• Baizieux

     

    Création de Jean-François Binon (2015)

     Tiercé en pairle renversé: au 1er d'azur à la tête de cheval coupée d'argent, au 2e d'argent à l'aigle au vol abaissé de gueules, au 3e de sinople à la gerbe de blé d'or.

    Avec son aiglette rappelant les "de Rune" anciens seigneurs du village, la tête de cheval rappelant celui de St Martin et la gerbe de blé sur fond vert, couleur du bois Robert, le blason résume l'histoire du village.

    *** 

    Au 15ème siècle, Jean de Becquigny était seigneur du lieu.

    En 1450, sa fille Anne de Becquigny épousa Jennequin de Rune.

    La terre de Baizieux demeura plus de trois siècles dans leur descendance.

    Baizieux

    de Rune : d'argent, au sautoir d'azur cantonné de quatre aiglettes de gueules au vol abaissé.

     

    En 1567, Antoine de Rune fut nommé capitaine d'Amiens par le parti catholique et le resta jusqu'en 1597.

    Léonor de Rune, comte de Bucquoy, fut au milieu du 17ème siècle maître d'hôtel de Sa Majesté,il se maria en 1644 avec Gabrielle de Clermont de Thoury.

    Son fils François-Léonor, seigneur du Grand-Bézieu, épousa en 1691 Marguerite-Léonore de Tramecourt et demeurait audit Baizieu.

    Louis-Georges de Rune, lieutenant au régiment du Roi, obtint l'érection de sa terre en marquisat, il épousa en 1714 Renée-Charlotte de Coppequesne.

    Son fils François-Honoré , épousa en 1748 Marie-Anne-Elisabeth de Gomiécourt, ils habitaient le château en 1757, il fut capitaine au régiment de Laval et mourut sans postérité.

    Vraisemblablement mis en vente par ses héritiers, le domaine appartenait dans les dernières années de l'Ancien Régime à Félix-Nicolas Blondin de Bréville, seigneur du grand et petit Baizieux, mentionné dans un acte de 1788 comme président à la Cour des Monnaies de France, demeurant en son château., pourtant en 1778, Marie-Anne Dragon de Gomiécourt, dernière marquise de Rune mourut en son château de Baizieux ! 

    Baizieux

    Blondin : d'azur à la bande d'or, chargée de trois trèfles de sable.

    Gouache de Marcel Stiennon, 1974.
    (Aimablement transmis par Jacques Dulphy)

    De l'ancienne demeure de la famille de Rune, subsistent un corps de dépendances et deux pavillons au bord de la route.

    Baizieux

    Le château actuel a été élevé vers 1885 sur les plans de l'architecte Delforterie, pour la marquise de Lameth, née en 1818 Félicie Obert de Thieusies.

    Elle avait épousé Baudoin Marie-Ambroise de Lameth (1812-1867) en 1839 et mourut en son château en 1891.

    Baizieux

    Précédée d'une grille, d'un fossé et d'une cour d'honneur, sa haute façade en briques s'inspire librement de l'architecture des 16ème et 17ème siècles, traitée dans le goût riche et pittoresque de l'époque avec les armoiries et une licorne qui clôture le haut de la façade.

    Baizieux

     

     

    Baizieux

    Le domaine est passé ensuite à M. Castrique.

    Baizieux

     

    Armoiries des de Lameth et Obert de Thieusies 

    Baizieux

    de Lameth de Bussy : écartelé : aux 1 et 4 : de gueules, à la bande d'argent, accompagnée de six croisettes recroisettées et fichées du même en orle (de Lameth Picardie).

    Au 2 : d'argent à trois maillets de sable (de Bussy)

    Au 3 : d'or, fretté de gueules, brisé d'un franc canton d'or chargé d'une étoile à six rais d'azur (de Lameth en Artois)

    Baizieux

    Obert de Thieusies : d'azur au chevron d'or, accompagné de trois chandeliers du même.

     

    ***

    Eglise Saint Martin

    reconstruite à partir de 1854 avec les matériaux de l'ancienne, consacrée en 1860.

