• La commune ne possède pas de blason officiel

    Warvillers

     

    Le lieu fut qualifié de cité à partir du 13ème siècle, 1214 est la date la plus ancienne où le nom de Wavillers (sic) apparait, il s'agissait d'une seigneurie relevant alors de la châtellenie de Beaufort-en-Santerre.

    Le premier seigneur connu est Fulcon de Wavillers, homme-lige de Philippe-Auguste.

    Marguerite de Wavillers est citée en 1226.

    Une motte castrale existait.

    Charles de Héricourt en était le seigneur vers 1575.

    Situé au coeur du village, le château dut être incendié comme lui par les troupes de Turenne et de Condé, lors du siège de Roye en 1653.

    Reconstruit à la fin de ce siècle, daté par les ancres de 1696.

    Warvillers

    Fronton aux armes des de Louvel

    Il appartenait vers 1720 à Etienne de Louvel, auquel succéda son fils Marie-Antoine, seigneur de Warvillers, Arvillers et autres lieux, qui y habitait en 1769.

    Vinrent ensuite Charles-Gilles, comte de Louvel, qui épousa en 1758 Marie-Anne de Guillebon, il meurt en 1818.

    Puis Marie de Louvel, marquis de Warvillers, qui fut incarcé à Amiens en 1793, libéré à la suite d'une manifestation des habitants du village, il mourut peu de temps après son retour.

    Après l'assassinat du duc de Berry par un nommé Louvel, en 1820, les Louvel de Warvillers ont sollicité du roi une ordonnance changeant leur patronyme en Lupel.

    Warvillers

    d'or à trois hures de sanglier de sable.

     

    Le château a échappé par miracle aux destructions de la Première Guerre Mondiale, légèrement touché par l'artillerie mais intérieurement dévasté par les troupes.

    Restauré par la comtesse de Louvel-Lupel, née Montalembert.

    Laissé à l'abandon et privé de la plupart des éléments de son décor intérieur.

    Il fait actuellement l'objet d'une remise en état .

    Warvillers

     

    Portail armorié de l'église Saint-Martin

    Warvillers

     

    Warvillers

    Blason sur une des fenêtres de l'église

    Warvillers


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  • La commune ne possède pas de blason officiel

    Le Quesnel

    Château vers 1830

     

    Possession au XIIème siècle d'une famille chevaleresque du Quesnel.

    Au XVème on trouve les Riencourt puis les Gand, la seigneurie échut au XVIème à Jean Le Fèvre , seigneur de Caumartin en Ponthieu, qui acheta en 1569 la charge de général des finances en Picardie.

    A la fin du siècle Renée Le Fèvre de Caumartin l'apporta en mariage à Jérôme Le Maistre de Bellejamme, conseiller au Parlement de Paris.

    Louis Le Maistre, leur fils, fut intendant de Picardie en 1636, il vit l'année suivante sa seigneurie érigée en châtellenie, et entra au Conseil d'Etat.

    Son fils Jérôme délaissa ses terres picardes pour le Parlement de Paris et son petit-fils Henri-Louis finit par se défaire du Quesnel en 1733.

    Jean Le Fort, l'acquéreur, avait épousé en 1700 Marie Damien, la fille du seigneur d'Acheux, négociant amiénois, il avait été reçu en 1732 secrétaire du roi en la grande chancellerie.

    Après sa mort en 1751, son fils Jean-Baptiste-Barthélémy Le Fort fit construire le château actuel, daté de 1753, il meurt en 1767.

    Le Quesnel

    Le Quesnel

    En 1806 Marie-Charlotte Le Fort du Quesnel épousa Alexandre, vicomte Blin de Bourdon qui fit une belle carrière politique sous la Restauration et la Monarchie de juillet.

    Leur fils Charles (1810-1869) s'y installa et fit transformer le château en 1853, il se maria avec Louise-Françoise Lefebvre de Wadicourt.

    Le Quesnel

    Ensuite dès 1858, Elise Blin de Bourdon fait reconstruire l'église qui sera terminée en 1861.

