• La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Projet de blason proposé par Jacques Dulphy, reprenant les armes de la famille de Saveuse en inversant les émaux. 

    Coisy

     

    Au 15ème siècle, Marie Frérot, dame de Coisy, épouse Richier de Saint-Fuscien.

    Coisy

    d'azur aux trois chevrons d'argent, accompagnés de trois étoiles d'or.

     

     

    Leur fille Marie de Saint-Fuscien, unique héritière, épousa vers 1530 Imbert de Saveuse, maître des requêtes de l'Hôtel du Roi et bailli d'Amiens, il meurt en 1579.

    Coisy

    de Saveuse : de gueules, à la bande d'or accompagnée de six billettes du même.

    La terre échut à Josse, le dernier de leurs fils, capitaine au régiment de Picardie, qui meurt au siège de La Fère en 1595..

    Puis à Antoine et François de Saveuse, auquel on attribue la construction du château.

    François de Saveuse, gouverneur de Rue et mestre de camp d'un régiment de cavalerie, épousa Françoise d'Estourmel.

    Coisy

    Leur fille unique Charlotte-Louise épousa en 1694, en l'église de Coisy, Philippe-François de Montmorency, comte de Ligny.

    Devenue veuve en 1704, elle mourut vingt ans plus tard en son château de Coisy, elle fut vraisemblablement la dernière à y habiter durablement.

    En 1778, Louise de Montmorency, fille du prince François de Montmorency, épousa Joseph de Lorraine, prince de Vaudémont, elle tenta sans succès de se défaire de l'important domaine foncier qui s'étendait sur les paroisses de Coisy, Cardonnette et Poulainville, avant de chercher à louer le château.

    Coisy

    de Montmorency : d'or, à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d'azur, ordonnés 2 et 2.

    A la Révolution, le prince partit pour l'émigration et l'été 1792 vit la dispersion du mobilier mis aux enchères dans la cour du château.

    Acquis en l'An II par Jean-Philippe Garçon, négociant à Amiens.

    Puis à Albert Garçon et son épouse Flore Picart, celui-ci fit remplacer, au milieu du 19ème siècle, le pavillon nord de la cour par une demeure bourgeoise.

    Adjudicataire en 1872 Jules Trogneux céda le domaine deux ans plus tard à la marquise de Biencourt, née Montmorency.

    En 1883, elle légua l'ensemble à son petit-fils, le comte Louis de Clermont-Tonnerre qui le vendit en 1908 en plusieurs lots, séparé de la ferme, le château connut alors une succession de propriétaires qui firent abattre plus de la moitié du principal corps de logis et convertirent les pavillons à divers usages agricoles.

    Les principaux vestiges furent acquis en 1935 par le père de M.Jean-Pierre Lefèvre qui s'efforça de les restaurer.

                                                            *

                                Eglise de la Nativité de la Sainte Vierge

     L'ancienne église datant de 1310 se trouvant dans un état de délabrement, amena la municipalité à décider sa destruction et la contruction d'une nouvelle en 1851, terminée en 1854 en style néo-gothique.

    La cloche datée de 1492 fut replacée dans le nouveau clocher, nommée Jehanne par Jeanne de Saveuse et sa fille Barbe de Chatillon.

    La flèche fut renversée par une tempête en 1876, reconstruite en 1879.

    Coisy

    Coisy

    Coisy


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  • Saint-Gratien

     

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    Écartelé: au 1er d'argent, au buste de saint Gratien de carnation, d'azur, paré de gueules, chevelé et barbé de sable, auréolé d'or, au 2e d'argent à trois lions de sable, au 3e d'azur à trois fleurs de lis d'or, au 4e d'or à trois noisettes d'argent, renversées posées en barre, involucrées et tigées de sinople; à la fasce de gueules chargée de l'inscription "Saint Gratien" en lettres onciales de sable brochant sur la partition.

    ***

    Au début des années 1980, sous le mandat de Guy Liénart, maire, et à son initiative la municipalité de Saint-Gratien a marqué les plaques de rues qu'elle posait pour la première fois, d'un blason créé et adopté pour la circonstance.
    En 2012, il ne reste qu'une plaque de cette première série; elles ont toutes été remplacées il y a quelques années par des plaques émaillées bleues, sans ce blason qui ne manquait pourtant pas d'intérêt.

    Saint-Gratien


    Ce blason est composé en écartelé. Au II figurent trois lionceaux et au III trois fleurs de lis, les uns et les autres empruntés au blason de la province de Picardie. Les I et IV évoquent le personnage de saint Gratien. Une tradition prétend que Gratien, berger du pays, fut arrêté et décapité en 303 par des Romains pour avoir refusé d’adorer les idoles païennes; on l'enterra dans le village et on planta sa houlette de coudrier sur sa tombe. En une nuit, elle prit racine, et devint un beau buisson de noisetier. La même légende, qui possède quelques variantes, prétend que chaque année dans la nuit de la Saint-Gratien (21 octobre), les noisetiers du village donnent des fruits de la couleur du sang. Ainsi, on a figuré sur le blason le buste de Gratien, ainsi que trois noisettes.
    (Jacques Dulphy)

    ***

    Le château était le siège d'une seigneurie appartenant à la famille de Saint-Gratien, puis à deux familles échevinales d'Amiens, les de May au XVème siècle et les Saint-Delis au XVIème siècle par le mariage de Marie de May avec Antoine de Saint-Delis.

    L'ancien maison seigneuriale fut élevée au XVIIème siècle par les de Saint-Delis, il n'en subsiste plus que belles dépendances.

    Saint-Gratien

     

    Saint-Gratien

    Colombier et dépendances du XVIIème .

    Il devint ensuite la propriété des Hirzel, protestants suisses, dont était issu le général Salomon d'Hirzel de Saint-Gratien;

    Celui-ci vendit le domaine en 1776 pour 206.500 livres à Jean-Baptiste Jourdain de Thieulloy, issu d'une famille anoblie en 1737, maire d'Amiens en 1767-68 et 1771-75.

    Saint-Gratien

    Son fils Jean-Baptiste-Marie-Robert épousa en 1771 Louise-Opportune-Marie de Poujol, il fit construire un nouveau château comme maison de campagne au printemps 1787, il fit appel à l'architecte Jacques Rousseau, les travaux étaient achevés en 1789.

    Saint-Gratien

     

     

     

    Le 31 mai 1918, le général John Monash installa son Quartier-Général au château.

     

    Saint-GratienSaint-Gratien

     

     

    Chapelle achevée en 1793 avec les pierres tombales armoriées de la famille.

    Saint-Gratien

     

     

     

    Saint-Gratien

    De nos jours, le domaine est toujours dans cette famille avec M. Baudoin Jourdain de Thieulloy .

    ***

    Eglise Saint-Gratien

    reconstruite En briques en 1864

    Saint-Gratien 

    aquarelle d'Oswald Macqueron 1871 , bibliothèque municipale d'Abbeville.

    Saint-Gratien

     

    Saint-Gratien

    vitrail dans l'église avec armoiries.


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  • Rainneville

     

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    Écartelé: aux 1er et 4e de gueules à trois fasces d'or, aux 2e et 3e d'argent à trois étoiles de sable.

                                                              ***

    La famille De Rainneville, ou plus exactement Vaysse de Rainneville, est entrée en possession de la seigneurie de Rainneville par achat en 1765 à Honoré de Barjac, écuyer, par Louis-Alexandre Vaysse de Longueval (1729-1804), chevalier, seigneur de Longueval, issu d'une famille originaire du Quercy.
    Il se fit dès lors appeler, comme ses descendants, De Rainneville tout court.
    La famille, titrée vicomte en 1825 (avec Alphonse, conseiller d'Etat et député), conserva la seigneurie de Rainneville jusqu'à la Révolution de 1789.

    Joseph de Rainneville, fils d'Alphonse, né en 1833 à Allonville (Près d'Amiens), député puis sénateur de la Somme, est le dernier du nom; il meurt sans enfant en 1894 d'une demoiselle d'honneur de la tsarine, Alexandrine Petrovo-Solovay, laissant ses domaines ainsi que le château d'Allonville, où il résidait, à ses neveux, qui vendirent en 1910.

    Rainneville

    sa tombe au cimetière du Pére Lachaise de Paris


    Le Grand armorial de France (Jougla de Morenas & de Warren) et Borel d'Hauterive donnent aux De Vaysse de Rainneville un blason légèrement différent de celui qui est peint sur la verrière de Rainneville: chez eux, c'est un écartelé aux I et IV d'argent à trois étoiles de sable et II et III de gueules à trois fasces d'or.
    Mais la différence avec le blason de la verrière (devenu celui de la commune) est sans doute due à une lecture inversée de l'artiste verrier. C'est une forme de "brisure" involontaire qui en vaut bien une autre!
    (Jacques Dulphy)

    Rainneville

    Vitrail avec le blason Vaysse de Rainneville inversé.

    Rainneville

    Armoiries Vaysse de Rainneville

     

    *

    Eglise Saint-Eloi

    En remplacement d'une église datant du XVIIe siècle, une nouvelle église de style néo-gothique fut édifiée en 1862, grâce au soutien d'Adolphe et Nathalie Vaysse de Rainneville, son architecte fut Victor Delefortrie.

    Les fondations furent ouvertes en 1860, le comble fut posé le 28 juillet 1861, l'église fut bénite le 15 juin 1862.

    En 1923, le clocher fut refait en entier. Endommagée par les intempéries, la flèche couverte d'ardoise, qui s'élevait à 16 m au-dessus de la toiture, devait être refaite. En 1968, la municipalité, pour réduire la dépense, fit remplacer la flèche par la toiture actuelle qui s'élève à 4,5 mètres.

    Rainneville

    en 1877

    Rainneville

    en 1910

    Rainneville

     

     


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  • La commune ne possède pas de blason officiel

     

    Projet de blason soumis par Jacques Dulphy, à partir des armes de la famille Vaysse.

    Allonville

    Allonville

     

    La seigneurie était tenue de la châtellenie de Picquigny, mouvant du comté de Corbie.

    Les seigneurs étaient, Philippe de Créquy en 1363.

    Puis Dame Philippe de Crèvecoeur, épouse de Charles d'Ailly, baron de Picquigny, l'usufruit était aux mains de dame Marguerite de La Trémouille en 1507.

    Au début du 16ème siècle, Mary de May, dame d'Allonville et de Saint-Gratien, épousa Antoine de Saint-Delis seigneur d'Havernas et maïeur d'Amiens, partisan de la religion réformée.

    Pierre de Saint-Delis instaura en 1581 un prêche à Allonville que l'Echevinage d'Amiens fit aussitôt fermer.

    On trouve ensuite Joachim de Maillefeu en 1620, qui épousa Antoinette Damiette de Domqueur.

    Mis en vente en 1662, la terre fut acquise par Jean Vaysse de Longueval, commandant de la citadelle d'Amiens, qui dut y trouver les restes de la forteresse seigneuriale incendiée par les Espagnols.

    Allonville

    Blason de la commune de Rainneville, également possession de la famille Vaysse avec une inversion des quartiers car les Vaysse portaient : aux 1 et 4 d'argent à trois étoiles de sable et aux 2 et 3, de gueules à trois fasces d'or, comme le montre les pierres tombales.

    Allonville

    Allonville

     

    clic pour agrandir 

     

    Constructeur présumé du château, il fit construire sur le même emplacement un château résidentiel, il fut inhumé en 1691 dans l'église paroissiale.

    Le fronton était armorié.

    Allonville

    AllonvilleAllonville

     

     

    Allonville

    Sa fille Madeleine épousa épousa Louis de Gomer-Hinneville, seigneur de Bussy-les-Daours qui succéda à son beau-père au commandement de la place d'Amiens, il mourut sans postérité.

    Jean-Baptiste Vaysse  épousera Thérèse Jourdain en 1721.

    En 1789, son fils Louis-Alexandre Vaysse d'Allonville figure parmi les membres de l'assemblée du Tiers.

    Sous le Consulat Louis-Charles Vaysse (1775-1857) est l'agent zélé des Royalistes.

    En 1825, Alphonse, vicomte Vaysse de Rainneville devient sous Louis-Philippe, conseiller d'Etat et député de la Somme.

    Son fils Joseph (1833-1894), zouave pontifical, aide de camp du général Lamoricière en Italie, devient marquis romain en 1861.

    Revenu à la vie civile, il s'attache à améliorer les techniques de culture sur son important domaine foncier, sans pour autant négliger sa carrière politique, député à l'Assemblée législative de 1871 puis sénateur de la Somme.

    Il offre en 1880 l'hospitalité aux religieux franciscains d'Amiens chassés par la force publique.

    Il meurt sans postérité de son mariage avec Alexandrine Pétrovo-Solovay, demoiselle d'honneur de la tsarine, laissant le domaine à des neveux qui s'en défont en 1910.

    Allonville

    Jean Hennessy qui louait la chasse depuis plusieurs années s'en rend alors adjudicataire.

    Député de la Charente puis représentant de la France à la Société des Nations, il devient ambassadeur à Berne en 1924 et ministre de l'agriculture en 1928.

    Il donne de splendides chasses dans le grand parc, les bois et les terres voisines.

    Mis sous séquestre en 1940 et confié à un régisseur allemand,  endommagé par l'artillerie le 29 mai 1940.

    Jacqueline, épouse du prince Jean de Caraman-Chimay, renonce à faire restaurer le château gravement endommagé, à sa mort en 1983, le domaine est vendu en grande partie à M. Van de Kerchove.

    Allonville

    Plan du cadastre napoléonien

                                                                          *

                                                           Eglise Saint Jean-Baptiste

    Allonville

    L'ancienne église de dimension modeste était à l'origine la chapelle du château, votée en 1836 la reconstruction d'une nouvelle église fut commencée vers 1840 et achevée en 1860.

    Allonville

    On voit l'emplacement de la chapelle sépulcrale sur l'arrière de l'église

    Une crypte servait à l'inhumation des familles, elle n'est plus accessible et quelques plaques funéraires ont été transportées à l'extérieur et fixées sur le chevet de l'église.

    Allonville

                                                                        


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  •  

    Villers-Bocage

     

    http://armorialdefrance.fr/

     

    D'argent à deux bandes de sable; au chef de sinople chargé de trois quintefeuilles d'argent.

     

    Adopté le 18 février 1970.
    Ces armes sont inspirées de celles de Gérard des Auteux. Le chef de sinople rappelle la vocation partiellement agricole de la commune avec des quintefeuilles empruntées au blason du bailli Ferri Harlé.

    "La commune ne portant pas blason, le conseil municipal de Villers-Bocage en Picardie (car il existe aussi un Villers-Bocage en Normandie) a choisi de relever, lors de sa séance du 18 février 1970, les armes d'un ancien seigneur du lieu au titre des armes communales. Ce sont, pour le corps du blason, les armes de Gérard des Autheux, chevalier, seigneur des Autheux et de Villers en 1297, telles qu'elles figurent sur un sceau relevé par Demay (Sceaux de Picardie, 1877, n° 112). Ce sceau, avec un écu à deux bandes, est appendu à une "accord pour la justice des terres de Longueville" provenant de l'abbaye du Gard (près de Picquigny, 80) et aujourd'hui conservé aux Archives de la Somme. D'autres membres de cette famille, dont Hugues (1319) et Robert (1387) sont connus avec des sceaux identiques, également référencés par Demay ; les couleurs originales ne sont pas connues avec certitude et on les a ici supposées.

    Villers-Bocage

     

     

    Quant au chef de sinople -couleur utilisée pour rappeler l'aspect bocager de la localité- il a été chargé de trois quintefeuilles d'argent empruntées au blason de Ferri Harlé, procureur au baillage d'Amiens, bailli de la seigneurie Villers en 1520, dont le sceau à ses armes est aujourd'hui conservé aux Archives de la Somme.

    Ferri Harlé portait un écu à la fasce accompagnée de trois quintefeuilles, timbré d'un heaume cimé et supporté par deux lévriers.Les couleurs originales ne sont pas connues."
    (Jacques Dulphy)

    Villers-Bocage

     

    Historique

    Le premier seigneur connu fut Joubert 1er qui dépend en 1148 des vicomtes de Doullens sur lesquels s'exerce l'autorité des comtes de Ponthieu.

    A la fin du 12ème siècle le seigneur Ernold de Villers exerce son autorité sur la petite communauté de paysans.

    Le château-fort fut construit sur une motte castrale située à l'est de l'église qui elle date probablement du début du 12ème siècle, mais un écrit n'en atteste l'existence qu'en 1150.

    Villers-Bocage

    église en 1872, on voit le mur du château sur l'arrière.

    Hugues des Autheux est cité par Du Cange comme seigneur en 1256, il avait épousé Jeanne de Villers, c'est par cette alliance que la terre est entrée dans cette maison.

    Il était probablement mort avant 1297 car il ne figure pas à cette date dans un accord avec l'abbaye du Gard où son épouse et son fils Guérard interviennent. 

    Le château-fort a existé jusqu'en 1383 sous Charles VI, il sera ensuite démantelé pendant la guerre de 100 ans.

    La seigneurie passera ensuite aux Créquy jusqu'au 22 janvier 1683 quand Alexandre de Créquy s'en défit au profit de Jean-Baptiste Berthe, issu d'une famille de laboureurs et de maître de poste du Santerre, son père avait accumulé une confortable fortune dans le négoce de draps, famille anoblie en 1647.

    Jean-Baptiste Berthe était avocat au Parlement de Paris et secrétaire des finances de Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV, il avait épousé Catherine Vaillant, fille d'un négociant et maire de Chauny.

    Villers-Bocage

    A sa mort en 1723, la terre échut à son second fils Antoine-Charles Berthe de Villers (1701-1776).

    Le nouveau château, sa basse-cour et son parc se situaient autour de l'église.

    Après sa mort dans les dernières années de l'Ancien Régime, son fils Jean-Baptiste-Louis se maria avec Angélique Lemarié d'Aubigny, fille d'un maître des comptes. 

    Après sa mort en 1789, on mit en vente le mobilier puis le château en l'an XII, il sera acquis par Florent-François Picard, fils d'un laboureur du Santerre devenu négociant en velours d'Amiens.

    De la demeure des Berthe, seuls subsistent de maigres vestiges : des piliers en pierre blanche sur la place de l'église, des dépendances et de longs murs rectilignes élevés sur base de grès.


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