    Baizieux

     


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  • Lahoussoye

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    D'azur à la gerbe d'escourgeon d'or

    L'escourgeon est une variété d'orge.

     

    L'Armorial de la Somme, publié en 1972, prétend que la commune de Lahoussoye a pris (à date récente) les "armes de la famille Scourion, seigneur du lieu aux 16e et 17e siècles".
    En fait, le blason communal ne relève pas les armes des Scourion (ou Scourjon), il s'en inspire.

    La présence des Scourjon est attestée, comme seigneurs du lieu, depuis François Scourjon, écuyer, seigneur de Friaucourt-en-Ponthieu (fief à Saint-Riquier) et de Lahoussoye époux d'Hélène Le Quieu (décédée en 1567), jusqu'à son petit-fils Charles Scourjon de Lahoussoye, échevin d'Amiens en 1642.
    Les Scourjon portaient bien des épis sur leur blason, mais en trois gerbes d'or sur azur, non de blé mais d'escourgeon, par allusion parlante.

    Lahoussoye

    Scourion : d'azur à trois gerbes d'escourgeon d'or 


    Mais la commune de Lahoussoye a choisi de ne "relever" qu'une gerbe sur les trois, brisant ainsi les armes familiales et évitant la confusion avec les blasons de deux autres communes du département: Beauval, qui porte aussi trois gerbes (mais d'avoine) sur champ d'azur, et Bresle, qui porte trois gerbes de blé d'or, aussi sur champ d’azur.
    (Jacques Dulphy)

    Lahoussoye

     

    Blason sur la mairie

    Lahoussoye

     

     

     

    église Saint-Pierre-es-liens

    XVIII ° siècle

    Lahoussoye

    En 1870

    Lahoussoye


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  • Frechencourt

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'or semé de billettes d'azur, au lion de gueules brochant sur le

    tout.

     

    Ce sont donc les armes de la famille De Walincourt, devenue De Fréchencourt, que la commune a relevées.

    Le premier seigneur connu de Fréchencourt fut, en 1283, le chevalier Drix de Walincourt, originaire de ce village du Cambrésis. Sa famille, devenue De Fréchencourt, conserva le domaine de Fréchencourt jusqu'à Jehan de Fréchencourt, dit Malarbe, tué à la bataille d'Azincourt en 1415, sans descendance.

    La seigneurie passa ensuite aux Le Josne, qui devinrent Le Josne de Contay, puis De Contay, seigneurs jusqu'en 1507.

    Frechencourt

    Le Josne de Contay : écartelé, aux 1 et 4, de gueules fretté d'argent, les claire-voies semées de fleurs de lis d'or(Le Josne moderne) 

    Aux 2 et 3, fascé d'argent et de gueules à la bordure d'azur (Contay), sur le tout, de gueules à un créquier d'argent (Le Josne ancien).

    Passée par alliance aux d'Humières avec le mariage de Françoise Le Josne avec Jean d'Humières, la seigneurie comptait deux ouvrages fortifiés, le premier de faible importance était situé dans la vallée, entouré de fossés alimentés par la rivière l'Hallue, le second occupait le haut du village, sur le site du château actuel.

    Devenu place forte de la Ligue et ruiné en 1595 sur ordre d'Henri IV, ce second édifice aurait été relevé deux ans plus tard (1597) par Louis de Crevant et Jacqueline d'Humières, à quelques mètres plus à l'ouest du château médiéval.

    Achetée en 1694 par Jean Vacquette, mayeur d'Amiens en 1668, qui possédait le fief de la mairie de Fréchencourt.

     

    Frechencourt

    Vacquette de Fréchencourt : d'argent à une fasce d'azur, chargée de trois vaches d'or, accompagnée de trois molettes de gueules, deux en chef et une en pointe.

    La seigneurie fut revendue huit ans plus tard, en 1702, à Pierre Dincourt, seigneur de Hangard.

    Son fils Pierre-Joseph Dincourt était en 1729 capitaine au régiment de Poitou.

