• Ailly le Haut-Clocher

    http://armorialdefrance.fr/ 

     

    De gueules au chef échiqueté d'argent et d'azur, au clocher d'argent mouvant de la pointe et brochant sur le tout.

    Le chef échiqueté est celui des seigneurs d'Ailly

    Le clocher évoque le nom du village.

     

    Ailly-le-Haut-Clocher s'est appelé Ailly-en-Ponthieu jusqu'en 1657.
    Le blason communal a été adopté par le conseil municipal le 23 mai 1970, à la sollicitation des Archives Départementales de la Somme et sous leur contrôle, alors que se préparait la publication de l'Armorial de la Somme (1972).
    La famille d'Ailly portait de gueules au chef échiqueté d'argent et d'azur de trois tires. Elle remonte à Robert d'Ailly, chevalier, seigneur du lieu en 1090. Robert d'Ailly, seigneur en 1340, fut le dernier du nom parmi les seigneurs du village. Le chevalier Baudoin d'Ailly dit Beaugeois, mort en 1415, seigneur de Picquigny et vidame d'Amiens, était aussi conseiller et chambellan du roi Charles VI. Cette illustre famille est encore représentée, par une branche protestante émigrée d'abord en Hollande (Arnold Jan d'Ailly, pharmacien, fut maire d'Amsterdam de 1946 à 1956) puis à Saint-Bruno, près de Montréal, au Canada.
    La commune a repris le chef, et aussi le champ de gueules sur lequel elle a posé un clocher d'argent, évoquant la deuxième partie du nom du village. Le clocher d'Ailly, construit en 1556, servit d'observatoire aux agents de Cassini chargés de dresser la carte de France.
    (photo Jacques Dulphy 2011)

    Ailly le Haut-Clocher

    Salle d'honneur de la mairie

     

    Au 9ème siècle, Ailly appartenait à l'abbaye de Saint-Riquier

    Ensuite plusieurs fiefs se créèrent 

    En 1500, Catherine de Fosseux épouse de Robert d'Ococh, vendirent Ailly à Josse de Beauvarlet, maïeur d'Abbeville.

    En 1530, Jean de Ribaucourt est seigneur des fiefs de Morival et de Famechon

    En 1556 fut construite la flèche du clocher

    La seigneurie passa a Simon Le Boucher par son mariage en 1584 avec Marie Le Blond, dame d'Ailly, Les Le Boucher furent seigneurs aux 16° et 17° siècle.

    En 1633, Françoise de Ribaucourt, dame du Quesnoy, apporte en dot le fief du Quint de Famechon à son époux Nicolas-Bernard de Fontaine de Métigny.

    Ailly le Haut-Clocher

    L'église Notre-Dame date de la fin du XIIIème siècle, le choeur et le sanctuaire sont les parties intactes les plus anciennes; la nef fut reconstruite vers le milieu du XVIème siècle après avoir été détruite par un incendie allumé par des soldats pillards.

     

    Blason Des Le Boucher d'Ailly au-dessus de la porte latérale

    Ailly le Haut-Clocher

     

    Ailly le Haut-Clochercliquer pour agrandir

     

    Ailly le Haut-Clocher

    D'or, au sautoir engrêlé de sable, accompagné de quatre aiglettes du même, becquées et armées de gueules.

    Support deux levrettes d'argent

    Cimier : un lévrier naissant


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  • Crécy-en-Ponthieu

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'azur à trois croissants entrelacés d'or.

    Crécy-en-Ponthieu

     

    Armes parlantes (Crécy/croissants). Toutes les tentatives d'explications, au sujet des croissants de Bordeaux par exemple, et des possessions anglaises de Ponthieu et de Guyenne, se sont avérées fantaisistes. Crécy-la-Chapelle porte un blason identique (mais les croissants sont d'argent); Crécy-en Brie porte aussi trois croissants entrelacés, mais placés différemment, argent sur azur.
    On présente parfois un blason de Crécy-en-Ponthieu "d'or à trois bandes d'azur": c'est une erreur; ce ne sont pas les armes de Crécy, mais celles du Ponthieu ancien.
    Ornements extérieurs: croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze; médaille d'argent de la ville de Prague (1905) en mémoire du sacrifice de Jean de Luxembourg, roi de Bohême, allié du roi de France Philippe VI lors de la bataille de Crécy (1346).
    Le blason de Crécy-en-Ponthieu, comme celui d'Estrées-lès-Crécy (trois merlettes) est sculpté sur le socle du monument de la Croix de Bohême, érigé sur le champ de bataille en 1902. Il ne semble pas que son usage, et même que son choix, soit beaucoup plus ancien.
    (Jacques Dulphy)

    Crécy-en-Ponthieu

     

    Monument Jean de Luxembourg, roi de Bohême.

    Crécy-en-Ponthieu

     

    Monument aux morts

    Crécy-en-Ponthieu

     

    Crécy-en-Ponthieu

     

    Crécy-en-Ponthieu

    Crécy-en-Ponthieu

     


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  • Pont-Remy

    http://armorialdefrance.fr/ 

     

    D'argent au chef de gueules.

     

    Pont-Rémy utilise, depuis la fin des années soixante, les armes de la famille du même nom, et notamment celles d'Enguerran de Pont-Rémy, vicomte de Pont-Rémy et d'Abbeville, connues par un sceau de 1274.
    Sur ce sceau, appendu à une ratification des dîmes à Wavans, conservée aux Archives de la Somme, le vicomte est représenté à cheval; son bouclier porte un chef.

    Pont-Remy


    Les mêmes armes, brisées d'un lambel, sont visibles sur le sceau de Fauvel de Pont-Rémy, écuyer, appendu à une quittance de gages de 1379.
    Ce blason était également décrit, et peint en couleurs, dans l'Armorial de l'Ost des Flandres (rôle d'armes de 1297 aujourd'hui perdu mais recopié au XVIIe siècle et publié en 1920): le blason de Thibaud, vicomte d'Abbeville et seigneur de Pont-Rémy y était blasonné "d'argent au chief de gheules".
    La famille De Pont-Rémy, dont le premier connu était Girard de Pont-Rémy, chevalier vivant en 1160, posséda la seigneurie du même nom jusque vers 1350 avec Eustache, vicomte de Pont-Rémy, qui n'avait pas de fils et transmit à sa fille.
    (Jacques Dulphy)

    Les ornements extérieurs, conçus par Jacques Dulphy et Arcady Voronzov, ont été présentés et adoptés lors de la séance du conseil municipal du 10 mars 2014. Ils intègrent une gaffe et des cordages (qui évoquent l'écluse, le passage des péniches et l'activité des satcheux, ou haleurs d'autrefois, sur le canal de la Somme), une rame qui évoque l'étymologie du lieu, "le pont des rameurs", car à cet endroit, dit-on, avant la canalisation du fleuve, le courant était si fort qu'il fallait sans cesse redresser le cours des embarcations), les roseaux du marais et la croix de guerre 1939-1945 avec étoile d'argent décernée à Pont-Rémy en 1948.
    (Jacques Dulphy)

    Pont-Remy

    Forteresse médiévale réaménagée dans le style néo-flamboyant au 19ème siècle.

    Pont-Remy

     

    Après la famille de Pont-Remy, le château passe par alliance à Jean de Baiz au 14ème siècle, puis à Robert de Waucourt qui défendit le château en 1415 contre le roi d'Angleterre Henri V.

    Dès 1420, Louis de Waucourt s'oppose à l'alliance Anglo-Bourguignonne, en 1421 le château est pris par le duc Philippe Le Bon qui y met le feu.

    Définitivement démoli en 1433 par Jean de Luxembourg.

    En 1457 Jean de Créquy achète les ruines à l'héritière des Waucourt.

    Son fils Jacques fait reconstruire le château et assure le développement du bourg.

    Pont-RemyPont-Remy

     

    en 1836 et 1851

    Sous François 1er, Antoine de Créquy bailli d'Amiens et Lieutenant-général de Picardie, entreprend en 1524 de moderniser les fortifications.

    Le domaine passe ensuite aux Blanchefort de Créquy puis aux De La Trémoille.

    Le château n'est plus que le siège d'un domaine de rapport lorsqu'en 1780 le duc de La  Trémoille  cède la seigneurie à Michel Le Pelletier des Forts, comte de Saint-Fargeau, assassiné en 1793 pour avoir voté la mort de Louis XVI.

    Pierre-François du Maisniel, seigneur de Liercourt, l'acquiert en 1817  et fait entièrement transformer entre 1836 et 1845 dans un goût troubadour précoce et fort original.

    Pont-Remy

    En 1863, Marthe du Maisniel de Liercourt épouse son cousin Fernand-Pierre du Maisniel de Saveuse qui possède le domaine voisin de Cocquerel, elle meurt très âgée en 1934.

    Mis en vente après la mort de sa petite fille la comtesse de Coux en 1955, le château connait une rapide décadence, passé de mains en mains et finalement laissé à l'abandon.

    Il brûle en août 2012, racheté par la commune en 2015 à Michel de Monicault, son dernier propriétaire.

     

    Pont-Remy

    Pont-Remy 

    Etat actuel après l'incendie.

    Pont-Remy

    Pont-Remy 

    Vitrail armorié dans l'église Saint-Pierre

    Blason de gauche: Douville de Maillefeu, écartelé : aux 1 et 4 d'azur à trois étoiles d'argent

                     aux 2 et 3 de gueules à la tour d'argent, ajourée de sable, surmontée de deux guidons d'or.

    Blason de droite est celui de sa seconde épouse Michelle de Belleval, le maître-verrier s'est trompé dans l'émail du champ car les de Belleval portaient : de gueules, semé de croix recroisetées au pied fiché d'or, à la bande de même brochante.

    La devise : Fac Bene Semper, Mori Spes Etiam est celle des Douville de Maillefeu.

     

    Panneau d'entrée de ville.

    Pont-Remy

     

    ***

    Eglise Saint-Pierre

    La précédente église de Pont-Rémy avait été construite au xve siècle près du château féodal et du cimetière actuel.

    Pont-Remy

     

    en 1850

    Pont-Remy

    Sa vétusté entraîna l'effondrement du clocher en 1837, on cessa d'utiliser l'église en 1860.

    Rafistolée, pillée de ses matériaux et de son mobilier, Les clés de voûte pendantes ornées des armoiries des seigneurs du lieu disparurent.

    On fit construire une nouvelle église dans le centre du bourg de 1867 à 1871

    Pont-Remy

    en 1875

    On a replacé dans les verrières, les vitraux du xve siècle qui étaient dans l'ancienne église. Ils sont classés monuments historiques 


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  • Saint-Riquier

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'azur semé de fleurs de lis d'or.

     

    Armes de l'abbaye reprises par la commune.

    "Saint-Riquier porte deux blasons!
    Le premier, celui qui figure sur l'armorial de la Somme (1972) est: d'azur, semé de fleur des lys d'or.
    Le second, déjà utilisé au XIXe siècle, ajoute un chef d'argent au semé de fleurs de lys.

    Saint-Riquier


    Il semble que le premier soit d'un usage récent, et ne soit pas antérieur à l'Armorial. C'est celui-là qu'utlise abondamment la ville aujourd'hui (panneaux d'entrées du bourg, rideau de fond de la salle des fêtes, etc.) Mais la mairie utilise toujours sur son tampon un blason avec un chef ,qui pourrait paraître plus authentique.

    Déja utilisé en 1487.

    Saint-Riquier


    Le blason de Saint-Riquier est une reprise, par le conseil municipal, du blason de l'ancienne abbaye royale du lieu.

    La version la plus utilisée aujourd'hui, par la commune, est aujourd'hui celle: d'azur semé de fleurs de lis. Celle au chef d'argent était plus connue au XIXe siècle."
    (J. Dulphy)

     

    Saint-Riquier

     

     

    Saint-Riquiercliquer pour remettre à l'endroit

    plafond du porche d'entrée de la mairie

     

    Armorial de La Planche 1669 

    Saint-Riquier

     

     

    Saint-Riquier

     

    Armoiries de l'abbaye : une crosse d'abbé accompagnée de trois fleurs de lis.

    Saint-Riquier

     

     

    Armoiries sur une statue, variante avec un destrochère tenant une crosse d'abbé accompagné de trois fleurs de lis. 

    Saint-Riquier

    Saint-Riquier

     

     

    Saint-Riquier

     

    Armoiries de Monseigneur Mioland, évêque d'Amiens, à qui on doit l'extension du petit séminaire.

    Saint-Riquiercliquer pour agrandir

    Saint-Riquier

     

     

    Saint-Riquier

    Armoiries de Charles d'Aligre sur les grilles du choeur , abbé commendataire pendant 52 ans, il dota l'abbatiale d'un riche mobilier (autels, stalles, lutrin...), de grilles séparant le choeur de la nef.

    Saint-Riquier

    Autre blason sur grille du choeur (non déterminé !)

     


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