• Camon

     http://armorialdefrance.fr/

    De gueules au bateau d'hortillon au naturel flottant sur une mer d'azur, brochant sur un soleil issant d'or et soutenu de deux roses de gueules.

    ***

    Ce blason, créé à l'initiative de Lucien Jovelin, maire de la municipalité en 1960, rappelle l'importance de la culture maraîchère pratiquée de toute ancienneté dans les "hortillonnages" de Camon, ces jardins qui ne sont accessibles qu'en "batieux à cornets", barques spéciales des jardiniers.qui viennent vendre au marché sur l’eau, à Amiens.

    Les roses placées en pointe du blason sont des allusions aux « Roses de "Picardie" célébrées par la chanson rendue célèbre par les soldats anglais après la cruelle bataille de la Somme de 1916.
    (Jacques Dulphy)

    ***

    Le chapitre Saint Firmin de la cathédrale d'Amiens possédait 44 journaux de terre.

    Au XIIème siècle on trouve les seigneurs  Pierre de Camon et son fils Aléaume qui ne possédaient qu'une partie des terres.

    Au XVIIIème siècle Claude Boulenger, seigneur de Rivery, prétend être co-seigneur de Camon, le Présidial le lui interdit et l'autorise seulement à se dire " seigneur en partie".

    Il habitait ech' cato , demeure appelée "la Sapinière".

    Camon

    Sa fille Marie-Jeanne-Philippine Boulenger de la Motte-Rivery l'apporta en mariage en 1794 à Marie-Jacques-Charles Morgan.

    *

    Eglise Saint Vaast

     

    C'est sur un monticule que fut construite au xvie siècle l''église en pierre blanche et silex, elle a gardé du début du xvie siècle un portail en anse de panier, avec au-dessus, le socle de la statue de saint Vaast, disparue. Au-dessus du portail est inscrite une date, « 13 février 1635 », qui témoigne d'une crue séculaire de la Somme. Une massive tour-clocher terminée par un toit en flèche recouvert d'ardoises flanque le côté nord de l'édifice. Le chœur, à chevet plat, est éclairé par deux baies au nord et une au sud . Jusqu'au règne de Louis XV, ce fut un lieu de pèlerinage pour les enfants qui tardaient à marcher. À la Révolution française, l'église devint une grange ou une salle de bal. Elle fut rendue au culte après la Terreur.

    Camon

    en 1870

    Camon

     

    Camon


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  • La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Les premiers seigneurs connus sont Guillin ou Willin, chevalier en 1237, son fils Robert Ferry en 1311, Marie de Bullecourt, dame de Cagny, veuve de Gallehaut d'Occoches en 1379.

    Propriété de Jean Thierry, négociant amiénois, devenu premier échevin et receveur général des décimes de Picardie.

    Son fils Jean Thierry de Génonville, lieutenant-général au Bailliage en 1650, mort en 1736.

    Cagny

    Thierry de Genonville : d'azur au chevron d'or, accompagné de trois étoiles d'or.

    Son petit-fils, né en 1728, prénommé également Jean, épousa en 1752 M.Adrienne de Sachy de Carouge, lieutenant-général au Bailliage, lieutenant des maréchaux de France en Picardie et capitaine au Royal-Lorraine, il mourut en 1785.

    C'est à lui que l'on attribuait la construction ou la reconstruction du château sur l'emplacement du précédent.

    Cagny

    M.Adrienne Thierry de Génonville, sa fille, épousa en 1776 Gilbert-Nicolas de Herte, seigneur de Hailles, et en 1790 reçut le domaine de son père.

    Cagny

    de Herte: d'azur à trois fleurs de soucis d'or.

    Elle le vendit peu après à Léopold Jourdain de L'Eloge, auquel succédèrent Mathilde de Latapie puis le colonel de la Chaize.

    Cagny

    D'azur à une fasce ondée d'argent, accompagnée de trois palmiers arrachés d'or, 2 en chef, 1 en pointe.

