• Woignarue

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    Coupé: au 1er parti au I de sable à la bande d'argent chargée de trois mouchetures d'hermine de sable, au II d'argent à trois bandes de sable, au 2e d'argent à trois tourteaux de gueules; sur le tout, d'argent à la bordure de gueules.

    ***

    Le blason de Woignarue a été adopté à la fin des années 1980 sur proposition de Daniel Toulet, président du comité de jumelage avec Werden (Allemagne), d'après les recherches historiques de Charles Lecat, historien et conteur du Vimeu, originaire du village (1898-1988).
    Ce blason combine les blasons de deux familles qui habitaient Woignarue au XVIIe siècle: les d'Amerval (d'argent à trois tourteaux de gueules)

    Woignarue

    et les Le Prévost de Romerel (écartelé, aux 1 et 4 de sable à une bande d'argent chargée de trois mouchetures d'hermine; aux 2 et 3 d'argent à trois bandes de sable; un écusson d'argent bordé de gueules sur le tout).

    Woignarue


    La seigneurie ne leur appartenait pas, mais était tenue par l'abbaye de Saint-Valery. François d'Amerval, écuyer, seigneur en partie de Montigny-en-Vimeu (fief à Citernes), habitait Woignarue en 1660; les frères Le Prévost, Charles et Antoine, écuyers, seigneurs du Romerel (fief, sans doute à saint-Valery-sur-Somme), y habitaient en 1693.
    (Jacques Dulphy)

    ***

    Eglise Ste Marie-Madeleine

    16ème et 19ème siècle

    Woignarue

    en 1853

    Woignarue

     

     


    votre commentaire
  • Fressenneville

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

                                         D'argent à la croix ancrée de gueules.     

     

    La commune de Fressenneville ne fait pas usage officiel d'un blason, dans la mesure où elle n'a jamais délibéré à ce sujet, mais utilise parfois, dans sa communication, un blason "d'argent à la croix ancrée de gueules".

    Ce blason ressemble fort à celui de la commune de Frettemeule (80). Comme Frettemeule, la commune de Fressenneville possède pour plus vieux monument une croix de tuf du XIIe ou XIIIe siècle de forme ancrée.

    La famille De Fressenneville, connue depuis Jehan de Fressenneville, chevalier, seigneur du lieu en 1155, se fondit dans celle des D'Abbeville (d'argent à trois écussons de gueules) en 1230, s'il faut justifier les couleurs actuelles du blason.

    Fressenneville

    Le sceau d'Hugues de Fressenneville (sur une charte de 1224, aux Archives de la Somme d'après Belleval) présente en effet un écu à la croix ancrée, mais les couleurs ne sont pas connues. La famille De Fressenneville s'est éteinte au 14e siècle.
    (Jacques Dulphy)

                                                                      ***

    Une motte castrale est encore présente, entourée d'un double fossé circulaire.

    La butte est actuellement plate à son sommet. Elle est protégée concentriquement par une levée de terre derrière laquelle court un fossé. Ancienne propriété du comte d'Hardivilliers, celui-ci fait exécuter des fouilles qui s'arrêtent face à une maçonnerie

    Fressenneville

    En 1164 on trouve Jean de Fressenneville, Hugues de Fressenneville en 1191, puis Enguerrand dont la fille Anscher se marie avec Ricolde de Bouvaincourt.

    Vers 1230, leur fille Agnès transmet par mariage aux Girard d'Abbeville, le nom s'éteint avec elle.

    Se succèdent ensuite Guillaume d'Abbeville, Girard, Jean, Louis, Edmond et Jeanne qui épouse et transmet ainsi la seigneurie en 1421 à Jean IV de Melun.

    Fressenneville

    de Melun : d'azur, à sept besants d'or, au chef du même.

    En 1467, ils font donation à leur fille la comtesse d'Eu, épouse de Charles d'Artois.

    Les de Melun possèdent ensuite la seigneurie jusqu'en 1580 quand Marguerite la transmet aux d'Ailly par son mariage avec Antoine.

    A partir de 1588 jusqu'à la Révolution, c'est  à la famille de Coppequesne .

    Fressenneville

    de Coppequesne : de gueules à trois glands d'or

     

    Gilles puis Jacques qui épouse Louise de Nointel.

    De 1721 à 1760 Jérôme-René de Coppequesne, comte et capitaine au rgt de Monchy.

    ***

    Eglise Saint-Quentin

    Fressenneville

    L'ancienne église en 1853

    Jugée trop petite fut démolie

    Fressenneville

    Ancienne église et la nouvelle en construction qui s'achèvera en 1906, le portail est inachevé ainsi que la tour du clocher, suite à mutinerie des ouvriers et de l'incendie du château du patron.

