• Lamotte-Buleux

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    Divisé en chevron d'azur et de gueules, au chevron d'or brochant sur la partition accompagné de trois glands feuillés de deux pièces du même.

     

    La commune a repris, vers 1985, sur proposition de Marc-Richard Brebion, une composition établie à partir du blason de la famille Duchesne de Lamotte (armes parlantes, trois glands), seigneurs du lieu. Jean-Claude Duchesne de Lamotte, écuyer, maïeur d’Abbeville, acquiert la seigneurie en 1738. Il portait: d’azur au chevron d’or accompagné de trois glands du même. Ce blason est sculpté sur la sépulture familiale au cimetière d’Hautvillers-Ouville (80).

    Lamotte-Buleux

    (Jacques Dulphy)

    Les pièces sont d'or et non d'argent (couleur passée sur les plaques de rue, confirmation donnée par la mairie à J. Dulphy).

    Lamotte-Buleux

     

    ***

     

    Les parties les plus anciennes de la maison seigneuriale devaient remonter à Jean Le Bel ou à ses descendants.

    Seigneur de Canchy et de Lamotte-Buleux sous François 1er et homme d'armes des Ordonnances du Roi .

    Lamotte-Buleux

    Le Bel : d'azur au chevron d'or, chargé de trois roses de gueules et accompagné de trois molettes d'or

    A son fils Nicolas, mort en 1585, avaient succédé François, maître particulier des Eaux et Forêts en Ponthieu, et Antoinette Le Bel qui avait épousé vers 1620 François de Baynast de Sept-Fontaines, cornette de chevau-légers.

    Claude-Charles de Baynast épousa en 1680 Anne-Charlotte de Béthizy de Mézières, il fut le dernier à posséder la terre.

    Jean-Claude Duchesne, maïeur d'Abbeville en 1751, acheta la terre en 1738.

    A la veille de la Révolution, Jean-François Duchesne, chevau-léger de la Garde du Roi, possédait la terre, il habitait ordinairement Abbeville.

    Lamotte-Buleux

    Château avant 1789

     

     


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  • Bray-les-Mareuil

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

     De sinople au héron d'argent, becqué en membré d'or, accosté de deux coquilles d'or ; au chef d'argent chargé de trois fleurs de lis au pied nourri de gueules.

    Création Jacques Dulphy.
    Adopté le 2 juin 2006.

     

    Les fleurs de lis au pied nourri sont tirées du blason des Carpentin (seigneurs de Bray de 1480 à 1660) ; les coquilles sont tirées du blason des de Marcillac (voir explications ci-dessous).

    Fondus en relief sur la cloche, les "marcs à anse" des de Marcillac, pièces héraldiques rares, ont pu être confondu avec des coquilles.

    de Marcillac : d'azur à trois marcs à anse d'or.

    Bray-les-Mareuil

    Le héron symbolise les marais du val de Somme, dont le nom du village, par son étymologie, évoque par deux fois la présence." (J. Dulphy)

    ***

    Possession des de Carpentin jusqu'en 1660, puis de Louis de Caullières.

    Bray-les-Mareuil

    De Carpentin : d'argent à trois fleurs de lis au pied coupé de gueules

    La seigneurie passa par alliance en 1690 à Guillaume de Marcillac qui, en 1725, en obtint l'érection en comté, il épousa Louise-Marie de Caullière.

    En 1773, Marie-Françoise de Marcillac l'apporta en mariage à Louis-Michel Le Canu, vicomte de La Jonquière.

    Bray-les-Mareuil

    Le Canu de la Jonquière de Bray : d'argent au chevron d'azur accompagné de trois roses de gueules

    Dix ans plus tard, dit-on, Vincent Le Canu fit abattre les derniers vestiges du château-fort qui s'élevait dans la vallée de la Somme, on peut encore en identifier le site dans un herbage.

    Il fait alors bâtir une nouvelle demeure sur l'emplacement actuel, sur la hauteur.

    Bray-les-Mareuil

    En 1862, ses successeurs vendirent le domaine à Ferdinand Mallet, avoué à Abbeville et adjoint au maire de la ville en 1870.

    Il fit entièrement rénover la demeure où il mourut en 1914.

    Son fils Georges, avocat à Paris et président de la Société d'émulation d'Abbeville, lui succède.

    Puis son petit-fils Robert Mallet, homme de lettres et recteur de l'académie d'Amiens puis de Paris.

    ***

    Eglise N-D de la Nativité

    Bray-les-Mareuil

    En 1850

    Bray-les-Mareuil

    1864

    Bray-les-Mareuil


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  • Caours

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    Échiqueté d'argent et de sable; au chef d'or chargé d'un lion léopardé de gueules.

    *

    Caours s'appelait indifféremment, jusqu'au XIXe siècle, Caours ou Caux.

    Le premier seigneur connu est Robert de Canaples, écuyer, vivant en 1300. La famille qui fut le plus longtemps en possession de la seigneurie fut la famille Le Ver, seigneurs de 1400 à 1771, durant 11 générations. Pourtant, il existait très anciennement une famille De Caux, ou De Caours, qui avait ses racines au village.
    Le chevalier Hugues de Caours (Hugo de Cathordo) est cité dans un testament de 1129.
    Anselme de Caux est cité en 1285. Jean Froissart, dans sa chronique, parle de "Monseigneur Raoul de Caours et plusieurs autres chevaliers et escuiers" qui, "dedans Auray" (Bretagne), en août 1350 avec 120 hommes d'armes, se battirent victorieusement contre autant d'Anglais commandés par Thomas d'Agorne. Ce Caours-là est parfois, par les historiens, décrit comme un aventurier "archétype des transfuges de son temps".
    On retrouve d'autres De Caux (ou De Caours) à Abbeville jusqu'au 16e siècle: Jean de Caux est échevin d'Abbeville en 1503 et Nicolas de Caux est garde du scel à Abbeville en 1519. Ces De Caux (ou De Caours) devenus bourgeois d'Abbeville, issus des anciens chevaliers, portaient: échiqueté d'argent et de sable (et non d'or et de sable, comme on le lit dans Le grand Armorial de Jougla et Warrenau chef d'or chargé d'un lion léopardé (et non: d'un lion) de gueules.
    C'est ce blason qu'a relevé la commune de Caours en 2006, ainsi qu'il est apparu lors des rencontres intercommunales de Bellancourt.
    (Jacques Dulphy)

    Caours

    ***

    Possession de Mathieu de Gaude, bailli d'Abbeville en 1316, la seigneurie de Caux échut à la fin du siècle à Pierre Lenganeur, huissier d'armes du Roi et lieutenant du capitaine de la ville.

    En 1391, Agnès Lenganeur apporta en mariage la terre à Thomas Le Ver, il donna en 1416 aveu pour son manoir.

    Onze générations se succédèrent dont Pierre Le Ver, maître de l'artillerie et lieutenant du château d'Abbeville en 1444.

    Caours

    Le Ver : d'argent à trois sangliers (verrats) de sable accompagnés de neuf trèfles du même.

    François Le Ver qui épousa Antoinette des Groiseliers est inhumé à Caux en 1585, Flour qui reçut 1000 livres d'Henri IV pour avoir participé à la soumission d'Abbeville et devint capitaine de Saint-Riquier comme le furent ses successeurs, Jean-Hubert Le Ver, marquis de Caux, capitaine d'infanterie mort en 1739, et Jean-Louis, brigadier d'infanterie qui épousa Marie-Antoinette Trudaine, dame d'Oissy.

    Caours

    Il accumula les dettes au point de se voir en 1759 frappé d'interdit.

    Dernier marquis, Emmanuel Le Ver, mousquetaire du Roi, mourut en 1771 laissant ses biens à sa tante Marie-Emmanuelle Heuzé de Hurtevent.

    Délaissé au profit de celui d'Oissy et de l'hôtel d'Abbeville, le château disparut vers le milieu du 18ème siècle.

    Caours

    Caours

    Vers 1845, le baron de Freitag, maire d'Abbeville de 1853 à 1856, fit bâtir dans la vallée du Scardon, une petite demeure originale et pittoresque encadrée de tourelles.

    Caours

    Il se maria en 1796 avec Marie-Françoise Tillette de Buigny.

    Caours

    *

    église Saint-Martin

     

    Caours

    ***

    L'Heure

    Hameau de Caours depuis 1790

    Vit longtemps défiler des pélerins qui à l'instar de Louis XI en 1463, venaient prier devant la vierge à l'enfant abritée dans l'église.

    Vers 1375 Marie Le Carbonnier, dame de l'Heure, avait épousé Jacques de Flexicourt, bourgeois d'Abbeville.

    Un siècle plus tard, Pierre de Monchy-Montcavrel, grand-maître des Eaux et Forêts de Ponthieu, en était le seigneur.

    Caours

    de Monchy: de gueules à trois maillets d'or.

    Vinrent ensuite Jean de Monchy, seigneur de Sénarpont, puis Louis, seigneur d'Ercourt qui mourut sans postérité, et Jean II qui épousa en 1531 Claude de Longueval.

    L'église a gardé parmi les blochets sculptés de sa charpente, les armes des de Monchy. 

