• Ancienne commune, devenue commune associée d'Hornoy-le-Bourg en 1972.

     

    Dès 1160, il y eut une famille d'Orival paraissant d'ancienne chevalerie. 

    Fille d'Henri Le Cornu, seigneur d'Orival, Jeanne Le Cornu épousa en 1400 Jacques de Riencourt, dont les descendants allaient garder la terre pendant près de Quatre siècles.

    Fils d'Adrien, reconnu noble en 1573, François de Riencourt reçut en 1573 de la princesse Marie de Lorraine la charge de gouverneur du duché d'Aumale, il épousa Diane de Mailloc qui fut inhumée en 1638 à Orival, comme le furent ses successeurs jusqu'à la Fin de l'ancien régime.

    Son fils François épousa en 1626 Catherine de Senemont, fille du seigneur de Monsures.

    Son petit-fils épousa en 1642, à Brocourt, Marie de Moreuil.

    Vinrent ensuite Jean-Augustin de Riencourt, allié en 1683 à Marie Anne Desfriches de Brasseuse.

    Orival

    de Riencourt D'argent à trois fasces de gueules frettées d'or.

     

    Charles-François de Riencourt épousa Marie d'Angennes, il fit une brillante carrière militaire et obtint l'érection en marquisat de sa terre dans laquelle il se retira et mourut en 1771, à l'âge de 86 ans, il fit embellir l'intérieur du château dans les années 1760.

    Son successeur fut son petit-fils Charles-Olivier de Saint-Georges, marquis de Couhé-Vérac qui continua l'embellissement et dota l'église d'une relique de la Vraie Croix, lieutenant général du Poitou et colonel des grenadiers de France, le marquis de Vérac (1743-1828) mena une brillante carrière diplomatique, il épousa en 1760 Marie-Charlotte de Croÿ (décédée en 1779).

    Orival

    de Saint-Georges : d'argent à la croix de gueules

    devise : Nititur Per Ardua Virtus

    A la Révolution il partit pour l'émigration et son château fut déclaré bien national  et adjugé à des récupérateurs de matériaux, le 18 thermidor an III la municipalité dénonça, sans résultat, les acquéreurs de l'émigré Vérac qui arrachaient les arbres et démolissaient le château.

    Ce château devait remonter au XVIème siècle et avait été agrandi dans la première moitié du XVIIème.

                                                                          *

                                                            Eglise Notre-Dame

    L'ancienne fut détruite lors de la bataille du Liger en juin 1940, la nouvelle date de 1954.

    Dans l'ancienne, il y avait trois pierres tombales de la famille de Riencourt.

    Orival

    en 1876.

    Orival

    Orival

    Eglise actuelle


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  • La commune ne possède pas de blason officiel.

    Projet de blasonnement proposé par Jacques Dulphy, associant les clefs et les larmes de l'abbaye de Selincourt avec celles de la famille d'Hardivillers, dont François-henri fut dernier seigneur du lieu.

    Thieulloy-l'Abbaye

     

    L'extension « l'abbaye » au nom du village vient de ce qu'il appartenait à l'abbaye de Selincourt, il n'y a jamais eu d'abbaye à Thieulloy.

    Thieulloy-l'Abbaye

    Abbaye de SelincourtDe gueules à deux clés d'argent passées en sautoir, cantonnées de quatre larmes du même.

    Thieulloy-l'Abbaye est à l'origine composée de deux villages, appelés Fay-lès-Hornoy et Thieulloy-l'Abbaye. Du fait de la proximité, les deux villages se sont étendus l'un vers l'autre pour n'en plus former qu'un, et leur fusion administrative a eu lieu entre 1790 et 1794.

    Le seigneur était donc l'abbé de Selincourt, haut justicier.

    Le fief de Gribeauval était au XVIIème siècle en la possession de la famille de Cressy.

    Un petit fief à Charles-François-Joseph, marquis de Louvencourt au 18ème.

    Un autre fief, mouvant du roi, était en 1639 à Oudart Leroy qui le tenait de son frère Nicolas Leroy.

    Hameau d'Hermilly

    l'abbaye du Gard avait la ferme d'Hermilly que lui avaient données Hugues d'Hermilly en 1143 et Jean d'Hangest vers 1243.

    Faÿ (Failly)

    Faisait partie en 1301 des quatre paroisses desservies par l'abbaye de Selincourt.

    Ce hameau formait une commune en 1790 et devint ensuite une annexe de Thieulloy.

    Le Faÿ de Thieulloy est mentionné dans une charte de 1166, donnée par Henri de France, archevêque de Reims, ses coutumes furent rédigées en 1507.

    Les premiers seigneurs en portaient le nom .

    La terre est possédée au XVème par la famille Grisel, en 1507 à Jean Grisel et en 1593 à François Grisel.

    Thieulloy-l'Abbaye

    Grisel (Picardie) : écu portant un créquier au lambel de trois pendants, les émaux ne sont pas connus ( Selon Demay (Sceaux de Picardie, 1875, notice N° 959) .

     

    Puis en 1639 à François de Villers-Saint Paul.

    Thieulloy-l'Abbaye

     

    Villers-Saint Paul : d'argent, à la bande de sable chargée de trois fleurs de lys d'or

    Au XVIII ème à la famille d'Hardivillers, François-Henri en était le seigneur jusqu'en 1789.

    Thieulloy-l'Abbaye

    d'Hardivillers d'azur au coq les ailes levées d'argent, crêté, onglé de gueules, posé sur une montagne de sable mouvante de la pointe de l'écu et tenant de sa dextre une épée en pal d'argent, la garde et la poignée d'or, laquelle est surmontée d'une couronne du même .

    ***

    À remarquer : Thieulloy-l'Abbaye possède deux cimetières, deux églises (dont l'une en ruine), deux puits...

     

    Eglise de Thieulloy : Assomption de la Ste Vierge du XVIème siècle.

    restaurée à plusieurs reprises, notamment aux XVIIème et XVIIIème.

    Thieulloy-l'Abbaye

    En 1876

    Eglise de Faÿ : Nativité de la Sainte Vierge du XVIème siècle

    Désaffectée depuis 1947

    Philippe-Claude d'Hallencourt y a été inhumé en 1725.

    Thieulloy-l'Abbaye

     

    Thieulloy-l'Abbaye

    Une des deux pierres se trouvant de chaque côté du portail, avec inscriptions, l'autre est totalement illisible.


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  • La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Projet de blasonnement soumis par Jacques Dulphy à partir des armes de la Famille Le Couvreur.

    Vraignes-les-Hornoy

     

    Une partie considérable du territoire appartenait à la commanderie de Saint-Maulvis et l'autre partie relevait d'Hornoy

    Regnault de Vraignes était commandeur en 1336.

    Au 15ème siècle, on trouve Jean Le Couvreur, homme d'armes des Ordonnances, mort en 1484.

    Son troisième fils Raoul Le Couvreur, marié en 1492 à Marie-Louise d'Ainval, il meurt en 1520.

    Puis son fils Jacques Le Couvreur, échevin d'Amiens en 1574, marié en 1554 avec Marie de Mons, il meurt en 1597 en défendant la ville d'Amiens contre les Espagnols.

    Son petit-fils, également prénommé Jacques, fils de Jean seigneur de Fourdrinoy, acquis la seigneurie en 1675, il était lieutenant particulier au bailliage et siège présidial d'Amiens, il meurt en 1706.

    Vraignes-les-Hornoy

     

    Armorial général de France (d'Hozier-édit.1696)

    Vraignes-les-Hornoy

    Le Couvreur : d'or, à un sanglier de sable passant à travers un buisson de sinople.

    De son mariage avec Marguerite Picquet de Dourier en 1667, il eut Adrien Le Couvreur, président-trésorier de France à Amiens, dit Monsieur de Vraignes, il résidait ordinairement à Amiens, c'est là qu'il meurt en 1719 sans postérité, laissant ses biens à sa seconde épouse Marie-Adrienne Picquet de Dourier, qui contracta une seconde union avec le marquis de Boulainvilliers.

    En 1735, Louis-Joseph d'Hallencourt, marquis de Boulainvilliers demeurait en son "château de Vraigne " avec son épouse. 

    Vraignes-les-Hornoy

    Le 22 octobre 1748 était célébré dans la chapelle seigneuriale le mariage de sa fille Adrienne avec Anne-Gabriel de Saint-Saire, comte de Grisolle, lecteur de la Chambre du Roi.

    Le 22 mai 1785, le marquis de Boulainvilliers, prévôt de Paris, fit disperser l'entier mobilier de son château de Vraignes.

    Quelques années plus tard Gabrielle de Saint-Saire suivit son mari Emmanuel de Crusol d'Uzès en émigration.

    Déclaré bien national et adjugé en l'An III, le château a entièrement été démoli et son site bouleversé au point de ne rien conserver de l''état original.

                                                                        ***

                                                     Eglise Saint-Valery

    Reconstruite en 1864

    Vraignes-les-Hornoy

    en 1876 aquarelle d'Oswald Macqueron (Bibliothèque municipale d'Abbeville)

    Vraignes-les-Hornoy

     


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  • Ancienne commune, rattachée à Hescamps depuis 1972.

     

    De 1177 à 1183 nous trouvons Alfred de Souplicourt

    En 1262 l'écuyer Hugues de La Chapelle

    1308 à 1402 la famille de Beaufort, dont Gillon de Beaufort appelé aussi Gilles de Souplicourt, époux d'Agnès d'Ainval.

    En 1402 il vend la seigneurie à M. Guillaume Lefè(b)vre, notaire de l'évêché d'Amiens.