    Pierre-Adrien-Honoré Dincourt (1733-1814), ancien mousquetaire de la Garde du Roi fut le dernier seigneur, il mourut en 1814.

    Frechencourt

    Dincourt (d'Incourt) : d'argent à un écusson de gueules, accompagné d'une orle de neuf merlettes de sable.

    Marie-Aimée Dincourt épousa Charles-Nicolas Cornet, négociant amiénois qui devient député en 1815, il mourut en 1852 à Fréchencourt sans postérité.

    Fréchencourt

     

    Fréchencourt

    Cornet d'Incourt : d'azur au chevron d'or, accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d'un huchet (cornet), le tout de même.

    Le domaine passa alors à Louis Poujol (1809-1896) ,qui trouva une vieille bâtisse délabrée impossible à restaurer et décida de reconstruire le château actuel en 1856-1857 sur un emplacement légèrement différent du précédent, mais conserva la petite chapelle fondée en 1234 et reconstruite en 1785 sur un plan octogonale avec un lanternon.

    Frechencourt

    De Poujol : D'azur, au pal d'argent accosté de deux croissants du même, supportant chacun un bouquet de trois roseaux à massette, tigés et feuillés d'or.

    Fréchencourt

    Chapelle Sainte Marguerite

     

    La propriété appartient dès 1941 à Charles-Edmond Lenglet (1917-2005), sénateur de la Somme et maire de la commune de 1977 à 1989.

    Frechencourt

    Fréchencourt

    façade postérieure

     

    ***

    Eglise Saint Gilles

    L'ancienne église se trouvait en contrebas de l'édifice actuel, à l'emplacement de la mairie-école, le fronton était daté de 1766.

    Après de nombreuses réparations, elle était encore deffectueuse en 1856, la commune décida d'en construire une nouvelle.

    Le choix de l'emplacement entraîna des conflits, le châtelain Poujol, bienfaiteur de la reconstruction, obtint le déplacement sur un terrain plus proche du château.

    La réception des travaux eut lieu en 1865 et l'église fut bénite en 1875.

    Frechencourt 

    église en 1871

     

    Fréchencourt

    église et château au fond, en 1914.

     

    Frechencourt


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  • Marcelcave

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'argent au frêne arraché de sinople

     

    Ce blason s'inspire des armes parlantes de Pierre du Fresne, qui a acquis en 1708 la seigneurie de Marcelcave, qui était auparavant aux mains de Suzanne d'Aumale, épouse du maréchal de Schomberg.

    Pierre du Fresne en fut seigneur jusqu'à sa mort en 1730; son fils Alexandre du Fresne, écuyer, qui lui succéda, était seigneur de Marcelcave quand vint la Révolution. Les du Fresne portaient: d'or au frêne arraché de sinople.

    Marcelcave


    La commune de Marcelcave a changé l'or en argent.
    La famille du Fresne est présente plusieurs fois avec ces mêmes armes dans l'armorial d'Hozier (édit de 1696); elle a donné au XVIIe siècle des prévôts de Beauquesne, un maire d'Amiens, des seigneurs de Froideval, un conseiller du roi et aussi Charles du Fresne du Cange (1610-1688), historien, linguiste et philologue amiénois. Cette famille était réputée être originaire de Calais et descendre d'Hugues du Fresne, bailli d'Aire sur la Lys en 1214.
    (Jacques Dulphy)

                                                                 ***

     

    Acquise en 1499 par Philippe de Pas, la terre entra par alliance dans la famille de Hangest, puis échut à Suzanne d'Aumale qui en 1683 l'apporta en mariage au futur maréchal de Schomberg.

    La maison seigneuriale avait dû être totalement ruinée en 1636, saccagé et incendié en août par les Impériaux le village avait été à nouveau ravagé en octobre lorsque le comte de Soissons y avait installé son camp.

    Pierre Du Fresne, marié en 1679 à Catherine Fournier, acheta en 1708 la terre, mise en vente par les héritiers de la maréchale, mais il était trop âgé semble-t-il pour faire reconstruire le château.