    Fressenneville

                             


    votre commentaire
  • Lanchères

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

     De sable au lion d'argent, armé et lampassé de gueules; au chef cousu de sinople chargé de deux roses en bouton d'or.

    *

    Adopté en juin 1989.

    Le champ du blason est occupé par le lion tiré des armes de Jean de Biencourt de Poutrincourt, seigneur de Poutrincourt (hameau de Lanchères, où sont encore visibles ruines de son château), qui s'embarqua avec Des monts et Champlain pour explorer la cote est du Canada (1606), fondateur de Port-Royal et vice-roi du Canada, tué en 1615 à la bataille de Méry-sur-Seine.

    Lanchères

    De Biencourt : De sable au lion d'argent, armé et lampassé de gueules, couronné d'or.


    Le blason, adopté en 1989, porte "en brisure" un chef à deux boutons de roses (pour le différencier de celui de Biencourt, qui tirait aussi ses armes du lion de Jean de Poutrincourt), rappelant que le seigneur du lieu avait, parmi ses privilèges, celui de recevoir notamment chaque année au jour du saint-Sacrement, "deux boutons de rose et quatre pots de vin".
    (Jacques Dulphy)

    *

    En 1481, Charles de Haudecoustre, époux de Marie de Tours, acquiert de Robert du Quesnoy la seigneurie de Lanchères, relevant de celle de Cayeux.

    Son fils Louis, prévôt du Vimeu, achète à son tour la seigneurie de Boismont.

    Vers 1550, Catherine de Haudecoustre épouse Antoine des Essarts, qui en 1638 sera inhumé dans l'église paroissiale.

    Lanchères

    Haudecoustre : d'argent à trois fasces d'azur

    A la suite de Marie des Essarts et Louis de Bains, se succèdent plusieurs propriétaires qui s'intéressent surtout aux revenus du domaine agricole : Florimond de Flavigny, lieutenant de la Garde du Roi en 1715 ; Claude-Louis Vacquette du Cardonnoy, conseiller au Grand Conseil en 1736 ; le marquis de Saint-Blimond, capitaine de cavalerie en 1743.

    Le 20 décembre 1772, les affiches de Picardie annoncent la vente de la terre de Lanchères.

    L'adjudication définitive eut lieue en 1774, l'acquéreur devait être Pierre Fanneau de La Touche.

    C'est à cet intéressant personnage, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées de Picardie, qu'il est tentant d'attribuer la construction de la gentilhommière néoclassique actuelle.

    Lanchères

     

    Lanchères

    photo: APictche

    Marié à Marie-Jeanne-Françoise Véron du Verger, il meurt en 1812 et sera inhumé dans la chapelle seigneuriale dont la pierre tombale rappelait la mémoire.

    On y trouve également les sépultures de Charlotte Fautereau de La Touche épouse d'Emmanuel Fanneau de La Horie, mort en 1846.

    Lanchères

    Fanneau : parti au 1, d'argent à la croix alésée d'azur.

    Au 2, d'azur à la fleur de lis d'or, senestrée de trois larmes du même, versées en pal.

    Lanchères

    Chapelle du château en 1859

    ***

    Eglise de la Nativité de la Sainte Vierge

    la nef est du 16ème siècle

    Lanchères

    en 1884

     


    votre commentaire
  • Vaudricourt

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    De gueules à l'orle d'argent.

     

    Certains armoriaux présentent, pour la commune de Vaudricourt, les armes de la famille De Vaudricourt (de gueules à un orle d'argent) brisées d'un lambel d'argent.

    Vaudricourt


    Cette brisure n'est pas nécessaire au blason de Vaudricourt; ce lambel (d'ailleurs à trois pendants, et non à quatre) n'appartient qu'à une branche cadette, qui a été possessionnée notamment à Brutelles (80), puis à Laleu (auj. commune de Lanchères, 80) et Yvry.
    Ce blason brisé d'un lambel appartient à la branche connue plus tard sous le nom de De Vaudricourt d'Ivry ou De Vaudricourt de Laleu; branche subsistante en 1789 avec Jérôme-Eugène de Vaudricourt de Laleu, chevalier, seigneur de Laleu (auj. 80) et éteinte au début du 19e siècle.
    Les armes familiales pleines, avec trois griffons pour supports et issant, mais sans lambel, sont sculptées au-dessus de l'entrée du clocher fortifié d'Allenay (16e siècle), où les De Vaudricourt furent seigneurs du fief de l'Eglise de 1523 à 1789 (voir à l'article: Allenay, 80).
    Belleval (Fiefs et seigneuries du Ponthieu et du Vimeu, 1870, p 323) donne pour premier seigneur du nom, à Vaudricourt, Raoul de Vaudricourt chevalier en 1250. Onze seigneurs du même nom s'y sont succédé jusqu'à Anne de Vaudricourt, dernière du nom dans la branche aînée, qui épousa Louis de Monchy, chevalier, gouverneur de Laon, mort en 1598. Mathieu de Vaudricourt, seigneur de Vaudricourt, était prévôt de Saint-Riquier et bailli d'Abbeville en 1328.