    Caours

     

    Caours

    Le manoir est antérieur aux dernières invasions espagnoles, ce serait les de Monchy qui auraient fait bâtir ce logis au lendemain du saccage commis en 1553 par les troupes impériales.

    Caours

     

    Caours

    Le cartouche sculpté au-dessus de la porte d'entrée portait les armes de Charles de Warluzel et Marie de Milleville avec la date de 1621.

    Caours

     

    de Warluzel : de sinople à la fasce d'argent, à la bande losangée de sept fusées accolées de gueules brochant.

    Caours

    de Milleville : de gueules au sautoir d'argent cantonné de quatre glands d'or.

     

     Marie de Warluzel épousa en 1648 Antoine de Saint-Souplis, vicomte de Béhencourt qui habitait Abbeville.

    Sa fille Gabrielle épousa Jean Truffier, de Villers s/Authie.

    En 1698, Gabrielle Truffier apporta en mariage le domaine à François Le Fournier de Wargemont, seigneur de Ribeaucourt.

    Mis en vente en 1772 lors de la déroute financière du marquis de Wargemont, qui revient finalement à la marquise de Persan, née Wargemont.

    Vendu une première fois en 1795, le manoir fut acheté en 1805 par la famille Brocquevielle qui le conserva jusqu'en 1961.

    Le docteur et Mme Jean Lévêque l'ont acquis en fort mauvais état et en ont fait une charmante habitation.

    *

    chapelle 

    Ancienne église paroissiale

    Portail roman et choeur du 17ème

    Caours

    en 1840


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  • Vauchelles-les-Quesnoy

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

     D'argent au chêne terrassé de sinople, englanté d'or; au chef d'azur chargé de trois pattes de loup d'or.

     

    Création Jacques Dulphy.
    Adopté le 2 juin 2006.
    Le chêne fait allusion au nom de la commune: Le Quesnoy était autrefois un important quartier de la commune, aujourd'hui entièrement confondu à Vauchelles, et qui tirait son nom de la chênaie, lieu planté de chênes (en picard ancien Quesnoy, puis Tchénoè; du picard Tchène: chêne).
    Le chef évoque la famille De Cacheleu (en picard: chasse-loup), qui portait d'azur à trois pattes de loup d'or, et dont une branche tint le domaine de Vauchelles de 1610 à la Révolution.
    (Jacques Dulphy)

    Vauchelles-les-Quesnoy

    ***

    Longtemps propriété du chapitre de Saint-Wulfran d'Abbeville, la terre appartint un moment aux de Lamiré.

    Jean Le Sage, veneur pour le Roi en forêt de Crécy, l'acheta en 1560 et épousa Marguerite Ballen, représentante de l'une des plus riches familles marchandes d'Abbeville.

    En 1597, sa petite fille Antoinette Le Sage apporta en mariage les terres de Vauchelles et du Titre à Claude de Cacheleu, seigneur de Popincourt et capitaine de cent hommes de pied, qui avait été gouverneur de Saint-Riquier pour la Ligue.

    On devait la construction de cette agréable demeure, datée de 1741 sur le fronton, à Louis-Nicolas de Cacheleu qui, au terme d'une longue procédure à l'encontre du Chapitre, obtint en 1764 le titre de seigneur de Vauchelles.

    Vauchelles-les-Quesnoy

    Il mourut dans son château en 1773.

    En 1810, sa fille Françoise épouse de François-Joseph Le Clerc, comte de Bussy, légua le domaine au cadet de ses fils François-Joseph, colonel d'infanterie, maire de 1815 à 1830..

    Vauchelles-les-Quesnoy

    Le Clerc de Bussy : D'argent à la bande de sable accompagnée d'une aigle éployée de sable et d'un soleil ajouré de même.

    Vauchelles-les-Quesnoy

    Vauchelles-les-Quesnoy

    Acquis en 1844 par M.du Blaisel, le château devint la résidence de Lucie Le Boucher d'Ailly (morte en 1872), puis de la baronne Charles du Blaisel et d'Armand de Rocquigny.

    M. Lepers le possédait en 1940, il fut incendié en 1944 par l'armée allemande et les ruines abattues en 1952.

    Vauchelles-les-Quesnoy

     

    Vauchelles-les-Quesnoy

     

    clic pour agrandir

    Vauchelles-les-Quesnoy

     

    ***

    Eglise Notre-Dame de l'Assomption

     

    L'église Notre-Dame-de-l'Assomption, construite au sommet d'une colline, est de style gothique et date vraisemblablement du xve siècle. On y trouve en effet un ex-voto dédié à Nicolas du Moncel, seigneur de Vascongnes, mort en 1487. Comme toutes les églises dédiées à la Vierge, elle est construite sur un plan barlong, avec un transept étroit. Des vitraux intérieurs représentent la bataille de Crécy d'août 1346, année d'anoblissement de la famille Le Clerc de Bussy.

     

    Vauchelles-les-Quesnoy

    Vauchelles-les-Quesnoy

     

    Vauchelles-les-Quesnoy

    Vauchelles-les-Quesnoy

     

    Dans l'église

    Pierre tombale de Louise-Françoise-Adélaïde Bonnel de Dominois, décédée au château de Vauchelles en 1825, sa fille Marie-Ursule s'était mariée en 1798 avec Joseph LeClerc de Bussy (1772-1834).

    *

    Vauchelles-les-Quesnoy

     


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  • Grand-Laviers

     http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

     D'or à trois bandes d'azur, à la proue de drakkar d'argent, habillée de gueules brochant sur le tout; au chef d'argent chargé d'une fleur de lis d'or adextrée d'une croisette ancrée de gueules et senestrée d'une rose du même.

    *

    Adopté en 1991 par le conseil municipal, le blason de Grand-Laviers (Laviers jusqu'en 1840) est très utilisé par la commune.

    Le champ est aux couleurs des comtes de Ponthieu, suivant la manière ancienne: d'or à trois bandes d'azur, sans la bordure.

    Grand-Laviers est en Ponthieu; les seigneurs de Laviers étaient vassaux des comtes de Ponthieu.

    Le drakkar, quant à lui, vient rappeler les passages fréquents, au 9e siècle, à Laviers, des troupes normandes qui allaient ravager le pays de Ponthieu.

    Le chef est plus problématique; on en a oublié l'explication. La croix ancrée de gueules symboliserait la léproserie du Val, qui exista du 12e au 17e siècle, et qui fut confiée en 1663 aux hospitaliers de Saint Lazare: il eut fallu alors placer plutôt une croix de Malte de sinople.

    Pour la fleur de lis et la rose, il existe deux explications possibles: la première est que le lis est un rappel de l'achat en 1480 du domaine de Laviers par le roi Louis XI qui en fit l'apanage à la chapelle du Saint-Esprit de Rue, et que la rose est une allusion au privilège qu'avait le doyen des chanoines d'Abbeville de recevoir chaque année un bouquet de ces fleurs des mains du fermier du seigneur de Laviers. Plus prosaïquement, la présence de ces deux meubles, dont une fleur de lis à l'enquerre, pourrait évoquer le passage d'un éphémère "circuit touristique du Lys de France et de la Rose de Picardie", promu en 1987 de Boulogne à Saint-Denis à l’occasion du millénaire capétien. (Jacques Dulphy)

    *

    Le château-fort de Tofflet était le siège d'une seigneurie tenue du roi, en 1378, il ne s'agissait plus que d'un manoir appartenant à Emmeline de Tofflet et Baudoin de Hélengues.

    La famille de Tofflet en Ponthieu, portait un blason fretté à une fasce brochante.

    En 1402, Jean de Hélengues vendit le domaine à Pierre Lenganeur, huissier d'armes du roi et du capitaine d'Abbeville.

    Grand-Laviers

    Lenganeur: d'argent à la croix ancrée de gueules accompagnée de quatre étoiles du même.

    Sa fille Agnès épousa Thomas Le Ver, futur maïeur de la ville.

    Grand-Laviers

    Le Ver : d'argent à trois sangliers passants de sable, accompagné de neuf trèfles du même.

    En 1455, Marie Le Ver l'apporta en mariage à Thierry de Lisques, maïeur lui aussi, la seigneurie demeura dans leur descendance jusqu'au 18ème siècle.

    Un aveu de 1375 fait état d'une maison avec grand-place et motte plantée de grands arbres, entourée de fossés, nommée l'ancien château de Tofflet.

    Le château avait été reconstruit à la suite de l'incendie causé en 1553 par les troupes du duc de Savoie.

    Le 13 décembre 1703, le fief est adjugé à Joseph-François de Lisques qui fut assassiné 6 ans plus tard, il fut inhumé dans l'église de Laviers, comme le fut en 1759, le marquis de Lisques. 

    Grand-Laviers

    Quelques années plus tôt était mort au château Philippe Vaillant de Favières, beau-père du marquis de Lisques.

    Le château n'a pas laissé de vestiges.

    Grand-Laviers

    ferme de Tofflet en 1859

    Grand-Laviers

    ***

    Eglise Saint-Fuscien du 15ème siècle

    Le clocher-mur fut reconstruit en 1844

    Grand-Laviers

    En 1850

    Grand-Laviers

    Château actuel


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