• Hangard

     

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    De gueules à trois molettes d'argent.

    ***

    Ce sont, sans modification, les armes de la très ancienne famille de Hangard, seigneurs du lieu depuis les temps immémoriaux.

    Bernard de Hangard est déjà mentionné en 1146, mais on ne sait rien de ses armes. Le dernier seigneur du nom, à Hangard, est Jacques de Hangard, seigneur du lieu en 1473. Ce Jacques de Hangard est également échevin, parfois maieur (maire) d'Amiens en 1369, en 1379 et en 1385.

    Le chanoine de La Morlière (Les Antiquitez de la ville d'Amiens, 1627) écrit au sujet de cette famille : "Et [Hangard] fut autrefois une noble maison (...) estant tombée en quenouille, la dernière de la race fut dame de Remaugies, qui reçut à mary René seigneur de Mailly"; cette Marie de Hangard était fille d'Antoine, seigneur de Remaugies en 1527.

    Dans l'armorial qui conclut l'ouvrage de La Morlière, l'historien amiénois décrit les armes des De Hangard: de gueules à trois molettes d'argent. (Jacques Dulphy)

    ***

    Possession d'une famille chevaleresque du nom de Hangard, citée depuis le 12ème siècle et jusqu'à la fin du 15ème.

    Au 16ème, on trouve Jacques de Roye et son épouse Claire de Frucourt.

    La seigneurie changea souvent de mains par la suite, Claude de Proisy en 1562, Louis de Festart en 1585 et Pierre de Prouville à partir de 1603.

    Ce dernier s'était distingué pendant le siège d'Amiens au cours duquel il avait perdu une jambe, emportée par un boulet; lorsque la ville fut reprise, Henri IV lui confia l'importante fonction de sergent-major de la citadelle, il eut une fin tragique en 1615 poignardé par un soldat italien de la garnison.

    Hangard

    de Prouville : de gueules à un croissant d'argent.

    Il existait à cette époque une maison seigneuriale, car en 1656 François de Prouville quitta le service du prince de Condé et fut autorisé à rentrer dans sa maison de Hangard, il y mourut en 1663, et son fils Charles en 1684.

    Acquéreur de la seigneurie en 1695, Pierre Dincourt ou d'Incourt fit reconstruire le château dont le fronton portait les armes, accolées à celles de son épouse Marguerite Damiens, conseiller secrétaire du Roi, anobli par lettres de 1695.

    Hangard

    Son fils Jean-Pierre Dincourt épousa en 1710 Marie-Françoise de Sachy d'Abancourt.

    Hangard

    d'Incourt : de gueules au daim saillant d'argent, ramé d'or.

    Quant à son petit-fils Pierre-François, il épousa en 1742 Marie-Jeanne Boitel et fut maïeur d'Amiens de 1757 à sa mort en 1760

    En 1793, Pierre-Antoine Dincourt vendit le domaine à Adrien Poullain, négociant amiénois, aïeul de Théophile Bouchon et de Mme Armand Guilhem de Pothuau qui, en 1895, le cédèrent à Henri Boudoux d'Hautefeuille.

    A la fin de mars 1918, au cours de la bataille de l'Avre, le général Debeney fit des villages de Hangard et de Grivesnes les pivots de sa résistance à l'offensive allemande, le bataillon chargé de défendre le village installa son PC dans le château, qui résista aux assauts lancés dès le 8 avril mais finit par tomber à la troisième attaque du 24...Détruit l'édifice a été remplacé par une demeure sans caractère particulier.

    Hangard

       ***

     Eglise Saint Martin

    Construite en 1523 par Jehanne de Frucourt dont on voyait la pierre tombale dans le clocher, elle était en pierre, le clocher consistait en une tour massive.

    Hangard

    En 1875

    Hangard

     

    en 1907

     

    Il fut remplacé en 1910 par un autre en brique tranchant affreusement avec la pierre blanche de l'église.

    Détruite en 1918, elle fut reconstruite

    Hangard

     

    Hangard


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  • Rouvroy-en-Santerre

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    De sable à la croix d'argent chargée de cinq coquilles de gueules.

    Devise: « Ego etiam amavi roboretum » (J'ai aimé ce lieu planté de chênes rouvres).

    ***

    Ce sont les armes de la maison De Rouvroy, qui se fondit et écartela ses armes pour former la famille et les armes des De Rouvroy de Saint-Simon, que relève la commune de Rouvroy-en-Santerre, dont elle est issue.
    Cette illustre maison prétendait être issue des anciens seigneurs de Saint-Simon, branche cadette des comtes de Vermandois, dont un cadet aurait adopté le nom de De Rouvroy au début du XIIIe siècle à la suite d'une alliance.
    "En réalité (écrit Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome 6, 1948) la maison De Rouvroy descend bien des comtes de Vermandois mais en ligne féminine et sa filiation prouvée remonte à Mathieu de Rouvroy, dit Le Borgne, chevalier vivant en 1370, seigneur de Saint-Simon par son mariage avec Marguerite, dame de Saint-Simon, héritière de cette maison".
    Le château de Long (80) fut acheté en 1871 par un comte de Rouvroy, Octave De Rouvroy de Fournes, dont la famille, qui s’appelait simplement Rouvroy, avait ses racines dans la bourgeoisie des Flandres et avait reçu de Louis XVIII le titre de comte et l’autorisation de «récupérer» les armes des anciens chevaliers de Rouvroy, sans qu’on lui contestât ce droit.

    Rouvroy-en-Santerre

    Armes des Rouvroy sur le fronton du château de Long


    Octave de Rouvroy avait fait sculpter, avec quelque prétention, ces armes au fronton du château à côté de celles de son épouse, où elles sont encore. Son fils René revendit le château en 1916. Deux autres communes de Picardie, au moins: Saint-Simon (02) et Montescourt-Lizerolles (02) ont pris les armes des De Rouvroy, sans modification.
    La devise de Rouvroy-en-Santerre, "Ego etiam amavi roboretum" (J'ai aimé ce lieu planté de chênes rouvres) a été composée en 1913 par Georges Billoré, instituteur, auteur d'une monographie de la commune primée et conservée à la société savante des Antiquaires de Picardie, à Amiens.

    ***

    Eglise Saint Martin

    détruite pendant la Première Guerre mondiale et reconstruite entre les deux guerres

    Rouvroy-en-Santerre

    En 1877, bibliothèque municipale d'Abbeville.

    .

    Rouvroy-en-Santerre

    Rouvroy-en-Santerre

     


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  • La commune ne possède pas de blason officiel

                                       * 

    C'était primitivement un fief important de la châtellenie de Roye.

    En 1195 Baudoin de Fransart le possède.

    La seigneurie passe aux 13ème et 14ème siècle dans la famille de Hangest, seigneurs de Davenescourt, puis à la branche puinée des seigneurs de Genlis.

    En 1367, le fief est tenu par Aubert de Hangest.

    Fransart

    d'argent à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'or, à une merlette de gueules au franc quartier.

    En 1499, Hélène de Hangest apporte la terre à Arthus Gouffier, comte de Caravas.

    Elle sera achetée en 1561 par Louis d'Ongnies, comte de Chaulnes.

    En 1770, elle est la propriété de Charles des Fossés dit le comte de Fransart, décédé à Paris en 1825.

    Un second fief, dit le fief de Bacouel, est resté du 15ème à la Révolution dans la famille du Plessier.

    Fransart

    Du Plessier : écartelé, aux 1 et 4 , d'argent à la fasce de gueules chargée de deux chevrons et demi tenant l'un à l'autre d'argent ; aux 2 et 3, d'or à cinq chaussetrapes de sable.

    La proximité de Roye entraina souvent la ruine du village et du château, en 1591 il est pillé par l'armée d'Henri IV qui assiège Roye, en 1592 ce sont les soldats du Prince de Parme, puis ceux de la garnison de Corbie qui le pillent.

    Incendié en 1653 par les Espagnols de Condé, ce qui reste est détruit quelques semaines plus tard par les français de Turenne.

    Enfin un siècle après, en 1780, le village est détruit par un incendie.

    Reconstruit le village et le château sont rasés lors de l'avancée allemande de 1918.

    Fransart

    Fransart

     

    Fransart

     

    ***

    Eglise Notre-Dame

    Fransart

    En 1877

     


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  • Mezières en Santerre

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    D'azur fretté d'or.

     

    La commune a relevé les armes de la famille De Béthisy, seigneur du lieu, en en inversant les émaux.
    La famille de Béthisy, dont la généalogie remonte au XIVe siècle, est originaire de Béthisy-Saint-Pierre, dans le Valois (60). La commune de Béthisy (60) a repris pour partie son blason.

    (Jacques Dulphy)

    *

    Issu d'une famille anciennement implantée dans la région puisqu'elle possède depuis 1406 le fief de Campvermont à Ignaucourt, Jean de Béthizy achète en 1559 à Antoine Vigier et Marie Bournel, la belle terre de Mézières.

    Les Béthizy connaissent gloire et fortune sous Louis XIV.

    Né à Paris en 1656, Eugène-Marie de Béthizy fait ses premières armes sous Turenne, capitaine de cavalerie puis maréchal de camp, cette brillante carrière ne le détourne pas pour autant de ses racines picardes, en 1710, il a obtenu la charge de gouverneur et bailli d'épée d'Amiens et trois ans plus tôt, c'est en son château de mézières qu'il a épousé Eléonore Oglethorp.

    Mézières en Santerre

    Chauffe-plat avec les armoiries des de Béthizy avec leur devise : Et Virtus et Sanguis traduit par Puissance du sang

    Son fils Eugène-Eléonor, second marquis de Mézières prend la succession et réside ordinairement dans sa terre picarde où dans les années 1740, naissent la plupart de ses nombreux enfants.

    Son fils Eugène-Eustache (1739-1825), lieutenant-général des Armées du Roi, part pour l'émigration et ne rentre qu'en 1814 pour trouver ses biens saisis et intégralement dispersés, il abandonne alors définitivement la Picardie pour se fixer à Paris où Louis XVIII lui donne le gouvernement des Tuileries.

    Mézières en Santerre

    Livre du 18ème siècle sur la famille de Béthizy

    Rien ne rappelle plus aujourd'hui le marquisat de Mézières, à l'exception peut-être d'une grande maison classique en pierre blanche, située devant l'église reconstruite après 1918.

    Mézières en Santerre

    en 1877

    Mézières en Santerre

    Mézières en Santerre

    Mézières en Santerre


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  • Demuin

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    De gueules à deux branches d'alisier d'or passées en double sautoir; au chef échiqueté d'argent et d'azur.

     

    Ce sont, à une différence près, les armes de la famille D'Ailly, dans leur forme tardive. En effet, à l'origine, la maison D'Ailly (originaire d'Ailly-le-Haut-Clocher, 80) portait de gueules plain, au chef échiqueté d'argent et de gueules de trois tires ; puis le gueules fut chargé de deux branches d'alisier d'argent passées en sautoir (meuble parlant : ailly/aillisier), puis enfin, au 17e siècle, ces deux branches furent passées en double sautoir. Ici, sur les armes de la commune de Démuin, l'or a remplacé l'argent, en brisure.

    Demuin

    Maison d'Ailly

     

    Ce sont les armes de Philibert-Emmanuel d'Ailly, seul seigneur du nom à Démuin, mais d'un nom prestigieux en Picardie, qu'a relevées la commune. (Jacques Dulphy)

     

    ***

    Demuin

    Le château dont malheureusement rien ne subsiste fut à la fin du Moyen-Age l'une des principales places fortes des environs d'Amiens.

    Vassal des seigneurs de Boves, Ebrard de Demuin apparait dans une charte de 1131.

    Jehan de Demuin fut le père ou le grand-père de Péronne de Demuin, alliée a Witasse de Campremy.

    Leur fille Marie de Campremy  en épouse Jean de Clermont-Nesle.

    A la fin du 14ème siècle on trouve Jean de Clermont, seigneur de Paillart et de Tartigny, dont le gendre Collart de Calleville se range parmi les partisans du dauphin Charles.

    En 1417, le château incommodait fort les villes d'Amiens et de Corbie, le duc de Bourgogne le fait prendre et vient y loger en août.

    La dame de Demuin parvient à le reprendre peu après le départ du duc.

    Acquis par l'échevinage et remis à Raoul d'Ailly suivant lettres patentes de 1419, il ne tarde pas à faire retour aux Dauphinois et Philippe Le Bon, duc de Bourgogne, emploie alors les grands moyens, il charge son principal lieutenant Jean de Luxembourg de venir mettre le siège, il reprend le château en 1421 et en confie la garde à Antoine de Lorraine, seigneur de Boves.

    Blanche de Calleville épouse Hector de Flavy, c'est à lui que l'on attribue la reconstruction du château, sur un site différent, une butte rehaussée artificiellement et protégée de deux côtés par la rivière et les marais.

    Demuin

    de Flavy : d'hermine à la croix de gueules, cantonée de cinq coquilles d'or.

    Acquise en 1543 par Françoise de Rasse, la seigneurie échut à Louise d'Ongnies, épouse de Philibert-Emmanuel d'Ailly, baron de Picquigny.

    Demuin

    d'Ongnies : de sinople à la fasce d'hermine.

    Il l'a vend en 1614 à Jean Lucas, échevin d'Amiens, et à son frère Guillain Lucas, aumonier du Roi.

    Demuin

    Lucas : d'argent à la fasce d'azur, chargée de trois glands tigés et feuillés d'or, la queue à senestre, accompagnés de trois oiseaux de sinople.

    Le 30 septembre 1636, lors de reprise de Corbie par les armées royales de Louis XIII, ce dernier vint loger au château, qui appartenait alors à Jean Lucas, président-trésorier de France.

    Son fils Honoré Lucas occupe la charge d'intendant de La Rochelle, mais revient en 1684 mourir à Demuin, son fils Antoine devient conseiller au Parlement de Paris.

    Lorsqu'en 1739, le château impressionne encore par sa puissance, la décadence a déja commencée.

    A la mort du dernier Lucas, François Le Gras, marquis du Luart est devenu par alliance seigneur du lieu, ses successeurs qui habitent le Maine, délaissent totalement l'édifice et mettent finalement le domaine en vente en 1777 sans succès...douze ans plus tard à la Révolution, ils le cèdent au comte de Cambray.

    Dans les premières années du 19ème siècle, il vend le vieux château à différents particuliers qui achèvent de le démolir, seule est épargnée une ancienne cuisine bâtie en pierre qui fut acquise en 1806 par Mme de La Morandière pour en faire une salle d'école, elle sera finalement abattue en 1865.

    En 1889, d'après Alcius Ledieu, il ne restait plus que quelques vestiges de tours et de fossés, quelques caves situées sous des maisons modernes.

    Le site fut l'objet d'une campagne de fouilles au début de 2012.

    Demuin

    ***

    église Saint-Ouen

    Détruite pendant la Première Guerre Mondiale

    Demuin

     

    Demuin

     

    Demuin


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