• La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Projet de blasonnement soumis par Jacques Dulphy reprenant les armes des de Monchy-Montcavrel avec les roseaux du marais.

    Brutelles

    S'appelait Broutelles Notre-Dame au XVème siècle.

    Le Hamel, petit hameau Aujourd'hui, formait un fief distinct.

     

    La seigneurie dépendait de la châtellenie de Saint-Valery.

    La seigneurie appartenait à la maison de Monchy-Montcavrel

    Brutelles

    de Monchy : de gueules à trois maillets d'or, posés 2 et 1.

    En 1488, Pierre de Monchy bailla à rente perpétuelle à Marquin Pocholle et Jehan Pocholle son fils (riches laboureurs), le chef-lieu et le manoir.

    En 1636 Gilles Pocholle épousait Marie de Boullongne, dame du Hamel, désormais il sera messire Gilles de Pocholle, écuyer, seigneur de Bromicourt.

    Le village fut incendié en 1685.

    En 1779, elle appartenait à Jacques-Thomas Lhéritier, conseiller aux deux conseils supérieurs de Saint-Domingue.

                                                                 Fief du Hamel-les-Broutelles

    Possession des Tyrel puis des Rambures au 14ème siècle, des Courcelles et des Tacquet au 15ème.

    Après la mort sans postérité de Hugues Tacquet, sa succession échut à son cousin Antoine de Boulongne (Boulogne) en 1550.

    Brutelles

    Boulongne ou Boulogne : de gueules à la croix d'argent, cantonnée aux 1 et 4 d'une aigle éployée d'argent et aux 2 et 3 d'une licorne rampante du même.

    En 1602, dans son contrat de mariage Hugues de Boulongne, lieutenant particulier en la châtellenie de Saint Valery, faisait état de sa maison du Hamel.

    Brutelles

     

    Brutelles

    merci à Jean-Noël Marchiset

    Marie de Boulongne, sa fille, épousa en 1636 Gilles de Pocholle, ambitieux personnage issu d'une famille de laboureurs, qui se disait seigneur de Bromocourt et qui engagea un long procès contre me marquis de Monchy-Montcavrel, seigneur de Brutelles, il réussit avec persévérance à se faire anoblir par charge avant de mourir en 1657.

    Armoiries de Pocholles : de gueules à la croix d'or, accompagnée d'un épervier s'essorant de même.

    Son fils Jean-Baptiste poursuivit cette rapide ascension sociale et en 1706, sa petite-fille Jeanne-Thérèse, très bien faite et très riche, épousa un illustre personnage Louis de Sourches, comte de Montsoreau.

    Lorsque en 1723 elle mourut, son frère Jean-Baptiste, lieutenant du Roi à Clermont en Beauvaisis, hérita de la seigneurie du Hamel-les-Broutelles dont il ne tarda pas à se défaire.

    L'acquéreur fut Bernard-Gilles Coste de Champéron, lieutenant de vaisseau du Roi, il la céda à son tour en 1769 à Charles-René Despretz de Soligny.

    Converti à usage agricole et devenu au 19ème siècle propriété de la famille Hecquet d'Orval, le manoir appartenait à M.Le Sellier de Chezelles lorsque René Van Poperinghe y avait le siège de son exploitation agricole entre 1925 et 1970.

    Brutelles

     

    Vendu par la suite il a été détruit par un incendie lors d'un violent orage, seuls subsistent une section de dépendances en colombage.

                                                                        ***

                                       Eglise Assomption de la Vierge

     

    Brutelles

     

    en 1859

    Brutelles

    armoiries en pierre dans la cour du presbytère

    N'appartiennent à aucune famille seigneuriale du lieu, ce serait celles des voisins de  Vaudricourt, ils avaient bien des griffons comme supports, la brisure au lambel se rencontre chez eux : Jean de Vaudricourt, seigneur de Laleu portait : de gueules à un orle d'argent surmonté d'un lambel de même.

    Brutelles

    merci à Jacques Dulphy


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  • Saint-Quentin-Lamotte-Croix-au-Bailli

     

    http://armorialdefrance.fr/

     Écartelé: au 1er d'azur à la croix ancrée d'or, au 2e de gueules à la bande d'or, au 3e d'argent à quatre bandes de gueules, au 4e d'azur à trois fleurs de lis d'or surmontées d'un lambel d'argent.

