• Biaches

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'or à la molette d'azur; au chef de sinople plain.

    *

    La commune s'est inspirée des armes de l'Abbaye de Biaches, ordre de Citeaux.
    "Cette abbaye cistercienne de moniales, du diocèse de Noyon, fut fondée en 1235, et supprimée en 1764 pour être réunie à l'abbaye de Fervaques (ou de Fontsomme ou Fonsommes), du même diocèse puis du diocèse de Soissons.
    Ce blason est enregistré en exécution de l'édit de 1696 dans l'Armorial de d'Hozier, au titre de "La communauté des religieuses de l'abbaye royale de Biache". D’ailleurs, l’Armorial le dessine: "d'or à un chef de sinople, chargé d'une molette d'argent", et pas tel que le présente l’Armorial de la Somme (1972) sous le pinceau de Mireille Louis, et que l’utilise aujourd'hui la commune; l’un et l’autre plaçant la molette sur le champ, et d’azur plutôt qu’argent."
    (Jacques Dulphy)                                                                     

    Biaches

    ***

    L'ancien château féodal remontait vraisemblablement à Gilles et Antoine de Biaches, maïeurs de la ville de Péronne au 14ème et 15ème siècle.

    Il fut détruit par les Impériaux en 1536, lors du siège de Péronne.

    Passée à la famille Bouquel puis aux du Plessis, en 1617 Charles du Plessis (ou du Plessier) est dit demeurant à Biaches.

    Biaches

    du Plessier : écartelé: aux 1 et 4, d'argent à la fasce de gueules chargée d'un burelé vivré d'argent.

    Aux 2 et 3 : d'or à cinq vires ou pattes d'oies de sable.

    En 1737, la terre avait été acquise par Charles-François Bibault, seigneur de Misery, fils d'un notaire de Noyon. 

    Il en avait obtenu en 1768 l'érection en baronnie, avec son épouse Julie-Louise de Chenault , dame d'honneur de la reine Marie-Lecszynska puis de Marie-Antoinette, il fit reconstruire le château en 1775.

    Biaches

    Biaches

     

    Un moment dépossédé par les autorités révolutionnaires, il fut remis dès le 21 floréal An II en possession de son château avec son mobilier.

    Il y mourut le 2 brumaire An XIII.

    Rentré d'émigration et devenu maire de Biaches, son fils Charles-Louis se fixa à Paris à partir de 1820, il vendit le château 60.000 francs à des spéculateurs qui le firent démolir en 1824, à l'exception d'un pavillon et de quelques dépendances.

    ***

    Eglise Saint Médard

    Biaches

    En 1874

    Biaches

    Biaches

     

    Biaches

    église actuelle reconstruite après 1918.


    1 commentaire
  • Bouchavesnes-Bergen

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    De gueules à la croix engrelée d'or

                                                                    ***

    Ce sont les armes, aux couleurs volontairement inversées en brisure, de la famille De Bouchavesnes, suzeraine du lieu, connue notamment par le chevalier Mathieu de Bouchavesnes, dont le nom est cité dans une charte de l'abbaye d'Arrouaise en 1177.Un seigneur de ce nom est encore cité dans un aveu de 1214.

    (Jacques Dulphy)

    Bouchavesnes-Bergen

    D'or à la croix engrelée de gueules.

     

    ***

    Issus des comtes de Vermandois, les seigneurs de Bossavesnes ou Boissavesnes, possédaient un château-fort au Sud-est de l'église, c'était une forteresse importante avec une forte enceinte de fossés et de murailles avec des tours massives, démolie sur ordre de Louis XIII.

    Les deux dernières tours ne disparurent que vers 1825.

    En 1470, Antoinette de Bouchavesnes épousa Antoine d'Amerval.

    Vers 1567 commence la nouvelle maison de Lameth-Bouchavesnes par le mariage de Christophe de Lameth avec Isabeau de Bayencourt, dite de Bouchavesnes, héritière de la maison.

    Bouchavesnes-Bergen

     

    Puis leur fils Josias de Lameth qui épousa Madeleine Créqui-Bernieules.

    Leur fils Ferry de Lameth , vicomte de Monchy-Lagache et enseigne des Gardes du Roi.

    Antoine de Lameth-Bouchavesnes, leur second-fils, fut tué à la bataille d'Honnecourt en 1645.

    Acquise en 1714 par le marquis de Sailly.

    En 1789 elle appartenait au marquis Antoine -Charles de Folleville.

    Bouchavesnes-Bergen

    de Folleville : d'or à dix losanges de gueules accolés et aboutés 3 ,3,3 et 1.

    Tenu en 1916 par les français, le village fut la cible de l'offensive allemande, à la fin de la guerre il n'en subsistait plus le moindre vestige.

    *

    Eglise Saint-Paul reconstruite après-guerre

    Bouchavesnes-Bergen

    En 1874

    Bouchavesnes-Bergen

    Bouchavesnes-Bergen


    votre commentaire
  • Bernes

    D'azur à la tête de lion d'or, arrachée de gueules

     

    Jean de Bovelles est seigneur du sart de Bernes au milieu du 15ème siècle, il est l'ancêtre de Claude de Bovelles, qui était seigneur en 1639 de Bernes et d'Ennemain.

    Louis-Michel de Broyes ou de La Broye, époux d'Angélique de Fay et allié aux de Bovelles, est seigneur du lieu vers 1730.

    Il fit don de la seigneurie, sous réserve d'usufruit, à Pierre-Armand de La Fons, issu d'une famille originaire de Saint-Quentin.

    Bernes

    de La Fons : d'argent à trois hures de sangliers, arrachées de sable

    devise : Aut Mors, Aut Vita Decora

    Plutôt la mort qu'une vie sans honneur

    En 1762, on prononce la saisie réelle de la seigneurie sur Marie-René

     Hervy du Clos, veuve de Pierre-Armand de La fons, ancien capitaine d'infanterie au régiment de Picardie.

    Une nouvelle saisie fut prononcée en 1766 mais il fallut attendre 1772 pour voir annoncée dans les affiches de Picardie, la vente de la terre.

    En 1776 une nouvelle annonce précisa que l'acquéreur serait tenu d'acquiter 56000 livres de dettes hypothécaires contractées par le vendeur.

    En 1793 enfin, on signale la mise en adjudication la terre de Bernes avec un vieux château couvert d'ardoises.

    En 1789 Pierre-Armand de La Fons, dit de Bernes, fut convoqué aux assemblées des Etats-Généraux.

    Son fils Louis-Anne, né en 1757 au château, avait combattu aux côté des Insurgents américains, nommé général de brigade, il obtint en 1809 de Napoléon la restitution de son titre de chevalier héréditaire.

    Bernes

    Général Anne de La Fons : parti, au 1 d'argent à trois hures de sanglier de sable

    Au 2, d'azur au lion rampant d'or

    Champagne de gueules au tiers de l'écu au signe des chevaliers d'argent

    Le château fut longtemps abandonné, sa destruction doit dater d'entre 1807 et 1830....

    Bernes

    Mis à la retraite en 1814 avec le grade de maréchal de camp, il se fixa au château d'Etinehem où il mourut en 1848.

     

    Eglise Saint-Martin

    L'église primitive se trouvait dans le cimetière, détruite en 1917 et reconstruite après les hostilités dans le centre du village.

    Bernes

     

    En 1875

     


    votre commentaire
  • Epehy

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    D'argent diapré de sinople sur le parti, à deux écussons ovales, accolés en chevron renversé, celui de dextre d'azur à trois lions d'or armés et lampassés de gueules, celui de senestre de gueules à l'aigle bicéphale d'argent.

     

    Devise: « Epy, bouge sans répit ».

     

    Blason utilisé depuis 1924.
    Le blason d’Epehy a été peint en 2004 par Bruno Housseman à l'occasion d'une fête intervillages. L'artiste a cru interpréter, dans l'aigle bicéphale de l'écu senestre, une sorte de caducée, mais c’est bien d’une aigle bicéphale qu’il s’agit.

    Ce blason s'inspire de deux blasons ovales qui sont sculptés dans un décor de feuillage sur le fronton de la mairie actuelle.

    Epehy

    Epehy

    La mairie précédente a été détruite, comme la totalité du village, en 1917. Gabriel Trocmé, qui était maire avant, pendant et après la guerre de 1914-1918, s'est souvenu qu'il existait dans le clocher de l’ancienne église une "épaisse plaque de fer" (une plaque de cheminée sans doute) sur laquelle étaient représentés ces deux écus ovales.

    Son interprétation suivant laquelle ces écus seraient ceux des De Lannoy et des Sohier de Vermandois ne soutient pas la vérification. Une Béatrix de Lannoy a bien épousé un comte Sohier de Vermandois, seigneur du lieu; mais ce mariage eut lieu au 12 e siècle; or il n'était pas question à l'époque de plaques de cheminée en fonte armoriées. Il n'est pas impossible que cette plaque de fonte ait garni, dans le clocher de l'ancienne église, une cheminée de guetteur au 17e siècle. Et que les blasons qui la décoraient soient purement décoratifs. Après la guerre de 1914-1918, Gabriel Trocmé invita le conseil municipal à adopter ces blasons pour n’en faire qu’un, d'après un dessin qu'il en avait pris.

    Il les fit sculpter au fronton de la mairie quand elle fut reconstruite vers 1924. Initialement sans couleurs, les champs des écus sont représentés par les rayures; le reste est au petit bonheur. La plaque de fonte armoriée, dont les blasons ovales resteront à jamais anonymes, si tant est qu’il doivent être nommés, a été détruite, comme l'église, incendiée par les Allemands en mars 1917.
    (Jacques Dulphy)

    ***

    Châtellenie très importante dès le XIème siècle.

    Les comtes Sohier de Vermandois devaient posséder un ouvrage fortifié qui fut détruit par Hugues de France.

    Epehy

     

    Au XIIème siècle une donation attribua l'essentiel du domaine foncier à l'abbaye de Vaucelles qui en resta propriétaire jusqu'à la Révolution.

    En 1789, coexistaient 2 seigneurs, l'abbé de Vaucelles et le sieur baron d'Honnecourt, successeur d'un Lannoy, et possesseur de terres au lieu-dit Hourier.

    Confisqué en 1790 et converti à usage agricole, le château dit des moines était un édifice classique en briques et cordons de pierre.

    Il a totalement disparu au cours de la Première Guerre mondiale.

    Epehy

     

    Château dit des moines

    Epehy

    *

    Epehy

     

    Epehy

     

    Ancien donjon féodal

    Ces photos nous posent presque autant de questions qu'elles nous apportent d’informations. 

    Ainsi, elles prétendent nous présenter le "vieux donjon féodal" d'Épehy. Bien sûr, ni sur ces figures, qui sont les plus anciennes (début du XX° siècle ?), ni sur les suivantes, il n'est facile de bien identifier la nature de cette construction perdue dans la végétation, ni surtout d'avoir une bonne idée de sa taille, d'autant plus qu'elles nous en présentent toujours la même face. 
    Pourquoi ? Donjon ou château ? Vrai ou faux ? Antique ou récent ? Ou bien n'y avait-il là qu'une façade de château ?

                                                                           ***

    Eglise Saint Nicolas

    Datait du XVIIème siècle, détruite en 1917

    Reconstruite dès 1922

    Epehy


    votre commentaire
  • Sailly-Saillisel

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'argent au lion de gueules, lampassé d'azur, armé et couronné d'or

     

    La famille De Sailly portait: d'argent au lion de gueules lampassé d'azur, armé et couronné d'or.
    La devise: "Du plus haut Sailly!" est la devise (ou plutôt, le cri) de la famille.

    Sailly-Saillisel


    Il a existé plusieurs familles de ce nom. Pour ce qui concerne Sailly-Saillisel, la famille De Sailly, d'ancienne chevalerie, a été seigneur du lieu de tous temps féodaux. Notée localement au XIIe siècle, elle remontait sa filiation avec certitude à l'an 1300. En 1347, Thomas de Sailly est maïeur de Péronne. En 1771, Jean de Sailly est chambellan du duc de Bourgogne. Aymar de Sailly, marquis de Sailly, deuxième du titre, lieutenant général des armées du roi et ancien gouverneur de Saint-Venant, né en 1655, mort en 1725 en son hôtel parisien, est inhumé suivant sa volonté dans la chapelle de son château de Sailly. Sa petite-fille Marie-Louise de Sailly, fille de Louis-Hector de Sailly, épouse du marquis de Montaigu, meurt à Sailly en 1798. C'est l'épouse du dernier seigneur du lieu et la dernière du nom.

    (Jacques Dulphy)

    Sailly-Saillisel

     

    ***

    Sailly-Saillisel

    Le château féodal fut assiégé en 1552  par les Impériaux et libéré par la garnison de Péronne.

    Charles, premier marquis de Sailly, épouse en 1649 Marie-Claude de Monchy, ils sont les constructeurs présumés du nouveau château.

    Sailly-Saillisel

    Leur fils Aymar-Louis, né en 1655, lieutenant-général des Armées du Roi, mourut en 1725 en son hôtel parisien mais demanda à se faire inhumer dans sa terre picarde.

    Son fils Louis-Hector, premier gentilhomme de la Chambre du prince de Conti, colonel de son régiment, fut le dernier marquis de Sailly.

    A sa mort en 1779, le château échut à l'aînée de ses filles, Marie-Louise de Sailly, marquise de Montaigu en 1777, qui s'y retira prudemment pendant la Terreur et y mourut en 1798.

    Sailly-Saillisel

    De Montaigu : d'argent à deux bandes de sable, accompagnée de sept coquilles du même.

    Auguste-Louis-Gabriel, comte de Montaigu (1780-1846), le second de ses petits-fils épousa en 1800 Blanche de Maillé, dame d'honneur de la reine Marie-Antoinette, colonel de cavalerie et chambellan de Napoléon 1er, il mena par la suite grand-train, dilapidant allègrement sa fortune.

    Sailly-Saillisel

    Abandonné à ses créanciers, le domaine fut mis en adjudication en 1825.

    Privé de ses collections, vendues aux enchères et finalement acquis par la famille Coste, le château perdit sa vocation résidentielle et une fabrique de sucre s'installa dans les galeries de cette demeure autrefois si somptueuse.

    Ce bel édifice a entièrement disparu au cours de la bataille de la Somme en octobre 1916, en même temps que le village.

        La chapelle seigneuriale, reconstruite sous le Second Empire, jouxtait l'ancienne église.

    Le château se trouvait à l'ouest du village, à l'emplacement actuel du terrain de football.

    ***

    Eglise Saint Vaast

    Sailly-Saillisel 

    En 1876

    Sailly-Saillisel

    Ruines de l'église après la Première Guerre mondiale

    Sailly-Saillisel

    église actuelle

     

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique