• Domvast

    Coupé d'argent et d'azur au cerf passant, brochant de l'un en l'autre, accompagné en chef de deux écussons de gueules et en pointe d'un besant d'or.

     

    Le blason communal de Domvast a été adopté en séance du conseil municipal le 26 mars 2019, sur proposition de Dominique Delannoy, conseiller municipal, sur un projet sollicité auprès de Jacques Dulphy, avec l'aide de Daniel Juric.


    Les deux écussons de gueules rappellent la famille D'Abbeville (D'argent à 3 écussons de gueules), dont sont issus les seigneurs de Domvast depuis 1300 (avec Guillaume d'Abbeville) jusqu'en 1486 (avec Jeanne d'Abbeville, dite de Boubers, épouse de Jean de Melun, connétable de France).

    Domvast

    L'illustre famille De Melun qui hérita de la seigneurie par alliance et la conserva jusqu'au XVIIIe siècle, portait: d'azur à neuf besants d'or et au chef du même. Le blason de Domvast a emprunté un seul besant à ces armes.

    Domvast


    Quant au cerf, il rappelle les grandes chasses qui firent jadis la réputation de Domvast. L'abbé Lheureux, curé du village, dans une monographie publiée en 1909, écrit notamment que "Jean d'Abbeville était un chasseur forcené. Le 18 septembre 1354, Jacques de Bourbon, comte de Ponthieu, ordonne au sénéchal de Ponthieu de l'informer sur le droit de chasse que prétend posséder Jean d'Abbeville dans les bois (de Domvast) attenant à la forêt de Crécy (...) de prendre grosses bestes rouges et noires...". Ce droit fut établi. En 1377 conséquence, le sénéchal ordonne au procureur du roi de cesser toute poursuite. Dès lors, les seigneurs de Domvast bénéficièrent, pour la chasse au gros gibier en forêt, de l''autorisation spéciale du roi. Le cerf était, à l'époque, bien présent sur ce massif.
    (Jacques Dulphy)

    Domvast

    Présentation du blason de Domvast le 27 juillet 2019.
    La sculpture est due à François Hallot, sculpteur et maître-ébéniste à Oneux.
    Détail d'une photo du Courrier Picard du 31 juillet 2019.
    (Aimablement transmis par Jacques Dulphy)

    *

    La seigneurie était une châtellenie et l'une des pairies du Ponthieu, elle ne faisait qu'une avec la pairie de Boubers au Moyen-Âge, ce fut en 1486 qu'elle fut érigée en pairie indépendante.

    Elle consistait en une maison seigneuriale avec 5 journaux d'enclos.

    Le village fut brûlé par les Espagnols en août 1635.

    Le château féodal était situé à l'emplacement de celui brûlé en 1907.

    Domvast

    *

    Eglise Sainte Marie-Madeleine

    Reconstruite en 1857-58

    Domvast

     

    Ancienne église, aquarelle d'O.Macqueron en 1850

    Domvast

    Nouvelle église en 1858, aquarelle d'O.Macqueron.

    Domvast

    Ancienne ferme en 1858, aquarelle d'O.Macqueron


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  • Grébault-Mesnil

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'argent à la fasce de gueules accompagnée en chef de deux flammes du même et en pointe d'un lion de sable.

    *

    La commune reprend, telles, les armes de la famille De Grébaumesnil, originaire de ce village du Vimeu, tombée en roture au XVe siècle et disparue au XVIIe.
    La famille De Grébaumesnil -qui n'a rien à voir avec une famille Grébert de Cambrai comme on le lit parfois dans certaines généalogies– n’est pas connue pour de grands faits d’armes ou de grandes fonctions.

    En 1227, Josson de Grébaumesnil "prit en fief et hommage de Hugues de Brimeu, chevalier, les dons et le terrage de Grébault-Mesnil, moyennant sept sétiers de blés..." relève René de Belleval (Nobiliaire du Ponthieu, tome II, p 146).
    En 1322, Mathieu de Grébaumesnil, qui n'avait conservé qu'un fief au village, vendit ses terres aux Boutery, qui devinrent bientôt les seuls seigneurs du lieu. Belleval précise que cette famille s'établit au XVe siècle à Abbeville "et y perdit tout lustre et jusqu'à tout souvenir de son ancien rang. Au XVIIe siècle, on trouvait encore à Abbeville des Grébaumaisnil (sic) dans les rangs de la plus petite bourgeoisie, ou dans les plus humbles emplois...".
    Il faut souligner que Belleval donne à cette famille un blason "d'argent à la fasce de gueules surmontée de deux flammes de même, et accompagnée en pointe d'un lion de sable" (Nobiliaire, tome II, p 146, c'est ce blason qu'on trouve dessiné pour la commune) mais qu'il dessine (planche 13 en fin d'ouvrage): "d'argent à la fasce de gueules surmontée de deux flammes de même, et accompagnée en pointe d'un lion léopardé de sable".
    (Jacques Dulphy)

     

    Grébault-Mesnil

     

     Plaque sur la façade de la mairie. (J.Dulphy.2018)

     

    *


    À la fin du xiiie siècle, la seigneurie passe par mariage à Aléaume de Brimeu ; son héritière la fera passer dans la noble famille de Boutery pendant environ un siècle.

    Grébault-Mesnil


    Vers 1415, Charles de Boutery, chambellan du duc de Bourgogne meurt à Azincourt, non marié, sa soeur Jeanne de Boutery en hérite et épouse Jean de Caumont, écuyer.
    En 1460, Jeanne de Caumont est l'épouse de Pierre de Haucourt, écuyer.
    En 1498, le seigneur est Jean de Haucourt, chevalier et capitaine du château d'Abbeville.
    Son héritier et descendant direct est Jean de Tœufles, chevalier et capitaine du château de Montreuil.
    En 1625, le seigneur est Jean de Grouches, baron de Chépy.
    En 1650, on cite Augustin de Grouches, marquis de Gribeauval comme seigneur de Grébault-Mesnil.
    En 1689, Nicolas de Grouches, marquis de Chépy, maréchal de camp et Grand-croix de Saint-Louis.

    Dans l'église est inhumée Barbe de Bonnelle épouse de Philippe de La Haye.

    Grébault-Mesnil

    Bibliothèque municipale d'Abbeville

    *

    Eglise Saint Grégoire

    16ème siècle

    Grébault-Mesnil

    Grébault-Mesnil

    Grébault-Mesnil

    Photo: Jean-Noël Marchiset


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  • La commune n'a jamais porté d'armes et n'en porte pas. Ces armes aux trois aigles sont entièrement étrangères à ce village (Jacques Dulphy).

    Neuilly-L'Hôpital

     

    En 1199, Barthélémi Fretel de Vismes, seigneur de Neuilly, donne aux frères et sœurs de l'Hôtel Dieu de St Riquier, une ferme et un bois du territoire de Neuilly.

    En 1212, il donne également à l'hôtel dieu de St Riquier le bois du Halloy.

    Possession de la famille Le Moictier au 16ème siècle qui la tenait de Marie de Queux, épouse de Mathieu Le Moictier, bailli de Rue.

    Neuilly-L'Hôpital

    Le Moictier : de gueules au chevron d'or, accompagné de trois gerbes de blé d'or.

    D'après une pièce d'archives de 1556, Jean Le Moictier ne disposait que de ruines, car le manoir seigneurial fut brûlé par les troupes ennemies.

    A nouveau saccagé lors de l'invasion espagnole qui ravagea le village en 1635.

    L'édifice dut être relevé par Pierre Gallet de Sombrin, écuyer et maître des Eaux et Forêts du Ponthieu, seigneur de 1680 à 1711.

    Neuilly-L'Hôpital

    Gallet : d'azur au chevron d'or, chargé de trois roses de gueules.

    C'était une belle habitation très appréciée des veneurs, à cause de la proximité de la forêt de Crécy.

    Neuilly-L'Hôpital

    Neuilly-L'Hôpital

    En 1805, J-B Sanson de Pongerville acquit le domaine, mis en vente par les Crécy qui en avaient hérité des Bourrée.

    Son fils J-B Antoine Sanson de Pongerville, académicien obscur, le céda en 1826 à Louis-Charles de Cormette, chef de bataillon sous le 1er Empire, qui avait épousé en 1786 Adélaïde Pingré de Thiepval.

    Neuilly-L'Hôpital

    de Cormette : d'azur à une épée d'argent posée en bande, la pointe en haut, la garde et la poignée d'or, et une palme de sinople passée en sautoir, accompagnés de quatre molettes d'or.

    C'est Henri de Cormette (1820-1902), inspecteur général des haras, qui abandonna le vieux château au profit d'une nouvelle demeure, élevée en 1862 sur un site neuf et agrémenté d'un beau parc paysager.

    Il avait épousé en 1847 Béatrice de Saint-Just.

    Leur fille Béatrix, épousa en 1873 le vicomte Paul de Belleville.

    Neuilly-L'Hôpital

    De Belleville : d'azur, au sautoir d'argent, cantonné de quatre aigles du même.

    Puis leur fils cadet Paul de Belleville qui épousa Marguerite de Behaguel.

    C'est leur fille Edith de Belleville qui leur succéda, elle épousa le chevalier Paul de Ghellinck.

    Neuilly-L'Hôpital

    Neuilly-L'Hôpital

    Merci à Jean-Noël Marchiset

    Sur le fronton, la présence discrète d'une tête de cheval évoque la carrière de Henri de Cormette, ancêtre de l'actuelle propriétaire Mme Hugues Garin, née Ghellinck d'Elseghem.

    Neuilly-L'Hôpital

     

    ***

    Eglise Saint-Riquier

    16ème siècle

    Neuilly-L'Hôpital


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  •  

    Hautvillers-Ouville

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

     D'azur au chevron d'argent chargé d'une fleur de lis au pied nourri de gueules en chef et de deux étoiles du même en flancs, accompagné en chef de deux glands feuillés de deux pièces d'or et en pointe d'une tête de loup arrachée d'argent et lampassée de gueules.

    *** 

    Le blason de la commune d’Hautvillers-Ouville a été adopté à l’unanimité du conseil municipal, lors de sa réunion du mardi 21 mai 2019, sur la proposition du maire Jean-Claude Buisine, suivant un projet sollicité auprès de Jacques Dulphy et dessiné par Daniel Juric.
    Ce blason associe, en parties, les armes de familles ayant possédé au cours de l’Histoire les domaines d’Hautvillers, d’Ouville et de La Triquerie. Ce sont les familles: Duchesne de Lamotte (seigneurs d’Hautvillers au XVIIIe siècle, dont le blason "aux trois glands" est repris par la commune voisine de Lamotte-Buleux et (De) Ternisien d’Ouville, dont étaient issus les seigneurs d'Ouville au XVIIIe siècle également.

    Hautvillers-Ouville

    Duchesne de Lamotte : d'azur, à un chevron d'or accompagné de trois glands du même.

    Hautvillers-Ouville

    De Ternisien : d'argent aux trois fleurs de lys  au pied nourri de gueules, accompagnées de trois étoiles du même, mal ordonnées.


    Une tête de loup rappelle que le domaine de La Triquerie appartenait à des lieutenants de louveterie réputés aux XVIIIe et XIXe siècles, notamment les Du Maisniel d'Applaincourt, puis les de Louvencourt. Sur la sépulture de la famille de Louvencourt, au cimetière d’Hautvillers, sont d'ailleurs sculptées dans un médaillon de marbre blanc, les armes anciennes et parlantes de cette famille, avec trois têtes de loups. Une rue du village est dédiée à Alof de Louvencourt, inspecteur des Finances et chargé de mission à la Direction du commerce extérieur décédé en 1989. (Jacques Dulphy)

    Hautvillers-Ouville

    Hautvillers-Ouville

    de Louvencourt : d'argent à trois têtes de loups arrachées de sable.

    *

    La mention la plus ancienne d'Hautvillers, fréquemment nommé Ouvillers jusqu'au XVIIIe siecle apparaît sous la forme d'Altus villaris dans un dénombrement présenté par l'abbaye de Saint-Riquier à l'empereur Louis Ier le Pieux en 831. Le hameau d'Ouville a toujours été rattaché au bourg principal.
    La seigneurie d'Hautvillers relevait des châtelleries de Domvast et de la Ferté-lés-Saint-Riquier. Le premier seigneur connu semble être François Adolphe de Monsures, écuyer ordinaire de la petite écurie du roi en 1693. En 1763, la seigneurie appartenait au chapitre collégial Saint-Vulfran d'Abbeville.
    Comme la plupart des villages alentours, Hautvillers-Ouville fut pillé en 1475 par les Français qui poursuivaient les troupes du Duc de Bourgogne, puis incendié lors de la guerre de Trente ans, en août 1636, par les Espagnols que conduisaient le redoutable capitaine Jean de Vert.

    En 1605, un certain Oudart Lescuier vendit la terre de La Triquerie, à Ouville, à Pierre du Maisniel, seigneur d'Epaumesnil qui avait épousé en 1581 Marie Flourie dame d'Applaincourt.

    Ses successeurs, tous prénommés Pierre, la conservèrent pendant 350 ans, c'est à dire 10 générations.

    La maison qu'il avait fait construire dut cependant disparaître en 1635 lorsque les Espagnols mirent le Ponthieu à feu et à sang.

    C'est à Pierre V du Maisniel d'Applaincourt, vicomte de Grandsart, que l'on attribue la construction du château actuel, après 1722, date de son mariage avec sa voisine Catherine Tillette de Buigny.

    Hautvillers-Ouville

    Dessin L.Gillard (bibliothèque municipale d'Abbeville)

    Pendant la dernière guerre, le château fut réquisitionné par les forces aériennes allemandes basées à l'aérodrome d'Abbeville et affecté au logement des officiers.

    Les troupes américaines leur succédèrent en 1944.

    Très éprouvé, l'édifice échut au comte Alof de Louvencourt, neveu du dernier comte d'Applaincourt mort en 1951, qui fit procéder aux réparations.

    Propriété actuelle du comte Asselin de Louvencourt et de son épouse née Béatrice de Nadaillac.

    Hautvillers-Ouville

    château actuel (photo Jean-Noël Marchiset)

    Hautvillers-Ouville

    Sépulture Duchesne de Lamotte au cimetière

    *

    Eglise de l'Assomption de la Sainte Vierge

    XVIème siècle

    Hautvillers-Ouville


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  • Yonval

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

     Tiercé en fasce: au 1er d'or au lion léopardé de gueules, au 2e de sinople plain, au 3e d'hermine plain.

    ***

    Yonval, ancien hameau de la commune de Cambron a obtenu son indépendance communale le 1er janvier 1986.

    Ce blason reprend les armes de la famille Le Roy de Valenglart, seigneur du lieu et de Moyenneville.

    Yonval

    Armorial Général de France, Charles D'Hozier (édit de 1696)



    La commune d’Yonval a relevé, en 2006, les armes de la famille Le Roy de Valanglart, seigneur du lieu, de Moyenneville, de Valanglart (fief à Moyenneville) et autres lieux.
    Cette maison est citée dès le 13e siècle (d'après Belleval).

    Le premier seigneur du nom à Yonval fut François Le Roy, seigneur de Moyenneville et de Valanglart, écuyer du duc d'Aumale. Il avait acheté les domaines d'Yonval et de Valanglart en 1620 à Antoine de Runes, et son fils René avait fait construire le château de Moyenneville.

    Le dernier seigneur d'Yonval, en 1789, fut François-Léonard Le Roy, marquis de Valanglart, comte du Quesnoy, mestre de camp de cavalerie.
    Le blason des Le Roy de Valanglart (branche des seigneurs de Bézancourt) a été enregistré par D'Hozier suivant l'édit de 1696; les armes de cette famille figurent aussi sur une clé de voûte colorée (XVIIe siècle) de l'église de Moyenneville, où elles sont parties à celles des Du Quesnoy (une bande d'azur).

    Le château de Moyenneville, resté dans la famille, fut ruiné par les combats de 1940. Le général de Germiny, héritier des derniers Le Roy de Valanglart, dût à regret se résoudre à abattre les restes de la demeure en 1956, après la mort du dernier marquis du nom.
    (Jacques Dulphy)

    Yonval

    Blason en mairie.
    (Photo Jacques Dulphy, 2012)

     


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