• La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Projet de blason proposé par Jacques Dulphy associant les armes des de Montejean et celles des de Blottefière.

    Ablaincourt-Pressoir

     

    Les communes d'Ablaincourt et de Pressoir, étant contiguës, ont fusionnées en 1966.

     

    Un aveu de 1215 mentionne la présence d'un château-fort construit sur une motte féodale à Bleincourt.

    Eustache de Bleincourt devait l'hommage féodal à Jean 1er de Nesle.

    La gentilhommière qui se situait près de l'église fut vraisemblablement élevée au milieu du 16ème siècle.

    La présence des armoiries des Montejean sur le manteau de la cheminée conduit à l'attribuer au dernier représentant de cette famille, Fursy de Montejean : de gueules à la croix d'argent, chargée d'une coquille de sable.

    Ablaincourt-Pressoir

     

    Ablaincourt-Pressoir

    de Montejean : de gueules, à la croix d'argent chargée d'une coquille de sable.

    Il épousa Marie de Hauteville en 1542 et mourut en 1554.

    Leur fille Marie épousa Nicolas de Blottefière, ils eurent deux enfants : Nicolas de Blottefière qui mourut sans alliance et Antoine de Blottefière, marquis de Plainval et seigneur de Morlancourt, qui n'eut pas davantage de postérité.

    Ablaincourt-Pressoir

    de Blottefière : d'or, à trois chevrons de sable.

    Mis en vente et acquis en 1643 par la famille Mathieu.

    En 1720, la seigneurie appartenait à Charles Mathieu, fourrrier des chevau-légers de la Garde.

    Et en 1773 aux héritiers de François-Honoré Mathieu d'Ablaincourt, capitaine au Corps Royal de l'artillerie et chevalier de Saint-Louis, dont la veuve Marie-Madeleine d'Origny de Reteuil, habitait Péronne.

    L'ultime représentant de cette famille mourut en 1912 dans le château qu'il avait vendu, sous réserve d'usufruit, à Ludovic Gervaize, ancien député, originaire de Lorraine.

    Ablaincourt-Pressoir

    en 1883 

    Il projetait d'agrandir les bâtiments et d'en moderniser les appartements, il venait d'acheter à cet effet un important lot d'éléments mobilier provenant du château de La Chavatte.

    La guerre en décida autrement, le château fut anéanti au cours de l'offensive menée en novembre 1915 par l'armée française.

     

                                                 Eglise Saint-Aignan

    Ablaincourt-Pressoir

    ancienne église en 1873

    Détruite en 1915 et reconstruite en 1920.

     

    Pressoir

    Une charte de 1204 mentionne Robert du Pressoir.

    En 1528 on trouve Charles du Faÿ, ensuite les de Créquy puis au duc de Chaulnes.

    L'église du Pressoir qui avait été reconstruite après guerre,  a été désacralisée en 1976 et vendue à des particuliers, elle est devenue une habitation.

    Ablaincourt-Pressoir

    ancienne église en 1874

     


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  • La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Projet de blason proposé par Jacques Dulphy, reprenant les armes du Chapitre de la cathédrale de Reims en y ajoutant une merlette de la famille d'Estrées.

    Ennemain

     

     

    Le domaine appartenait depuis des temps très anciens au chapitre de la cathédrale Notre-Dame Reims.

    Ennemain

     

    Chapitre ND de Reims : d'azur à la croix d'argent cantonnée de quatre fleurs de lys d'or.

    Une branche cadette de la maison d'Estrées y forma à partir de 1419 un fief seigneurial qui en relevait.

    Ennemain

    d'Estrées : d'argent fretté de sable, au chef d'or chargé de trois merlettes de sable.

    Pierre d'Estrées dit Carbonnel, bourgeais de Péronne devenu écuyer, acquit en 1434 un petit fief, son fils Antoine acquit à son tour le fief de Valieu en Santerre, quant à Antoine II son petit fils, arrière grand-père de Gabrielle d'Estrées acheta encore un autre fief et fut en 1482 capitaine du château de Briost.

    Un château-fort avait été construit à la fin du Moyen-Âge, restauré en 1564.

    La seigneurie passa par alliance en 1527 à la famille de Hennin puis vers 1540 à celle de Bovelles, puis aux d'Essigny de Bellevallée.

    En 1660 Claude Vinchon en fait l'acquisition.

    Ennemain

    Vinchon : d'azur parti d'or, à deux croissants posés en fasce de l'un de l'autre.

    C'est à ses descendants qu'il faut semble t-il attribuer la reconstruction du château en 1769, qu'ils habitèrent jusqu'au début du 20ème siècle.

    Ennemain

    Charles-Antoine Vinchon dit du château épousa Marie-Josèphe Perdrix, il décède en 1823, son fils Charles-Louis Vinchon, dit d'En haut ( 1775-1837) sera maire de la commune.

    M.Objois en fut l'héritier et le dernier propriétaire.

    Le château fut détruit lors de la Première Guerre, seul subsistait en 1918 le pavillon nord qui existe toujours, une grande maison a été reconstruite accolée à lui, à l'emplacement du corps de logis principal.

    * Fondée vers 1525 par Antoine d'Estrées dont l'écu figurait sur le portail, la chapelle votive Notre-Dame des Joies s'élevait sur le site du Val-Bataille, elle fut détruite en 1916.

    Ennemain

    en 1909

    *

    Eglise Saint Martin

    Elle a été détruite lors de la Première Guerre mondiale.

    Ennemain

    Ancienne église en 1876.

    Ennemain

    avant 1914

    Ennemain

    en ruines

    Ennemain

    de nos jours

     


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  • La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Petit-fils de Claude Morel, écuyer, seigneur de Crémery, et de Madeleine Le Fèvre de Caumartin, Adrien Morel acquit la seigneurie au milieu du 17ème siècle.

    Foucaucourt-en-Santerre

    On attribue la construction du château au début du 18ème, sûrement à Adrien Morel de Foucaucourt, conseiller au bailliage d'Amiens en 1709.

    Foucaucourt-en-Santerre

    Jean-Charles Morel du Tronquoy (1727-1817) épousa en 1760 Pélagie de Monet, soeur ainée de Jean-Baptiste de Monet, chevalier de Lamarck.

    Héritière du domaine, sa petite-fille Henriette-Alexandrine épousa en 1817 Adolphe de Sèze (1783-1867), sous-préfet de Compiègne, gentilhomme de la Chambre du Roi Charles X.

    Foucaucourt-en-Santerre

    de Sèze : d'azur, à trois tours d'argent rangées en fasce, accompagnées en chef de deux étoiles d'or et en pointe d'un croissant de même.

    Leur fils Anatole de Sèze céda le château vers 1872 à son cousin germain Gaston Morel de Foucaucourt, qui le revendit vers 1895 à l'industriel Léon Normand, propriétaire de la sucrerie de Dompierre en Santerre.

    Le château disparut entièrement au cours des furieux combats de 1915, il se trouvait à la sortie du village en direction d'Estrées.

    Foucaucourt-en-Santerre

    Ruines du château, dessin de 1917.

    ***

    Eglise Saint Quentin

    Détruite pendant la Première Guerre mondiale

    Foucaucourt-en-Santerre

    Ancienne église en 1877

    Foucaucourt-en-Santerre

    Foucaucourt-en-Santerre

     

    Foucaucourt-en-Santerre


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  • La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    La commune pourrait très bien reprendre les armes anciennes ci-dessous des de Tassart, d'autant que la famille est éteinte depuis 1701.

     

    Jean Tassart dit Gavin, écuyer, avait acquis en 1460 la terre, il épousa en 1516 Jeanne de Bar.

    Belloy-en-Santerre

    de Tassart : de sable, à la bande d'or chargée de trois coquilles de gueules et accompagnée d'un croissant d'argent ( armes anciennes 15ème siècle).

    Son ultime descendant Louis de Tassart, se maria en 1697 avec Marguerite Morel, dame de Foucaucourt, il mourut en 1701 sans postérité.

    Sa veuve laissa Belloy à sa petite-nièce Marie Françoise, qui n'avait que 17 ans en 1755 lorsqu'elle épousa au château Claude-François-Félix Boulenger de Rivery, lieutenant-civil à Amiens, qui en avait 30.

    Belloy-en-Santerre

    Boulenger de Rivery : de gueules, à trois pals de vair, au franc canton d'or.

    Il disparut prématurément trois ans plus tard, sa veuve se remaria avec M.d'Aumale et laissa finalement la terre à son neveu, le lieutenant-colonel  Marie-Jean-Edouard Morel de Foucaucourt (1773-1813), il épousa en 1795 Louis-Alexandrine-Henriette Aubé de Bracquemont.

    Belloy-en-Santerre

    Morel de Foucaucourt : d'azur, à la fleur de lys d'or, accompagnée de trois glands effeuillés du même, les tiges en bas.

    Devise : Nescit labi virtus (La bravoure ne saurait trébucher).

    Belloy-en-Santerre

    Aubé de Braquemont : de gueules, à huit losanges d'argent mis en croix.

    Leur fils Louis-Edouard fit construire une nouvelle demeure au sud du village, élevée à l'est de l'ancien château.

    Belloy-en-SanterreBelloy-en-Santerre

    Belloy-en-Santerre

     

    Son petit-fils Robert-Edouard de Foucaucourt épousa en 1893 Andrée d'Aubigny.

    En 1907, il vendit le domaine à M.Dermigny et s'installa cinq ans plus tard à Monsures.

    Le château fut entièrement détruit au cours de la Première Guerre.

    Belloy-en-Santerre

    ce qui resta du château.