    Le 28 avril 1430, sa fille Marguerite Lefebvre épouse l'écuyer Jacques de Coquerel et lui apporte la seigneurie jusqu'en 1493.

    C'est à partir du 20 avril 1493 que l'on voit apparaître la famille de Saint-Blimond avec le mariage de Madeleine de Coquerel avec Robert de Saint-Blimond.

    En 1517 Renaut I de Saint-Blimond épouse Michelle (Marie) Bigant, il meurt en 1544 ou 1545.

    Souplicourt

    d'or à la croix engrêlée de sable

    Son fils Renaut lui succède, mais meurt très jeune...le domaine revient à son second fils Jean de Saint-Blimond en 1554, il épouse en 1559 Françoise de La Sengle et tient la seigneurie jusqu'en 1569.

    Son fils Antoine de Saint-Blimond prend la suite, il épouse en 1585 Anne de Louvencourt, c'est lui qui fit construire le château à cette occasion.

    Charles de Saint-Blimont lui succède en 1616, il épouse Marie de Carvoisin d'Achy le 24 août 1616.

    En 1644 c'est François de Saint-Blimond qui devient le nouveau seigneur, après son mariage avec Françoise-Charlotte Le Normand de Tronville, surnommée "la dame à la couleuvre" dont parle Tallemant des Réaux dans ses "Historiettes", elle se remaria en 1656 avec René de Lallier.

    En janvier 1663, Jeanne-Gabrielle de Saint-Blimond, fille unique de François et Françoise-Charlotte, épouse Jean de Lallier, seigneur de Saint-Lieu.

    Souplicourt

    De Lallier : d'azur, à un alisier arraché d'or, au chef cousu de gueules chargé de trois besants d'or 

    En 1724 leur fils René de Lallier épousa, à Fricamps, Marie-Jeanne Pingré d'Embreville. 

    Depuis 25 ans déja, le domaine n'appartenait plus aux Lallier, écrasés de dette et ne pouvant plus pourvoir aux réparations des bâtiments vétustes, ravagés par des incendies.

    Marie-Jeanne, Charles-Alexandre et Charlotte Lallier l'avaient vendu au duc de Noailles, agissant pour le compte de son fils Philippe, futur prince de Poix.

    Un moment utilisé à loger le fermier, le château n'existait plus lors du départ pour l'émigration en 1794 de Marc-Antoine de Noailles, qui amena la confiscation du domaine déclaré acquis à la nation et son adjudication prononcée le 3 septembre 1794.

    Souplicourt

    de Noailles : de gueules à la bande d'or

    Il en reste des vestiges au fond de la place plantée de tilleuls, un corps de bâtiment en briques à cordon de pierre et un superbe portail brique et pierre de style Louis XIII.

    Souplicourt

    en 1877

    Souplicourt

    Photo : André Guerville

    ***

    Eglise Saint Samson

    Construite fin XV-début XVIème

    Souplicourt

    en 1877

     


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  • Le Quesne

    http://armorialdefrance.fr/

    De vair au pal de gueules.

    ***

    Ce sont les armes de la famille Du Quesne, seigneur du lieu, que la commune a reprises, en leur donnant couleurs. S'agissant d'un blason "de vair à un pal", si on en croit un sceau du XIIIe siècle (1225, archives départementales de la Somme, provenant de l’évêché d’Amiens), il ne restait qu'à choisir un émail pour le pal; et c'est le gueules que la commune a choisi.
    Belleval (Nobiliaire du Ponthieu et du Vimeu, 1864, tome 2) cite pour premier seigneur du lieu le chevalier du Quesne, vivant en 1160, père de Foulques du Quesne, chevalier, seigneur du Quesne, vivant en 1203 et 1235 (il souscrit cette année-là un don à la léproserie du Quesne). Gauthier du Quesne, chevalier, fils du précédent, est noté en 1240. A cette famille appartenaient aussi Hugues et André du Quesne, seigneurs d'Orival en 1238 et 1270, et Enguerran du Quesne, dit Le Caron, écuyer, propriétaire par l'héritage de sa femme Marguerite de Nointel, de terres à Caubert (Belleval).
    En 1350, la seigneurie est déjà passée aux Du Quesnoy, chevaliers, puis en 1590 aux De Rambures qui resteront seigneurs du Quesne et de Rambures jusqu'au XVIIIe siècle.
    (Jacques Dulphy)

    *

    Le Quesne

    D'or aux trois fasces de gueules

    La seigneurie et châtellenie tenue du roi, consistait en un château ruiné, 50 journaux de terre, 40 de bois et 200 livres de censives.

                                                                        *

                                                          Eglise Saint-Rémy

    du 17ème siècle, restaurée à diverses reprises, ne conserve que peu d'éléments de cette époque.

    Le Quesne

    Le Quesne

      


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