• Saint-Aubin-Rivière

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    Parti: au 1er échiqueté d'or et de gueules, au 2e d'argent fretté de gueules.

    Devise: « Discite quid potuere patres » (Apprendre ce qu'ont fait nos aïeux).

     

    Saint-Aubin-Rivière

     

    Les plaques de rues portent un blason parti au premier échiqueté, au deuxième fretté.
    L'écu, sans couleurs, est timbré d'une couronne de marquis. Nous sommes donc en présence d'un blason "seigneurial" et l'histoire du lieu permet d'identifier les familles concernées: ce sont les D'Auxy et les De Soyécourt.

    Saint-Aubin-RivièreSaint-Aubin-Rivière

     

    En effet, en 1574, la seigneurie de Saint-Aubin-Rivière, tenue des D'Aoust, fut adjugée par décret à François De Soyécourt (d'argent fretté de gueules), chevalier vivant en 1589. Sa fille, Suzanne De Soyécourt, épousa Guy D'Auxy (échiqueté d'or et de gueules), qui devint seigneur de Saint-Aubin. La seigneurie resta durant cinq générations aux D'Auxy. Henri fut le dernier du nom par les hommes.

    La seigneurie passa par mariage aux De Saint-Blimond; elle resta dans cette famille jusqu'à jusqu'à la Révolution.

    Saint-Aubin-Rivière

    de Saint-Blimont : de sable au sautoir engrelé d'or

    La commune de Saint-Aubin-Rivière porte donc: "Parti au premier échiqueté d'or et de gueules, au deuxième d'argent fretté de gueules", qui sont d'Auxy et de Soyécourt.
    Le blason de la variante (Gaso et Wikipedia) n'a jamais été utilisé.
    La devise de Saint-Aubin-Rivière, " Discite quid potuere patres" (Apprendre ce qu'ont fait nos aïeux) a été créée vers 1920 par Georges Billoré, alors instituteur de la commune, à l'occasion de la rédaction d'une monographie de la commune, qui fut primée en 1923 par la société savante des Antiquaires de Picardie, à Amiens. 
    (Jacques Dulphy)

    ***

    La seigneurie appartint à la fin du Moyen-Âge à la famille d'Aoust, et en particulier à deux Jacques d'Aoust; le premier fut bailli d'Abbeville en 1480, le second maïeur de la ville en 1545.

    Saint-Aubin-Rivière

    d'Aoust : de sable à trois gerbes d'or (parfois liées de gueules).

    Adjugée en 1574 à François de Soyecourt, elle échut à sa mort en 1596 à sa fille Suzanne, épouse de Guy d'Auxy, gentilhomme de la Chambre du Roi.

    Une centaine d'années plus tard, Henri de Monceaux d'Auxy, colonel de dragons, s'y installe avec Anne-Marie de Créqui son épouse, qui y font baptiser deux de leurs enfants en 1704 et 1707.

    En 1721, Jacqueline d'Auxy épousa Claude, second marquis de Saint-Blimond, seigneur de Pendé et mestre de camp de cavalerie.

    A la mort de son père, elle dut s'installer dans le château, car trois ans plus tard elle fit baptiser son fils dans l'église voisine.

    Jacques-Louis, 3ème marquis de St Blimond partit pour l'émigration et perdit la plus grande partie de ses biens, il mourut fort âgé en 1820.

    Située derrière l'église, sur le flanc du côteau qui descend vers la vallée du Liger, cette modeste maison seigneuriale est un bon exemple de gentilhommière traditionnelle.

    Sur un petit corps de dépendance s, une pierre gravée porte la date de 1698, une autre probablement rapportée porte des armoiries attribuées à Guy d'Auxy et Suzanne de Soyecourt, accompagnées de palmes et d'une couronne de marquis.

    *

    Eglise Saint Aubin

    Reconstruite en torchis après l'incendie de 1790.

    Saint-Aubin-Rivière


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  • La commune ne possède pas de blason officiel

     

    Fondé en 1040, dit-on, par Gautier Tyrel de Poix, le château occupait un promontoir crayeux au sud-est du village, marié en secondes noces à Alix de Frémontiers.

    Siège d'une importante seigneurie qui relevait de Picquigny, il entra au début du 13ème siècle dans la famille d'Hallencourt puis échut par alliance au début du 14ème  à Jean II d'Auxy.

    Famechon

    d'Auxy : échiqueté d'or et de gueules de cinq tires

    En 1346, quelques jours avant la bataille de Crécy, les Anglais s'emparèrent de Poix et pillèrent la ville, mais ils échouèrent devant la forteresse de Famechon.

    A la fin du 15ème, Isabeau d'Auxy veuve de Philippe de Crévecoeur, laissa Famechon à Jean de La Gruthuse qu'elle avait épousé en secondes noces.

    Famechon

    de La Gruthuse : d'or à une croix se sable

    A la fin du 16ème, pendant les guerres de religion, en 1589, l'échevinage d'Amiens fit armer les paysans pour en assurer la garde.

    Trois ans plus tard, il en ordonna la démolition, les pionniers amiénois y travaillèrent plusieurs mois, fournissant la poudre nécessaire pour faire sauter le donjon et dépêcha 2 maîtres-maçons pour diriger les 150 ouvriers et paysans.

    L'ingénieur Claude de Chastillon qui vint au début du 17ème siècle, dessina un grand édifice aux logis ruinés mais conservant l'essentiel de ses murailles, de ses tours et fossés.

    Famechon

     

    François du Chastelet, second fils de Claude, seigneur de Moyencourt,  acquit en 1665 la seigneurie.

    Famechon

    Du Chastelet : de gueules, à la fasce d'argent, accompagnée de trois tours d'or, posées deux en chef et une en pointe.

    En 1699, Nicolas du Chastelet la revendit à Nicolas de Villers, seigneur de Rousseville, marié à Marguerite de Fresne du Cange.

    De 1727 à 1761 la famille de Joyeuse par le mariage en 1712 d'Antoinette de Villers avec Jean-Gédéon-André de Joyeuse

    Famechon

    Blason de Joyeuse 

    Le 8 mai 1765, une sentence des requêtes du Palais à Paris, adjugea le domaine à Augustin-Louis Hennequin, marquis d'Ecquevilly.

    Il n'en subsiste aujourd'hui que des ruines informes sur un terre-plein dominant le confluent des Evoissons et de la rivière de Poix, seule une salle souterraine témoigne encore du glorieux passé de cette forteresse.

    Famechon

     

    Famechon

    Famechon

     

    Famechon

     

    ***

    Eglise Notre-Dame de l'Assomption du XVIème siècle

    Les portails semblent plus anciens.

    Famechon

    En 1867

    Famechon

     

    Famechon

    Famechon

    Portail latéral avec blason effacé

    Famechon

    Portail principal avec blason

    Famechon


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  • Lignières-Châtelain

     

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    De gueules à trois croissants d'or.

     

    *

    La seigneurie de Lignières-Châtelain appartint à la famille De Lignières de 1208 à 1451. Le mariage de Marguerite De Lignières, dernière du nom, avec Robert des Essarts, fit passer le domaine dans cette famille.
    Les Des Essarts se succéderont jusqu'en 1767; année d'entrée en possession, par le mariage de Marie-Catherine des Essarts de Lignières avec Jean-Baptiste de Calonne, alors seigneur de Cocquerel (80) et qui fut le dernier seigneur du lieu en 1789.
    La famille Des Essarts portait "de gueules à trois croissants d'or"; ce sont ces armes que la commune reconnaît en 2012. Elle n'a pour autant jamais délibéré à leur sujet.

    .Lignières-Châtelain

    (Jacques Dulphy)

    Abattu vers 1894 le château devait remonter à la reconstruction opérée au 18ème siècle par Jean-Baptiste de Calonne, mousquetaire de la Garde du Roi, né en 1738, qui devint en 1771 Lieutenant des maréchaux de France.

    Son épouse Marie-Catherine des Essars (morte en 1812), descendait de Robert des Essars qui en 1451 avait épousé Marguerite de Lignières.

    L'édifice remplaçait dit-on une demeure du siècle précédent, elle-même élevée sur les fondations d'un ouvrage médiéval.

    Héritier du domaine en 1839, Edouard Langlois de Septenville se rangea dans le camp bonapartiste.

    Lignières-Châtelain

    d'or à l'aigle naissant de sable coupé d'argent à quatre pointes de gueules.

    Elu député en 1876 contre l'avocat René Goblet, maire d'Amiens, il dut renoncer à une carrière politique qui menaçait de compromettre sa situation financière.

    Du château, on reconnait encore près de l'église les vestiges du portail et l'allée de grands arbres.

    Lignières-Châtelain

     

    Eglise Saint-Barthélémy

    Lignières-Châtelain

    en 1877

    Lignières-Châtelain

    Lignières-Châtelain

    Une statue de St Barthélémy surplombe l'entrée.

    Un cadran solaire sur le contrefort

    A l'intérieur, les vitraux du choeur sont aux armes des Langlois de Septenville.

     


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  • Hornoy-le-Bourg

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    Parti de gueules au noyer d'or et d'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules.

    Hornoy-le-Bourg

     

    Adopté le 20 juin 1970.
    Hornoy est devenue Hornoy-le-Bourg en 1972 après intégration de plusieurs petites communes voisines. 
    Les armes ont été adoptées par le conseil municipal d'Hornoy le 20 juin 1970 et reportées sur la nouvelle commune d'Hornoy-le-Bourg à sa création.
    A dextre, armes parlantes: Hornoyer/noyer: Hornoy.
    A senestre, le blason de la famille des De Dompierre d'Hornoy, qui a acquis la seigneurie en 1713 et l'a tenue jusqu'à la Révolution.

    (J. Dulphy)

    Hornoy-le-Bourg

    Dompierre d'Hornoy : d'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules.



    *** 

    Siège d'une châtellenie ayant appartenu au 12ème siècle à un certain Girold d'Hornoy.

    La terre passe au 13ème aux Bailleul, au 14ème à Ferry de Picquigny et au 15ème à Guillaume d'Harcourt.

    Lorsque le château tombe aux mains des Dauphinois en 1432, il appartenait au comte de Roucy.

    En 1491 Waleran d'Ongnies, gouverneur du château d'Eu, acquiert la seigneurie puis presque aussitôt André III de Rambures dont les descendants gardèrent le domaine jusqu'en 1713, Marie-Renée de Rambures, duchesse de Caderousse, avait alors vendu la seigneurie à Nicolas-Joseph de Dompierre, anobli par une charge de président-trésorier de France à Amiens, conseiller du Roi, il épousa en 3ème noces Marie-Elisabeth Mignot, marquise de Florian, nièce de Voltaire.

    Son fils Alexandre de Dompierre d'Hornoy, né en 1742, épousa Louise-Sophie Savalette de Magnanville et fixa sa résidence à Paris.

    Il confia la reconstruction du château à un architecte parisien vers 1785.

    Hornoy-le-Bourg

    Il meurt en 1828 et son fils Charles-François (1776-1845) fut député de la Somme.

    Alexandre, l'ainé de ses petit-fils, fut lui aussi député en 1842, il meurt à Hornoy en 1873.

    Le château échut alors par alliance à Ambroise de Gos, aïeul des propriétaires actuels.

    Quant au cadet Charles-Albert, vice-amiral en 1871, il devient ministre de la marine et sénateur de la Somme.

    ***

    Eglise Assomption de la Sainte Vierge

    du 16ème siècle

    Elle conserve le monument de la marquise de Florian morte en 1771, il fut élevé en 1783.

    Hornoy-le-Bourg

    En 1872

    Hornoy-le-Bourg

    De nos jours

    *

    Les Halles

    construites en 1565, elles furent déplacées au sud de l'église.

    Hornoy-le-Bourg

    En 1872

    Hornoy-le-Bourg

    Vers 1910

    Hornoy-le-Bourg

    de nos jours (photo Claude Villetaneuse)


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  • La commune ne possède pas de blason officiel.

                                                                    ***

    Vraisemblablement détachée de celle de Beaucamps-le-Vieux en faveur d'un cadet, la seigneurie relevait du comté d'Aumale, elle possédait dès le 13ème siècle un manoir.

    Beaucamps-le-Jeune

     

    D'argent à la bande de sable frettée d'or.

    Armes de la famille De Beaucamps (ou De Beaucamp).
    Gouache de Marcel Stiennon,1975.
    (Aimablement transmis par Jacques Dulphy)

    Beaucamps-le-Jeune

    A la fin du 14ème, Marie, fille d'Adam de Beaucamps l'apporta en mariage à Jean de Brétizel dont les héritiers furent s'en défaire au profit de Nicolas d'Ellecourt.

    Après sa mort, Colay de Villepoix, sa veuve, épousa Guillaume de Pisseleu, seigneur de Fontaine-Lavaganne, qui racheta la seigneurie, il mourut fort âgé et laissa de nombreux enfants dont Anne de Pisseleu, duchesse d'Etampes et favorite de François 1er.

    Beaucamps-le-Jeune

    de Pisseleu : d'argent à trois lions de gueules.

    Beaucamps-le-Jeune

    On attribue traditionnellement au principal corps de logis la date de 1537 et celle de 1560 pour le bâtiment en retour d'équerre, brique gravée.

    Beaucamps-le-Jeune

    photo : Marc Roussel(Markus3).

    Charles de Rune, chevalier de l'Ordre du Roi et enseigne de 50 hommes d'armes, acheta la seigneurie en 1553.

    Beaucamps-le-Jeune

    De Rune : d'argent au sautoir d'azur accompagné de quatre aiglettes de gueules.

    Fille d'un autre Charles de Rune, marquis de Fouquesolles, Thérèse de Rune épousa Louis, marquis d'Estrades, gouverneur de Dunkerque, ils choisirent de résider au château qu'ils firent moderniser et agrandir comme le confirme le millésime de 1667 gravé sur le corps de logis situé à droite des tours d'entrée.

    Beaucamps-le-Jeune

    Leur fils Godefroy-Louis, colonel de dragons et lieutenant-général des Armées du Roi, mourut en 1717 de ses blessures au combat.

    Beaucamps-le-Jeune

    D'estrades : de gueules au lion d'argent au pied d'un palmier d'or, le tout soutenu d'une terrasse de sinople.

    A la mort de son fils en 1769, ses biens et ses dettes considérables échurent à ses petites nièces qui durent en 1778 de défaire de l'ensemble.

    Louis Sanson de Frières et son épouse Nicole Le Scellier acquièrent la seigneurie, il meurt à Beaucamps en 1786 laissant ses biens à son fils Jean-Louis, baron de Frières, premier échevIn d'Abbeville.

    Beaucamps-le-Jeune

    Sanson de Frières : d'or à trois sansonnets de sable, membrés de gueules.

    Vient ensuite Louis-Hercule Sanson de Frières dont la fille Louise-Marie épouse en 1844 Gabriel des Mazis et se réinstalle à Beaucamps à la fin de sa vie.

    Beaucamps-le-Jeune

    de Mazis : de gueules à la fasce d'or chargée de trois molettes d'éperon de sable.

    Lorsque Jeanne des Mazis meurt sans alliance en 1924, elle lègue le domaine aux Lazaristes qui, en 1935 font considérablement agrandir le château pour y installer le séminaire Saint-Joseph.

    Occupés pendant la dernière guerre puis affectés à des colonies de vacances, vendus en 1971 et pratiquement abandonnés par leur nouveau propriétaire, les bâtiments se dégradent rapidement.

    Beaucamps-le-Jeune

    Acquis en 1990 par une société anglaise qui renonce finalement à son ambitieux projet de création de complexe hôtelier.

    En 2000, les bâtiments sont dans un état quasi désespérés lors de leur acquisition par M. et Mme Olivier Sylla qui se proposent de les restaurer progressivement.

    Finalement revendus en 2005 à Eric et Olga Testelin qui continuent la restauration.

    Beaucamps-le-Jeune

    Eglise ND de l'Assomption du 18ème, elle a remplacé celle du 15ème détruite en 1704.

     


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