    *

    Le blason de Saint-Quentin-Lamotte a été présenté en 1977 lors de l'inauguration de la "croix du Bailly", croix de grès très ancienne, transférée depuis le cimetière jusqu'au centre du village, et dont la partie supérieure manquante avait été refaite à cette occasion.
    La commune porte un écartelé seigneurial. Les De Lamotte portaient d'azur à la croix ancrée d'or (et non une aigle d'azur!), les De Torcy de gueules à la bande d'or, les De Lannoy d'argent à quatre bandes de gueules.
    Quant au quatrième, qui reprend le blason des Orléans, il rappelle que le château du lieu, dont il reste l'ancien logis des officiers, appartint à Philippe d'Orléans (Philippe Egalité) jusqu'en 1792 et que son fils, le duc de Chartres, futur Louis-Philippe, y passa une partie de sa jeunesse, quand il venait à la mer avec tout le "pensionnat de Mme de Genlis" (Montpensier, Beaujolais, Adélaïde...)."
    (Jacques Dulphy)

    **

    Trois hameaux, la Croix, la Motte et Saint-Quentin ont donné leur nom au village actuel.

    Durant la Révolution, la commune porte le nom de Croix-au-Bailly

    Le fief de Saint-Quentin, appartenant au prieuré d'Eu, finit par passer au fief de La Motte. Les seigneuries de La Motte et de La Croix subsisteront jusqu'à la Révolution.

     

    L'origine de la seigneurie de La Motte-sur-Eu remonte à Guillaume de La Motte cité en 1260 et à Jean qui y avait fondé une chapelle en 1336.

    Saint-Quentin-Lamotte-Croix-au-Bailly

    de La Motte : d'azur à la croix ancrée d'or

    Robert des Marets épousa Mahaut de La Motte et en rendit aveu en 1377.

    En 1533, à l'occasion de son mariage avec Michelle de Lameth, Robert de Torcy était qualifié de seigneur.

    Saint-Quentin-Lamotte-Croix-au-Bailly

    de Torcy  de Lentilly (Nivernais) : de gueules à la bande d'or.

    D'après les concepteurs du blason qui ont choisi les armes des de Torcy de Lentilly, famille du Nivernais, alors que les de Torcy de Picardie portent : de sable à la bande d'or !

    Saint-Quentin-Lamotte-Croix-au-Bailly

    Jean son fils aîné était enseigne de cent-hommes d'armes puis son fils Nicolas, gentilhomme ordinaire de la Chambre, qui laissa ses biens à sa fille Louise de Torcy qui épousera François de Lannoy en 1632.

    Louis-Auguste de Lannoy, colonel d'infanterie, gouverneur d'Eu et du Tréport, demeurait en son château de La Motte où il décédera en 1738.

    Son fils Louis-Charles de Lannoy, comte, gouverneur du comté d'Eu, sera le commanditaire de la restructuration du château en 1770, il mourut en 1785 laissant ses biens et ses dettes à sa nièce Hortense Le Roy de Saint-Lau, épouse du marquis des Essars.

    Elle revendit le château en 1787 à Philippe d'Orléans (Philippe Egalité), déclaré "bien national" en 1792 , le domaine fut adjugé à René Le Prestre de Chateaugiron, qui le céda en l'an VIII à Agathe Trécesson, son épouse divorcée.

    Il fut finalement acquis en l'An XII par Jacques-Nicolas Delegorgue, futur maire de la commune, qui mourut sous la Restauration en son château. Il ne s'agissait plus alors du château d'origine, ravagé par un incendie et qui avait été abattu, mais de l'ancien logis affecté aux officiers qui assistaient le comte de Lannoy dans sa charge de gouverneur.

    Saint-Quentin-Lamotte-Croix-au-Bailly

    en 1853

    Toujours debout ce bâtiment est accompagné de quatre corps de dépendances disposés sur les côté de la vaste cour.

    Vendu en 1820 au comte de la Salle de Rochemaure, puis en 1835 à M.de Bongard et à son épouse, née Milleville.

    Le domaine échut en 1872 à Mme de Blangermont qui le morcela.

    Acquis par M.Vérot avec 25 ha, le château abrita plusieurs Etats-Majors anglais en 1916-1918, avant d'être loué et restauré par Henri Desjonquères.

