• Grébault-Mesnil

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'argent à la fasce de gueules accompagnée en chef de deux flammes du même et en pointe d'un lion de sable.

    *

    La commune reprend, telles, les armes de la famille De Grébaumesnil, originaire de ce village du Vimeu, tombée en roture au XVe siècle et disparue au XVIIe.
    La famille De Grébaumesnil -qui n'a rien à voir avec une famille Grébert de Cambrai comme on le lit parfois dans certaines généalogies– n’est pas connue pour de grands faits d’armes ou de grandes fonctions.

    En 1227, Josson de Grébaumesnil "prit en fief et hommage de Hugues de Brimeu, chevalier, les dons et le terrage de Grébault-Mesnil, moyennant sept sétiers de blés..." relève René de Belleval (Nobiliaire du Ponthieu, tome II, p 146).
    En 1322, Mathieu de Grébaumesnil, qui n'avait conservé qu'un fief au village, vendit ses terres aux Boutery, qui devinrent bientôt les seuls seigneurs du lieu. Belleval précise que cette famille s'établit au XVe siècle à Abbeville "et y perdit tout lustre et jusqu'à tout souvenir de son ancien rang. Au XVIIe siècle, on trouvait encore à Abbeville des Grébaumaisnil (sic) dans les rangs de la plus petite bourgeoisie, ou dans les plus humbles emplois...".
    Il faut souligner que Belleval donne à cette famille un blason "d'argent à la fasce de gueules surmontée de deux flammes de même, et accompagnée en pointe d'un lion de sable" (Nobiliaire, tome II, p 146, c'est ce blason qu'on trouve dessiné pour la commune) mais qu'il dessine (planche 13 en fin d'ouvrage): "d'argent à la fasce de gueules surmontée de deux flammes de même, et accompagnée en pointe d'un lion léopardé de sable".
    (Jacques Dulphy)

     

    Grébault-Mesnil

     

     Plaque sur la façade de la mairie. (J.Dulphy.2018)

     

    *


    À la fin du xiiie siècle, la seigneurie passe par mariage à Aléaume de Brimeu ; son héritière la fera passer dans la noble famille de Boutery pendant environ un siècle.

    Grébault-Mesnil


    Vers 1415, Charles de Boutery, chambellan du duc de Bourgogne meurt à Azincourt, non marié, sa soeur Jeanne de Boutery en hérite et épouse Jean de Caumont, écuyer.
    En 1460, Jeanne de Caumont est l'épouse de Pierre de Haucourt, écuyer.
    En 1498, le seigneur est Jean de Haucourt, chevalier et capitaine du château d'Abbeville.
    Son héritier et descendant direct est Jean de Tœufles, chevalier et capitaine du château de Montreuil.
    En 1625, le seigneur est Jean de Grouches, baron de Chépy.
    En 1650, on cite Augustin de Grouches, marquis de Gribeauval comme seigneur de Grébault-Mesnil.
    En 1689, Nicolas de Grouches, marquis de Chépy, maréchal de camp et Grand-croix de Saint-Louis.

    Dans l'église est inhumée Barbe de Bonnelle épouse de Philippe de La Haye.

    Grébault-Mesnil

    Bibliothèque municipale d'Abbeville

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    Eglise Saint Grégoire

    16ème siècle

    Grébault-Mesnil

    Grébault-Mesnil

    Grébault-Mesnil

    Photo: Jean-Noël Marchiset


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  • La commune n'a jamais porté d'armes et n'en porte pas. Ces armes aux trois aigles sont entièrement étrangères à ce village (Jacques Dulphy).

    Neuilly-L'Hôpital

     

    En 1199, Barthélémi Fretel de Vismes, seigneur de Neuilly, donne aux frères et sœurs de l'Hôtel Dieu de St Riquier, une ferme et un bois du territoire de Neuilly.

    En 1212, il donne également à l'hôtel dieu de St Riquier le bois du Halloy.

    Possession de la famille Le Moictier au 16ème siècle qui la tenait de Marie de Queux, épouse de Mathieu Le Moictier, bailli de Rue.

    Neuilly-L'Hôpital

    Le Moictier : de gueules au chevron d'or, accompagné de trois gerbes de blé d'or.

    D'après une pièce d'archives de 1556, Jean Le Moictier ne disposait que de ruines, car le manoir seigneurial fut brûlé par les troupes ennemies.

    A nouveau saccagé lors de l'invasion espagnole qui ravagea le village en 1635.

    L'édifice dut être relevé par Pierre Gallet de Sombrin, écuyer et maître des Eaux et Forêts du Ponthieu, seigneur de 1680 à 1711.

    Neuilly-L'Hôpital

    Gallet : d'azur au chevron d'or, chargé de trois roses de gueules.

    C'était une belle habitation très appréciée des veneurs, à cause de la proximité de la forêt de Crécy.

    Neuilly-L'Hôpital

    Neuilly-L'Hôpital

    En 1805, J-B Sanson de Pongerville acquit le domaine, mis en vente par les Crécy qui en avaient hérité des Bourrée.

    Son fils J-B Antoine Sanson de Pongerville, académicien obscur, le céda en 1826 à Louis-Charles de Cormette, chef de bataillon sous le 1er Empire, qui avait épousé en 1786 Adélaïde Pingré de Thiepval.

    Neuilly-L'Hôpital

    de Cormette : d'azur à une épée d'argent posée en bande, la pointe en haut, la garde et la poignée d'or, et une palme de sinople passée en sautoir, accompagnés de quatre molettes d'or.

    C'est Henri de Cormette (1820-1902), inspecteur général des haras, qui abandonna le vieux château au profit d'une nouvelle demeure, élevée en 1862 sur un site neuf et agrémenté d'un beau parc paysager.

    Il avait épousé en 1847 Béatrice de Saint-Just.

    Leur fille Béatrix, épousa en 1873 le vicomte Paul de Belleville.

    Neuilly-L'Hôpital

    De Belleville : d'azur, au sautoir d'argent, cantonné de quatre aigles du même.

    Puis leur fils cadet Paul de Belleville qui épousa Marguerite de Behaguel.

    C'est leur fille Edith de Belleville qui leur succéda, elle épousa le chevalier Paul de Ghellinck.

    Neuilly-L'Hôpital

    Neuilly-L'Hôpital

    Merci à Jean-Noël Marchiset

    Sur le fronton, la présence discrète d'une tête de cheval évoque la carrière de Henri de Cormette, ancêtre de l'actuelle propriétaire Mme Hugues Garin, née Ghellinck d'Elseghem.

    Neuilly-L'Hôpital

     

    ***

    Eglise Saint-Riquier

    16ème siècle

    Neuilly-L'Hôpital


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  •  

    Hautvillers-Ouville

     

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     D'azur au chevron d'argent chargé d'une fleur de lis au pied nourri de gueules en chef et de deux étoiles du même en flancs, accompagné en chef de deux glands feuillés de deux pièces d'or et en pointe d'une tête de loup arrachée d'argent et lampassée de gueules.

    *** 

    Le blason de la commune d’Hautvillers-Ouville a été adopté à l’unanimité du conseil municipal, lors de sa réunion du mardi 21 mai 2019, sur la proposition du maire Jean-Claude Buisine, suivant un projet sollicité auprès de Jacques Dulphy et dessiné par Daniel Juric.
    Ce blason associe, en parties, les armes de familles ayant possédé au cours de l’Histoire les domaines d’Hautvillers, d’Ouville et de La Triquerie. Ce sont les familles: Duchesne de Lamotte (seigneurs d’Hautvillers au XVIIIe siècle, dont le blason "aux trois glands" est repris par la commune voisine de Lamotte-Buleux et (De) Ternisien d’Ouville, dont étaient issus les seigneurs d'Ouville au XVIIIe siècle également.

    Hautvillers-Ouville

    Duchesne de Lamotte : d'azur, à un chevron d'or accompagné de trois glands du même.

    Hautvillers-Ouville

    De Ternisien : d'argent aux trois fleurs de lys  au pied nourri de gueules, accompagnées de trois étoiles du même, mal ordonnées.


    Une tête de loup rappelle que le domaine de La Triquerie appartenait à des lieutenants de louveterie réputés aux XVIIIe et XIXe siècles, notamment les Du Maisniel d'Applaincourt, puis les de Louvencourt. Sur la sépulture de la famille de Louvencourt, au cimetière d’Hautvillers, sont d'ailleurs sculptées dans un médaillon de marbre blanc, les armes anciennes et parlantes de cette famille, avec trois têtes de loups. Une rue du village est dédiée à Alof de Louvencourt, inspecteur des Finances et chargé de mission à la Direction du commerce extérieur décédé en 1989. (Jacques Dulphy)

    Hautvillers-Ouville

    Hautvillers-Ouville

    de Louvencourt : d'argent à trois têtes de loups arrachées de sable.

    *

    La mention la plus ancienne d'Hautvillers, fréquemment nommé Ouvillers jusqu'au XVIIIe siecle apparaît sous la forme d'Altus villaris dans un dénombrement présenté par l'abbaye de Saint-Riquier à l'empereur Louis Ier le Pieux en 831. Le hameau d'Ouville a toujours été rattaché au bourg principal.
    La seigneurie d'Hautvillers relevait des châtelleries de Domvast et de la Ferté-lés-Saint-Riquier. Le premier seigneur connu semble être François Adolphe de Monsures, écuyer ordinaire de la petite écurie du roi en 1693. En 1763, la seigneurie appartenait au chapitre collégial Saint-Vulfran d'Abbeville.
    Comme la plupart des villages alentours, Hautvillers-Ouville fut pillé en 1475 par les Français qui poursuivaient les troupes du Duc de Bourgogne, puis incendié lors de la guerre de Trente ans, en août 1636, par les Espagnols que conduisaient le redoutable capitaine Jean de Vert.

    En 1605, un certain Oudart Lescuier vendit la terre de La Triquerie, à Ouville, à Pierre du Maisniel, seigneur d'Epaumesnil qui avait épousé en 1581 Marie Flourie dame d'Applaincourt.

    Ses successeurs, tous prénommés Pierre, la conservèrent pendant 350 ans, c'est à dire 10 générations.

    La maison qu'il avait fait construire dut cependant disparaître en 1635 lorsque les Espagnols mirent le Ponthieu à feu et à sang.

    C'est à Pierre V du Maisniel d'Applaincourt, vicomte de Grandsart, que l'on attribue la construction du château actuel, après 1722, date de son mariage avec sa voisine Catherine Tillette de Buigny.

    Hautvillers-Ouville

    Dessin L.Gillard (bibliothèque municipale d'Abbeville)

    Pendant la dernière guerre, le château fut réquisitionné par les forces aériennes allemandes basées à l'aérodrome d'Abbeville et affecté au logement des officiers.

    Les troupes américaines leur succédèrent en 1944.

    Très éprouvé, l'édifice échut au comte Alof de Louvencourt, neveu du dernier comte d'Applaincourt mort en 1951, qui fit procéder aux réparations.

    Propriété actuelle du comte Asselin de Louvencourt et de son épouse née Béatrice de Nadaillac.

    Hautvillers-Ouville

    château actuel (photo Jean-Noël Marchiset)

    Hautvillers-Ouville

    Sépulture Duchesne de Lamotte au cimetière

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    Eglise de l'Assomption de la Sainte Vierge

    XVIème siècle

    Hautvillers-Ouville


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  • Yonval

     

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     Tiercé en fasce: au 1er d'or au lion léopardé de gueules, au 2e de sinople plain, au 3e d'hermine plain.

    ***

    Yonval, ancien hameau de la commune de Cambron a obtenu son indépendance communale le 1er janvier 1986.

    Ce blason reprend les armes de la famille Le Roy de Valenglart, seigneur du lieu et de Moyenneville.

    Yonval

    Armorial Général de France, Charles D'Hozier (édit de 1696)



    La commune d’Yonval a relevé, en 2006, les armes de la famille Le Roy de Valanglart, seigneur du lieu, de Moyenneville, de Valanglart (fief à Moyenneville) et autres lieux.
    Cette maison est citée dès le 13e siècle (d'après Belleval).

    Le premier seigneur du nom à Yonval fut François Le Roy, seigneur de Moyenneville et de Valanglart, écuyer du duc d'Aumale. Il avait acheté les domaines d'Yonval et de Valanglart en 1620 à Antoine de Runes, et son fils René avait fait construire le château de Moyenneville.

    Le dernier seigneur d'Yonval, en 1789, fut François-Léonard Le Roy, marquis de Valanglart, comte du Quesnoy, mestre de camp de cavalerie.
    Le blason des Le Roy de Valanglart (branche des seigneurs de Bézancourt) a été enregistré par D'Hozier suivant l'édit de 1696; les armes de cette famille figurent aussi sur une clé de voûte colorée (XVIIe siècle) de l'église de Moyenneville, où elles sont parties à celles des Du Quesnoy (une bande d'azur).

    Le château de Moyenneville, resté dans la famille, fut ruiné par les combats de 1940. Le général de Germiny, héritier des derniers Le Roy de Valanglart, dût à regret se résoudre à abattre les restes de la demeure en 1956, après la mort du dernier marquis du nom.
    (Jacques Dulphy)

    Yonval

    Blason en mairie.
    (Photo Jacques Dulphy, 2012)

     


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  • Boismont

     

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    D'argent à l'oiseau essorant de sinople.

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    Quand il s'est agi, à Boismont, de poser des plaques de rues vers 1975, la question s'est posée de savoir s'il fallait y mettre un blason: la commune n'en portait pas, et n'en avait jamais porté.
    Dans l'histoire du village, si un blason constant fut porté, c'est celui de la famille Briet, toujours représentée localement, et qui fut seigneur du lieu de 1690 à la Révolution sous le nom de Briet de Rainvillers.

    L'un des plus récents porteurs du nom, Louis Briet de Rainvillers, entré en Résistance dès 1940 dans le secteur de la Baie de Somme, rejoignit le réseau Pat O'Leary, fut arrêté et mourut en déportation en 1945; une rue du village porte son nom.
    La famille Briet de Rainvillers portait: d'argent au sautoir de sable accompagné de huit oiseaux (ou perroquets) de sinople.

    Boismont


    La commune n'a pas relevé ce blason, mais en a extrait un de ses éléments: un oiseau, aussi de sinople, qu'elle a placé en vol (essorant). Ce n'est pas un perroquet: la proximité de la baie de Somme a inspiré un oiseau plus local, sans doute un verdier, mais néanmoins de sinople.
    Certaines plaques présentent un fond de gueules: c'est une faute d'enquerre qui ne se justifie pas. Le blason de Boismont est: d'argent à l'oiseau (au verdier?) essorant de sinople.
    (Jacques Dulphy)

    Boismont

    Plaque de rue.
    (Photo Jacques Dulphy, 2012)

    ***

    Boismont

    Cercle d'arbres au lieu-dit "le donjon" révèle l'emplacement d'une fortification qui près de l'embouchure de la Somme défendait le passage obligé du fleuve, appelé gué de Blanquetaque.

      La selgneurie de Boismont fut achetée à Nicolas Danzel par Philippe du Gardin, écuyer, seigneur de Bernapré, cornette au régiment Royal-Cravattes en 1693, mousquetaire de la Garde du Roi en 1695, anobli en 1699.

    C'est à Philippe du Gardin et à Marie-Barbe Godart, son épouse, que l'on devait la construction du château de Boismont qui fut détruit dans sa presque totalité par un incendie en 1947.

    Boismont

    Plusieurs fois restauré, il avait conservé la date "1737" gravée sur quatre pierres de l'attique du corps de logis en brique et au milieu de la façade se voyaient les armoiries accolées des seigneurs qui l'avaient fait construire.

    Par le mariage, le 2 janvier 1725, de Anne-Barbe du Gardin, fille unique de Philippe du Gardin, avec Pierre Wulfran Briet, écuyer, Seigneur de Rainvillers, le domaine passa dans cette famille qui le possède toujours aujourd'hui.

    Le château actuel, construit à l'emplacement de l'ancien, étant la propriété de M. de Lauzon et de son épouse, née Briet de Rainvillers.

    Boismont

     

    *

    Boismont

     

    château de Bretel du 19ème siècle

    Appartenait en 1985 à Mme Simone de Ramecourt, décédée en 2007.

    ***

    Pinchefalise

    Adrien Huguet retrace l´histoire des seigneurs de Pinchefalise. Le dernier du nom dans le Vimeu, Guillaume de Pinchefalise, est en 1488 dans une situation difficile. Criblé de dettes, il dut vendre le domaine à Robert de Saint-Blimond, homme d'armes des ordonnances du roi. La seigneurie est alors tenue en trois fiefs et hommage : de l'abbaye de Saint-Valery, de Colart des Auteulx (ou des Hoteux) et de la seigneurie de Bretel. Renaut de Saint-Blimond, fils de Robert, récupère une partie des terres de Pinchefalise à la mort de son père en 1493. La seigneurie passe à la famille de Boubers en 1650.

    Jean-Jacques Delegorgue (1700-1772), négociant à Abbeville, consul de cette ville en 1732 et juge des marchands en 1768, épouse le 30 octobre 1729 Jeanne de Ribeaucourt, une des filles du seigneur de Pinchefalise, qui passe ainsi dans la famille Delegorgue

    Boismont

    chapelle st Valery 1866


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