• Ergnies

    http://armorialdefrance.fr/ 

     

    De gueules au cavalier armé, casqué et cuirassé d'argent, éperonné d'or, brandissant de sa main dextre une épée d'argent garnie d'or posée en fasce, tenant sur son bras senestre un écu d'or à trois bandes d'azur, chevauchant un cheval cabré d'argent, bridé, sellé, harnaché de sinople et morsé [au mors] d'or.

    ***

    Ergnies a constitué l'une des premières communautés affranchies du nord de la France.
    La charte communale d'Ergnies a été octroyée le 6 décembre 1210 par Guillaume, comte de Ponthieu et de Montreuil. Le document sur parchemin est encore conservé aux Archives de la Somme, mais le sceau manque. Cependant, ce sceau est connu par un témoignage: celui de Dom Grenier, historien picard du XVIIIe siècle, qui indique que le "scel" d'Ergnies représentait "un homme à cheval armé de toutes pièces". Ce témoignage fut repris au XIXe siècle par plusieurs historiens du Ponthieu.
    La liberté communale accordée aux habitants d'Ergnies (ou Everciniens) fit long feu: dès le début du XVIe siècle, toute trace des institutions communales médiévales d'Ergnies sont déjà oubliées: la riche abbaye des moines célestins d'Amiens, déjà propriétaire de nombreux autres domaines en Picardie, s'est substituée au conseil échevinal. Les célestins sont devenus "seigneurs" d'Ergnies; ils le resteront jusqu'à la Révolution.
    Sur le sceau d'Ergnies, le cavalier en armure n'est autre que le comte de Ponthieu. Le blason communal, présenté pour la première fois sur le bulletin communal de 2011, reprend l'homme à cheval armé de toutes pièces; il brandit une épée et porte un écu, sur lequel ont été posées les armes du Ponthieu "ancien", à savoir: d'or à trois bandes d’azur, sans bordure.

    Ergnies


    (Jacques Dulphy)

    ***

    Ergnies

    Héritage de l'époque médiévale, c'est un village rond, si le rempart de terre qui l'entourait a disparu, l'aspect concentrique a perduré, témoignage d'une communauté sans seigneur.

    Les célestins, riches moines d'Amiens, avec leur "château" (l'ancienne école agricole) seront les seigneurs jusqu'à la Révolution.

    Ergnies

     

    *

    Eglise Saint Wulfran

    XVII ème siècle, entièrement rénovée.

    Ergnies

    1858

    Ergnies


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  • Gorenflos

     

    http://armorialdefrance.fr/

    De gueules au chevron d'or accompagné de trois trèfles du même.

     

    Une figuration du blason de la famille Ballen de Gorenflos, seigneurs de Gorenflos de 1510 (avec Jeanne Briet, épouse de Jean de Ballen, écuyer, conseiller du roi en Ponthieu) à Jean de Ballen (seigneur jusqu'en 1574) a été remise, en 1990, par le maire d'Oneux et conseiller général Daniel Dubois, lors d'un échange de jumelage entre Saint-Riquier (80) et Friedsrichstal (Allemagne) à Gustav Gorenflo, alors maire de Friedrichstal descendant d'habitants de Gorenflos, huguenots réfugiés en Allemagne au 17e après la révocation de l'Edit de Nantes.
    Les Ballen de Gorenflos étaient aussi seigneurs du Festel (aujourd'hui, commune d'Oneux, 80). Une statue de l'église du Festel (commune d'Oneux) représentant une abbesse de Berteaucourt de cette famille ( 16e siècle), agenouillée devant une statue de la Vierge, porte ce blason des Ballen de Gorenflos.
    (Jacques Dulphy)

    Gorenflos

    Broderie en fils de soie, d'or et d'argent représentant la crucifixion avec la Vierge et Saint Jean.

    La base des colonnes portent les armoiries d'une abbesse de la famille Balen de Gorenflos, datée 1ère moitié du XVIème siècle.

    Adjugée aux enchères en 2010 pour 1100 Euros.

    Gorenflos

    *

    La seigneurie était tenue de Domart  avec une maison seigneuriale, on trouve au 15ème siècle  Jean de Queux, lieutenant du sénéchal de Ponthieu.

    Agnès de Queux épouse en 1423 Jean Sarton.

    En 1448 apparaît Jean Briet, puis Pierre en 1471 et Hue Briet en 1498.

    En 1510 Jeanne Briet épouse Jean de Ballen, écuyer, conseiller du roi en la sénéchaussée du Ponthieu.

    En 1570 Jean de Ballen, écuyer, mort sans postérité, lègue à son cousin Jean de Maupin 1571-1594, conseiller du roi et cinq fois maïeur d'Abbeville.

    Sa fille Marguerite de Maupin épouse Gilles de Sacquespée.

    Gorenflos

    En 1670 Marguerite de Sacquespée épouse Jean Gouiez, employé des fermes, dont son père n'a ratifié le mariage qu'en 1702.

    La seigneurie fut ensuite vendue aux enchères en 1760, au profit de Claude-François Le Roy, marquis de Valenglart.

    Le dernier seigneur en 1789 fut Gaspard-Joseph Moreau, grand-Bailli d'épée de Montreuil sur Mer, ancien officier du Corps royal du génie.

    Le château a été construit en 1880 par Charles-Adolphe Dupuis qui avait épousé Adèle Buteux, il fut maire de la commune.

    Son fils Charles Dupuis lui succède, puis sa fille Louise qui épousera Armand-Jean-Marie de Bonnières.

    Gorenflos

    En 1943, l'armée allemande installa une rampe de lancement de V1 dans le parc, le château a été détruit par un bombardement allié le lundi de Pentecôte 1944, il restait les deux ailes très ébranlées qui furent détruites par la suite. 

     

     

    ***

    Eglise Saint-Martin

    Gorenflos

    Ancienne église en 1858

    Gorenflos

    Nouvelle église en 1872

     


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  • Buigny l'Abbé

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

     D'azur à l'arbre d'or accompagné de quatre fleurs de lis du même.

     

    Adopté en juillet 1992.

    Proposé en 1991 par Alain Trancart, conseiller municipal, et Henri Leriche, maire, d'après une demande faite auprès de Jacques Dulphy. Il a orné, notamment, les premiers bulletins municipaux.
    L'arbre symbolise à la fois l'origine du nom (le petit bois) et rappelle l'arbre de la liberté, un orme, qui était la fierté du village et qui est mort au début des années 1970. Le champ d'azur et les lys sont un rappel des armes de Saint-Riquier, bourg immédiatement voisin (d'azur semé de fleur de lys d'or), célèbre pour son abbaye royale, et dont les abbés furent de tous temps féodaux les seigneurs du lieu.

     

    D'où le nom de la commune.

    Buigny l'Abbé

    *

    Buigny l'Abbé

     

    Blason en façade de la mairie.
    Sculpté par Dominique Debrie.
    (Photo Jacques Dulphy, 2014)

     

    Buigny l'Abbé

     

    Décor sur la place.
    (Photo Jacques Dulphy, 2013

     

     

    Buigny l'Abbé

     

    Blason peint dans la mairie.
    (Photo Jacques Dulphy, 2012)

     *

    Eglise Saint Jean-Baptiste

    Buigny l'Abbé

    Buigny l'Abbé


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  • Argoules

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    Palé d'or et de gueules de huit pièces.

    *

    Depuis le début des années 2000, la commune utilise, avec parcimonie, des armes "Palé d'or et de gueules de huit pièces". Ces armes sont déjà données comme étant celles de la commune d'Argoules à la fin du XIXe siècle par Roger de Figuières -sans préciser le nombre de pièces- dans son "Armorial du département de la Somme" extrait du "Cabinet historique de l'Artois et de la Picardie" (1892, tome 7, p 194).
    Ces armes sont, à l'origine (et on leur a ajouté deux pièces), celles de la famille De Bensérade, qui possédait la seigneurie d'Argoules aux XVIe et XVIIe siècles.
    Anne Blondel, fille de Jean Blondel, dit Galois, chevalier et baron d'Argoules, épousa Paul de Bensérade, chevalier, grand maître de l'artillerie de France, qui fut tué en 1512 d'une pièce d'artillerie à la bataille de Ravenne, et fit entrer le domaine dans cette famille. Leur fils Louis, écuyer, fut seigneur d'Argoules, Rieux et Dominois jusqu'en 1535 (il fit construire le château d'Argoules après son mariage en 1524). Les De Bensérade ayant acquis le château de Rosay, près de Lyons, en 1621, la seigneurie d'Argoules fut vendue et passa en d'autres familles.
    René de Belleval (Nobiliaire du Ponthieu et de Vimeu, 2e édition, 1876, p 164 et suivantes) donne cette famille De Bensérade comme originaire du Brabant, avec une généalogie attestée depuis le milieu du XVIe siècle. Il précise qu'elle est éteinte, et rappelle ses armes: "palé d'or et de gueules", donc de six pièces (et non de huit) par défaut de précision.

    Argoules



    (Jacques Dulphy)

    ***

    Possession d'une famille d'Argoules au 12ème siècle.

    Passée par alliance aux Cambron au 13ème, à Philippe et Galois Blondel au 15ème.

    Puis à Jean de Sainte Aldegonde par alliance avec Catherine Blondel.

    En 1437, elle fut à ruine et toute détruite par la guerre, victime d'une opération lancée par la garnison anglaise du Crotoy.

    Argoules

     de Sainte-Aldegonde : d'hermine à la croix de gueules, chargée de cinq quintefeuilles d'or.

    Saisie en 1505 sur Jacques de Ste Aldegonde, elle fut adjugée à Jeanne d'Ailly, dit de Ligny, qui fut la seconde épouse de Paul de Bensérade, grand maître de l'artillerie de France, qui meurt en 1512 au siège de Ravenne.

    C'est son fils Louis de Bensérade qui dut faire construire le château après son mariage avec Marguerite de Boufflers en 1524.

    Leur fils Paul de Benserade fut élevé auprès du duc de Nevers, mais mourut jeune d'un accident de cheval.

    Leur fille Anne-Françoise n'eut pas de postérité et la seigneurie passa à son cousin Nicolas de Benserade dont les successeurs, maîtres des Eaux et Forêts de Gisors et de Lyons, délaissèrent leurs terres picardes.

    Jean-Baptiste de Benserade céda en 1669 à Nicolas de Frémont, grand audiencier de France et l'un des plus gros propriétaire foncier de Haute Normandie.

    Argoules

    de Frémont : d'azur à trois têtes de léopards d'or.

    En 1713, ses héritiers vendirent la terre à Jacques Godart, président-trésorier de France à Amiens.

    Argoules

    Godart : d'azur au chevron d'or, accompagné de deux étoiles de même en chef, et d'un cygne d'argent, membré rt becqué de sable, en pointe.

    Succéda Jacques-François Godart, capitaine d'infanterie, qui épousa en 1770 Marie-Anne Sanson du Caurroy.

    Née de ce mariage Marie-Anne Godart épousa Alexandre Jourdain de l'Etoile qui fit restaurer le château auquel il donna un décor néo-gothique.

    ArgoulesMerci à Jean-Noël Marchiset

    Robert Jourdain de l'Etoile épousa en 1882 Solange de Jouvencel.

    Argoules

    d'azur, à une fasce ondée d'argent, accompagnée de trois palmiers arrachés d'or, deux en chef et un en pointe.

    Argoules

     

     

    Au lendemain de la dernière guerre, le domaine appartenait à Jacques Jourdain de l'Etoile et à son épouse Bernadette de Hauteclocque.

    Devenu dans les années 1980 la propriété de Raymond Dupont, descendant du fondateur de la banque Dupont à Valenciennes.

    Le domaine a été de nouveau vendu.

     

    Argoules

    Façade sur le parc

    Argoules

     *

    Eglise Saint Germain

    Argoules

    Photo: Ybroc

    15 et 16ème siècle

    Les vitraux de la même époque sont classés, les armoiries des Jourdain de l'Etoile et de Jouvencel sont représentées sur les vitraux .

    Argoules

    Argoules

     

    Argoules

     

    Argoules

    De Jouvencel : d'or à deux palmes adossées de sinople, mouvant d'un croissant de gueules, au chef cousu d'argent chargé d'une aigle naissante de sable. 

    Argoules

    Statue du saint patron 


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  • Vercourt

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'argent à la croix ancrée de sable; chapé d'azur chargé de deux étoiles d'argent; le tout sommé d'un chef d'or chargé de deux pals de sable accompagnés de trois merlettes de gueules.

    ***

    Ce blason a été conçu par Jacques Dulphy à la demande du Conseil Municipal, et adopté le 21 décembre 2018, suivant le dessin qu'en a réalisé Daniel Juric.
    Il associe les armes de deux familles qui ont marqué l'histoire du village: les De Gourlay et les Lefebvre du Grosriez.
    Les De Gourlay (ou De Gourlé) furent seigneurs du domaine dit "du château" durant tout le XVIe siècle ; ils portaient: d'argent à la croix ancrée de sable.

    Vercourt

    Blason de la famille De Gourlay.
    Armorial des contrées et villes de Picardie; planches de collages d'aquarelles, 1842, détail.
    Collection Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville.
    (Aimablement transmis par Jacques Dulphy)


    Les Lefebvre du Grosriez en furent seigneurs de 1742 à la Révolution. De plus, cette famille donna un maire à Vercourt: François-Charles-Henri Lefebvre du Grosriez, écuyer, né à Abbeville en 1801, maire de Vercourt puis de Forestmontier. Cette famille portait: d'azur à la fasce d'argent accompagnée de trois étoiles du même, au chef d'or chargé de deux pals de sable accompagnés de trois merlettes de gueules.
    (Jacques Dulphy)

    Vercourt

    Vercourt

     

    château du 19ème siècle

    Vercourt

    Photo : Jean-noël Marchiset

     

    Eglise Saint Saturnin

    Vercourt

     


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