    Le château servit d'hôpital pendant la Première Guerre mondiale.

    Cagny

    Devenu propriété de la blanchisserie Deneux après guerre, il fut vendu en 1934 à la congrégation de la Sainte Famille qui en fit la maison de retraite Notre-Dame.

    Endommagé et pillé lors des combats de juin 1940, remis en état au début de 1941 par l'armée allemande, il disparut définitivement en 1944.

    Cagny

    Plaque funéraires des seigneurs

    à gauche, celle de Jean Thierry, chevalier, capitaine commandant du rgt Royal-Lorraine

    Son fils, décédé à Paris en 1785 âgé de 27 ans, transporté et inhumé dans l'église.

    Au centre : Messire Jean Thierry, chevalier, seigneur de Génonville.

    à droite : dame Marie-Adrienne de Sachy-Carouges, son épouse.

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    Eglise Saint-Honoré

    Cagny

    En 1871

    L'église actuelle a été agrandie dans la seconde moitié du XIXe siècle sous l'impulsion du baron Latapie, maire de la commune, Cagny étant alors un village. L'architecte Henri Antoine élabora un projet en 1864 qui fut refusé. Eugène Viollet-le-Duc, chargé alors de la restauration de la cathédrale d'Amiens donna son accord pour l'agrandissement de l'église préconisant de garder le chœur de l'ancienne église, ce qui fut fait.

    La partie la plus ancienne de l'édifice est le chœur dont la construction en pierre calcaire remonte à 1614. Il est renforcé de contreforts en pierre et en brique au chevet.

    Cagny

    église et entrée du château


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  • La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Projet de Jacques Dulphy proposant de reprendre les armes des de Gueulluy, qui furent quand même seigneurs du 16ème siècle à la Révolution.

    Rumigny

     

    La seigneurie relevait de celle de Boves, en 1254 Hugues de Rumigny épousa Ade de Boves.

    Jean d'Ault, prévôt royal, en était le seigneur en 1506.

    Au début du 15ème siècle, il existait un ouvrage fortifié suffisamment important pour que sa prise par les partisans du Dauphin Charles inquiète les Bourguignons qui tenaient Amiens.

    Son rôle se prolongea jusqu'aux guerres de Religion puisqu'en 1590, l'échevinage y faisait encore entretenir une garnison.

    Philippe de Gueulluy acquiert la seigneurie en 1578, appartenant à une famille du Boulonnais, il est grenetier au magasin à sel d'Amiens.

    Rumigny

    de Gueulluy : d'or au chevron de gueules accompagné en pointe d'une aigle d'azur, becquée et membrée de gueules.

    Le château-fort fut rasé sous Henri IV, le seigneur ayant prit parti avec les Ligueurs.

    En 1631, François de Gueulluy fait baptiser sa fille à Rumigny où il meurt en 1660.

    En 1736, Louis-François de Gueulluy se marie avec Marie-Marguerite de Revelois, il est nommé commissaire d'artillerie puis capitaine d'infanterie en 1758.

    Il fait probablement reconstruire le château.

    Rumigny

    Son fils Jean-Baptiste dit le chevalier de Rumigny, lui aussi capitaine au régiment du Roi, est tué devant Grasse en 1761, l'année de son mariage avec Elisabeth d'Ainval.

    Louis-Gabriel, son fils,page de la Reine Marie-Antoinette en 1776, puis capitaine au rgt Royal-Roussillon en 1789, il rejoint l'armée des Princes en 1792.

    Restée à Rumigny, son épouse Marie Hatte de Chevilly se résoud à émigrer à son tour.

    Rumigny

    Hatte de Chevilly : d'azur, à la fasce d'argent accompagnée en chef de trois croisettes ancrées d'or et en pointe d'un lion d'argent coiffé de gueules.

    A son retour 4 ans plus tard, le domaine a subi le sort des biens nationaux; le mobilier a été dispersé et les bois vendus.

    Libérée de la prison où l'a jetée la Terreur, sa belle-mère d'Ainval l'aide à racheter le château et quelques terres.

    Rumigny

    Quant à Louis-Gabriel rentré en 1800, il devient major en 1814 et reçoit en 1819 de Louis XVIII un titre de marquis.

    Elu conseiller général de la Somme, il meurt en 1835.

    Sorti à 17 ans de l'école militaire de Fontainebleau, future Saint-Cyr, Théodore de Gueulluy fait sous l'Empire une brillante carrière, promu colonel en 1814, puis aide de camp en 1818 du duc d'Orléans.

    Hippolyte de Rumigny a épousé en 1819 Caroline Mortier, la fille du maréchal, duc de Trévise.

    A sa mort en 1871, lui succédèrent Marie, la seconde de ses filles et son gendre Félix-Edouard, comte de Sercey qui meurt en 1881.

    Rumigny

    Sa fille Henriette, veuve du vicomte de Butler, rachète le domaine à son frère René, mais le quitte en 1891.

    A sa mort en 1925, elle lègue à son neveu le comte Edouard de Sercey qui y meurt en 1931.

    En juin 1940, le château a beaucoup souffert des combats, éventré par l'artillerie, la grande aile ajoutée par le marquis ne sera pas restaurée, pillé par les troupes et les réfugiés, l'édifice ne conserve que son gros-oeuvre .

    Remis en état à partir de 1955, il ne garde de son décor intérieur que l'élégante rampe en fer forgé du 18ème siècle de son escalier.

    Rumigny

    Le plus vieil édifice dela commune est le manoir du 16ème siècle dont les fenêtres à meneaux sont protégées par d'élégantes grilles en fer forgé.

    Rumigny

     

    Eglise des Saints Innocents

    date de 1628, le choeur a été reconstruit en 1746, le clocher et la façade après 1945.

    Rumigny

    En 1877

    Rumigny

    endommagée en 1940

    Rumigny

    fonts baptismaux


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  • Blangy-Tronville

     http://armorialdefrance.fr/

     

    D'azur à la fasce d'or chargée de trois merlettes de sable, accompagnée de trois croissants d'or

     

    Adopté le 23 avril 1971.

    La commune a relevé, avec l'autorisation de la famille toujours représentée, les armes de Charles de Louvencourt, seigneur de Blangy. Ces Louvencourt-là, Louvencourt de Blangy comme Louvencourt du Chaussoy ou de Gournay, portaient "d'azur à une fasce d'or chargée de trois merlettes de sable, accompagnée de 3 croissants d'argent (alias d'or) 2 et 1". Ce blason figure sur une dalle funéraire, dans l'église du village.

    (Jacques Dulphy)

    Blangy-Tronville

     

    La seigneurie de Blangy

    Alix de Blangy est dite dame du lieu en 1223 puis la seigneurie appartient en 1371 à Guillaume de Créquy, chevalier, seigneur du Tronquoy.

    En 1408, elle était à Jean de Mailly dit Maillet, chevalier, seigneur de Buire, Saint-Ouen, dont les descendants l'ont conservée directement ou par héritage collatéral jusqu'à Isabeau de Mailly qui épousa en 1506 Georges de Claire, chevalier et baron.

    Leur fils Jean, vendit la seigneurie avant 1577 à Robert de Hamel, conseiller du roi et secrétaire de ses finances, qui s'en défit en 1579 au profit de François de Moreuil, chevalier, seigneur de Fresnoy en Chaussée.

    Son fils Louis de Moreuil, seigneur de Tencques et de Caumesnil, céda en 1618 à Charles de Louvencourt.

    Eustache de Louvencourt, vicomte de Sorny, chevalier des Ordres militaires du roi, mestre de camp de cavalerie,fit donation de Blangy en 1735 à Adrien-Eustache Le Meignier, écuyer, seigneur de La Londe qui le possédait encore en 1760.

    Le dernier seigneur fut M. de La Chevardière en 1789.

    Les derniers propriétaires furent les Du Liège de Beaumont et les De Banastre.

     

    L'ancienne demeure des seigneurs de Blangy, semblait se situer près de la place du village, la grande propriété conservant de beaux murs en brique et pierre, qui appartenait à M. de Banastre au début du 19ème siècle, en constitue probablement les derniers vestiges.

     

    L'église Saint-Médard est bâtie en pierres tendres du pays, elle devait être à l'origine (1229) la chapelle du château.

    Blangy-Tronville

     

    Hameau de TRONVILLE

    Il semble que le hameau ait abrité une maladrerie, mentionnée en 1105

    Guillaume de Glisy, dit Le Brun, en était seigneur en 1413.

    En 1416 elle passe aux Le Normand de Tronville jusqu'au 17ème siècle où elle est vendue à Jacques Becel, écuyer et commissaire ordinaire des guerres, qui fit élever en 1677 le château encore en place de nos jours, puis la chapelle  St Honoré dans la cour.

    Blangy-Tronville

    Le Normand de Tronville : de sinople au lion d'argent, armé et lampassé de gueules.

    Blangy-Tronville

    Becel : d'Azur au chevron d'or accompagné de trois cygnes d'argent

    Blangy-Tronville

     

    Le 7 décembre 1719, Marie-Honorée Belet, femme de Jean Bony, chevalier, seigneur de Lavergne, l'a de nouveau vendu à Augustin de Bonnardi, banquier à Paris et Geneviève Quignon son épouse.

    En 1783, elle passe à Jean-François-Alexandre Gorin, écuyer, conseiller du roi et président-trésorier de France à Amiens.

    A la fin du 18ème siècle, la terre appartient à Jules Langlois de Septenville, dont les descendants en sont encore propriétaires.

    Blangy-Tronville

    D'or à l'aigle naissant de sable coupé d'argent à quatre pointes de gueules.

     

    Blangy-Tronville

    Grille avec les initiales LS

     


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  • Vecquemont

    http://armorialdefrance.fr/ 

     

    D'azur au chevron d'or accompagné en chef de deux gerbes de blé du même liées de gueules et en pointe d'une vache d'or.

     

    Vecquemont (Vasquemont en 1778) est accolé à Daours, avec lequel il ne constitue d'une seule agglomération. A partir du XIVe siècle, Vecquemont eut les même seigneurs que Daours: La Trémoïlle, De Crévecoeur, D'Ailly, De Longueval, De Gomer, Vaïsse d'Allonville... Adrien Vacquette de Fréchencourt acheta la seigneurie en 1752 aux D'Allonville.

    Les Vacquette portaient des armes parlantes: "d'argent à une fasce d'azur, chargée de trois vaches d'or, et accompagnée de trois molettes de gueules, deux en chef et une en pointe".

    Vecquemont


    Le domaine passa en 1770 à son beau-fils, Jacques-François-Joseph Le Quieu de Moyenneville, commandant le corps royal du Génie à Cambrai, issu d'une famille d'Artois anoblie en 1371 et qui portait: "d'azur au chevron d'or accompagné de trois gerbes de blé du même liées de gueules".

    Vecquemont

    Vecquemont

    Armoiries des Du Bos et des Le Quieu de Moyenneville


    Ce dernier mourut en 1780, passant la seigneurie à sa fille unique, Marie-Thérèse-Victoire, née en 1753 à Cambrai, épouse de Louis-François du Bos et dernier seigneur du lieu.

    Vecquemont

    Du Bos : d'argent à un lion de sable, armé et lampassé d'azur.

    Le blason communal de Vecquemont, adopté en juillet 2013, associe les armes des Vacquette de Fréchencourt et des Le Quieu de Moyenneville: une vache des premiers, deux gerbes et un chevron des seconds.
    (Jacques Dulphy)

     

    Vecquemont

    église en 1870

     

    L'église Saint-Martin porte la date de 1633 et une sculpture de St Martin

    Vecquemont

    Vecquemont

     


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