• La commune ne possède pas de blason officiel

     

    La Faloise

     

    Cette ancienne petite forteresse occupe une situation avantageuse, commandant la vallée de la Noye, sur le bord de la falaise crayeuse qui a donné son nom au village.

    La Faloise

    Possession de Jean de Montmorency, mort en 1337, elle fut détruite en 1358 au cours de la Jacquerie.

    La Faloise

    Montmorency: d'or à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d'azur.

    Sommairement relevée au début du XVème siècle, elle échut à Catherine de Montmorency-Beaussault qui l'apporta en mariage à Mathieu de Roye.

    La Faloise

    Montmorency-Beaussault : même que Montmorency avec brisure d'un franc quartier d'argent, chargé d'une étoile de sable.

    Elle servit de base d'opération à une garnison anglaise, en 1441 Philippe de Saveuse, capitaine d'Amiens, en fit le siège et s'en empara.

    Redevenu propriété des Bourguignons, Charles le Téméraire, de retour de Beauvais, s'y installa puis ordonna de la faire démanteler, les travaux ne durent pas être menés à leur terme car en janvier 1589, l'ouvrage avait encore suffisamment d'importance pour que l'échevinage d'Amiens envoie des hommes d'armes garder la forteresse.

    Elle appartenait alors au prince Louis de Bourbon-Condé, héritier des de Roye.

    La Faloise

    Acquise en 1628 par le duc de Sully-Béthune.

    La Faloise

    Sully-Béthune : d'argent à la fasce de gueules

    Puis en 1736 par messire Paul-Maximilien Hurault, marquis de Vibraye.

    La Faloise

    Hurault de Vibraye : d'or à la croix d'azur cantonnée de quatre ombres de soleil de gueules.

    En 1772, un état des lieux révèle une sérieuse dégradation, il ne subsiste que l'entrée du château, il est proposé à la vente pour la succession du marquis de Vibraye.

    La vente a lieu en juin 1775, l'acquéreur est Louis du Gard, écuyer de la Grande écurie du roi.

    Puis Alexandre-Joseph Debray en 1793, Louis-Frédérix Bourgeois de Mercey en 1804 et Alexandre Duflos.

    "Remis à neuf" d'après l'acte de vente de 1839, l'édifice avait l'aspect qu'il a gardé de nos jours.

     

    La Faloise

    De l'ancien château-fort, seul subsiste l'ouvrage d'entrée en craie taillée avec sa porte en tiers-point encadrée de tourelles hautes et étroites, profilées en éperon.

    En août 1918, le général Mangin y installa son QG.

     

                                                                 ***

                                                       Eglise de la Nativité

    La Faloise

    En 1875

    Elle datait du XVIème, elle fut incendiée en 1940 et reconstruite après-guerre.


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  • Fransures

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'argent à la fasce de gueules chargée de trois besants d'or.

    ***

    La commune relève les armes de la famille De Fransures.
    Cette famille est d'ancienne chevalerie. Bergues de Fransures, seigneur du lieu, se croisa en 1199. Trois branches de cette maison ont été maintenues nobles en 1698. Le dernier porteur de ce nom et de ces armes fut le comte Oswald de Fransures, conseiller général, châlelain de Villers-Tournelle (80) où il mourut en 1899, n'ayant que des filles.
    (Jacques Dulphy)

    Le château seigneurial a été détruit lors des troubles liés à la Jacquerie en 1538.

    Fransures

    Détail de la scène du vitrail central du choeur de l'église de Villers-Tounelle, représentant l'adoubement du premier comte de Fransures par Saint-Louis.

    ***

    Eglise Saint-Gilles

    En partie du XVIème, nef du XIXème et portail XVIIIème

    Fransures

    Fransures


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  • Coullemelle

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'or à la crosse contournée d'azur à dextre sommée d'un corbeau contourné de sable et au pin de sinople à senestre, fruité du champ et sommé d'une grive chantante de sable; le tout accompagné en pointe d'un écusson de gueules chargé d'une croix engrelée d'argent.

     

    Création Jacques Dulphy 2012.
    Ce blason intègre des éléments empruntés aux armes de l'abbaye de Corbie (la crosse d'azur et le corbeau "parlant") et à la famille Pingré (un pin d'azur fruité d'or, parfois surmonté d'une grive de sable: allusions parlantes pin-gré), ainsi qu'un écu aux armes des D'Estourmel.

     

    Coullemelle

     

    Coullemelle a appartenu, du 10e siècle à la Révolution de 1789, à la mense conventuelle de l'abbaye de Corbie. Cependant, en 1174, l'abbaye inféode une partie de la terre, ce qui constitue dès lors le début d'une seigneurie laïque qui existe en même temps que celle de l'abbaye.

    Cette seigneurie est tenue au XIIIe siècle par la famille De Coullemelle, dont on a oublié le blason.

    En 1603, Charles D'Estourmel achète le fief de Foucqueville, à Coullemelle, qui était auparavant tenu des De Lanvin, éteints la fin du 16e siècle.

    Les derniers seigneurs de Coullemelle sont les Pingré de Sourdon. Ils en font l'acquisition en 1781.

    Coullemelle

    Pingré : d'argent à un pin arraché de sinople fruité d'or

    En 1789, Catherine Elisabeth Pingré de Sourdon, dame de Sourdon et de Coullemelle, fille de Louis Pingré, seigneur de Sourdon (80), veuve de Pantaléon-Jean Pingré de Fricamps son cousin, donne la seigneurie de Coullemelle à son cousin-germain Paul-François Le Boucher du Mesnil de Frémontiers, dernier seigneur de Coullemelle.
    (Jacques Dulphy)

     

    Village détruit pendant la Première guerre mondiale

    Coullemelle

     

    Coullemelle

    Eglise Saint Nicolas

    Détruite en 1918 par l'artillerie allemande, réédifiée de 1924 à 1927.

     

    Coullemelle

    Coullemelle

     

    Coullemelle

    photo : Georges DuRoy


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  • Cottenchy

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    Écartelé: aux 1er et 4e de gueules au chevron d'argent accompagné de trois besants d'or, aux 2e et 3e d'azur à la fasce d'argent chargée de trois hures de sanglier de sable, accompagnée de trois étoiles d'or; à la crosse d'abbesse d'or brochant sur le tout.

    ***

    Si on en croit la revue en picard « él Gazette ed chés djiseux », éditée dans le canton de Boves (No6, 1998, p.9), sur le témoignage de Daniel Cotrel, maire de l'époque et auteur d'une monographie du village parue en 1992, la commune de Cottenchy (80), faute de blason propre, relève les armes de Barbe de Partenay, qui fut de 1550 à 1567 abbesse de l'abbaye Notre-Dame du Paraclet-des-Champs, établie sur le territoire actuel de la commune.

    Cette abbaye cistercienne de dames avait été fondée en 1209 par Enguerran II, seigneur de Boves. Elle fut abandonnée par les religieuses après la prise de Corbie en 1636; le mobilier de l’église abbatiale fut dispersé et les bâtiments démolis en 1714.

    Sauvé des ruines de cette abbatiale, un bénitier du 16e siècle en pierre est aujourd'hui scellé dans l'église de Fouencamps (80). C'est sur ce blason que figurent les armes de Barbe de Partenay, écartelées De Partenay et Gobaille.

    Cottenchy

    Ces De Partenay, originaire de Picardie et de Bresse, étaient différents des grands Parthenay de Bretagne. Cette famille, anoblie en 1515, qui donna des seigneurs de Berny (80), Ainval (80), Foucaucourt (80), Bernes (80) et autres lieux, déclara en 1696 (par François-Antoine de Partenay, chevalier, seigneur de Berny) à l'Armorial de d'Hozier un blason «de gueules au chevron d'argent accompagné de trois besants d'or» .

    Cottenchy

    Les Gobaille portaient «d'azur à la fasce d'argent chargée de trois hures de sanglier de sable, accompagnée de trois étoiles d'or posées 2 et 1»; ce sont sans doute les armes de la mère de Barbe.

    Cottenchy

    Sur le bénitier sans couleurs de Fouencamps, une crosse d'abbesse broche sur le tout.
    (Jacques Dulphy)

    Cottenchy

     

    Eglise Saint-Marcel datant du XVème siècle

    Cottenchy

    Cottenchy

    ***

    Abbaye du Paraclet

    Fondée en 1219 par Enguerrand de Boves, cette abbaye cistercienne eut un grand rayonnement au Moyen-Âge, avant de connaître un profond déclin.

    Au 17ème siècle, les religieuses finirent par transférer leur couvent à Amiens et au 18ème siècle, il ne restait plus in-situ qu'une petite chapelle accompagnée de bâtiments utilitaires.

    Cottenchy

    Carrelage de l'abbatiale

    Affermé à d'importants exploitants agricoles, le domaine fut en 1790 déclaré bien national et adjugé l'année suivante moyennant 192.000 livres au sieur Buignet, maître-maçon à Amiens .

    Il n'avait pas subi de morcellement lorsqu'en 1845, il fut acquis par Alexandre Cannet, disciple de Mathieu de Dombasle et agronome avisé qui y créa un élevage intensif et accrut le rendement des cultures.

    Il fut inhumé en 1867 à Cottenchy sous un gros châpiteau provenant de l'abbatiale.

    Son épouse Marie-Anne Poujol de Molliens, continua à exploiter jusqu'à sa mort en 1886.

    Son fils Gaston, fixé dans le Vimeu, loua le domaine au département de la Somme avant de le lui vendre.

    Au fond de la vaste cour d'honneur de l'actuelle école d'agriculture, on reconnait le logis élevé au milieu du 18ème par l'un des fermiers du domaine. 

    Cottenchy

    Cottenchy

     

    Cottenchy

     

    Cottenchy

    Couronne votive du Paraclet en argent doré du XIVème siècle, d'une grande qualité d'orfèvrerie, contient les reliques de la passion.

    Elle se trouve dans le trésor de la cathédrale d'Amiens.


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  • La commune ne possède pas de blason officiel

                                                            ***

     

    Thoixcliquer pour agrandir

    Regnault de Crèvecoeur était seigneur en 1343.

    Le château fut pillé et brûlé en mai 1357 par des paysans révoltés conduits par un certain Jean Le Freton, originaire de Catheux.

    Le château aurait été relevé vers 1433 par le partisan dauphinois La Hire, et repris 8 ans plus tard par les Anglais.

    Finalement tombé aux mains des Ecorcheurs de Pierre Regnault de Vignoles, il fut assiégés en 1444 par le comte d'Etampes.

    Jacques de Crévecoeur qui avait succédé , appartenait à l'entourage de Philippe Le Bon, duc de Bourgogne.

    Thoix

    de Crévecoeur : de gueules à trois chevrons d'or.

    Son fils Antoine, bailli d'Amiens, se rallie à Louis XI qui en fit son chambellan et lui donna le gouvernement de l'Artois.

    Délaissant Thoix, il fit reconstruire le château de Crévecoeur.

    Louise, dame de Crévecoeur et de Thoix, épousa en 1517 Guillaume de Gouffier et lui apporta une fort belle fortune, amiral de France grâce à la faveur du jeune roi François 1er, il trouvera la mort à la bataille de Pavie.

     

    Thoix

    de Gouffier : d'or à trois jumelles de sable, posées en fasce.

    Son second fils, François Gouffier qui a épousé Anne de Carnazet, devient Lt-général en Picardie.

    Il n'oublie pas Sa terre de Thoix et obtient en 1546 l'institution d'un marché franc hebdomadaire.

    Il laisse la seigneurie en 1577 à son 6ème fils, Timoléon, mestre de camp et vice-amiral des côtes de Picardie, il épouse Anne de Lannoy-Morvillers.

    Dans les années 1580, il fait élever le château actuel où il recueille sa mère devenue veuve en 1594.

    Thoix

    Il meurt en 1613 et dans son testament demande à être inhumé en la chapelle Saint-Louis de l'église de Thoix qu'il ordonne que son fils ainé fit achever.

    Lui succède Antoine, marquis de Gouffier en 1652.

    Vient ensuite Timoléon de Gouffier qui épouse Henriette de Kéroualle, il délaisse totalement le château dont en 1720, on signale l'aspect antique...

    François-Louis de Gouffier en revanche, se réinstalle en Picardie où il mourra en 1753, il avait fait moderniser les appartements.

    Après la mort de son épouse Armande de Gouffier-Caravas, en 1774 au château, son fils Louis-Guillaume se défait des bois puis met en vente la terre et le château pour 900.000 livres, l'acquéreur fut Jean-Baptiste Lesage, ancien contrôleur des guerres qui doit finalement rétrocéder le domaine au marquis de Calonne de Courtebonne, neveu du dernier Gouffier.

    Thoix

    de Calonne de Courtebonne : d'argent, à une aigle éployée de sable, becquée et membrée de gueules.

    Après la Révolution,il est déclaré bien national et privé de ses grilles armoriées le 11 frimaire An II, pour fabriquer des armes, de même que la cloche de l'église, les plombs des toitures et ceux de sept cercueils des Gouffier.

    Thoix

    L'adjudication prononcées le 9 floréal An II n'empêche pas le citoyen Viel, ancien régisseur du domaine, devenu maire de la commune, de s'installer dans le château.

    En l'An XII, le marquis de Courtebonne parvient à racheter le château et s'y réinstalle, le fait réparer et moderniser à l'économie, il devient sous Louis XVIII maire de la commune.

    Ses filles s'en défont malheureusement en 1841, remis en vente, il est racheté par le grand-père de M.Michel Marseille qui s'est attaché à remettre en état ce bel édifice éprouvé par un long défaut d'entretien.

    Les douves en eau et le pont-levis ont été comblés au 19ème siècle.

    Thoix

     

    Thoix

                                                                     ***

    Thoix

    église en 1877


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