    Le Quesnel

     

    Raoul Blin de Bourdon (1837-1940) joua comme son grand-père un rôle politique de premier plan, député en 1872 puis secrétaire de l'Assemblée Nationale.

    Pendant la Première guerre mondiale, le château fut occupé dès le 31 Août 1914 par un Etat-Major allemand puis endommagé par les bombardements et saccagé par les troupes.

    Le vicomte Blin de Bourdon marié en 1890 avec Adèle Desfriches-Doria, sa voisine de Cayeux en Santerre, fit restaurer le château et le laissa à sa fille, la comtesse de Lussac.

    A nouveau occupé au cours de la dernière guerre, puis longtemps resté inhabité il fut vendu en 1985.

    Il est aujourd'hui à l'abandon.

    Détruit par un incendie en décembre 2018.

    Le Quesnel

    *

    Le Quesnelcliquer pour agrandir

    Armoiries des Blin de Bourdon sur la façade de l'église

    Le Quesnel

    D'argent à trois trèfles renversés de sable 2 et 1, surmontés de trois merlettes du même rangées en chef.

     

    Chapelle Notre-Dame Auxiliatrice construite au début du 19ème siècle.

    Le Quesnel

    Le Quesnel

     

    armoiries sur un des vitraux : à gauche celles des Blin de Bourdon

                                                à gauche celles de Louise-Françoise Lefebvre de Wadicourt

                                                épouse de Charles Blin de Bourdon 

      

    Le Quesnel

     

    d'azur, à la fasce d'argent accompagnée de trois étoiles du même


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  • La commune ne possède pas de blason officiel

     

    Beaufort en Santerrecliquer pour agrandir

    A l'origine, de 1221 à 1249, il existait un château-fort appartenant à un chevalier, vassal de Bernard de Moreuil.

    En 1369 Gilles VI de Mailly se fit attribuer la terre de Beaufort en Santers.

    En 1407, son fils Colart rendit aveu pour le castel fortifié de Beaufort.

    Son fils Jean II, baron de Mailly dit l'étendart de Mailly, eut l'honneur de signer en 1420 au contrat de mariage de Catherine de France avec Henry V roi d'Angleterre.

    Antoinette de Brunetel, qui possédait vers 1540 la moitié de la seigneurie de Beaufort, épouse Antoine d'Auxy capitaine de Péronne.

    Leur fils Jacques, seigneur de La Chavatte, réussit en 1563 à acquérir l'autre moitié, de René de Choiseul et Mahaut de Francières pour 6500 livres.

    Claude d'Auxy épousa Florimond Frérot, seigneur de Guyencourt, Estrées et Coisy, et lui apporta la terre.

    Claude Frérot, son fils, dut entreprendre vers 1610 la construction du corps de logis mais engagé par une dette, il dut en 1617 céder château, terre et seigneurie à Jacques de Cavoye, pour 42000 livres, le procès verbal de vente témoigne de l'état lamentable du château.

     

    Beaufort en Santerre

    Le nouveau seigneur remet les bâtiments en état et de l'ordre dans la gestion du domaine.

    Son fils Gilbert, dit le marquis de Cavoye, épouse en 1632 Madeleine Aubery, la fille d'un maître en la Chambre des Comptes, dont il n'a pas moins de 19 enfants .

    Gentilhomme de la Chambre du Roi, capitaine de gens d'armes sous le maréchal d'Hocquincourt, puis maréchal de camp, il meurt en 1683 au service de sa majesté dans le Milanais.

    En dépit de la pension de 3000 livres accordée par le Roi, il a accumulé tant de dettes qu'il laisse à ses héritiers une situation financière quasi désespérée.

    Principale créancière, la marquise de Rosières exige en 1687 le remboursement de 24000 livres, et engage une procédure qui aboutit à la saisie et à la vente judiciaire de ses biens.

    Moyennant 60500 livres, René Boutin, receveur général des finances de la généralité d'Amiens, se fait adjuger en 1703 un domaine très éprouvé par ces années d'abandon.

    Il fait affermer la terre et réparer sommairement le château, mais doit se déssaisir du tout en 1717, au terme de la procédure en retrait lignager exercée par Gilbert du Maisniel.

    Fils de Geneviève de Cavoye et d'Henri du Maisniel-Longuemort, capitaine de cavalerie au régiment de Chaulnes, qui habitaient le château voisin de Vrely, Gilbert du Maisniel (1668-1740), capitaine au régiment du Dauphin, s'installe à Beaufort dont il finance les réparations par la vente de sa terre de Longuemort.

    En 1756, sa petite-fille Jeanne-Geneviève du Maisniel épouse Jean-Charles, marquis de Navier, officier d'artillerie originaire de Lorraine.

    Beaufort en Santerre

    Huit ans Plus tard tous deux s'installent au château auquel ils font ajouter une longue aile.

    Alexandrine de Navier épouse en 1819 Joseph de Roquard et en 1838, sa fille Jeanne- Marie épouse Léonce de Garsignies qui fait à son tour remanier les corps de logis, moderniser les appartements et ajouter une galerie sur la cour.

    Beaufort en Santerre

    Ruiné le 30 juin 1916 par l'artillerie allemande, le château n'a pas été restauré.

    Après 1918 la famille de Garsignies a confié à l'architecte Pierre Parent le soin d'en convertir une partie à usage résidentiel.

    Située au-delà du fossé, l'église conserve un clocher et une corniche à modillons, vestiges d'époque romane exceptionnels dans cette région si souvent dévastée.

    Beaufort en Santerre

     

    Beaufort en Santerre

    Armoiries sur un contrefort de la façade

    Beaufort en SanterreBeaufort en Santerre

     

    Celles des de Cavoye : De sable, à la bande d'or chargée de trois lionceaux d'argent. 


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  • Rosières en Santerre

    http://armorialdefrance.fr/ 

     

    D'azur au pampre d'argent fruité de gueules, surmonté d'une couronne comtale d'or avec ses perles et ses gemmes au naturel, accosté de deux fleurs de lys d'or et soutenu d'une autre de même.

     

    (vers 1860). Même si la vigne a poussé en Picardie, elle n'y a jamais brillé. Les armes de Rosières, qui ne sont pas inspirées de celles d'une famille du lieu -c'est assez rare dans la Somme- sont pourtant utilisées depuis le Second Empire, et personne n'en connaît l'origine. L'étymologie saugrenue selon laquelle Santerre viendrait de "Sang de la Terre" ne soutient pas un instant la critique, ni l'explication d'armes par allusion.
    Jusque dans les années soixante, les anciennes cartes postales en attestent, le cep (le blasonnement local parle d'un pampre, mais il s'agit bien d'un cep) est souvent représenté de sinople. De même, la couronne jusqu'à la même époque est représentée avec cinq perles, qui sont de vicomte et non de comte. Il semble que l'argent du cep et les perles de la couronne se soient fixés vers 1970, quand Mireille Louis redessina les armes de Rosières pour l'Armorial de la Somme (1972).
    Mais Rosières, pas plus que le Santerre, ne fut jamais ni terre à vigne, ni vicomté, ni comté. Quant aux trois fleurs de lis, elles peuvent s'expliquer, s'il faut qu'elles le soient, par l'instauration de trois foires franches dans l'année instituées en 1579 par le roi Henri II.
    Le blason de Rosières-en-Santerre est sculpté au fronton de la mairie, reconstruit après la seconde guerre mondiale au cours de laquelle Rosières connut de nombreuses destructions et compta de nombreuses victimes.
    (Jacques Dulphy)

    Rosières en Santerre

    Ancien hôtel de ville

    Rosières en Santerre

    Rosières en Santerre

    Plaque de rue

    Rosières en Santerre

     

    Thomas de Rozières fut l'un des premiers seigneurs.

    La seigneurie fut adjugée en 1528 à Jacques de Pas, seigneur de Feuquières et maître d'hôtel du duc d'Orléans et resta jusqu'à la fin du siècle dans sa famille, qui en 1579, obtint d'Henri III l'instauration de trois foires annuelles et d'un marché hebdomadaire.

    Rosières en Santerrede PasDe gueules, à un lion d'argent armé de sable.

    Saisi en 1601 et attribuée à Daniel d'Hardoncourt, elle échut à Charlotte d'Hardoncourt, marquise de La Châtre qui la vendit en 1719 à la comtesse de Parabère.

     

    Rosières en Santerre

    En 1768, la comtesse de Rothenburg, née Parabère, la vendit moyennant 210.000 livres à J-B Bosquillon de Blangy, ce dernier épousa Adélaïde Cannet qui, lors de l'incendie qui ravagea le bourg en 1773, fit ouvrir les portes du château pour les sinistrés.

    Délaissé puis vendu à la Révolution et partiellement démoli, le vieux château servit un moment à loger la brigade de gendarmerie.

    A la veille de la Première Guerre Mondiale, il restait une aile en briques, probablement reconstruite au 19è siècle, flanquée d'une tour ronde plus ancienne.

    ***

    Eglise Saint Omer

    Rosières en Santerre

    ancienne église

    Rosières en Santerre

     

    L'église actuelle a été édifiée en 1903, elle remplace un édifice construit en 1746, en remplacement de l'église médiévale. Ce fut le chanoine Dourlen, curé-doyen de Rosières de 1901 à 1922 qui mena à bien la reconstruction. Son corps repose dans l'église Saint-Omer. Le bâtiment subit des dégâts en août 1914 au début de la Première Guerre mondiale, le chœur et les chapelles latérales ainsi que le transept furent détruits par des bombardements. La restauration de l'église fut dirigée par l'architecte Emile Dematons de 1921 à 1928. En juin 1940, lors de la Campagne de France, le bourg de Rosières fut victime de bombardements aériens allemands qui provoquèrent des incendies : dans le bourg sinistré à 60 %, l'église était en partie détruite. Elle fut restaurée de 1952 à 1955 par l'architecte Emile Brunet, chargé de la reconstruction du bourg. 

    Rosières en Santerre

    Rosières en Santerre

     

    Rosières en Santerre


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  • Hangest-en-Santerre

    http://armorialdefrance.fr/

    D'argent à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'or

    Cimier : Une tête de chiot de gueules, lampassé d'or, issante d'une couronne de gueules. (Jean de Hangest)

    Cri "Hangest"

     

    La commune a repris, telles, les armes de la famille D'Hangest (ou: De Hangest), très ancienne famille de la chevalerie picarde, originaire du lieu.

    Hangest-en-Santerre

    Premier connu, Florent d'Hangest mourut en 1191 au siège de Saint-Jean-d'Acre. Cette famille, éteinte au 18e siècle, est connue notamment par Jehan IV d'Hangest, grand capitaine du roi Charles VII, combattant de Poitiers, dont le gisant en armure est toujours visible dans l'église du village de Davenescourt (près d'Hangest) dont il était châtelain et seigneur quand il mourut en 1363 à Londres, otage de Jean Le Bon.

    Hangest-en-Santerre

     

    Hangest-en-SanterreExtrait "des voyages pittoresques" du baron Taylor

     

    Marie, dame d'Hangest et de Davenescourt, dernière du nom de la branche aînée, épousa en 1428 Beaudoin de Noyelles. La famille picarde et santerroise des D'Hangest, était, pour une de ses branches cadettes, possessionnées dès le XIIIe siècle en Normandie. Elle avait conservé les mêmes armes, parfois brisées d'une merlette de gueules en franc-quartier. Elle y détint bientôt la première baronnie normande : celle de Pont-Saint-Pierre. François de Mornay, seigneur de La Chapelle et d'Etrépilly (77), qui avait épousé en 1713 la dernière des D'Hangest, fit relever le nom, les armes et les titres. (Jacques Dulphy)

    Hangest-en-Santerre

     

    Bâtie à la fin du XIXème siècle, la mairie a été épargnée par la Grande Guerre contrairement à l'église. Elle porte encore sur son fronton les armes communales sculptées dans la pierre.

     

    Hangest-en-Santerre

    Armoiries de la famille d'Hangest sur un vitrail de l'église de Marquivillers.

    Sur le puits du parc d'Emonville à Abbeville, ce ne sont pas celles d'Hangest...voir commentaire de J.Dulphy.

    Hangest-en-Santerre

     

     

     

     


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