     

    ***

    Eglise Saint Martin

    Belloy-en-Santerre

    Eglise avant guerre

    Belloy-en-Santerre

    Belloy-en-Santerre

    Reconstruction de la nouvelle église entre les deux-guerres.

     

     

     


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  • La commune ne possède pas de blason officiel

     

    Projet de blason proposé par Jacques Dulphy associant les armes des de Mauchevalier et celles des de Blottefière avec une croix de Malte symbolisant la commanderie de Courtemanche.

     

    Voyennes

     

    En 985, Lothaire confia la défense du passage de la Somme à Voyennes aux templiers. Les seigneurs responsables du fort sont Renaut de Courtemanche et Luc de Vienna.

    Plusieurs sources confirment la présence d’un fort templier sur le territoire de Voyennes : « En 1182, le chapitre de Noyon avait acensé à Nivelon de Montdidier, maître du Temple dans le diocèse de Noyon (il n'y avait pas encore de baillie de Vermandois), ses moulin, chaussée et pêcheries de Voyennes, moyennant dix muids de froment et 40 sols de monnaie de Vermandois. Les frères du Temple s'engageaient à payer le cens convenu, à Noyon, le transport du grain étant à leur charge, et à souffrir le libre passage sur la chaussée des chevaux, des voitures à deux et quatre chevaux et autres véhicules du chapitre. Quant aux chanoines, ils devaient veiller à ce que leurs hommes allassent au moulin des Templiers et non à un autre3 ».

    Aujourd'hui, les templiers laissent leur nom à une impasse, à un chemin pédestre et une association dans la commune fait découvrir leur mode de vie.

    Rien ne subsiste du premier château fortifié.

    En 1500 on trouve Jean de Mauchevalier qui avait épousé Jacqueline de Warluzel.

    Voyennes

    Mauchevalier : d'argent, à la bande d'azur chargée de trois fleurs de lys d'or, accostée de six merlettes de sable.

    Leur fille Marie de Mauchevalier épousa Raoulquin de Folleville.

    Leur fils François de Folleville épouse en 1514 Françoise de Wadencourt.

    Voyennes

    de Folleville : d'or à dix losanges de gueules, accolés et aboutés 3,3,3 et 1

    Puis leur fils Charles de Folleville en était le seigneur en 1569.

    Les ligueurs y placèrent une garnison en 1589

    La petite fille de Charles de Folleville, Jeanne de Warluzel épousa en 1595 Jean de Blottefière, gentilhomme de la Chambre du Roi et gouverneur de Doullens.

    Voyennes

    de Blottefière : d'or à trois chevrons de sable.

    Leur fils Gabriel, marquis de Villencourt, fut gouverneur de Montdidier et Nicolas, l'aîné de leur Petit-fils, capitaine de chevau-légers.

    Puis François de Blottefière, lieutenant du Roi en Picardie, à la fin du XVIIème siècle, il fut inhumé à Voyennes en 1710.

    Vinrent ensuite Pierre de Blottefière, lieutenant-colonel de cavalerie qui meurt en 1746 et François-Joseph, capitaine de vaisseau du roi.

    Pierre-Théophile, comte de Blottefière fut promu maréchal de camp en 1770 et mourut quatre ans plus tard, célibataire, au château de Voyennes qu'il avait fait reconstruire en 1767.

    Voyennes

    Mis en vente en 1774, Louis de Blottefière, son frère, le conserva finalement .

    Son fils Pierre-Louis, comte Blottefière de Voyennes, fit une belle carrière militaire, né en 1746, il fut maréchal de camp en 1792, participa à la bataille de Jemmapes et au siège de Maastricht, devenu sourd à la bataille de Neerwinden, il se retira à Voyennes où l'on vint le trouver en 1805 pour lui demander d'organiser les cohortes du département de la Somme.

    Un an avant sa mort en 1818, il céda le domaine à sa fille Anne-Marie, épouse de Quentin Gobinet de Villecholle.

    Passé sous Louis-Philippe à la famille de Crémery puis vendu en 1912 à M.Gruet.

    Le château a disparu au cours de la Grande Guerre, il se trouvait à proximité du canal de la Somme, une motte se voyait encore à son emplacement.

                                                                     ***

                                                       Eglise Saint-Etienne

    Voyennes

    église romane en 1876

    L’église Saint-Étienne était un précieux monument d’époque Romane, riche de moulures dentelées autour des fenêtres et d’un magnifique bas-relief en pierre bleue sur le pignon du portail. D’abord endommagée pendant la guerre de 1870, elle servit d’infirmerie aux troupes allemandes dès 1914, avant d’être détruite lors des épisodes de la bataille de la Somme. Elle fut reconstruite en 1928, dans un style assez proche, avant d’être à nouveau détruite en 1940 par un bombardement aérien.

    Voyennes

    ancienne église en 1906

    Voyennes

    Voyennes

    L’église actuelle a été rebâtie sur le même emplacement, à côté du monument aux morts.

     

    Voyennes


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