    Saint-Quentin-Lamotte-Croix-au-Bailly

    Merci à J-N Marchiset-Heraut

    Il appartient ensuite à M. Louis Barrez. 

    Maintenant propriété de M.Bertrand Proffit et de son épouse, née Sylviane du Passage qui en ont fait de luxueuses chambres d'hôtes et qui accueillent des réceptions dans l'orangerie.

    Saint-Quentin-Lamotte-Croix-au-Bailly

     

     

    *

    Eglise Saint-Quentin

    17ème siècle

    Saint-Quentin-Lamotte-Croix-au-Bailly

     

                                                                   en 1853

    Saint-Quentin-Lamotte-Croix-au-Bailly

    Saint-Quentin-Lamotte-Croix-au-Bailly

    Photo: APictche

    La croix du bailli du 16ème siècle, ramenée du cimetière au centre du village.

      


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    Oust-Marest

     

    http://armorialdefrance.fr/

     De sinople à trois gerbes de blé d'or liées de gueules.

    ***

    Adopté en 1988.
    Sur la demande formulée auprès de Jacques Dulphy, après un article paru au sujet de Raoul d'Aoust dans le journal "Le Courrier picard", la commune a adopté le blason de Raoul d'Aoust, en appliquant des émaux de son choix.
    La famille d'Aoust, ou d'Oust, portait anciennement trois gerbes, et les émaux étaient inconnus.

    Raoul d'Aoust, dont une plate-tombe gravée est conservée en l'église du village, participa à la 7e croisade, et mourut en 1269. Ses armes sont parlantes: en langue picarde, ch'moés d'eut (le mois d'août) se confond avec la moisson, d'où ces trois gerbes d'or, que la commune a reprises en 1988, les posant sur un champ de sinople.
    (Jacques Dulphy)

    Oust-Marest

    De sable à trois gerbes de blé d'or, liées de même

    Cette maison est originaire du village d'Aoust près d'Eu dans l'église duquel on voit encore un curieux monument, qui mieux que tout le reste, atteste l'antiquité de la noblesse des d'Aoust.

    C'est une pierre d'un grès rougeâtre et très fin, malheureusement brisée en plusieurs endroits, qui représente un chevalier en armure complète du 13ème siècle, Jacques d'Aoust fut anobli par lettres patentes d'août 1453; un de ses descendants, Eustache d'Aoust, seigneur de Jumelles, reçu bourgeois d'Arras en 1547, a donné naissance à la branche aujourd'hui représentée par le marquis d'Aoust, près de Douai.

    On trouve René d'Aoust, chevalier, seigneur d'Aoust, mort en 1269, dont :

    Raoul d'Aoust, chevalier, épouse Jeanne ? en 1304, dont :

    Firmin d'Aoust, homme-lige du chapitre de Noyelles sur Mer, puis son fils Guillaume en 1400 qui épouse Marguerite Le Blanc.

    Jacques d'Aoust, écuyer, seigneur de Saint-Aubin, plusieurs fois échevin et procureur fiscal à Abbeville, époux en 1434 de Marguerite Cornu.

    Jacques d'Aoust, écuyer, bailli d'Abbeville, époux de Marguerite de Runes.

     

    Oust-Marest

    De Lannoy : échiqueté d'or et d'azur

    La seigneurie passa en 1610 à Nicolas de Lannoy, seigneur de Dameraucourt et gouverneur d'Eu, il meurt en 1646 sans postérité, il lègue ses biens à son neveu François de Lannoy, chevalier.

    En 1690  Charles de Lannoy, chevalier, comte.

    En 1721 Louis-Auguste de Lannoy, comte, colonel de cavalerie et gouverneur d'Eu.

    En 1739 Louis-Charles-Antoine de Lannoy, maréchal de camp, gouverneur d'Eu, jusqu'en 1789.

    Oust-Marest

    Pierre tombale de Raoul d'Oust datée de 1269, signale qu'il a été le compagnon de Saint-Louis lors de la 7ème croisade.

    ***

    Eglise Saint-Pierre

    La construction remonte aux XII et XIIIème siècle, le choeur est en partie du XVème, le reste des XVIII et XIXéme.

    Oust-Marest

    En 1853

    Oust-Marest

    de nos jours

    Oust-Marest

    Mise au tombeau 1ère moitié du XVIème siècle


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  • Valines

     

    http://armorialdefrance.fr/

    D'azur à trois écussons d'or chargés chacun d'une croix pattée et alésée de gueules.

    ***

    Création Guy Dizambourg.
    Adopté le 20 janvier 2013.

    Sur la proposition de Guy Dizambourg, passionné d'histoire locale, la commune de Valines s'est dotée d'un blason par délibération du conseil municipal du 20 janvier 2013.
    La commune relève les armes de la famille Le Roy.

    Les Le Roy, qui devinrent Le Roy de Valines, entrèrent en possession de la seigneurie de Valines en 1585 par achat de Jacques le Roy de Saint Lau, écuyer, conseiller au présidial d'Abbeville, maire (maïeur) d'Abbeville à quatre reprises, à Pierre de Melun, prince d'Epinoy.

    Le blason de la famille Le Roy de Valines figure dans le bronze de la plus grosse cloche de l’église, datée de 1678.

    Valines

     

     

    Le dernier seigneur du nom, le chevalier Charles Le Roy de Valines, est resté de sinistre mémoire en pays de Vimeu. Il fut exécuté en place publique, "rompu et jeté au feu" à Abbeville à l'âge de 17 ans en 1764 pour avoir empoisonné ou tenté d’empoisonner sa famille.

    La seigneurie de Valines passa en 1764 à la soeur du condamné, qui s’en dessaisit au plus vite. Le blason communal de Valines diffère des armes de la famille Le Roy de Valines par le fait que les écussons ont un champ d'or, et non d'argent. Ornements extérieurs: des lambrequins d'azur et d’argent, sans heaume ni couronne.

    Il a existé une famille De Valines, seigneur du lieu, éteinte au XVe siècle. Elle portait un burelé dont les émaux ne sont plus connus.

    (Jacques Dulphy)

    Valines

    ***

    On trouve des seigneurs du nom du village avec en 1224 Guillaume de Valline, chevalier, puis Jean de Valline en 1255, Guillaume de Valline en 1272, Jean de Valline en 1319.

     Puis la famille de Jean d'Abbeville dès 1355 jusqu'à 1484 avec Jeanne d'Abbeville qui épousa Jean de Melun, connétable de France, cette famille gardera la terre jusqu'en 1585.

    Valines

    d'azur à sept besants d'or et au chef du même.

    La terre fut mise en vente en 1585 par Pierre de Melun, Connétable de Flandres, elle fut acquise par Jacques Le Roy, conseiller au Présidial d'Abbeville, maïeur de la ville à quatre reprises à partir de 1580, il fut anobli en 1587 et mourut l'année suivante.

    Valines

    Le Roy de Valines : d'azur à trois écussons d'argent chargés chacun d'une croix pattée de gueules

    Jacques Le Roy, le second de ses fils, forma la branche cadette des seigneurs de Valines et Lignerolles, maître des requêtes de l'hôtel du Roi, il épousa Marguerite l'Hyver dont il eut un troisième Jacques Le Roy, gentilhomme ordinaire de la reine.

    En 1764, le jeune Charles Le Roy de Valines, âgé de 16 ans, fut accusé d'avoir empoisonné son père Louis-Nicolas, sa mère et M.de Riencourt, condamné à mort, il fut roué vif sur la place du marché d'Abbeville.

    Sa soeur Thérèse, héritière de la terre et de la maison seigneuriale, en fit aussitôt don à Elisabeth d'Ault du Mesnil, née Manneville, qui ne tarda pas à en faire cession à ses enfants : François et Hugues d'Ault du Mesnil de 1764 à 1770.

    En 1789, Joachim l'Hoste, marquis de Willeman, en était le seigneur du chef de son épouse née Elisabeth Bail de Lignières.

    En 1818, mourut en son château de Valines Louis-Nicolas Carpentin de Bertheville, ancien capitaine d'infanterie, qui n'eut pas de postérité de son mariage avec Louise-Gabrielle de Gosselin.

    ValinesValines

     

    Le château a été démoli dans les années 1875, il avait été vraisemblablement bâti par le second Jacques Le Roy dans la première moitié du XVIIème siècle et remanié au cours du XVIIIème.  

     

    Valines

    En 1853

    Valines

    En 1866

    ***

    Eglise de la Nativité

    du XVIIIème siècle, le chevet plat provient d'une église du XVIème

    Valines

    En 1866

    en 1853

    Valines

    Hameau de Saint-Mard

     Saint Mard s'écrit avec un « d »et non un « c », Saint Mard est un diminutif picard de Saint Médard qui est le patron de l'église.