    Vaudricourt


    Le blason des De Vaudricourt apparaît aussi sur le sceau de Firmin de Vaudricourt, auditeur du roi vivant en 1445, appendu à un vidimus. Ce sceau, qui appartenait à la collection du marquis de Belleval, portait un écu à un orle. Le blason y est brisé, cette fois, d'une cotice en bande brochante (cité par Belleval, Sceaux du Ponthieu, 1896, p 278).
    (Jacques Dulphy)

    ***

    Vaudricourt

    de Rambures: d'or à trois fasces de gueules

     

    C'est en 1431 que Jehan de Rambures, qui résidait ordinairement à St Valery, acquit de Firmin Damerval un fief noble à Vaudricourt.

    L'un de ses successeurs y réunit en 1463 des terres voisines et en 1480, Jeanne de Saint-Bimond apporta en mariage à Jean de Rambures, la seigneurie de Poireauville dont le siège était situé dans un hameau près de Vaudricourt.

    A Adrien et son fils Simon, succéda Jean de Rambures, page du duc de Longueville, qui épousa en 1570 Michelle de Carpentin, il adopta la religion réformée et la famille connut alors une éclipse au XVIIème siècle.

    Il faut attendre la fin du règne de Louis XIV pour retrouver une certaine aisance.

    Claude de Rambures, qui a épousé Charlotte-Françoise de Calonne de Cocquerel, achète en 1713 la seigneurie de Vaudricourt, mise en vente par Marie-Madeleine de Monchy.

    Puis son fils Joseph, vicomte de Vaudricourt, de 1765 à 1789, capitaine de cavalerie et porte-étendard de la Compagnie écossaise des Gardes du Roi.

    Après la Révolution, Claude-Honoré de Rambures qui meurt en 1835.

    Son fils Adalbert lui succède, son décès en 1892, sans postérité, fait hériter son neveu Louis-Marie de Rambures, c'est à lui que l'on attribue l'importante campagne de travaux, qui donna à l'édifice son aspect définitif, il meurt en 1918.

    Plusieurs fois remanié et agrandi le château s'est constitué à partir d'un manoir dont on situe la construction au lendemain de la guerre de Cent-Ans, exceptionnel témoin de l'architecture du XVème siècle en Picardie.

    Vaudricourt

     

    Vaudricourt

     

    Sa fille aînée Marie-Thérèse de Rambures hérite, elle est mariée à Pierre Borel de Brétizel qui fut tué sur le front de l'Aisne en 1918.

    Leur fils Bernard de Brétizel en hérite et disparait en 1993.

    Vaudricourt

    Borel de Brétizel : d'azur à Cinq fasces d'or

    Aucun des descendants ne reprendra au décès de son épouse Lucile Calogera, le domaine sera mis en vente après son décès en 2008.

    Il est acquis en 2009 par Jean-Pierre Thiebault.

    *

    Le hameau de Poireauville sera rattaché en 1820 à Vaudricourt.

    *

    Eglise Saint Martin

    Vaudricourt

    en 1853

    Construite au 19ème siècle, cette église fait partie de la paroisse de St Eloi en Vimeu et du diocèse d'Amiens. La statuette de Notre-Dame de Foy, petite statuette en terre, dure comme pierre de 22 cm de haut, est découverte en 1609 dans un chêne abattu par le charpentier Gilles de Wanlin. Très vite, on crie au miracle : une dévotion extraordinaire voit le jour et des faits miraculeux sont rapportés. L'église abrite aussi l’un des derniers orgues de campagne de la région. Ce type d'orgue ne nécessite pas de matériaux nobles comme l'ébène pour leur fabrication mais possède néanmoins une qualité sonore remarquable.

     


    votre commentaire
  • Bethencourt-Sur-Mer

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'argent au lion de sable, armé et lampassé de gueules, soutenu d'un coupeau de sinople.

                                                                          *

    Par une délibération du Conseil Municipal du 22 juillet 2016, la commune de Béthencourt-sur-Mer a adopté un blason qui reprend sans modification le blason attribué en 2015 à cette commune par un site Internet de créations souvent fantaisistes: «D'argent au coupeau de sinople mouvant en pointe surmonté d'un lion de sable, lampassé et armé de gueules». Quoiqu'à la demande de la commune, un blason historiquement vérifié était, lui, à l'étude depuis 2013...
    Le coupeau peut évoquer la motte féodale toujours existante dans la rue des Bost. Mais il y a une erreur importante au sujet du lion.
    Ce lion "de sable armé et lampassé de gueules" se trouve facilement sur Internet quand il s'agit de rechercher les armes de Jean de Béthencourt (v.1360 - 1425), chambellan du roi Charles VI, puis conseiller du duc de Touraine, explorateur des îles Canaries dont il fut nommé vice-roi par Henri III.
    Mais ce Jean de Béthencourt-là n'était pas du Vimeu! C'était un seigneur normand de haut lignage, seigneur de Grainville-la-Teinturière, et il tirait son nom du domaine de Béthencourt, aujourd'hui commune de Sigy, en Seine-Maritime. Nous sommes loin du Béthencourt picard, et il y a homonymie!
    Internet est la meilleure et la pire des choses; mais les vraies recherches sont meilleures encore. Et on peut se consoler en disant que le lion était aussi, au XIXe siècle, le symbole de l’usine Debeaurain, grande fabrique béthencourtoise de serrures et de cadenas du Vimeu. Mais ce lion-là était était un lion couché sur une clé...
    (Jacques Dulphy)

                                                                   ***

    Il existait au XIIIème siècle une famille de ce nom, on trouve mention en 1257 d'André de Betencourt et en 1275 de Wibert, sire de Betencourt.

    Une motte féodale est encore visible 

    Bethencourt-Sur-Mer

    Au XVIème siècle la seigneurie mouvante de la chatellenie de Saint-Valery consistait en un château bien bâti, il était situé entre les 2 et 10 rue de l'église.

    De 1500 à 1535 on trouve Lancelot de Bacouel, maïeur d'Abbeville, il a épousé Jeanne de Blondel.

    En 1562, Ludovic de Gonzague de Clèves, prince de Mantoue et comte d'Eu, il devait la seigneurie à sa femme Henriette de Clèves.

    Vers 1600 Hector Le Blond, avocat en la sénéchaussée de Ponthieu, maïeur d'Abbeville en 1609.

    Bethencourt-Sur-Mer

    Le Blond : d'azur au chevron d'argent accompagné de trois roses de même.

    Puis son fils ainé  Claude Le Blond en 1630, écuyer et président au Présidial d'Abbeville.

    En 1660 son fils également prénommé Claude, officier d'infanterie, il épouse en 1640 Marguerite Mauquois.

    Bethencourt-Sur-Mer

    de Mauquois 

                                     d'azur à trois trèfles d'or et un besant du même en coeur                                        

    En 1690, un 3ème Claude Le Blond qui épouse Elisabeth de Nacart.

    En 1704 M.d'Urre de Cleuleu par son épouse Charlotte Le Blond qui la lui légua après son décès en 1681, inhumée dans la chapelle N.D des Victoires dans l'église de Saint-Blimont.

    Bethencourt-Sur-Mer

    D'Urre : d'argent à la bande de gueules chargées en chef d'une étoile d'argent

    Après 1720, c'est Marie-Françoise d'Urre qui épousera Charles de Lamiré.

    Bethencourt-Sur-Mer

    de Lamiré : d'argent à la bande de sable accompagnée de six billettes de même.

     

    De 1750 à 1771 Claudine de Lamiré qui épousera Jean-Baptiste Loisel  Le Gaucher du Broutel en 1753, Capitaine des milices garde-côtes et maire perpétuel de Rue, il meurt en 1788.

    Bethencourt-Sur-Mer

    Loisel Le Gaucher : de gueules au chevron d'or accompagné en chef de deux oiseaux affrontés d'argent et en pointe d'un lévrier courant du même, colleté et bouclé d'or.

    Puis jusqu'à la Révolution de 1789, Marie-Anne Le Gaucher du Broutel qui épousera en 1771 François Guilain, baron de France.

    En 1789, ils émigrent en Angleterre, François Guilain y meurt en 1791.

     

    Bethencourt-Sur-Mer

     

     

     

    Bethencourt-Sur-Mer

    Pierre gravée de l'église

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique