• La commune ne possède pas de blason.

     

    Projet de blason proposé par Jacques Dulphy, associant les armes de la famille de Bernetz et celles des de Goussancourt, l'étoile en chef rend hommage aux Américains en rappelant que ce fut la première attaque d'une division US au cours de la Première Guerre Mondiale.

     

    Cantigny

     

     

    La terre et seigneurie appartenait vers le 16ème siècle à Jean de Sains.

    En 1593, Frédéric de Bernetz, écuyer, comparait comme seigneur de Cantigny lors de la convocation des Etats de la Ligue.

    Cantigny

    de Bernetz : de gueules, à trois chevrons d'or.

    En 1730, on trouve François de Sacquespée.

    Sa veuve Aimée Renée de Monchy, donna en 1737, une maison à l'un de ses dpmestiques, nommé Jacques Lalouette, pour le récompenser de ses longs services.

    Cantigny

    de Monchy : de gueules à trois maillets d'or.

    En 1747, elle donna à son cousin Louis-Pierre de Monchy la propriété de 30 journaux de terre au lieu-dit "Le camp de Mailly et du Bois des Routis", et l'érigea en fief.

    En 1760, la seigneurie appartenait à Charles de Goussencourt de Grivesnes, il avait épousé Marie de Coullanges.

    Cantigny

    de Goussencourt : d'hermine au chef de gueules.

    devise : Malo Mori Quam Foedari (Mourir plutôt que faillir)

    Le fief du bois des Routis qui appartenait à Louis-Pierre de Monchy depuis 1747, fut acheté à sa veuve Antoinette de Formé, par Jean-Baptiste de Pille, écuyer, conseiller du Roi, contrôleur du greffe et procureur de la Chambre des Comptes.

    Cantigny

    d'azur, à trois bandes ondées d'argent (gouache de Marcel Stiennon 1975)

    Il le donna en 1777 à son fils Jean-Baptiste-Louis de Pille.

    Cantigny

    d'or, au chevron d'azur chargé de trois étoiles d'argent, accompagné en chef de deux têtes de cheval affrontées de sable et en pointe d'un lion rampant de même.

     

    Il a existé un château brique et pierre construit en 1850 par Charles Massart, maire de Cantigny, il disparut totalement pendant la Première Guerre Mondiale, en 1918.

    Le seul vestige existant est un morceau du perron sur un soubassement de briques dans une pâture.

    Cantigny

    en 1903

    Cantigny

    Cantigny

    On peut y lire cette inscription :

    « Du château que je fus

    Reste ce seul perron

    J’aurais bravé le temps

    J’ai cédé au canon

    Et ce ne fut pas long. Avril 1918 ».

    Source : « le Journal du Cercle Maurice Blanchard ».Mars 2013. Cantigny: le château du Second Empire, par Anne Parvillé.  

     

    • En 1918, les Américains participèrent à la bataille de Cantigny du 28 au 31 mai 1918. Ce fut là leur premier engagement majeur de la Grande Guerre. Plus de 1 000 soldats américains ont été mis hors de combat durant cette bataille, 199 sont morts. Ces soldats sont enterrés au cimetière américain de la Somme à Bony dans l'Aisne.

     

    *

    Eglise de la Nativité de la Vierge

    Cantigny

    ancienne église

    Reconstruite après 1918.

    Cantigny

     


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  • La commune ne possède pas de blason.

     

    Projet de blason proposé par Jacques Dulphy associant les armoiries des familles de La Tournelle, de Chambly et de Rune.

    Warsy 

     

     

    Possession de la famille de La Tournelle du 12ème au 14ème siècle, on trouve Roques de La Tournelle en 1170.

    Warsy

    de La Tournelle : d'or, aux cinq tourelles tourellées de trois pièces de sable.

    Puis la famille de Chambly à partir du 16ème, Jean de Chambly en 1567 puis Jacques de Chambly.

    Warsy

    de Chambly : de gueules à trois coquilles d'or.

    La commune est dévastée par les Espagnols en 1636

    En 1638 Charlotte de Chambly apporta la seigneurie en mariage à Jacques de Rune, seigneur de Vieux-Rouen, il fut inhumé en 1670 dans l'église voisine de Guerbigny.

    Warsy

    de Rune: d'argent, au sautoir d'azur cantonné de quatre alérions de gueules.

    Son fils Claude-François mourut en 1703, 2 ans avant son petit-fils Antoine, capitaine de chevau-légers, tué en Italie, il avait épousé Charlotte Pingré.

    Né en 1688 à Warsy, Jacques-Antoine, premier marquis de Rune, épousa en 1718 Marie-Renée de Boufflers, la fille de son voisin de Remiencourt, c'est lui vraisemblablement qui dut faire construire le château vers 1725, il meurt en 1740 à Paris.

    Warsy

    Son fils Charles-François (1722-1788), lieutenant-colonel du duc de Lorraine, il mourut à la veille de la Révolution, sans postérité de son alliance avec Anne-Charlotte de La Myre.

    Le domaine revint à son neveu Alexandre-François dont l'épouse Adélaïde de Folleville était originaire de Manancourt.

    Vinrent ensuite Alain-Charles qui épousa en 1825 Amélie de La Tour du Pin-Chambly de La Charce, puis Alexandre (mort en 1879) et son petit-neveu Gabriel-Ulric qui mourut en célbataire en 1892.

    C'est à la comtesse de Villiers de Rune, soeur du dernier marquis de Rune, que l'on doit la complète restauration du château, très gravement endommagé au cours de l'offensive allemande sur l'Avre en mars 1918.

    Warsy

    Occupé par l'armée allemande et l'Etat-Major de la Xème division d'infanterie, à nouveau occupé de 1940 à 1944, saccagé et vandalisé.

    La famille de Villiers de Rune conserva le domaine jusqu'en 1994. 

    Warsy

    vitrail dans l'église avec les armoiries des de Rune à droite et celles des de Villiers à gauche (merci à J.Dulphy).

    *

    Eglise Sainte Madeleine

    construite de 1833 à 1836 sur l'emplacement de l'ancienne chapelle castrale, restaurée après 1918.

     

    Warsy


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  • La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Projet de blason proposé par Jacques Dulphy, associant les armes simplifiées de la famille Aubé de Braquemont, au parti dextre, et celles de la famille de Lécourt au parti senestre.

    Damery

     

    Au début du 15ème siècle la seigneurie appartenait à Jean de Lécourt, originaire de Champagne.

    Damery

    de Lécourt : écartelé : aux 1 et 4, d'argent à l'aigle bicéphale de sable, becquée et membrée de gueules.

    Aux 2 et 3, d'azur au pal d'argent, chargé de trois tourteaux de sinople.

    En 1440, Clémence de Lécourt, héritière de Damery, épousa Quentin Aubé, écuyer, seigneur de Braquemont, il décède en 1483.

    Florent Aubé, son petit-fils, racheta à ses cousins leurs droits sur la seigneurie, il épousa Marie Boileau, il meurt en 1539.

    Damery

    Aubé de Braquemont : de gueules, à huit losanges d'argent en croix.

    Ses successeurs Quentin et Florent II servirent dans les compagnies d'ordonnances du Roi.

    Sous Louis XIII, Florent III Aubé de Braquemont épousa Catherine du Toc, première femme de chambre de la reine, lieutenant du gouverneur de Montdidier, il défit un détachement d'Impériaux devant les murs de la ville en 1636, ce qui amena les Croates à saccager le village de Damery.

    Damery

    En 1653, lors du siège de Roye, les troupes de Condé saccagent à nouveau le village.

    Le château est relevé à la fin du 17ème siècle probablement par son fils Louis, capitaine de chevau-légers de la Garde du Roi puis gouverneur de Montreuil, il épousa Louise Machat de Pompadour dite de Meschaussée en 1658, il meurt en 1728.

    Damery

    Leur fils Louis Aubé de Braquemont (1713-1761) épousa Marie-Françoise d'Incourt.

    Leur héritier Louis-Alexandre Aubé de Braquemont (1737-1799), mousquetaire du Roi, épousa en 1764 Louise-Adélaïde de Faÿ, sa voisine de La Chavatte, ils cherchèrent à louer le château de La Chavatte, tandis qu'ils faisaient agrandir celui de Damery.

    Alphonse Aubé de Braquemont (1800-1892) fut maire de la commune de 1825 à 1852, à sa mort en 1892, lui succéda sa soeur Marie-Louise, épouse d'Albert de Chauvenet.

    Damery

    La comtesse Camille de Fautereau, née Jeanne de Chauvenet possédait le château à la veille de la Grande Guerre, qui n'en a rien laissé subsister, on n'en reconnait même plus l'emplacement au nord de l'église.

                                                             *

                                                   Eglise Saint Vaast

    L'ancienne fut détruite lors de la Première guerre mondiale.

    Damery

    Ancienne église avant 1918.

     

    Damery

    Nouvelle église reconstruite après guerre, photo 1939.


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  • La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Projet de blason proposé par Jacques Dulphy en reprenant les armes de la famille de Saint Fussien avec une divise ondée symbolisant la rivière des Trois Doms.

    Courtemanche

     

    En 1220 vivait Enguerrand de Courtemanche.

    En 1290 Gilles de Compiègne s'intitule Sire de Courtemanche

    En 1358 le seigneur est Jean de Clermont.

    Courtemanche

    de Clermont : de gueules à deux bars d'or, l'écu semé de trèfles du même, un lambel d'argent à trois pendants posé en chef et brochant sur le tout.

    Il existait alors un château-fort avec tours, pont-levis et fossés remplis d'eau.

    Il n'en reste plus que la butte sur laquelle il était élevé, l'emplacement s'appelle encore " le château".

    Pendant la révolte de la Jacquerie, le château fut assiégé et brûlé.

    En 1567, Nicolas d'Aumale en est le seigneur, le château est rebâti.

    Courtemanche

    d'Aumale : d'argent à la bande de gueules, chargée de trois besants d'or.

    Il fut occupé par les troupes royalistes pendant la Ligue, le gouverneur de Montdidier ordonna le démantèlement de ses fortifications en 1591.

    Mme de Saint-Romain, dame de Courtemanche, résista, mais quelques temps plus tard les défenses furent abattues, le château perdit de son importance et ce qui en restait disparu tout à fait durant la guerre de Trente ans, les Espagnols incendièrent le château.

    La seigneurie appartient au 18ème siècle à M. Charles-Antoine de Saint Fussien, il sera le dernier seigneur, bienfaiteur de la commune, une plaque de marbre encastrée dans la mairie en rappelle le souvenir .

     

    Courtemanche

     

     

    de Saint-Fussien: de gueules, à trois coupes d'or, accompagnées de trois trèfles du même.

    * Le village fut en partie détruit pendant la Première Guerre.

    Le Forestel

    Possession de Jean de Dineure, chevalier, par son épouse Isabelle de Jumelles (Jumel) en 1414.

    En 1428 Jean du Maisniel, maïeur de Montdidier, en devient l'acquéreur.

    Possession des Cailleu à partir de 1481.

    Puis acquise vers 1580 par Antoine de Bellejamme, protestant, la terre fut saisie et adjugée en 1607 à Pierre du Four, receveur à la Chambre des comptes de Paris, elle demeura dans sa descendance jusqu'en 1719, date de sa vente à Charlotte Maillard.

    Elle l'apporta en dot à Antoine de Saint-Fussien, il laissa un fils Charles-Antoine qui vendit l'ancien manoir et la terre au début du 19ème siècle à Félix Cauvel de Beauvillé. 

    Remanié, restauré et consolidé à plusieurs reprises, notamment après le passage des Espagnols.

    En 1653, le manoir consistait en un corps de bâtiment en pierre, élevé de deux niveaux, une grande arcade en tiers-point ouvrait sur le passage charretier qui conduisait à la cour, au pied d'une sorte de châtelet découronné, le gros oeuvre remontait sans nul doute au 14ème siècle, sinon au 13ème.

    Courtemanche

    Epargnée par les destructions de 1914-1918, la chapelle se situe dans la cour d'une ferme, près de la route de Moreuil. C'est un intéressant édifice voûté sur croisée d'ogives.

    Courtemanche

     

    *

    Eglise Saint Pierre

    L'ancienne était en pierres blanches, une plaque à l'intérieur  : Pierre de Sainneville, bourgeois de Montdidier a fondé cette église e, mémoire de son fils Pierre de Sainneville qui perdit la vie au service du Roi.

    Courtemanche

    en 1876

    Très endommagée pendant la Première Guerre, elle fut reconstruite en briques dans l'entre-deux-guerres.

    Courtemanche

    photo Claude Deroletz


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  • Egalement nommée localement Ayencourt-le-Monchel.

     

    La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Projet de blason empruntant aux armes du chapitre Notre-Dame de la Cathédrale de Paris, deux fleurs de lis plus un lis blanc monté en sceptre marial.

    Ayencourt

     

    La seigneurie relevait de la salle du Roi à Montdidier.

    Mathieu de Séchelles (apparenté aux Soyecourt) était seigneur en 1367.

    Ayencourt

    de Séchelles : d'argent, fretté de gueules, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'argent.

    Il y avait une tour carrée pour la demeure du seigneur et un château-fort avec fossés sur 12 journaux de terre, servant à la défense de Montdidier, il ne rendait plus service quand la ville de Montdidier fut rattachées au royaume de France, il fut probablement démantelé Par Louis XI ou Richelieu....aucun document ne mentionne l'endroit où il était situé !

    Ayencourt

    de Hangest : d'argent à la croix de gueules, chargée de cinq coquilles d'or.

    Jean de Hangest, seigneur de Heuqueville, vendit la terre et seigneurie au commencement du 15ème siècle au chapitre de la cathédrale Notre-Dame de Paris qui en obtint des lettres d'amortissement du Roi Charles VI en 1406.

    Ayencourt

    armes du chapitre N-D de Paris

    Au 18ème siècle, le chapitre fit édifier un manoir près de la rivière des Trois Doms, c'était une petite construction en briques fort élégante, il était habité par un "fermier" qui régissait les terres, percevait les impôts et rendait la justice.

    Le chapitre conserva la seigneurie jusqu'à la Révolution.

    Appréhendé comme bien national et mis aux enchères, il échut à Jean Dupuy, écuyer, demeurant à Domfront.

    Il légua à sa fille Denise, veuve de Louis-François Luglien Aubert de Montoviller, sous-préfet de Montdidier, par testament en 1828.

    En 1861, Mme de Montoviller et Mme Marie-Françoise-Clémentine Ermance de Montoviller, douairière veuve de Louis-Jean-Estève Comte Puget, vendirent moyennant le prix de 30.000 fr or à Charles-Louis-Ulric, comte de Rune, propriétaire du château de Warsy, et Marie-Antoinette du Bourg de Bozas, son épouse.

    Ayencourt

    de Rune : d'argent, au sautoir d'azur cantonné de quatre aiglettes au vol abaissé, de gueules.

    Ils firent restaurer le château, agrandir les bâtiments et aménagèrent un beau parc.

    Ayencourt

    Le comte de Rune étant décédé en 1874, sa veuve vendit le château et les terres à Alfred-Etienne Deflers, entrepreneur à Paris, au prix de 50.000 fr or.

    Mis en vente, il fit acquis en 1898 par Mme Gabrielle Schwartz, épouse de Louis-Lucien Klotz, conseiller général du canton de Rosières en Santerre.

    Le château connut alors des heures fastes, M.Klotz étant un personnage très en vue de la IIIème République, il y recevait de nombreuses personnalités de la politique jusqu'à la guerre de 1914.

    Il fut député de l'arrondissement de Montdidier, maire de la commune, président du Conseil Général de la Somme, il entra dans de nombreux ministères, comme ministre des finances du cabinet Briand depuis 1910, du cabinet Poincaré, ministre de l'intérieur du cabinet Barthou en 1913, ministre des finances du cabinet Clémenceau en 1917 jusqu'en 1919.

    Son épouse était d'une bonté proverbiale envers les malheureux et déshérités.

    Le 11 août 1918, M.Klotz ayant déjeuné aves Georges Clémenceau dans les ruines de Montdidier libéré la veille, reçu le président à son château, en partie démoli par le bombardement d'artillerie.

    Ayencourt

    Ayencourt

    M.Klotz et Clémenceau

    Il entreprit la restauration du château après la guerre, malheureusement un architecte fou ou inconscient, allait mutiler l'ordonnance de la belle façade donnant sur la cour d'honneur.

    La restauration fut interrompue par le décès de M.Klotz qui après des déboires  mis fin à ses jours en 1930.

    Mme Klotz fera don à la commune de terrains pour édifier la Mairie-Ecole et pour installer le nouveau cimetière.

                                                          *

    Le Monchel était le chef-lieu de la seigneurie des Petites Tournelles, qui était tenue du fief des Grandes Tournelles à Montdidier.

    René de La Tournelle en était le seigneur en 1383.

    Thibault de Mailly, par donation de Marie de Hangard en 1581.

    La famille de Mailly-Nesle jusqu'au milieu du 17ème siècle.

                                                           *

                                               Eglise Saint-Martin

    L'ancienne église était située dans le cimetière jouxtant le château, construite en pierres et pouvait être du début du 16ème siècle.

    Ayencourt

    en 1875

    Le bénitier portait la date de 1652.

    Ayencourt

    Bombardée pendant la Première Guerre, elle fut démolie.

    Ayencourt

    Dès que le village se fut relevé de ses ruines, on reconstruisit l'église au pied de la colline du Monchel.

    Ayencourt

    Photo : APictche


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