• Mametz

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'argent à trois maillets de sable.

    ***

    La commune a repris les armes des seigneurs du même nom.
    Le premier seigneur connu est Enguerrand de Maumès (forme ancienne de Mametz) en 1316. En 1415, meurt à la bataille d'Azincourt Pierre de Mamez, seigneur de Mametz. Il portait un écu d'argent à trois maillets de sable.
    Ces armes ressemblent fort à celles des De Mailly. Il semble d'une part que les De Mametz en soient issus, puis qu'ils se soient ensuite, à plusieurs reprises, alliés avec eux. S'ils portaient les mêmes armes (trois maillets), ils les brisaient d'émaux différents: le sable remplaçait l'or et l'argent remplaçait le gueules.

    Mametz

    Armes de la famille de Mametz.
    Gouache de Marcel Stiennon, vers 1970.

    En 1418, Jean de Mailly, seigneur de Mametz, de Beaufort-en-Santerre (80) et de Cayeux-en-Santerre (80) est l'époux de Jeanne de Mametz. Un autre Jean de Mailly,dit l'Etendard, seigneur de Rumesnil près de Doullens (80) et de Catherine de Mamez, vivait en 1478.
    Jusqu'au XVIIIe siècle, on rencontre parfois le double nom de De Mailly-Mametz, qui désigne les descendants des seigneurs de Mametz, avec le même blason d'argent à trois maillets de sable.

    (Jacques Dulphy)

    En 1514, parait Philippe de Mailly comme seigneur de Mametz au mariage de Jean III d'Estourmel.

    Il a existé un ancien château de peu d'importance;

    M.de Boulan est cité comme seigneur en 1736.

    Et M.Jourdain de Thieulloy à la fin du même siècle.

    Mametz

     

    ***

    Eglise Saint Martin

    détruite pendant la Première guerre mondiale

    Reconstruite en 1924.

    Mametz

    Eglise en 1877

    Mametz

    Mametz

     

     


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  • Varennes

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

     

    De gueules à la croix d'or

    *

    Le village de Varennes-en-Croix (De Warennas en 1064) n'a pas attendu «Philippe de Moulin, seigneur de Mailly qui possédait la terre de Varennes vers le milieu du 16e siècle» pour présenter, comme on le lit parfois, son aspect très précisément cruciforme. Depuis fort longtemps, en effet, les deux rues principales, bordées de maisons, se croisent à angle droit, ce qui a donné la seconde partie de son nom au lieu, et a sans aucun doute inspiré les armes de la famille De Varennes, devenues celles de la commune.
    Cette famille est citée en 1396 pour «le sire de Varennes», chevalier banneret, qui portait déjà de gueules à la croix d'or (cité par Belleval, Nobiliaire de Ponthieu, 1864, tome 2 p. 311, d'après un armorial français alors conservé sous le N° 254 du Supplément français à la Bibliothèque impériale).
    Le même armorial de 1396, publié par Drouet-d’Arcq sous le second empire, fait état de Florent et Mahieu de Varennes, chevaliers bacheliers; le premier portait de gueules à une croix d'or, à un lioncheau d'argent en premier quartier à la queue fourchiée, le second portait semblablement, à une merlette d'argent en premier quartier. Le lion et la merlette sont sans doute des brisures aux armes des deux chevaliers bacheliers, probablement frères, et fils du seigneur de Varennes, qui portait les armes pleines. Jougla de Morenas (Grand armorial de France, tome 6 p 404) donne cette famille comme subsistante au 18e siècle avec les mêmes armes, et cite comme «appartenant probablement à cette famille» (portant en tout cas les mêmes armes), au XIIIe siècle, Florent de Varennes, amiral de France, et Jean de Varennes, maréchal de France.

    Varennes-en-Croix


    La seigneurie de Varennes s’est transmise dans la maison de Varennes puis dans celle de Raineval avant de passer, à la suite du mariage en 1387 de Jehanne de Raineval avec Baudouin d’Ailly, vidame d’Amiens, dans la maison d’Ailly, qui la conserva jusqu'au milieu du XVIe siècle. Les armes de la famille de Varennes sont relevées, pleines, par la commune dont elle était originaire.
    (Jacques Dulphy)

    Jean de Varennes épousa Agnès de La Broye, fille de Dreux d'Amiens, seigneur de Vignacourt.

    Antoine d'Ailly épousa en première noces Jeanne de Bours et en seconde noces Louise de Hallewyn.

    Son fils hérita de la seigneurie et épousa Charlotte de Bournonville.

    Leur fille Jeanne apporta la terre en mariage en 1516 à Nicolas de Monchy.

