• La commune ne possède pas de blason officiel

     

    Eterpigny 

    Blason sur le clocher de l'église (vient de l'ancienne église) avec les armoiries de Jean d'Humières et une armoirie d'alliance qui semble être celle des Tyrel de Poix ! Le collier de l'ordre du Saint-Esprit entoure le tout avec la date de 1535.

    Eterpigny

     

    Eterpigny

                                                                    ***

    Ce serait à Eterpigny que la reine Bathilde et son fils Clotaire III auraient signé la charte de fondation de l'abbaye de Corbie au viie siècle.

    Il est fait mention de l'existence d'une église à Éterpigny en 977.

    Eterpigny

    En 1134, par une charte, Simon, évêque de Noyon, donna l'autel d'Éterpigny au prieur de Cappy qui nommait à la cure.

    En 1158, l'évêque de Noyon, Baudouin, confirma la donation d'une terre faite par le comte de Vermandois Raoul 1er, aux ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui y fondèrent une commanderie. En 1177, Philippe d'Alsace et Élisabeth de Vermandois, son épouse, ratifièrent cette donation.

    Eterpigny

    En 1311, la suppression de l'ordre des Templiers conduisit à la réunion des biens de cet ordre avec ceux de l'ordre des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. La commanderie d'Eterpigny reçut une maison à Saint-Quentin, les seigneuries du Catelet et de Montescourt, de Passel près de Noyon etc. avec dîmes, terres y afférant.

    En 1316, Nicolas de la Rivière, commandeur d'Éterpigny conclut un accord avec les chapitres canoniaux du diocèse de Noyon au sujet des prébendes laissées vacantes du fait de la suppression de l'ordre des Templiers dont la commanderie d'Eterpigny voulait conserver les revenus.

    Eterpigny

    En 1536, pendant le siège de Péronne, Jean d'Humières commandeur d'Éterpigny réussit à entrer dans Péronne avec un important chargement de vivres mais il fut tué par un coup de canon. Il eut la tête emportée d'un coup de canon, à l'âge de 30 ans.Il fut honorablement inhumé dans le chœur de la Collégiale Saint-Fursy de Péronne,sous une tombe d'airain.(détruite après la Révolution).

    Eterpigny

    D'Humières : d'argent, fretté de six pièces de sable.

    Eterpigny

    Eterpigny

     

    Cent ans après, en 1636, Éterpigny eut à souffrir des invasions espagnoles.

    Au cours de la guerre franco-allemande de 1870, Éterpigny eut à souffrir des réquisitions en argent et en nature que les Prussiens imposèrent aux habitants.

    Pendant la Première Guerre mondiale, la commune fut totalement détruite. Elle fut reconstruite durant l'entre-deux-guerres.

    Eterpigny

    Eterpigny

     

                                                                           *                                                   

                                                     Eglise Saint Médard

    Avant 1914,l'église ,sous le vocable de Saint-Médard, était une petite Chapelle;le chœur paraissait moins ancien que la nef;à l'entrée de laquelle s'élevait un petit clocher appuyé sur une tour en pierres,avec deux pilastres qui encadraient un portail en plein cintre extrêmement bas,au-dessus se trouvaient sculptées les armoiries de la Maison de Humières,avec le millésime de 1535,ce qui nous fonde à attribuer cette construction à Jean de Humières, qui mourut glorieusement au siège de Péronne de l'an 1536.
    Sur l'église actuelle,reconstruite après la guerre de 14-8,nous voyons toujours ces armoiries.

    Eterpigny

     

    aquarelle d'O.Macqueron 1879, bibliothèque municipale d'Abbeville

    Eterpigny

     

     

    Eterpigny

                


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  • Brie

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

     D'azur au chevron d'or accompagné de trois demi-vols d'argent, ceux du chef adossés.

    ***

    Création Jacques Dulphy.
    Adopté en mai 2012.

    Brie

    Armes de la famille Eudel de Brie.
    Armorial Général de France, Charles D'Hozier (édit de 1696)



    La commune de Brie a relevé les armes de la famille Eudel, dite Eudel du Gord, qui donna de nombreux seigneurs à Brie.

