• Esmery-Hallon

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    D'azur au croissant d'or accompagné de cinq étoiles d'argent.

     

    ***

    Le premier seigneur du nom de d'Esmery, seigneur d'Esmery, dont il soit fait question est Jean d'Esmery, cité dans un aveu de 1341.

    Le nom de d'Esmery apparaît, comme nom de famille, tout au long du Moyen Age, en Santerre et en Vermandois. On retrouve les d'Esmery seigneurs d'Avricourt : le premier seigneur de ce nom y est Jacques d'Esmery, vivant en 1360.

    C'est le blason de cette famille, avec quelques modifications, qu'a repris la commune, et qu'on voit aujourd'hui sur les plaques de rues.

     

    Esmery-Hallon

    Le blason d'Esmery-Hallon était déjà adopté dès les années 1920. Il figure, avec un champ de sable parmi les blasons de la région de Ham figurant sur la frise héraldique de la gare de Ham, peinte vers 1929.

    Esmery-Hallon

    Une légende locale attribue le nom de ce village, et le blason de ses premiers seigneurs (avec croissant et étoiles) au séjour que fit à Esmery la princesse musulmane Ismérie. Ismérie était la fille du sultan du Caire, et elle avait accompagné le retour de trois chevaliers croisés, seigneurs d'Eppes, qu'elle avait aidés à s'enfuir des geôles de son père. Elle adjura le Coran, et reçut, avec le nom de Marie, le baptême en 1134.

    *

    Eglise Saint Martin

    Esmery-Hallon

    Ancienne église en 1875

    Esmery-Hallon

    Esmery-Hallon

    Nouvelle église en 1928

     


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  • Monchy-Lagache

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    De gueules à trois maillets d'or

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    La famille de Monchy, dont les armes ont été reprises telles par la commune, est connue depuis la fin du XIe siècle par Drogon de Monchy, chevalier qui accompagna Hugues de Vermandois à la première croisade, et dont le blason aux trois maillets figure dans la salle des Croisades à Versailles.
    Une légende, que l'on retrouve sous d'autres versions, voudrait qu'un certain Dreux de Monchy, chevalier, seigneur de Monchy, qui avait accompagné saint Louis en Terre sainte, défit trois Sarrasins d'un seul coup de maillet d'armes; et depuis lors les De Monchy ont porté trois maillets et en cimier une tête de Maure.
    Mais le plus ancien connu en filiation certaine est Jean de Monchy, seigneur de Monchy-Lagache (80) et de Mortagne (59), vivant en 1411 et époux de Jehanne de Caieu, dame de Visme (80). A cette famille appartient, notamment, Charles de Monchy, marquis d'Hocquincourt, maréchal de France et gouverneur de Péronne décédé en 1658.
    Mais les De Monchy n'étaient plus seigneurs de Monchy-Lagache depuis longtemps: au XVe siècle, la terre était passée aux De Tertry, qui vendirent un siècle plus tard à Hector de Saint-Maure de Nesle.

    Puis ce furent les De Lameth, les De Mailly puis les marquis de Nesle jusqu'à la Révolution.
    Dans l'armorial d'Hozier (édit de 1696) six messieurs De Monchy différents déclarent leurs armoiries aux trois maillets: ce sont les seigneurs d'Hocquincourt (80), de Senarpont (80), de Sailly-Flibeaucourt (80), de Talmas (80 et d'Attin (62), ainsi qu'un chanoine de Boulogne-sur-Mer.
    (Jacques Dulphy)

    Monchy-Lagache

    Girouette sur la mairie

    Monchy-Lagache

    Blason figurant sur la fresque héraldique de la gare de Ham inaugurée en 1929,
    peinte par Fernande Van Driesten-Pary.
    (Photo Jacques Dulphy, 2012)

    ***

    L'ancien château féodal s'élevait près du pont actuel sur l'Omignon.

    *

    Eglise Saint-Pierre

    Eglise romane des 12 et 13è siècle

    Le clocher-porche a été reconstruit à l'identique en 1922, après les destructions de la Première Guerre, en mars 1917, les Allemands font sauter la tour du clocher.

    Monchy-Lagache

    Avant-guerre

    Monchy-Lagache


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  •  

    Assevillers

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

     

    De gueules à trois besants d'argent.

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    La commune porte, en en inversant les émaux, les armes de la famille d'Amerval, et notamment de Philippe d'Amerval, chevalier, seigneur du lieu lors de l'enquête du Grand Armorial de France pour la Généralité de Picardie en 1697.

    La famille d'Amerval, connue en Picardie depuis le XIVe siècle, a possédé la seigneurie d'Assevillers du XVe siècle au XVIIIe siècle.

    leur devise était "Je seray tant que je vivray"

     

    Les seigneurs d'Assevillers portaient : "d'argent à trois tourteaux de gueules posés 2 et 1".

    Assevillers

     

    Blason de la famille d'Amerval, seigneur d'Assevillers.
    Gouache de Marcel Stiennon 1966.

    Sachant qu'un tourteau passant au métal devient un besant, la commune d'Assevillers porte donc aujourd'hui : "De gueules à trois besants d'argent posés 2 et 1".

    On ignore quand ces armes ont été relevées par la commune, si elles l'ont été de manière officielle. 

    (Jacques Dulphy)

    ***

    La commune d'Assevillers est une commune très ancienne et, aussi loin que l'on puisse remonter, Assevillers a toujours été une métairie c'est-à-dire un ensemble de bâtiments destinés au travail de la terre. Cette métairie était la possession d'un Seigneur. Ainsi avant le XVe siècle, le domaine d'Assevillers appartenait à la maison de Caulaincourt. On peut citer au passage Gaucher de Caulaincourt & Jeanne de Behurelle (XIVe ) qui cédèrent à leurs enfants le bien d'Assevillers.
    (Dictionnaire de la noblesse TOME IV, p39, par François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois)

    Assevillers

    de Caulaincourt : de sable au chef d'or

    Par la suite, le domaine passa aux mains de l'illustre famille D'amerval dont l'un des membres (Nicolas d'Amerval) s'unit à Gabrielle d'Estrées, maîtresse d'Henri IV .

     

    Au XVIIIe siècle, Assevillers était la possession de Audard de Mailly Couronnel, Seigneur d'Assevillers, grâce au mariage qu'il contracta avec Marie-Louise d'Amerval, dame d'Assevillers.

    Assevillers

    Mailly-Couronnel : écartelé : aux 1 et 4, d'or à trois maillets de gueules

    aux 2 et 3, d'argent à trois chevrons de gueules.

    Il semblerait qu'un château ait existé à Assevillers.

    L'ancienne église d'Assevillers abritait la sépulture d'Alexandre Joseph d'Amerval, Seigneur d'Assevillers, de Béthencourt, Matigny et autres lieux, Chevalier de l'ordre de Saint-Louis, Capitaine au régiment, Mestre de camp, Général des dragons, mort le 19 Octobre 1726 à 42 ans. (site de la commune)

                                                  ***

    Eglise ND de l'Assomption

    Assevillers1877

    L'ancienne église datait des XVè, XVI et XVII ème siècle, détruite pendant la Première guerre, reconstruite en style Art-Déco dans l'entre-deux guerres sur les plans de l'architecte Louis Duthoit.

    Assevillers

    Assevillers

     

    Assevillers

    église actuelle

     

     

     

     

     


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  • Matigny

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    Parti: au 1er d'argent à la croix pattée alésée de gueules, au 2e de gueules à trois fasces d'argent; à la vergette d'argent brochant sur la partition.

    ***

    On ignore quels sont les éléments qui ont contribué, dans les années 1920, à la conception du blason communal de Matigny. Toujours est-il qu'il figure, parmi les blasons des communes des environs de Ham, sur la frise hérladique de la gare ferroviaire de cette ville; frise exécutée vers 1929 par Fernande Van Driesten-Pary.

    Matigny


    Par déduction, notamment quand on consulte la monographie de Matigny par l'abbé Paul de Cagny (Histoire de l'arrondissement de Péronne, 1864) on peut supposer que le premier parti est une allusion à la commanderie (ou "maison de l'Hôpital") d'Eterpigny et le second la reprise des armes de Jean de Calandre, demeurant à Crépy-en-Laonnois (02) et co-seigneur du domaine de Matigny vers 1580 avec le chapitre de la cathédrale de Noyon.

     

    Matigny

    de Calandre : de gueules à trois fasces d'argent, chargées chacune de deux filets de sable.

    Bien qu'ayant été de tous temps en possession des moines hospitaliers, la commanderie d'Eterpigny (80), déjà notée en 1158, a toujours eu localement et dans de nombreux écrits la réputation d'avoir constitué une fondation templière, d'où sans doute l'usage de cette croix. La commanderie d'Eterpigny, d'après un bail de 1621, percevait encore une redevance en grain ainsi que la grosse dîme sur 37 journaux de terre labourable situés à Matigny.

    S'il a existé une famille de Matigny, dont Pierre, chambellan et grand écuyer de Charles IV Le Bel, seigneur de Moligneaux (80), il semble que l'on ait pu retrouver les armes de cette famille.
    Sur les plaques de rues posées dans la commune il y a quelques années, une vergette d'argent a été ajoutée sur la partition.
    (J. Dulphy)

    Matigny

     

    ***

    Eglise Saint Eloi

    Le clocher massif porte la date de 1628, c'est un ancien donjon

    Fortement endommagé lors de Grande Guerre

    Restauré à l'identique.

    La nef fut restaurée en 1921

    Matigny

    En 1876

    Matigny

     

    Matigny

    en 1906

    Matigny

    Matigny

    destructions en 1918

    Matigny


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  • Soyecourt

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'argent fretté de gueules.

    ***

    La commune relève les armes de la famille De Soyecourt, dont étaient issus les seigneurs du lieu.
    Le premier connu de cette famille serait "Jean, seigneur de Soyecourt dans le Santerre en Picardie", qui épousa en 1162 Geneviève de Querriez (ou Querrieu?).

     

    Huet, son arrière petit-fils fonda en 1297, dans l'église Saint-Pierre de Corbie, la chapelle de Soyecourt où lui et ses successeurs se firent enterrer jusqu'à la construction de l'église de Tillolloy.

    Son fils Gilles de Soyecourt, chevalier banneret, grand échanson de France en 1327, membre du Conseil du Roi en 1338, trouva la mort à la bataille de Crécy en 1346.

    Gilles III, son arrière petit-fils, épousa Margueritte de Mailly, dame du Grand-Manoir de Lihons.

    Six générations plus tard, François de Soyecourt épousa Péronne de Pisseleu et son fils Jean II épousa Péronne de Soissons, dame de Régnières-Ecluse.

    Son petit-fils,  Jean III de Soyecourt épousa Antoinette de Rasse, dame de Tilloloy, village dont il fit reconstruire le château et l'église sous François 1er.
    Les possessions de la famille de Soyécourt passèrent à la famille de Belleforière par mariage en 1581. Cette branche prit le nom de De Belleforière-Soyécourt et recomposa son blason en associant le fretté des Soyecourt au semé de fleur de lis des Belleforière.

    Soyecourt

     

    Charles-Maximilien de Belleforière-Soyecourt (+1679), grand veneur de France, fut le modèle de Dorante dans "Les Fâcheux" de Molière. Joachim-Charles de Belleforière-Soyecourt, marquis de Soyecourt, habitait le château de Tilloloy à la veille de la Révolution. Mais il demeurait seigneur de Soyécourt, où il possédait "une maison seigneuriale" à usage de son fermier, dont une tour a subsisté jusqu'aux combats de 1914-1918.

    Soyecourt

     

    En 1877

    Soyecourt

     

    Sa fille cadette, Camille de Belleforière-Soyecourt, dite De Soyecourt, née en 1757, entrée au Carmel en 1784, en fut chassée en 1792. En 1797, héritière de ses parents exécutés en l'An II, elle racheta et fit restaurer le Carmel de Paris, rue de Vaugirard, dont elle devint supérieure après avoir rompu toute relation avec la terre picarde.

    Elle mourut en 1849, dernière à porter le nom de Soyecourt qu'elle avait relevé. Après elle, le nom de Soyecourt ne fut plus porté.

    (Jacques Dulphy)

    *

    Eglise Saint Martial

    Soyecourt

    En 1877

     

    Soyecourt

    Soyecourt

    Détruite en 1916

     


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