• Yaucourt-Bussus

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    D'or à trois aigles de sable, becquées et membrées de gueules.

     

    Sans avoir délibéré à leur sujet, et sans en faire grand usage, la commune relève, sans les briser, les armes de la famille D'Yaucourt.
    Hugues d'Yaucourt, dit de Beauflos, en fut en 1210 le premier seigneur connu, père de Regnier d'Yaucourt, chevalier, seigneur en 1237. Jean d'Yaucourt, seigneur d'Yaucourt, écuyer vivant en 1323, sans fils, transmit le domaine à sa fille, qui épousa Gaucher de Châtillon; puis la seigneurie passa en d'autre noms. A cette famille ont appartenu plusieurs chevaliers croisés, parmi lesquels Mathieu d'Yaucourt, vivant en 1205, ainsi que les frères Thomas et Thibaud d'Yaucourt, frères du chevalier Regnier d'Yaucourt (noté plus haut), seigneur d'Yaucourt en 1239.
    Les chevaliers d'Yaucourt portaient trois aigles; les couleurs actuelles portées par la commune ont été supposées, ou sont de fantaisie. Ces trois aigles figurent sur le sceau de Regnier d’Yaucourt, appendu à un document de 1232 cité par Belleval (Nobiliaire du Ponthieu et du Vimeu, tome 2, p 301) dans lequel le seigneur d'Yaucourt promet à l'abbaye de Saint-Riquier de ne rien vendre de son domaine d'Yaucourt. Il vendit cependant son fief de Beauflos en 1239, à l’abbaye d’ailleurs, pour financer la croisade de ses deux frères.
    Ces armes sont déjà données pour la commune de Yaucourt-Bussus par Roger de Figuières (1892) (tome 7 du Cabinet historique de l'Artois et de la Picardie, p 303.)
    (Jacques Dulphy)

    ***

    En 1363 Jean de Dargnies détenait un fief de l'abbaye de Saint-Riquier avec un manoir et ses dépendances.

    Passé ensuite à son gendre Jean de Bournel.

    En 1378, il appartient à Jean de Châtillon qui en rendit aveu.

    Il vendit en 1394 à Colart de Tanques, écuyer d'écurie du Roi.

    Yaucourt-Bussus

    de Rambures : d'or aux trois fasces de gueules.

    Au début du 17ème siècle, Charles, marquis de Rambures possédait la seigneurie que ses héritiers vendirent en 1685 à Charles Manessier , trésorier général des bâtiments du Roi, marié à Marie-Catherine Félix.

    Yaucourt-Bussus

    Il fit reconstruire le château en 1687.

    Yaucourt-Bussus

    Dès 1696, cependant, il revendit le domaine à Joseph Vaillant, capitaine au régiment de Cavoye qui meurt en 1720, ses descendants possédèrent la seigneurie jusqu'à la fin du 18ème siècle.

    Yaucourt-Bussus

    Vaillant (Ponthieu) : d'argent au lion de sable, armé et lampassé de gueules.

    Augustin Debray, maire d'Amiens sous Napoléon Bonaparte, y décédera en 1835.

    Si le château existe toujours, il a été complètement transformé et agrandi, bien différent de l'édifice d'origine, il a subit une importante restauration.

    Yaucourt-Bussus

     

    *

    Eglise Saint-Michel

    reconstruite au 19ème siècle sur la base de celle du 16ème.

    Yaucourt-Bussus


    votre commentaire
  • Machy

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    D'azur à trois aigles d'or au vol abaissé.

     

    Ce sont aussi les armes de la famille De Machy.
    Cette famille, qui était déjà éteinte au XIXe siècle (Belleval, Nobiliaire du Ponthieu et du Vimeu, 1862, tome I, p 231) était d'ancienne noblesse.
    Belleval écrit: "On croit communément que (le village de) Machy fut le berceau de cette famille dont on trouve au XIVe et au XVe siècles, tant à Abbeville qu'à Rue et dans tout le Ponthieu, une quantité de membres qu'il serait trop long d'énumérer. Il y eut aussi au XVIe siècle des De Machy magistrats à Amiens".
    En 1260, Hue de Machy, écuyer, eut pour fils Mathieu de Machy, chevalier, demeurant à Cocquerel (80). Il y possédait un fief en 1300. Six générations après Hue, au XVIe siècle, les De Machy possèdent encore des terres à Cocquerel, sans en être les seigneurs.
    En 1377, un certain Jean de Machy, dit Deraines, est dit seigneur de Machy "en partie". On ne sait pas le relier aux autres.
    (Jacques Dulphy)

    ***

    Oilardus de Maci est cité au XIème siècle.