    Parmi ceux-ci, Louis Eudel -dit-on- obtint d'Henri IV ses armoiries, avec chevron d'or, en récompense d'une action d'éclat à la reprise d'Amiens en 1597.
    Son fils Antoine se fixa à Corbie où il épousa la fille de Pierre de Vaulx, bailli de la ville.

    En 1685, Claude Eudel était bailli général du comté de Corbie.

    Dans le cours du même siècle, une branche des Eudel vint s'établir à Péronne et l'un de ses membres, dont les descendants existaient encore au XIXe sièce, avait fait l'acquisition du fief seigneurial du Gord (à Brie), et en conserva le nom d'Eudel du Gord.
    (D'après l'abbé Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne, 1859). Il s'agit bien sûr d'armes parlantes (Eu-d'aile).
    La devise familiale était: "In procellis impavidae" (Intrépide dans les tempêtes).
    (Jacques Dulphy)

    Brie

    Armes de la famille Eudel.
    Gouache de Marcel Stiennon, vers 1976.
    (Aimablement transmis par Jacques Dulphy)

    ***

    En 1344 un certain Jean de Brie fut maïeur de Péronne

    En 1571, la seigneurie de Brie appartenait au duc de Chaulnes.

    En 1636, le village de Brie fut incendié par un détachement des armées du roi d'Espagne commandées par Jean de Werth. Cependant, les habitants révoltés s'armèrent de fourches et de faux et se ruèrent sur les ennemis, les empêchant de passer la Somme et les contraignant à se replier sur Saint-Christ. Trente-quatre habitants de Brie périrent dans cette échauffourée.

    Sur une carte de Guillaume Delisle, datant du xviiie siècle, figure un fort défendant l'entrée ouest du pont.

    Brie dépendait de l'élection et du bailliage de Péronne, de la généralité d'Amiens et du diocèse de Noyon.

    À la Révolution française, les hameaux de Pont-lès-Brie et d'Applaincourt furent rattachés à la commune de Villers-Carbonnel.

    En 1814-1815, les armées coalisées ravagèrent le pays.

    En 1870-1871, la population de Brie subit les réquisitions de l'armée allemande, en argent et en nature. 24 jeunes gens de la commune participèrent aux combats, deux furent blessés.

    Pendant la Première Guerre mondiale, le village de Brie fut totalement détruit.

                                                                     *

                                                       Eglise Saint-Géry

    Totalement détruite pendant la Première Guerre mondiale

    Brie

     

     

     

    Reconstruite tout en béton entre 1920 et 1930

    Brie

     


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  • Sorel

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    De gueules à deux léopards d'argent, couronnés d'or, l'un au-dessus de l'autre.

    ***

    Le blason que relève la commune de Sorel est celui de la famille De Sorel, issue des chevaliers du lieu. Deux familles portaient ce nom dans l'actuel département de la Somme: les De Sorel (en Vimeu) et les De Sorel (en Vermandois), et ils sont souvent, comme leurs armes, confondus.

    Le premier seigneur connu de ce nom, en Vermandois, est Gauthier de Sorel, chevalier, cité en 1187.

    En 1214 Gauthier de Sorel tenait du roi sa maison, la forteresse et une partie du village de ce nom.

    L'abbé Paul Decagny (Histoire de l'arrondissement de Péronne, 1869), précise que ces De Sorel ont pour armes: "De gueules, à deux léopards d'argent, l'un sur l'autre, couronnés, lampassés et armés d'or".

    Sorel

    En 1414, Pierre de Sorel reçoit le château et la terre de Remy-en-Beauvaisis. En 1421, un Regnault de Sorel, du Beauvaisis, est exécuteur testamentaire de Jean II d'Hangest. Il devient, d'après Jacques Le Vasseur (doyen du chapitre de Noyon au XVIIe siècle), l'époux d'Agnès Sorel (+1450), future favorite du roi Charles VII. Mais celui-là est sans doute issu d'une autre famille De Sorel, ou plus exactement De Soreau, ou Soreau, qui a donné les seigneurs de Coudun. Les historiens débattent encore du lieu de la naissance de la "Dame de Beauté", de l'origine de sa famille et de son nom. Certains la disent tourangelle, d'autres picarde. Qu'importe, elle portait sur son blason un sureau (comme les Soreau de Coudun).

    La famille picarde des De Sorel (en Vermandois) portait, elle, deux léopards couronnés. Ce sont ces armes que la commune de Sorel, dite Sorel-le-Grand, a reprises.
    (Jacques Dulphy)

    Sorel

    Blason sur la mairie

    Sorel

    ***

    Les Sohier de Vermand possesseurs de vastes domaines ont construit à Sorel une forteresse assez imposante mentionnée dans le dénombrement de 1214. Des habitations se sont élevées à l'abri de ce château fort et un noble chevalier à qui la garde fut confiée a donné naissance aux seigneurs du domaine. L’importante chapelle du château était desservie par des chanoines de l'abbaye de Revelon.

    Les seigneurs de Sorel avaient fondé une maladrerie ou hôpital pour y soigner les malades ; l'hôpital est tombé en ruine vers 1550.

    Le premier seigneur connu est Gauthier de Sorel, chevalier du Santerre. Il est cité en 1187 comme l'un des principaux chevaliers d’un tournoi donné par Raoul Ier, sire de Coucy.

    En 1214, Gauthier de Sorel tenait du roi sa maison, la forteresse et une partie du village plus une partie de Fins, village voisin. Il est rappelé dans une charte du roi Philippe Auguste en faveur de l’abbaye du mont Saint-Quentin.

    Son fils nommé aussi Gauthier, figure avec distinction dans le célèbre tournoi de Hem, où, dit le trouvère sarrasin, monté sur un beau destrier (cheval) noir il jouta contre Piéron de Bailleul. Gérard de Sorel son frère parut également à ce tournoi.

    Les Sorel sont nommés avec les d’Hangest, les Clari, au nombre des chevaliers bannerets (portant bannière et conduisant une troupe de chevaliers) et avaient pour armes : de gueules, à deux léopards d’argent passant, couronnés, lampassés et armés d’or. Le cri de guerre est Normandie.

    Sorel

    En 1301 sont rappelés Hues de Sorel, pour un fief à Heudincourt ; et Jean de Sorel homme lige de l’évêché d’Amiens.

    En 1414, Pierre de Sorel reçoit le château et la terre de Rémy-en-Beauvaisis. En 1421, Regnault est exécuteur testamentaire de Jean II d’Angest. Il devient, d'après Le Vasseur, l’époux d’Agnès Sorel future favorite de Charles VII et mourut en 1441 ; dans son blason il avait ajouté un orle d’or. 

    En 1748, la seigneurie fut érigée en comté.

    Le  château fut détruit en 1917, ainsi que l'église et le village

    Sorel

     

    Sorel

                                                                          ***

                                                               Eglise Saint-Gervais

    reconstruite en 1932.

    Sorel

    En 1876

    Sorel

    Sorel

     


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  • Combles

     

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    D'argent au chevron de gueules accompagné de trois coeurs de même; au comble d'azur.

     

    La commune a relevé les armes de l'abbaye d'Arrouaise, détruite à la Révolution. C'était l'une des plus anciennes abbayes de l'ordre de Saint-Augustin, et sa réputation a passé dans les pays étrangers, notamment aux 12e et 13e siècle, surtout en Angleterre et en Ecosse.

    Cette abbaye avait été fondée en 1090 en forêt d'Arrouaise, à la limité des comtés de Flandre et de Vermandois.

    Au blason aux trois coeurs de gueules et au chevron de même, l'abbaye substituait parfois un autre, qui était : d'azur, au pélican d'or.

    Combles

    D'Hozier, vers 1701, en enregistre un autre, qui est : coupé de gueules et d'azur par une fasce d'or, à un lion d'or sur le gueules et un croissant d'argent sur l'azur (Artois et Picardie, registre 1).

    Au-dessus du blason aux trois coeurs, la commune a ajouté, en manière de brisure et comme pour ajouter une pièce "parlante" : un comble d'azur.

    Ce blason communal de Combles figure, en 1972, sur l'Armorial de la Somme, publié par le Conseil Général, illustré par Mireille Louis.
    La commune n'a jamais porté le blason "D'argent au pal contre-vairé d'or et d'azur."  qui figure sur le fronton de la mairie.(Jacques Dulphy)

    Combles

     

    (Jacques Dulphy)

    Combles

    Fronton de l'Hôtel de Ville.
    "Le blason a été créé spécialement pour la reconstruction de la mairie dans les années vingt, afin de "porter" la croix de guerre. Il ne semble pas qu'il ait été utilisé autrement."
    (Photo Jacques Dulphy, 2013)

    ***

    C'était un fief de la châtellenie de Péronne

    La seigneurie était détenue par M. de Louvois, marquis de Sailly et M. du Priez

    Il a existé un château-fort, dont les souterrains servirent aux allemands

    Le village a été complètement détruit pendant la Première Guerre

     

    Eglise Saint Vaast

    Combles

     

    en 1874

    Combles

    Avant 1914

    Combles

    Mairie et église en ruines


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  • Biaches

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'or à la molette d'azur; au chef de sinople plain.

    *

    La commune s'est inspirée des armes de l'Abbaye de Biaches, ordre de Citeaux.
    "Cette abbaye cistercienne de moniales, du diocèse de Noyon, fut fondée en 1235, et supprimée en 1764 pour être réunie à l'abbaye de Fervaques (ou de Fontsomme ou Fonsommes), du même diocèse puis du diocèse de Soissons.
    Ce blason est enregistré en exécution de l'édit de 1696 dans l'Armorial de d'Hozier, au titre de "La communauté des religieuses de l'abbaye royale de Biache". D’ailleurs, l’Armorial le dessine: "d'or à un chef de sinople, chargé d'une molette d'argent", et pas tel que le présente l’Armorial de la Somme (1972) sous le pinceau de Mireille Louis, et que l’utilise aujourd'hui la commune; l’un et l’autre plaçant la molette sur le champ, et d’azur plutôt qu’argent."
    (Jacques Dulphy)                                                                     

    Biaches

    ***

    L'ancien château féodal remontait vraisemblablement à Gilles et Antoine de Biaches, maïeurs de la ville de Péronne au 14ème et 15ème siècle.

    Il fut détruit par les Impériaux en 1536, lors du siège de Péronne.

    Passée à la famille Bouquel puis aux du Plessis, en 1617 Charles du Plessis (ou du Plessier) est dit demeurant à Biaches.

    Biaches

    du Plessier : écartelé: aux 1 et 4, d'argent à la fasce de gueules chargée d'un burelé vivré d'argent.

    Aux 2 et 3 : d'or à cinq vires ou pattes d'oies de sable.

    En 1737, la terre avait été acquise par Charles-François Bibault, seigneur de Misery, fils d'un notaire de Noyon. 

    Il en avait obtenu en 1768 l'érection en baronnie, avec son épouse Julie-Louise de Chenault , dame d'honneur de la reine Marie-Lecszynska puis de Marie-Antoinette, il fit reconstruire le château en 1775.

    Biaches

    Biaches

     

    Un moment dépossédé par les autorités révolutionnaires, il fut remis dès le 21 floréal An II en possession de son château avec son mobilier.

    Il y mourut le 2 brumaire An XIII.

    Rentré d'émigration et devenu maire de Biaches, son fils Charles-Louis se fixa à Paris à partir de 1820, il vendit le château 60.000 francs à des spéculateurs qui le firent démolir en 1824, à l'exception d'un pavillon et de quelques dépendances.

    ***

    Eglise Saint Médard

    Biaches

    En 1874

    Biaches

    Biaches

     

    Biaches

    église actuelle reconstruite après 1918.


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