    Jean de Monchy épousa Marguerite de Bourbon, dame de Rubempré, il en eut 9 enfants dont une fille donnée en mariage en 1630 à René de Mailly, la terre passa donc dans la famille de Mailly jusqu'à la Révolution.

     

                  Eglise Notre-Dame de l'Assomption

    Reconstruite en 1771 avec les matériaux du château d'Hyerville.

    Varennes

     

    Varennes

    En 1876

    Abbaye de Clairfay

    Varennes

    Fondée au 12ème siècle par Hugues III de Campdavène, comte de Saint-Pol, en réparation de ses crimes.

    Détruite en 1472 par le duc de Bourgogne Charles le Téméraire, puis une nouvelle fois en 1637 par les Espagnols.

    Reconstruite à partir de 1708, l'église portait la date de 1720 sur son fronton.

    Varennes

    Elle cessa d'exister en 1742, il ne restait plus qu'un seul religieux.

    Déclarée bien national à la Révolution, elle fut vendue.

    L'église existait encore en 1850, aujourd'hui détruite.

    Varennes


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  • Miraumont

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

     

    D'argent à trois tourteaux de gueules.

    *

    La commune a repris, pleines, les armes de la famille De Miraumont.

    Les De Miraumont sont connus du XIIe au XVIe siècle. L'histoire a retenu, notamment, le nom de Regnauld de Miraumont (Reginald de Mirabili Monte), chevalier et bienfaiteur d'Arrouaise; et celui de son fils, aussi Regnauld de Miraumont qui donna en l'an 1160 à l'abbaye de Saint-Aubert une terre située à Barastre (62.

    De 1277 à 1292, Michel, Jean et Simon de Miraumont, seigneurs de Miraumont, furent successivement maieurs de la ville d'Amiens.

    Fille de Robert de Miraumont, Marie de Miraumont ( 1458-1539), née au château-fort de Miraumont occupé par ses ancêtres depuis le XIIe siècle, épousa Jean de Longueval en 1476.

    Le blason à trois tourteaux de Marie de Miraumont, parti dans un même écu avec celui de Jean de Longueval, est toujours visible dans l'église de Vaulx-Vraucourt (62); il figurait à l'origine au-dessus des gisants du couple, dans la crypte de l'église.

    Miraumont

    Marie de Miraumont est sans doute la dernière du nom en ligne directe.

    Le blason de la famille De Miraumont figure également, en écartelé, sur les armes de la commune de Simencourt (62).

    Miraumont

    ***

    Miraumont

     

    Le château fut détruit lors de la Première Guerre mondiale

    Miraumont

     

    Miraumont

    Miraumont

     

    ***

    Eglise Saint-Léger

    Miraumont

    En 1877

    Miraumont

    En 1907

    Miraumont


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  • Forceville-en-Amiénois

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

     

    D'azur à trois tierces d'or, au chef plain

     

    Il s'agit des armes des De Quérecques (de Cresecques), dont Jean De Quérecques, seigneur de Forceville, Warloing et Fresnoy au milieu du XVIe siècle. (Jacques Dulphy)

    Forceville-en-Amiénois

     

    Gouache de Marcel Stiennon 

    *

    La terre de Forceville figure dans l'acte de fondation de l'abbaye de Corbie en 662.

    Au 13ème siècle, Florent de Varennes en est le seigneur, originaire de Varennes, Maréchal de France et 1er amiral, nommé par St Louis, il commandait la flotte de la 8ème croisade, il meurt en 1270 (Comme son roi) à Carthage (Tunisie).

    Forceville-en-Amiénois

    de Varennes : de gueules à la croix d'or

     

    Au 14ème siècle c'était un fief dépendant de la seigneurie d'Encre.

    En 1377, le château est détruit sur ordre du bailli d'Amiens.

    Jean de Quérecques en était le seigneur au milieu du 16ème siècle.

    Au 16ème et 17ème le village subit les invasions espagnoles.

    René-François de Quérecques avait épousé en 1724 Marie-Marguerite de Rune, sa voisine de Baizieux ,qui mourut en 1774 âgée de 81 ans, elle fut inhumée à Forceville.

    Forceville-en-Amiénois

    de Rune : d'argent au sautoir d'azur cantonné de quatre alérions de gueules.

     

    Louis-Marie, marquis de Quérecques avait épousé en 1758 Marie-Thérèse Brunel.

    Joseph-Louis, comte de Quérecques, seigneur de Forceville,Bertancourt,Fluy et Harcelaines, épousa en 1784 Charlotte de Harchies, comme le rappelaient les inscriptions de la cloche fondue cette même année.

    Forceville-en-Amiénois

    Écartelé: aux 1er et 4e d'or à cinq cotices de gueules et au franc canton d'or à cinq cotices de gueules et à l'étoile de six rais d'or brochante, aux 2e et 3e échiqueté de gueules et d'or de cinq tires.

     

    Le château n'a pas laissé de vestiges.

    Eglise Saint-Vaast

    reconstruite à la fin du 18ème siècle, 1783 date inscrite sur le clocher.

    Forceville-en-Amiénois

    en 1874

    Forceville-en-Amiénois


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  • Cappy

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

     De gueules au pont crénelé d'argent, maçonné de sable, surmonté de deux tourelles couvertes d'argent, girouettées et maçonnées de sable, défendu par un homme d'armes d'or, la hache ensanglantée de gueules sur l'épaule, et soutenu d'une rivière ondée d'azur.

    *** 

    La commune de Cappy a repris officiellement, pour son blason communal, le motif qui figure sur un sceau rond de 1228 (et non de 1288 comme on le lit parfois, notamment dans l'Armorial de la Somme de 1972), répertorié par Demay (Sceaux de l'Empire, n° 5.574). Il s'agit d'un sceau communal, Cappy, comme Bray sa voisine, ayant bénéficié dès le début du 13e siècle d'une charte de liberté communale.

    Le sceau de Cappy est appendu à un acte de novembre 1228, qui enregistre le serment de fidélité du maieur, des jurés et des échevins de Cappy au roi Louis IX (Saint-Louis) ; il est aujourd'hui conservé aux Archives nationales.

    Sur ce sceau, le maieur, revêtu d'une cotte de mailles, la hache d'arme sur l'épaule, se tient sur un pont crênelé, surmonté à ses extrémités de deux tourelles. Ce sceau montre l'importance du bourg pour la défense du passage de la Somme. On retrouve le symbole de "l'homme armé aux murailles" sur les sceaux et les blasons des villes de bien plus grande importance, notamment en Tchéquie, en Allemagne et en Pologne. Le blason de Cappy a été dessiné en 1972 par Mireille Louis pour l'Armorial de la Somme. Les deux tourelles d'argent y sont blasonnées "couvertes (...) de sable", mais sont peintes "couvertes du même". (Jacques Dulphy)

    Cappy

    Sceau communal de Cappy en 1228 (Archives Nationales).

    ***

    L'importance de ce village tenait à la présence à cet endroit, d'un gué sur la Somme.

    Dès le 10ème siècle Robert 1er de Péronne est seigneur de Cappy.

    Fondé au 11ème siècle par Eudes de Péronne, le prieuré fut, comme le village, détruit en 1373 par le duc de Bretagne.

    En 1347, les écorcheurs passèrent la Somme à Cappy avant de donner l'assaut au château de Lihons.

    En 1468, l'armée de Charles le Téméraire établit son camp près du village qui, en 1553 fut à nouveau incendié, cette fois par les Impériaux.

    Cappy

    de Boffles : de sinople à deux bandes d'or

    Jossine de Boffles, héritière d'une partie de la seigneurie, épouse en 1594 Jean IV d'Estourmel, fils d'Antoine seigneur de Fouilloy.

    Cappy

    d'Estourmel : de gueules à la croix dentelée d'argent

    Cité en 1630 comme demeurant à Cappy, à sa mort il est inhumé dans le choeur de l'église.

    Son fils Louis, épouse Louise de Valpergue et s'installe à Suzanne.

    Devenue veuve Louise de Valpergue acquiert en 1660, de Madeleine de Laval dame de Nesle, la baronnie de Cappy qui restera longtemps dans sa descendance.

    Cappy

    Le château se trouvait en face de l'église, il n'a pas laissé de vestiges.

    Sur la hauteur, en sortie du village vers Péronne, une gentilhommière brique et pierre, vraisemblablement élevée vers 1840 par la famille d'Estourmel qui l'utilisait comme pavillon de chasse.

    Cappy

    Elle eut à souffrir des deux dernières guerres, et était en fort mauvais état en 1946 lors de son acquisition par le Dr Raymond Hérode, aïeul des propriétaires actuels.

    Cappy

     

    ****

    Eglise Saint Nicolas

    a remplacé une première église du 12ème siècle, celle-ci date de la fin du 16ème siècle, la tour-clocher est de 1654.

    Fortement restaurée à la fin du 19è siècle et après les destructions de la Première guerre mondiale, tour exceptée.

    Cappy

    Cappy

     

     


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