• Allenay

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    Parti: au 1er d'or à l'aulne têtard arraché de sinople, au 2e de gueules à l'écusson du champ bordé d'argent.

    *

    Adopté en 1975 sur proposition de Jacques Dulphy.
    Allenay aurait pu reprendre les armes des Truffier, seigneurs en partie de 1491 au 18e siècle (c’est ce blason que présentent quelques sites), mais elle a choisi un blason parti: au 1 d’un aulne (origine du nom et armes parlantes) et au 2 du blason des Vaudricourt, seigneurs aussi en partie du lieu de 1529 à la Révolution.

    Allenay

    De Vaudricourt : de gueules à l'orle d'argent.

    Cette co-seigneurie comprenait l’église, sur le clocher de laquelle (16e siècle) sont sculptées les armes des Vaudricourt, soutenues de deux griffons et timbré d'un heaume à lambrequins..
    (Jacques Dulphy)

    Allenay

    Armes d'Antoine ou Claude de Vaudricourt, écuyer, seigneur d'Allenay au XVIe siècle,
    sculptées au-dessus de la porte du clocher de l'église.
    (Photo Jacques Dulphy, 2013).

    *

    Allenay

    Truffier : de gueules à trois molettes d'or.

    ***

    Eglise Saint-Pierre

    Très retouchée et dénaturée, elle n'en est pas moins fort ancienne.

    Le clocher possède un machicoulis paraissant dater du 17ème siècle.

    Allenay

     

    église en 1873, aquarelle du fond Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville.

     

     

    Allenay

     


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  • La commune ne possède pas de blason officiel

     

    Possession des comtes d'Eu à la fin du 14ème siècle, puis des familles de Bourgogne et de Clèves au 15ème, de Robert et Jean de Torcy au 16ème.

    La seigneurie fut vendue sous Henri IV par Antoine Ollivier, trésorier général à Bourges, aux Rouault de Gamaches.

    Elle fit partie en 1764 de la vente du marquisat de Gamaches à Julien-Ghislain de Pestre, et en 1770 du retrait féodal exercé au profit de Nicolas-Aloph Rouault, pressé par ses créanciers, il ne tarda pas  à aliéner ses terres dont Méneslies.

    Méneslies

    Château en 1866, dessin L.Gillard, bibliothèque municipal d'Abbeville.

    On peut supposer que Louis-Antoine Danzel d'Anville, capitaine de cavalerie aux Gardes du Corps, fit construire avant 1782 l'agréable gentilhommière qu'il délaissa pour se fixer à Aigneville de 1790 à sa mort en 1811.

    Méneslies

    Danzel : de gueules au lion d'or

    Son fils Louis-César n'y habita pas d'avantage.

    Sa petite-fille Nathalie en hérita en 1862, épouse de Camille Mons d'Hédicourt qui fut maire du village..

    Méneslies

    Mons d'Hédicourt : d'azur, au chevron accompagné en chef de deux molettes et en pointe d'une rose, le tout d'or.

    Méneslies

    Armes Danzel et Mons d'Hédicourt sur un vitrail de l'église.

    Méneslies

    Pierre tombale et armoiries dans la chapelle

    Méneslies

    A la génération suivante, Marie-Pauline de Mons épousa Georges Le Vaillant de Plémont, issu d'une famille normande.

    Méneslies

    Le Vaillant : d'azur, à un dextrochère mouvant d'une nuée d'argent, paré de gueules, tenant une épée en pal d'argent.

     

    Légué en 1876 à Elisabeth de La Serna, née Mons d'Hédicourt le manoir échut à sa fille, religieuse, qui s'en défit en 1920.

    Acquis par Etienne Boutté, industriel à Friville, puis Mme Roger Buridard, née Boutté qui transmettra le manoir à sa fille Mme Jean-Edouard Riche.

    Méneslies

    Méneslies

    Merci à Jean-Noël Marchiset

                                                                          *

                                                                 Eglise Saint-Eloi     

    Méneslies

    L'ancienne fut démolie vers 1866 et remplacée par une autre tout en brique, appareillée de pierre, au clocher surmontée d'une tour carrée.

    On y plaça plusieurs vitraux armoriés, aux armes des Danzel d'Anville, de Mons d'Hédicourt et Le Vaillant de Plémont.     

    Méneslies

    Photo : Jean-Noël Marchiset

     


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  • La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Deux seigneuries se partageaient le territoire : La seigneurie de Tully-Ponthieu et celle de Tully Baillage.

     

    1) Tully-Ponthieu

    Jusqu'au 12ème siècle, le domaine appartient aux religieux de l'abbaye de Saint-Valery.

    A partir du 14ème siècle, on trouve Guillaume d'Aigneville, puis Pierre, Jeanne épousera Guillaume de Rubempré.

    Leur fille Jeanne de Rubempré épousera Guy de Domqueur en 1419.

    Tully

    De Domqueur : d'or au chevron de gueules

    On trouve ensuite Jean de Domqueur puis Antoine de Domqueur qui vendit en 1520 à David de la Radde, grenetier au magasin à sel de la ville d'Eu.

    Son héritier Antoine de la Radde lègua à sa fille Ide (Yde) qui épousa en 1559 Nicolas de Frieucourt, seigneur de l'Isle.

    Tully

    de Frieucourt : d''argent au chevron de gueules, accompagné de trois tourteaux du même ordonnés en orle en chef à dextre et de trois billettes de sable ordonnées en orle à senestre et de trois autres du même mal ordonnées en pointe"

    Cette famille garda la seigneurie pendant 150 ans, avec Charles de Frieucourt, lieutenant de cavalerie mort en 1725 et Marie-Madeleine, sa soeur, qui épousera Pierre-Hubert de Fontaines qui mourut dans sa maison de Tully en 1746.

    Le 10 janvier 1770 Nicolas-Aymar, comte de Fontaines, frère du précédent, vendit la seigneurie à Nicolas-Jacques du Wanel de la Bouillarderie, procureur du Roi au grenier à sel d'Abbeville.

    L'acte précise une maison seigneuriale avec une tour.

    Il meurt à Tully en 1804, laissant ses biens à sa soeur Marguerite, épouse de Pierre Briet de Bernapré. Le domaine passa ensuite à Charlotte-Amélie Briet, épouse de Balthazar Le Roux, baron de Feugueray , ils seront le parrain et la marraine de la cloche en 1841.

    Tully

    2 écus accolés sous une couronne de marquis

    Leroux de Feugueray : de sable à la fasce d'argent chargée de trois croisettes de gueules et accompagnée de trois molettes d'argent.

    Briet de Bernapré : d'argent au sautoir de sable, accompagné de huit perroquets de sinople, becqués et membrés de gueules.

    Tully

    Puis Paul de Chauvenet suivi de sa fille Marguerite de Chauvenet qui l'apporte en mariage en 1883 à Gaston de Roucy, mort en 1915 en Allemagne. 

    Le château était une agréable demeure sans caractère particulier, vraisemblablement reconstruite sous la Restauration.

    Il appartenait vers 1930 à M.Buiret qui l'avait fait restaurer en prenant soin de lui conserver son cachet ancien.

    Tully

    Tully

     

    Il appartient désormais à la famille Petit.

    Tully

    Merci à JN.Marchiset

    2) Tully-Baillage

    Possession de la famille Gaillard au 17ème siècle.

    Le 23 mars 1700, on procéda à l'inhumation dans l'église de Geoffroy de Gaillard-Longjumeau, capitaine de cavalerie, mort en sa maison de Tully à l'âge de 75 ans.

    Tully

    Son cousin Nicolas-Antoine de Grouches, seigneur de Huppy, hérita du domaine, qu'il laissa en 1751 à sa fille Marie-Geneviève, marquise de Thézy.

    En 1778 et 1779 les affiches de Picardie proposaient à la vente la seigneurie, la marquise fit passer une nouvelle annonce en 1787 et vendit cette fois tout ce qu'elle possédait à Tully.

     

                                        Eglise Saint Firmin du 16ème siècle     

                                                       Pierres tombales dans la sacristie      

    Tully

    Tully

                               


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  • Friaucourt

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

     

    D'argent à six losanges de sable, 3, 2 et 1.

    *

    Le blason de la commune de Friaucourt, reprend le sceau de Jean de Friaucourt en 1257, seigneur du village.

    La seigneurie de Friaucourt en Vimeu fut tenue, dès et avant 1211, par une famille De Friaucourt (ou De Frieucourt), aujourd'hui éteinte, dont le premier connu (Belleval, Fiefs et seigneuries du Ponthieu et du Vimeu) est Enguerran de Friaucourt, chevalier.

    Le dernier seigneur du nom fut, de 1480 à 1516, Olivier de Friaucourt.

    Après lui, le domaine passa en d'autres familles, jusqu'à Françoise d'Auxi dont les armes sont sculptées sur la chaire de l'église.

