dulphy

    Caulières

    Caulières

    De Bigant de Caulières : d'azur à la fasce d'or, chargée de trois coquilles de sable, accompagnée de trois besants d'or.

    La résidence seigneuriale de la famille Des Forges se trouvait contre l'église.

    Elle apparaît encore sur le plan cadastral de 1835, mais n'existait déja plus à la fin du 19ème.

     

     

    Caulières

     

    *

    Eglise Sainte-Marie-Madeleine et Saint Saturnin

    Choeur en pierre du XVIème siècle

    La nef plus basse fut reconstruite en1766 en brique avec insertion de silex.

    Caulières

     

    Merci à Jean-Noël Marchiset

     

     


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  • Offignies

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'argent au sautoir de gueules.

     

    La commune relève les armes de la famille D'Offignies, qui fut seigneur du lieu de 1208 (au moins) à la seconde moitié du XVIe siècle.
    Vers 1559, Jossine d'Offignies, veuve et sans enfants après deux ou trois mariages, laissa la seigneurie à sa nièce Jeanne d'Espiez, qui épousa  Charles du Quennel en 1593, puis la seigneurie passa en d'autres noms.

    Parmi les premiers du nom connus avec certitude, on note Watier (ou Gautier) d'Offignies, seigneur d'Offignies, qui eut parmi ses descendants Jean d'Offignies, dit "Gadifer", mort après 1374, vicomte d'Aumale.
    Jean eut pour enfants Perceval d'Offignies, seigneur de Boulainvillers, et Jean d'Offignies, marié avant 1397 avec Béatrix de Chastillion, fille de Gaucher de Chastillion, seigneur de Dour en Flandre (aujourd'hui, Belgique), de la Ferté-lès-Saint-Riquier et d'Eaucourt; il restaura le château d'Eaucourt, et le blason des D'Offignies figure aujourd'hui sur le deuxième parti du blason communal d'Eaucourt-sur-Somme .

    Offignies


    Les D'Offignies portaient: d'argent au sautoir de gueules. Ce blason est représenté notamment dans l'ouvrage de Casimir de Sars de Solmon, Recueil de généalogies, etc. début du XIXe siècle, bibliothèque de Valenciennes.
    (Jacques Dulphy)

    Offignies

     


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  • Liomer

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    De gueules à trois lions d'or, au chef d'argent.

                                    

    La famille relève les armes de la famille De Liomer.

    Cette famille apparaît au XIIe siècle. Avant 1200, la terre de Liomer appartient à Baudouin de Liomer, dont la fille Ade épousa en 1205 Gautier V Tyrel , capitaine et gouverneur de la ville d'Amiens, de l'illustre famille des seigneurs de Poix.
    Enguerrand de Liomer est cité comme témoin d'une donation à la léproserie du Quesne; il a pour fille Béatrix, dame de Liomer en 1256.

    Vers 1355, Simon du Hamel, dit Tournelle, est qualifié de seigneur de Liomer; puis c'est Jean d'Offignies, chevalier, qui est en est seigneur en 1373.

    Liomer

    D'argent au sautoir de gueules.

    Dès lors, la terre est passée en d'autres nom, et il ne sera plus jamais question des chevaliers de Liomer, dont le nom est tombé en quenouille.
    (Jacques Dulphy) 

                                                                        *

    Eglise Saint-Pierre

    Reconstruite en 1867

    Liomer

    Aquarelle d'Oswald Macqueron, d'après nature, 25 avril 1870.

    Bibliothèque municipale d'Abbeville

     


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  • Selincourt

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80  

    De gueules à deux clés d'argent passées en sautoir, cantonnées de quatre larmes du même.

    *

    Commune associée depuis 1972 à Hornoy-le-Bourg.

    L'abbaye Saint-Pierre de Selincourt, abbaye de prémontrés, avait été fondée en 1130 par Milon de Selincourt, religieux de Dommartin-au-Bois, avec l’appui de Gauthier III Tyrel de Poix.
    L’église abbatiale conservait une ampoule de verre qu'on disait renfermer une larme du Christ. Donnée par Bernard III de Soissons, seigneur de Moreuil, au retour de la Croisade de 1204, cette relique de la «Sainte Larme» était à l’origine d’un pèlerinage très fréquenté. L'abbaye fut détruite à la Révolution. La ferme de Sainte-Larme, écart de la commune, en conserve le souvenir.

    SelincourtSelincourt

     

    Représentation sur et dans l'église. Photos A.Guerville .


    Selincourt est associée depuis 1972 à la commune d'Hornoy-Le-Bourg, mais elle conserve ses armes propres, directement inspirées de celles de l'abbaye sur lesquelles ont reconnaît les clés de saint Pierre et des larmes. D'Hozier enregistre, suivant l'édit de 1696, les armes de "La communauté des religieux de l'abbaye de Saint-Pierre-lès-Selincourt" qui sont, suivant la description qu'en donne Borel d'Hauterive (Armorial d'Artois et de Picardie, 1981, p 20): "De gueules, à deux clés adossées et passées en sautoir d'argent, accompagnées de quatre larmes de même, une en chef, deux aux flancs et une en pointe".
    Le blason de la commune de Selincourt est répertorié, quant à lui, par Jean-Jacques Lartigue (Armorial général des communes de France, 1995, p 305) mais il se trompe en donnant un champ d'azur. Il figure aussi, avec champ de gueules, en couverture de l'ouvrage de Rose-Marie Denier, "La Sainte Larme de Selincourt" publiée vers 1998 par l'association Racines, de Poix.
    (Jacques Dulphy)

    Selincourt

    Les armes de l'abbaye de Saint-Pierre-lès-Selincourt.
    Armorial Général de France, Charles D'Hozier (édit de 1696)
    26e volume, Picardie, Généralité d'Amiens, folio No 137.

    Selincourt

    Chapelle Sainte-Larme

    ***

    La terre de Sélincourt a appartenu jusqu'au milieu du XVème siècle à une famille qui en porta le nom, le premier seigneur connu étant en 1125 Dreux de Sélincourt.

    Le manoir devait se trouver près de l'église, il fut mis à sac en 1446.

    La seigneurie appartint ensuite à Pierre de Sacquespée, maïeur d'Amiens, vers 1535.

    Selincourt

    de Sacquespée : de sinople, à une aigle d'or chargée sur l'estomac d'une épée d'argent garnie d'or, posée en bande, que l'aigle tire avec le bec d'un fourreau de sable.

    En 1665, Jean de Sacquespée reçoit les terres de Sélincourt et de Bussy-les-Daours, à l'occasion de son mariage avec Catherine de Saint-Blimont.

    Sa fille aînée Gabrielle-Angélique épouse en 1678 (âgée de 13 ans), Philippe Manessier.

    Selincourt

    Manessier : d'argent à trois hures de sanglier de sable

    Leurs descendants conservèrent le domaine jusqu'à la Révolution, Jean-Baptiste Manessier, vicomte de Sélincourt, décédé en 1789, en fut le dernier seigneur.

    C'est à cette famille que l'on doit la construction du château actuel au XVIIIème siècle, précisément par Charles-Nicolas Manessier, vicomte de Sélincour à partir de 1705, capitaine d'infanterie au régiment du Roi.

    Selincourt

    Il fit reconstruire une nouvelle demeure sur l'emplacement de l'ancien château détruit par un incendie.

    Au XIX ème siècle, le château passa par plusieurs mains, dont les Machart, puis les Blanche, à qui M. de Varennes l'acheta en 1900, le restaurant et le léguant ensuite à sa fille, la comtesse Philippe de Beaumont.

    Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il fut occupé par les Allemands qui, avant de l'évacuer en septembre 1944, brûlèrent tous les meubles devant le château.

    Laissé ensuite dans un semi-état d'abandon, il fut racheté en 1968 par M. et Mme Haberer qui entreprirent deux ans plus tard, dès 1970, de le restaurer avec un soin incomparable.

    Selincourt

     


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