• La commune ne possède pas de blason officiel

    Allonville

     

    La seigneurie était tenue de la châtellenie de Picquigny, mouvant du comté de Corbie.

    Les seigneurs étaient, Philippe de Créquy en 1363.

    Puis Dame Philippe de Crèvecoeur, épouse de Charles d'Ailly, baron de Picquigny, l'usufruit était aux mains de dame Marguerite de La Trémouille en 1507.

    Au début du 16ème siècle, Mary de May, dame d'Allonville et de Saint-Gratien, épousa Antoine de Saint-Delis seigneur d'Havernas et maïeur d'Amiens, partisan de la religion réformée.

    Pierre de Saint-Delis instaura en 1581 un prêche à Allonville que l'Echevinage d'Amiens fit aussitôt fermer.

    On trouve ensuite Joachim de Maillefeu en 1620, qui épousa Antoinette Damiette de Domqueur.

    Mis en vente en 1662, la terre fut acquise par Jean Vaysse de Longueval, commandant de la citadelle d'Amiens, qui dut y trouver les restes de la forteresse seigneuriale incendiée par les Espagnols.

    Allonville

    Blason de la commune de Rainneville, également possession de la famille Vaysse avec une inversion des quartiers car les Vaysse portaient : aux 1 et 4 d'argent à trois étoiles de sable et aux 2 et 3, de gueules à trois fasces d'or, comme le montre les pierres tombales.

    Allonville

    Allonville

     

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    Constructeur présumé du château, il fit construire sur le même emplacement un château résidentiel, il fut inhumé en 1691 dans l'église paroissiale.

    Le fronton était armorié.

    Allonville

    Allonville

     

    Allonville

    Sa fille Madeleine épousa épousa Louis de Gomer-Hinneville, seigneur de Bussy-les-Daours qui succéda à son beau-père au commandement de la place d'Amiens, il mourut sans postérité.

    Jean-Baptiste Vaysse  épousera Thérèse Jourdain en 1721.

    En 1789, son fils Louis-Alexandre Vaysse d'Allonville figure parmi les membres de l'assemblée du Tiers.

    Sous le Consulat Louis-Charles Vaysse (1775-1857) est l'agent zélé des Royalistes.

    En 1825, Alphonse, vicomte Vaysse de Rainneville devient sous Louis-Philippe, conseiller d'Etat et député de la Somme.

    Son fils Joseph (1833-1894), zouave pontifical, aide de camp du général Lamoricière en Italie, devient marquis romain en 1861.

    Revenu à la vie civile, il s'attache à améliorer les techniques de culture sur son important domaine foncier, sans pour autant négliger sa carrière politique, député à l'Assemblée législative de 1871 puis sénateur de la Somme.

    Il offre en 1880 l'hospitalité aux religieux franciscains d'Amiens chassés par la force publique.

    Il meurt sans postérité de son mariage avec Alexandrine Pétrovo-Solovay, demoiselle d'honneur de la tsarine, laissant le domaine à des neveux qui s'en défont en 1910.

    Allonville

    Jean Hennessy qui louait la chasse depuis plusieurs années s'en rend alors adjudicataire.

    Député de la Charente puis représentant de la France à la Société des Nations, il devient ambassadeur à Berne en 1924 et ministre de l'agriculture en 1928.

    Il donne de splendides chasses dans le grand parc, les bois et les terres voisines.

    Mis sous séquestre en 1940 et confié à un régisseur allemand,  endommagé par l'artillerie le 29 mai 1940.

    Jacqueline, épouse du prince Jean de Caraman-Chimay, renonce à faire restaurer le château gravement endommagé, à sa mort en 1983, le domaine est vendu en grande partie à M. Van de Kerchove.

    Allonville

    Plan du cadastre napoléonien

                                                                          *

                                                           Eglise Saint Jean-Baptiste

    Allonville

    L'ancienne église de dimension modeste était à l'origine la chapelle du château, votée en 1836 la reconstruction d'une nouvelle église fut commencée vers 1840 et achevée en 1860.

    Une crypte servait à l'inhumation des familles, elle n'est plus accessible et quelques plaques funéraires ont été transportées à l'extérieur et fixées sur le chevet de l'église.

    Allonville

                                                                        


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    Villers-Bocage

     

     http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    D'argent à deux bandes de sable; au chef de sinople chargé de trois quintefeuilles d'argent.

     

    Adopté le 18 février 1970.
    Ces armes sont inspirées de celles de Gérard des Auteux. Le chef de sinople rappelle la vocation partiellement agricole de la commune avec des quintefeuilles empruntées au blason du bailli Ferri Harlé.

    "La commune ne portant pas blason, le conseil municipal de Villers-Bocage en Picardie (car il existe aussi un Villers-Bocage en Normandie) a choisi de relever, lors de sa séance du 18 février 1970, les armes d'un ancien seigneur du lieu au titre des armes communales. Ce sont, pour le corps du blason, les armes de Gérard des Autheux, chevalier, seigneur des Autheux et de Villers en 1297, telles qu'elles figurent sur un sceau relevé par Demay (Sceaux de Picardie, 1877, n° 112). Ce sceau, avec un écu à deux bandes, est appendu à une "accord pour la justice des terres de Longueville" provenant de l'abbaye du Gard (près de Picquigny, 80) et aujourd'hui conservé aux Archives de la Somme. D'autres membres de cette famille, dont Hugues (1319) et Robert (1387) sont connus avec des sceaux identiques, également référencés par Demay ; les couleurs originales ne sont pas connues avec certitude et on les a ici supposées.

    Villers-Bocage

     

     

    Quant au chef de sinople -couleur utilisée pour rappeler l'aspect bocager de la localité- il a été chargé de trois quintefeuilles d'argent empruntées au blason de Ferri Harlé, procureur au baillage d'Amiens, bailli de la seigneurie Villers en 1520, dont le sceau à ses armes est aujourd'hui conservé aux Archives de la Somme.

    Ferri Harlé portait un écu à la fasce accompagnée de trois quintefeuilles, timbré d'un heaume cimé et supporté par deux lévriers.Les couleurs originales ne sont pas connues."
    (Jacques Dulphy)

    Villers-Bocage

     

    Historique

    Le premier seigneur connu fut Joubert 1er qui dépend en 1148 des vicomtes de Doullens sur lesquels s'exerce l'autorité des comtes de Ponthieu.

    A la fin du 12ème siècle le seigneur Ernold de Villers exerce son autorité sur la petite communauté de paysans.

    Le château-fort fut construit sur une motte castrale située à l'est de l'église qui elle date probablement du début du 12ème siècle, mais un écrit n'en atteste l'existence qu'en 1150.

    Villers-Bocage

    église en 1872, on voit le mur du château sur l'arrière.

    Hugues des Autheux est cité par Du Cange comme seigneur en 1256, il avait épousé Jeanne de Villers, c'est par cette alliance que la terre est entrée dans cette maison.

    Il était probablement mort avant 1297 car il ne figure pas à cette date dans un accord avec l'abbaye du Gard où son épouse et son fils Guérard interviennent. 

    Le château-fort a existé jusqu'en 1383 sous Charles VI, il sera ensuite démantelé pendant la guerre de 100 ans.

    La seigneurie passera ensuite aux Créquy jusqu'au 22 janvier 1683 quand Alexandre de Créquy s'en défit au profit de Jean-Baptiste Berthe, issu d'une famille de laboureurs et de maître de poste du Santerre, son père avait accumulé une confortable fortune dans le négoce de draps, famille anoblie en 1647.

    Jean-Baptiste Berthe était avocat au Parlement de Paris et secrétaire des finances de Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV, il avait épousé Catherine Vaillant, fille d'un négociant et maire de Chauny.

    Villers-Bocage

    A sa mort en 1723, la terre échut à son second fils Antoine-Charles Berthe de Villers (1701-1776).

    Le nouveau château, sa basse-cour et son parc se situaient autour de l'église.

    Après sa mort dans les dernières années de l'Ancien Régime, son fils Jean-Baptiste-Louis se maria avec Angélique Lemarié d'Aubigny, fille d'un maître des comptes. 

    Après sa mort en 1789, on mit en vente le mobilier puis le château en l'an XII, il sera acquis par Florent-François Picard, fils d'un laboureur du Santerre devenu négociant en velours d'Amiens.

    De la demeure des Berthe, seuls subsistent de maigres vestiges : des piliers en pierre blanche sur la place de l'église, des dépendances et de longs murs rectilignes élevés sur base de grès.


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  • Querrieu

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    De gueules au lion d'argent; à la bordure d'argent chargée de neuf merlettes de gueules.

     

    Création Jacques Dulphy et Daniel Juric.
    Adopté en juillet 2012.
    Ce blason associe les armes des premiers et des derniers seigneurs de l'endroit. Ce furent d'abord les De Querrieu. Premier seigneur connu du nom, Févin de Querrieu est mentionné en 1106. Bernard de Querrieu, seigneur portait sur son sceau, de type équestre, un écu au lion (1238, appendu à une cession de rente sur le moulin de Querrieu, conservée aux Archives de la Somme).

    Querrieu

    Le chevalier Girard de Querrieu, sur un sceau appendu en 1268 sur une acquisition de terre à Noyelle, porte un écu au chef au lion brochant (Demay, Sceaux de Picardie), de même qu'Isaac de Querrieu, dernier du nom (sceau rond à l'écu chargé d'un lion, v 1369). On ignore les émaux du blason, que pourtant l'héraldiste belge Marcel Stiennon, vers 1960, blasonne et peint d'azur au chef d'or, au lion de gueules brochant.

    Querrieu

    L'orle de merlettes est empruntée aux De Gaudechart, famille originaire de Gaudechart (actuellement, Oise). Les De Gaudechart furent seigneurs de Querrieu depuis Robert de Gaudechart, seigneur du Fayel, de l'Epine, de Bachivillers et du Fresnoy; il devint seigneur de Querrieu par son mariage en secondes noces en 1596 avec Gabrielle de Saveuse, dame de Querrieu.

    Les De Gaudechart, marquis de Querrieu en 1652, portaient d'argent à neuf merlettes de gueules posées en orle. Ils furent seigneurs de Querrieu jusqu'à la Révolution.

     

    Querrieu

    La commune de Gaudechart (60) porte ces armes pleines.
    (Jacques Dulphy)

    Querrieu

     

    Querrieu

     

    L'ouvrage fortifié des premiers seigneurs commandait l'une des principales route d'accès à Amiens en venant d'Albert et Arras, ancienne voie romaine avec un pont sur la rivière Hallue.

    Mentionnée depuis le début du 12ème siècle, la famille de chevaliers bannerets de Querrieu s'eteignit à la fin du 14ème siècle avec Marie, dame de Querrieu et d'Hérissart qui épousa Jacques de Longroy, conseiller et chambellan du duc de Bourgogne.

    Querrieu

    De Longroy : de gueules au chef d'azur

    Vinrent ensuite les De Brimeu, autres grands seigneurs bourguignons avec Jehan II qui épousa Marie de Mailly, leur fils Guy de Brimeu épousa Anthoine de Rambures.

    Querrieu 

    Blason des De Brimeu dans l'église de Querrieu : d'argent, à trois aiglettes de gueules, membrées et becquées d'azur.

    Querrieu

     

    Puis Richard de Saint-Fuscien, maieur d'Amiens, dont la fille épousa vers 1530 Imbert de Saveuse.

    En 1596 le mariage de Gabrielle de Saveuse avec Robert de Gaudechart, seigneur du Fayel en Beauvaisis, fit entrer la terre de Querrieu dans cette famille qui allait la conserver près de trois siècles.

    En août 1636, les Espagnols incendient le château.

    Né en 1608, François de Gaudechart est capitaine de chevau-légers en 1641 lors de son mariage avec Françoise de Conty.

    En 1652, il obtient le marquisat et une foire annuelle pour aider le village à se relever.

    Nul doute qu'il ne faille lui attribuer la construction du château actuel à partir des vestiges de l'ancien.

    François-Paul de Gaudechart sera capitaine de cavalerie et son fils capitaine au régiment de La Trémoille.

    Son petit-fils Pierre-François épousera en 1728 Anne-Françoise Perrin de Flancourt, fille d'un commissaire des guerres en Picardie, il meurt prématurément en 1735 à Querrieu.

    Vient alors Jean-Baptiste de Gaudechart qui fait moderniser les appartements et aménager le parc, il épouse en1756 Alexandrine Le Fournier de Wargemont, sa voisine de Ribeaucourt.

    Louis-François de Gaudechart contracte une brillante alliance avec la princesse Clémentine de Rohan-Rochefort, il doit faire remettre en état après la Révolution.

    Mais c'est après sa mort survenue en 1832 que son fils Raoul, dernier marquis de Querrieu, fait entreprendre les grands travaux qui vont donner au domaine son aspect définitif.

    A sa mort en 1878, le domaine est racheté par sa cousine la comtesse Alvar d'Alcantara, née Gaudechart, aïeule de l'actuel propriétaire.

    Querrieu

     

    ***

    Eglise St Gervais et Saint Protais

    Querrieu

    En 1870

    Querrieu


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