    Friaucourt

    Dessin de L.Gillard (collection Macqueron) bibliothèque municipale d'Abbeville

    Friaucourt

     

    Échiqueté d'or et de gueules de cinq tires.


    Les De Friaucourt, du moins depuis le 17e siècle, ont porté: "D'argent au chevron de gueules, accompagné de trois tourteaux du même ordonnés en orle en chef à dextre et de trois billettes de sable ordonnées en orle à senestre et de trois autres du même mal ordonnées en pointe". Ce sont ces armes qu'a relevées la commune de Bouvaincourt-sur-Bresle (80). En effet, les De Friaucourt possédèrent, après celle de Friaucourt, la seigneurie du hameau de L'Isle-Saint-Hilaire, sur la paroisse de Bouvaincourt, de 1510 à 1728.

    Friaucourt

    Mais il semble que la famille De Friaucourt ait porté, avant le XVIIe siècle, d'autres armes. En effet, le sceau d'un Jehan de Friaucourt, chevalier, sire de Friaucourt, appendu à une charte de 1257, porte un écu losangé. Un autre Jehan de Friaucourt, écuyer en 1356, chevalier en 1370, porte sur son sceau (quittances de gages pour services de guerre, collection Clairembault, BN) un écu à six losanges.
    C'est cet écu à six losanges qu'a choisi de relever avec des émaux de son choix (ceux de la famille restant inconnus), la commune de Friaucourt en 2018.

    Les drapeaux "au coq" très Louis-Philippe sur le site internet de la commune, allusion peut-être au résidant royal du château d'Eu presque voisin, sont de fantaisie.

    Friaucourt


    (Jacques Dulphy)

    Armoiries de Claude de Frieucourt (Armorial d'Hozier), avec un chevron de sable !

    D'argent au chevron de sable, accompagné de trois tourteaux de gueules, ordonnés en orle en chef à dextre et de trois billettes de sable en orle à senestre, et de trois autres du même mal ordonnées en pointe.

    Friaucourt

     

     

     

     

    Friaucourt

    château

                                                                  

     Eglise Notre-Dame de la Nativité

    Friaucourt

    1865 aquarelle bibliothèque municipale d'Abbeville

    Friaucourt

    église et mairie

    Friaucourt

    porche daté de 1578, encadré par 2 C entrelacés et 2 A,   les armoiries ont été effacées.

     

    Friaucourt

     

    Photo aimablement transmise par Jean-Noël Marchiset 

    Friaucourt

    Dalle funéraire de Louise-Charlotte de Créquy , décédée en 1754

    veuve du marquis Claude-François de Gouffier, décédé en 1724

    Reposent également

    Louis de Créquy décédé en 1696, et son épouse Antoinette de Caullière, décédée en 1731

    Jeanne de Caullière décédée en 1698

    Marie-Madeleine de Créquy

    Henri d'Auxy

     

     


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  • Woignarue

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    Coupé: au 1er parti au I de sable à la bande d'argent chargée de trois mouchetures d'hermine de sable, au II d'argent à trois bandes de sable, au 2e d'argent à trois tourteaux de gueules; sur le tout, d'argent à la bordure de gueules.

    ***

    Le blason de Woignarue a été adopté à la fin des années 1980 sur proposition de Daniel Toulet, président du comité de jumelage avec Werden (Allemagne), d'après les recherches historiques de Charles Lecat, historien et conteur du Vimeu, originaire du village (1898-1988).
    Ce blason combine les blasons de deux familles qui habitaient Woignarue au XVIIe siècle: les d'Amerval (d'argent à trois tourteaux de gueules)

    Woignarue

    et les Le Prévost de Romerel (écartelé, aux 1 et 4 de sable à une bande d'argent chargée de trois mouchetures d'hermine; aux 2 et 3 d'argent à trois bandes de sable; un écusson d'argent bordé de gueules sur le tout).

    Woignarue


    La seigneurie ne leur appartenait pas, mais était tenue par l'abbaye de Saint-Valery. François d'Amerval, écuyer, seigneur en partie de Montigny-en-Vimeu (fief à Citernes), habitait Woignarue en 1660; les frères Le Prévost, Charles et Antoine, écuyers, seigneurs du Romerel (fief, sans doute à saint-Valery-sur-Somme), y habitaient en 1693.
    (Jacques Dulphy)

    ***

    Eglise Ste Marie-Madeleine

    16ème et 19ème siècle

    Woignarue

    en 1853

    Woignarue

     

     


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