• Sorel

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    De gueules à deux léopards d'argent, couronnés d'or, l'un au-dessus de l'autre.

    ***

    Le blason que relève la commune de Sorel est celui de la famille De Sorel, issue des chevaliers du lieu. Deux familles portaient ce nom dans l'actuel département de la Somme: les De Sorel (en Vimeu) et les De Sorel (en Vermandois), et ils sont souvent, comme leurs armes, confondus.

    Le premier seigneur connu de ce nom, en Vermandois, est Gauthier de Sorel, chevalier, cité en 1187.

    En 1214 Gauthier de Sorel tenait du roi sa maison, la forteresse et une partie du village de ce nom.

    L'abbé Paul Decagny (Histoire de l'arrondissement de Péronne, 1869), précise que ces De Sorel ont pour armes: "De gueules, à deux léopards d'argent, l'un sur l'autre, couronnés, lampassés et armés d'or".

    Sorel

    En 1414, Pierre de Sorel reçoit le château et la terre de Remy-en-Beauvaisis. En 1421, un Regnault de Sorel, du Beauvaisis, est exécuteur testamentaire de Jean II d'Hangest. Il devient, d'après Jacques Le Vasseur (doyen du chapitre de Noyon au XVIIe siècle), l'époux d'Agnès Sorel (+1450), future favorite du roi Charles VII. Mais celui-là est sans doute issu d'une autre famille De Sorel, ou plus exactement De Soreau, ou Soreau, qui a donné les seigneurs de Coudun. Les historiens débattent encore du lieu de la naissance de la "Dame de Beauté", de l'origine de sa famille et de son nom. Certains la disent tourangelle, d'autres picarde. Qu'importe, elle portait sur son blason un sureau (comme les Soreau de Coudun).

    La famille picarde des De Sorel (en Vermandois) portait, elle, deux léopards couronnés. Ce sont ces armes que la commune de Sorel, dite Sorel-le-Grand, a reprises.
    (Jacques Dulphy)

    Sorel

    Blason sur la mairie

    Sorel

    ***

    Les Sohier de Vermand possesseurs de vastes domaines ont construit à Sorel une forteresse assez imposante mentionnée dans le dénombrement de 1214. Des habitations se sont élevées à l'abri de ce château fort et un noble chevalier à qui la garde fut confiée a donné naissance aux seigneurs du domaine. L’importante chapelle du château était desservie par des chanoines de l'abbaye de Revelon.

    Les seigneurs de Sorel avaient fondé une maladrerie ou hôpital pour y soigner les malades ; l'hôpital est tombé en ruine vers 1550.

    Le premier seigneur connu est Gauthier de Sorel, chevalier du Santerre. Il est cité en 1187 comme l'un des principaux chevaliers d’un tournoi donné par Raoul Ier, sire de Coucy.

    En 1214, Gauthier de Sorel tenait du roi sa maison, la forteresse et une partie du village plus une partie de Fins, village voisin. Il est rappelé dans une charte du roi Philippe Auguste en faveur de l’abbaye du mont Saint-Quentin.

    Son fils nommé aussi Gauthier, figure avec distinction dans le célèbre tournoi de Hem, où, dit le trouvère sarrasin, monté sur un beau destrier (cheval) noir il jouta contre Piéron de Bailleul. Gérard de Sorel son frère parut également à ce tournoi.

    Les Sorel sont nommés avec les d’Hangest, les Clari, au nombre des chevaliers bannerets (portant bannière et conduisant une troupe de chevaliers) et avaient pour armes : de gueules, à deux léopards d’argent passant, couronnés, lampassés et armés d’or. Le cri de guerre est Normandie.

    Sorel

    En 1301 sont rappelés Hues de Sorel, pour un fief à Heudincourt ; et Jean de Sorel homme lige de l’évêché d’Amiens.

    En 1414, Pierre de Sorel reçoit le château et la terre de Rémy-en-Beauvaisis. En 1421, Regnault est exécuteur testamentaire de Jean II d’Angest. Il devient, d'après Le Vasseur, l’époux d’Agnès Sorel future favorite de Charles VII et mourut en 1441 ; dans son blason il avait ajouté un orle d’or. 

    En 1748, la seigneurie fut érigée en comté.

    Le  château fut détruit en 1917, ainsi que l'église et le village

    Sorel

     

    Sorel

                                                                          ***

                                                               Eglise Saint-Gervais

    reconstruite en 1932.

    Sorel

    En 1876

    Sorel

    Sorel

     


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  • Combles

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'argent au chevron de gueules accompagné de trois coeurs de même; au comble d'azur.

     

    La commune a relevé les armes de l'abbaye d'Arrouaise, détruite à la Révolution. C'était l'une des plus anciennes abbayes de l'ordre de Saint-Augustin, et sa réputation a passé dans les pays étrangers, notamment aux 12e et 13e siècle, surtout en Angleterre et en Ecosse.

    Cette abbaye avait été fondée en 1090 en forêt d'Arrouaise, à la limité des comtés de Flandre et de Vermandois.

    Au blason aux trois coeurs de gueules et au chevron de même, l'abbaye substituait parfois un autre, qui était : d'azur, au pélican d'or.

    Combles

    D'Hozier, vers 1701, en enregistre un autre, qui est : coupé de gueules et d'azur par une fasce d'or, à un lion d'or sur le gueules et un croissant d'argent sur l'azur (Artois et Picardie, registre 1).

    Au-dessus du blason aux trois coeurs, la commune a ajouté, en manière de brisure et comme pour ajouter une pièce "parlante" : un comble d'azur.

    Ce blason communal de Combles figure, en 1972, sur l'Armorial de la Somme, publié par le Conseil Général, illustré par Mireille Louis.
    La commune n'a jamais porté le blason "D'argent au pal contre-vairé d'or et d'azur."  qui figure sur le fronton de la mairie.(Jacques Dulphy)

    Combles

     

    (Jacques Dulphy)

    Combles

    Fronton de l'Hôtel de Ville.
    "Le blason a été créé spécialement pour la reconstruction de la mairie dans les années vingt, afin de "porter" la croix de guerre. Il ne semble pas qu'il ait été utilisé autrement."
    (Photo Jacques Dulphy, 2013)

    ***

    C'était un fief de la châtellenie de Péronne

    La seigneurie était détenue par M. de Louvois, marquis de Sailly et M. du Priez

    Il a existé un château-fort, dont les souterrains servirent aux allemands

    Le village a été complètement détruit pendant la Première Guerre

     

    Eglise Saint Vaast

    Combles

     

    en 1874

    Combles

    Avant 1914

    Combles

    Mairie et église en ruines


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  • Biaches

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'or à la molette d'azur; au chef de sinople plain.

    *

    La commune s'est inspirée des armes de l'Abbaye de Biaches, ordre de Citeaux.
    "Cette abbaye cistercienne de moniales, du diocèse de Noyon, fut fondée en 1235, et supprimée en 1764 pour être réunie à l'abbaye de Fervaques (ou de Fontsomme ou Fonsommes), du même diocèse puis du diocèse de Soissons.
    Ce blason est enregistré en exécution de l'édit de 1696 dans l'Armorial de d'Hozier, au titre de "La communauté des religieuses de l'abbaye royale de Biache". D’ailleurs, l’Armorial le dessine: "d'or à un chef de sinople, chargé d'une molette d'argent", et pas tel que le présente l’Armorial de la Somme (1972) sous le pinceau de Mireille Louis, et que l’utilise aujourd'hui la commune; l’un et l’autre plaçant la molette sur le champ, et d’azur plutôt qu’argent."
    (Jacques Dulphy)                                                                     

    Biaches

    ***

    L'ancien château féodal remontait vraisemblablement à Gilles et Antoine de Biaches, maïeurs de la ville de Péronne au 14ème et 15ème siècle.

    Il fut détruit par les Impériaux en 1536, lors du siège de Péronne.

    Passée à la famille Bouquel puis aux du Plessis, en 1617 Charles du Plessis (ou du Plessier) est dit demeurant à Biaches.

    Biaches

    du Plessier : écartelé: aux 1 et 4, d'argent à la fasce de gueules chargée d'un burelé vivré d'argent.

    Aux 2 et 3 : d'or à cinq vires ou pattes d'oies de sable.

    En 1737, la terre avait été acquise par Charles-François Bibault, seigneur de Misery, fils d'un notaire de Noyon. 

    Il en avait obtenu en 1768 l'érection en baronnie, avec son épouse Julie-Louise de Chenault , dame d'honneur de la reine Marie-Lecszynska puis de Marie-Antoinette, il fit reconstruire le château en 1775.

    Biaches

    Biaches

     

    Un moment dépossédé par les autorités révolutionnaires, il fut remis dès le 21 floréal An II en possession de son château avec son mobilier.

    Il y mourut le 2 brumaire An XIII.

    Rentré d'émigration et devenu maire de Biaches, son fils Charles-Louis se fixa à Paris à partir de 1820, il vendit le château 60.000 francs à des spéculateurs qui le firent démolir en 1824, à l'exception d'un pavillon et de quelques dépendances.

    ***

    Eglise Saint Médard

    Biaches

    En 1874

    Biaches

    Biaches

     

    Biaches

    église actuelle reconstruite après 1918.


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  • Bouchavesnes-Bergen

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    De gueules à la croix engrelée d'or

                                                                    ***

    Ce sont les armes, aux couleurs volontairement inversées en brisure, de la famille De Bouchavesnes, suzeraine du lieu, connue notamment par le chevalier Mathieu de Bouchavesnes, dont le nom est cité dans une charte de l'abbaye d'Arrouaise en 1177.Un seigneur de ce nom est encore cité dans un aveu de 1214.

    (Jacques Dulphy)

    Bouchavesnes-Bergen

    D'or à la croix engrelée de gueules.

     

    ***

    Issus des comtes de Vermandois, les seigneurs de Bossavesnes ou Boissavesnes, possédaient un château-fort au Sud-est de l'église, c'était une forteresse importante avec une forte enceinte de fossés et de murailles avec des tours massives, démolie sur ordre de Louis XIII.

    Les deux dernières tours ne disparurent que vers 1825.

    En 1470, Antoinette de Bouchavesnes épousa Antoine d'Amerval.

    Vers 1567 commence la nouvelle maison de Lameth-Bouchavesnes par le mariage de Christophe de Lameth avec Isabeau de Bayencourt, dite de Bouchavesnes, héritière de la maison.

    Bouchavesnes-Bergen

     

    Puis leur fils Josias de Lameth qui épousa Madeleine Créqui-Bernieules.

    Leur fils Ferry de Lameth , vicomte de Monchy-Lagache et enseigne des Gardes du Roi.

    Antoine de Lameth-Bouchavesnes, leur second-fils, fut tué à la bataille d'Honnecourt en 1645.

    Acquise en 1714 par le marquis de Sailly.

    En 1789 elle appartenait au marquis Antoine -Charles de Folleville.

    Bouchavesnes-Bergen

    de Folleville : d'or à dix losanges de gueules accolés et aboutés 3 ,3,3 et 1.

    Tenu en 1916 par les français, le village fut la cible de l'offensive allemande, à la fin de la guerre il n'en subsistait plus le moindre vestige.

    *

    Eglise Saint-Paul reconstruite après-guerre

    Bouchavesnes-Bergen

    En 1874

    Bouchavesnes-Bergen

    Bouchavesnes-Bergen


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  • Bernes

    D'azur à la tête de lion d'or, arrachée de gueules

     

    Jean de Bovelles est seigneur du sart de Bernes au milieu du 15ème siècle, il est l'ancêtre de Claude de Bovelles, qui était seigneur en 1639 de Bernes et d'Ennemain.

    Louis-Michel de Broyes ou de La Broye, époux d'Angélique de Fay et allié aux de Bovelles, est seigneur du lieu vers 1730.

    Il fit don de la seigneurie, sous réserve d'usufruit, à Pierre-Armand de La Fons, issu d'une famille originaire de Saint-Quentin.

    Bernes

    de La Fons : d'argent à trois hures de sangliers, arrachées de sable

    devise : Aut Mors, Aut Vita Decora

    Plutôt la mort qu'une vie sans honneur

    En 1762, on prononce la saisie réelle de la seigneurie sur Marie-René

     Hervy du Clos, veuve de Pierre-Armand de La fons, ancien capitaine d'infanterie au régiment de Picardie.

    Une nouvelle saisie fut prononcée en 1766 mais il fallut attendre 1772 pour voir annoncée dans les affiches de Picardie, la vente de la terre.

    En 1776 une nouvelle annonce précisa que l'acquéreur serait tenu d'acquiter 56000 livres de dettes hypothécaires contractées par le vendeur.

    En 1793 enfin, on signale la mise en adjudication la terre de Bernes avec un vieux château couvert d'ardoises.

    En 1789 Pierre-Armand de La Fons, dit de Bernes, fut convoqué aux assemblées des Etats-Généraux.

    Son fils Louis-Anne, né en 1757 au château, avait combattu aux côté des Insurgents américains, nommé général de brigade, il obtint en 1809 de Napoléon la restitution de son titre de chevalier héréditaire.

    Bernes

    Général Anne de La Fons : parti, au 1 d'argent à trois hures de sanglier de sable

    Au 2, d'azur au lion rampant d'or

    Champagne de gueules au tiers de l'écu au signe des chevaliers d'argent

    Le château fut longtemps abandonné, sa destruction doit dater d'entre 1807 et 1830....

    Bernes

    Mis à la retraite en 1814 avec le grade de maréchal de camp, il se fixa au château d'Etinehem où il mourut en 1848.

     

    Eglise Saint-Martin

    L'église primitive se trouvait dans le cimetière, détruite en 1917 et reconstruite après les hostilités dans le centre du village.

    Bernes

     

    En 1875

     


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