•  

    Ancienne commune absorbée par celle de Ham en 1965.

     

    Estouilly

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    D'azur à trois bandes vairées appointées d'azur et d'argent.

    *

    Estouilly

    S'il apparaît une famille D'Estouilly, seigneur du lieu dès le début du 13e siècle, qui se fond en 1292 avec la famille De Saint-Simon, c'est du blason de la famille Bouzier, seigneur de Ham de 1373 à la Révolution, que l'ancienne commune d'Estouilly a copié son blason "d'azur à trois bandes de vair appointées".

    Estouilly

    Armorial d'Hozier, 1696

    Cette famille était originaire du Hainaut.

    Un sire de Bouzier apparaît dans la seconde partie du 14e siècle comme défenseur du château de Ham contre les Anglais.

    Antoine Bouzier fut seigneur de Ham en 1589 et 1591.

    Antoine Bouzier d'Estouilly, chevalier, seigneur d'Estouilly et autres lieux, né à Noyon en 1655, était capitaine des grenadiers, lieutenant du roi à Péronne en 1732 et à Saint-Quentin en 1737 (Decagny), il épousa en 1725 Louise-Hélène de La Condamine, il meurt en 1754..

    Charles-Octave Bouzier d'Estouilly, né en en 1806 mourut à Beyrouth en 1837.

    Une fille Bouzier d'Estouilly : Marie-Charlotte, épousa, vers 1737, le savant Charles-Marie de La Condamine. Le blason de cette famille, devenu celui de la commune d'Estouilly (absorbée par celle de Ham en 1965) était déjà utilisé par la localité dans les années 1920.

    Il figure parmi les autres blasons de la région de Ham représentés sur la fresque héraldique de la gare de Ham, peinte vers 1929.
    (Jacques Dulphy)

    Estouilly

    Blason figurant sur la fresque héraldique de la gare de Ham inaugurée en 1929,
    peinte par Fernande Van Driesten-Pary.
    (Photo Jacques Dulphy, 2012)

    C'est Antoine-Claude Bouzier qui fit rebâtir le château comme le révèle son contrat de mariage avec Louise-Geneviève Néret en 1763, capitaine au régiment de Champagne et lieutenant du Roi à Saint-Quentin, comme son père.

    Estouilly

    Le château appartenait en 1914 à la comtesse Louis de Vaudriney, née Louise-Marie Bouzier.

    Estouilly

    Façade arrière

    Gravement atteint par les bombardements en 1917, puis ruiné par l'incendie et par l'explosion de mines à retardement, il fut détruit jusqu'aux caves.

    Estouilly

     

     

    Le Château détruit est aujourd'hui une propriété privée sur laquelle s'est installée une petite entreprise commerciale. Le beau Mail n'est plus qu'une route vers la plaine bordée d'un simple talus et la cour de l'ancien domaine tient lieu de parking (sans commentaires !!)

    Estouilly

    issu du reportage "Le papillon vert" de Philippe Meyrignac

     

    Eglise Saint-Médard

    Estouilly 

    Bibliothèque municipale d'Abbeville

    La petite église d’Estouilly conserve une nef très ancienne, dissimulée par une architecture récente de briques et de pierre sous une toiture en bardage.

    Il s’agissait d’une église à trois nefs, de plan basilical, longue de quatre travées dont les arcades reposent sur des piliers quadrangulaires. Les petites fenêtres hautes et l’absence de décor sont caractéristiques de l’architecture de la fin du haut moyen-âge en France du Nord, et dont il subsiste peu d’exemples.

    Cette architecture dite « de l’an mil », très simple et sans aucune voute selon un modèle qui peut perdurer jusqu’au XIIe siècle, est antérieure à l’arrivée de l’art roman dans la région, vers 1060/1070.

    Il ne s’agit donc pas d’une église romane, mais préromane.

    Il est difficile d’estimer sa date de construction. Quelques indices laissent présager une construction d’entre le milieu du XIe et le tout début du XIIe siècle

    Cet élément patrimonial est certainement le plus ancien de la ville : Cette petite église, tellement  insignifiante, a traversé les siècles et la première guerre mondiale (contrairement au château voisin dont il ne subsiste rien).

    Elle demeure émouvante dans sa simplicité, sa fragilité relative, et ces multiples détails, véritables témoignages historiques : traces des outils des tailleurs de pierre, pierre tombale, bancs sur mesure (les murs de la nef ne sont pas parallèles…), désordres architecturaux, etc…

    Estouilly

     

    Photo: B.Vermander

    Estouilly

     

    Photo: Mireille Grumberg


    votre commentaire
  • Athies

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80  

    D'argent à trois fasces de sable, à la barre de gueules brochant sur le tout.

