• Domqueur

    http://armorialdefrance.fr/

    D'or au chevron de gueules

     

    Le blason de Domqueur reprend le blason de la famille De Domqueur, seigneurs du lieu de temps immémorial jusqu'au XVe siècle, dont des chevaliers croisés et Hue de Domqueur (+1440)
    La famille portait en supports deux griffons.

    Ce blason a été adopté pour la commune sur proposition de Marcel Thuillier, ancien instituteur du lieu, à la fin des années soixante-dix (vers 1978?), pour figurer sur les plaques de rue.

    Domqueur


    (Jacques Dulphy)

    ****

    Le premier seigneur cité est Rorgon de Domqueur dans une charte en 1100;

    Simon de Domqueur en 1203, chevalier, bailli d'Abbeville.

    Le membre le plus marquant fut Roland de Domqueur, chevalier et chambellan du duc de Bourgogne, qui le suivit pour faire la guerre aux Liégeois en 1408, il fut créé  Grand panetier de France.

    On trouve Nicolas de Domqueur en 1567.

    Renée d'Ailly, dame de Domqueur, épousa en 1571 Robert de Caulaincourt, capitaine de cent hommes à pied.

    Domqueur

    de Caulaincourt : d'or au chef de sable

    La seigneurie resta plus d'un siècle dans la famille.

    François-Armand de Caulaincourt la vendit en 1689 à Jean Maurice (1674-1752),  Conseiller au Présidial d'Abbeville.

    Domqueur

    Maurice (Picardie) : d'argent à une fasce de gueules accompagnée en chef de deux croissants de sable et en pointe d'un trèfle de même

    C'est à ce dernier que l'on peut attribuer la construction du château

    Il la vend en 1748 à Claude Marié de Toulle, seigneur de Maison-Roland.

    Domqueur

    Marié de Toulle : d'azur au chevron d'or, surmonté d'une couronne du même, accompagné en chef de deux croissants d'argent et en pointe d'un chêne fruité et terrassé du même.

    Sa fille Marie-Elisabeth épousa en 1749 Jean-Louis de Bernage, chevalier et conseiller du Roi en ses Conseils, maître des requêtes ordinaires de son hôtel.

    Domqueur

    de Bernage : d'or à trois fasces de gueules, chargées chacune de cinq flanchis d'argent.

     

    Devenue veuve en 1780, elle possédait encore la seigneurie en 1789.

    C'est sans doute le même château qui appartenait vers 1830 à Louis Racine, mort à Domqueur en 1832.

    Sa deuxième fille Henriette-Adèle-Louise (1808-1871) en hérita, elle épousera en 1836 Gustave Wignier de Beaupré (1800-1875).

    Domqueur

    Wignier de Beaupré : d'azur au chevron d'or, accompagné de trois étoiles d'argent.

     

    Leur fille Henriette-Adèle-Virginie en hérita et se maria avec Gaston de Butler.

    Domqueur

    de Butler : écartelé : aux 1 et 4 : d'azur au chef enclenché d'or

    aux 2 et 3 : de gueules portant trois coupes couvertes d'or, deux en chef, une en pointe

     

    Sans postérité, le château échut alors à une arrière-petite-fille de Louis Racine, Jeanne de Morgan de Maricourt, épouse d'Enguerrand Ethis de Corny.

    Il était inhabité en 1914 avant son occupation par des troupes anglaises pendant la Première Guerre Mondiale.

    Vendu pendant l'entre-deux guerres, il ne fut pas restauré par la suite et dut de ce fait être presque entièrement détruit en 1967, il n'en reste actuellement qu'un pavillon.

    ***

    Eglise Saint Saturnin, clocher du XVIème siècle

    Domqueur

     

    Ancienne église en 1858 

    Domqueur

    Nouvelle église en 1883

     


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  • Francières

    http://armorialdefrance.fr/ 

     

    (2011) D'azur au sapin arraché d'argent, au chef du même chargé d'un lambel à six pendants d'azur.

     

    Le blason de Francières reprend les armes des sires de Francières (seigneurs de Francières du XIIe au XVe siècle, éteinte au XVIIe siècle), représentées sur le sceau de Jean de Francières, écuyer vivant en 1422 (un chef au lambel à six pendants) mais dont on ignore les couleurs.
    Ces armes ont été utilisées vers 1990, Georges Petit étant maire, sur un document d'informations communales, mais n'ont jamais été réutilisées depuis, et n'ont fait l'objet d'aucune délibération municipale.
    La commune de Francières restait donc libre d'un choix de blason officiel. Le conseil municipal, dans sa séance du 14 octobre 2011, sous la présidence du maire Jean-Claude Dulys, et sur proposition de Jacques Dulphy, a décidé à l'unanimité de doter la commune d'un blason officiel. Ce blason reprend celui qui figure sur le sceau du XVe siècle, coloré d'argent et d'azur.
    Modification par rapport au blason officieux de 1990: le champ d'azur a été chargé d'un sapin arraché d'argent qui évoque le grand bois qui jouxte la commune, ancien bois du domaine du château qui possède la particularité, rare en Picardie, d'être en grande partie un bois de sapins. Les couleurs argent et azur, si elles devaient être justifiées, le seraient par l'existence ancienne et jusqu'au XIXe siècle, à Francières, d'un pèlerinage à la Vierge qu'y faisaient les matelots d'Abbeville le jour de la Nativité.
    (Jacques Dulphy)

    Francières

    Entrée de la mairie.
    (Photo Jacques Dulphy, 2016)

     

    Francières

    Eglise en 1850

     

    En 1372 Henri de Franssières, écuyer, tenait un manoir.

    En 1518, Pierre d'Aoust rendait aveu du chef de sa femme Jeanne Damiette dame de Francières, pour son manoir.

    En 1542, Jacques d'Aoust, écuyer, est seigneur du village. Il fut mayeur d'Abbeville.

    Il laissa la terre à son fils ainé Louis, qui en fut dépossédé en 1602

    Francières

    D'Aoust : de sable à trois gerbes de blé d'or, liées de même.

    Dès le début du xvii ème siècle, Charles Paschal achète la vicomté de la Quinte, il fit construire la maison seigneuriale vers 1620, qui devait devenir le château de Francières, il y meurt  25 octobre 1625, il fut inhumé dans le choeur de l'église Saint-Wulfran d'Abbeville..

    Ses biens échurent à Philippe Lavernot-Paschal, son fils adoptif, président au Présidial d'Abbeville.

    Francières

    de Lavernot : d'azur à deux fasces d'argent accompagnées de deux croissants du même.

    François de Lavernot-Paschal fut inhumé en 1664 dans l'église de Francières, son fils Louis dut en 1678 se défaire de ses biens à la requête de ses créanciers.

    Charles Destailleurs de Chanteraine réunit les seigneuries de Francières et de la Quinte en 1678.

    Francières

    Destailleurs de Chanteraine : d'azur à un lion d'or, armé et lampassé de gueules, accompagné d'une molette d'or posée au côté dextre du chef.

    Jeanne Destailleurs contracta en 1695 une fort belle alliance avec André, marquis de Monchy et baron de Vismes, capitaine au régiment de Chartres, pourvu l'année suivante de la charge de sénéchal de Ponthieu.

    Francières

    De Monchy : de gueules à trois maillets d'or

    Il mena une vie brillante à Francières où il mourut fort âgé en 1761.

    Benoit Alexandre de Monchy, son fils, est sénéchal du Ponthieu en 1747, il mourut en 1768 sans postérité, son frère cadet André-Honoré continua d'habiter son château de Sailly et chercha à vendre celui de Francières, il mourut en 1782, sans postérité lui aussi. 

    L'ensemble de la succession revint à sa soeur Henriette, comtesse des Essars, qui se retira à Montreuil à la veille de la Révolution et de céder à son fils ainé André des Essars, capitaine de cavalerie au régiment Royal-Navarre, il passa la Révolution à Francières avec son épouse Clémentine des Lyons.

    Francières

    Des Essars : de gueules à trois croissants d'or.

     

    Un moment incarcéré en 1793, il mourut dans son château en 1812, de même que son fils André-Edouard.

    Francièrescliquer pour agrandir

    Château en 1850

    Francières

    Le mariage de Charlotte des Essars fit entrer le domaine dans la famille de Saint-Pol jusqu'en 1963.

    Depuis  M. et Mme Albert Aubert s'attachent à restaurer les bâtiments et à valoriser les

    bois voisins.

    Francières

    Francières

     

    Francières

    Blason dans l'église

    Dans l'église de Francières, sous le chœur, ont été inhumés : François-Paschal Lavernot,écuyer, le 20 janvier 1664: Charles des Tailleurs, chevalier, seigneur de Francières, le 20 novembre 1699 : François de Monchy, baron de Visme, le 27 novembre 1713 : Louise-Jeanne de Monchy, âgée de 11 mois, le 27 décembre 1723 : Marie-Louise-Alexandrinc de Monchy, âgée de 21 ans, le 27 septembre 1761, et le 29 décembre suivant, Marie-Thérèse de Monchy, âgée de 53 ans.

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  • Villers sur Authie

    De gueules à trois molettes d'or.

      "Ces armes ont été reprises de la famille Truffier, seigneurs de Villers, maintenue noble en 1699, dont la filiation est établie depuis la fin du 15e siècle.
      (Jacques Dulphy)
        Historique
      En 1399 Colaye de Moreuil rendit hommage au roi pour la seigneurie de Villers, u nom de son époux Jean de Friacourt, dont elle espérait le retour des Croisades.
      En 1405, la mort de son époux fut confirmée au désastre de Nicopolis.
      Au début du 16ème siècle, Aubert Le Fèvre, écuyer,  est le seigneur de Villers en Ponthieu, puis son fils Jean, seigneur de Caumartin, Villers et Machy.
      La terre échut ensuite à Antoine du Bos qui mourut en son château en 1567, Pierre du Bos aurait laissé la terre à son épouse Philiberte de Nibas.
      Mis en vente en 1650, la seigneurie fut acquise par François Truffier, capitaine d'une compagnie de 1000 hommes à pied, héritier de la seigneurie d'Allenay que possédait sa famille, et seigneur d'Houdant par son mariage avec Jeanne Maillard.
      Son fils Jean Truffier obtient en 1679 l'érection en comté mais mourut quelques années plus tard, c'est son épouse Gabrielle de Saint-Souplis qui dut mener à bien la construction du château en 1687.
         

    Villers sur Authie

    Villers sur Authie

    Date : 1679. Armoiries d'alliance de Jean Truffier (de gueules à trois molettes d'éperon d'or posées 2 et 1) et de Gabrielle de Saint-Souplis (d'or à trois fasces de gueules surmontées en chef d'une coquille d'azur). Les deux écus accolés sont timbrés d'une couronne comtale stylisée et flanqués de licornes en guise de supports. 

    L’œuvre est une copie du 19e siècle d'une plaque de cheminée, non localisée aujourd'hui, portant la date de 1679 et les armes d'alliance de Jean Truffier, chevalier, seigneur d'Allenay, d'Houdent et de Villers [sur Authie] et de son épouse Gabrielle de Saint-Souplis, dame de Dreuil, Wanel et Sorel. Après leur mariage à Abbeville en 1675, Jean Truffier obtient en 1679 l'érection en comté de sa terre de Villers, où il commence la reconstruction du château, menée à bien par sa veuve après sa mort en 1684. La plaque de cheminée originale est donc contemporaine de l'ascension nobiliaire de Jean Truffier, et a probablement été réalisée par un artisan local pour l'hôtel de Saint-Souplis, 6 rue du Pont-de-Boulogne à Abbeville, où résidait le couple. Les mêmes armoiries se retrouvent au château de Villers-sur-Authie. Comme l'indique l'article d'Edouard Dieppe, cette plaque se trouvait encore en 1915 dans la même demeure, habitée alors par le docteur Viger. 

      Lechâteau porte encore sur son fronton les armes des Truffier et des Saint-Souplis.
      A son décès la terre revint à François Truffier , le frère de Jean, capitaine au régiment de la Reine, qui meurt sans postérité vers 1710.
      Il laissa ses biens à son neveu Claude de Cacheleu qui contracta en 1714 une brillante alliance avec Bonne-Françoise de Manneville, fille du gouverneur de Dieppe, il meurt lui aussi sans enfant en 1750.

    Villers sur Authie

    de Cacheleu : d'azur, à trois pattes de loup d'or.

      Jean-Baptiste de Cacheleu, son frère, devint comte de Houdent et de Villers.
      Son fils Conrad-Victor (1722-1802), lieutenant des maréchaux de France à Abbeville et chevalier de Saint-Louis, épousa Isabelle de Jacquier de Rosée, qui lui apporta les belles terres de Colline-Beaumont, jouxtant celles de Villers.
      Sa fille Henriette épousa en 1805 le comte de Guilbert de Fontilloy, ancien page de Louis XVI, qui mourut fort âgé en 1861.
      Mathilde de Guilbert, sa fille, épousa en 1854 Ernest Thouret dont le fils Edmond fit agrandir et totalement transformer le château en 1878.
      La génération suivante vit la dispersion d'une bonne partie des terres.
      Vendu en 1930 à M.Durand puis à nouveau amputé, le domaine était réduit en 1969 au château et au parc, lors de son acquisition par le Dr de La Coussaye qui l'a revendu il y a quelques années.

    Villers sur Authie

    Château en 1917.


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  • Coquerel

     http://armorialdefrance.fr/ 

     

    D'azur à trois coqs hardis d'argent.

     

    Adopté en 1989.
    Ce sont, bien sûr, des armes parlantes. Ce sont aussi les armes (avec des émaux différents) d'une famille De Cocquerel, originaire du lieu quoique n'ayant jamais donné de seigneurs au village, qui s'illustra, selon quelques auteurs, aux XIIIe et XIVe siècle, à Amiens. Selon ces auteurs, en effet, c'est du village de Cocquerel près de Pont-Rémy que sont originaires Jean de Cocquerel, maire d'Amiens en 1241 et 1250 (la famille de ce nom portait de gueules à trois coquelets d'or)

    Coquerel

     Firmin de Cocquerel (maire en 1302), Jean de Cocquerel (seigneur en 1319) ou encore Firmin de Cocquerel, maire d'Amiens en 1355, 1358, 1359 et 1361, lieutenant du bailli d'Amiens en 1361. A cette famille appartenait aussi Firmin de Cocquerel, chanoine de nombreuses église, doyen du chapitre de Notre-Dame de Paris en 1345, évêque de Noyon et chancelier de France en 1348, mort en 1349. D'autres historiens font descendre ces De Cocquerel d'une famille Coquerel du Beauvaisis. Cette famille-là portait: d'azur à trois coquelets d'or. Ces Coquerel du Beauvaisis, auraient quitté ce pays au milieu du XIIIe siècle pour s'établir à Amiens, ou ils devinrent De Cocquerel. Sans couleurs, les armes des De Cocquerel (ou des Coquerel), à trois coqs, sont sculptées au milieu de la grande rosace (refaite au XVIe siècle) qui se trouve au-dessus du grand portail de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens.

    Coquerel

    La commune de Cocquerel a utilisé un blason "d'azur à trois coqs hardis d'argent" sur son bulletin communal, à la fin des années 1980.
    (Jacques Dulphy)

    Coquerel

     

    Possession des Waencourt depuis 1380, la terre de Cocquerel fut acquise en 1451 par Jean V de Créquy qui la rattacha à celle de Pont-Rémy.

    Elle passa par alliance aux La Trémoille en 1687 qui, moyennant 16000 livres, la cédèrent en 1710 à François de Calonne.

    Saisie en 1768 sur Jean-Baptiste, comte de Calonne, mousquetaire de la Garde du Roi, et adjugée deux ans plus tard à Marie-Louis Roulleau, trésorier de France.

    Elle fut finalement achetée en 1784 par Louis-Simon Malot, procureur au Parlement de Paris, pour un prix de 73340 livres.

    Cocquerel

    Le château avait dû être élevé par Pierre-Jules du Maisniel de Saveuse, ancien garde du corps de Louis XVIII, dans les années qui avaient suivi son mariage avec Ida de Boubers, célébré en 1832.

    Coquerel

    Du Maisniel : d'argent à deux fasces de gueules, chargée chacune de trois besants d'or.

    Coquerel

     

    Sépulture des Maisniel de Saveuse au cimetière

     

    Coquerel

     

    Coquerel

    armoiries au bas d'un vitrail de l'église, des du Maisniel et de Mesre de Pas

    Coquerel

    Le Mesre de Pas : de gueules à trois quintefeuilles d'argent

    Fernand-Pierre du Maisniel, son fils, épousa à Pont-Rémy sa cousine Marthe du Maisniel de Liercourt, et laissa le domaine à sa seconde fille, la comtesse Le Mesre de Pas, à laquelle succéda sa petite-fille, la comtesse de Robien.

    Coquerel

    De Robien : d'azur, à dix billettes d'argent.

    Coquerel

    Sépulture au cimetière

    Cocquerel

    Ruiné au cours des combats livrés en mai 1940 pour le passage de la Somme, le château a été remplacé par une agréable demeure.

    Cocquerel

    église Saint Martin

    du 16ème siècle

    L'édifice est de style gothique finissant. La nef est voûtée de charpente avec blochets sculptés de figures de saints ; on reconnaît : saint Adrien, sainte Barbesaint Christophesaint Jacquessaint Sébastien ainsi que : Charlemagne et l'Annonciation. Le chœur, plus élevé que la nef, a été construit au xvie siècle, il conserve un maître-autel du xviie siècle. Le clocher-porche a été construit au xviie siècle, surmonté d'une flèche de pierre.

    Sur la façade sud de l'église, on voit encore la trace d'un cadran solaire gravé sur la pierre avec la date de 1726. Il est incomplet car on a percé une ouverture sur une partie de son emplacement. Des chiffres arabes gravés sont visibles dans l’arc de la couronne. Il n’y a ni devise, ni stylet.


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  • Dompierre-sur-Authie

     

     http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    d'or à trois fasces de gueules.

     

    Tout comme Rambures (dans le même département) la commune a relevé les armes de la famille Rambures.
    La commune n'a jamais utilisé "D'azur semé de fleurs de lis d'or" (donné par WP).
    Les sites sur Internet ont attribué à peu près tout à la commune de Dompierre-sur-Authie: un semé de fleurs de lys, un parti fleurdelysé et fascé, etc. Rien de tout cela n'a constitué les armes de la commune de Dompierre, qui fait usage sur ses documents et pour décorer sa salle municipale, d'un blason d'or à trois fasces de gueules. La commune porte le même blason que la commune de Rambures (80) et pour cause: ce sont les armes de la famille De Rambures, de la branche aînée. Le premier connu du nom, Anseau de Rambures, seigneur de Rambures, est cité en 1058. Les De Rambures furent seigneurs de Rambures jusqu'au dernier du nom en 1676 ; les mêmes furent aussi seigneurs et châtelains de Dompierre de 1415 à 1676. Le père d'André, premier du nom parmi les seigneurs de Dompierre, était David de Rambures, époux de Catherine d'Auxi, grand maître des arbalétriers de France, tué à Azincourt (1415) avec trois de ses fils et son beau-père Philippe d'Auxi, seigneur de Dompierre, et que Shakespeare mettra en scène en 1599 dans sa pièce "Henry V" sous le nom de "Lord Rambures".
    (Jacques Dulphy)

    Dompierre-sur-Authie

    Blason dans la salle des fêtes (photo J.Dulphy)

     

    Historique

    La famille de Bailleul possédait la seigneurie depuis le début du 12ème siècle jusqu'en 1331.

    Le roi l'avait alors confiée à Thomas de Marigny dont avait hérité sa soeur Isabelle, épouse de Hugues d'Auxy.

    Dompierre-sur-Authie

    d'Auxy : échiqueté d'or et de gueules de cinq tires.

    En 1376 Enguerrand d'Auxy rendait aveu pour son chastel et forteresse.

    Au début du 15ème siècle lui avait succédé Philippe d'Auxy, chambellan du Roi, nommé sénéchal du Ponthieu en 1403, devenu bailli d'Amiens en 1414, il fut tué l'année suivante à Azincourt.

    La seigneurie revint à son neveu André de Rambures, le fils de son beau-frère David de Rambures.

    Il céda Dompierre en 1441 à son fils Jacques qui eut l'honneur d'y recevoir Louis XI en 1464.

    L'Authie étant devenue frontière du royaume, le château garda son intérêt stratégique, en 1554, le duc de Vendôme prit le château et l'embrasa.

    Les ruines devaient cependant conserver un certain intérêt puisqu'en 1589, la ligue y fit garnison.

    C'est sous Louis XIII que Charles de Rambures donna à l'édifice son aspect définitif, daté de 1627, le logis brique et pierre porte son monogramme sur plusieurs consoles supportant la corniche.

    Dompierre-sur-Authie

    Dompierre-sur-Authie

    Capitaine de 50 hommes d'armes, gouverneur de Doullens et du Crotoy, le "Brave Rambures" veuf de Marie de Montluc-Balagny, épousa en 1620 Renée de Boulainvilliers, il mourut en 1633 à Paris d'anciennes blessures.

    Dompierre-sur-Authie

     

    De Boulainvilliers : d'argent, à trois fasces de gueules

     

    Dompierre-sur-Authie

    Armes de la famille De Rambures sculptées sur une clé de voûte
    (XVe ou XVIe siècle) de l'église Saint-Pierre de Dompierre-sur-Authie.
    Les tenants sont deux lions, le cimier une tête d'oiseau dans un vol.
    (Photo Jacques Dulphy, 2013) 

     

    Son fils Jean lui succéda.

    Délaissé par Charles, marquis de Rambures et de Courtenay, mort en 1671, le château n'est plus au 18ème siècle qu'un domaine de rapport.

    En 1711, le marquis de Fontenilles, héritier des Rambures, le cède à Charlotte de Nogent-Bautru, veuve de Nicolas d'Argouges, marquis de Rânes.

    Dompierre-sur-Authie

    Nogent-Bautru : d'azur au chevron accompagné en chef de deux roses et en pointe d'une tête de loup arrachée, le tout d'argent.

     

    Déclaré bien national et confisqué lors de la Révolution, l'édifice est restauré vers 1900 par Gustave Padieu.

    Il appartient aujourd'hui à M.Bruno Maquet.

     

    cheminée dans la grande salle du 1er étage

    Dompierre-sur-Authie

    monogramme sur une clef de voûte 

    Dompierre-sur-Authie


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