• La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Le premier seigneur connu est Guillaume de Villers en 1207.

    A partir du 14ème siècle, la seigneurie est la propriété de la famille de Fontaines.

    François de Fontaines en était le seigneur en 1571.

    Claude de Fontaines vendit la seigneurie à la fin du 16ème à Maximilien de Cambray (1639-1719), capitaine d'infanterie.

    Il fit construire le château au nord du village dans les années 1680.

    Mort sans alliance, il laissa ses biens à son neveu Florimond, seigneur de La Neuville, mort en 1763, auquel succéda son fils Maximilien-Eugène de Cambray, comte de Villers, qui mourut en 1787 sans enfants, après avoir recueilli la succession de son frère, le marquis d'Epagny.

    Villers-aux-Erables

    de Cambray : d'azur au chevron d'or, accompagné au canton dextre du chef, d'une molette et en pointe d'un trèfle, le tout d'or.

    Louis-Antoine de Cambray-Digny, son neveu et héritier, né en 1751, officier d'artillerie, avait combattu aux côtés des Insurgents américains et avait obtenu le grade de colonel de cavalerie.

    Villers-aux-Erables

    Il fut inquiété pendant la Révolution, mais en ventôse de l'An II les autorités reconnurent qu'il avait combattu 25 ans pour des républiques, ils firent lever les scellés apposés sur son mobilier.

    Il mourut sans postérité à Villers en 1822.

    Trois ans plus tard son neveu fixé à Florence (Italie) céda le domaine à Edouard Cadeau d'Acy (1795-1860), maire de la commune en 1824, conseiller général et député de la Somme, père de la marquise de Rougé et grand-père du comte Jacques de Rougé, il avait épousé Mlle Pauline Tripier de Sénerville, il meurt en 1860.

    Villers-aux-Erables

    Cadeau d'Acy : d'azur à trois bandes ondées d'argent.

    Sa fille Anne-Marie Cadeau d'Acy épousa en 1860 Théodorite-Bonabes-Félicien, marquis de Rougé (mort en 1864).

    Villers-aux-Erables

    De Rougé : de gueules à la croix pattée d'argent

    Le château était une demeure classique de dimensions modestes, habitué à des demeures plus grandioses, le comte de Rougé et son épouse Antoinette d'Havrincourt, firent dès 1909 transformer et agrandir le bâtiment, deux ans de travaux rendirent presque méconnaissable l'édifice.

    Villers-aux-Erables

    Villers-aux-Erables

    De tout cela la guerre de 1914-1918 n'a laissé subsister que de maigres vestiges, abattus depuis.

    Villers-aux-Erables

    Villers-aux-Erables

     

    ***

    Eglise Saint Sulpice

    L'ancienne église de trouvait dans le parc du château, très petite et couverte de chaumes, un incendie la détruisit quelques années avant la Révolution, elle renfermait une chapelle castrale bénite en 1420.

    L'église fut reconstruite à la fin du 18ème siècle aux frais de M.de Cambray, au centre du village, elle fut détruite lors des combats de 1918.

    Villers-aux-Erables

    EN 1877

    *

    La chapelle sépulcrale

    Construite de 1862 à 1864 par Mme veuve Cadeau d'Acy et ses enfants.

    Elle a échappé aux destructions de 1918.

    Villers-aux-Erables


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  • La commune ne possède pas de blason officiel

     

    l'annexe de Filescamps se trouve à 1 km.

     

    En 1295, l'abbaye de Corbie abandonna le domaine à Raoul de Gaucourt .

    Braches

    d'hermine à deux bars (ou barbeaux) adossés de gueules.

    Braches

    sceau de Raoul de Gaucourt (1295) aux archives départementales de la Somme.

    En 1465, Raoul d'Ailly, seigneur d'Airaines, reçut de son père la terre de Braches, de son épouse Marie de Filescamps il eut une fille Jacqueline, dont hérita au début du 16ème siècle Jean de Bruges, seigneur de La Gruthuse, gouverneur d'Abbeville.

    Braches

    de Gueulluy : d'or au chevron de gueules accompagné en pointe d'une aigle d'azur, becquée et membrée de gueules.

    Pierre de Gueulluy acheta en 1642 la seigneurie et en 1703 sa petite-fille Yolande du Hollondel, l'apporta en mariage à son voisin Charles d'Ainval, dont la famille originaire du Vimeu possédait depuis la fin du 16ème siècle la seigneurie de Filescamps, isolée entre Braches et Hargicourt.

    Braches

    d'Ainval : d'argent, à un chef émanché de gueules et une bande d'azur accostée de deux cotices du même, brochant sur le tout, accompagnée en chef d'une molette d'éperon d'azur reposant sur l'argent.

    Louis d'Ainval de Braches, leur fils, fut page de la Petite Ecurie du Roi en 1730 et mourut en 1778.

    L'une de ses filles fut abbesse du Paraclet et son fils Charles-Louis, comte de Braches (1738-1817), ajouta à ses revenus le produit de l'exploitation des tourbières voisines.

    En juillet 1789, il reçut plusieurs gardes du corps du Roi, ses collègues, ce qui le fit accuser de complot, devenu suspect aux autorités révolutionnaires, il finit par émigrer, ce qui entraîna la mise de ses biens sous séquestre et la dispersion de ses meubles en l'An II, la reconstruction n'était pas achevée.

    Braches

    Antoinette Boula de Mareuil, l'épouse du comte de Braches, resta sur place, divorça et s'arrangea pour faire racheter le château et une partie des bois voisins et remit le tout à son mari, à son retour.

    Braches

    Boula de Mareuil : d'azur à trois besants d'or.

    En 1839, après la mort d'Albert d'Ainval de Braches, ses filles vendirent le domaine à Urbain-Dominique de Beaurepaire-Louvagny qui s'était fixé en Picardie à la suite de son second mariage en 1827 avec Alexandrine de La Myre, il fut un candidat malheureux à la députation, il meurt en 1859 et son épouse en 1869.

    Braches

    Beaurepaire-Louvagny : de sable à trois gerbes d'avoine d'argent.

    Son petit-neveu Henry de Beaurepaire-Louvagny le possédait lors de sa destruction au cours de l'offensive allemande de mars 1918. 

    Braches

    sépulture d'Ainval dans le cimetière.

                                                              *

                                                   Eglise Saint-Martin

    L'ancienne remontait au 16ème siècle, elle fut détruite en 1914-1918.

    Braches

    En 1876.

    reconstruite en 1927

    Braches

     


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  • La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Projet de blasonnement proposé par Jacques Dulphy, reprenant les armes des de Louvel-Lupel associées à un coquelicot.

     

    Arvillers

     

    l'ancienne commune de Saulchoy-sous-Davenescourt a été rattachée en 1965.

     

    On trouve un seigneur portant le nom de la commune en 1219 avec Raoul d'Arvillers.

    Guy des Préaux (des Prés) fut seigneur en 1363 par le mariage avec Jeanne d'Arvillers.

    Le château-fort fut occupé en 1417 par les Anglais, Jean de Luxembourg les cerna et les força à se rendre.

    Leur fille apporta la seigneurie à Charles de Flavy en 1425.

    Arvillers

    de Flavy : d'hermine, à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'or.

    Charles de Flavy ayant abandonné le parti du duc de Bourgogne, se vit dépouiller de la seigneurie que Philippe Le Bon donna à Jocotin de Bainquetun, entre 1433 et 1436.

    En 1479 Jean de la Blandinière est dit seigneur d'Arvillers en Santerre.

    On trouve Jean de Sains vers 1534, puis Valeran de Sains en 1554 qui parait avoir vendu la terre en 1556 à Henri 1er de Montmorency.

    Puis Henri II de Bourbon (père du Grand Condé) qui épousa en 1609 Charlotte-Marguerite de Montmorency, il meurt en 1646 et son épouse en 1650.

    La seigneurie fut vendue à François du Prat, comte de Barbançon, il meurt en 1695.

    Arvillers

    du Prat : d'or, à la fasce de sable accompagnée de trois trèfles de sinople.

    Puis son fils François II du Prat de Barbançon qui vendit en 1721 à Charlotte de Vendeuil, marié en première noces en 1701 à Etienne-François de Louvel, devenue veuve elle se remaria en 1721 à Charles de Collemont, seigneur de Framerville-Rainecourt.

    C'est au nom des enfants qu'elle eut de son premier mariage qu'elle acheta la terre.

    Marie-Antoine de Louvel, marquis de Warvillers, épousa en 1731 Gilette de Trécesson.

    Leur fils Charles-Gilles-Marie de Louvel épousa en 1758 Marie-Anne-Antoinette de Guillebon.

    Antoine-Gilles-Marie de Louvel épousa en 1783 Anne-Charlotte de La Myre, fille du châtelain de Davenescourt, il fut emprisonné en février 1794 et mourut le 25 août 1794, peu après sa libération, il fut le dernier seigneur d'Arvillers.

    Arvillers

    de Louvel-Lupel : d'or, à trois hures de sanglier de sable.

    Sa veuve vivait au château d'Arvillers en 1820.

    Les Louvel changèrent leur nom en "Lupel" par ordonnance du 13 septembre 1820.

    Arvillers

     

    Arvillers

    photo JN Marchiset

    ***

    Eglise Saint Martin

    l'ancienne église datait du XVIIème siècle, elle fut détruite pendant la Première Guerre mondiale.

    Reconstruite durant l'entre-deux guerres, inaugurée en 1928.

    en 1876.

    Arvillers

    Arvillers

    Arvillers

    Arvillers

    église actuelle

     

     


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  • La commune ne possède pas de blason officiel

     

    Projet de blasonnement proposé par Jacques Dulphy en écartelant les armes des de Cambray et de Milly.

    Le Plessier-Rozainvillers

     

    La seigneurie qui relevait de la châtellenie de Moreuil appartenait au XIIème siècle à une famille dite du Plessier avec Bernard du Plessier, chevalier, qui vivait en 1164; Joseph du Plessier en 1224, Ansel du Plessier en 1262...

    A la fin du XIVème siècle, Gilles Bernard de la famille des seigneurs de Moreuil (d'après le père Daire), rendit aveu pour son manoir et chastel du Plessier.

    Plus tard, Jean de Brunvillers se qualifiait seigneur, de Marie de Milly, son épouse, il eut une fille Jeanne qui épousa en 1600 Charles de Cambray, seigneur de Villers aux Erables.

    Le Plessier-Rozainvillers

    de Milly : de sable au chef d'argent. 

    Puis Louis de Cambray qui épousa  en 1647 Antoinette-Madeleine de Fontaines.

    Leur fils Philippe qui épousa en 1688 Marie Dournel, ils eurent 11 enfants....

    Le Plessier-Rozainvillers

    de Cambray : d'azur au chevron d'or, accompagné au canton dextre du chef d'une molette et en pointe d'un trèfle, le tout d'or.

    Cette famille posséda la seigneurie jusqu'en 1789, mais en 1750, Florimond de Cambray vendit 433 verges encloses de murs, correspondant à la place de l'ancien château, aux sieurs Pierre-François, Jean-Baptiste et Thomas Sénart qui y firent bâtir une maison spacieuse et vaste.

    Le Plessier-Rozainvillers

     

    Le Plessier-Rozainvillers

    Ces trois frères possédaient dans le village une fabrique de peignage et de filage, à laquelle ils ajoutèrent la fabrication de bas d'estame avec des ateliers de teinture et d'apprêt, ils employèrent jusqu'à 600 ouvriers.

    La Révolution fut fatale aux fabriques des Sénart dont les bâtiments furent ravagés par les flammes en 1792, ils ne tardèrent pas à liquider leurs affaires, laissant inachevée la demeure qu'ils avaient élevée sur les ruines de l'ancien château.

    Restaurée à la suite des dégâts subis pendant la Première Guerre Mondiale.

    Il appartient actuellement à Patrick et Claudie Goret qui proposent des chambres d'hôtes.

    Le Plessier-Rozainvillers

     

    ***

    Eglise Saint Martin

    Le Plessier-Rozainvillers

    EN 1875

    L’église du Plessier-Rozainvillers a été construite au XVe siècle. Endommagée en 1918 lors de la Bataille d’Amiens, elle a été en partie reconstruite dans les années 1920.

    Le Plessier-Rozainvillers

    avant guerre

    Le Plessier-Rozainvillers

     

    en 1918

    Le Plessier-Rozainvillers

    En 1934

     


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