    ***

    La commune a relevé le blason de la famille D'Athies, originaire du lieu, et qui compta parmi ses membres Gérard d'Athies, mort en 1404, archevêque de Besançon.
    La famille portait "d'argent à trois fasces de sable, une bande de gueules brochant sur le tout". Sur le blason communal, la bande est devenue barre, sans doute par souci de brisure. (Jacques Dulphy)

    Athies

    Athies

     

    Athies

     

    ***

    La commune fut une habitation royale sous Clotaire et son épouse Radegonde.

    Les comtes de Vermandois possédèrent la seigneurie jusqu'en 977 puis à la famille d'Athies.

    On trouve Adam d'Athies en 1171 puis Jean d'Athies en 1179.

    Gui d'Athies fut vice-chancelier de France en 1201

    Hugues d'Athies, Grand panetier de France en 1224, sous les règnes de Louis VIII et Louis IX, il se distingua en Egypte lors de la 7ème croisade, avec lui s'éteignit la maison d'Athies.

    Simon de Kefvilliers et Marguerite de Foucarmont furent la souche des nouveaus seigneurs.

    En 1330 N....épousa la soeur de Jean de Kefvilliers et devient seigneur d'Athies.

    Guérard d'Athies en 1421 fut capitaine du duc de Bourgogne.

    Puis son frère Quentin vers 1435, ici s'arrête la filiation des seigneurs d'Athies, le domaine passa dans la maison de Nesle.

    Les seigneurs d'Athies firent élever des fortifications, le château-fort fur exposé aux mêmes désastres que la ville, brûlé en 1648 par les Espagnols et en 1676 par les Impériaux, de sorte qu'à la fin du 17ème siècle il avait perdu de son importance, il n'en restait plus au 18ème siècle que des murs en pierre ruinés et une tour.

    Peu de temps avant la Révolution, les seigneurs de Nesle avaient donné les restes au garde de la baronnie qui en vendit l'emplacement, on en abattit les dernières ruines et on combla les fossés.

    Athies

    les restes d'une porte médiévale avec la date de 1627

    Athies

     

     


    votre commentaire
  • Esmery-Hallon

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    D'azur au croissant d'or accompagné de cinq étoiles d'argent.

     

    ***

    Le premier seigneur du nom de d'Esmery, seigneur d'Esmery, dont il soit fait question est Jean d'Esmery, cité dans un aveu de 1341.

    Le nom de d'Esmery apparaît, comme nom de famille, tout au long du Moyen Age, en Santerre et en Vermandois. On retrouve les d'Esmery seigneurs d'Avricourt : le premier seigneur de ce nom y est Jacques d'Esmery, vivant en 1360.

    C'est le blason de cette famille, avec quelques modifications, qu'a repris la commune, et qu'on voit aujourd'hui sur les plaques de rues.

     

    Esmery-Hallon

    Le blason d'Esmery-Hallon était déjà adopté dès les années 1920. Il figure, avec un champ de sable parmi les blasons de la région de Ham figurant sur la frise héraldique de la gare de Ham, peinte vers 1929.

    Esmery-Hallon

    Une légende locale attribue le nom de ce village, et le blason de ses premiers seigneurs (avec croissant et étoiles) au séjour que fit à Esmery la princesse musulmane Ismérie. Ismérie était la fille du sultan du Caire, et elle avait accompagné le retour de trois chevaliers croisés, seigneurs d'Eppes, qu'elle avait aidés à s'enfuir des geôles de son père. Elle adjura le Coran, et reçut, avec le nom de Marie, le baptême en 1134.

    *

    Eglise Saint Martin

    Esmery-Hallon

    Ancienne église en 1875

    Esmery-Hallon

    Esmery-Hallon

    Nouvelle église en 1928

     


    votre commentaire
  • Monchy-Lagache

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    De gueules à trois maillets d'or

    ***

    La famille de Monchy, dont les armes ont été reprises telles par la commune, est connue depuis la fin du XIe siècle par Drogon de Monchy, chevalier qui accompagna Hugues de Vermandois à la première croisade, et dont le blason aux trois maillets figure dans la salle des Croisades à Versailles.
    Une légende, que l'on retrouve sous d'autres versions, voudrait qu'un certain Dreux de Monchy, chevalier, seigneur de Monchy, qui avait accompagné saint Louis en Terre sainte, défit trois Sarrasins d'un seul coup de maillet d'armes; et depuis lors les De Monchy ont porté trois maillets et en cimier une tête de Maure.
    Mais le plus ancien connu en filiation certaine est Jean de Monchy, seigneur de Monchy-Lagache (80) et de Mortagne (59), vivant en 1411 et époux de Jehanne de Caieu, dame de Visme (80). A cette famille appartient, notamment, Charles de Monchy, marquis d'Hocquincourt, maréchal de France et gouverneur de Péronne décédé en 1658.
    Mais les De Monchy n'étaient plus seigneurs de Monchy-Lagache depuis longtemps: au XVe siècle, la terre était passée aux De Tertry, qui vendirent un siècle plus tard à Hector de Saint-Maure de Nesle.

    Puis ce furent les De Lameth, les De Mailly puis les marquis de Nesle jusqu'à la Révolution.
    Dans l'armorial d'Hozier (édit de 1696) six messieurs De Monchy différents déclarent leurs armoiries aux trois maillets: ce sont les seigneurs d'Hocquincourt (80), de Senarpont (80), de Sailly-Flibeaucourt (80), de Talmas (80 et d'Attin (62), ainsi qu'un chanoine de Boulogne-sur-Mer.
    (Jacques Dulphy)

    Monchy-Lagache

    Girouette sur la mairie

    Monchy-Lagache

    Blason figurant sur la fresque héraldique de la gare de Ham inaugurée en 1929,
    peinte par Fernande Van Driesten-Pary.
    (Photo Jacques Dulphy, 2012)

    ***

    L'ancien château féodal s'élevait près du pont actuel sur l'Omignon.

    *

    Eglise Saint-Pierre

    Eglise romane des 12 et 13è siècle

    Le clocher-porche a été reconstruit à l'identique en 1922, après les destructions de la Première Guerre, en mars 1917, les Allemands font sauter la tour du clocher.

    Monchy-Lagache

    Avant-guerre

    Monchy-Lagache


    votre commentaire
  •  

    Assevillers

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

     

    De gueules à trois besants d'argent.

    ***

    La commune porte, en en inversant les émaux, les armes de la famille d'Amerval, et notamment de Philippe d'Amerval, chevalier, seigneur du lieu lors de l'enquête du Grand Armorial de France pour la Généralité de Picardie en 1697.

    La famille d'Amerval, connue en Picardie depuis le XIVe siècle, a possédé la seigneurie d'Assevillers du XVe siècle au XVIIIe siècle.

    leur devise était "Je seray tant que je vivray"

     

    Les seigneurs d'Assevillers portaient : "d'argent à trois tourteaux de gueules posés 2 et 1".

    Assevillers

     

    Blason de la famille d'Amerval, seigneur d'Assevillers.
    Gouache de Marcel Stiennon 1966.

    Sachant qu'un tourteau passant au métal devient un besant, la commune d'Assevillers porte donc aujourd'hui : "De gueules à trois besants d'argent posés 2 et 1".

    On ignore quand ces armes ont été relevées par la commune, si elles l'ont été de manière officielle. 

    (Jacques Dulphy)

    ***

    La commune d'Assevillers est une commune très ancienne et, aussi loin que l'on puisse remonter, Assevillers a toujours été une métairie c'est-à-dire un ensemble de bâtiments destinés au travail de la terre. Cette métairie était la possession d'un Seigneur. Ainsi avant le XVe siècle, le domaine d'Assevillers appartenait à la maison de Caulaincourt. On peut citer au passage Gaucher de Caulaincourt & Jeanne de Behurelle (XIVe ) qui cédèrent à leurs enfants le bien d'Assevillers.
    (Dictionnaire de la noblesse TOME IV, p39, par François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois)

    Assevillers

    de Caulaincourt : de sable au chef d'or

    Par la suite, le domaine passa aux mains de l'illustre famille D'amerval dont l'un des membres (Nicolas d'Amerval) s'unit à Gabrielle d'Estrées, maîtresse d'Henri IV .

     

    Au XVIIIe siècle, Assevillers était la possession de Audard de Mailly Couronnel, Seigneur d'Assevillers, grâce au mariage qu'il contracta avec Marie-Louise d'Amerval, dame d'Assevillers.

    Assevillers

    Mailly-Couronnel : écartelé : aux 1 et 4, d'or à trois maillets de gueules

    aux 2 et 3, d'argent à trois chevrons de gueules.

    Il semblerait qu'un château ait existé à Assevillers.

    L'ancienne église d'Assevillers abritait la sépulture d'Alexandre Joseph d'Amerval, Seigneur d'Assevillers, de Béthencourt, Matigny et autres lieux, Chevalier de l'ordre de Saint-Louis, Capitaine au régiment, Mestre de camp, Général des dragons, mort le 19 Octobre 1726 à 42 ans. (site de la commune)

                                                  ***

    Eglise ND de l'Assomption

    Assevillers1877

    L'ancienne église datait des XVè, XVI et XVII ème siècle, détruite pendant la Première guerre, reconstruite en style Art-Déco dans l'entre-deux guerres sur les plans de l'architecte Louis Duthoit.

    Assevillers

    Assevillers

     

    Assevillers

    église actuelle

     

     

     

     

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique