• La commune ne possède pas de blason officiel

    Pourtant le blason de la famille de Raincheval serait tout indiqué.

    Raincheval

    De gueules semé de billettes d'or, au lion d'or brochant sur le tout.

    Il a existé une famille de Raincheval au Moyen-Âge, on trouve Auguste de Raincheval, né en 979 au village et mort en 1035, puis son fils Pierre (1008-161), écuyer.

    Au 13ème siècle on trouve encore Hector II de Raincheval, seigneur de Marieux et de Raincheval, chevalier croisé mort en 1211, il avait épousé Blanche de Flesselles.

    La terre appartint ensuite pendant plusieurs siècles à la famille de Soissons-Moreuil.

    Raincheval

    Soissons-Moreuil : d'azur, semé de fleurs de lys d'or, au lion issant d'argent posé en coeur.

     

    En 1574 François de Moreuil épousa Marie de Fléchin.

    En 1619 Artus de Soissons-Moreuil, gouverneur de Rue, épousa Charlotte d'Hallwyn.

    Dans les dernières années du règne de Louis XIV, la comtesse de Chémerault, née Louise de Soissons-Moreuil, était toujours dame de Raincheval. 

    Raincheval

    Daté de 1719, le château doit être l'oeuvre de Jacques-Philippe de La Folie (1655-1731), directeur des Aides et receveur du sel à Doullens, il devient en 1728 secrétaire du Roi en la chancellerie d'Artois, il épousa Anne-Madeleine Gorjon de Verville.

    Leur fils Jacques-Louis de La Folie de Vornes fut conseiller du Roi et exerça la charge fort rémunératrice de contrôleur ordinaire des guerres, il épousa Marie-Marguerite Le Gillon avant de mourir sans postérité en 1770.

    Ses biens échurent à son neveu Antoine-Louis Gorjon de Verville, receveur des tailles et trésorier des troupes à Doullens, qui dut quitter Candas pour Raincheval où, en 1782, ses enfants parrainèrent la cloche de l'église, veuf cettemême année de Françoise Poujol d'Avankerque, il devint maire de Doullens en 1790 où il habita encore quelques années avant de se retirer sur ses terres et d'y mourir en 1807.

    Son fils Louis-Adrien devint en 1814 maire d'Abbeville et se défit de Raincheval.

    L'acquéreur fut Jean-Baptiste Herbet, originaire de Vadencourt, il a exercé  d'importantes activités de négoce avec le Portugal.

    Son fils Jean-Baptiste-Joseph devient maire de la commune où il fixe sa résidence habituelle après son mariage avec Pauline Guérard d'une famille de négociants amiénois.

    Leur fille Marie épouse en 1848 Charles Faton de Favernay qui devint conseiller général de la Somme.

    Puis son fils Albert, lui aussi conseiller général.

    Charles de Favernay mort en 1956, président de la Société des Antiquaires de Picardie au lendemain de la dernière guerre.

    Monique de Favernay, décédée en 1996, qui lègue à son neveu Patrick Jourdain de Thieulloy et son épouse Isabelle Duquesne.

    Raincheval

     

    RainchevalRainchevalRaincheval

     

    * Je recherche les armoiries des familles de La Folie de Vornes et de Gorjon de Verville

    ***

    Eglise Saint Nicolas

    Reconstruite en 1869

    Raincheval

     

    En 1876. Aquarelle bibliothèque municipale d'Abbeville.

    Raincheval


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  • Montauban de Picardie

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    D'argent à la fasce d'azur accompagnée de trois tourteaux de gueules ; au chef du même chargé d'un léopard d'or.

    *

    Ce ne sont pas les armes de la famille picarde des De Montauban, seigneurs du lieu au Moyen Age, qu'a relevées la commune de Montauban-de-Picardie. Ces Montauban-là, qu'on a parfois confondu avec les Montauban de Bretagne, portaient un blason différent. Il était, au XIIIe siècle: d'azur à la croix d'argent chargée de cinq coquilles de gueules.
    L'Armorial de la Somme (1972) prétend cependant que la commune de Montauban-de-Picardie, qui porte pour blason "d'argent à la fasce d'azur accompagnée de trois tourteaux de gueules, au chef de gueules chargé d'un léopard d'or" (et non d'argent à la fasce d'azur chargée de trois tourteaux de gueules, etc. comme il y est écrit) utilise ces armes depuis un temps immémorial, et qu'il s'agit à l'origine d'armes seigneuriales.
    De quels autres seigneurs sont alors copiées celles de la commune?

    Après les de Montauban,dont Bertrand de Montauban perdit la vie à Azincourt en 1415, la seigneurie passa au XVe siècle aux de Falvy, puis au XVIe siècle aux de  Montjean ou Montejan; c'est par eux qu'elle passa aux d'Hervilly de Canisy, qui furent les derniers seigneurs du village.
    Aucune de ces familles n'a porté le blason que porte aujourd'hui très officiellement la commune de Montauban. S'agit-il du blason d'une famille par alliance? On peut le croire. Le secret de leur origine demeure.
    (Jacques Dulphy)

    *

    Les Montejan (Montjean) furent les seigneurs aux 16ème et 17ème.

    René-Philbert de Montejan, marquis de Deniécourt, épousa Reine Le Cat D'Hervilly.

    Montauban de Picardie

    De Montejan : de gueules à la croix d'argent chargée d'une coquille de sable.

     

    Leur fille Augustine de Montejan épousa en 1717 Michel-Charles Le Cat d'Hervilly, comte de Canisy.

    Montauban de Picardie

    Le Cat d'Hervilly : de sable semé de fleurs de lys d'or.

     *

    Eglise Saint Gilles

    Montauban de Picardie

    En 1877

    Détruite pendant la Première Guerre mondiale

    Montauban de Picardie

    Montauban de Picardie

     

    Reconstruite dans l'entre-deux-guerres

    Montauban de Picardie


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  • Authuille

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

     

    D'or à trois maillets de gueules.

    *

    Les premiers seigneurs d'Authuile, porteurs du nom, portaient sur leur blason trois maillets. Ce blason est connu, notamment, par le sceau rond de Gilles, chevalier, sire d'Authuile (écu à trois maillets dans un quadrilobe) appendu à une quittance de gages pour service de guerre en la compagnie du comte de Flandre en 1322 (Archives du Pas-de-Calais, cité par Demay, Inventaire des sceaux de l'Artois et de la Picardie, 1877).
    (Jacques Dulphy)

    *

    D'après un ancien Armorial 1, les seigneurs d'Auteville (Authuille) portaient d'or à trois maillets de sable 2. Un sceau de Gilles, sire d'Authuille, chevalier, scellant des lettres du 23 décembre 1325, présente un écu chargé de trois maillets avec un croissant en abîme et trois quadrupèdes courant autour de l'écu. Légende : S. GILLON D'AUTUILLE CHEVALIER 3.

     La reproduction sommaire d'un autre sceau de Gilles, sire d'Authuille, de 1279, donne seulement trois maillets sans brisure, mais il est probable que l'absence du croissant en abîme doit être attribuée à la négligence du dessinateur. 

    *

    Les premiers seigneurs du nom d'Authuille furent au nombre des pairs qui signèrent la charte de commune de la ville d'Ancre, en 1178, on trouve Eustache de Autuliâ.

    En 1214, il tenait du roi son château et ses dépendances, il se trouvait à l'ouest du village, sur les bords de la rivière Ancre et défendait le passage de cette partie de la frontière du nord.

    Le nom du village primitif a pu facilement se modifier en celui d'Hauteville, attribué plus tard à une branche de cette famille.

    N.d'Hauteville, chevalier-bachelier, à la bataille de Saint-Omer en 1340, et Lyon puis Michel d'Hauteville, mayeurs de Péronne au XVIème siècle en seraient descendants....

    Louis d'Authuille est tué à la bataille d'Azincourt en 1415.Les Mailly, branche d'Authuille en étaient seigneurs depuis Gilles II, branche éteinte vers 1498 avec Colart de Mailly.

    Au XVIIème siècle, la seigneurie appartenait au marquisat d'Albert et à M.De Linars.

    *

    Eglise Saint-Fursy

    Authuille

     

    Aquarelle d'O.Macqueron, bibliothèque municipale d'Abbeville.

    L'ancienne église du XVIIIème siècle a été détruite lors de la Première Guerre Mondiale.

    Authuille


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  • La commune ne possède pas de blason.

     

    Un projet de blason a été proposé à la commune par Jacques Dulphy, il y a quelques années, en reprenant les armes écartelées du dernier seigneur du lieu, le marquis de Brachet de Floressac, en brisant les armes d'une fasce ondée signifiant le fleuve Somme , ce projet n'a pas abouti.

    Etinehem

                                                             *

    Etinehem avait beaucoup plus d'importance au moyen-âge, puisque deux hameaux du nom de "Petit Hem" et "Hébuterne" en dépendaient ( Ils sont encore cités sur la carte de Delisle et dans la coutume de Péronne). Mais le village fût dévasté en 1636 par l'armée Espagnole, lorsqu'elle s'éloigna de Bray pour aller passer la Somme à Cerisy. Ces désastres causèrent la ruine totale de Petit-Hem et d'Hébuterne et affaiblirent beaucoup Etinehem lui-même, qui d'après le P. Daire, comptait auparavant près de 1400 âmes, et fut ensuite réduit à 270 habitants.

     

    L'abbaye de Corbie possédait une fraction du territoire, où coexistait une importante seigneurie laïque qui appartenait au début du 17ème siècle à Ferry de Warluzel.

    Etinehem

    de Warluzel : de sinople, à la fasce d'argent, la bande fuselée de gueules brochant sur le tout.

     

    Passée par alliance à André de Fay d'Athies, cette seigneurie appartenait en 1686 à Françoise du Fay d'Athies qui, dit-on, fit bâtir un pavillon du château.

    Etinehem

    Fay d'Athies : d'argent semé de fleurs de lys de sable.

    Le domaine échut vers 1730 au marquis de Brachet de Floressac dont la famille en conserva la majeure partie jusqu'au début du 19ème siècle, ce furent les derniers seigneurs.

    Etinehem

    de Brachet : d'azur à deux chiens braques d'argent passants, l'un sur l'autre. 

    Quant au château déclaré bien national et adjugé le 19 fructidor an II à M.Grenier.

    Etinehem

    Il échut ensuite au général Louis-Anne de La Fons, gendre de l'acquéreur, compagnon d'armes du marquis de Lafayette, marié en 1804 à Charlotte-Françoise-Nicole Grenier, il décède en 1848 en son château.

    Etinehem 

    Blason d'Anne de La Fons 

    Etinehem

     

    Puis à sa fille Octavie-Cornélie qui y habitait en 1885.

    Propriété du comte Gustave D'Adhémar de Cransac vers 1900,  le château a subit quelques dégats au cours de la guerre 1914-1918, il en reste le corps d'habitation.

    Etinehem

    Adhémar de Cransac : d'or à trois bandes d'azur.

    Vraisemblablement élevé sous la Restauration, il s'agissait d'une sobre demeure d'allure néo-classique. 

    Etinehem

    Etinehem

    Etinehem

    Etinehem

    de nos jours (2017) merci à Jean-Noël Marchiset

     

    ***

    Eglise Saint-Pierre de style néo-gothique

    Etinehem

     

    L'église primitive se trouvait dans le cimetière, construite pour la nef en 1643 et pour le choeur et bas-côtés en 1745.

    En 1834, on décida la construction d'une nouvelle église beaucoup plus grande, elle fut inaugurée en 1866.

    Etinehem

    Endommagée pendant la Première guerre mondiale


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  • Bertrancourt

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'argent au lion de sable armé et lampassé d'azur.

    *

    La seigneurie de Bertrancourt (Bertranmecourt au XVe siècle) dépendait de l'abbaye de Corbie.

    En 1242, Hugues de Rumilly en était suzerain, mais il a ensuite existé une famille De Bertranmecourt, ou De Bertrancourt, dont le blason "D'argent au lion de sable, armé et lampassé d'azur" est présenté dans le Grand armorial de la Toison d'Or, folio 77 (vers 1435, Paris, Bibliothèque de l'Arsenal). Ce blason est également décrit, à l'exception de la langue et des griffes d'azur, dans les "Mémoires de la société des Antiquaires de Picardie" (1861, travaux de 1860, p 314), dans un chapitre consacré à "l'Armorial de Picardie".
    (Jacques Dulphy)

    Bertrancourt

    Le blason du sire de Bertrancourt
    (Grand armorial de la Toison d'Or, folio 77; vers 1435, Paris, Bibliothèque de l'Arsenal

    ***

    • Au xiiie siècle, le chapitre cathédrale d'Amiens acheta en 1215, à Hugues de Belval une part de la dîme de Bertrancourt sur 30 journaux de terre pour 200 livres parisii. En 1242, ce fut l'Hôtel-Dieu d'Amiens qui acquit une part de la dîme auprès de Gauthier et Jean de Bertrancourt.
    • Au xvie siècle, en 1508, Guillaume « Bastard de Mailly » était seigneur de Bertrancourt.
    • Bertrancourt

    • de Mailly :d'or à trois maillets de sinople

    • Puis Hue de Mailly et Ferry de Mailly, vers 1526.
    • En 1550, Henri de Grouches et son fils Robert étaient seigneurs de Bertrancourt. Ce dernier fait prisonnier lors de la défense de Doullens, dut, pour payer sa rançon et ses dépenses de guerre, vendre des terres pour une valeur des 140 000 livres.
    • A la fin du xvie siècle, la seigneurie de Bertrancourt passa à la famille Le Cambier avec le mariage de Louis avec Jeanne de Mailly.
    • Bertrancourt

    •                                                 d'azur à trois clefs d'or
    • Son fils Nicolas Le Cambier  se marie avec Françoise Le Villain, il meurt en 1629
    • Son fils Louis Le Cambier qui se marie en 1629 avec Jacqueline de Tiercelin.
    • Leur fils prénommé également Louis, marié en 1663 avec Jeanne de Roubion.
    • La seigneurie passe ensuite à la famille Brunel et enfin par mariage à la famille de Quérecques de Forceville.
    • Bertrancourt

    •                                   de Quérecques : d'azur à trois tierces d'or, au chef plain.

       

    • En 1636, lors de l'invasion espagnole, le village de Bertrancourt fut dévasté et brûlé.
    • En 1795, les biens de l'église de Bertrancourt furent vendus

     

                                                          Eglise Sainte Marguerite

    • Reconstruite en 1848 sur l'esplanade en face du château, de style néo-classique, avec façade en pierre calcaire. Elle est composée d'un unique vaisseau avec plafond en plein cintre terminé par une abside aveugle arrondie et d'une sacristie. La cloche provient de l'ancien clocher et a été fondue en 1786 par Cavillier. L'ancienne église était située plus bas dans le village. Elle se composait d'une tour clocher, d'une nef, d'un transept et d'une abside à trois pans. En creusant les fondations de l'église actuelle, on a découvert l'existence de muches, le long d'un corridor d'une cinquantaine de mètres de long sur deux de large, donnant accès à une douzaine de cavités taillées dans la roche. Au milieu du corridor, se trouve un grès circulaire recouvrant un puits.
    • Bertrancourt

    • Chapelle Notre-Dame-des-Douleurs bâtie vers 1880 sur l'emplacement de l'ancienne église, aux frais de l'abbé Dangreville, curé de Cartigny et de sa sœur, enfants du pays. Elle est construite en brique, ceinturée par un cordon de pierre formant un larmier. De style néogothique, la chapelle a la forme d'un vaisseau rectangulaire avec une abside à trois pans. La façade est renforcée, de chaque côté, par une tourelle prenant appui sur un contrefort. Le portail est surmonté par une rosace
    • Bertrancourt

                                                  


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