    Willardus de Maciaco (Gillard de Machy)  en 1195

    Hue de Machy fut en 1260 procureur du Roi d'Angleterre, comte de Ponthieu.

    En 1362, Henri de Machy rendit aveu au souverain britannique pour le manoir qu'il possédait et où il demeurait.

    La seigneurie était alors démembrée car Hugues Bournel en possédait une autre fraction.

    Saccagé en février 1442 par les troupes anglaises de Talbot, le manoir dit de "La Salle" ne fut probablement relevé qu'à la fin du XVIème siècle, et dut l'être à nouveau après l'incendie du village causé par les Impériaux en 1635.

    Possession de Mathieu du Bos en 1470, puis de son gendre Hémon de Hézècques, la seigneurie principale passa à Jean Le Fèvre de Caumartin, général des Finances, en 1555.

    On doit la construction du manoir à Henri Roussel, gentilhomme ordinaire de la vénerie du Roi et lieutenant des Eaux et Forêts de Ponthieu, qui demeurait à Machy en 1548 et vivait encore en 1575.

    Machy

    Décrétée sur Pierre Blondel, son gendre, la seigneurie fut adjugée le 22 mars 1584 à François de Soyecourt, seigneur de Regnière-Ecluse, qui six semaines plus tard le bailla à rente à Nicolas Le Fuzelier, ancêtre des Partz de Pressy propriétaire au XIX ème siècle, et des Saint-Victor qui le possédaient à la veille de la dernière guerre.

    Machy

    Le Fuzelier : d'or à trois fuseaux de gueules.

    Machy

     

    L.Gillard. 1868

    Machy 

    1857

    Machy

    Photo : Archives départementales, sté des Antiquaires de Picardie.

    Depuis longtemps affecté à un usage agricole, plusieurs fois mis en vente avant d'être acquis et restauré par son actuel propriétaire.

     

    ***

    Eglise Saint-Flour

    Choeur du XVème, nef du XVIIIème

    Machy

     


    votre commentaire
  • Autrefois Nampont-Saint-Martin.

     

                                    La commune ne possède pas de blason.             

                                                                      ***   

    Nampont

    Nampont

    Château en 1853

    La seigneurie appartenait à la famille de Nampont jusqu'à la fin du 13ème siècle.

    Puis les Bernâtre au début du 14ème et les du Quesnoy au milieu du 14ème, la terre fut confisquée sur Jean du Quesnoy, condamné au bannissement, avant de lui être restituée en 1403.

    Capitaine de St Valery en 1435, Robert du Quesnoy participa à la lutte contre les écorcheurs au côté d'André de Rambures.

    Nampont

    Du Quesnoy : d'or à l'aigle de sable

    En 1454 on trouve Guillaume du Quesnoy, qui dix ans plus tard en fit don à son neveu Josse de Vaudricourt qui épousa Marie de Biencourt, dame d'Arry.

    Nampont

    de Vaudricourt : de gueules à l'orle d'argent.

    Nampont

    Le château devient bientôt un point d'appui sur l'Authie qui marque la frontière et a certainement beaucoup souffert des guerres qui se succèdent jusqu'au milieu du 17ème siècle.

    Nampont

    En 1570, le mariage d'Anne de Vaudricourt le fait passer à Louis de Monchy d'Hocquincourt, gouverneur de Ham.

    Saccagés en 1635 par les Espagnols, les bâtiments sont réparés à des fins utilitaires, ils abritent sous Louis XIV un poste de douane et un entrepôt pour le sel, tandis que le logis est remis en état pour héberger le capitaine.

    En 1712, Marie-Madeleine de Monchy, marquise de Feuquières, se défait de l'ensemble de ses biens en Ponthieu.