    Saint Mard s'appelait autrefois « Saint Mard en Vimeu » ou « Saint Mard en Gauchie » (en chaussée) car une voie romaine la traversait.

    Ancienne église, jadis paroissiale, cette chapelle est dédiée à saint Médard (Mard en vieux dialecte picard » et non à saint Marc. Elle était entourée de son cimetière. Elle semble avoir été bâtie en deux campagnes : réfection ou agrandissement. Une partie date du 12éme siècle. On voit les traces d’un ancien pignon et d’une porte latérale murée. La partie la plus ancienne est en silex, le reste en matériaux divers, parmi lesquels la brique domine.

    L’unique cloche porte cette inscription : « Anne, suis nommée par Dame de Hondecoustre, Dame de Saint Mard, en l’an 1615, Florimond Masinguehen, son fils, seigneur de la Neuville Boismond et d’Estreboeuf, Dame Anne de Warlusel, sa femme »

    Sur une poutre on peut lire une date de réfection 1696.

    AN MIL SI CENT QVATRE VIN SAISE)

    Après avoir été à l’état de ruine, elle est maintenant en bon état après de nombreuses réfections 

    valines-seshistoires80@orange.fr

    Valines

    Valines

    Valines

    Valines

     

    Le seigneur en 1391 fut Robert Descrieux  dit le hideux.

    Nicolas Danzel fut anobli en 1576 par le roi Henri III, il meurt en 1590.

    En 1693 Michel de Montmignon, conseiller au Présidial d'Amiens, seigneur d'Escarbotin.

     


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  • La commune ne possède pas de blason officiel

     

    Projet de blasonnement conçu par Jacques Dulphy sur des dessins de Daniel Juric.

    WoincourtWoincourt

    Projet associant deux roses empruntées au blason des Du Gardin, le panneton rappelle la serrurerie présente dans la localité et les deux piles (pointes renversées) évoquent le W de Woincourt ; le deuxième projet avec une troisième rose et sans clé.

                                                                       ***

     En 1430, Colart Abraham de Millencourt et son épouse Isabelle de Nibas.

    Woincourt

    Abraham de Millencourt : d'argent à la fasce de sable, accompagnée de six billettes du même, trois en chef et trois en pointe.

    Au milieu du XVème siècle Jeanne Abraham, dame de Woincourt, épousa Jean de Caumont.

    Woincourt

    de Caumont : de gueules, semé de croix recroisetées au pied fiché d'or, à trois molettes d'éperon d'or.

    En 1583 à la mort de Jacques de Caumont, la terre revint à sa soeur Michèle qui avait épousé Antoine de Fontaines, représentant la branche de Cerisy.

    Né en 1660, Nicolas de Fontaines est capitaine au régiment de Fontenilles.

    Son fils Charles-Louis, capitaine de cavalerie, mis la terre en vente et se retira à Eu où il mourut.

     

    Woincourt

    de Fontaines : d'or à trois écussons de vair.

    L'acquéreur dans les années 1730 fut Philippe du Gardin, mousquetaire du Roi, demeurant ordinairement à Abbeville , il avait déja acquis les terres de Bernapré et Boismont, il avait épousé Marie-Barbe Godart en 1696 .

    Woincourt

    Du Gardin de Bernapré : d'azur au chevron d'or, accompagné de trois roses d'argent tigées et feuillées du même, boutonnée d'or.

    L'héritière est sa fille Anne-Barbe,  qui épouse en 1725 Pierre-Wulfran Briet de Rainvilliers,capitaine de gardes-côtes, la seigneurie échut à son petit-fils Philippe Briet de Rainvilliers qui ne la garda pas.

    Le 21 octobre 1786, on annonçait la mise en vente des terres et château,  l'acquéreur fut Etienne Baudoin.

    Woincourt

    Briet de Rainvilliers d'argent au sautoir de sable accompagné de huit oiseaux (ou perroquets) de sinople.

     

    Il ne reste du château qu'un corps de dépendances et un portail flanqué de pavillons brique et pierre.

                                                              ***

                                                    Eglise Saint-Martin

    Du XVIème siècle, le choeur est vouté en pierre, les clés de voûte portent un soleil.

    Woincourt


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