    On l'attribue plutôt à son fils Alexandre (1682-1763) qui le fit  après avoir épousé Marie-Françoise Morel en 1718, il fut maire d'Amiens en 1749.

    Marcelcavecliquer pour agrandir

    Son fils aîné Pierre-François du Fresne, lieutenant-général au bailliage d'Amiens, épousa Françoise Palyart, fille du seigneur d'Aubigny, nommé conseiller d'Etat en 1782, il eut à présider en 1789, la réunion des 36 représentants de la ville d'Amiens chargés de désigner leurs députés à l'assemblée plénière du bailliage.

    Marcelcave

    Gouache de Marcel Stiennon-1973, collection personnelle.

    Il mourut sans postérité 5 ans plus tard (1794) et son domaine revint à Charles-Firmin du Fresne, l'aîné de ses neveux de Beaucourt.

    Appelé à résider en Artois, à la suite de son mariage avec Louise Briois de Beaumetz, il vendit le domaine en 1820 à Omer Jérosme, gros négociant d'Amiens, grand-père d'Henri Jérosme qui en était propriétaire en 1914.

    Le château a été sévèrement bombardé en 1914 et pratiquement détruit au cours des combats acharnés de 1918.

    Marcelcave

    Il se trouvait à gauche de l'église actuelle.

    La grille d'honneur acquise en 1847 par Omer Jérosme, venait du château d'Heilly dont elle fermait le jardin potager, elle avait été réalisée en 1774 par le célèbre Vivarais.

    Marcelcave

     

    ***

    Eglise Saint-Marcel

    Marcelcave

    Ancienne église du XVIème siècle

    Marcelcave

    Ancienne église en ruines

    Marcelcave

    Nouvelle église reconstruite en 1926


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  • La commune ne possède pas de blason

                                                                    *

    Saccagé en 1636 par Jean de Werth et ses Impériaux, puis ruiné en 1647 par un incendie, l'ancien château se trouvait à proximité de l'actuel, mais de l'autre côté de la route.

    Il appartenait à la famille de Saint-Delis, qui à partir de 1638 y réunissait des assemblées du culte protestant, avant que la Révocation de l'Edit de Nantes ne la contraigne à l'exil.

    Wargnies

    Le blason en pierre,à gauche, se trouve dans l'église d'Havernas.

    Le château actuel aurait été élevé en 1767 avec les matériaux prélevés dans les ruines, par Nicolas-Joseph Artus, président-trésorier de France à Amiens de 1754 à 1786.

    Wargnies

    Wargnies

    Il avait épousé en 1761 Anne-Marie Vincent d'Hantecourt (1739-1811).

    Leur fils Jean-Baptiste Artus(1770-1843) se maria en 1805 avec Françoise de Matiffas.

    Leur héritier François-Augustin Artus (1806-1880) se maria en 1837  avec Elise de Quen.

    Victor-Firmin Artus leur succéda (1838-1873), il se maria en 1865 avec Marie-Charlotte Poujol de Fréchencourt.

    Ce n'était qu'une simple gentilhommière avant qu'en 1863 d'importants travaux ne lui donnent une allure plus imposante.

    Wargnies

    Le fronton porte les armes accolés des familles Artus de Valois et de Poujol.

    Wargnies

    Wargnies

     

    WargniesWargnies  

    Artus de Valois : d'or au coeur flamboyant de gueules

    Poujol de Fréchencourt : d'azur, au pal d'argent accosté de deux croissants du même, supportant chacun un bouquet de trois roseaux fleuris, tigés et feuillés d'or.

    Jeanne Artus de Valois épousa en 1888 Jean de Francqueville, qui s'installa au château où il exerça paisiblement ses talents de peintre jusqu'à sa mort en 1939, il fut également maire de la commune de 1894 à 1939.

    Wargnies

    De Francqueville : d'azur, à l'étoile d'or brisée d'un lambel à trois pendants du même, en chef.

     

    Jeanne décéda en 1975, âgée de presque 109 ans.

    Leur fille Madeleine de Francqueville (1889-1978) se maria en 1910 avec Jean de Colnet (1885-1966).


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