• Gueschart

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    D'argent à trois chevrons de gueules.

     

    Le blason de la commune de Gueschart est directement copié de celui de la famille De Gueschard (avec un D), qui tint la seigneurie de Gueschart du 13 e siècle (avec le chevalier Jehan de Gueschard) au 15e siècle, avant de la transmettre à une branche des Montmorency.

    D'après Belleval (Nobiliaire du Ponthieu, 1862, tome 1), ce nom, dont l'orthographe varie, est très ancien en Ponthieu. On trouve le nom de Bernard de Guessard, 41e abbé de Saint-Riquier nommé en 1248, Baudouin de Gaissard 46e abbé de 1312 à 1333, etc.. Le dernier du nom, Jacques-Léonard de Gueschard, chevalier, seigneur d'Escles et de Brétencourt, célibataire, vendit son domaine d'Escles en 1751.
    (Jacques Dulphy)

    ***

    Gueschart

    Montmorency-Bours : D'or à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d'azur ordonnés 2 et 2, et chargée d'un croissant d'argent.

     

    Nicolas de Montmorency épousa en 1512 Anne Rouault de Gamaches, il était seigneur de Bours et de Gueschart.

    Son fils Gabriel hérita de ses biens, vinrent ensuite Jean puis Josias de Montmorency-Bours qui épousa Marie de Grouches en 1579, il meurt en 1616.

    Ses fils moururent sans postérité et les domaines revinrent à leur cousin Daniel de Montmorency, marquis d'Esquancourt, Général des armées du Roi.

    Benjamin-Alexandre de Montmorency, général comme son père, mourut en 1702 sans postérité de son mariage avec Madeleine de Laval.

    Héritière de ses biens, sa cousine Marthe, épousa en 1707 Guillaume du Bois de Belhostel et, en 1789 la terre appartenait à la comtesse de Crécy, née Anne-Alexandrine du Bois de Belhostel.

    Gueschart

    Du Bois de Belhostel : d'or à l'aigle de sable.

    Ancien lieutenant-général, admis aux honneurs de la Cour, Ferdinand comte de Crécy fut élu député de la noblesse du Ponthieu en mars 1789, il commanda en juillet la Garde nationale d'Abbeville.

    Il n'émigra pas et passa 11 mois dans les cachots de la citadelle de Doullens pendant la Terreur, puis siégea aux Cinq-Cents en 1795 et évitera la déportation grâce à Tallien.

    Mis en vente en 1805, le domaine fut acquis par Charles et Norbert Froissart qui firent moderniser le château, cette famille s'y succédera jusqu'en 1916.

    Gueschart

    Délaissé le château était en fort mauvais état lorsqu'il entra par alliance dans la famille Lefebvre.

    Mis en vente peu après, il a été sauvé de la ruine par M. et Mme Jean-Claude Riedel qui y ont créé de vastes volumes d'exposition.

    Le château fut élevé dans la première moitié du 17ème siècle, tout au moins après l'année 1636 qui vit le saccage complet du village.

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    Eglise Saint Fursy

    16ème siècle

    Gueschart


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  • Estrées-Les-Crécy

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    D'or à trois merlettes de sable.

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    Le blason communal d'Estrées-lès-Crécy, d'or à trois merlettes de sable, apparaît pour la première fois sur le monument érigé à la mémoire de Jean de Luxembourg, roi de Bohême (tué en 1346 dans la plaine d'Estrées au soir de la bataille de Crécy), socle de pierre grise érigé en 1902 à l'initiative de plusieurs sociétés savantes, et qui supporte une croix de tuf plus ancienne dite «croix de Bohême». 

    Estrées-Les-Crécy

    Photo : Somme-photos

    Estrées-Les-Crécy


    Mais pour autant, ce blason d'Estrées-lès-Crécy ne fut pas vraiment réutilisé par la commune avant les années 1990; il figure alors, depuis, sur les enveloppes de mairie. Une troupe de théâtre locale, toujours existante, a pris à la même époque le nom de "les Merlettes".
    Le choix de ce blason par les sociétés savantes du début du XXe siècle reste inexpliqué. Le village d'Estrées (en Ponthieu) n'eut jamais de seigneurs du même nom, et aucune des familles ayant possédé la seigneurie d'Estrées n'eut de merlettes en son blason. 
    Mais les trois merlettes de sable font penser au blason de la famille d'Estrées, originaire du village d'Estrée, en Artois (aujourd'hui Estrée-Cauchy, 62).Raoul d'Estrées, qui combattit à Bouvines (1214), portait d'or à trois merlettes de sable.

    Estrées-Les-Crécy

    Estrées-Cauchy : d'argent fretté de douze pièces de sable, au chef soudé d'or chargé de trois merlettes aussi de sable.


    Il y a eu, de toute évidence, confusion entre Estrée-Cauchy (62) et Estrées-lès-Crécy (80), distants de 65 km. Mais le blason d'Estrées-lès-Crécy, né de cette confusion, est désormais, et depuis longtemps, acquis et reconnu. Les Estréens ne voudraient en changer pour rien au monde!
    A l'époque de l'adoption de ce blason (vers 1900), l'abbé Joseph Armand, curé d'Estrées-lès-Crécy, était membre honoraire du Conseil Héraldique de France.
    (Jacques Dulphy)

    Estrées-Les-Crécy

    ***

    • En 1251, le seigneur du lieu est Bernard d'Amiens
    • Selon la tradition, l'église n'est que la chapelle d'un château disparu depuis très longtemps.
    • Une partie de la bataille de Crécy, le 26 août 1346, s'est déroulée dans le vallon autrefois appelé Bulincamps et désigné depuis par « la vallée des Clercs ».
    • En 1625, des soldats autrichiens ravagent le village. Les habitants s'illustrent dans les combats. Une nouvelle attaque, en août de la même année, conduit à l'incendie de toutes les maisons.

     

    • Pendant la guerre de 1870-1871, la localité subit l'occupation allemande. Une contribution de guerre est imposée.        
    • Croix de Bohême, rappelant la bataille de Crécy, dressée en pleine campagne, sur le territoire de la commune d'Estrées-lès-Crécy, au bord la route de Fontaine-sur-Maye, sur les lieux supposés de la mort du roi de Bohême Jean Ier, cette croix, très ancienne et usée par l'érosion daterait du xive siècle. C'est le plus ancien monument commémoratif connu de la bataille de Crécy. Le monument fut légèrement déplacé et son socle rénové en 1902.

                                                                       ***

                                       Eglise Notre-Dame de l'Assomption

    Estrées-Les-Crécy

    C'est à l'origine une chapelle de hameau, dédiée à saint Nicolas, qui est construite en 1251, alors que le seigneur du lieu est Bernard d'Amiens.

    L'église actuelle Notre-Dame-de-l'Assomption d'Estrées-lès-Crécy a été construite au xvie siècle, en 1547, sur les bases de la chapelle, alors que l'abbaye de Forest-Montiers perçoit la dîme.

    Un siècle plus tard, en 1647, on ajoute deux chapelles latérales.

    La paroisse d'Estrées est créée en 1749.

    Des travaux de réhabilitation sont entrepris au xviiie siècle et au début du xixe siècle. En 1838, on complète l'édifice avec des latéraux en brique. En 1848, le clocher-mur d'origine est remplacé par une tour plus classique.

     

    Le chœur et le transept sont protégés au titre des monuments historiques : inscription par arrêté du 19 février 1926. L'église a fait l'objet de travaux de restauration en 2015-2017.

    Le chœur et le transept de l'église, construits en pierre, sont plus élevés que la nef. Ils sont de style gothique flamboyant. La nef et le clocher sont construits en brique et pierre. Les voûtes du choeur et du transept sont en pierre et ornées de clefs pendantes figurées et historiées (sainte Véronique, Christ en Majesté, agneau pascal) ; la nef est voûtée de bois

    Estrées-Les-Crécy


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    Coulonvillers 

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     Écartelé: aux 1er et 4e de sable au lion à la queue fourchue d'argent, armé, lampassé et couronné d'or, aux 2e et 3e d'azur à trois colombes essorantes d'argent, becquées et membrées de gueules.

    ***

    Création Jacques Dulphy.
    Adopté le 9 juin 2011.
    "L'argument de ce blason est le suivant: suivant l'historien et généalogiste René de Belleval (Fiefs est seigneuries du Ponthieu et du Vimeu, 1870 et Nobiliaire du Ponthieu, 1862), la terre de Coulonvillers a été tenue, de 1539 (par Jean de Bournonville, aussi seigneur de Franssu) à 1641 (mariage de Madeleine de Bournonville à Charles de Monchy) par la famille "De Bournonville", originaire d'Artois, qui avait pour blason un lion couronné à la queue fourchue d'argent sur champ de sable.

    Coulonvillers

    Cette famille fut celle qui tint le plus longtemps le domaine de Coulonvillers. Hanchy, hameau de Coulonvillers, pour sa part, a appartenu de 1550 à 1789 à la famille Coulon, bourgeois et argentiers abbevillois qui avaient pour blason "d'azur à trois pigeons d'argent".

    Coulonvillers

    Il semble que ces pigeons aient été simplement posés ; nous les avons mis en vol, pour harmoniser avec la présence des lions, et pour donner plus de légèreté à la composition. Par ailleurs, la présence des pigeons (coulons, en picard, du latin columba, colombe) n'est pas sans rappeler le nom de Coulonvillers et son étymologie populaire, ainsi que sa forme ancienne Columviler en 1160." (J. Dulphy)

     

    Coulonvillers

    Blason sur la mairie

    ***

    Eglise Saint Gervais et Saint Protais

    Coulonvillers

    Date du 16ème, très restaurée au 18ème, serait l'ancienne chapelle du château, dont il ne subsiste que la motte féodale appelée 'Le catiche' .

    Coulonvillers

     

    *

     

    Hameau de Hanchy

    Une maison forte fut construite au 15ème siècle, détruite au 19ème.

    L'église Ste Barbe à campenard a été reconstruite en 1781, elle est maintenant désaffectée .

    Coulonvillers

    Photo : APictche

     


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  • Boufflers

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    D'argent à trois molettes de gueules (étoiles de gueules, percées du champ), accompagnées de neuf croisettes recroisetées du même, trois rangées en chef, trois rangées en coeur et trois en pointe ordonnées 2 et 1.

    Boufflers

    Grandes armoiries, dessin d'Arcady Voronzov

    ***

    Boufflers

    Armes de Boufflers, tirées de l'Armorial de Picardie,
    planche coloriée d'A. Gozes, d'Amiens (1842)
    conservée à la Bibliothèque municipale d'Abbeville.

    Ce sont les armes de l'illustre et ancienne famille de Boufflers, dont sont issus en 1699 les ducs de Boufflers.

    Le duché fut constitué en 1695 à partir du comté de Cagny (Beauvaisis) où la famille s'était établie. Ces armes figurent à la salle des Croisades du château de Versailles.

    Cette famille, originaire du très petit village de Boufflers, en Ponthieu, est connue depuis Enguerrand, vivant en 1150.

    Elle a donné notamment deux maréchaux de France et l'Académicien français Louis-Sanislas de Boufflers (+1815).

    La famille de Boufflers s'est éteinte au XIXe siècle. Le domaine de Boufflers resta dans cette famille jusqu'au 18e siècle. (Jacques Dulphy)

    Boufflers

     

    ***

    La famille de Boufflers prend son nom de la terre et seigneurie située dans le Ponthieu, sur la rivière d'Authie.

    Descendant de Bernard de Morlay, Henri, seigneur de Boufflers, prit au XIIIème siècle le surnom de Boufflers que la postérité a toujours conservé.

    Aléaume se distingua en 1304 à Mons en Pévèle en conduisanr les contingents picards de l"armée royale.

    Au XVIème siècle, Adrien de Boufflers, pair de Ponthieu, combattit à Pavie et mourut très âgé en 1585.

    Six ans plus tard, Adrien II, son fils aîné, reçut d'Henri IV la charge de bailli de Beauvaisis, les ligueurs, irrités contre lui, ravagèrent ses terres et brûlèrent son château de Boufflers.

    Né de son mariage avec Françoise Gouffier, François de Boufflers obtint l'érection en comté de sa terre de Cagny (Oise), et François III l'aîné de ses petit-fils, lieutenant-général au gouvernement de l'ïle de France, épousa la fille du financier Henri de Guénégaud, qui lui apporta 150.000 livres de dot.

    C'est lui qui mourut en 1672, un an après son mariage, dans le château de Boufflers qui avait dû être reconstruit après le passage des Espagnols en 1635.

    A la mort de son fils, vingt ans plus tard, la terre revint à son frère Louis-François, maréchal de France.

    Le second duc, gouverneur des Flandres , mourut en 1747, laissant une succession très obérée.

    Mis en vente par ses créanciers, la terre de Boufflers fut en 1758 adjugée à Honoré de Buissy, seigneur de Long.

    Boufflers

    Il ne subsiste pas de vestiges significatifs du château.

    Boufflers

    • Château de Boufflers

    Le château fort d'origine fut brûlé en 1472 par les troupes du maréchal de Lohéac (nommé gouverneur de la Picardie, en 1471, par Louis XI), puis à nouveau en 1589 par les ligueurs pour punir Adrien de Boufflers de s’être attaché à Henri IV.

    Sur les ruines du château fort, un nouvel édifice fut élevé, au xviiie siècle, par la famille de Boufflers. C'est une agréable construction en brique et pierre blanche, disposée en trois corps de logis dont un à étage mansardé, autour d'une vaste cour. Construit par Jules Hardouin-Mansart, l'ensemble est doté d’une grande cheminée et d'une petite tour carrée au nord. Les belles boiseries furent brûlées comme bois de chauffage par l’armée anglaise pendant la guerre 1914-19189.

    Les ruines actuelles ne conservent aujourd’hui que quelques pans de mur. Elles sont encore visibles, en retrait de la rue principale (D 224), à 100 mètres environ du monument aux morts.

     


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  • Vironchaux

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

     De sinople au hêtre d'argent et à la scie de bûcheron du même brochant en fasce sur le fût de l'arbre; chaussé d'or chargé de deux foulques adossés de sable, becqués de gueules.

    ***

    Création Jacques Dulphy, Michel Violet, Daniel Juric et Arcady Voronzov.
    Adopté le 11 octobre 2016.


    La seigneurie principale de Vironchaux a appartenu, à partir de 1740 à la famille Foucques.

    C'est la seule famille ayant porté dans son patronyme le nom de Vironchaux.

    Pierre Foucques de Bonval était écuyer, seigneur de Bonval, de Toeufles, de Francqueville, de Vironchaux et autres lieux, né en 1694, maïeur d'Abbeville en 1740. Il avait acquis le domaine auprès de M. de Mons d'Hédicourt, époux de la dernière des Waignart.

    Il était fils de Pierre Foucques, dont la pierre tombale est toujours visible dans la collégiale Saint-Vulfran à Abbeville. Fut également seigneur de Vironchaux jusqu'à la Révolution de 1789, Jean-Baptiste Foucques de Vironchaux, écuyer, fils du précédent.
    La famille Foucques est éteinte. Elle portait: d'or à trois foulques de sable becquées de gueules.

    Vironchaux

    Ce sont bien sûr des armes parlantes. Les foulques (ou bléries en picard) conviennent parfaitement à Vironchaux où ces oiseaux sont nombreux.

    Le blason populaire du village est "Chés lurots d'Vironcheu". A l'origine, le "lurot" désigne, en picard, le jeune canard. En 1964, le folkloriste René Debrie écrit à propos de ce surnom collectif: "Il y a encore de nombreuses mares dans le village". Avec les foulques, nous ne sommes pas loin des lurots! 

    La commune, voisine de la forêt de Crécy, a favorisé les métiers du bois: bûcherons, scieurs de long, menuisiers, qui avaient une prédilection pour le hêtre blanc, très présent sur le massif domanial. Ces métiers, encore présents, sont symbolisés, à la demande de la municipalité, par la présence d'un hêtre et d'une scie. L'or et de le sable sont les couleurs des Foucques, le sinople celle de la forêt, l'argent celle des hêtres blancs.
    (Jacques Dulphy)

    Vironchaux

    Pierre tombale de Pierre Foucques, décédé le 25 avril 1736.

    Pierre en marbre blanc adossée au mur de la chapelle Saint-Firmin, à la collégiale Saint-Vulfran, d'Abbeville. Ces armes parlantes "à trois foulques" de Pierre Foucques, ont elles-mêmes pour supports deux foulques stylisés, et non deux paons comme il est souvent écrit.
    (Jacques Dulphy)

                                                                     ***

    Possession de la famille Aux Cousteaux, la seigneurie entre par alliance, au milieu du 16ème siècle, aux Roussel de Miannay.

    La fille de Daniel Roussel, député général des protestants, Suzanne Roussel épousa en 1659 Daniel de Boubers.

    La plupart de leurs enfants fidèles à leurs convictions, se réfugièrent en Angleterre et en Prusse lors de la Révocation de l'Edit de Nantes.

    Vraisemblablement confisqué, le domaine appartient en 1690 à Nicolas Woignart, puis en 1740 à Pierre Foucques de Bonval qui meurt en 1755 en sa terre de Vironchaux.

    Le château fut élevé au milieu du 19ème, semble-t-il .

    Vironchaux

    Somme-photos


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