    Elle vend la seigneurie à Philippe Becquin, lieutenant-criminel en la sénéchaussée de Ponthieu, il fait alors restaurer le château et lui rend sa vocation résidentielle.

    Nampont

    Becquin : d'azur à la tête d'aigle arrachée d'or, tenant dans son bec un hameçon d'argent, à la champagne du même. 

    Armes parlantes : bec d'aigle et le hameçon ou hain (bec-hain)

    En 1764, Marguerite Becquin de Vercourt épouse Charles-François du Maisniel, aïeul de Charles-Amédée du Maisniel qui fait à nouveau restaurer les bâtiments après son mariage avec gabrielle de Belleval en 1836.

    Nampont

    du Maisniel : d'argent à deux fasces de gueules, chargées chacune de trois besants d'or.

    Nampont

     

    Armoiries des Du Maisniel sur l'ossuaire (merci à Jacques Hebert)

    Nampont

     

    NampontNampont

    Ce sont ses armes au-dessus de la porte, accostées de deux lions

    En 1866, Marguerite du Maisniel l'apporte en mariage à Maurice de Bertoult dont la famille le garde jusqu'en 1924.

    Acquis par Paul Waymel qui le fait restaurer une fois encore.

    Le château est endommagé au cours des combats de 1944 et remis en état par M.Mourral.

    A nouveau mis en vente, le domaine sert aujourd'hui de cadre à un golf.

    Nampont


    votre commentaire
  • Le Crotoy

     

     http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'azur à trois bandes d'or à la bordure de gueules

     

    Au XIXe siècle (Belleval, 1864, tome I page 163), les armes du Crotoy se décrivent encore: "d'azur à la galère équipée d'or, au chef d'or à trois bandes d'azur, à la bordure de gueules". On ne trouve nulle trace aujourd’hui de ce blason sur les bâtiments communaux. D'où viennent alors ces "premières" armoiries? On l'ignore.
    Sans doute, après 1209, après que fût octroyée par le comte Guillaume II de Ponthieu la première franchise, la nouvelle commune affranchie utilisa-t-elle, suivant l'usage, les armes des comtes. On ne le saura jamais: la charte a été détruite, avec les sceaux qui y étaient appendus, par les Anglais au temps de la bataille de Crécy en 1346. Ces armes anciennes des De Ponthieu étaient d'or à trois bandes d'azur.

    Le Crotoy


    Les documents communaux des années 1950 et 1960 utilisent encore, pour Le Crotoy, ces armes du Ponthieu "ancien", en inversant les couleurs .
    C'est en 1971, alors que le Conseil Général, avec son service d'archives, s'applique à la publication de l'Armorial de la Somme (paru en 1972), que la commune du Crotoy fixe définitivement son blason, qu'elle utilise aujourd'hui largement, et à juste raison. Ce seront alors les armes de Ponthieu, mais en leur forme moderne: d'azur à trois bandes d'or, à la bordure des gueules.
    (Jacques Dulphy)

    ***

    Le Crotoy

    étiquette d'une bouteille de liqueur fabriquée par Pelletier, négociant au Crotoy-1880

    Le Crotoy 

    cliquer pour agrandir

    Fresque dans l'église St Pierre, au-dessus de la chapelle Jeanne D'Arc.

     

    Durant la guerre de Cent Ans, la commune fut alternativement sous domination anglaise et française. Édouard III d'Angleterre séjourne au Crotoy et y fit construire en 1340 une très importante forteresse sur un terre-plein de sable entouré de fossés que la mer emplit avec un donjon flanqué aux angles de quatre grosses tours rondes.

    Le Crotoy

    Pris et ruiné quelques années plus tard par Philippe VI de Valois, repris par les Anglais après Crécy et relevé dans les années 1360.

     Assiégée, Le Crotoy, dernière position française de la baie de la Somme, capitula le 1 mars 1424

    Le Crotoy

    Jeanne d'Arc y fut emprisonnée du 12 novembre au 20 décembre 1430, avant d'être emmenée à Rouen pour son procès.

    Le Crotoy

     

    Le Crotoy

    Statue de Jeanne D'Arc,oeuvre du sculpteur Athanase Fossé.

     

    Le Crotoy fut le lieu de résidence, durant ces périodes troublées, d'un gouverneur et d'une garnison. Jacques d'Harcourt fut le gouverneur le plus célèbre du Crotoy : il le défendit avec audace et courage contre les armées anglo-bourguignonnes. Une rue éponyme lui rend hommage dans le centre-ville.

    Le traité du Crotoy fut signé entre la France et l’État bourguignon, le 3 octobre 1471.

    Pendant les guerres de religion, Le Crotoy prit le parti d'Henri de Navarre. Par un édit de 1594Henri IV déchargea d'impôts les Crotellois. Il séjourna dans la commune le 18 avril 1596.

    La forteresse du Crotoy, « qui estait place imprenable » selon Leprêtre, a soutenu pas moins de vingt-cinq sièges dans son histoire.

    En 1674, en application des clauses du traité d'Aix-la-Chapelle, le château fut détruit. La ville s'endormit jusqu'au xixe siècle et resta un simple port de pêche.

    Le Crotoy

    Ruines de la prison de Jeanne d'Arc

    Le Crotoy

    ***

    Eglise Saint Pierre

    Elle a succédé à une église médiévale à deux nefs plus modeste, son état de délabrement entraîna sa démolition dès 1850.

    Le Crotoy

    On l'a reconstruite entre 1850 et 1863 en conservant le clocher du 13ème siècle.

    Le Crotoy 

    église nouvelle en 1863

    ***

    Saint-Firmin-les-Crotoy

    Ancienne commune devenue hameau annexe du Crotoy entre 1790 et 1794.

     

    Le Crotoy

    église de St Firmin-les-Crotoy en 1850

    La tour-clocher en grès date du 16ème siècle, la nef a été reconstruite au début du 20ème siècle.

    Le Crotoyphoto: APictche

    pierre tombale de Louis France, mort en 1750.

                                                                    ***

    Le Crotoy 

     

     Les écluses du Crotoy furent construites sous Napoléon III, en 1865 par Ferdinand de Lesseps pour palier à l’ensablement de la baie de Somme. A marée haute, les vannes se referment pour emprisonner l’eau qui s’était engouffrée dans les bassins et cinq heures après l’heure de la pleine mer, elles se réouvrent pour libérer cette eau à très fort courant provocant un effet chasse, d’où l’appellation « bassin de chasse », le but étant de déplacer des sédiments accumulés.

     

     


    votre commentaire
  • Maison-Ponthieu

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    D'argent au sautoir de gueules chargé de quatre besants d'argent et cantonné de quatre lionceaux de sable; au chef d'or chargé de trois bandes d'azur et à la bordure de gueules.

     

    Armes de Pépin de Wierre , seigneur du lieu en 1370, et de sa famille, De Wierre de Maison, qui tint la seigneurie jusqu'en 1540.

    Le chef est de Ponthieu.

    Ces armoiries, sans le chef, sont attribuées par certains sites à la commune de Maison-Roland; c'est une erreur.
    Il y a confusion de "Maisons". Ce sont les armes de la famille De Wierre, dont les aînés étaient co-seigneurs de Maison-Ponthieu, et non de Maison-Roland, village qui fut tenu du XVe siècle à la Révolution par la famille Manessier, qui portait trois hures de sangliers.

    La famille De Wierre portait "d'argent au sautoir de gueules chargé de quatre besants d'or et accompagné de quatre lionceaux de sable armés et lampassés de gueules".

    Maison-Ponthieu

    fut suzeraine en partie de Maison-Ponthieu depuis 1370 avec Pépin de Wierre, écuyer, jusque vers 1540 avec Anne de Wierre, dernière du nom, épouse de jean d'Amerval, soeur de Philippe de Wierre, maître d'hôtel du Vidame d'Amiens, mort sans postérité. Claude de Wierre, mort en 1531, fut cinq fois maïeur d'Abbeville.
    Le chef de Ponthieu rappelle l'appartenance du village au pays et ancien comté de Ponthieu. L'autre partie de la seigneurie appartenait aux D'Anvin, puis aux De Longueval, puis aux Le Roy de Saint-Lau.
    (Jacques Dulphy)

                                                                ***

    La famille de Wierre fut suzeraine en partie de Maison-Ponthieu depuis 1370 avec Pépin de Wierre, écuyer, jusque vers 1540 avec Anne de Wierre, dernière du nom, épouse de jean d'Amerval, soeur de Philippe de Wierre, maître d'hôtel du Vidame d'Amiens, mort sans postérité. Claude de Wierre, mort en 1531, fut cinq fois maïeur d'Abbeville.

    Vendue en 1578 par Louis de Longueval à François Maquet, avocat du Roi à Abbeville, la seigneurie principale appartenait au 17ème siècle à François Le Roy qui possédait également la seigneurie voisine de Saint Lau, acquise dans les années 1570 par son aïeul Jacques Le Roy, maïeur d'Abbeville.

    François Le Roy de St Lau épousa Marguerite Royre en 1663.

    Maison-Ponthieu

    Au milieu du 18ème siècle, Claude Le Roy de St Lau, commandant de bataillon au régiment de Monaco, épousa Marie-Madeleine de Lannoy.

    Maison-Ponthieu

    Le Roy de Saint-Lau : d'azur à trois écussons d'argent chargés chacun d'une croix pattée et alésée de gueules.

    Leur fille Hortense épousa le marquis de Monchy qui mourut sans postérité en 1782; le 15 juillet 1783, elle contracta une seconde alliance avec le marquis des Essars en la chapelle du château.

    Maison-Ponthieu

    Le ménage s'installa à Sailly-le-Sec mais revint à Maison-Ponthieu après la Révolution où elle mourut en 1813 et lui en 1830, âgé de 82 ans.

    Maison-Ponthieu

    Des Essars : de gueules, à trois croissants d'or posés 2 et 1.

    Leur neveu Alban, vicomte des Essars leur succéda, il s'éteignit en 1865.

    Maison-Ponthieu 

                                         vitrail armorié dans l'église

    Entré par alliance dans la famille de Campeau, le château fut vendu par de M.des Lyons de Feuchin et converti un moment en colonie de vacances.

    Maison-Ponthieu

    Maison-Ponthieu

     

                             Lyons (des) de Feuchin - Artois - Écartelé aux 1 et 4 d'argent à quatre lions de sable armés et lampassés de gueules 2 et 2 (des Lyons) aux 2 et 3 d'argent à trois fleurs-de-lis au pied coupé de gueules (Wignacourt de Bellesaige) Devise EX GENERE ET VIRTUTE LEONES                                

                                                                           ***

                               Eglise Notre Dame de l'Assomption du XVIème siècle

    Maison-Ponthieu

    Maison-Ponthieu

    église en 1855

    Maison-Ponthieu

     

    Maison-Ponthieu

     

     

    La tour du clocher s'est effondrée en 2014 

     Une réelle catastrophe pour les habitants du village et aussi pour ceux d'alentour qui ont découvert le lendemain matin ces pierres amassées au pied de l'Eglise recouvrant la Cloche classée aux Monuments historiques, née en l'an de grâce de 1571 (XVIe siècle) en même temps que l'Eglise.

     

    Une Tour Pour Prévenir Des Invasions

    La Tour de Gué a été construite au XVe siècle pour prévenir de l'arrivée des pillards et aussi des différentes armées, dont l'armée Espagnole, lors de leurs incursions dans le village exerçant leurs exactions contres les habitants n'ayant pas eu le temps de fuir, violant, tuant, incendiant leurs maisons, détruisant les récoltes et les animaux, retournant au-delà de l'Authie en fin de nuit, leurs crimes et méfaits accomplis.

    C'est un siècle plus tard que l'Eglise a été construite et attachée à cette Tour devenue son Clocher, ne formant qu'un ensemble qui a duré jusqu'au 15 janvier 2014 à 22 h 15 sans problème d'existence pendant plus de 600 ans!.... mais dont l'usage du gué a perduré jusqu'aux dernières guerres mondiales prévenant de l'arrivée des envahisseurs.

    Maison-Ponthieu

     

    Maison-Ponthieu

        


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique